L’éditorial – Cri Osé | L’esclavage, questions d’actualité dans une certaine Afrique Noire : cette noblesse nocive à abolir impérativement pour avancer en CIVILISATION !

Crédit photo : tirée du Magazine Historia numéro 878 – Février 2020



Hier 10 mai 2021 correspond en France à la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leur abolition. Une date mémorielle instituée à la suite de la loi Taubira qui visait en 2001, la reconnaissance de la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Madame Taubira, femme politique originaire de la Guyane française fut rapporteuse à l’Assemblée de cette loi. Une avancée conséquente à souligner sur cette problématique d’esclavage faisant partie de zones d’ombres de l’histoire de France. Et cette réparation mémorielle dans l’hexagone touche certainement les milieux afro et afro-descendants à travers le monde francophone et au-delà. Pourtant une autre Afrique Noire intellectuelle maintient un tabou sur les réalités historiques et actuelles des implications liées à l’esclavage en interne entre Noirs. Dans le Numéro 878 du Magazine Historia (Février 2020) sous le Dossier-Une bien fourni « Les vérités sur l’esclavage » , on peut y lire certains passages grandement illustratifs de ce tabou africain ; « … C’est en 2001 que l’historien sénégalais Ibrahima Thioub fit scandale, au Congrès international des historiens africains, à Bamako, en évoquant l’esclavage dans les sociétés sénégalaises. Il se fit presque écharper par ses collègues, dont certains sont issus de familles princières ayant pratiqué autrefois l’esclavage » , « … Pourquoi ce déni ? Parce que l’esclave, en Afrique comme ailleurs, est un personnage sans qualité, sans famille, sans honneur, méprisable. » .

Ces termes sonnent horriblement avec une actualité brûlante dans certaines zones ouest-africaines sur ces traces sociales de l’esclavage intra-muros. Il y a à peine une semaine au Mali, lire https://maliactu.net/mali-lesclavage-par-ascendance-au-mali-la-cndh-tire-la-sonnette-dalarme-sur-la-situation-dans-le-village-de-bagamabougou-cercle-de-diema/ , la CNDH a communiqué sur la situation critique des personnes ayant refusé leur statut d’esclave dans un village. Plusieurs personnes (femmes, enfants et hommes) ont été expulsées par les milieux esclavagistes et elles ont trouvé refuge à Bamako. Pour rappel dans la nuit du 1 septembre 2020 dans le village Soninké de Djandjoumé au Mali, 4 hommes militants anti-esclavagistes (âgés de 42 à 72 ans) avaient été lynchés à mort et jetés dans les cours d’eau, parce qu’ils refusaient leur statut d’esclave, à lire ce communiqué des experts onusiens https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F .
Depuis bientôt 5 ans, avec l’éveil abolitionniste dans les communautés Soninké en Afrique de l’ouest et dans les diasporas, les réflexes féodalo-esclavagistes tapis dans le fond sociétal ont surgi avec une violence inouïe contre les descendants d’esclaves qui osent manifester leur entière humanité. Une noblesse nocive faite de complexe suprémaciste et d’esprit féodalo-esclavagiste, est entretenue socialement, idéologiquement et religieusement pour sévir par différents procédés fallacieux face aux militants abolitionnistes. La particularité obscène de cette noblesse coutumière, c’est qu’elle n’imagine pas une vie communautaire sans classe statutaire d’esclaves. Aujourd’hui partout en pays soninké, en Mauritanie, au Mali, au Sénégal et en Gambie, les tenants de cette noblesse soutenus par des complicités au sein des services étatiques modernes, mènent une guerilla multiforme (Harcèlements judiciaires, violences morales et physiques, expropriations, expulsions, mise en quarantaine sociale…) pour maintenir le schéma sociétal où l’esclave reste un élément social d’éternel subalterne. Selon la psychologie sociale de certains féodaux soninké, une noblesse sans possession sociale d’assignés esclaves, serait douteuse et peu valorisante. Encarté anti-esclavagiste, on peut subir les haines, les fourberies sarcastiques, les bouderies calomnieuses et d’autres remontrances venant d’un villageois austère au fond du terroir sahélien mais également d’un Docteur en X ou Y perché à Paris ou à Banjul. Les descendants d’esclavagistes occidentaux ont pu s’inventer une norme légale communautaire appelée la Citoyenneté à la place de leur noblesse suprémaciste d’antan, ceux de nôtres sont encore dans une phase variant entre une schizophrénie intellectuelle et sociale et une bipolarité existentielle. On peut saluer Madame Taubira ici en France et haïr l’abolitionniste là bas qui refuse le statut d’esclave dans ta propre communauté. Le cas soninké est loin d’être isolé en Afrique sahélienne, généralement dans les sociétés où la hiérarchisation sociale agit, on peut y trouver une norme d’esclavage statutaire qui sévit en « douce ».

Paris, 11 mai 2021

-Par KS pour le BLOG

ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE AU MALI | Par Monsieur Aguibou Bouare, le président de la CNDH MALI


Crédit photo illustrative : Tirée de son profil FB

Quelle horreur !
L’on se croirait au moyen âge !
Des Maliens traitent et qualifient d’autres Maliens D’ESCLAVE, singulièrement dans la Région de Kayes.
Le drame est qu’il se trouve des « intellectuels  » et des « semi-lettrés » pour tenter d’expliquer ou de justifier ces violences par des US ET COUTUMES (LADA).
C’est tout simplement SADIQUE de parler de COUTUMES, D’USAGES, lorsque des Maliens BATTENT À MORT d’autres Maliens, et jettent les CORPS dans le MARIGOT.
Le seul CRIME des victimes est D’AVOIR REFUSÉ LEUR STATUT D’ESCLAVE.
L’on pousse l’outrecuidance jusqu’à SOUTENIR que les VICTIMES refusent LEUR STATUT D’ESCLAVE parcequ’elles sont manipulées, encouragées par les FONDS D’ORGANISATIONS OCCIDENTALES. Quelle insulte à l’intelligence ! Comme si « les esclaves » n’avaient pas le DROIT DE S’ORGANISER, D’ÊTRE AIDÉES à refuser CES ABUS ET VIOLATIONS IGNOBLES. Comme s’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat de respecter et protéger les DROITS INALIÉNABLES de ces personnes à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, à la propriété etc.
Comme si, comme le prétendent ces « SAVANTS » d’une autre époque, « LES ESCLAVES  » devraient continuer, SANS BRONCHER, SANS PROTESTER, à accepter ce statut indigne et ignoble, sous prétexte qu’avec la RÉSIGNATION à L’ESCLAVAGE, les communautés vivaient en harmonie.
Quelle honte !
Quel cynisme !
Que de soutenir une THÈSE si ignominieuse!
Sans même invoquer les INSTRUMENTS JURIDIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX, LA LOI FONDAMENTALE DU MALI dispose clairement que « tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité…Toute forme de discrimination est proscrite ».
Face à la recrudescence de ces abus et violations, à leur persistance, les JURIDICTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES, y compris la CPI, seront saisies par les ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, si celles nationales ne veulent ou ne peuvent poursuivre ; « principe de la complémentarité  » OBLIGE.
Encore une fois, l’ÉTAT a l’obligation de veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien.
De plus, ces VICTIMES abandonnées ou ayant le sentiment de l’être, constituent des PROIES FACILES à être ENRÔLÉES par les TERRORISTES.
Pourquoi assistons- nous toujours, impassibles, au POURRISSEMENT des situations pouvant être circonscrites et maîtrisées avec le MINIMUM D’ANTICIPATION ?
Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences des crises du nord, celles du centre, s’il faut laisser éclater un FOYER DE TENSION SUPPLÉMENTAIRE À KAYES !
Quel MALI voudrions-nous AVOIR ?
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée !

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1189423231569306&id=100015049216270

Regard rapide sur « un bref aperçu » révisionniste falsificateur de l’histoire de la Mauritanie… | Par Lô Gourmo

• Bref aperçu sur le peuplement de la Mauritanie http://aqlame.com/node/5190



Voilà, resservie, dans un prétendu aperçu sur l’histoire de notre pays, noir sur blanc et sans fard, la thèse classique chauvine de la prétendue invasion et occupation  de la Mauritanie par les négro-africains, en particulier, les hal-pular’en, qui était defendue par certains courants nationalistes chauvins dans les années 70. À l’époque, falsifiant gravement l’histoire, ils comparaient la Mauritanie à la Palestine et les Halpular’en, en particulier, aux colons juifs. Pour eux, le fleuve était la porte d’entrée de la Grande invasion noire. Et les colons français étaient ceux qui avaient implanté cette communauté « sénégalaise » (!) d’origine, dans le pays. Peu importe pour eux, que le Fouta fut, depuis fort longtemps, un lieu de partage ancestral  entre nos communautés actuelles. Ni que l’ordre colonial fût imposé à tous avec la même violence. Que partout les complicités furent identiques, de même que les résistances. Ce qui importait aux chauvins était de diviser le peuple et de préparer des progroms et des haines inextinguibles entre nos ethnies et nos tribus. Ils ont préparé, par leurs aberrations théoriques, les futures déportations et massacres de Ould Taya. Plus tard, ce seront les mêmes qui, également, vont justifier la grande machine discriminatoire du recensement biométrique de Aziz. Aujourd’hui, a cors et à cris, et sans aucune gêne même de langage,    ils justifient de chasser les cadres negro-africains de l’espace public au nom de l’ unicité de  langue officielle ( arabe) dans le pays. Leur mot d’ordre du moment: haro sur les « francisans » !
Ils préparent clairement une autre offensive antinégro-africaine de grande envergure à laquelle tous les patriotes doivent s’opposer fermement.


Gourmo Lô  – Facebook

Aurais-je une bonne raison de soutenir le président Ghazouani ? | Par Diabé MAGASSA dit Thomas Mag



Aujourd’hui, la Mauritanie excelle dans la corruption, le détournement, la gabegie. Elle prospère dans le désordre. Son gouvernement manque de rigueur dans la gestion de l’état, de volonté avérée pour mettre fin à la discrimination et au racisme, pour garantir des droits égaux, l’accès à l’éducation, à l’eau, à la nourriture, au travail, aux papiers. En somme, notre propre pays peine à éveiller en nous un sentiment de patriotisme. Elle ne donne pas l’envie au citoyen ordinaire de se sentir bien chez lui, de rire, de s’amuser, de s’épanouir, d’avoir l’espoir d’un lendemain meilleur.

Il existe encore des jeunes en Mauritanie qui n’ont jamais travaillé. Pour les peu qui travaillent, ils le sont en général en dehors de tout cadre légal. Nombreux sont ces jeunes qui n’ont jamais connu de salaires ou de bulletins de salaire, de contrats de travail. Nombreux sont encore ceux qui ne connaissent pas la valeur juridique de ces documents.

Aurais-je une bonne raison de rejoindre Ghazouani ?

Le recensement biométrique a commencé en 2011. 10 ans après, des milliers de citoyens restent sans papiers dans leur propre pays. La question de la double nationalité n’est toujours pas réglée. Le débat sur les fameuses questions de l’unité nationale, du passif humanitaire, du conflit foncier, et j’en passe, est toujours d’actualité. Il existe toujours des esclaves en Mauritanie. Dans nos hôpitaux, mal structurés, faut-il encore en avoir partout, des malades meurent par manque de soins, par négligence. Des médicaments retirés des marchés en occidents continuent de circuler et de faire l’objet de prescription en Mauritanie ; ce qui indique l’absence totale de mise à jour des connaissances.

Aurais-je la moindre raison de faire confiance en Ghazouni ?

Qu’en est-il de la classe dirigeante ? De l’élite ? Qui devient encore président ? Qui d’autre n’a pas le droit de le devenir ? Qui dirige encore l’armée? Qui est encore ministre ? Qui est encore gouverneur ou préfet ? Qui est encore commissaire ou inspecteur de police ? Qui possède encore une banque, une chaine de radio ou une chaine de télévision? Qui d’autre n’en a pas encore le droit ? Qui pilote encore les renseignements ? Qui décide qui doit ou ne doit pas devenir Mauritanien ? Qui décide qui doit devenir qui ?

A ce que j’observe, rien ne présage un changement. La volonté politique n’y est pas.

Laissez-moi juste rappeler ceci : il existe des voix qui ne s’expriment jamais ; des voix qui font écho de leur malheur à travers d’autres voix.

Ces voix d’infortune se meurent car celles qui ont porté leur malheur disparaissent de l’arène. Ces sans voix, ces marginaux, ces laissés-pour-compte, pleurent. Les porteurs de voix d’hier basculent dans un sens et dans l’autre. Ils deviennent l’ombre d’eux-mêmes.

Ainsi va le pays « au million de poètes ».

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – 7/5/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6418522421509729&id=100000561042491

Le Grand Entretien du Blog | Madame Habsa Camara, la fondatrice présidente de l’ONG Macalebasse en Mauritanie .

Notre publication Le Grand Entretien du Blog (Le GEB) de cette fin de semaine concerne une entrepreneuse ingénieuse qui dirige l’ONG Macalebasse basée à Nouakchott . Notre compatriote du nom de Habsa Camara, développe et transforme des éléments-sources du terroir environnemental en des produits Bio divers d’une grande utilité pratique. Un modèle d’entrepreneuriat visionnaire avec de louables perspectives à promouvoir.

Les contacts Macalebasse :

🔸Tél : +222 48 75 41 76

🔸Page Facebook : https://www.facebook.com/Macalebasse-107817211445900/


Question 1 : Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

✓Habsa Camara : Bonjour. Je suis Kilé Camara, Habsa Camara à l’état civil. Je suis née en juillet 1991 au Congo Brazzaville où vivaient mes parents de nationalité mauritanienne, de kaédi au Gorgol.

Question 2 : vous êtes investie dans la promotion via les réseaux sociaux de divers produits faits localement à travers l’organisation Macalebasse, de quel type d’entrepreneuriat s’agit-il ? Vos principaux produits ?

HC : Je fais cette promotion sur le terrain depuis cinq(5) bonnes années avant que mon ONG « Macalebasse » qui (organisation non gouvernementale) qui a pour mission : la collecte – transformation & distribution de produits locaux ne soit reconnue juridiquement via l’octroi d’un agrément. Ce qui nous autorise à exercer en toute légalité, donc étaler les œuvres de Macalebasse où l’on s’identifie mauritanien.
Nos principaux produits jusque-là restent : les conserves de fruits & légumes, les jus de fruits, les confitures, les produits culinaires, les produits de beauté, mais également de la teinture locale appliquée sur du textile. Mais également des objets d’arts, essentiellement du recyclage.

Question 3 : Pouvez-vous présenter votre volume d’activité actuellement et quelles perspectives de développement ?

HC : les perspectives de développement oui. Il faut noter que Macalebasse contribue:

  • à soutenir les producteurs locaux. Ce qui évite les gâchis post-recolte .
  • à contribuer à la lutte contre l’insalubrité en recyclant une partie des objets jetés.
  • lutte contre la délinquance juvénile en occupant les jeunes, notamment les enfants de la rue. Mais avant tout, faire comprendre aux mauritaniens que la richesse commence par vivre de ce que nous produisons.

Question 4 : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez éventuellement dans votre entreprise ?

✓HC : Des difficultés, il y en aura toujours. Macalebasse les affronte comme tout bon aventurier. Alhamdoullilah. Un merci sincère à vous pour l’intérêt accordé à Macalebasse. Consommer nos produits, c’est consommer local et sain !

Le 6 Mai 2021

✓ Réalisé par KS pour le BLOG

« Kudos » à la Communauté Hamalliste | Par Bakary Tandia



Le procès verbal en date du 30 Avril 2021, marquant « le règlement pacifique du différend à travers le dialogue direct, » est un acquis considérable qui mérite d’être salué et célébré. Pour une chose aussi vitale que la paix, les communautés ne doivent compter principalement que sur elles-mêmes pour la réaliser de façon durable. Ralph A. Emerson a tout à fait raison, « Personne ne peut vous apporter la paix à part vous-mêmes« . C’est un signe incontestable de bonne volonté et de bonne foi que la communauté Hamalliste vient de démontrer. A travers cet acte combien louable, la communauté a prouvé que, non seulement les liens qui unissent ses fidèles sont incassables, et sa fondation inébranlable — mais aussi et surtout, grâce à l’enseignement de leurs Guides Spirituels, la cohésion et l’intégrité de la communauté sont sacro-saintes. Par conséquent, elles relèvent de la responsabilité de chaque fidèle de les protéger et promouvoir avec dévotion.

Nous disons kudos à la communauté Hamalliste pour cet acte visionnaire qui honore ceux qui ont contribué à sa réalisation. Grâce à la bonne volonté des uns et des autres ils ont sagement décidé de consolider les acquis à la suite de dur labeur, et de considérer de nouvelles perspectives porteuses d’un espoir de plus en plus grand, pour mieux répondre aux aspirations de la communauté.

Je ne saurais conclure sans féliciter l’Honorable Bah Sylla Baba Diakité, le Khalife de la communauté Hamalliste de Kaédi dont la sagesse et le leadership ont facilité ce processus. Pour rendre à César ce qui appartient à César, la communauté a noté avec appréciation–la compréhension et la patience des autorités en facilitant le mécanisme de résolution de cette crise par les concernés eux-mêmes conformément aux principes et à la philosophie de la justice restauratrice.

Bakary Tandia, Human Rights Advocate,
May 5, 2021, New York

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4041540599218276&id=100000871283017

Zawiya de Kaédi : Alhamd Li Lah | Par Baliou Mamayary Coulibay



Après les malheureux événements de ces derniers mois, la communauté Hamalliste de Kaédi se retrouve. A la clé, un compromis qui tire son essence des principes fondamentaux de notre sainte religion l’Islam et qui consacre l’UNITE, Bananaaxu, sur la seule base de la foi.
Nous saisissons cette occasion pour adresser nos sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au règlement de ce conflit particulièrement les autorités administratives et judiciaires du Gorgol.
A nos frères qui ont été blessées suite aux affrontements nous formulons nos meilleurs vœux de santé et de prompt rétablissement suivi d’un retour rapide à leurs activités quotidiennes ;
Autant beaucoup d’entre vous ont été à juste raison choqués par l’occurrence inouïe de ces événements autant ils seront aussi surpris par les capacités de renoncement et de dépassement de l’ensemble des membres de cette communauté de destin .
La raison et la sagesse ont finalement prévalu. « En Avant, En Avant, En Avant »
Baba Nawary

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4300610236615980&id=100000011376178

Sur la dernière sortie médiatique de l’ancien président | La réaction de l’avocat et homme politique Lô Gourmo

M. Ould Abdel Aziz en a tellement dit, pour sa personne et contre les autres, lors de sa dernière conférence de presse, que l’on ne sait pas par où commencer pour lui rétorquer.
Sa mémoire, outrancièrement sélective, ne retient que ce qui peut faire vibrer la compassion du public et la sympathie naturelle à l’égard de toute victime. Donc le voilà à fond sur l’autovictimisation. L’idée générale est d’apparaître comme la proie d’une chasse à l’homme implacable de ses adversaires- c’est à dire tout le monde, pouvoir et opposition coalisés. La même fibre que celle qu’il avait cherchée en vain à faire vibrer en se taillant le boubou léger transparent de « Président des pauvres » au dessus de la tenue du pirate qui venait de s’emparer de la Republique.
Aujourd’hui, par exemple, sur ce registre victimaire, M. Ould Abdel Aziz se plaint de n’avoir pas reçu une seule ouguiya de sa pension de retraite depuis des mois, pour preuve du règlement de comptes dont il serait l’objet. Si c’est vrai il doit les réclamer haut et fort et en justice. Mais lui, qu’a t’il fait des salaires du Président Feu Sidi Ould Cheikh Abdallah qu’il renversa et tint en otage pendant des mois, et à qui il a interdit jusqu’à son départ, de les percevoir? A t’on entendu une seule fois, l’ancien Président (jusqu’à son décès) ou l’un quelconque des membres de sa famille s’en plaindre ? Cela fait 12 ans que ça dure…
Il dit être victime de persécution lui qui n’hésita pas à mettre fin à un match de foot qui l’ennuyait apparemment, au risque de faire rire le monde entier à nos dépens? Se souvient-il de la fameuse conférence de presse à laquelle il mit fin, en direct, à cause des questions gênantes de l’excellent Oudi’a– qu’il mettra en taule d’ailleurs…? Il insiste lourdement sur l’augmentation du « budget de la Présidence » et sur la hausse des émoluments des députés. Certes. Mais il oublie que lui même avait fait de son salaire de President, l’un des 10 plus élevés du monde! Que dire après ça de la bonne foi?

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=274533744401504&id=100055346415293

Aiguiser notre Esprit Critique | Par Bakary Tandia


Suite aux réactions à mon posting en date du 13 Avril 2021 , je voudrais prendre un moment pour remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de le lire, de l’apprécier et de le commenter. Je suis parfaitement conscient qu’un texte ne peut être lu qu’à travers– différents prismes, à savoir la sensibilité et l’expérience personnelles d’une part et le background académique des lecteurs d’autre part. Ce faisant, il est tout à fait logique que les intervenants arrivent à des conclusions différentes, peut être même contradictoires. D’où la nécessité de faire usage de notre intelligence sociale pour aplanir nos différences.

Pour ma part, en tant qu’acteur des droits de l’homme qui adhère á la philosophie de non violence de Dr Martin Luther King, je ne peux que prôner le règlement pacifique de nos différends, et rejeter toute forme de violence, car source d’instabilité sociale.

Sur cette note, il est impératif que nous élevions notre seuil de tolérance pour booster notre maitrise de soi, développions notre capacité d’atteindre le consensus, aiguisions notre esprit critique pour mieux discerner les faits et cultivions la compréhension mutuelle pour prévenir les préjugés afin de résoudre de façon constructive les défis sociaux auxquels nous sommes confrontés. C’est qui peut nous conduire sur le chemin de la Paix qui est condition nécessaire de notre épanouissement collectif.
En résumé, forger notre caractère et élargir notre champ de vision nous permettent de naviguer sereinement dans un monde de plus en plus complexe et rapidement changeant.

Bon ramadan à tout le monde
Bakary Tandia, Human Rights Advocate
New York

Notre note : la contribution du 13 avril 2021 https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/13/affaire-de-kaedi-le-conflit-est-un-phenomene-social-normal-par-bakary-tandia/

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://www.facebook.com/100000871283017/posts/4016536685052001/

« Ce qu’il se passe au sommet de nos états émerge de la structure de base de nos sociétés » | Par le mathématicien Sy Mahamadou

Je suis profondément contre ces transmissions de pouvoir de pères en fils ayant lieu en Afrique. Je le suis non seulement pour les états mais aussi pour nos structures locales (villes, villages). Il est à féliciter que des gens s’insurgent contre la nomination du fils Bongo, Deby et autres pour, in fine, succéder à leurs pères respectifs. Ce que je ne comprends pas et ai du mal à prendre au sérieux c’est quand ceux-là mêmes qui sont partisans irréductibles de la transmission généalogique de l’imamat, de la chefferie locale de chez nous se disent offusqués par la même transmission à l’échelle de l’état. Ce que ces gens-là ne voient ou ne veulent pas voir c’est que c’est la même mentalité qui joue à des différents niveaux. Ce qu’il se passe au sommet de nos états émerge de la structure de base de nos sociétés; les mêmes rapports, les mêmes réflexes… Si nous voulons nous attaquer vraiment à ce problème et aux autres qui y sont reliés, il nous faut adopter une prise de conscience capable d’appliquer les mêmes principes salutaires à toutes les échelles de notre société. Une conscience qui s’arrête aux irrégularités manifestes du sommet de la société n’a aucune chance de faire changer quoi que ça soit. Elle ne fera que faire substituer les tares entre elles, car celles-ci sont produites et sélectionnées à partir des profondeurs de nos structures locales admises.

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=797192917871631&id=100027427912973