● Conférence de presse «Coalition de l’Alternance» : Birame et Ould Horma consolident leur alliance avec l’apport de la CVE, Mithaq, AFCD et AJD/MR

Alors qu’elle devait annoncer d’importantes informations sur la « Coalition de l’Alternance », la conférence de presse organisée par le parti SAWAB, IRA/RAG et d’autres partis et mouvements le jeudi 12 janvier 2023, s’est finalement transformée en diatribes contre le pouvoir de Ghazouani et les velléités de son Ministre de l’Intérieur de rétrécir les libertés publiques.

Prévue à 11 heures le jeudi 12 janvier 2023 à l’hôtel Azalaï de Nouakchott, la conférence de presse organisée par la « Coalition de l’Alternance » ne s’est tenue en fin de compte qu’aux environs de 16 heures.

La police interrompt la conférence

Selon les organisateurs, notamment les dirigeants du parti SAWAB, les formalités administratives avaient été bouclées la veille et le préfet du Ksar avait accordé son autorisation pour la tenue de leur conférence de presse. Le matin, la police se pointe et déclare que l’autorisation de tenir la conférence de presse est annulée, déclarent-t-ils en substance.

Plus tard, le Wali de Nouakchott-Sud leur dira que des informations lui sont parvenues que seuls les militants d’IRA et du parti RAG sont présents à la conférence. Après moult explications, avec forts arguments juridiques à l’appui, l’autorisation est enfin accordée.

Ce retard de près de 5 heures de temps n’a cependant pas démobilisé les militants nombreux mais aussi les journalistes venus couvrir l’évènement.

A l’entame de la conférence, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA, a fustigé l’attitude des autorités, notamment la hargne du Ministre de l’Intérieur, qui selon lui, partage avec l’ancien président, sa propension à fouler aux pieds les lois de la République.

Le ministre de l’Intérieur foule les lois aux pieds

Selon Birame, le Ministre de l’Intérieur devrait préserver les maigres acquis du président Ghazouani qui se résument selon lui à la liberté qu’il accorde à ses opposants de mener leurs activités sans entraves.

Il s’est dit déterminer à mener l’alternance politique dont rêvent les Mauritaniens pris en otages depuis plus de quatre décennies par une oligarchie qui change de tête sans changer de corps, un corps malsain, gangréné par la corruption, le pillage des ressources nationales, la gabegie et la mauvaise gouvernance, le tribalisme, le népotisme et le racisme, a-t-il énuméré en substance.

Pour Birame, l’objectif de toute opposition dans un Etat démocratique, est de créer l’alternance politique et non de vivre de subsides ou d’avantages aux dépens de ses affiliés. Pour lui, son objectif est clair et sans détours, « accéder à la Présidence de la République ». Il est revenu sur les élections présidentielles de 2019, affirmant avec force qu’il y avait un second tour, entre lui et le président actuel.

L’alliance Sawab et IRA/RAG reste imperturbable

A son tour, le président du parti SAWAB, Abdessalam Ould Horma, qui est revenu sur l’incident relatif aux perturbations de la conférence due à l’illégale décision des autorités administratives selon lui, il a réaffirmé le partenariat solide qui le lie au mouvement IRA et au parti RAG. Selon lui, l’administration mauritanienne ayant refusé au président Birame et à ses partisans de disposer de leur propre cadre politique, elle ne peut nullement s’opposer à ce qu’ils candidatent à travers le parti Sawab.

Abdessalam Ould Horma est revenu sur la présidentielle de 2019 pour confirmer les propos de Birame. Selon lui, « les chiffres avancés n’étaient pas les vrais, car il y avait selon nos décomptes, un second tour entre Birame et Ghazouani ». Et d’asséner « la suite, vous la connaissez ».

Grande alliance en perspective

Dans la trame de son intervention, Birame a déclaré que l’objet réel de la rencontre, à savoir l’annonce du lancement de la « Coalition de l’Alternance » est ajournée jusqu’à nouvel ordre. Il a cependant évoqué dans la nouvelle alliance, le parti AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, l’AFCD du professeur Atoumane, le Midhaq des Haratines de Ould Hendeya et la CVE de Bâ Mamadou Alassane, et d’autres mouvements encore. Il a dit son souhait de voir toute l’opposition réunie dans un seul bloc pour vaincre le parti au pouvoir, citant l’UFP, le RFD, l’UNAD, entre autres.

Cheikh Aidara

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2023/01/18/conference-de-presse-coalition-de-lalternance-birame-et-ould-horma-consolident-leur-alliance-avec-lapport-de-la-cve-mithaq-afcd-et-ajd-mr/

● Le «Qatargate» s’impose à la plénière du Parlement européen

Un mois après les révélations sur le scandale corruption «Qatargate» au Parlement européen, les députés se réunissent en session plénière du 16 au 19 janvier. Il est notamment question d’examiner la levée de l’immunité des deux eurodéputés mis en cause.

« Les responsables trouveront le Parlement du côté de la loi. » Dès le début du mois de janvier, la présidente Roberta Metsola l’affirme : son institution fera tout pour aider les enquêteurs. Et cela commence à Strasbourg ce lundi puisque la présidente du Parlement européen doit annoncer, lors de la session plénière, l’ouverture de la procédure pour lever l’immunité des deux députés impliqués dans le Qatargate, l’Italien Andréa Cozzolino et le Belge Marc Taraballa, tous deux sociaux-démocrates.

La commission des affaires juridiques étudiera ensuite le dossier. Ce n’est que le mois prochain, lors de la session plénière de février, que les eurodéputés se prononceront par vote sur la question de la levée de l’immunité des deux parlementaires. Mais à Strasbourg, aucun doute : pas un groupe ne s’y opposera.

Sylvie Guillaume, eurodéputée française PS du même groupe parlementaire (S&D) que les deux mis en cause, pense que cette levée permettra de mieux éclairer cette affaire. « Elle est nécessaire d’une certaine manière, puisque cela permet à ces deux députés de se défendre », fait-elle valoir.

L’élu du Rassemblement national (RN) Jean-Lin Lacapelle appelle à aller même plus loin, avec la mise en place une commission parlementaire. Une demande qui n’a pour l’instant pas été acceptée par le Parlement européen. « Nous avons demandé une enquête, une commission parlementaire […] Nous voulons savoir aujourd’hui qui a été corrompu, à quel niveau, et on va essayer de faire en sorte que les choses aillent très vite. C’est la réputation et l’image du Parlement européen qui est en question », estime l’eurodéputé du RN.

Vers de nouvelles règles de déontologie
Ces prochains jours, chacun devrait plutôt se concentrer sur ses pistes pour renforcer les règles déontologiques des eurodéputés. Pour l’eurodéputée Sylvie Guillaume, les règles existantes doivent être rendues obligatoires et généralisés pour être plus efficaces. « Quand on est par exemple rapporteur pour un texte, on doit fournir ce qu’on appelle une empreinte législative, c’est-à-dire donner à voir les rendez-vous que nous avons pour construire notre point de vue, explique l’élue socialiste. Il faut par exemple que ce genre d’éléments soit généralisé. »

Jeudi 12 janvier, la présidente du Parlement européenne présentait aux présidents des groupes politique son plan de lutte contre les conflits d’intérêts et l’ingérence des pays tiers. L’une des priorités de ce plan en quatorze points est d’interdire aux eurodéputés des activités de lobbyistes à l’issue de leur mandat. La déclaration d’intérêt des eurodéputés serait aussi concernée, par exemple. L’idée, dit notre correspondant à Bruxelles, Jean-Jacques Héry, c’est de rendre celle-ci plus précise concernant les activités professionnelles des députés. Députés qui pourraient devoir communiquer l’ensemble des rendez-vous pris dans le cadre de leur mandat.

Cette volonté de réforme est soutenue par l’ensemble des groupes parlementaires. Il faut dire qu’elle paraît urgente. On a en effet appris hier que l’eurodéputé Marc Tarabella, celui-là même qui devrait voir son immunité levée, n’a pas déclaré un voyage payé par le Qatar en février 2020. Et quelques jours plus tôt, l’eurodéputée socialiste belge Maria Arena avait fait part du même type d’oubli pour une mission effectuée en mai dernier, là aussi au Qatar. Elle avait démissionné dans la foulée de sa présidence à la sous-commission Droits de l’homme. Tous deux disent n’avoir rien à se reprocher mais dans le contexte, cela pousse a minima au renforcement des règles.

©️ via https://www.rfi.fr/fr/europe/20230115-le-qatargate-s-impose-%C3%A0-la-pl%C3%A9ni%C3%A8re-du-parlement-europ%C3%A9en

● Ce que je pense de ce nouveau découpage territorial et de la nouvelle Commune de Diogountouro : Un message à la jeunesse dynamique de cette nouvelle circonscription | Par Dr Boubou BA

Je voudrais d’abord présenter mes vœux sincères aux habitants de la nouvelle Commune de Diogountouro à l’occasion de ce nouveau découpage territorial. Que cette nouvelle circonscription (commune de Diogountouro) vous apporte épanouissement personnel, collectif et professionnel et réalisation des projets, sociaux, économiques, culturels et politiques et nous permette de poursuivre ensemble un élan dynamique vers une démocratie participative et un investissement au bénéfice de la population de cette nouvelle circonscription…

En étant natif de cette nouvelle circonscription, j’ai un droit d’alerte et un devoir de conscientiser la jeunesse sur l’avenir de cette commune et sur les échéances électorales de 2023 qui arrivent. Une commune en pleine mutation, qui est au carrefour de trois frontières (Mali, Sénégal et Mauritanie), dynamique, jeune et riche en termes de terres cultivables…

Ceci étant dit que ce nouveau découpage que moi j’appelle le morcellement de notre territoire qui fut la Commune de Ghabou, une des grandes communes de la région de Guidimakha n’a d’effets que politique. Le pouvoir politique en place a tout simplement morcelé ce territoire (Commune de Ghabou) en petits morceaux afin de pouvoir obtenir de larges ancrages politiques territoriaux dans chacune de ces localités pour défendre le bilan politique du gouvernement. Certes politiquement ce découpage territorial va permettre aux habitants de faire moins de déplacements pour eviter les tracas administratifs (les actes d’état civil). Encore faut-il que le maire ait toutes les prérogatives pour satisfaire les demandes de sa population ? Quand on sait qu’en Mauritanie on a presque dépouillé le maire de ses pouvoirs administratifs voire même les pouvoirs de police. L’exemple typique est celui de l’enrôlement. Aucun maire n’a le pouvoir de faire quoi que ce soit pour aider ses administrés à se faire recenser.

En termes d’économiques et d’investissements ce nouveau découpage n’aura aucun effet positif sur le quotidien de nos populations locales qui ont tant souffert des politiques publiques malmenées depuis des décennies. A cet effet, on vient ajouter la misère à la misère en termes de politiques publiques de gestion economique et d’investissements de ces populations car le budget alloués jadis et les investissements de bailleurs des fonds dans ce territoire font désormais se diviser par cinq voire par dix entre ces différentes circonscriptions. Nous y reviendrons même si l’approche économique et d’investissement n’est pas notre sujet mais plutôt l’approche politique.

En effet, les grecs conçoivent la politique comme une affaire de connaissances et de compétentes. C’est-à-dire on choisit quelqu’un pour bien gérer les affaires (économiques, culturelles, sociales et administratives) de la cité en fonction de ses compétences, de son intégrité morale et psychique.

Diogountouro, à peine ériger en municipalité certains dinosaures du pouvoir actuel ou devrais-je dire ceux qui prônent pour le changement dans la continuité ou encore ceux qui font la politique du ventre commencent à faire incursion sur cette nouvelle circonscription avec des beaux discours qui sonnent en creux et des belles promesses en daraa blanc. Notre commune n’a pas besoin des apprentis sorciers au profit d’un pouvoir qui tâtonne depuis plus de cinquante ans. En ce sens, j’appelle à la responsabilité et à la sagesse de toute la jeunesse dynamique et soucieuse de l’avenir de cette nouvelle Commune à soutenir un candidat jeune et dynamique qui incarne l’espoir, la rupture et le changement démocratique. Soyez vigilants ; ne vous laissez pas berner par les beaux discours et les belles promesses ; choisissez un candidat en fonction de son projet (politique, économique et social), de sa compétence, de sa bonne morale et de son intégrité ; un candidat qui s’engage à lutter contre les inégalités et les injustices sociales ; un candidat républicain qui veille à l’application stricte des lois de la République. En étant un républicain viscéralement convaincu de la bonne gestion de la chose publique de notre commune par les compétences et le dynamisme de jeunes il est de mon devoir d’énumérer quelques critères qui vous aideront à faire votre choix pour le bien de tous.

La politique n’est pas une affaire d’héritage encore moins de clan. En ce sens choisissons un candidat jeune, dynamique et compètent qui sera en mesure demain de défendre les projets de financement et d’investissement devant les institutions politiques et les bailleurs de fonds pour bien de la commune . Un candidat qui sait qu’est-ce qu’un maire et quels sont ses devoirs et ses droits vis à vis de ses administrés et de l’Etat. Evitons les candidats qui n’ont pas des projets politiques et qui pensent que leur élection est synonyme d’un visa Schengen pour aller se déambuler en France ou en Espagne. Evitons également, les candidats de substitutions, de témoignages et les candidats farfelus qui font les jeux du pouvoir et qui ne pensent qu’à se servir au lieu de servir leurs administrés.

Pour ma part, je me suis déjà exprimé ma position par rapport aux échéances électorales de 2023 après avoir fait une observation politique lors de mon séjour au pays. Je soutiens Biram Ould Dah et sa coalition car à mes yeux ils sont les seuls qui incarnent le changement démocratique et la rupture avec les vieux logiciels du système. A cet effet, je soutiendrai avec corps et âme le candidat qui sera désigné par les instances politiques de cette coalition pour briguer un mandat électoral dans la Commune de Diogountouro. Ma position est claire et sans ambiguïté sur ce sujet. Soyons vigilants et lucides dans nos choix afin d’élire un maire competent qui incarne la rupture.

Vive la République Islamique de Mauritanie !!!
Qu’Allah bénisse la Commune de Diogountouro et ses habitats !!!

Boubou BA
Docteur en Droit de l’Université Paris – Nanterre
Membre du Centre d’Histoire et d’Anthropologie du Droit à Paris – Nanterre
Juriste aux référés au palais de justice de Pontoise – France

● Rencontre fructueuse entre la CVE et la CVE/V

CVE/VR – Le lundi 09 janvier 2023, la CVE/VR a reçu une forte délégation de la CVE conduite par son Président, M. Ba Mamadou Alassane. Un grand moment de retrouvailles entre ces deux entités qui partagent ce qu’elles ont de commun : le vivre ensemble.

Les deux entités ont passé en revue plusieurs questions d’intérêt national qui ont abouti à une convergence de vue et une réelle volonté de travailler en parfaite synergie afin de relever ensemble tous les défis de l’heure, en réponse à la forte demande de la base; celle de reconstituer la grande famille du Vivre Ensemble.

Des discussions franches et sincères ont été au menu de cette rencontre de haut niveau qui constitue le prélude d’une forte alliance, en perspective des prochaines échéances électorales.

Visiblement très satisfaits de la profondeur des débats, les deux parties ont convenu de se retrouver dans les meilleurs délais pour donner corps à cette alliance gagnante qui se dessine, au grand bonheur de nos nombreux militants et sympathisants.

Un vœu ardent pour la réunification de nos deux pôles qui partagent les mêmes aspirations pour une Mauritanie debout et réconciliée avec elle-même.

Fait à Nouakchott le 09 janvier 2023


Pour la CVE/VR                                   Pour la CVE,

Le Président Alassane DIA              Le Président Ba Mamadou Alassane

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762308

● L’ancien président Aziz révèle dans un direct ses regrets et ses ambitions…

Sahara Médias – L’ancien président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz est apparu mardi dans un direct sur sa page Facebook pour fustiger et tirer à boulets rouges sur l’actuel régime et notamment le président Ghazouani, le ministre de l’intérieur Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et son frère l’ancien ministre Mohamed Mahmoud O. Mohamed Lemine.

L’ancien président a d’abord évoqué son prochain procès pour corruption, blanchiment d’argent et trafic d’influence, déclarant qu’il s’agit purement et simplement d’un « procès politique », réaffirmant que son problème n’est avec le pouvoir judiciaire mais plutôt avec le pouvoir exécutif et notamment le ministre de l’intérieur.

Plus des deux tiers de ce direct qui aura duré près de 90 minutes a été consacré à la « faiblesse du régime et l’absence du président » mais aussi à défendre son bilan le temps qu’il était resté au pouvoir.

Evoquant son procès prévu à la fin de ce mois, ould Abdel Aziz a dit qu’il s’y préparait ajoutant cependant, à l’adresse des mauritaniens que son adversaire n’est pas le pouvoir judiciaire mais « le pouvoir exécutif qui contrôle la justice ».

L’ancien président s’est attaqué de manière virulente au ministre de l’intérieur Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et son frère l’ancien ministre Mohamed Mahmoud O. Mohamed Lemine les qualifiant de « corrompus », ajoutant qu’il avait limogé ce dernier de l’ambassade de Mauritanie en Arabie saoudite pour avoir résilié le contrat de bail du siège de l’ambassade sans avoir recouru aux ministres des affaires étrangères et des finances.

L’ancien président a accusé l’actuel ministre de l’intérieur d’avoir transformé l’ambassade de Mauritanie en Turquie où il était en poste, en « un centre pour les membres du groupe des frères musulmans, des mercenaires liés à l’étranger sans aucune loyauté à la Mauritanie ».

Il a formulé ses regrets d’avoir soutenu Mohamed O. Cheikh El Ghazouani lors des élections de 2019 reconnaissant avoir commis « une grave erreur » se sentant coupable « pour l’avoir présenté, défendu et rien ménagé pour son accession à la présidence. » considérant que ce qui était arrivé en 2007 s’est renouvelé en 2019.

Ould Abdel Aziz a qualifié le pouvoir du président Ghazouani d’être « absent face à ses responsabilités laissant les choses entre les mains de personnes peu intéressés ni par la chose publique ni par les problèmes des citoyens ».

« Nous sommes les seuls à pouvoir changer cette situation a notamment dit l’ancien président, seul le peuple peut la changer » ajoutant que les prochaines élections constituent une occasion en or pour provoquer un changement.

Dans son long réquisitoire contre le pouvoir en place, l’ancien président reconnait « une grave erreur celle d’avoir remis le pouvoir à ce régime mais je vais corriger mon erreur » appelant les mauritaniens à s’engager au sein du parti « Ribat El Watani » son unique parti.

L’ancien président s’est également attaqué aux partis d’opposition « basés sur des considérations tribales, sur des intérêts et l’appartenance à l’état qui distribue des milliards afin de satisfaire certains et bâillonner les autres ».

Il a révélé avoir eu des contacts pendant deux mois avec le mouvement FLAM, refusant de le qualifier « d’extrémiste » considérant qu’il s’agit plutôt « d’un groupe de citoyens mauritaniens appartenant à un groupe social qui a le plus souffert de l’injustice ».

« Je les ai rencontré à Paris et je connaissais certains d’entre eux, j’ai également travaillé avec d’autres au sein de l’armée et on doit reconnaître que de grave erreurs ont été commises. »

Ould Abdel Aziz a encore dit « nous devons tous nous sacrifier pour construire une nouvelle Mauritanie basée sur la justice débarrassée de l’injustice, une Mauritanie d’égalité ».

L’ancien président est accusé de corruption, de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite en même temps que d’autres personnalités qui ont travaillé avec lui de 2008 à 2019.

Selon les informations disponibles la justice mauritanienne a gelé à ce jour 41 milliards MRO (plus de 100 millions de dollars) dans le cadre du dossier de la décennie dont plus de la moitié appartient à ould Abdel Aziz et à des membres de sa famille.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762310

● Y’a ça chez nous ? | Hors-série #2 : Le cas mauritanien | Ausha | Avec l’interview audio de Dr Sidi NDIAYE

Un élément audio descriptif de près d’une heure, très instructif sur les réalités socio-politiques mauritaniennes.

Le Lien du Podcast : https://podcast.ausha.co/y-a-ca-chez-nous-1/hors-serie-2-le-cas-mauritanien

DESCRIPTION

Dans cet épisode, on sort du triptyque Algérie-Maroc-Tunisie pour se rendre légèrement plus au sud. Direction la Mauritanie, un pays situé au entre le Sahara Occidental revendiqué par le royaume du Maroc, l’Algérie, le Sénégal et le Mali. Pour en parler, Sidi N’Diaye, politiste spécialisé dans les violences politiques, ethnopolitiques et les politiques de réconciliation nationale en Mauritanie.

©️ Source initiale : https://podcast.ausha.co/y-a-ca-chez-nous-1/hors-serie-2-le-cas-mauritanien

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● « Aziz » a tenté de quitter le pays aprés avoir appris la date de son jugement | Selon les autorités de Nouakchott

Essahraa – Les autorités mauritaniennes donnent leur version des faits après que l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a été empêché de quitter le pays mercredi 4 janvier dans la soirée.

Le porte-parole du gouvernement mauritanien, Nani Ould Chrougha, explique qu’une convocation devait lui être remise pour un interrogatoire.

« La journée du mercredi 4 janvier au matin, le tribunal chargé du dossier a informé l’opinion publique par l’affichage public que la date de jugement a été fixée au 25 janvier 2023. Suite à cette publication, partagée sur les réseaux sociaux et relayée par tous les médias, le tribunal a également émis des convocations pour interrogatoire », déclare le porte-parole.

Ce dernier revient sur les faits à l’aéroport menant à la confiscation de son passeport : « À 21h, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est présenté au comptoir d’Air France. Il a fait ses formalités et c’est au comptoir de la police des frontières que les [agents de la police des frontières, NDLR] ont constatés que dans le système, la personne elle-même est objet d’une convocation, qui doit être remise par les services de police judiciaire.

Et aussitôt, ils récupèrent le passeport pour s’assurer de la remise de la convocation au lendemain. Chose qui a été faite. »

Alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Paris, Mohamed Ould Abdel Aziz a été intercepté à l’aéroport de Nouakchott, son passeport lui a été confisqué et il a dû rentrer chez lui. En attente d’un jugement pour des accusations de corruption, l’ancien président mauritanien n’est pourtant plus sous contrôle judiciaire.

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● Référendum 2016 : un stratagème constitutionnel pour un troisième mandat en 2024 | Par Mamoudou Baidy Gaye

Au Sénégal, beaucoup d’observateurs avertis commencent à se demander si la révision constitutionnelle de 2016 n’était juste qu’une ruse de Ndiombor pour acter en 2024, de façon subtile, un troisième mandat pour Macky Sall, après un septennat (2012-2019) et un quinquennat (2019–2024).

A y voir clair, c’est comme si Macky Sall, avec sa dernière tournée économique à Tambacounda, est en train de tester en phase expérimentale le ressenti populaire sénégalais dans son dessein de briguer un troisième mandat présidentiel qui est en train de se profiler à l’horizon en 2024 au Sénégal.

Même si Macky Sall a adopté, pour l’instant, la tactique motus bouche cousue en ce qui concerne sa déclaration officielle de candidature pour la présidentielle de 2024, ses partisans sur les plateaux de télévision et lors de leurs discours publics se sont mués en chevaux de Troie pour cette cause du troisième mandat en étant des ballons de sonde pour tester l’opinion populaire sénégalaise.

Des partisans de Macky Sall d’aujourd’hui et des anciens « caïmans » et « renégats » politiques du régime de Me Abdoulaye essaiment au tour de leur ancien numéro 2 du parti démocratique sénégalais (PDS) avec comme volonté cupide de continuer le festin avec ce qu’ils qualifient comme deuxième quinquennat et non de troisième mandat.

Le premier mandat de président de Macky Sall a été marqué par cette fameuse Loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution qui avait pourtant renforcé l’image du Sénégal au niveau international.

Le 20 Mars 2016, le président Maky Sall avait appelé les citoyens sénégalais à un énième référendum après celui de 2001. Macky Sall avait ainsi affirmé sa volonté de promouvoir des réformes visant à moderniser le régime politique, à renforcer la bonne gouvernance ainsi qu’à consolider l’État de droit et la démocratie.

C’est pourquoi il avait invité les Sénégalais à se prononcer sur un projet de réformes constitutionnelles de 15 points. Durant ce rendez-vous, le ‘’Oui’’ l’emportera à hauteur de 64,54%. Il s’agissait entre autres de ces réformes :
1. la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;
2. la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;
3. la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;
4. la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leurs ressources naturelles et leur patrimoine foncier ;
5. le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;
6. la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel ;
7. le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;
8. la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés ;
9. l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques ;
10. la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation ;
11. l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de cinq (5) à sept (7) ;
12. la proposition par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel ;
13. l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant la Cour d’appel ;
14. la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration ;
15. l’intangibilité des dispositions relatives au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du Président de la République.

Malheureusement en Afrique, les textes sont bien écrits, mais leur application pose toujours beaucoup de problèmes avec la pluralité des interprétations et les intentions de se maintenir au pouvoir vaille que vaille.

En outre, nous notons, sous le régime du président Macky Sall, beaucoup d’arrestations du côté des journalistes, des membres de la société civile et même des membres de l’opposition avec la négation presque dictatoriale des droits des citoyens sénégalais à exprimer leur opinion sur les réseaux sociaux.

Des dérives autoritaires qui sont à l’origine aujourd’hui de la montée d’adrénaline de la crispation politique au pays de Senghor, Diouf et Wade.

Sur la situation sociale, la corde est devenue aussi raide avec la conjoncture mondiale post Covid 19 et la guerre Russie-Ukraine. Autant de facteurs qui risquent de plonger davantage le Sénégal dans une crise profonde et multiforme.

La pomme de discorde est née de ce stratagème constitutionnel de 2016 bien ourdi sur la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel.

Le président Macky Sall a déjà affirmé publiquement qu’il ne briguera pas un troisième mandat, mais, l’onde de choc devient chaque jour de plus en plus envahissant face à une l’opposition de plus en plus radicale qui clame le contraire. Ces divergences peuvent être une sérieuse menace pour la préservation de la paix au Sénégal qui a pourtant toujours échappé aux convulsions nées des crises qui secouent l’Afrique depuis les indépendances.

Mamoudou Baidy Gaye

©️ Via http://fr.alakhbar.info/16696-0-Referendum-2016-un-stratageme-constitutionnel-pour-un-troisieme-mandat-en-2024.html

● Lancement des États Généraux de la Justice : discours du Président de la République

AMI – Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé sa détermination à prendre en compte les résultats des États Généraux de la Justice, qui ont débuté, jeudi à Nouakchott, dans ses efforts visant à développer continuellement notre appareil judiciaire dans le but d’ancrer un système judiciaire professionnel, juste et équitable; un système qui consacre l’État de droit, garantit les droits et libertés, et constitue une source de réconfort pour tous, aussi bien, à l’intérieur, qu’à l’étranger.

Voici le texte intégral du discours du Président de la République à l’ouverture des États Généraux de la Justice :

Monsieur le Premier ministre;

Monsieur le président du Conseil Constitutionnel;

Monsieur le Chef de file de l’Opposition démocratique;

Mesdames et Messieurs les ministres;

Messieurs les magistrats;

Messieurs les avocats;

Mesdames et Messieurs les travailleurs dans le secteur de la Justice;

Honorables invités;

Paix, miséricorde et bénédictions de Dieu sur vous;

De par sa nature même, l’action humaine n’est pas sans défauts et insuffisances, ce qui requiert souvent un examen critique régulier; examen qui est la porte d’entrée vers le progrès et l’émancipation des sociétés. Il est, aussi, la base de la recherche continue pour ce qui est plus complet et plus affiné que ce qui existait déjà.

L’urgence de cette nécessité de révision est souvent aussi importante au même niveau qu’un travail considérable dans la vie des sociétés et des peuples.

Rien n’est plus influent et n’est plus centralisé dans la vie de l’individu et de la société que l’action judiciaire. Cela est dû au fait que c’est à elle que la tâche d’appliquer la justice est confiée. Elle représente, à cet égard, le pilier de la poursuite du contrat social, le pilier de la paix sociale, tout comme elle est la base de l’unité nationale et de la cohésion sociale.

Elle statue sur les litiges, permet l’exercice des droits, établit le principe de l’égalité des citoyens devant la loi et protège leur dignité, leurs droits et leurs libertés. C’est avec l’action judiciaire, également, que l’état de droit, la bonne gouvernance, la démocratie et les droits de l’homme sont consacrés.

Cela s’ajoute à son rôle de premier plan dans le contrôle et la régularisation des transactions et des contrats, et dans la stimulation de l’activité économique en inspirant confiance aux investisseurs et aux partenaires de développement.

Pour que la justice puisse s’quitter convenablement de ces tâches redoutables et nobles, le pouvoir judiciaire doit être professionnel, avec la diversification requise de la spécialisation, de la formation continue et de l’amélioration continue de l’expertise, et en même temps un pouvoir judiciaire indépendant et impartial, accessible et prompt à trancher les affaires, toutefois sans précipitation.

Conscients de cela, nous avons déployé de grands efforts pour renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire en consolidant le principe de la séparation des pouvoirs, en améliorant les conditions de travail des juges, en réformant leur statut juridique et en réorganisant leur carrière afin qu’ils puissent s’acquitter correctement de leurs fonctions.

Sur la base de ce qui a été mentionné ci-dessus au sujet de la nécessité pour toute action humaine d’un examen critique régulier – surtout quant son rôle s’accroit -, soucieux de soutenir notre système judiciaire dans son professionnalisme et son efficacité, nous avons donné les orientations pour l’organisation des Etats Généraux de la Justice dont nous supervisons l’ouverture aujourd’hui.

Ces États généraux ont pour objectifs de permettre aux acteurs du secteur de la Justice de faire le diagnostic de la situation du système judiciaire, d’échanger sur ses principaux défis et d’étudier les questions majeures, telles que la formation, la spécialisation, la protection des droits des justiciables, la facilitation de l’accès au service judiciaire, etc.

Nous attendons de ces États généraux qu’ils aboutissent à l’élaboration d’une feuille de route sous la forme d’un document national sur la réforme et le développement de la justice, ainsi qu’ils la traduisent en un programme d’action détaillé, accompagné de délais de mise en œuvre précis et d’indicateurs de suivi clairs.

Au moment où nous annonçons avec la grâce d’Allah, l’ouverture des États généraux de la Justice, nous affirmons notre détermination à prendre en compte les résultats des Etats Généraux de la Justice dans nos efforts visant à développer continuellement notre appareil judiciaire dans le but d’ancrer un système judiciaire professionnel, juste et équitable; un système qui consacre l’État de droit, garantit les droits et libertés, et constitue une source de réconfort pour tous, aussi bien, à l’intérieur, qu’à l’étranger.

We Essalamou Aleykoum We Rahmetoullah We Berakatouhou.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=762181

● L’ancien président mauritanien empêché de voyager à l’étranger

Éléments médias photos Al-akhbar

Dans la soirée d’hier 4 janvier 2023, un élément vidéo https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=492471212968854&id=100068860144854 a circulé on y voit l’ancien Raïs mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz déclarant être recalé à l’aéroport Oum Tounsi de Nouakchott et empêché de voyager.

Selon diverses sources, l’ancien homme fort de Nouakchott allait quitter le territoire en destination de Paris et les autorités policières l’auraient empêché par décision judiciaire. Notamment liée aux derniers développements du dossier pendant dit de la décennie. Pour rappel, à la suite d’une CEP (commission d’enquête parlementaire) sur la gestion économique et financière du pays sous son règne, lui et certaines personnalités de son régime font face plusieurs chefs d’accusation et on annonce régulièrement l’ouverture d’un prochain procès sur l’affaire.

Par ailleurs, l’homme principal auteur du coup d’état qui avait fait tomber le président feu Sidioca en 2008, compte investir le champ politique en parallèle de ce lourd dossier sur ses trousses. Il y’a quelques jours, il a été empêché de se rendre à Rosso (La capitale du Trarza) pour assister à un rassemblement politique du parti Ribat dirigé par un ex partisan du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie Saad Louleid.

Ainsi on peut oser un décodage que cette décision de l’empêcher de quitter le territoire présage une ligne droite pour l’établissement d’un procès sous peu. À suivre…!

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