RFI Afrique – Ce lundi 2 octobre à Nouakchott, plusieurs citoyens, imams et prédicateurs ont profité de la rentrée parlementaire pour manifester devant le Parlement contre le projet de loi Karama, relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.
Selon les détracteurs du projet, les versions du texte qu’ils auraient lu seraient contraires à l’islam, ce que réfute le gouvernement. L’objectif pour cette centaine de manifestants est d’empêcher que le projet de loi relatif « à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles » ne soit pas présenté au Parlement.
Selon eux, les dernières versions du texte seraient trop inspirées des valeurs occidentales et contraire aux principes de la charia : « J’ai vu quelques articles, c’est contre notre religion, c’est contre le Coran », assure un manifestant.
« La femme ne peut pas partir n’importe quand et n’importe où sans la permission de son mari et pour la fille de son père. C’est dangereux, nous refusons cette loi », pense un autre. « Cette loi ne se concentre que sur les rapports entre la femme et sa famille. Elle devrait se concentrer plutôt sur les dangers extérieurs », déclare un troisième manifestant.
Un texte soumis à l’examen d’institutions religieuses
Face à la polémique, le porte-parole du gouvernement a tenu à préciser mercredi 27 septembre que le nouveau projet de loi Karama, toujours en cours d’examen, était à dissocier de l’ancien projet de loi basé sur le « genre » rejeté en 2018. Il a ajouté que ce nouveau texte respectait la charia et avait été soumis pour avis à de nombreuses institutions, notamment religieuses comme le Conseil national de la Fatwa.
Une déclaration que confirme Sektou, présidente de l’ONG Amane, spécialisée pour les droits des femmes, qui a aussi pu soumettre ses observations. Selon elle, le projet de loi a bien été remanié dans l’ensemble et doit être adopté d’urgence. « Il y a des imperfections, mais la protection est là avec 10 articles de moins, affirme Sektou. Plus appropriés pour protéger les femmes, plus attentif aussi à ce que disaient les parlementaires que ça faisait du désordre dans les familles. Depuis le confinement, il y a eu beaucoup d’actes de violences, de viol, parfois suivi de meurtre. L’essentiel, c’est qu’une loi soit là. »
Le projet de loi Karama est actuellement entre les mains du gouvernement puis devrait être soumis au vote du parlement dans les prochaines semaines.
Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil
Déclaration de lancement du mouvement politique LE PACTE DES BÂTISSEURS – le samedi 30 septembre 2023.
LE PACTE DES BATISSEURS THE BUILDERS PACT – عهد البنائين
Discours lancement du mouvement
Mesdames et Messieurs, chers concitoyens, camarade de lutte, amis du Tchad et l’Afrique.
Nous sommes heureux de vous vous annoncer le lancement officiel de notre mouvement politique dénommé LE PACTE DES BATISSEURS, et de vous présenter notre vision, nos objectifs et notre plan d’action en tant qu’organisation politique déterminée à apporter sa contribution dans cette mobilisation citoyenne sans précèdent pour l’avènement d’un Tchad nouveau
Depuis le 11 aout 1960, l’année où nous étions supposés être indépendant et jusqu’à ce jour 30 septembre 2023, le Tchad, notre chère patrie, a traversé de nombreuses crises qui ont entravé notre développement, empêché son émergence et affecté la vie de nos citoyens. Nous avons été témoins des multiples crises politiques, économiques, sociales, sécuritaires et climatiques qui ont laissé des cicatrices profondes et indélébiles. Face à cette réalité, le Pacte des Bâtisseurs émerge comme un espoir, une lueur d’espoir pour un Tchad meilleur.
Notre vision pour le Tchad est claire : Nous croyons en un Tchad où les institutions sont fortes, où l’armée républicaine est garante de la stabilité et de la protection de nos citoyens. Nous aspirons à un Tchad où le pouvoir n’est plus confisqué, où chaque citoyen a sa place, où la justice est équitable et où la démocratie est plus qu’une fallacieuse promesse.
Notre objectif est d’éradiquer la corruption et la mal gouvernance, de faire entendre la voix de chaque citoyen, de garantir le respect des droits humains et de créer un Tchad où la prospérité est partagée équitablement.
Les principes fondamentaux sur lesquels repose notre mouvement sont inébranlables. Nous défendons les droits humains et la dignité de chaque citoyen. Nous sommes déterminés, quoi qu’il en coute, à promouvoir la justice et l’égalité pour tous, à être tolérants et à respecter les opinions et les croyances de chacun. La transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques sont au cœur de notre action, tout comme la lutte contre la corruption et la mal gouvernance.
Nous aspirons également à promouvoir une économie prospère et équitable, à protéger l’environnement et à lutter contre le changement climatique et ses conséquences
Nos objectifs sont clairs et définis. Nous voulons mettre fin à la confiscation du pouvoir et instaurer une véritable démocratie. Nous nous engageons à garantir la liberté d’expression et la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et la protection des droits humains.
L’accès à l’eau, l’électricité, à un système de santé de qualité, à l’éducation, à l’internet et la technologie deviendra un droit constitutionnel, Nous ne ménagerons aucun effort pour lutter contre la corruption et la mal gouvernance, et promouvoir une économie qui profite à tous nos concitoyens.
Nous nous engageons solennellement à respecter ces principes fondamentaux et à mettre en place des politiques et des programmes concrets pour atteindre nos objectifs. Nous serons transparents dans la gestion des affaires publiques et nous rendrons compte de nos actions aux citoyens. Nous encourageons la participation active de tous les citoyens à la vie politique et publique de notre pays.
Nous sommes prêts à travailler en alliance avec toutes les forces vives de la nation qui partagent notre détermination pour la liberté et la souveraineté du peuple tchadien.
Mesdames et Messieurs, chers concitoyens, nous sommes convaincus qu’en nous engageant sincèrement envers cette vision et ces objectifs, nous pouvons construire un avenir meilleur pour notre pays et pour les générations futures.
Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités pour mettre notre nation sur la voie de la paix, de la prospérité, de la justice et de la liberté. Rejoignez-nous dans cette noble quête pour un Tchad fort et prospère.
Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour tous.
Pour adhérer à ce projet politique remplissez cette formulaire :
Nouvel épisode dans le feuilleton judiciaire de la mosquée de la rue Hoche à Bagnolet.
La cour administrative d’appel de Paris a confirmé ce vendredi 22 septembre 2023 l’illégalité de la délibération du conseil municipal de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) ayant acté la vente de la mosquée de la rue Hoche à l’Association de Bienfaisance et de Fraternité de Bagnolet (ABFB) à l’aide d’un prêt sans intérêt.
Une histoire remontant à 2005 Pour rappel, le maire de l’époque Marc Everbecq (PCF) avait conclu un bail emphytéotique avec l’association le 21 juillet 2005 pour construire une mosquée sur ce terrain communal. Supposé courir jusqu’en 2068, il prévoyait le versement d’un loyer annuel d’un euro et le transfert de la propriété de la mosquée à la commune au bout des soixante-trois ans.
Quatorze ans plus tard, le 11 avril 2019, le conseil municipal du nouveau maire (PS) Tony Di Martino avait lui « décidé de résilier le bail avant son terme » pour autoriser « la vente du terrain » à l’ABFB. Le prix avait été fixé à 950 000 euros hors taxes « conformément au montant évalué par le service des Domaines », souligne la cour administrative d’appel de Paris.
Toutefois, pour respecter les principes de l’islam qui proscrivent tout intérêt bancaire dans ce type de transactions, une partie de cette somme – 250 000 euros – avait été échelonnée en quarante-huit mensualités « sans intérêt » de 5 208,33 euros chacune.
Une délibération contestée Ancienne adjointe au maire en disgrâce, Marie-Laure Brossier (LREM, ex-PS) avait alors demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de contester cette délibération au tribunal. Face à son silence, l’élue d’opposition s’en était chargée elle-même et le tribunal administratif de Montreuil lui avait donné raison dans un jugement rendu le 1er avril 2022.
L’ancienne adjointe de Tony di Martino déplorait de ne pas avoir reçu les statuts de l’ABFB, qu’elle avait pourtant réclamés : dans les communes de plus de 3.500 habitants, la convocation aux réunions du conseil municipal doit être « accompagnée d’une note explicative de synthèse portant sur chacun des points à l’ordre du jour », selon la loi.
« Les documents communiqués (…) se bornaient, s’agissant de l’association, à mentionner son nom, sa qualité d’association cultuelle et le nom de son responsable », confirme la cour administrative d’appel de Paris dans son arrêt. Pour ce qui est de ses ressources, il était juste indiqué qu’un « document détaillant les modalités de financement » serait annexé au contrat.
« Eu égard à l’objet de la délibération, qui consistait également à consentir à l’association un prêt sans intérêt de 250 000 euros sur quatre ans, les précisions (…) ne permettaient pas d’informer suffisamment les conseillers municipaux sur ces éléments essentiels », considèrent donc les juges parisiens.
Des modalités de financement contraire à la loi de 1905 Les modalités de financement de l’opération étaient par ailleurs bel et bien contraires à la loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat, estime la cour administrative d’appel de Paris.
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », prévoit en effet la loi de 1905. Il est ainsi « interdit » aux collectivités locales « d’apporter une aide à l’exercice d’un culte », qu’elle soit « directe ou indirecte », rappellent les juges.
Elles ont toutefois la « faculté » de conclure un Bail emphytéotique administratif (BEA) « avec pour contreparties (…) le versement d’une redevance qui (…) ne dépasse pas, en principe, un montant modique et l’incorporation dans leur patrimoine, à l’expiration du bail, de l’édifice construit ». « L’application de la loi du 9 décembre 1905 implique que cette cession soit effectuée dans des conditions qui excluent toute libéralité », souligne donc la cour administrative d’appel.
En l’occurrence, à Bagnolet, « la commune n’établit ni même ne soutient qu’elle aurait pris en compte dans son estimation l’avantage, pourtant indissociable du prix, consistant en un paiement échelonné sans intérêt de plus d’un quart du montant total de la somme », note la juridiction. Cet « avantage sans contrepartie » a eu « pour effet de minorer le prix de cession en-deça de sa valeur réelle », ce qui revient à avoir versé une « subvention proscrite » à l’association cultuelle.
« L’inflation a gonflé la facture » Depuis, une nouvelle délibération a été votée en décembre 2022 pour régulariser la vente, mais les « divers rebondissements » de ce feuilleton judiciaire n’ont pas été sans incidence sur la vie de l’association musulmane.
« Trois ans après la première vente, l’inflation a gonflé la facture (…) de 60 000 euros supplémentaires », explique-t-elle sur son site internet.
Un « appel au prêt » avait donc été lancé auprès de ses fidèles pour « pallier d’urgence aux nouveaux frais demandés afin d’entériner l’achat ». Un autre appel aux « générateurs donateurs » avait été fait « en ce mois béni » du ramadan 2023 pour « rembourser les prêts contractés et les frais de notaire », puisque le montant de la dette s’élevait à « 55 000 euros ».
« Il reste donc un dernier effort pour rembourser cette dette et ainsi solder (…) le montant de l’achat de ce terrain », soulignaient les responsables. « Cette mosquée pourra ainsi rester pour les générations futures, et sera une Sadaqa Jariya [forme de charité récurrente ou continue, ndlr] pour vous. »
Mauriweb – La Mauritanie, pays profondément enraciné dans ses traditions et sa foi musulmane, reçoit ces jours-ci la visite du journaliste français Yves Thréard, connu pour ses déclarations controversées, notamment envers la religion musulmane. Accompagné de l’avocat franco-mauritanien Jemal Ould Taleb Lemoigne, cette visite soulève de nombreuses questions.
Jemal Taleb Lemoigne, avocat dont le nom a été cité à plusieurs reprises devant la Cour criminelle qui juge actuellement l’ancien président Aziz et ses complices présumés, qui a bénéficié d’un passeport diplomatique de la Mauritanie, semble oublier les responsabilités qui accompagnent un tel privilège.
Tout comme il a oublié les centaines de millions d’ouguiya engrangés par son cabinet parisien dans des conditions jugées par certains comme contestables auraient dû servir de rappel sur l’importance de protéger et de promouvoir l’image de la Mauritanie.
Or, en invitant un journaliste aux positions aussi tranchées que Yves Thréard, il semble faire le choix contraire.
Le 14 octobre 2019, les propos d’Yves Thréard sur la religion musulmane avaient suscité une vive réaction. Après la décision du député FN Julien Odoul d’exclure une femme voilée de l’hémicycle du conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, Thréard a déclaré sur LCI : « Il m’est arrivé, en France, de prendre le bus ou un bateau où il y avait quelqu’un avec un voile, et je suis descendu ». Il ajoutait peu après, « Je déteste la religion musulmane […] On a le droit de détester une religion, on tout à fait le droit de le dire. ».
Accueillir une telle figure en Mauritanie qui tient de tels propos est non seulement surprenant mais aussi déconcertant. La question se pose : quel est l’objectif de Jemal Taleb Lemoigne en invitant Thréard ? La Mauritanie, pays où l’islam est une composante centrale de la société, mérite-t-elle d’être associée à un journaliste ouvertement hostile à cette foi ?
Il est essentiel pour la Mauritanie, comme pour tout autre pays, de veiller à l’image qu’elle projette sur la scène internationale. L’invitation d’Yves Thréard semble indiquer un manque de discernement de la part de Jemal Taleb Lemoigne. Au lieu de promouvoir un dialogue constructif et respectueux, cette visite risque de jeter de l’huile sur le feu des tensions religieuses et culturelles.
A défaut de l’expulser du pays, l’Administration mauritanienne devrait au moins le bouder et refuser de le recevoir en lui montrant qu’il n’est pas le bienvenu en terre musulmane. Il est de la responsabilité des acteurs influents, comme M. Taleb Lemoigne, de servir leur pays de la meilleure manière possible, en faisant preuve de jugement et de respect envers les croyances profondément ancrées de leurs concitoyens.
Le360 Afrique – Une jeune Mauritanienne a été victime d’un viol collectif et d’une agression physique à Tiguent, à mi-chemin entre Nouakchott et Rosso. Cet énième viol suscite une vive colère au sein de la société, notamment chez des militantes d’associations qui sont montées au créneau pour dénoncer le blocage de la loi condamnant les violences faites aux femmes et aux filles.
Des scènes de viol et de violences filmées et mises en ligne sur les réseaux sociaux émeuvent les Mauritaniens. En colère, les féministes dénoncent un épisode confirme la persistance de la culture du viol et de l’impunité et exigent des sanctions exemplaires contre les présumés violeurs.
Cet événement intervient alors que le gouvernement est engagé dans le processus d’adoption d’une loi contre les violences faites aux femmes. Malgré le plaidoyer soutenu et différentes formes de manifestations pour sa concrétisation, la loi condamnant les violences faites aux femmes et aux filles en Mauritanie reste bloquée au niveau de l’Assemblée nationale.
Cette loi est toujours ballotée entre l’exécutif et les députés. Celle loi est bloquée par certains esprits rétrogrades qui se cachent derrière la religion avançant des «dispositions contraires à l’Islam».
Saly Sy, présidente de l’Association mauritanienne pour la promotion de l’éducation des filles, dénonce un comportement inadmissible de la part d’une bande de jeunes sur une personne sans défense. Elle plaide en faveur d’un traitement judiciaire sans complaisance et rappelle des affaires similaires qui ont eu lieu au cours des années passées.
Aminetou mint Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles, figure connue du mouvement associatif, dédié à cette question, relate les faits infligés à la jeune dame, qui était avec un homme avec lequel elle s’est secrètement mariée. Elle dit suivre l’affaire de très près et exhorte la justice à faire son travail, malgré les pressions.
Sektou Mohamed Vall, présidente de l’Association mauritanienne d’appui aux nécessiteux, restitue le contexte d‘une affaire qui intervient alors que le gouvernement engage un projet loi réprimant la violence faite aux femmes.
Un texte parfaitement adapté à l’Islam, mais aussi aux engagements internationaux de la Mauritanie dans le domaine de la protection des droits humains, notamment ceux des franges les plus vulnérables.
En 2019, la condamnation à cinq ans de prison d’un Mauritanien pour avoir violé une jeune fille de 15 ans avait même suscité la réaction du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) qui avait noté «une étape encourageante pour un pays où la violence sexiste, et en particulier le viol, est restée impunie dans la quasi-totalité des cas».
«Cinq ans, c’est certainement une énorme amélioration par rapport à rien du tout, comme nous l’avons vu auparavant» s’était malgré tout félicité Rupert Colville, porte-parole du HCDH.
J’aurai tant aimé m’exprimer sur un autre sujet plus réjouissant, les circonstances en ont décidé autrement. Dans quelques heures, j’assisterai à la mise sous terre d’un ami et un frère, le Hakem Djimé Coulibaly. L’heure n’est donc pas à la joie.
C’est plutôt un jour sombre que je vis, celui où dans un déchirement saignant je dirai Adieu à mon cher Djimé.
A ce moment précis où il quitte ce bas monde pour son ultime voyage sans espoir de retour, emportant avec lui une partie précieuse de chacune et de chacun de celles et ceux qui l’ont aimé et qu’il a aimé, je suis saisi d’une envie incontrôlable de lui rendre hommage.
Djimé incarnait le mérite, la réussite, l’engagement et l’espoir. Son parcours scolaire et professionnel si brillant qui contraste avec son histoire personnelle, d’emblée très ordinaire en dit long sur les efforts qu’il a dû endurer pour atteindre le plafond de verre.
Alors qu’il est parti de rien, car issu d’une famille modeste, par la force de son engagement et de l’ambition qui était son moteur il a appris, s’est instruit et s’est formé. Une ténacité payante qui l’a versée dans le cercle très select de l’élite et du corps des administrateurs, cheville ouvrière de la technostructure nationale sur laquelle repose le développement du pays.
Commence alors pour lui une brillante carrière dans l’administration territoriale, qui l’a conduit à parcourir une bonne partie de la Mauritanie profonde, comme Hakem mouçaid d’abord de plusieurs moughataas avant d’être nommé Hakem de la moughataa de Bababé : véritable consécration pour lui, qui a fait la fierté de tout son village, Boully où il est né, a grandi et où il a fait ses premiers pas d’implication active dans la vie collective et citoyenne au service des populations.
Jusqu’à sa mort en effet Djimé a toujours consacré son temps, son intelligence et sa vie à son village et à sa commune d’origine comme il l’a aussi toujours fait pour son pays, la Mauritanie qu’il a servi loyalement et chéri d’un amour que seul la mort pouvait l’en séparer.
Ce parcours exceptionnel de ce patriote hors pair ,me fait affirmer ici que nul plus que lui n’a autant incarné les valeurs d’égalité de chance et du mérite de l’école républicaine qui l’a moulé et nourri à la sève de la passion pour la chose publique.
Indéniablement avec un pareil pedigree Djimé ne pouvait être promis qu’un destin exceptionnel. Oui son destin fut exceptionnel à tous points de vue, il a été précoce, brillant et réussie.
Mais voilà que tout d’un coup, cette belle étoile a pâli en cette matinée noire du 20 septembre 2023, quand à peine le voile de la nuit levée, la nouvelle de son décès s’est répandue sans que l’on ne s’y attendait.
L’émotion et l’amertume dont j’ai été étreint et qui se sont emparés de tous ceux et celles qui le connaissent, suite à ce couperet fatal, sont à la hauteur des qualités de l’homme, toujours jovial, intensément disponible et cultivant la paix autour de lui en toute circonstance, tout bon musulman qu’il fut et qu’il a toujours été.
C’est aussi la conséquence du regret de la perte d’un être cher, de grande valeur et de mérite, parti si jeune et précocement.
En cette circonstance douloureuse toutes mes pensées émues vont à son épouse éplorée et à ses jeunes enfants qu’il a laissés orphelins derrière lui.
J’implore Allah le tout puissant et le miséricordieux de les protéger et de les couvrir de l’immensité de sa grâce.
A eux tous j’exprime toute ma compassion et mon soutien total et solidarité.
Quant à Mr le Hakem, mon regretté et cher Djimé Mamadou Coulibaly, dont le destin les projets, les rêves et les belles promesses d’avenir ont été brisés par le sort, je voudrais lui dire merci pour tout, tout en m’inclinant devant sa dépouille au nom du conseil municipal et de toute la commune de boully ainsi qu’à à mon nom personnel.
Enfin je présente mes condoléances les plus attristées, à sa famille à tout Boully ainsi qu’à toute la Mauritanie pour l’immense perte que constitue son décès.
Qu’allah le tout puissant lui accorde sa miséricorde et l’accueille dans son saint paradis.
Je ne saurais terminer cette séquence sans adresser mes condoléances à ses collègues, collaborateurs, amis politiques et aux populations du département de Bababé.
Je leur dis aussi merci et au ministère de l’intérieur au nom de tous les boulliens pour toute l’aide et l’assistance apportée pendant cette épreuve.
Au moment où je te fais l’adieu cher frère, je prie allah de te rendre la terre légère comme une feuille de fougère.
Dors en paix djimé, il n’y a que la volonté d’Allah pour te faire coucher sans livrer combat !
A allah nous appartenons
Et à lui nous revenons
Allahouma aghfir limarhoum wo yarhamahou. Amine
Diawara Boubou Ansoumane, maire de la commune de Boully.
Brisons le silence, demandons justice et réparation, mettons fin à l’impunité en Mauritanie.
Concitoyennes, concitoyens,
En cette ère où croît exponentiellement l’ampleur de la bêtise humaine, parler demeure le seul recours des sans défenses. Parler, c’est donner à voir. Et, cette action ne peut manquer dans quelques circonstances de mobiliser une intelligence collective pour éradiquer un mal quelconque qui sévit dans la société. Du point de vue de la Mauritanie, les revers liés à la mauvaise gouvernance sont importants. Notre propos portera, ce jour, sur une tragédie qui touche des vies humaines : le viol. Il constitue un crime qui détruit la vie de nombreuses personnes, principalement les femmes et les enfants. Parmi les enfants, les filles sont celles qui en sont le plus sujettes. Il est urgent de briser le silence qui entoure cet abominable crime, causant des traumatismes aussi bien physiques que psychologiques. Le viol collectif commis sur une femme dans la ville de Tiguent montre l’horreur qui continue de toucher tant d’âmes sensibles. Malgré la récurrence des viols barbares souvent suivis d’assassinats, les pouvoirs publics se complaisent dans leurs incapacités à décréter ou faire voter une loi protégeant les femmes et les filles. Grave encore, les victimes se retrouvent parfois incarcérées grouillant dans des geôles. Aussi, en 2023, en Mauritanie, une femme victime de viol est susceptible d’être condamnée. Elle encourt une peine de prison pour «zina» (relation sexuelle hors mariage). Cela se passe dans l’indifférence de nos représentants. Les victimes de viol sont contraintes au silence. Elles se résolvent à celui-ci, car ne pouvant dans beaucoup de cas prouver la nature non consensuelle des rapports intimes. Se protéger, se terrer, devient le maître mot. « Nos silences ne nous protègeront pas », assénait Audre Lorde. Par conséquent, seule la conjugaison de nos voix nous aidera à faire entendre le cri de détresse des Mauritaniennes qui vivent le martyr. Hier, quelques voix inaudibles se sont levées avec espoir qu’une loi criminalisant les agressions sexuelles voit le jour. Les personnes qui portaient ce projet étaient quasiment toutes des femmes. Encore une fois, le projet est diabolisé. Les porteuses des lois et des revendications sont accusées de faire l’apologie de choses contraires aux préceptes de l’Islam. En quoi appeler à ce que la femme et la fille se sentent en sécurité constitue une dépravation des mœurs ? Est-ce une manière de dire que la parole de la femme est illégitime ? Pire, une autre façon de dire que « le monde est la parole des hommes » comme l’affirmait ironiquement Annie Leclerc dans Parole de femme ? Le silence des hommes dans cette lutte pour la protection des femmes est non seulement assourdissant et éloquent, mais aussi extrêmement délétère. Voilà pourquoi, il nous convient, tous, du citoyen lambda au dirigeant de nous sentir concerné par ce « phénomène ignoble ». Des citoyens ont fait le bilan de quatre ans d’exercice du pouvoir du Président de la République, Monsieur Mohamed Cheikh El Ghazouani. Le peuple semble insatisfait. Toutefois, ce dernier gagnerait honneur et belle fin de mandat en décrétant, ne serait-ce que, des lois draconiennes qui protègent les citoyennes contre les violences de toute nature qu’elles puissent être. Il est impératif d’extirper la violence dans la société mauritanienne. Face à la culture du viol ancrée dans nos sociétés, il faut une éducation dès le bas âge au respect de la vie humaine et des droits fondamentaux, spécialement ceux des femmes. Une importante sensibilisation à tous les niveaux et toutes les sphères de la société s’impose. Accorder une importance aux lois existantes et faire voter et valoir celles portant sur les violences faites aux femmes et aux filles. Former et informer les professionnels de la santé et de la justice pour une meilleure prise en charge des victimes. Un projet a été déjà proposé et nous appelons à le mettre en vigueur pour rendre hommage à toutes celles qui ont perdu leur vie. Nous pensons à Penda Sogué, Khady Touré, les victimes méconnues par le public, etc., ainsi que celles qui s’affaissent dans les rets d’une indicible solitude et se consument à petit feu. Il ne restera d’un mortel que ce qu’il a gravé dans la chair de l’éternité. Alors nous l’appelons à être à l’écoute de son peuple. L’indifférence est un mal aux conséquences désastreuses. Aucune femme ou fille n’est à l’abri. Ce drame peut toucher n’importe quelle famille. Alors il vaut mieux agir en amont avant que n’advienne l’irréversible. Agissons avant que d’autres morts ne pullulent sous notre silence !
En matière de contenu journalistique dans l’arène médiatique francophone en Mauritanie, le Directeur de publication du site Web OndeInfo fait partie de plumes percutantes et portées dans une dynamique généraliste et surtout droit-de-l’hommiste.
Le natif de Selibaby dans la région du Guidimagha (Sud mauritanien), M. SIDIBÉ est une voix humaniste qui éveille et interpelle l’opinion publique à propos de diverses thématiques sociales et politiques.
Habitué intrépide à un langage juste et futé sur les problématiques liées aux injustices sociales dans le pays et en particulier au sein de son groupe sociolinguistique, les soninké, il est un journaliste engagé qui œuvre résolument pour la promotion des valeurs citoyennes, d’égalité et pour un réel changement des mentalités.
Il dénonce inlassablement l’esclavage chez les Soninké que d’aucuns appellent féodalité ou système de caste, somme toute une légitimation de l’injustice et la discrimination dans un pays où en théorie les pratiques esclavagistes sont criminalisées.
Un tel engagement est mal vu et même combattu par les suprematistes et théoriciens de l’inégalité des hommes à la naissance. On est tenté de dire que ses prises de positions lui ont causé de torts professionnellement.
Nous lui consacrons cette modeste contribution retraçant un portrait sommaire de son poids intellectuel conséquent pour l’avènement d’une cohésion nationale et communautaire sur de références de justice et d’égalité.
Nos vifs encouragements à lui pour cet investissement droit-de-l’hommiste très louable. À lire ici jointes quelques-unes de ses publications :
Le député mauritanien et président d’IRA Biram Dah Abeid a séjourné à Dakar le 19-20 septembre 2023 et a rencontrer les deux épouses du militant abolitionniste, sympathisant d’IRA, d’origine servile et mauritanienne, de nationalité sénégalaise et vivant à Rufisque depuis une vingtaine d’années. Le fondateur du mouvement abolitionniste mauritanien a rencontré au cours de son bref séjour dans la capitale sénégalaise, mesdames Binta Kane et Nogaye Ndiaye respectivement mère de Lemrabatt Youba Siby (13 ans), Elhacen et Elhoussein Youba Siby (six ans chacun) et Mohamed Youba Siby (18 mois). Les deux épouses ignorent jusqu’à maintenant le motif de l’arrestation et de l’extradition du père de leurs enfants par les autorités sénégalaises vers la police mauritanienne. Le président Biram Dah Abeid a aussi rencontré longuement le représentant sous-régionali pour l’Afrique de l’Ouest du haut commissariat des Nations -Unies pour les droits de l’homme monsieur Ayèda Robert Kotchani et les deux hommes ont amplement échangé sur la situation des droits humains et l’Etat de droits en Mauritanie et dans la sous-région Ouest africaine et saharo sahélienne. Le président d’IRA a aussi rencontré et eu des échanges avec d’éminentes personnalités de la société civile sénégalaise comme Alioune Tine, président d’Africajom, Seydi Gassama, président d’Amnesty Sénégal ou Sadikh Niass, président de la Rhaddo. Les échanges avec toutes ces parties ont eu comme menu principal, la question de l’arrestation, l’extradition et la séquestration de Youba Siby, toujours introuvable depuis sa livraison à la police politique mauritanienne il y’a sept jours.
La commission de la communication IRA Le 21 septembre 2023
La rubrique Grand Entretien du Blog (Le GEB) de votre Blog vous propose une interview spéciale avec l’artiste mauritanien originaire de la ville de Selibaby (Guidimagha). Il s’agit de monsieur Coulibaby Papa Hamady connu sous le surnom Rappeur Yimbi kumma . Très investi dans l’environnement musical, il nous livre gentiment son portrait d’acteur multidimensionnel. Nos remerciements à lui pour sa disponibilité pour cet entretien.
Ci-dessous ses réponses à nos 6 questions de l’entretien :
● Question 1 : Bonjour monsieur Coulibaby Papa Hamady, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Papa Hamady Coulibaby : je m’identifie comme un homme aux multiples casquettes. Sur le plan professionnel, je suis un artiste, producteur, manager et consultant en musique business et marketing numérique. Mon parcours m’a permis d’explorer divers aspects de l’industrie musicale, que ce soit en créant de la musique, en la produisant, ou en aidant d’autres artistes à naviguer dans ce domaine en constante évolution.
Ma passion pour la musique s’est toujours accompagnée d’un engagement profond envers les droits de l’homme et les questions sociales. En tant qu’activiste, je m’efforce de promouvoir l’égalité, la justice et le respect des droits fondamentaux pour tous les individus. Je crois fermement que la musique peut être un moyen puissant pour sensibiliser et inspirer le changement social.
Mon parcours professionnel et mon engagement personnel se rejoignent dans mon travail en tant que consultant, où j’aide les artistes et les professionnels de l’industrie musicale à développer leurs carrières et à utiliser les outils numériques pour atteindre un public plus large.
● Question 2 : Vous êtes connu dans le paysage Rap mauritanien sous le surnom Yimbi kumma, originellement quel fut l’élément inspirateur qui vous a mené à ce mouvement musical ?
PHC : En effet, je suis connu sous le surnom de Yimbi Kumma, ce qui signifie en français « feu et flamme. » Cette appellation a une signification profonde pour moi, et elle est étroitement liée à l’élément qui m’a inspiré à m’engager dans le mouvement musical rap en Mauritanie.
Mon inspiration est née de l’obscurantisme qui caractérise parfois notre communauté. J’ai observé que nous vivons dans un environnement où de nombreuses réalités sont occultées, où les problèmes et les injustices restent souvent invisibles. Je me suis dit que nous vivions dans un endroit « noir » au sens figuré, où les gens ne parvenaient pas à voir devant eux, à percevoir les problèmes qui les entourent.
Le nom « Yimbi Kumma » est né de cette idée. Mon objectif était d’apporter de la lumière, de la clarté, et de faire en sorte que les gens puissent enfin « voir » la réalité de leur situation. Je voulais qu’ils prennent conscience des erreurs et des inégalités qui existent dans notre communauté, et je croyais fermement en la puissance de la musique, en particulier du rap, pour transmettre ce message de manière forte et percutante.
En somme, mon nom artistique, Yimbi Kumma, symbolise mon désir de briser l’obscurité, de révéler la vérité, et d’inspirer le changement au sein de notre société mauritanienne en éclairant les esprits grâce à ma musique.
● Question 3 : si vous deviez faire un bilan de votre carrière, quels sont les moments forts et les thématiques clés abordées que vous citerez en priorité ?
PHC : Si je devais faire un bilan de ma carrière, il y a eu de nombreux moments forts, chacun avec sa signification particulière. Cependant, je vais mettre en avant trois moments clés qui ont marqué ma trajectoire artistique.
Le premier moment fort qui me vient à l’esprit est l’arrivée de la radio jeunesse, où la communauté soninké a eu l’occasion de me découvrir. C’était une période cruciale où ma musique a commencé à toucher un public plus large, et cela a été une expérience très gratifiante.
Le deuxième moment fort a été lorsque j’ai réussi à me faire une place au niveau national. À l’époque, c’était un défi de taille, car je venais de la région de Guidimakha, et les rappeurs des régions n’étaient pas toujours reconnus à Nouakchott. Cela a exigé beaucoup de courage et de détermination pour m’imposer dans le paysage musical mauritanien. Je tiens à exprimer ma gratitude à mon ami Monza, qui m’a toujours soutenu et tendu la main quand j’en avais besoin. Son soutien a été essentiel.
Le troisième moment fort que je souhaite mettre en avant a été la rencontre avec mon public lors de la tournée des vacances de 2009. Cette tournée a été inoubliable pour moi, car elle m’a permis de connecter directement avec mes fans et de ressentir leur enthousiasme et leur soutien de manière tangible.
Ces moments forts ont contribué à façonner ma carrière et à renforcer ma détermination à poursuivre ma passion pour la musique. Chacun d’entre eux représente une étape importante de mon parcours, et je suis reconnaissant envers tous ceux qui m’ont soutenu tout au long de cette aventure musicale. »
● Question 4 : le Rap rime souvent avec éveil de consciences sur des problématiques sociales ou politiques, en Mauritanie et dans la communauté soninké, ce rôle est-il suffisamment porté ?
PHC : Le Rap a toujours été associé à un rôle d’éveil des consciences, que ce soit sur des problématiques sociales ou politiques. Cependant, il est indéniable que l’évolution du Rap au fil des années a conduit à des changements dans la manière dont ces messages sont véhiculés.
Aujourd’hui, il est difficile de prétendre que le Rap rime fréquemment avec un éveil des consciences sur des problématiques sociales ou politiques, tant au niveau mondial que dans nos propres communautés. De nombreux rappeurs qui connaissent un succès commercial se concentrent davantage sur l’aspect divertissant de la musique, répondant ainsi à la demande d’un public qui recherche principalement de l’ambiance et de l’entertainment. Cette tendance peut parfois reléguer les messages sociaux et politiques au second plan.
Cependant, il est important de noter que certains artistes, y compris moi-même, demeurent attachés à la tradition du Rap conscient, porteur de messages forts. Nous croyons en la capacité du Rap à influencer positivement la société en abordant des questions importantes et en éveillant les consciences. Bien que cela puisse parfois signifier nager à contre-courant de la tendance générale, nous restons fidèles à notre engagement envers un Rap révolutionnaire et porteur de sens.
Il est essentiel de maintenir un équilibre entre l’art et le divertissement dans la musique Rap, et de reconnaître la diversité des voix et des approches au sein de cette communauté. Mon espoir est que le Rap continue d’évoluer en tant que moyen puissant d’expression et d’éveil des consciences, même dans un paysage musical en constante évolution. »
● Question 5 : Quel retour pouvez-vous faire sur votre engagement politique lors des élections générales en Mauritanie cette année ?
PHC : Mon engagement politique lors des élections générales en Mauritanie cette année a été plutôt inattendu et motivé par des circonstances particulières. En réalité, je n’ai pas envisagé une carrière politique à proprement parler. Pour être honnête, j’ai simplement choisi de mettre un pied dans l’arène politique pour mieux comprendre ce monde et sentir l’odeur de la politique, comme on dit.
Ma participation s’est concrétisée lorsque j’ai apporté mon soutien à mon grand frère, l’honorable député Balla Touré. Cependant, lorsque le moment est venu de désigner un candidat pour représenter la coalition Espoir Mauritanie dans la diaspora, la situation s’est complexifiée. Conformément à la législation électorale, il était convenu que si le candidat était de la communauté peulh, son suppléant devait être de la communauté soninké ou wolof, voire hassania, de préférence une femme. Par conséquent, la décision a été prise en faveur d’un candidat soninké.
Face à l’absence de femmes soninkés pour occuper cette position, et devant la difficulté de trouver un homme soninké disponible, l’équipe a finalement porté son attention sur moi. C’était une situation à laquelle nous étions confrontés, et il n’y avait pas d’autre alternative que d’accepter cette responsabilité.
Mon engagement politique, bien que survenu par défaut, m’a permis de voir de plus près les enjeux et les défis du processus électoral en Mauritanie. Cela a été une expérience instructive, et je reste ouvert à de nouvelles opportunités pour contribuer positivement à la vie politique et sociale de mon pays à l’avenir.
● Question 6 : dans la communauté soninké, une certaine jeunesse est très attirée par le champ du Rap, étant expérimenté du milieu, quels conseils et alertes pouvez-vous émettre à propos ?
PHC : Il est vrai que le Rap peut être une source d’attraction puissante pour la jeunesse, y compris au sein de la communauté soninké. Ayant moi-même une expérience dans ce domaine, j’aimerais partager quelques conseils et mises en garde à l’attention des jeunes qui souhaitent se lancer dans le Rap.
Tout d’abord, il est important de comprendre que le Rap a des racines historiques qui peuvent être associées à des contextes urbains difficiles et à la culture « gangster ». Cependant, le Rap est avant tout un moyen d’expression artistique, et il ne faut pas confondre le style musical avec des comportements délictueux. Le succès dans le Rap repose souvent sur la discipline, la créativité et le travail acharné.
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