● L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de plainte sur le Président de Ganbanaaxu GAYE TRAORE

Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde Mauritanie) viennent de recevoir quelques audios WhatsApp des menaces de plainte contre le président de Ganbanaaxu Gaye Traoré arrivé à Nouakchott le 10 octobre 2022 en provenance de la France pour passer ses congés en Mauritanie.

Depuis le 14 octobre, plusieurs audios circulent sur les réseaux sociaux provenant du groupe WhatsApp « Tunkan lenmu faabandi daaxa » : des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké.

L’auteur de l’un des audios se nomme Camara Oumar, un soninké originaire du village de Tachott Botokhollo dans la région du Guidimakha. Il a été dit dans ces audios, que Mr Traoré en tant que président du mouvement Ganbanaaxu, était à l’origine de ce malentendu au sein de la communauté soninkara.

Ainsi, ils veulent interpeller Traoré et le faire visiter tous les villages de Guidimakha pour montrer les esclaves dont il parle.

Comment chercher à interpeller l’initiateur d’un mouvement qui lutte pour l’égalité entre les hommes, étant donné que le président des mouvements « Démocratia-Islamique » Mr Moustatpha Camara a bien exclu les soi-disant « esclaves, marabouts griots, ébénistes etc » de leur groupe parce qu’ils sont de statut inférieur, ils ne doivent pas intégrer leur prétendant milieu des descendants des rois.

Le nommé Fousseinou Camara ne cesse d’insulter et de qualifier des gens des esclaves et fils d’esclaves. Comptant poursuivre son chemin sur Sélibaby, face à cette situation, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser l’intégrité physique du président et sa famille durant son séjour.

Nous précisons que ce groupuscule qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha.

Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Faabandi Daaxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.

Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.

Nouakchott, le 17 octobre 2022

Alliance Ganbanaaxu

● Corruption : Un mal à bannir pour la refondation de l’Etat Malien [malijet]

Pays en voie de développement, le Mali est confronté à l’épineuse question de la corruption qui freine son développement. Ce phénomène qui sévit dans notre pays est pratiqué un peu partout sur le territoire national. Gouvernant et gouverné, chacun, à sa manière, pratique ce mal qui s’est établi dans notre société au point d’être normalisé. En cette période de transition, les autorités du moment entendent donner un élan historique pour venir à bout du phénomène. Mais, d’ores et déjà, il convient de rappeler que de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. Ces chiffres ont été avancés par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué

« De la base au sommet, notre pays est corrompu jusqu’à l’os. Si on n’en parle pas sérieusement, on regardera toujours le sommet alors qu’à la base, nous sommes en train de faire la même chose. Tant que la base est corrompue, personne n’arrivera à combattre la corruption au sommet. Tant que nous n’arrivons pas à corriger cela, la lutte contre la corruption sera de la rigolade», disait Moussa Mara, ancien premier ministre du Mali. Il s’exprimait ainsi sur la corruption devant les étudiants de la Faculté des Sciences administratives et politiques de Bamako (FSAP), lors de la présentation de son livre « Pour un Mali meilleur », le jeudi 25 août 2022.

Parlant du lien entre la politique et la corruption, le leader du parti YELEMA a été on ne peut plus clair. « On dit que les politiciens, quand ils sont élus, volent l’argent du pays. Ils ne nous considèrent pas. Mais est-ce que vous savez la raison principale ? Les politiciens, pour qu’ils soient élus, les populations leurs prennent de l’argent. Quand vous commencez une campagne, vous allez dans les villages, les quartiers. Les gens vous demandent de réparer leurs forages en panne. Le politicien va s’endetter pour réparer et s’il est élu, il va tout faire pour récupérer ce qu’il vous a donné. Il ne va pas s’arrêter là, il va se préparer encore. Tout ça c’est de la corruption », a expliqué Moussa Mara.

De l’avis de l’ancien maire et député de la commune IV du district de Bamako, tout argent pris à quelqu’un qui est en campagne pour être élu est la corruption. Pour cet expert comptable, il est primordial d’enlever la corruption de la politique sans quoi le pays ne sera pas sans corruption. L’ancien premier ministre n’a pas manqué aussi de dénoncer la responsabilité de la société face à la montée fulgurante de la corruption. « Quand les gens deviennent responsables, ils cherchent à s’enrichir parce que la société les oblige. Quand tu deviens maire quelque part, les gens viennent pour que tu leur donnes des parcelles de terrain au lieu des idées de développement. C’est la réalité de notre pays. Il faut que nous nous disions ces vérités », explique-t-il.

En vue de remettre de coté ces pratiques néfastes, Moussa Mara a invité les preneurs des billets de banques de 10.000F et 2000 FCFA d’arrêter pour le bien du pays. Aux dires de l’ancien premier ministre, le politicien est élu pour régler les problèmes d’emploi, de santé et de développement. « Pour que vous puissiez le sanctionner, il faut arrêter de lui prendre de l’argent. Il faut que la population comprenne que si l’on veut lutter contre la corruption, il faut que la base change. On ne sortira le pays des problèmes que si nous acceptions de transpirer et de souffrir. Dès fois, on doit faire des efforts dont on ne verra même pas les fruits, mais dont nos enfants et petits enfants verront. Aucun pays au monde n’est sauvé par un autre pays. C’est nous qui allons nous sauver ou pas », a indiqué Moussa Mara.

Dans l’une de ses sorties sur la chaîne nationale, précisément dans l’émission « invité de la semaine », le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a averti qu’il n’ y a pas de la place pour la corruption en cette période de transition. Dans ses explications, le chef du département de la justice a salué la volonté politique des plus hautes autorités de la transition de lutter contre la corruption sous toutes ces formes. Toutefois, il a reconnu les lenteurs dans les procédures en matière d’enquête de corruption. « Les procédures sont très longues. L’enquête de corruption n’est pas facile. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de dossiers qui traînent. L’Etat tient à respecter tous les droits pour éviter les dérives », a précisé le ministre Kassogué.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. « Sur ces 1462, il y a 690 dossiers qui sont clôturés et transmis ; 275 dossiers ont déjà été totalement jugés. Les montants en cause sont de l’ordre de 126 119 983 938 FCFA. Nous avons pu, au titre des remboursements versés au niveau du trésor public la somme de 4 241 661 863 Francs sur la période des trois ans. Les cautions qui ont été versées pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15 372 827 410 Francs. Les remboursements qui sont effectués rien que pour la session spéciale d’assise de décembre 2021 sont de 1 577 145 907FCFA. Des amendes ont été prononcées aussi au cours de cette session pour 639 040 000. Des dommages intérêts pour 260 150 000. Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas été encore recouvrés sont de l’ordre de 86 873 496 505F CFA », a révélé le patron du département de la justice.

Une lutte implacable contre la corruption sans recouvrement des avoirs n’est pas une lutte efficace. Soutenant cette affirmation, le ministre de la justice a, dans un ton convaincant, réaffirmé la pleine implication de la direction générale du contentieux de l’Etat afin de prendre des dispositions pour que ces différents montants puissent être recouvrés.

Dans son adresse à la nation à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière figure au centre des actions du Gouvernement de la transition, ce, conformément à ses orientations et instructions. « Cette nouvelle dynamique, fondée sur une justice redynamisée, va se poursuivre afin de tracer le cadre d’une nouvelle gouvernance fondée sur le respect du bien public, la récompense du mérite et la sanction de la faute », a déclaré le président de la transition. Le Chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, soulignera que la justice doit lutter contre les infractions économiques et financières. Cela, dit-il, pour garder son rôle de régulateur pour la société. « Dès à présent, et en attendant l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, des actions sont en cours pour donner des suites judiciaires aux différentes dénonciations faites par les structures de vérifications et de contrôles », a annoncé le président de la Transition.

Sidiki Dembélé

©️ via malijet http://malijet.com/actualite_economique_du_mali/273747-corruption_mal_bannir_pour_refondation_.html

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● « La politique n’est pas une affaire de gens médiocres » | Par Souleymane Sidibé

Partie 1 : « La politique n’est pas une affaire de gens médiocres », a martelé Abdou Diouf.


Je rappelais souvent -à tort et à travers comme d’autres – que ce dernier avait évolué dans les gradins présidentiels. Étant donné qu’il fut l’homme politique à la tête de l’État sénégalais, un titre qu’il mérite amplement, il lui arrivait de ne lire la misère des populations que dans les journaux.

Or, nos pays ont besoin de femmes et d’hommes politiques qui ont un travail, un salaire ou un traitement (s’agissant de la paie que l’on reçoit de l’État) loin des recettes de la politique, tout en étant des acteurs de terrain proches du peuple.

Le président Abdou Diouf était un brillant intellectuel doublé d’un homme d’Etat que le mérite avait propulsé au sommet. D’ailleurs, Churchill dira q’un Homme d’Etat est celui qui pense à la prochaine génération plutôt qu’aux prochaines élections.

Dans notre contexte politique mauritanien où l’on veut éviter de coller l’étiquette politique à certaines choses, sorties politico-médiatiques, etc., il y’a lieu de préciser que la date des législatives approche. De même, celle des élections présidentielles. Aussi, l’on ne sait plus qui est opposant au système ou dans le système.

L’assertion du voisin sénégalais, le président Abdou Diouf, prend tout son sens ici. Et la vision de Churchill doit encore plus nous habiter. Il est certain que l’égoïsme détériore la vision en politique. La mégalomanie, également en politique. L’absence de transparence dans la gestion de son parti, des financements pour les élections, le rôle défini pour chaque membre du bureau est d’autant plus crucial que nécessaire.

Pour m’arrêter là, en espérant avoir été bref, les politiques à l’image des « maîtres d’écoles [qui] sont des jardiniers en intelligence humaine », doivent être les jardiniers de l’espérance en agissant sur les destinées. Bref, en pensant aux générations futures par des politiques publiques, des propositions qui débouchent sur des actions.

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Mauritanie | Concertation Entre L’Intérieur Et Les Partis : L’illustration Parfaite Du Cosmétique Politique [Points Chauds]

Comme on dit souvent que c’est au pied du mur que l’on reconnait le vrai maçon, à l’œuvre que l’on découvre le bon artiste.
La démocratie est universelle et parfaite. Elle n’est en principe pas l’apanage des seuls occidentaux, comme elle reste, en dépit d’un long apprentissage des règles de l’Etat de droit, le maillon faible des africains,

Pourtant, s’il y a un seul régime politique aujourd’hui en Afrique, si non au sahel, qui doit tout à la démocratie c’est incontestablement le régime de Ould Ghazouani
En Mauritanie, cette démocratie vient de connaitre un nouveau et sans précèdent revers, avec une concertation circonscrite à 25 partis et excluant plus de 70 autres.
Et ironie du sort, certains observateurs et analystes parlent de prouesse inédite dans les annales de l’histoire du multipartisme en Mauritanie.
Pourtant et honnêtement parlant, ce soi-disant exploit fondé sur une concertation partielle n’est pas synonyme de démocratie, ce concept qui signifie tout système politique dans lequel le peuple est souverain, c’est-à-dire, les partis politiques portés par des leaders défendant des projets de société en gestation pouvant avec le temps arriver au pouvoir et matérialiser par conséquent sur le terrain de la réalité les ambitions de leurs électeurs, autrement dit le peuple.
Ce qui revient à dire qu’exclure des formations politiques populaires comme le RAG, les FPC et les CVE dans leurs deux versions ou susceptibles de l’être, c’est bloquer les programmes de ces partis et par conséquent entraver la matérialisation des aspirations de leurs centaines de milliers de partisans dont une grande majorité est révoltée aujourd’hui contre la loi d’orientation sur l’éducation.
Autant dire que limiter la concertation à 25 partis de toute la classe politique mauritanienne ne peut en aucun cas faire avancer l’expérience démocratique mauritanienne, qui avait fondé d’énormes espoirs sur l’arrivée au pouvoir du Président Ould Ghazouani et saluer ses efforts louables déployés pour apaiser la scène politique et esquisser un dialogue inclusif prometteur, avant que toutes ces actions qui ont suscité un sentiment de satisfaction généralisée ne se dissipent après la suspension surprenante desdites négociations et l’engagement unilatéral du gouvernement, avec la bénédiction naturelle des parties de la majorité et de certains partis de l’opposition, de la concertation en vue de la préparation des futures élections législatives, régionales et municipales, avec comme couronnement la signature du très controversé document final sur l’agenda électoral de 2023.

Une entreprise politique menée en solo aux risques énormes dès lors où en faisant fi des projets de sociétés des autres poids lourds politiques incontestés du pays, elle expose inéluctablement la Mauritanie à l’instabilité, au chaos et à la déchirure.
Si le ministère de l’intérieur s’était soucié réellement de ne pas mettre la charrue devant le bœuf et que les « 25 » s’étaient abstenus de se prêter indirectement à ce jeu malsain excluant des pans énormes des représentants du peuple, il aurait commencé d’emblée et avant toute autre démarche, par accorder des autorisations de se constituer, en formation politique, à tout vrai ou présumé leader politique afin de lui accorder l’occasion de prouver sa popularité sur le terrain à travers les votes, au cours des futures élections.
C’est seulement après le verdict des urnes et l’identification des forces vives réelles de la nation, qu’une concertation digne de ce nom peut être lancée.
C’est d’autant plus vrai que les actuelles forces politiques, les députés, les présidents des conseils régionaux et les maires, tant de la majorité que de l’opposition, se sont érigés sur le faux, la fraude, le manque de transparence, le népotisme …
La question qui s’impose est de savoir si la démocratie en Mauritanie saura-t-elle se remettre d’un tel rendez-vous manqué?
Le grand regret réside dans l’attitude complice et coupable des partis signataires
Il faut donc nécessairement pour jeter les bases d’une démocratie autoentretenue repartir de zéro.
A bon entendeur Salut !

MOULAYE NAJIM MOULAYE ZEINE

©️ via https://pointschauds.info/fr/mauritanie-concertation-entre-linterieur-et-les-partis-lillustration-parfaite-du-cosmetique-politique/

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Droits de l’Homme : réunion avec les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires de Nouakchott

Réunion, ce lundi 17 octobre, de sensibilisation avec les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires de Nouakchott dans le cadre de la Caravane nationale de sensibilisation sur les lois interdisant la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture, organisée par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile.

Une réunion qui a pour objectif de promouvoir et d’appliquer de façon effective et stricte les lois relatives aux droits de l’homme, la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture.

A l’ouverture de cette réunion de sensibilisation, le commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a rappelé efforts du gouvernement ces dernières années pour lutter contre la traite des êtres humains, l’esclavage, la discrimination et la torture en renforçant l’arsenal juridique et en publiant le contenu des lois nationales pertinentes.

La Mauritanie est déterminée, à travers ses différents programmes et stratégies de développement, à promouvoir et à protéger les droits de l’homme en coopération avec tous ses partenaires, a-t-il ajouté, tout en invitant les acteurs nationaux et partenaires du secteur à contribuer efficacement à la concrétisation de cet engagement irréversible pris par les pouvoirs publics.

Pour rappel, le lancement de cette caravane a eu lieu jeudi 13 octobre dernier.



Par Cridem Actualités

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760256

● Mauritanie : ces femmes entrepreneures qui misent sur la transformation des produits locaux

Le360afrique – De braves femmes des régions éloignées de la Mauritanie mènent des activités génératrices de revenus (AGR) en transformant et en valorisant les produits locaux.

Mais face à de nombreuses difficultés, elles ont besoin d’être soutenues par les institutions de microfinance. Ces actrices de l’ombre ont saisi l’occasion d’un forum axé sur le secteur pour exposer leur savoir-faire et essayer de nouer des partenariats.

«Je viens de Kiffa. Notre coopérative travaille sur la transformation et la valorisation de nombreux produits comme le henné et bien d’autres, tous issus du terroir. Nous avons cruellement besoin de financement», souligne Khadija Mint Abderahmane.

Pour sa part, Mariam Ly, qui vient d’Aéré Mbar, dans la région de Brakna, évoque aussi les problèmes de financement que rencontrent les femmes qui se lancent dans la transformation des produits du terroir. «Nous cultivons beaucoup de produits: mil, maïs, patates, haricots… Tous ces produits sont issus de nos champs. Nous avons besoin de financements pour développer ces différentes filières».

Enfin, Kadiata Omar Thiam, qui vit à Arafat, une commune de la banlieue sud de Nouakchott abritant une coopérative qui réunit plusieurs dizaines de femmes, détaille les ingrédients à partir desquels est fabriqué l’encens local, produit très prisé dans l’intimité des couples, et bien d’autres produits inscrits au label de ce groupement de femmes.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760220

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● La Mauritanie lance une campagne contre la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture

Cérémonie de lancement, jeudi 13 octobre, de la Caravane nationale de sensibilisation sur les législations nationales en matière de lutte contre la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture.

Cette campagne est organisée en collaboration avec le ministère de la Justice, celui de l’Intérieur, des organisations de défense des droits de l’Homme, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, l’Observatoire national des Droits de la Femme et de la Fille, le Mécanisme National de Prévention de la Torture et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

L’évènement, qui a été placé sous le haut patronage du président de la République, a été lancé le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile, Cheikh Ahmedou Sidi.

Rappelons que ce vendredi 14 octobre, le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action humanitaire et aux Relations avec la Société civile va rencontrer les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires des trois wilayas de Nouakchott.

Réunion qui sera l’occasion de réitérer la stricte application des législations la traite des personnes, l’esclavage, la discrimination et la torture.sanctionnant.

Par Cridem Actualités

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760162&utm_source=Cridem

● Mauritanie : le ministère de la Santé met en garde contre l’achat de certains médicaments pour enfants

AMI – Dans un communiqué rendu public le vendredi soir à Nouakchott et dont copie est parvenue à l’Agence mauritanienne d’information, le ministère de la santé met en garde les citoyens contre l’utilisation, l’achat et l’importation de certains médicaments pour enfants du fait de leur contamination et du danger qu’ils représentent pour la santé de l’enfant.

Voici le texte intégral de ce communiqué de la direction de la Pharmacie et des Laboratoires :

« Suite à l’alerte n° 06/2022 du 5 octobre 2022 émise par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant des médicaments pour enfants de qualité médiocre (contaminés) découverts en zone Afrique et après les vérifications appropriées, il a été constaté que les médicaments suivants peuvent causer des effets secondaires nocifs :

– Promethazine Sirop,

– Kofexmalin Sirop,

– Mocof Baby Sirop,

– Magrip N Sirop

La direction de la Pharmacie et des Laboratoires prévient que les médicaments mentionnés n’ont pas d’autorisation pour être commercialisés en Mauritanie et invite tous les professionnels de la santé, les pharmacies et les organisations de protection du consommateur et des citoyens à davantage de vigilance vis-à-vis de toute présence des médicaments précités et de les signaler immédiatement.

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=760056

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● L’ouvrage Mes Écrits Osés du Blog paru sur Amazon ! | Présentation (préface) et remerciements.

Le livre Mes Écrits Osés, Cybercarnet d’un militant des droits humains est disponible sur Amazon et en librairie.
Vous pouvez vous le procurer directement via ce lien : https://www.amazon.fr/dp/B0BHC7R7HY
Également sous l’ISBN : 979-8402627079

Paru le 4 octobre 2022

Cet ouvrage reprend mes différentes contributions publiées dans votre BLOG https://soninkideesjose.wordpress.com/ sur 9 ans. En annexe, dans la Partie V, vous y retrouvez certaines interviews accordées au BLOG. La compilation va principalement de 2013 à courant 2020, et quelques contributions de 2021.

Mon Cybercarnet a été préfacé par Souleymane Sidibé, auteur du recueil de poèmes titré La Poésie demeurt sorti en octobre 2021; également auteur de plusieurs articles dans le blog.

Avec le poète Souleymane Sidibé, à Paris 15 janvier 2022

Je salue sa disponibilité et son inestimable apport (sur la forme et le fond) tout au long de la réalisation de ce projet qui restera pour la postérité comme mon témoignage-Mémoire de militant.

Mes vifs remerciements sont -également- adressés à l’oncle Docteur Diallo Djibril, au frère Docteur Ndiaye Sidi et à la sœur Maître Konaté Assa, chacun.e pour sa disponibilité généreuse, ses conseils distillés et ses corrections apportées pour la réalisation de cet ouvrage.

Merci et reconnaissance aux lectrices et lecteurs du Blog qui, pour beaucoup dans l’anonymat durant ces années, me donnent la force d’inspiration et d’éveil.

On est ensemble et l’aventure continue !

Bonne lecture de ces Écrits Osés !

Merci encore.

Koundou SOUMARÉ, blogueur et militant droit-de-lhommiste.

~~~~~~~

● Ci-dessous la préface écrite par Souleymane Sidibé :

Préface

Cette œuvre regroupe divers sujets sous une écriture osée et révoltée contre les injustices, les tares, les manquements politiques et socio-culturels. Elle est une juxtaposition de contributions et d’entretiens sur les réseaux sociaux qui sont un véritable espace de liberté ; également d’interpellations. Tout de même, il est nécessaire, pour permettre aux lecteurs de ces cris osés, de cerner sous diverses approches les motivations profondes à savoir la crispation que la société jalonnée entre le laisser-aller et l’hypocrisie engendre chez l’auteur, un juste, et le sens syntagmatique qui suit un amour pour le journalisme et le sens paradigmatique qui renvoie à une autopsie de la société. Ces chroniques sont une réponse à des « détracteurs », à ceux qui ne veulent pas du droit  à l’objection de conscience, à l’égalité, pour aspirer à un meilleur vivre-ensemble. Ces mêmes esprits reprochent à l’auteur de ces Cris de faire son « intellectualisme virtuel » en osant aborder certains sujets dits tabous et complexes. Ces sujets convoquent l’apport de spécialistes. 

Loin d’être un savant, un chercheur ou un intellectuel de salon voire « traditionnel », Koundou se veut observateur d’une Mauritanie qui nécessite un nouvel ordre social. Il est alors un modeste témoin lucide de son époque.  Koundou Bakary Soumaré est né en 1978 à Dafort, un village du Guidimakha au sud de la Mauritanie. Il commence ses études à l’école fondamentale de Dafort en 1985, puis va suivre le collège à Ould-Yengé ; et à Sélibaby (la capitale régionale) entre 1992 et 1997. Ce passage qui marque son alma mater. Le Lycée des Garçons de Nouakchott reçoit un nouvel élève en la personne de Koundou Soumaré de 1997 à 2000. Il rejoint alors l’Université de Nouakchott pour sa formation académique au département d’anglais où il obtient son diplôme de premier cycle de l’enseignement supérieur (DEUG). Venu en France pour « l’aventure », il finit par mettre un trait aussitôt à ses ambitions universitaires. Au pays de RFI comme il le rappelle. La radio internationale française a joué un grand rôle dans sa formation idéologique et géopolitique. C’était son canal préféré et d’ailleurs le seul accessible en continu pour informer dans la sphère francophone sur les actualités Ouest-africaines, continentales et mondiales. De là, il tire l’emblème de son blog : Cris Osés ; informer vrai, c’est secourir.

Le militantisme des réseaux en ce siècle constitue un apport majeur. Des échanges et partages d’informations sur le président des réseaux-IRA en passant par l’actualité et faits des contrées de la Mauritanie au Mali en pays sooninké à la géopolitique, il se fait une place dans l’espace virtuel. Cela lui a permis de tisser des liens forts avec d’autres militants et sympathisants des causes justes. Il effectue des interviews avec pour mots d’ordre : respect et professionnalisme. Il puise ce sens d’écoute et de partage comme d’indignation dans les valeurs universelles ; notamment celles des valeurs sûres du sooninkaaxu. C’est dire par là vivre sans obligation envers quelqu’un mais vers un ensemble de bonnes idées et le contentement de soi. C’est ainsi par, ses propres moyens, qu’il mit en place SoninkIdée-J’ose qui deviendra le Blog du Cri-osé. Depuis 2013, il attire des lecteurs de tous horizons. C’est alors là une aventure militante loin de l’insolence verbale avec des Cri-osés dans une atmosphère de crispations identitaires. Le natif de Dafort, village de la région du Guidimakha en Mauritanie, est porteur de vérités tout au long de cette aventure qu’il ne faille considérer que par l’urgence face au mal encore enfoui dans nos sociétés africaines.

Cet ouvrage prend en compte cinq parties. La première qui traite de la politique intérieure mauritanienne. La deuxième partie est vraisemblablement un état des lieux en pays sooninkés : une mise en question du conditionnement social y est demandée avec l’éveil citoyen Gambanaaxu Fedde. La troisième partie traite de divers sujets. Le pays d’accueil de l’auteur, les quelques relations et impacts que ce dernier a avec les personnes issues des différentes diasporas, les relations avec le monde musulman. Il s’agit de contributions à caractère international. La partie IV recèle diverses contributions. Et la dernière partie est consacrée aux Entretiens dont un papier de l’illustre mathématicien mauritanien Mouhamadou Falilou Sy.
 
Souleymane Sidibé,
Bordeaux, le 19 août 2021

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

6 octobre 2022

● Non au racisme domestique sur la voie publique. | Par Moussa SOUMARE (le Parti RAG)



La vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux. À la marge de la manifestation de OLAN, après quelques minutes d’échange avec des blogueurs, au cours duquel le député Biram Dah Abeid, répondait à leurs questions, le président d’IRA a été empêché de s’exprimer, de manière si violente que gratuite.

La jeune femme a usé de toutes ses cordes vocales ( sa voix) pour parler fort, délibérément et ce avec détermination, rappelant le procédé d’acharnement contre le député Biram Dah Abeid, qu’un infiltré a exécuté à côté de Kiffa, dans une vidéo largement et sciemment diffusée et ayant abouti à l’arrestation de membres de IRA et du Parti RAG! Quelle similitude? Les forces centrifuges, anachroniques, au sein du pouvoir et dans nos sociétés, sont elles mécaniquement si conformes et si unanimes pour s’interposer entre ce leader et les questions du peuple? Sont elles idéologiquement dressées contre la symbiose et l’intégration sociale et citoyenne? Pour que le leader anti esclavagiste Hratin donne son opinion sur la question des langues nationales, en relation avec le projet de loi contesté défendu avec bec et ongles les autorités, est ce que la dirigeante de OLAN doit être si offusquée ; qu’est ce qui explique cette aversion, cette rancoeur, cette animosité ?

C’est quand-même, une attitude incompréhensible pour OLAN qui ne s’est pas gêné de charger les autorités Mauritaniennes lors de sa manifestation réprimée.
Ne pas autoriser que des citoyens manifestent pour exprimer leur désaccord est une entrave à la liberté de manifester. En effet, il s’agit assurément d’une forme d’expression: manifester, c’est aussi s’exprimer.

Ainsi, refuser qu’un citoyen et de surcroît,un député invité à l’instar de tous les citoyens à participer à une manifestation, sur un sujet d’intérêt national, c’est également une entrave à la liberté d’expression.

Cette dirigeante de OLAN est donc à mettre au même niveau que l’Etat qui fait un usage disproportionné de la force pour réprimer.
Heureusement, elle n’a pas les mêmes pouvoirs que celui-ci. Imaginez un instant, si elle disposait de moyens de répression plus redoutable…

C’est vrai que OLAN est le visage connu de la lutte pour l’officialisation des langues nationales.
La marche, c’est sa marche. C’est elle qui est l’organisatrice, personne ne peut lui ravir la vedette. Cependant, cela ne lui donne pas l’exclusivité de la défense des langues nationales, au point d’empêcher certains manifestants de prendre la parole et bien à la marge de la manifestation et pas sur le podium. Cette parole à la marge n’engage nullement OLAN.
Tout citoyen peut défendre les idées de OLAN quelque soit sa couleur politique, ou sa CATÉGORIE SOCIALE TRADITIONNELLE, ce qui est d’autant plus normal pour un député, un élu du peuple.

Certains parlent de récupération. Quelle récupération ? Ce sont également, les mêmes qui reprochent au député de n’avoir pas contribué physiquement à la lutte pour l’officialisation des langues, ce sont ceux qui ont toujours réclamé une position publique de Biram Dah Abeid sur le débat des langues nationales!!! Ce sont eux qui manifestent devant le parlement pour se faire entendre par les députés et Biram Dah Abeid est un député ; ce sont ces gens qui ont donné la parole à Samba Thiam, présidé du FPC, à Coumba Dada, député de Sawab; et ces organisateurs, dont la fille qui a agressé le député BDA, sont des membres éminents et dirigeants de partis politiques bien connus!!!

Mais comme toujours, cette jeune femme , c’est l’arbre qui cache la forêt. Son attitude, n’a besoin d’être analysée . Elle n’a exprimé que la haine et la rancoeur contre un homme politique d’une aura nationale et internationale, jouissant d’une légitimité nationale au regard des résultats des élections législatives et présidentielles dernières et au regard de ses sacrifices incontestables en faveur de toutes les causes justes de son pays.

Et à ce titre, son ascension met à mal d’autres acteurs politiques chassant sur le front identitaire, estimant qu’ils ont plus de droit que d’autres quand il s’agit de certains sujets : droit de l’homme, question du passif humanitaire, discrimination, lutte contre l’esclavage, ou encore la question cohabitation en Mauritanie etc.
Messieurs et mesdames, vous vous trompez d’ennemis. Au contraire, Biram doit être votre allié, votre compagnon de lutte pour changer la donne .
Ce combat n’est pas communautaire. Il interpelle tous ceux qui se retrouvent dans les idéaux et valeurs de justice pour une Mauritanie plurielle, multi-linguistique et multi-culturelle. Cette attitude grave et foncièrement irresponsable, pousserait certainement les vrais et sincères défenseurs des langues, à créer d’autres structures, moralement et idéologiquement aptes à mener à bon port cette cause noble et urgente.

Moussa SOUMARE
Membre du bureau Exécutif RAG

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR