Dimanche 26 février 2023 à l’ancienne Maison des jeunes, un grand rassemblement initié par la jeunesse du pôle politique dénommé Pôle de l’alternance a eu lieu dans une ferveur populaire. Prestations artistiques et speechs politiques de motivation de plusieurs intervenants dans toutes les nationales, l’événement se veut marquant une grande rentrée dans la capitale mauritanienne pour le député Biram Dah Abeid et ses partenaires après le périple marathon à l’intérieur du pays durant plusieurs semaines.
Lors de sa prise de parole, le leader abolitionniste et député national depuis 2018 à fait appel au peuple pour un vote massif pour les listes du pôle de l’alternance lors des élections du mois de mai prochain. À tous les niveaux : municipal, régional et législatif, il faut engranger un maximum d’élus pour donner force à la voie de l’alternance au sein des instances de gouvernance démocratiques.
À ce jour le Pôle de l’alternance est composé comme suit : Rag – Sawab – Manifeste Haratines – Afcd – Fnc – Afmfa – Al Assala. Le Parti RAG (Refondation pour une Action Globale) l’aile politique d’IRA-Mauritanie, n’est pas toujours reconnu par les autorités mauritaniennes. Pourtant il est porteur d’idéaux et porté par aura sociale et militante de la personnalité de Biram dans l’opinion publique à travers l’ensemble du pays.
Le député BDA arrivé deuxième aux présidentielles de 2014 et 2019, se positionne pour l’échéance de 2024.
Alakhbar – Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pourrait dissoudre le Parlement avant le 12 mars, ont rapporté, mercredi, des sources d’Alakhbar.
Mercredi 22 février, le Conseil des ministres s’est contenté de convoquer le collèges électoral le 13 mai prochain pour les élections régionales et municipales.
Ce que je pense de la décision de rejet du Conseil constitutionnel mauritanien du 02 février 2023 sur le paragraphe 3 de l’article 2 de la loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique 007-2018 en date du 12 février 2018 relative aux élections des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger.
Le Conseil constitutionnel est un organe chargé d’exercer un contrôle de conformité des lois votées par le parlement à la constitution. La constitution du 20 juillet 1991 révisée en 2006, 2012 et 2017 a intitulé son Titre VI : du conseil constitutionnel. Cet organe est composé de 9 membres : cinq sont nommés par le Président de la République dont l’un, sur proposition du leader de l’institution de l’opposition démocratique ; un membre est nommé par le premier ministre ; trois membres sont nommés par le président de l’Assemblée nationale, dont deux membres nommés, chacun, sur proposition de l’un des deux partis de l’opposition venant dans l’ordre, aux deuxième et troisième rang, des partis ayant le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale comme le prévoit l’article 81 de ladite constitution. La durée de leur mandat est de 9 ans non renouvelable.
Selon le communiqué de l’AMI (agence mauritanienne d’information) je cite, « le premier ministre avait transmis au conseil constitutionnel 6 (Six) projets de lois organiques après leur adoption par l’Assemblée nationale, par rapport à leur conformité avec la constitution comme dispose l’article 86 de la loi fondamentale, avant leur promulgation par le président de la République ». Ce qui me parait d’ailleurs normal et légal, car l’alinéa premier de l’article 86 de ladite constitution prévoit que, « les lois organiques, avant leur promulgation et le règlement de l’Assemblée Nationale avant sa mise en application, doivent être soumis au Conseil constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution ». Ce qui laisse entendre que le gouvernement par le biais du premier ministre peut demander au conseil constitutionnel de se prononcer sur la conformité de lois votées par le parlement à la constitution. L’alinéa 2 de la même disposition ajoute qu’« aux mêmes fins, les lois peuvent être déférées au Conseil constitutionnel, avant leur promulgation, par le Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale, ou par le tiers (1/3) des députés composant l’Assemblée nationale ». Cet alinéa 2 de l’article 86 donne explicitement le plein pouvoir au président de la République et au président de l’Assemblée nationale de solliciter le conseil constitution de se prononce sur la conformité de lois organiques à la constitution.
Cependant, selon les mêmes sources (AMI), « le conseil constitutionnel a déclaré la constitutionnalité de 6 projets de lois organiques avec une réserve partielle ». Il est important de préciser qu’à partir du moment où une loi est votée par les parlementaires à la majorité absolue, celle-ci n’est plus un projet de loi mais plutôt soit une loi organique soit une loi ordinaire. Ce qui reste à faire après sa déclaration de conformité à la loi fondamentale, c’est sa promulgation et sa publication dans le journal officiel. La promulgation, par définition est un acte par lequel le président de la République donne force exécutoire à une loi votée par les parlementaires. Par ailleurs, on parle « projet de loi » ou « proposition de loi », c’est lorsque que la loi n’est pas encore votée par le parlement. Ainsi parmi les 6 lois soumises au conseil constitutionnel celle qui nous intéresse c’est la loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique 007-2018 en date du 12 février 2018 relative aux élections des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger plus précisément le paragraphe 3 de l’article 2 de ladite loi qui stipule que, « dans les circonscriptions concernées, ne peuvent être candidats à l’élection des députés représentant les mauritaniens établis à l’Étranger que les personnes qui y résident ». Ce paragraphe a été rétoqué selon toujours les mêmes sources (AMI) par le conseil constitutionnel, car celui-ci n’est pas conforme au préambule de la constitution et à l’article 47 de ladite constitution.
Aux termes de l’article 47 de la constitution du 20 juillet 1991 modifiée en 2017, « les députés à l’Assemblée nationale sont élus pour cinq (5) ans au suffrage universel direct. Les mauritaniens établis à l’étranger sont représentés à l’Assemblée Nationale. Sont éligibles au mandat de député tous les citoyens mauritaniens jouissant de leurs droits civils et politiques âgés de vingt-cinq (25) ans au moins ». Sans doute, le paragraphe 3 de l’article 2 la loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique 007-2018 en date du 12 février 2018 relative aux élections des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger va à l’encontre de l’esprit de l’article 47 de la constitution. C’est sur cette disposition que le conseil constitutionnel a fondé et motivé sa décision de rejet. Ce qui est tout à fait légal et rarissime dans un pays où une loi est votée à chaque trois quarts d’heure, et les projets de lois sont votés à l’Assemblée nationale comme une lettre qui passe à la poste tout comme le contrôle de constitutionnalité de lois. Cette inflation normative a d’ailleurs rendu certaines normes obsolètes et caduques. En étant légaliste, je dirais que c’est pour la première à ma connaissance que les 9 sages du conseil constitutionnel ont très bien joué les jeux légalistes et respecté la légalité constitutionnelle. A cet effet, toute disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut plus être promulguée ni mise en application selon l’article 87 de la constitution du 20 juillet modifiée en 2017. Ce qui revient à dire que la loi peut être promulguée partiellement si les articles non conformes sont séparables de l’ensemble du dispositif. Il est à noter aussi que les décisions rendues par l’organe constitutionnel ne sont pas susceptibles de quelconque recours. Elles s’imposent d’office. Par ailleurs, je dois souligner que même si le paragraphe 3 de l’article 2 de la loi organique 007-2018 en date du 12 février 2018 relative aux élections des députés représentant les mauritaniens établis à l’étranger est anticonstitutionnel, et est rejeté par nos sages. Il est tout de même important de noter que ce paragraphe 3 de l’article 2 est une mesure de bon sens pour moi, qu’à l’avenir le gouvernement doit travailler là-dessus afin de trouver les voies et moyens pour le rendre conforme à la constitution. Ce qui permettrait d’éviter les parachutages de certains mauritaniens pour le seul but d’être élu député à l’Assemblée nationale sans avoir aucune idée sur ce que vivent les mauritaniens de la diaspora. Comme ce fut le cas d’ailleurs en Mauritanie ; certains mauritaniens quittent au nord pour aller se faire élire au sud (avec l’achat des voix) sans avoir aucune idée sur le quotidien de ces populations pauvres. Ainsi, je complèterai même le paragraphe 3 de l’article 2 de ladite loi qui stipule que, « dans les circonscriptions concernées, ne peuvent être candidats à l’élection des députés représentant les mauritaniens établis à l’Étranger que les personnes qui y résident » fiscalement depuis plus de deux ans et qui justifient d’une situation administrative régulière du pays résident. Je pense que cela permettrait d’éviter d’élire dans notre auguste Assemblée nationale des députés fantômes qui ne disposeraient d’aucune légitimité pour défendre les mauritaniens établis à l’étranger.
Boubou BA Docteur en droit de l’Université Paris-Nanterre Membre du CHAD à l’Université Paris-Nanterre Juriste au palais de justice de Pontoise pôle référé
Initiatives News – A Rosso où il vient d’effectuer une visite éclair dans le cadre d’une précampagne qui ne dit pas son nom, le président de la République apparemment gêné voire même excédé par les déclarations triomphalistes de ses soutiens plus prompts à jouer aux laudateurs qu’à mouiller la chemise et contribuer à la mise en œuvre de son ambitieux programme.
Comme il l’a déjà fait à Ouadane, à l’ENJAM et tout dernièrement à Tichit, à Rosso, Ghazouani a fait une intervention atypique qui va à contre courant des discours politiciens, dithyrambiques et le plus souvent creux et en porte-à-faux avec la réalité, distillés à tout-va par de soi-disant soutiens qui rivalisent de zèle pour demeurer dans les bonnes grâces du maître de céans.
En faisant son autocritique au cours de la réunion des cadres à Rosso et en optant pour une rupture totale avec la langue de bois, en se rendant à l’évidence et en reconnaissant les déficits au niveau de plusieurs secteurs gouvernementaux, Ghazouani a coupé l’herbe sous les pieds de ses ministres et autres grands décideurs de la haute administration qui, dans leurs discours quotidiens transforment par on ne sait quelle alchimie toutes leurs actions et celles du gouvernement en pépites d’or.
Pas de place pour l’erreur. C’est à croire que le mauritanien lambda n’a rien à envier à Alice au pays des merveilles.
Or, il n’en est rien bien entendu. La réalité est tout autre et cela transparaît en filigrane dans le discours du chef de l’Etat qui délivre là un précieux message pour sa garde politique rapprochée, aux membres de son gouvernement qui doivent comprendre que ce n’est pas avec les beaux discours frisant souvent la démagogie qu’on construit un pays. Au contraire c’est par des actes concrets, des projets bien ficelés, une vision claire et une gestion au dessus de tout soupçon des deniers publics, qu’on arrive à faire bouger les lignes.
On aura également toujours besoin de cette dose d’autocritique. Le président de la République a donc bien fait de jeter un cheveu dans la soupe. En espérant que son intervention fera figure de jurisprudence, nos ministres et autres dirigeants ne doivent plus être plus royalistes que le roi.
Ils doivent profiter de cette brèche pour, dorénavant, parler honnêtement et objectivement de la réalité. C’est ce qu’on attend d’eux. Personne ne les oblige à faire autrement. Pas le Président de la République en tout cas, qui n’a pas besoin de ces guirlandes de fleurs qu’on lui jette à longueur de journée. Ce n’est ni dans son intérêt ni dans l’intérêt du pays.
• En lien YouTube l’élément vidéo du blogueur SD contenant le discours public du député Biram Dah Abeid à Dafort 02/02/2023
Il est sans conteste l’homme public qui aura plus parcouru le territoire mauritanien depuis une décennie. Biram sonne au cœur du peuple profond. Cette figure emblématique du militantisme droit-de-lhommiste pacifique en Mauritanie, est à l’aise avec toutes les communautés nationales. Député national à l’assemblée depuis 2018, le natif de la région du Trarza, récipiendaire de nombreuses distinctions internationales dont le Prix Onusien 2013 pour la défense des droits humains, ne se reconnaît pas une star ointe d’infaillibilité en Tout, mais plutôt une étincelle phare qui scintille l’Espoir pour un État de droit plein et entier.
Le candidat arrivé deuxième aux présidentielles de 2014 et 2019 derrière les candidats du système militaro-politique qui domine le nœud régalien de l’état mauritanien depuis un certain 10 juillet 1978 (premier coup d’état militaire qui renversa feu Moktar Ould Daddah). Ce système qui refuse de lui reconnaître une émanation légale de son aura politique et sociale qu’on ne peut contester. L’aile politique de sa mouvance, le parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale) subit toujours un blocus ministériel.
Comme dans d’autres régions du pays en d’autres temps, le leader abolitionniste du mouvement IRA-Mauritanie et sa dynamique délégation ont effectué un périple dans la région du Guidimagha. En mission de sensibilisation politique avec le parti Sawab et ses partenaires dans la coalition en consolidation (l’alliance démocratique), le député BDA a visité villes , villages, campements et diverses localités pour prêcher sa vision et son espoir pour une Mauritanie d’égalité et de bonne gouvernance étatique. En ligne de mire, les échéances électorales (municipales, régionales et législatives) annoncées pour les mois à venir, et aussi l’élection présidentielle de 2024. Partout la ferveur des masses était au rendez-vous pour la délégation, ainsi nous espérons le même dynamisme pour les résultats électoraux à venir en faveur des candidats du Droit et de la Justice Citoyenne.
Concernant le volet lié aux frictions sociales dans la communauté sooninké sur la question de l’esclavage par ascendance, j’ose reconnaître que le député Biram mérite le soutien de tous les progressistes pour épauler son courage et sa finesse d’engagement sérieux pour servir la paix et la justice. Ainsi si tous députés et tous les élus d’une manière générale issus de la communauté sooninké avaient opté franchement et courageusement pour parler avec pédagogie aux uns et aux autres du fond problématique de cet esclavage sociétal et de la loi, comme l’honorable député Biram Dah Abeid l’a fait, beaucoup de tensions auraient été évitées. Et également les aspirants candidats qui se déclarent tous azimuts sous diverses colorations politiques, seront suivis de près par rapport à leurs positions sur cette tare sociétale (l’esclavage par ascendance et son apologie) dans nos localités. Aucunement on ne pourra prêcher pour l’égalité et la justice à l’échelle nationale et fuir ces mêmes notions dans sa propre communauté sociolinguistique. Cela ne peut pas coller à terme, il faudrait réajuster notre logiciel et soigner notre langage en conséquence ici et là-bas…!
La sérénité sociale intra-communautaire par la justice sociale est gage de tous les projets de développement multidimensionnel dans nos terroirs.
Les progressistes, les vrais, devront oser se libérer et libérer nos personnes âgées « culturellement » esclavagistes d’une part et esclavagisés d’autre part. Pour se faire, il faut impérativement démasquer les hypocrites qui font et laissent faire l’abjecte promotion sociale de cet esclavage coutumier la nuit et jouent à l’esprit ouvert le jour face une autre audience. D’ailleurs ce sont eux qui piégent les personnes âgées dans un engrenage provocateur par les coutumes esclavagistes et discriminatoires dans les villages.
En observant de près, quand les uns et les autres, les « culturellement » esclavagistes et les abolitionnistes sooninkés rencontrent et confessent auprès du député BDA, ils expriment leur espoir en lui pour contribuer à atténuer les frictions ou les solutionner même. Une approche qui dénote une certaine appréciation morale et d’espoir sur sa personnalité.
Son Excellence Monsieur le Président, La diaspora Mauritanienne dans le monde a lu avec consternation l’arrêté conjoint Numéro 000140 du ministère des affaires étrangères et de la coopération et du ministère de l’intérieur et de la décentralisation en date du 26 janvier 2023, portant établissement de la liste des pays concernés par le vote des mauritaniens établis à l’étranger pour les futures élections législatives. Seuls deux ministres ne peuvent décider à leur guise d’un découpage électoral, de surcroit discriminatoire, de mauritaniens vivant à l’étranger. Ils évoquent l’ouverture d’un seul bureau de vote en France et que sur l’ensemble du continent Africain, les mauritaniens ne pourront voter qu’en Gambie, en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau. Nous sommes certains que vous ne trouvez pas cette démarche démocratique. Il en est de même pour le vaste continent Américain et Asiatique où les votes ne seront respectivement possibles qu’aux Etats Unis d’Amérique, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis et au Qatar.
Son Excellence Monsieur le Président, Nous vous demandons d’user de votre pouvoir en qualité de Président pour exiger qu’un bureau de vote soit ouvert dans chaque pays accréditant un ambassadeur ou un consul de Mauritanie. Nous protestons vigoureusement contre ce découpage électoral et souhaitons que la décision y afférente soit annulée.
Paris le 30 Janvier 2023
Parti pour la Refondation de l’Action Globale (RAG) section France
Ampliations :
• CENI • Premier Ministre • Ministère des affaires étrangères et la coopération • Ministère de l’intérieur • Aux partis politiques de l’opposition comme la majorité présidentielle • Aux institutions internationales : Union Européenne, Nations Unies, Union Africaine, Parlement Européen.
Elections 2023 Mauritanie : interview de Bocar Oumar Bâ, candidat AJD-MR-FPC en France
Au lendemain de la révélation des autorités de Nouakchott des 8 pays dont les expatriés vont voter en mai prochain, le candidat de l’AJD-MR-FPC en France s’est livré à Kassataya pour se présenter avant d’expliquer ses motivations et ses engagements pour les prochaines législatives. L’occasion pour Bocar Oumar Bâ de revenir sur la situation politique inquiétante en Mauritanie et le scandale de la cartographie électorale qui ne date pas d’aujourd’hui.
« De cette disposition, si elle était retenue, découlent des politiques publiques qui ne peuvent que prendre en compte, à la fois les préoccupations de la diaspora dans ses intérêts catégoriels, et les besoins de notre pays de compter sur les ressources humaines de la diaspora… »
Kassataya : pouvez-vous vous présentez ?
• Bocar Oumar Bâ : je suis originaire de la ville de Kaëdi où j’ai passé une grande partie de mon enfance et de ma jeunesse ; même si les péripéties de la vie de fonctionnaire de mon père ont voulu que je sois né à Mbagne. Ma famille reste d’ailleurs très attachée à la ville de Mbagne et à toute la zone environnante.
J’ai fait mes études primaires, mon collège et une bonne partie de mon lycée dans ma ville de Kaëdi. J’ai dû cependant passer mon bac dans la capitale en raison de circonstances militantes qui m’avaient conduit à être transféré au lycée arabe de Nouakchott durant les années de braise (1990).
C’est à partir de là que j’ai envisagé de continuer mon engagement militant commencé au collège et au lycée de Kaëdi, en m’investissant au sein de l’Alliance pour une Mauritanie Nouvelle (AMN) dès sa création en 1991. A l’époque, ce mouvement semi-clandestin constituait une des sensibilités au sein du principal parti de l’opposition naissante : le FDUC, devenu UFD, puis UFD/EN avec l’arrivée de Ahmed Ould DADDAH. Je n’ai jamais dévié de ce courant politique. Je l’ai suivi dans son parcours au sein d’autres partis comme AC de Messaoud O. BOULKHEIR, comme dans sa mutation en parti politique reconnu, l’AJD, devenu aujourd’hui l’AJD-MR. Depuis le dernier congrès de mon parti, j’occupe la fonction de porte-parole.
Que vous dire d’autre, si ce n’est que je suis de formation philosophe, anthropologue et sociologue ? Je suis marié et père de famille et vis depuis bientôt 25 ans à Strasbourg où je travaille comme cadre en protection de l’enfance, et formateur à mes heures perdues à l’Ecole Supérieure de Praxis Sociale de Mulhouse sur les thématiques de la médiation ethnoclinique et de la sociologie de l’immigration.
Kassataya : qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter comme candidat aux prochaines législatives ?
• Bocar Oumar Bâ : cette décision a été mûrement réfléchie. Je crois profondément en la capacité de la parole politique, lorsqu’elle est incarnée de la bonne manière et portée par les bonnes personnes, à produire du changement. Or il me semble que le rôle d’un parlementaire, de par même son étymologie, est de porter cette parole dans l’hémicycle en vue de changer les choses. Je pense être arrivée à un âge et avoir capitalisé une expérience politique qui m’autorise à me penser légitime pour prétendre à cette tribune. Les idées que j’ai toujours défendues de différentes façons sur le plan national et les préoccupations de la diaspora mauritanienne, notamment en Europe, mériteraient qu’on les porte avec force et vigueur à l’assemblée nationale. J’ai la faiblesse de penser que je pourrais endosser ce sacerdoce. Mes camarades politiques de la section AJD-MR Europe ainsi que ceux de la fédération FPC me soutiennent dans cette démarche. Et le mouvement de soutiens qu’on enregistre tous les jours sur le terrain me conforte dans ce choix. J’espère fédérer autour de ma candidature au-delà de notre coalition immédiate pour donner la chance à l’opposition de battre ici le système. Nous y travaillons et j’ai bon espoir que la raison l’emporte sur les passions et les tentations aventurières.
Kassataya : quels arguments avez-vous contre les autres candidats de l’opposition et de la majorité ?
• Bocar Oumar Bâ : je n’ai pas d’argument contre qui que ce soit de l’opposition ni de la majorité. En revanche j’ai plein d’arguments en faveur de ma candidature. Mon principal argument est celui de mon projet qui s’adosse à une proposition forte et novatrice concernant la diaspora mauritanienne.
Si j’étais élu, je formulerais à l’assemblée nationale une proposition de loi visant à faire de la diaspora mauritanienne une 14ème région. Cela aboutirait alors à la création d’un Haut Conseil de la Diaspora subdivisé en départements en fonction des zones de concentration des mauritaniens. Dans cette hypothèse, nous aurions par exemple en France un département composé de représentants d’associations villageoises ainsi que de la société civile, et des personnes désignées par l’état qui travaillent de concert avec le consulat en vue de régler les problèmes administratifs de nos compatriotes et de formuler ensemble et de soutenir des projets de développement. Croyez-moi cette proposition ne relève pas d’une fantaisie de l’esprit, mais d’un véritable changement de paradigme concernant notre manière de percevoir nos citoyens installés à l’étranger. De cette disposition, si elle était retenue, découlent des politiques publiques qui ne peuvent que prendre en compte, à la fois les préoccupations de la diaspora dans ses intérêts catégoriels, et les besoins de notre pays de compter sur les ressources humaines de la diaspora, notamment dans sa capacité à fournir une vraie expertise en matière de coopération décentralisée et de soutien aux collectivités locales, et de mobilisation des fonds des caisses villageoises en Europe pour soutenir des projets locaux.
Le jour où notre pays réussira à mieux considérer sa diaspora, celle-ci deviendra pour lui un atout majeur de développement. C’est donc ce projet phare que je déclinerai en propositions concrètes qui fait ma différence dans cette campagne.
« Aujourd’hui la cartographie électorale décidée unilatéralement par le pouvoir au sujet de la diaspora suit la même logique de discrimination des zones de présence de nos ressortissants négro-africains »
Kassataya : quelle lecture faites-vous de l’opposition à trois mois des élections ?
• Bocar Oumar Bâ : je dois avouer qu’elle est dans un état peu reluisant. Son impréparation générale est patente. En atteste sa cécité face aux mesures déjà prise pour lui voler les élections. La cartographie électorale en soi en Mauritanie est un scandale permanent. Des régions à très faible densité démographique, parce qu’elles sont habitées par nos compatriotes arabes, sont représentées par plus d’élus que des régions de très fortes densités démographiques, généralement négro-africaines. Cela n’est un secret pour personne. L’opposition antisystème qui fait généralement ses meilleurs scores dans ces régions demeure impuissante et sans réaction significative face à cet état de fait.
Aujourd’hui la cartographie électorale décidée unilatéralement par le pouvoir au sujet de la diaspora suit la même logique de discrimination des zones de présence de nos ressortissants négro-africains. Comment comprendre autrement qu’on ouvre des bureaux de vote en Gambie et en Guinée Bissau où il y a une forte diaspora maure commerçante, et pas au Sénégal proche ? Comment comprendre que pour toute l’Europe il ne soit ouvert de bureau de vote qu’en France, et aucun en Belgique et en Espagne qui regorgent pourtant de mauritaniens. Mais ils ont le défaut d’être surtout noirs, pour parler sans détour. L’opposition devrait dénoncer de manière forte et concertée ce scandale. Mais pour l’instant le climat semble hélas être à la résignation.
Kassataya : l’alliance CVE-CVE-VR peut-elle faire de bons résultats aux élections ?
• Bocar Oumar Bâ : au-delà des résultats qu’elle pourrait produire, cette alliance est avant tout naturelle. Nous n’avons pas à ma connaissance de divergences sur la ligne politique et avons défendu le même projet politique lors de la dernière présidentielle durant laquelle j’étais le porte-parole Europe du candidat KHB, paix à son âme. C’est vous dire qu’une telle alliance, si elle n’était pas polluée par des considérations éloignées des enjeux, a d’abord l’avantage de ne pas confondre et disperser inutilement notre électorat qui est le même partout.
Kassataya : êtes-vous inquiet de la situation politique actuelle en Mauritanie ?
• Bocar Oumar Bâ : ce qui serait inquiétant c’est de ne pas être inquiet.Notre pays est dans une situation géopolitique et géostratégique qui l’expose à tous les vents remuant l’instabilité. La présence des mouvements djihadistes dans la sous-région trouve des résonnances dans les relents de conservatisme social et religieux qui gagne de plus en plus notre société. Face à cela, nous avons un système de gouvernance politique qui, depuis des décennies, s’emploient à l’accentuation des discriminations, nous éloignant de l’idée même de nation, a fortiori de celle d’unité nationale.
Dans ces conditions, le défaut d’unité nationale ne peut qu’être un facteur affaiblissant face aux menaces extérieures. Sur le plan purement politique, nous assistons à une pérennisation et à une banalisation du pouvoir militaire paré de costume civil. Et parce que ce sont des militaires qui nous dirigent, ils se rendent incapables de régler la question cruciale de crimes de génocide issus des années de braise dont un certain nombre de présumés auteurs ont encore de hautes fonctions dans l’armée.
La situation de l’opposition qui n’a pas encore réglé la question fondamentale de ses lignes de démarcation politiques rend encore plus illisible la situation. Qui est d’accord avec quoi et avec qui ? C’est là où la proposition du président IMS consistant au dialogue de l’opposition pour faire la part des choses entre ceux qui sont pour l’alternance au pouvoir et ceux qui sont pour une vraie alternative au système me parait bien à propos.
Kassataya : est ce que ces élections ou l’opposition est divisée peuvent faire bouger les lignes ?
• Bocar Oumar Bâ : tout dépend de quelles lignes nous parlons. En tous cas s’il s’agit de lignes de fond, celles qui consistent à secouer le système de manière significative, je ne le pense pas. Car pour cela, comme j’ai dit avant, cela supposerait que nous sachions qui est système et qui est antisystème dans l’opposition. Je crois que l’opposition a peu de temps pour clarifier les divergences que j’ai nommées. Par conséquent, pour un certain nombre de mouvements et partis il ne s’agirait que de regroupements basés sur de la pure mécanique électorale. Dieu merci, nous concernant, avec la CVE/VR et je l’espère bientôt avec la CVE et peut-être même avec le RAG ce ne serait pas le cas.
Propos recueillis par Chérif Kane, journaliste à Rouen
Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. Dah Ould Abdel Jelil, a supervisé, vendredi après-midi, le lancement officiel du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL) au niveau des trois wilayas de Nouakchott.
A cette occasion, le président de la CENI s’est informé directement sur le processus d’enregistrement des citoyens âgés de 18 ans et plus sur la liste électorale.
A l’issue de ce tournée effectuée au niveau des moughataas du Ksar, de Darnaim et d’Arafat, le conseiller en charge de la communication et porte-parole officiel de la CENI, M. Mohamed Takhiyoullah Led’hem, a fait une déclaration à l’AMI dans laquelle il a souligné que le RAVEL qui vient d’être lancé se distingue par son caractère exhaustif et permet l’enregistrement de tous les citoyens à partir du l’âge de dix-huit ans et plus, avec la réinscription de nouveau de tous les citoyens qui étaient inscrits auparavant sur les listes électorales.
Il a ajouté que, cette fois, la possibilité de s’inscrire à distance a été introduite. Elle permet à tout citoyen de se faire enregistrer depuis le centre le plus proche de lui, en spécifiant le lieu et le bureau de vote dans lequel il souhaite s’inscrire et voter dans la wilaya, moughataa et bureau de son choix à travers le pays.
Le porte-parole de la CENI s’attend à une augmentation de la liste électorale pour cette année – selon des estimations préliminaires – d’environ 900 000 voix, compte tenu du nombre officiel du recensement électoral précédent, qui s’élevait à 1 500 000 voix.
Et il a indiqué qu’à la lumière de cette mise à jour numérique et statistique actuelle, l’importance du RAVEL résulte de larges et récentes consultations entre le gouvernement et les partis et formations politiques, qui se reflètent positivement sur l’élargissement de la liste électorale.
En ce qui concerne les colonies mauritaniennes à l’étranger, M. Mohamed Takhiyoullah Led’Hem a expliqué qu’un arrêté spécial a été publié spécifiant les pays dans lesquels les citoyens résidant à l’extérieur seront enregistrés au niveau de quatre continents, comme suit :
– Asie : Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Qatar,
– Afrique : Guinée-Bissau, Gambie et Côte d’Ivoire,
– Europe : France,
– Amérique du Nord : les États-Unis d’Amérique.
Le Président de la Commission électorale indépendante était accompagné du Secrétaire général de la Commission et de plusieurs de ses membres.
Une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l’armée a entraîné une série de démissions de hauts-responsables ukrainiens ce mardi. Cinq gouverneurs régionaux ont dû quitter leur poste en plus du chef adjoint de l’administration présidentielle et du procureur général adjoint. Une série de hauts responsables ukrainiens ont été démis de leurs fonctions mardi dans la foulée d’une affaire de corruption concernant des approvisionnements de l’armée, premier scandale de cette ampleur depuis le début de l’invasion russe. Au total, cinq gouverneurs régionaux, quatre vice-ministres et deux responsables d’une agence gouvernementale vont quitter leurs postes, en plus du chef adjoint de l’administration présidentielle et du procureur général adjoint. Le président Volodymyr Zelensky avait annoncé dès lundi soir « des décisions relatives au personnel » concernant « des cadres de différents niveaux dans les ministères et autres structures du gouvernement central, dans les régions et dans le système d’application de la loi ».
Cette vague de départs arrive au moment où Kiev réclame à ses alliés occidentaux, dont le soutien militaire et financier est crucial, des centaines de chars modernes et d’autres armements pour une nouvelle offensive sur le front. A l’origine du remaniement, un scandale portant sur un contrat signé par le ministère de la Défense à un prix présumé surévalué et portant sur les produits alimentaires destinés à ses soldats. Selon une enquête du site d’information ZN.UA, ce contrat de 13 milliards de hryvnias (environ 324 millions d’euros) a été passé avec des prix « deux à trois plus élevés » que les tarifs actuels en vigueur pour les produits alimentaires de base.
• Vacances en Espagne
En conséquence, le vice-ministre de la Défense Viatcheslav Chapovalov, en charge de l’appui logistique des forces armées, a été démis mardi de ses fonctions. Pourtant, lundi, le ministre Oleksiï Reznikov avait assuré que le scandale relevait d’une « attaque informationnelle artificielle » fondée sur un « faux prétexte ». Si aucune lien n’a été établi entre les autres responsables sur le départ et ce scandale, certains ont été accusés ces derniers mois d’autres infractions ou faux pas.
Le chef adjoint de l’administration présidentielle Kyrylo Tymochenko, l’un des rares collaborateurs du président présent depuis son élection en 2019 et qui supervisait notamment des projets de reconstruction, a été accusé en octobre d’avoir utilisé un véhicule tout-terrain donné à l’Ukraine par le groupe américain General Motors. Après ces révélations, il avait assuré avoir transmis le véhicule aux besoins du front.
Le procureur général adjoint Oleksiï Simonenko a lui été accusé d’être récemment parti en vacances en Espagne alors que les déplacements à l’étranger, sauf à des fins professionnelles, sont interdits pour les hommes en âge de combattre. Les gouverneurs des régions de Dnipropetrovsk (centre) Valentin Reznitchenko, de Zaporijjia (sud) Oleksandre Staroukh, de Soumy (nord) Dmytro Jivytsky, de Kherson (sud) Iaroslav Ianouchevitch et de la capitale Kiev, Oleksiï Kouleba, ont aussi quitté leurs postes.
• Fraude sur les générateurs Valentin Reznitchenko a été accusé par plusieurs médias en novembre d’avoir attribué des contrats sur la réparation de routes portant sur des dizaines de millions d’euros à un groupe co-fondé par sa petite amie travaillant comme coach fitness. Selon des informations de presse, son nom et celui de ses collègues des régions de Soumy, Kherson et Zaporijjia figurent dans des enquêtes judiciaires. Oleksiï Kouleba pourrait lui, selon la presse, rejoindre l’administration présidentielle.
Enfin, Anatoliï Ivankevitch et Viktor Vychniov, tous deux chefs adjoints du service ukrainien des transports maritimes et fluviaux, ont également été démis de leurs fonctions. D’autres limogeages avaient précédé les départs de mardi en Ukraine, pays classé à la 122e place sur 180 sur l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International en 2021.
Dimanche, le ministre adjoint des Infrastructures Vassyl Lozinsky avait été arrêté, accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 400.000 dollars pour « faciliter » l’achat de générateurs à des prix gonflés, alors que le pays est confronté à de vastes coupures d’électricité suite aux frappes russes contre ses infrastructures énergétiques. Pavlo Galimon, le chef adjoint du parti présidentiel « Serviteur du peuple », a lui été limogé lundi, sur fond d’accusations de corruption liée à l’achat d’une propriété à Kiev pour un montant supérieur à ses revenus déclarés.
L’UE a fait des mesures anticorruption une réformes clé devant être mise en œuvre par l’Ukraine si elle souhaite accéder au statut de candidat à l’adhésion au bloc européen. Selon le think tank ukrainien Centre for Economic Strategy, le montant total de l’aide occidentale (financière, militaire, etc) à l’Ukraine pourrait atteindre au total 100 milliards de dollars en 2023, dont plus de 40 milliards uniquement pour ses forces armées.
Ibrahima Moctar Sarr a fait cette déclaration, jeudi 19 janvier, lors de l’ouverture du 1er congrès ordinaire de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR), à Nouakchott.
« On reproche à l’AJD/MR de ne s’intéresser qu’à des questions relatives à la situation des négroafricains à savoir la question de l’exclusion, les problèmes de l’état-civile, le passif humanitaire et ses corolaires, le problème des terres de la Vallée, etc. En vérité, nous estimons que les négro-africains veulent avant tout être considérés comme des citoyens à part entière », a-t-il déclaré.
« S’ils partagent avec la grande masse des autres mauritaniens, le lot des déshérités du système, ils sont les seuls à vivre l’exclusion au plan culturel voire médiatique, la déportation et le bannissement dans leur propre pays », a ajouté le président de l’AJD/MR.
« Si l’économie du pays est florissante, ils n’en bénéficient pas, l’école est le lieu où leur exclusion a été programmée, pour preuve, la dernière loi sur l’éducation nationale ou on veut utiliser les langues nationales dans le système sans les officialiser c’est un leurre. Les négro-africains ne gèrent même plus les deniers publiques pour pouvoir les détourner. Ils sont dans la situation d’un malade mourant qui n’a plus faim, ni soif, ils ne pensent pas aux plaisirs de la vie, ils veulent simplement ne pas mourir bêtement en tant qu’individu, en tant que communauté, en tant que peuple qui a eu une histoire multiséculaire et qui veut sauvegarder son droit à la différence », a encore martelé Ibrahima Moctar Sarr.
M. Sarr a enfin invité « les justes des autres communautés [à se mettre] en première ligne avec nous comme l’avaient fait les blancs sud-africains contre l’Apartheid, les blancs américains contre la ségrégation raciale et certain blancs européen contre la colonisation », avant de rappeler que « l’AJD/MR avec la désillusion léguée par le régime sortant n’a jamais versé dans la surenchère ou dans l’extrémisme suicidaire ».
Lors de son discours, le président de l’AJD/MR a dit regretter n’avoir pas pu atteindre « les objectifs que nous nous étions fixés pour la déconstruction du système en place et le règlement définitif de la question de cohabitation avec l’apurement du passif humanitaire pour créer les conditions de l’avènement d’un régime démocratique et égalitaire ou tous les fils de ce pays auront les mêmes chances de s’épanouir ».
« Nous ne nous sommes pas trompés d’objectifs mais les moyens et les méthodes que nous avons utilisées jusqu’ici ne sont pas efficaces. J’invite alors la jeunesse qui doit prendre la relève à être plus imaginative et plus audacieuse car entre exister et ne pas exister : THAT IS THE QUESTION », a conclu Ibrahima Moctar Sarr.
Ce premier congrès de l’AJD/MR s’achève le 21 janvier.
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