✓ Biram – Ganbanaaxu | Ce dont je suis convaincu !

L’assainissement d’une RELATION peut se faire d’une phase de turbulences à une autre. J’ose croire par ma petite voix personnelle que nos certitudes communes sont plus importantes que quelques couacs intempestifs. Ainsi ma conscience est mon témoin circonspect, dans cette Mauritanie où le clanisme socialisé par les statuts de naissance et l’élément racial, l’alliage naturel entre ce qu’incarne socialement et politiquement ce leader abolitionniste et les valeurs d’égalité prônées par l’éveil Ganbanaaxu en milieux soninkés, va au-delà d’un quelconque supposé intérêt électoraliste. Le président d’IRA Mauritanie et le mouvement populaire Ganbanaaxu anti système féodalo-esclavagiste sont dans ce camp politico-social actif pour l’émergence d’un véritable état de droit. Ce camp qui se reconnaît dans les discours du président Ghazouani à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale Ould Baya. Et ce camp est très mal perçu par les défenseurs de l’immobilisme dans nos différentes communautés où le statut de naissance discrimine dans l’être et dans l’avoir. L’éveil militant Ganbanaaxu s’épaissit en phénomène sociologique dans la communauté soninké aujourd’hui, et l’écho politique qui peut en germer dérange énormément différentes chapelles pour de motifs divers. Je vous renvoie à une contribution datant du 7 janvier 2016 dont le titre était « En mauritanien » chaque communauté a ses haratines finalement : Haratine, une fierté https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/07/en-mauritanien-chaque-communaute-a-ses-haratines-finalement-haratine-une-fierte/ . Le féodalisme negre et l’esclavagisme maure sont 2 sœurs jumelles qui s’évitent en public, les milieux éveillés d’ascendance servile ont saisi cette arnaque depuis quelques années. Concernant le cas Biram – Ganbanaaxu, ceux qui essaient de profiter du moindre soubresaut relationnel, ne lésinent sur rien pour diaboliser les uns pour les autres dans un seul but, les affaiblir.

Chers frères et camarades, restons sereins et lucides, la perfection est de l’ordre du Divin. Les malintentionnés motivés socialement et politiquement qui haïssent BIRAM l’antiraciste et l’anti-esclavagiste n’accepterons pas l’élan abolitionniste Ganbanaaxu Fedde contre l’esclavage par ascendance chez eux.

✍🏾KS pour le BLOG

🟥-Alerte | Autour du voyage prévu du président Biram Dah Abeid au Guidimagha.



Que l’opinion publique et les autorités étatiques 🇲🇷 en soient témoins avertis plus que jamais.

Ces dernières heures, certains planqués soninkés défenseurs extrémistes de l’esclavage par ascendance dans la communauté, incitent à attenter à la vie du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid. Les audios et leurs auteurs sont clairement identifiés vivant en France et originaires du Guidimagha. Désarçonnés sociaux et désœuvrés menteurs qu’ils sont, ces lâches se lâchent depuis de nombreuses années contre les militants abolitonnistes qui refusent les coutumes esclavagistes et féodales dans la communauté soninké. Et par extension, ils vouent une haine maladive à l’encontre de la personne du leader abolitionniste BDA.

Face à ces perturbés complexés et leurs soutiens manipulateurs en coulisses dépassés par la marche consciencieuse de l’Histoire, les autorités sécuritaires et judiciaires en Mauritanie doivent prendre des mesures sérieuses.

✓Notre soutien sans faille au président BIRAM.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓L’Édi-Blog : Mauritanie 🇲🇷 | L’engagement pour l’égalité dans nos communautés n’a RIEN de HAINEUX !



C’est un raccourci récurrent ou même une stratégie subtile de fuite en avant, qui ressort facilement venant de milieux défenseurs du statu quo sociétal dans nos communautés. Pour eux, une personne qui ose bruyamment exposer et s’exposer en dénonçant nos tares honteuses entretenues socialement et politiquement, est un faux militant haineux en quête de lumière en s’attaquant violemment disent-ils au régime sociétal harmonieux quasiment d’ordre divin. Certains d’une sensibilité déconcertante sur les problématiques liées à la structure sociale discriminatoire et ségrégationniste de nos sociétés négro-africaines, perdent subitement toute lucidité et lâchent les vannes caricaturales et stigmatisantes sur les militants abolitionnistes intra muros. Ils diraient ces égarés qui dérangent tant dans notre narratif de « victimes homogènes » d’un dit affreux racisme d’État, et qu’on chercherait d’autres mesures coercitives adéquates pour les contenir dans les rangs. Disons-le , il n’y a pas d’une figure plus diabolisée et honnie foncièrement pour les mobilisés défenseurs de l’immobilisme féodal qu’une personne engagée contre l’hégémonie sociale de l’ordre féodalo-esclavagiste. Le rejet surgit souvent de son giron d’extraction sociale au sein duquel l’incompréhension va saigner la poisse chez certains de siens maladivement acquis à l’ordre dominant. Ainsi elle va symboliser ce mouton noir fonçant à l’envers du troupeau dressé à accepter avec fatalité du faire-valoir social.

L’éveillé qui s’interroge et questionne beaucoup, est combattu, sali, moqué, indexé et traité de haineux. Lui est reproché son entêtement à vouloir contester les assignations qui les relèguent (lui et les siens) historiquement aux seconds rôles dans la communauté. Aujourd’hui un fourre-tout mis à l’actif d’un racisme dit d’État, est une fine chansonnette qui s’entend bien parmi les chapelles communautaro-nationalistes du camp négro-africain (hors haratines). Une mobilisation argumentative est bien rodée à dessein, le système étatique serait raciste et esclavagiste, une fois dit, la tâche complexe est de savoir Quoi ou Qui est ce contenu raciste et esclavagiste dans leur entendement. La rengaine binaire qui schématise Noirs victimes de tout et Blancs (arabo-berbères) responsables de tout, est une arnaque qui a trop longtemps berné le monde extérieur. Et un militant droit-de-lhommiste sincère intellectuellement ne peut se laisser embarqué dans un narratif pipé de contre-vérités sur les réalités.

Ces réalités qui sonnent comme suit dans nos communautés régies par l’ordre féodalo-esclavagiste :

Un véritable apartheid sociétal et coutumo-religieux où les gens sont physiquement ensemble avec beaucoup d’hypocrisie mais séparés hermétiquement par des murs invisibles qui assignent et hiérarchisent en pur et en impur de naissance.

Indexer, affronter et interroger ouvertement les méfaits évidents de ces réalités, nécessite un grand courage. Ainsi un.e militant.e anti-féodalité est très courageux mais pas haineux. Il n’en a pas besoin, et ceux qui l’en accusent, font sciemment de la diversion honteuse. On ne supporte pas son engagement pertinemment argumenté qui dévoile nos angles morts faits d’un tissu de tabous. Ces tabous sociaux qui font l’assise des violences silencieuses perpétrées impitoyablement à l’encontre de certains membres assignés « mal nés » dans nos communautés. Une situation trans-communautaire qui a été dénoncée ouvertement ces derniers mois par le président de la république en personne et également par le président de l’Assemblée nationale en des termes inédits. Un militant anti-esclavagiste issu de toute communauté qui ce soit ne dirait pas plus pas moins que les propos de nos 2 hautes personnalités de l’État. Bizarrement lui, il serait haineux. Lui et les siens qui ont compris et vivent tout près de cette juxtaposition sociale foncièrement hypocrite qui s’assume difficilement. Que je suis tenté de résumer machinalement aux propos caricaturaux d’un activiste influenceur suprémaciste d’origine maghrébine vivant en France, Bassem qui lance souvent à ses frères renois (Noirs) , en substance « avec vous, frère oui, mais jamais beau frère ». Un cas clasheur d’une sincérité notable qui dit tout haut ce qui se dit dans l’enclos de l’entre-soi.

En conclusion, le militant droit-de-lhommiste engagé contre les mentalités rétrogrades de la féodalité communautaire et de l’esclavage par ascendance, n’est pas un haineux, mais IL A COMPRIS TOUT SIMPLEMENT que le narratif militant balisé au parfum racial voire raciste est une pure duperie.

• Liens médias des discours du président de la république 🇲🇷 et du président de l’Assemblée nationale :

https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html

https://fr.ami.mr/Depeche-62492.html

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓Mauritanie | L’interdiction d’un concert Rap du groupe Diam Min Tekky, la réaction de Souleymane Sidibé.

L’annulation du concert du groupe mythique Diam Min Tekky était prévisible. Le samedi 5 mars 2022 devrait connaître la rencontre à Nouakchott des jeunes, adultes, toutes les personnes amoureuses du rap rim qu’ils ont initié.

Ce n’est pas facile de parler d’un groupe dont on récite après 10 ans les paroles encore. Depuis l’école primaire. Et c’est le moment de se demander avec cette interdiction : « So tawi leydi di ko kilbitii Wola lamo djuniti ». Un extrait d’une chanson qui restera dans les annales.

Les soldats sans gain sont de retour. L’accueil a été de taille, la joie de Alia Gaye dit DJ Féroce est partagée. Diam Min Tekky, c’est le symbole de l’engagement en Mauritanie. Ils ont conscientisé des jeunes en perte de valeur, lutté par la voix de la rue, la philosophie du hip hop ; ils sont des légions.

Merci à eux pour cette flamme qu’ils nous ont transmise. Ne jamais s’affaisser face à l’injustice, les bêtises républicaines en Mauritanie. On vous aime les avocats du peuple. L’exil n’est pas une fin en soi, c’est un début. C’est parfois la pire des tortures silencieuses.

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5285900898096220&id=100000290871124

✓Les mutilations génitales féminines : toujours un laisser-aller coutumo-religieux avec ses drames silencieux qu’on feinte !



Il fallait le dire un jour, ce témoignage rapporté autour d’un cas gravissime présumé d’une bébé qui n’a pas survécu à cette « affaire ». Mai – juin 2013 dans une localité du Guidimagha, il faisait très chaud. Tout le quartier était secoué par les pleurs sans fin de cette petite de quelques semaines (ou un mois quelques jours). Ce que tout le monde sait sans jamais en parler ouvertement, commence à s’ébruiter parmi les voisins. La fille naissante d’une telle a été excisée apparemment, et elle en souffre beaucoup. On dit crûment « on l’a mal fait ou pas bien traité après l’affaire ». La petite ange a subi la très sinistre violence coutumière et religieuse à l’endroit de la gent féminine dans nos zones . Et tristement elle en serait morte très probablement. Ce qui est affreusement scandaleux dans le cas de l’excision et ses conséquences douloureuses, est lié au grand tabou contenu dans les familles et à la couverture complice dans l’environnement social par de non-dits et de mentalités figées et apeurées. Les lésions graves corporelles et psychiques liées à cette « affaire », sont aussi cachées ou ignorées comme l’est l’acte lui-même. Ainsi pas des soins sérieux possibles ouvertement au sein de centres médicaux disponibles. En coulisses dans l’entre-soi, on laisse le temps faire une douloureuse cicatrisation. Cette dernière une fois faite va laisser d’affreuses séquelles quasiment irréversibles sur l’organe génital. Ce bref schéma descriptif reflète cette réalité sourde qui tire une légitimation d’ordre coutumo-religieux dans nos communautés. Certaines sources attribuent ses origines datant de la période pharaonique; lire https://www.excisionparlonsen.org/comprendre-lexcision/quest-ce-que-lexcision/dou-vient-lexcision/#:~:text=Les%20origines%20de%20la%20pratique,l’Egypte%20et%20au%20Soudan . Aujourd’hui une autre légitimation liée à une certaine pratique religieuse, notamment musulmane, fait partie des motivations sociales et culturelles dans le narratif apologétique « sorcier » qui entoure cette pratique.

Et comment en sortir efficacement ?

Sur le plan international, une journée est instituée depuis 2003 SEULEMENT, le 6 février de chaque année pour sensibiliser et alerter sur ces mutilations génitales féminines (MGF). À l’occasion de cette journée, mon présent billet a été inspiré par l’activisme de militant.e.s en Mauritanie à travers une Page Facebook appelée Voix des Femmes en Mauritanie https://www.facebook.com/Voix-des-femmes-en-Mauritanie-%D8%A3%D8%B5%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%B3%D8%A7%D8%A1-%D9%81%D9%8A-%D9%85%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%AA%D8%A7%D9%86%D9%8A%D8%A7-100578671694078/ .

Source : Page Voix des Femmes en Mauritanie

Une dynamique militante qui ne doit pas laisser l’opinion publique indifférente. Reconnaissons-le, nos silences conscients et inconscients sont complices pitoyablement de la perpétuation de certaines tares graves qui saignent les corps et les esprits parmi et autour de nous. Ainsi il faut en parler et porter un discours décomplexé et courageux pour démystifier ces atteintes violentes qui devraient être criminalisées à terme comme dans d’autres pays. L’exemple de la France est un cas édifiant à s’y intéresser, là où selon la loi « Les mutilations sexuelles féminines notamment l’excision et l’infibulation sont un crime puni par la loi. En France, la loi protège tous les enfants qui vivent sur son territoire, quelle que soit leur nationalité. La loi française s’applique à l’acte commis à l’étranger si la victime est française ou si elle est étrangère et réside habituellement en France. » . En France l’élément coutumo-religieux qui motive est mis à pas, les communautés concernées se sont rangées par la force de la Loi. Ainsi de la donne imposée par la Loi, un argumentaire de contre-légitimation a même émergé dans les contenus discursifs culturels et cultuels. Grâce à la rigueur de la Loi nos certitudes coutumières enrobées dans un musulmanisme sorcier sont reléguées comme une honte enfouie à s’en débarrasser urgemment. Dans nos pays également, un même mécanisme est nécessaire pour déraciner d’une manière décisive les mentalités qui constituent l’affreux soubassement de ces pratiques terribles et attentatoires à l’intégrité physique et psychologique de nos concitoyennes. Il n’y a pas de « violences douces », donc toute atteinte irréversible touchant la personne humaine mérite d’être criminalisée pour l’enrayer avec efficacité.

✍🏾 KS pour le BLOG

✓L’éditorial : Repenser la Mauritanie | Par Camara Seydi Moussa (Nouvelle Expression)

Etre ignorant en ignorant qu’on est ignorant et dans l’ignorance qu’on nous perçoit comme un ignorant est la pire des caractéristiques grandement partagée, hélas, par la quasi totalité des Mauritaniens. C’est le Mauritanien dans son quotidien, c’est l’exercice du saut de sa propre ombre.

Le ridicule et la honte comportementale ; on s’y plait ; c’est notre moi : l’inadmissible admis comme mode d’emploi, de conduite ou de vie. Le mensonge comme règle ou un art de vivre. Un art qui gouverne notre intelligence ou vision pour verser dans le sectarisme et la cécité du commun communautaire.

C’est cette façon de faire qui grippe la Mauritanie, qui la fait souffrir. Ce pauvre pays qui nous a tout donné et que nous continuons de mutiler jusqu’aux fondamentaux. Plus d’un demi siècle d’existence dans la culture de l’incivisme et de la navigation à vue.
Alors, il faut repenser ce sempiternel projet de pays dans ses attributs et ses fondamentaux pour les devoirs et droits des citoyens. Ces hommes et femmes qui peuplent cette zone géographique qu’est la Mauritanie ont besoin d’être éduqués à l’école du civisme. Une école de la promotion et de la vulgarisation des règles de vie en communauté, les règles de l’honnêteté, de l’humanisme ; de partage et de l’acceptation de l’autre dans sa différence. L’école du bannissement de l’opprobre, du mensonge et de l’individualisme narcissique.

Dans l’invention de cette nouvelle Mauritanie, on optera pour une journée de civisme, de partage et de la connaissance de l’autre. Durant cette journée, on nettoiera ensemble nos rues, on mangera ensemble et on se contera notre histoire récente, même celle des atrocités. On chantera « Je jure de ne plus mentir, de ne plus tricher, de ne plus voler, de ne plus trahir. Je donne ma vie à la Mauritanie et à son unité ».

On l’inscrira dans notre loi fondamentale et servira comme règle d’enquête de moralité à toute personne désirant briguer un poste électif, en premier lieu le fauteuil présidentiel. Et cette règle s’appliquera tout au long du mandat électif ; son manquement conduira à l’éviction du fauteur.

La Mauritanie ainsi repensée nous évitera de continuer à être les damnés de cette partie de la planète. Et on méritera la Mauritanie : l’Afrique en miniature

Seydi Moussa Camara

©️ Crédit source : http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1561

✓Mali – France | Comme des embrouilles autour du ladalenmaxu soninké!



~ Colonel Goïta né en 1983, à tête de la junte militaire au Mali et Monsieur Le Drian né en 1947, ministre des affaires étrangères français.



~ L’affaire en français facile :

L’un ne veut plus du Ladalenmaxu (subordination politique, militaire et économique) en état, l’autre rechigne et traite le premier d’avoir un pouvoir illégitime et irresponsable.
On peut transposer sensiblement cette affaire franco-malienne à une tension sociale que vivent une famille de descendants d’esclaves et une famille d’anciens maîtres en pays soninké à une petite échelle. Du genre, tu refuses la subordination sociale (politique), et ben je te diabolise.

La constance est évidente, quand le dominé ose jusqu’à un certain niveau, le dominant perd toute lucidité, et verse dans l’agressivité verbale… voire physique.

L’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste qui a émergé au sein de communautés soninkées depuis 5 ans, a subi d’innombrables épreuves violentes venant de milieux réactionnaires et féodaux. Une certaine intelligentsia communautaire (religieuse et profane) s’est fourvoyée par un honteux déni, une égoïste suffisance, de silencieuses complicités, d’abjects dénigrements et de fallacieuses accusations, à l’encontre d’un militantisme droit-de-lhommiste pacifique Gambanaaxu. Les familles et personnes reléguées et assignées injustement comme esclaves statutaires expriment ouvertement leurs aspirations légitimes en s’extirpant des liens sociaux humiliants connus sous le vocable soninké Ladalenmaxu. Ainsi tous les milieux féodalo-esclavagistes en pays soninké à l’échelle internationale se sont ligués dans un engrenage haineux et violent pour contenir L’éveil citoyen et humain . De la haine verbale, certains milieux extrémistes féodalo-esclavagistes sont tombés dans la criminalité organisée avec plusieurs violences perpétrées à l’encontre de militants abolitonnistes soninkés dans différentes localités (Bafrara, Lany, Dafort, Hamague, Hassi chaggar, kremis, Bakhamabougou, Modibougou, Djandjoumé et d’autres). Pour le cas de Djandjoumé dans la nuit du 1 septembre 2020, 4 pères de famille militants avaient été lâchement assassinés en pleine nuit par des milices féodalo-esclavagistes du village. Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

Le féodalisme et l’impérialisme, mêmes paradigmes !

NB : Si étudiants en sciences politiques et sociales par là sont intéressés, nous avons engrangé beaucoup de cas d’exemple depuis 5 ans GANBANAAXU …(embargo, mise en quarantaine, expropriations, accusations fallacieuses, délations mensongères, tueries, agressions, diabolisation éhontée, privations de jouissance aux biens communs….)

✍🏾 KS pour le BLOG

✓À propos de Biram Dah Abeid | Par Moulaye El Hassene

• Voici pour moi la définition des termes politiques suivants:

1Trahison: c’est lorsque le candidat qu’on soutient arrête de défendre et de prôner les idées et points pour lesquels on l’a soutenu, ou qu’il commence à prôner le contraire de ce pour quoi on l’a soutenu. Tant qu’il n’a rien fait de cela, il ne peut pas cocher la case « trahison ». Quant à ceux qui ne font pas partie de ses soutiens, l’emploi par eux du terme « trahison » à son égard, n’a pas de sens à la base.

2- Échec: c’est lorsque le candidat qu’on soutient arrête son ambition d’aboutir au poste de décision pour lequel on le soutient, et se satisfasse d’une nomination où de calmants venant du pouvoir ou d’accords faits sous la table limitant son éligibilité. Et si c’est le cas, tout le monde aurait le droit de dire qu’il a échoué, qu’on soit de ses soutiens, ou externe à son cercle de soutiens.

3- Changement de veste: ce n’est pas tisser des liens politiques d’équilibre avec un camp adverse dans l’idéologie. Car parfois les règles du jeu politiques obligent les participants à de telles approches afin d’éviter ou de surmonter une impasse. En politique il n’existe pas de lignes droites, sauf pour les naïfs. La politique est un labyrinthe où 99% des protagonistes échouent à trouver la sortie, à cause justement de leur entêtement à vouloir toujours foncer tout droit tête baissée. Changer de veste, c’est passer subitement d’un camp politique qui prône certaines idées, à un autre camp politique qui prône et œuvre pour le contraire de ces idées, et se soumettre surtout à l’idéologie de ce dernier au lieu d’y peser pour en faire dévier la trajectoire.

4- Faire de la politique uniquement pour l’argent: C’est toujours faire plaisir aux riches mécènes qui nous financent, ne jamais les contredire, et rester très complaisant envers eux en toutes circonstances. Être démagogue et ne jamais froisser émotionnellement l’élite bourgeoise du peuple. Éviter tout ce qui peut emmener à la prison, car ce n’est pas en prison qu’on peut profiter de son argent.

5- Perdre son temps: c’est soutenir un candidat qui, en l’espace de 5 ans, n’a pu démontrer aucune avancée notable sur le chemin de la conquête du pouvoir. Quelles que soient les raisons à cela. Soutenir un acteur politique uniquement pour ses valeurs et son intégrité morale, sans tenir compte de ses aptitudes et compétences en matière de politique, c’est cela perdre son temps et n’avoir rien compris à la politique.

Aucune de ces cinq définitions ne s’applique, selon moi, à Biram.

Biram Dah Abeid reste aujourd’hui, pour moi, l’acteur politique qui a le plus de potentiel à pouvoir renverser le pouvoir tribalo-religio-raciste en place. Et, à défaut de pouvoir régler tous les problèmes du pays, il pourra au moins stopper cette exclusion ethnique, raciste, religieuse, tribaliste, et féodale, qui caractérise la scène politique et sociale du pays depuis l’Indépendance, et qui nuit gravement à l’unité et à la prospérité de la nation.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=231721739138071&id=100069007393897

« Je ne dis pas Éric Zemmour président, mais tout individu portant ses idées conduira la France à sa perte » | Par Souleymane Sidibé (Bordeaux)

Le général Bertrand de La Chesnais est le directeur de campagne d’Eric Zemmour. Cet ancien haut gradé, quatre étoiles de l’armée de terre, est officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du mérite.
Aujourd’hui conseiller municipal, il rejoint en homme politique l’ex polémiste. Mais « quelque chose ne va pas au Royaume de France » dixit Jeanne d’Arc.

Et bien ! Sous la bénédiction de personnes augustes, Éric Zemmour passe de polémiste à la télé à candidat aux élections présidentielles françaises. -Je m’abstiens très souvent à faire des commentaires sur l’actualité politique française, car j’ai celle de mon pays qu’est la Mauritanie à traiter.

Pour nous autres qui avons appris l’histoire de France, les grands noms et dates, la littérature, la poésie française, la culture, etc., on ne peut signifier à la France que chantait Joachim Du Bellay qu’elle risque de tomber si bas :

« France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.
Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.
Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine,
Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine
D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.
Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. »

Ces mots écrits au 16 ème siècle ne s’écorchent-ils pas quand un individu qui n’a pour programme électoral que l’immigration et une religion se présente aux élections ? Particulièrement, l’islam.
– Je ne dis pas Éric Zemmour président, mais tout individu portant ses idées conduira la France à sa perte. La géopolitique actuelle montre les limites des actions des président.e.s.

L’économie, la puissance et la superpuissance reposent sur plusieurs facteurs : inconnus du grand public mais pas des politiques.
Que serait la France sans l’Afrique ? Sans vagues migratoires ? Celles-là mêmes qui sont la conséquence d’une politique qui entérine tout espoir chez des milliers de gens en Afrique.

©️ Crédit source : reçu de l’auteur via post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5047765505243095&id=100000290871124