● Mauritanie : Les félicitations d’une jeune et convaincue démocrate aux candidats vainqueurs des élections de mai 2023 | Via alwiam.info

Une jeune et convaincue démocrate mauritanienne a livré dans un message plein d’enseignements une véritable leçon de morale aux politiques mauritaniens épris de chamailleries et d’égocentrisme, les appelant à se hisser aux querelles intestines et à nourrir l’espoir d’organiser des élections meilleures à l’avenir.



Ci-après l’intégralité de son message :

« Chers concitoyens,

Je m’adresse à vous aujourd’hui avec un mélange de gratitude et de tristesse, car je tiens à vous informer que notre campagne électorale n’a pas abouti aux résultats escomptés.

Je souhaite vous exprimer ma sincère reconnaissance pour le soutien inébranlable que vous nous avez accordé tout au long de cette aventure politique.
Les élections sont un processus démocratique complexe et imprévisible, où les aspirations et les choix des électeurs façonnent le paysage politique. Bien que nous n’ayons pas remporté cette élection, je crois fermement en la force de notre démocratie et je respecte le verdict des urnes.

Ma conviction envers les idéaux qui nous ont guidés pendant cette campagne reste intacte. J’ai toujours défendue avec passion les valeurs de justice, d’égalité et de progrès pour tous nos concitoyens. Bien que cette défaite puisse être difficile à accepter, elle ne doit pas nous décourager de poursuivre notre engagement pour un avenir meilleur.
Je félicite chaleureusement les candidats qui ont remportés ces élections;
Je leurs souhaite tout le succès possible dans la tâche importante qui les attends. Je leurs rappelle également la responsabilité qui accompagne ces fonctions, celle de servir l’intérêt général et de travailler pour le bien-être de tous les citoyens.
Cependant je m’engage à continuer à œuvrer pour notre communauté, même en dehors du cadre politique formel. Je demeure déterminée à faire avancer les causes qui nous sont chères, à soutenir les projets qui favorisent le développement de notre société et à promouvoir l’inclusion de tous les membres de notre communauté.

Je continuerai à travailler pour le bien de notre communauté et de notre pays, même si cela se fera en dehors de la fonction élective, je reste convaincue que nous avons besoin de leaders dévoués et engagés pour faire avancer notre société, et je continuerai à soutenir ceux qui partagent ces valeurs.

Enfin, je tiens à remercier mes collègues de campagne, ma famille, mes ami(e)s nos bénévoles dévoués et tous ceux qui ont contribué à notre cause. Votre énergie, votre enthousiasme et votre dévouement ont été une source d’inspiration et de motivation pour nous tous.

Aujourd’hui, je regarde vers l’avenir avec optimisme, en sachant que nos idées continueront à trouver écho dans le cœur de nombreux citoyens. Je reste convaincue que le véritable progrès ne se mesure pas seulement par les résultats électoraux, mais par notre capacité à unir nos forces pour créer une société meilleure.

Merci encore pour votre soutien indéfectible. Ensemble, nous pouvons continuer à travailler pour un avenir meilleur, en construisant un pays qui reflète nos valeurs les plus profondes.

Bien à vous,

Neye Isshagh Dia »

©️ Via https://alwiam.info/fr/ar/13208

● Néma et Kiffa : Biram en démonstration de force

Le Calame – La tribune centrale de Kiffa sise au quartier administratif a servi de cadre à un grand rendez-vous du pôle de l’alternance caractérisé par une véritable marée humaine. Elle a refusé du monde lors du meeting électoral du pôle de l’alternance, ce vendredi 5 mai. Des milliers de sympathisants ont pris d’assaut dès les premières heures de l’après -midi l’enceinte en dépit de la forte température.

Sous les acclamations du public, Biram a sévèrement critiqué la gestion du pouvoir en place, dénoncé ces dérives, exposé les multiples souffrances des populations avant de mettre un accent particulier sur l’ascension fulgurante de sa campagne.

« A Nema, nous avons éclaboussé le parti Insav. Je pense que le réveil va surprendre la vieille garde de la féodalité tribale qui a toujours érigé un mur entre le pouvoir et les déshérités. Cette vieille garde d’auxiliaires et de laudateurs, élus locaux, hommes d’affaires, cadres de l’administration, commis de l’Etat ou politiciens arrivistes recrutés au sein de familles dirigeantes de la communauté maure ».

Cette classe va constater à ses dépens l’émancipation actée des populations servies et des déshérités parmi les maures dans tout l’Est (Tidjikja, Aioun, Néma et Kiffa) où les sympathisants et militants ont assisté à des meetings qui ont fait trembler la terre au dessous des pieds de la classe politique tribalo-féodale dominante », selon lui.

De l’avis du chef de file du pôle de l’alternance, « ces mobilisations de Néma à Kiffa en passant par Aioun ont éclaboussé les velléités de leadership sur le terrain au sein des opinions et de l’Insav avec la mobilisation des fonds indus volés au peuple. Il y a huit ministres de la wilaya et le président de la République numéro deux du régime mauritanien depuis 2005 et titulaire de la charge présidentielle depuis 2019 avec toute l’influence qu’il a eu en nommant ses collaborateurs dans des postes névralgiques de la haute administration ».

Et Biram, sous les vivats du public d’enfoncer le clou: « Notre confrontation à Kiffa est destinée à exclure l’un des bords à l’image de l’échelle nationale. Nous sommes le parti présidentiel de l’alternance contre le régime militaire en place depuis 1978 qui est à l’origine de tous les maux du pays ».

Dans la dernière ligne droite de la campagne électorale, l’ancien candidat à la présidentielle de 2019 se réjouit.

« Nous avons pu démontrer que nous sommes capables de mobiliser beaucoup plus que le président Ghazouani dans son propre fief. Nous disposons d’une force mobilisatrice avec une forte implantation capable d’intégrer et de conquérir les cœurs des populations, de produire des discours et des actes qu’attendent les populations. Nous avons démontré que le parti au pouvoir ne peut pas nous égaler en termes de mobilisation mais peut nous devancer dans l’octroi discriminatoire de pièces d’identité et de manipulations de la liste électorale avec une CENI apprivoisée », a-il-déclaré.

Et d’ajouter: « dans les différentes étapes que nous avons sillonnées de Zouérate à Kiffa en passant par Atar, Akjoujt, Aioun, Rosso et Néma, tout le monde s’est rendu compte qui nous sommes et qui suis ceux qui vendent les chimères et les mensonges. Ceux qui disaient que Biram ‘gassi'( est fini) eux, ils existent sur quelle planète ? Où sont-ils sur la scène politique ?Ceux qui disaient tout en mal de nous. Et qui nous dénigraient à la solde de leurs maîtres? Nous sommes face à face. Nous les avons éclaboussés dans toutes les villes. Où sont les analystes de whatsapp ? C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a les hommes de whatsapp et les hommes de terrain. »

BDA précise : « les gens ont détourné mes propos. Ils ont voulu dire que Biram avait dit qu’il va prendre les armes et tuer tous les militaires et prendre ainsi le pouvoir par les armes. Je ne l’ai jamais dit. Je continue de prôner une lutte politique pacifique et déterminée. Une lutte propre contre le pouvoir pour le changement. Dans notre agenda, il y aura des compromis sans compromission bien sûr. Egalement, il y aura des manœuvres pour calmer le jeu. On ne cesse d’arrêter la marche vers la victoire ».

Avant de terminer, M. Biram Dah Abeid, a appelé les électeurs à voter pour les six listes du pôle de l’alternance, avant de remercier les militants pour leur engagement et leur détermination. La veille à Néma, la batha a été le point d’attraction des sympathisants qui ont réservé un accueil chaleureux à l’ancien candidat à la présidentielle de 2019. Les candidats aux municipales, législatives et aux conseils régionaux du Hodh el Charghi et de l’Assaba ont décliné leurs programmes, promis de solutionner les souffrances des populations avant d’appeler les électeurs à voter massivement en leur faveur.

L’étape de Kiffa clôture le périple électoral dans l’est du pays de la tête de liste mixte Biram Dah Abeïd. Samedi, BDA entamera la tournée de la Vallée par Sélibaby avant de rejoindre dimanche Kaédi et Aleg le lundi.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=765257

● La Commune de Dafort | Mon Programme électoral 2023 | Par M Bakary Aly Sidibe (candidat du pôle de l’alternance)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

La Commune de Dafort | Mon Programme électoral 2023



Notre devise : L’espoir d’une municipalité de transparence et d’équité

Volet 1 : La paix et la concorde sociale dans notre commune.

Élu, je m’engage à initier sereinement un travail collégial pour aborder toutes les frictions sociales et autres tensions dans l’ensemble de nos localités composant la commune. Mon crédo : Discuter, Rassurer et Pacifier nos relations sociales selon la fraternité musulmane et l’entente citoyenne.

Volet 2 : Gestion transparente et Implication des citoyens dans les affaires de la municipalité

Élu, la première activité du conseil municipal sera un audit moral et financier de prise de fonction, je vais y veiller résolument pour asseoir une culture de transparence et de probité dans la gestion des affaires communales. Je m’engagerais pour la mise en place d’une rencontre publique de consultation tous les six mois (6 mois) entre le conseil municipal et les représentants des localités (notables, femmes, associations et jeunes). Un moment privilégié pour écouter et recevoir les propositions et les complaintes éventuelles concernant les affaires publiques. À l’issue je communiquerais personnellement ou ferais communiquer sur les résolutions prises dans nos différentes langues à travers le canal plus largement accessible à tous (par exemple audios WhatsApp). Les recettes liées aux taxes locales seront utilisées prioritairement pour les domaines identifiés à l’issue d’une large consultation entre le conseil et les représentants sociaux. Je ferais des démarches auprès des hautes autorités pour le retour des services administratifs et techniques de l’état civil (Recensement, impression des documents d’état civil) dans la commune.

Volet 3 : Le développement multidimensionnel

Élu, le conseil municipal portera une attention particulière sur les sociétés prestataires dans les domaines suivants : L’eau, l’électricité et les réseaux de téléphonie mobile. Nous exigerons des services de qualité pour nos populations dans toute la commune. Je mettrai en place une approche harmonieuse et transparente de coopération avec les ONG travaillant dans nos localités et celles souhaitant y venir avec des projets de développement socio-économique et culturel. Je m’engage à consulter tous les trois mois (3 mois) les responsables des centres de santé et des établissements scolaires pour recueillir leurs demandes et démarcher en haut lieu pour des solutions urgentes et adaptées.

Je m’engage à démarcher les pouvoirs étatiques (services dédiés) et les ONG partenaires en la matière, pour la création d’établissements socio-culturels dans nos localités pour la jeunesse (Équipements sportifs, bibliothèques, espaces ludiques pour la petite enfance…)
Je ferais une large communication de conseils et d’encouragements en direction des parents d’élèves et auprès d’autres partenaires concernés (La DREN) pour trouver les voies et moyens afin de promouvoir le dynamisme et l’excellence autour L’ÉDUCATION.

Bakary Aly SIDIBÉ, Candidat à la Mairie de la commune de Dafort

À votre service pour rendre la mairie aux citoyennes et citoyens !

4 mai 2023

©️ L’équipe du candidat

● L’opposition politique en Mauritanie : quelles chances lors des élections de 2023 et 2024 ? | Par Ibrahima Diallo


Depuis de nombreuses années, la Mauritanie est confrontée à des défis politiques et économiques majeurs. L’opposition politique a joué un rôle important dans la promotion de la démocratie et de la transparence dans le pays. Avec les élections législatives et municipales prévues en mai 2023 et les élections présidentielles de 2024, l’opposition politique se prépare à relever un nouveau défi.

L’opposition politique en Mauritanie est constituée de plusieurs partis politiques et de deux blocs d’opposition un bloc composé de RAG-SAWAB, CVE – CVE-VR (AJD/MR) , UFP, FRUD, APP entre autres et le second bloc plus proche du pouvoir ( majorité présidentiel) composé de UDP, Tawassoul, Hiwar, RDF, RAVAH pour n’est sité qu’eux, chacun ayant sa propre vision et ses propres priorités pour le pays.
Certains partis sont plus anciens et mieux établis, tandis que d’autres sont plus récents et cherchent à se faire une place sur la scène politique comme la CVE, CVE-VR et le RAG même s’ils ne sont à ce jour toujours pas reconnu officiellement par l’État Mauritanien mais grâce à des Coalitions avec d’autres partis ils arrivent à faire parti de l’echéquier politique.

Lors des élections législatives et municipales de mai 2023, l’opposition politique aura une chance importante de remporter des sièges dans les assemblées locales et nationales malgré les querelle interne au seins même de l’opposition sur fond communautaire (peulh, soninké et haratine) les Olof eux étant quasiment exclus du jeux politique.
Les partis d’opposition ont une forte présence dans certaines régions du pays, en particulier dans les zones urbaines. Ils ont également travaillé dur pour renforcer leur base électorale et pour attirer de nouveaux électeurs notamment au niveau de la diaspora.

Cependant, l’opposition politique doit faire face à des défis importants. Le parti au pouvoir, el Insaf enciennement UPR, a une forte présence dans les zones rurales et dispose de ressources importantes pour mener une campagne électorale comme nous avons puis constaté depuis le vendredi 28avril 2023 à 00h l’ouverture officiel de la campagne; pendantque le député sortant Issa Diawara faisais sont meeting dans une grande et luxueuse salle drapeau et lumière digne des campagnes américaine en compagnie des stars de la chanson mauritanienne comme Demba Tandia ; l’opposition elle se retrouvait dans de petites salle municipaux d’a peine une capacité de 250 personnes, mal éclairé ; certains candidats n’ayant même pas les moyens de tenir un meeting, cela montre la disparité financière entre le parti au pouvoir et certains des partis comme UDP proche du pouvoir, qui bénéfice de moyen financière gigantesque, des voix de l’opposition commence à dénoncer comme étant des moyens de l’État mis à disposition d’un parti et ses alliés.

De plus, l’opposition politique doit faire face à des restrictions importantes en matière de financement et de diffusion de ses messages sur les radios et chaînes publiques , ce qui peut affecter leur capacité à mobiliser les électeurs.

Les élections présidentielles de 2024, étant en ligne de mir l’opposition politique devra se préparer à un défi encore plus grand. Le président actuel, Mohamed Ould Ghazouani, a été élu en 2019 avec plus de 50% des voix, et il est probable qu’il se présentera à nouveau en 2024.

L’opposition politique devra travailler dur pour présenter un candidat fort et pour mobiliser les électeurs pour celà la seule opportunité qui semble s’ouvrir à l’opposition est une opposition avec une coalition élargi pour avoir un(e) seul(e) candidat(e) pour espérer remporter la victoire.

Ibrahima
Diallo
TV TOOBA / NCMnews

● En exclusivité | L’entretien avec M. Tidiane Diarra, candidat à la mairie de Sebkha

1- Qui est Tidiane Diarra ?

Natif de Kaedi, il dépose ses valises à Nouakchott en 1997 après l’obtention de son baccalauréat. Après sa formation académique, il fut d’abord Automaticien programmeur et professeur des mathématiques avant de se convertir en gestionnaire des projets de développement.
De 2007 à 2010 il se vit confier plusieurs projets de développement dans l’ingénierie sociale, l’accès aux services essentiels et l’analyse des services public marchands par le GRET, la CUN, la SOMELEC, MEUH. Spécifiquement, on peut citer entre autres la conception et le pilotage de la mise en place d’un système de pré paiement d’électricité dans la commune d’El Mina ; projet NOUR (Novation urbaine ou « lumière »). L’objectif spécifique de ce projet est l’amélioration des conditions de vie des populations avec l’accès à l’énergie électrique de la Somelec de manière sûre et pérenne.
Il a également travaillé 3 ans comme expert consultant en pré paiement d’électricité sous STS dans plusieurs pays d’Afrique.
Depuis 2013, il est à TASIAST dans le département mobile maintenance.

2- Pourquoi le SLA ?

Il créa le Sebkha Leadership Actions (SLA) un mouvement qui a pour but principal d’inciter la population surtout les jeunes et les femmes de la commune de Sebkha à participer pleinement aux activités socio économique, politique et surtout d’utiliser leur droit de regard sur la gestion des projets pilotés par la commune.
Des actions réalisées sans tambours ni trompettes, dans une totale discrétion sont enregistrées dans plusieurs domaines dont l’insertion des jeunes, l’éducation, la formation, et le sport.

3- Pourquoi la commune de Sebkha ?

Etant un habitant de la commune de Sebkha et très au parfum des réalités de ladite commune Tidiane Diarra ne ménage aucune force pour voir cette dernière si cher à son cœur émerger.
« L’émergence de Sebkha, notre apostalat » est un slogan du projet PM2023.

4- Quelles sont les grands axes de votre programme ?

Voyant l’enseignement dans la dérive totale, il met l’accent sur l’éducation l’une de ses priorités en créant le programme ZEF (zéro échec fondamental).
Aussi les 3 fléaux que connaissent les habitants de Sebkha, à savoir les inondations, l’assainissement et l’insécurité sont là ses préoccupations majeures. Les matrices du projet visant à apporter des solutions à ces couacs sont déjà disponibles et accessibles aux acteurs intéressés. D’ailleurs les feed-backs de ces acteurs sont plus que nécessaire car ces fléaux sont des priorités pour tout les habitants.

5- Pourquoi l’UDP ?

Après mûre réflexion aux enjeux politiques son choix se porte sur le parti UDP (Union pour la Démocratie et le Progrès). La trajectoire politique de ce parti, le support institutionnel qu’il apportera et l’engagement avoué de la haute direction a participé à l’amélioration des conditions de vie des populations de Nouakchott sont des facteurs catalysants notre choix pour UDP.

Cellule de communication.
Nouakchott, le 07 Avril 2023.

● Le Ministre de l’Intérieur se veut rassurant face aux leaders de l’opposition sur la transparence des élections du 13 mai

Senalioune – Le gouvernement accompagnera le processus électoral et mobilisera toutes les garanties pour assurer la transparence des scrutins d’une part et l’impartialité de l’administration, d’autre part.

C’est en ces termes d’assurance que le premier policier du pays s’est adressé aux présidents et délégués des partis de l’opposition, au cours d’une réunion tenue hier lundi 3 avril courant dans la soirée.

Le ministre de l’intérieur a mis également en exergue le souci du gouvernement d’adopter la tradition de concertation permanente avec les différents acteurs de la scène politique, tant de l’opposition que de la majorité, afin d’assurer le succès du processus électoral, a-t-il ajouté.

La transparence des élections est un objectif auquel le gouvernement tient fermement et qui ne souffrira d’aucun dysfonctionnement, a réitéré devant les invités, dont certains avaient bien leurs raisons de penser le contraire, Ould Mohamed Ahmed, indique-t-on dans les coulisses.

Toujours selon ces indiscrétions, les présidents des partis de l’opposition avaient exigé toutes les garanties de transparence électorale, soulignant l’importance de la mise en place d’un observatoire pour surveiller les scrutins d’une part et d’un financement des partis politiques, d’autre part, soient deux points sur lesquels le premier flic du pays s’était engagé de travailler auparavant, à travers une concertation tripartite entre le gouvernement, la CENI et les partis politiques.

Certains leaders de l’opposition ont salué ce qu’ils ont qualifié d’atmosphère positive pour la préparation des élections, et ont fait part de leur satisfaction du climat qui a caractérisé jusqu’à présent le processus électoral, ainsi que pour les facilités qui ont accompagnées le dépôt des candidatures des dossiers.

Les partis de l’opposition à cette réunion sont :

1. Le Rassemblement National pour la Réforme et le Développement « Tawassoul »,

2. L’Alliance Populaire Progressiste (APP),

3. Sawab,

4. Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD),

5. L’Union des Forces du Progrès (UFP),

6. L’Alliance pour la Justice et la Démocratie / Mouvement du Renouveau (AJD/MR),

7. Ribat National pour les droits,

8. Le Front Républicain pour l’Unité et la Démocratie (FRUD)

Par Oumoulbenina Mint Bamba

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=764409

● Législatives – Diaspora – Europe | le candidat Ba Boubou veut proposer une loi portant justice et éthique

ALAKHBAR (Paris) – Le candidat déclaré de l’Alternance Démocratique (RAG, SAWAB, Manifesté Haratine et AFCD) aux élections législatives pour les mauritaniens en Europe, Ba Boubou, a promis, une fois élu, de faire une proposition de « loi portant justice et éthique ».

Pour Ba Boubou, le problème principal de la Mauritanie se situe au niveau de l’institution judiciaire qui n’est plus en mesure de répondre à toutes les aspirations des justiciables mauritaniens. Il est interrogé par Alakhbar.


ALAKHBAR _ Quel est votre background personnel : instruction, carrière, famille, etc. ?

Ba Boubou : Il est très difficile de parler de soi est d’utiliser la première personne du singulier « Je », qui est d’ailleurs considérée par certains philosophes grecs comme un « égo ». Pour parler de ma modeste personne sans arrogance, je suis natif de Diogountouro, un gros village Soninké de plus de 10.000 habitants où cohabitent toutes les composantes de la République islamique de Mauritanie (Soninkés, Peuls, Maures, Bambaras et Wolofs) en parfaite harmonie. Géographiquement, Diogountouro se situe dans la région de Guidimakha, plus précisément dans le département de Ghabou. Le dernier découpage territorial a érigé ce gros village en une commune qui se situe au bord du fleuve Sénégal, à la frontière entre le Mali, le Sénégal et la Mauritanie.

J’ai fait l’école primaire dans mon village natal (Diogountouro) sur la rive droite du fleuve Sénégal, puis le collège et le lycée à Sélibaby jusqu’au Baccalauréat. Après mon Bac, je suis venu à Nouakchott avec une bourse de l’État pour poursuivre mes études universitaires à la faculté des sciences juridiques et économiques. A la fin de mes quatre années universitaires à l’Université de Nouakchott, j’obtiens une bourse d’État des majors, direction Paris pour aller poursuivre mes études du 3ème cycle en droit. Titulaire de Masters 2 recherche en droit pénal et procédure pénale, Master 2 recherche en anthropologie du droit et DU en modes alternatifs de résolution des différends, j’ai entamé une thèse de doctorat que j’ai soutenu le 25 novembre 2022 à l’Université Paris-Nanterre.

Mes travaux, dont la qualité et l’originalité ont été reconnues à l’unanimité par mon jury de soutenance portent sur : Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique.

Dans le domaine politique, j’ai commencé mes premiers pas politiques lycéens auprès de l’opposition, particulièrement le parti du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould DADDAH. A cette époque le RDF était considéré par mon village comme le seul et unique parti crédible de l’opposition. Par la suite, avec l’arrivée en 2008-2009 de Biram Dah O. Abeid sur la scène nationale et internationale avec son mouvement abolitionniste (IRA) ; ensuite, la création de l’aile politique de IRA en mars 2013 : le parti RAG (la Refondation pour une Action Globale) par le leader principal de l’opposition mauritanienne Biram Dah O. Abeid depuis 2014, j’ai épousé ses idéaux et principes pour une Mauritanie égalitaire, fraternelle et plurielle où l’esclavage et toutes les formes de discriminations doivent être punis par la force de la loi : dura lex, sed lex.

Sur ma situation matrimoniale, je suis marié depuis octobre 2020 avec une fille native de Boghé, père d’un petit garçon et vis dans la région parisienne depuis plus de 15 ans. Je suis juriste et cadre dans un tribunal français, pôle référé civil et familial. Je suis engagé en politique pour servir l’intérêt du peuple mauritanien plus particulièrement des mauritaniens établis à l’étranger.

ALAKHBAR _ Vous comptez briquer le suffrage de la diaspora mauritanienne. Qu’est-ce qui vous motive ?

Ba Boubou : Vous savez les grecs définissent la politique comme l’art de gérer les affaires de la Cité. Celle-ci doit porter sur des mesures concrètes permettant de changer ou d’améliorer le quotidien des citoyens. En ce sens, je crois beaucoup à la parole politique surtout quand elle est incarnée par des femmes et des hommes très engagés, compétents et sérieux. Et je fais partie de cette catégorie des hommes engagés depuis le lycée, en Mauritanie. A la suite de ma soutenance de thèse de doctorat, j’ai entamé une longue réflexion sur ce que je pourrais apporter à mon tour à la Mauritanie et aux mauritaniens particulièrement ceux vivant en Europe, car je me sens toujours débiteur à l’égard de ce pays et aux mauritaniens après tant d’années d’études payées par leurs impôts (la bourse d’État). Étant membre de cette grande communauté que je nomme la COMMUNAUTE DIASPORA-EUROPE dans laquelle je vis depuis fort longtemps et ai identifié ses besoins et préoccupations les plus vitaux, j’ai décidé de poursuivre mon engagement politique auprès d’elle et de porter ses différentes problématiques dans l’hémicycle en vue de changer les choses efficacement par la force de la loi. Je pense qu’avec mon regard de chercheur et d’homme de droit j’aurai la force de nommer la norme, de l’identifier, de l’étudier, de l’amender et de la mettre au service de mes concitoyens de la diaspora afin d’apporter des solutions à leurs besoins et problématiques.

Cette motivation est soutenue par la section RAG-Europe et l’Alliance pour une Alternance Démocratique composée de : RAG, SAWAB, Manifesté Haratine et AFCD. Je suis entouré par une équipe jeune expérimentée, dynamique, compétente et sérieuse. Nous enregistrons tous les jours un grand nombre de soutiens à ma candidature auprès de la diaspora de toutes communautés confondues. Notre Coalition reste toujours ouverte aux autres partis politiques et personnes ressources afin de pouvoir fédérer autour de ma candidature. Ce qui nous permettra, bien sûr que oui, de battre le régime militaire et fêter tous ensemble au soir du 13 mars 2023 la victoire collective. J’y crois beaucoup et fais confiance à la sagesse des mauritaniens.

ALAKHBAR _ Quelles sont les deux préoccupations majeures des mauritaniens établis en Europe ?

Ba Boubou : Les mauritaniens de l’étranger particulièrement de l’Europe sont les plus discriminés et les plus abandonnés par leur propre État dans tous les services publics de l’État. En effet, pour moi toutes les préoccupations des mauritaniens établis en Europe sont toutes des préoccupations majeures sans exception car les unes et les autres sont toutes des priorités absolues et nécessaires. Autrement dit, ce ne sont pas les préoccupations majeures qui manquent pour les mauritaniens de l’Europe mais plutôt les solutions efficaces à ses préoccupations.

Par ailleurs, quand je serai élu au soir du 13 mai 2023, je prendrai des mesures les plus urgentes dès la première année de mon mandat afin de pouvoir rendre la diaspora-Europe sa dignité et sa mauritaneïté en collaboration avec les services consulaires et diplomatiques. Parmi ses mesures urgentes, y figure le recensement de tous les mauritaniens sans exception par la mise en place d’une commission mobile de recensement des mauritaniens de la diaspora-Europe comme le recensement de 1998, renforcer les personnels dans les services consulaires et diplomatiques pour bien accueillir et mieux servir les mauritaniens, réduire le délai de traitement des actes d’état civil et le rendez-vous administratif entre autres. Je mettrai également en place un Conseil Représentatif des Mauritaniens de la Diaspora-Europe (CRMDE) qui sera une sorte de pont entre le gouvernement et la diaspora. Le CRMDE sera une structure autonome composée des représentants associatifs, des membres de la société civile, des étudiants, des entrepreneurs, des chercheurs entre autres. Le CRDE aura toute la légitimité pour examiner en premier lieu toutes les problématiques auxquelles les mauritaniens de l’étranger sont confrontées.

Le député des mauritaniens de l’étranger doit être à l’écoute des citoyens de sa circonscription qui lui permettent bien évidement de faire la proposition des lois et des modifications législatives. Sans doute Sur cet aspect, après plus de 14 ans d’études de droit et d’expériences judiciaires auprès des juridictions françaises (magistrats et juges), je serai en mesure et en capacité de faire des propositions de lois constructives à l’Assemblée nationale : d’une part, je ferai une proposition de loi sur l’acquisition automatique de la nationalité mauritanienne à partir du moment où l’un des parents est mauritanien c’est ce qu’on appelle en latin « jus sanguinis », le droit du sang ; et d’autre part, je proposerai une loi portant justice et éthique. L’on sait que le problème principal de la Mauritanie se situe au niveau de l’institution judiciaire qui n’est plus en mesure de répondre à toutes les aspirations des justiciables mauritaniens. Sans une justice indépendante et impartiale rien n’est possible en Mauritanie et on ne peut même pas parler de l’État de droit…. Il est temps que la justice en Mauritanie soit réellement indépendante du pouvoir exécutif, plus précisément du président de la République et le ministre de la justice en mettant en place des garde-fous institutionnels. Je veux qu’une justice efficace et indépendante, digne de ce nom, soit mise au service de tous les mauritaniens…

ALAKHBAR _ Qu’est ce qu’il y a de particulier dans votre circonscription électorale ?


Ba Boubou : Ce qu’il y a de particulier dans la diaspora-Europe, est que l’État mauritanien a rendu les mauritaniens de l’Europe, particulièrement les négros mauritaniens, apatrides, sans papiers et sans emplois à cause du recensement administratif à caractère raciste et xénophobe. Aujourd’hui, beaucoup de mauritaniens résidant en Europe ont perdu leurs emplois et leurs titres de séjour du fait que les services d’état civil refusent de les recenser demandant des documents insensés ou inimaginables d’où l’intérêt de rendre à la diaspora sa dignité et sa mauritaneïté en passant par la mise en place d’un service de l’état civil fiable pour tous les mauritaniens de l’Europe.

Ainsi, tant que cette rupture d’égalité de traitement existe entre les mauritaniens, l’État se rend coupable de créer deux catégories de citoyen dans une République islamique. Ce qui est totalement contraire au préambule et aux dispositions de la constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 modifiée en 2017 mais aussi aux conventions internationales auxquelles la Mauritanie a signé et ratifié.

©️ via http://fr.alakhbar.info/16866-0-Legislatives—Diaspora—Europe-le-candidat-Ba-Boubou-veut-proposer-une-loi-portant-justice-et-ethique.html

● Mauritanie : 1 750 000 de dollars du gouvernement américain pour appuyer le processus électoral

Cridem – L’annonce a été faite mardi 28 mars par l’ambassade des Etats-Unis en Mauritanie sur sa page Facebook.

« L’Ambassadeur Kierscht a lancé ce matin [28 mars] l’activité Kofo Sugande « Choix du peuple », avec un représentant du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), des représentants de l’USAID Mauritanie, et des représentants du Consortium pour les élections et le Renforcement du processus politique », indique l’ambassade américaine.

« Cette activité de 1 750 000 $, financée par le gouvernement américain, travaillera avec les organisations de la société civile et la CENI pour élargir la participation des citoyens, accroître l’inclusivité et améliorer l’administration du cycle électoral de 2023, ainsi que des futurs cycles électoraux », ajoute un communiqué de l’ambassade.

Pour rappel, les mauritaniens éliront mai prochain les 176 membres de l’Assemblée nationale. Des élections municipales et régionales ont lieu simultanément.

Par la rédaction de Cridem

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=764234

● Dr Boubou BA, candidat à la députation de l’Europe de l’Alliance pour une Alternance Démocratique : un choix gagnant [OndeInfo]

De l’école primaire de Diogountouro, sur la rive droite du fleuve Sénégal, au Lycée de Sélibaby pour les études secondaires, puis la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de Nouakchott, et enfin la consécration à l’Université Paris Nanterre pour le Doctorat, soutenu, en 2022 sur un sujet de grand intérêt national en Mauritanie, une contribution assurément aux efforts de construction de la paix sociale et d’une véritable cohésion nationale.
Le sujet de thèse de Dr BA est l’expression d’un patriotisme sans faille, d’une forme de reconnaissance à la mère-patrie : » Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique ».

Dr BA est peu connu et peu bavard..
Il est plutôt discret, assez modeste et décomplexé : il défend des valeurs et des principes d’égalité, justice et de droits l’homme. C’est sans doute, ce qui a motivé son orientation académique et son penchant pour les études juridiques.

Dr BA a toujours a été actif au sein d’ associations villageoises de développement, d’associations d’étudiants pour accompagner, soutenir et défendre les intérêts d’autres étudiants en Mauritanie et en France.

Depuis, plusieurs années, il s’est distingué dans la défense des idées proches du leader abolitionniste, Biram Dah Abeid pour une Mauritanie plus égalitaire, fraternelle et réconciliée où l’esclavage, l’exclusion et toutes les formes de discriminations seront vaincues par la force de la loi.

Ce parcours plutôt honorable, enviable et sans couacs a dû certainement jouer en sa faveur pour être désigné, candidat à la députation de l’Europe de l’Alliance pour une Alternance Démocratique aux élections législatives, régionales et municipales de mai 2023.

Les autres prétendants n’ont pas démérité, la chance a souri à Dr BA et sa suppléante, désignés sur le fil du rasoir.

Cependant, cette Coalition réunie autour de la défense des mêmes valeurs et principes démocratiques a fait montre de hauteur et de maturité en acceptant les règles du jeu.

Ce bel esprit est en soi un test qui montre jusque où les différents partis réunis sous la bannière de la Coalition sont déterminés à porter haut la voix de leurs candidats .

M. SOUMARE

©️ via https://ondeinfo.com/dr-boubou-ba-candidat-a-la-deputation-de-leurope-de-lalliance-pour-une-alternance-democratique-un-choix-gagnant/

● Sur la représentativité sociale des candidatures | Par Mahamadou Sy

J’invite les citoyens mauritaniens à faire un comptage sur la représentativité des castes dans les candidatures qui défilent. C’est pertinent de le faire dans la mesure où les castes sont encore des entités sociales très fermées dont les préoccupations quotidiennes peuvent différer, et parfois, hélas, entrer en oppositions profondes. En particulier quand il s’agit de remise en cause de l’ordre social et de ses aspects injustes.

C’est regrettable que l’État n’insiste pas assez là-dessus. Il ne suffit pas de fermer les yeux sur ces différences de préoccupations politico-sociales pour qu’elles disparaissent. Ainsi, laisser libre cours à une représentation biaisée ne fait que perdurer les injustices sociales dans la mesure où l’accumulation du pouvoir (politique, social et aussi économique) s’accentuerait dans les mains de ses détenteurs traditionnels, au détriment des autres. L’équité voudrait que l’on contrôle toutes ses configurations qui semblent spontanées, mais qui en réalité n’émanent que des fondations inégalitaires de notre société.
La question des castes est d’autant plus pertinente dans ce contexte que ces dernières sont encore régies par des barrières sociales qui s’opposent fortement à la circulation des « gains » en vue. Il n’y a en réalité rien de prévu par la société actuelle pour faire circuler un bien ou un pouvoir d’une caste à une autre. Le mariage qui devait le permettre est, je le rappelle, proscrit, en règle générale, entre des castes assignées à des rangs différents. Or l’élection, en dehors des qualités personnelles de l’élu et de sa hauteur politique, est aussi une voie d’acquisition d’un pouvoir et, pour beaucoup, d’un bien et de quelques privilèges diplomatiques et d’autres dispositions liées à la fonction. Il s’agit là d’une armée d’outils allant donc du financier jusqu’au prestige social en passant par des moyens d’actions politiques directes. La représentativité est de rigueur.

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