Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie – ADVEM
Information
Vivons la paix
Nous avons la grande de joie de vous annoncer les dates de la 1e édition du Festival International des Droits des Enfants ! Il se déroulera à Nouakchott du 21 au 24 juillet 2022 🥳
France24 – Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a dénoncé samedi « une attaque contre l’intégrité territoriale » de l’Espagne, après la mort d’au moins 18 migrants d’origine africaine lors d’une tentative d’entrée vendredi matin de près de 2 000 d’entre eux dans l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.
Dix-huit migrants sont morts alors qu’ils tentaient de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, sur la côte nord du Maroc, et alors que des heurts avaient éclaté avec les gardes-frontières, ont annoncé, vendredi 24 juin, les autorités marocaines.
Près de 2 000 migrants ont tenté de s’introduire sur le territoire espagnol en prenant d’assaut une clôture. Des heurts ont alors éclaté avec les forces de sécurité, ont annoncé les autorités marocaines et espagnoles, ajoutant qu’une centaine de personnes avaient réussi à entrer dans l’enclave.
Les victimes ont trouvé la mort « dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer » qui sépare l’enclave espagnole du territoire marocain, lors d' »un assaut marqué par l’usage de méthodes très violentes de la part des migrants », a précisé à l’AFP une source des autorités de la province de Nador.
Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a condamné ce qu’il a qualifié d' »assaut (…) violent et organisé de la part de mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains contre une ville qui est un territoire espagnol ». « Par conséquent, il s’est agi d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », a ajouté le Premier ministre socialiste.
Le chef du gouvernement espagnol a également souligné que « la gendarmerie marocaine avait travaillé en coordination avec les forces de sécurité (espagnoles) pour repousser cet assaut si violent dont nous avons été témoins ». « S’il y a un responsable de tout ce qui s’est produit à la frontière, ce sont les mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains », a-t-il déclaré.
Contactée par l’AFP, la Garde civile espagnole, qui surveille l’autre côté de la clôture, a assuré ne pas avoir d’informations sur ce drame, renvoyant vers le Maroc.
Très tôt samedi matin, le calme régnait à Nador, ville marocaine limitrophe de Melilla, ainsi qu’à la frontière de l’enclave espagnole, sans déploiement policier. Situées sur la côte nord du Maroc, Melilla et l’autre enclave espagnole de Ceuta sont les seules frontières terrestres de l’UE sur le continent africain et font régulièrement l’objet de tentatives d’entrée de la part de migrants cherchant à rejoindre l’Europe.
• « Un bilan très lourd »
Cette tentative d’entrée massive a débuté vers 6 h 40 lorsqu’un groupe de « près de 2 000 migrants (…) a commencé à s’approcher de Melilla », selon la préfecture. « Plus de 500 » d’entre eux « provenant de pays d’Afrique subsaharienne » ont ensuite forcé l’entrée du poste frontalier avec « une cisaille », a ajouté la préfecture, selon laquelle 133 sont parvenus à rentrer.
Omar Naji, de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), a confirmé à l’AFP que des « affrontements » avaient eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi entre migrants et agents marocains. Des médias espagnols avaient déjà fait état de violences ces derniers jours entre clandestins et policiers dans la zone frontalière de Melilla.
La section de l’AMDH à Nador a réclamé l’ouverture d' »une enquête sérieuse pour déterminer les circonstances de ce bilan très lourd » qui montre que « les politiques migratoires suivies sont mortelles avec des frontières et des barrières qui tuent ».
• L’apaisement des relations entre le Maroc et l’Espagne
Cette tentative d’entrée massive dans l’une des deux enclaves espagnoles est la première depuis la normalisation mi-mars des relations entre Madrid et Rabat, après une brouille diplomatique de près d’un an. La crise entre les deux pays avait été provoquée par l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021, pour y être soigné du Covid-19.
Elle avait eu pour point culminant l’entrée en mai 2021 de plus de 10 000 migrants en 24 heures à Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles côté marocain. Madrid avait alors dénoncé une « agression » de la part de Rabat, qui avait rappelé son ambassadrice en Espagne.
Pedro Sanchez a mis fin à cette brouille en soutenant publiquement le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée à 80 % par Rabat mais revendiquée par le Polisario, soutenu par l’Algérie. Début avril, le roi Mohammed VI l’avait reçu à Rabat pour sceller cette réconciliation.
Pour Madrid, cette normalisation a pour but principal de s’assurer de la « coopération » de Rabat dans le contrôle de l’immigration illégale. Très critiqué en interne pour son revirement sur le Sahara, Pedro Sanchez a salué vendredi la « coopération extraordinaire » de Rabat en matière migratoire qui démontre, selon lui, « la nécessité d’avoir la meilleure des relations ».
Juste avant cette réconciliation, Melilla avait été le théâtre début mars de plusieurs tentatives de passage en force dont la plus importante jamais enregistrée dans cette enclave, avec quelque 2 500 migrants. Près de 500 y étaient parvenus ce jour-là.
Le Maroc, d’où partent la majeure partie des migrants vers l’Espagne, a été régulièrement accusé par le passé de les utiliser comme moyen de pression sur l’Espagne. L’apaisement des relations avec le Maroc a entraîné une baisse récente des arrivées en Espagne.
Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de migrants arrivés dans l’archipel espagnol des Canaries en avril, premier mois ayant suivi la normalisation, a été inférieur de 70 % à celui du mois de février.
Aujourd’hui dans une certaine opinion publique, le label communicationnel via divers supports que véhicule le concept Ganbanaaxu Fedde, s’inscrit et s’accroche à l’engagement contre l’esclavage par ascendance chez les Soninkés. C’est ainsi l’élan initial enclenché par une dynamique de prise de parole subversive et décomplexée face à un statu quo sociétal et traditionnel intrinsèquement inégalitaire. Une charpente sociale tissée de diverses hiérarchies qui assignent les uns et les autres par un étiquetage statutaire inné. Les honneurs s’héritent en vase clos et les indignités sont aussi attribuées dans le même régime coutumier hermétique. Le tout se structure et se perpétue à travers clans alliés et identités nominales. Les noms de familles en fonction des zones et des milieux, sont l’expression d’une réalité clanico-politique à vocation hégémonique. Une configuration politique aux facettes primitives en total déphasage avec l’ordre étatique républicain supra qui fait du Citoyen la référence cardinale de la chose politique moderne. Ces mini entités clanico-politiques (villages ou groupes de villages trans-territoriaux) assoient leur légitimité régalienne à diverses emprises sur des figures ancestrales (patriarches légendaires). À coup de fables et de forcing historique quasiment mariné à la même sauce apologétique, chaque clan construit et perpétue son roman d’identité sociale et politique. Ainsi un schéma organique de fiertés exclusives se met en place globalement d’une manière diffuse dans l’élément « communauté soninké ». Ces fiertés exclusives se confrontent autour d’un aléatoire patronage originel voire « original » de la personnalité-type soninké. Un imaginaire foncièrement ancré dans des consciences très sensibles à l’idée du Pur en légitimité des uns sur les autres. Frictions, égards pernicieux et arrogances ridicules, l’homogénéité sociale et communautaire n’arrive pas à s’instaurer valablement, gage d’une véritable dynamique pour une société en phase avec son époque.
Et l’éveil Ganbanaaxu surgit !
Un idéal et aussi une visionnaire philosophie sociale, ce concept mérite une grande attention de la part de tous les éveillés en pays soninké. Une sorte de wokisme intra-communautaire permettrait un toilettage culturel et idéologique. Au cœur de l’éveil Ganbanaaxu, on y consacre consciencieusement des notions suivantes : La Dignité, La Liberté, L’Humanisme, L’Égalité et La Fraternité. Par une approche déterminée, cet engagement enclenché en masse depuis fin 2016, interpelle et parle à la conscience collective de la communauté soninké voire au-delà même africaine. Ganbanaaxu, comprendre autrement en vocable soninké « O Ganbana » que j’ose transposer comme « Une Digne et mutuelle acceptation de notre Humanité commune » . Une identité sociale ouverte qui sanctifie la Dignité Humaine. Ainsi une véritable ingénierie sociale et communautaire serait gage d’une révolution profonde de nos mentalités liées aux fiertés exclusives. Et une nécessité intellectuelle et culturelle permettra une saine articulation entre l’imaginaire et le réel. Par Ganbanaaxu, l’élément social soninké sera débloqué et gagnera en efficacité dans tous les domaines. Les compétences feraient la légitimité et on sortirait du hasard de la naissance. Ce hasard dont les conséquences bloquent, freinent et causent d’innombrables situations schizophréniques sapant le vivre-ensemble. Une certitude m’assaillit profondément les idéaux Ganbanaaxu portés par la dynamique militante en cours peuvent donner matière réelle à « O Ganbana ». Une prise de conscience qui cadre pertinemment avec la résurgence panafricaniste très active au cœur de notre continent. Les détracteurs qui rechignent avec diverses manœuvres et violences à la proposition « O Ganbana« , doivent réactualiser leur logiciel culturel et sociologique. Il suffit d’imaginer que l’appellation « esclaves ou descendants d’esclaves » puisse exister et nommer un certain contenu sociétal réel dans un même groupe sociolinguistique, pour se faire une idée du retard en cours. Ainsi l’intelligentsia soninké devrait se questionner enfin, l’irruption de cet éveil Ganbanaaxu est un défi intellectuel posé et une aubaine inestimable à saisir plus que jamais. En perspective du FISO (Festival international Soninké), événement biennal prévu courant 2023 en Mauritanie, j’ose espérer que Monsieur Abdoulaye Bathily, soninké, universitaire et homme politique sénégalais qui a publié un ouvrage récemment titré « Passion de liberté« , sera parmi les guest-stars intellectuels. Il pourrait nous clamer l’assertion exprimée ces derniers jours lors de la présentation de son livre à Dakar en disant « Cette jeunesse que je vois, doit se battre avec les moyens de son époque. Partout où je vais, ce bouillonnement, même jusque dans les excès qui sont produits par ceux qui sont en face. La passion de la liberté habite en chacun d’entre nous. La passion de liberté je la vois en chacun des jeunes » . Et il dira en résumé ce jour « La passion de liberté a pris chacun d’entre nous » .
Plus que jamais nous lui dirons justement c’est cette ferveur pour la liberté qui surfe aujourd’hui en pays soninké. Les tares liées à l’esclavage par ascendance sont à éradiquer nécessairement au sein de nos milieux. Vœu d’espoir, au (O) FISO Mauritanie 2023, nous pouvons magnifier et promouvoir O Ganbana. Et en finir avec l’habituel folklore exhibitionniste qui prend la centralité de l’événement.
L’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger a annoncé, mardi, dans un communiqué de presse, parvenu à l’AMI, que le problème de la délivrance des passeports à distance a été résolu de façon permanente, qu’Allah soit loué.
Le communiqué précise que l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTS) décidé, à partir de ce mardi, l’ouverture d’un guichet spécial pour la réception des dossiers des passeports provenant des missions diplomatiques à l’étranger.
Les dossiers seront traités en prenant compte des données suivantes :
-Numéro et date de la correspondance de la mission diplomatique ;
-Numéro WhatsApp du propriétaire du passeport ;
-Le nom de l’intéressé ;
-Numéro du passeport de l’intéressé.
Pour économiser le temps et l’effort, l’employé de l’ANRPTS se chargera de la communication avec les propriétaires des passeports pour s’assurer de leurs identités. Ces derniers peuvent désigner leurs représentants ou leurs proches pour visiter l’ANRPTS pour le paiement des droits et l’achèvement des procédures nécessaires au retrait du nouveau passeport.
Sur la base de ce qui précède, l’union invite les détenteurs des passeports envoyés aux missions diplomatiques pour le renouvellement de communiquer avec elle, et à lui fournir les données décrites ci-dessus, en vue de la soumission de l’autorisation de la transaction.
Enfin, l’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger saisit cette occasion pour exprimer sa gratitude aux autorités publiques pour la bonne coopération et la coordination permanente, afin de servir les citoyens et de lui rapprocher l’administration et de lui faciliter la délivrance des passeports à distance et en permanence, ce qui permet aux expatriés de gagner du temps et des efforts pour effectuer des transactions liées à leur passeport.
(Alakhbar) – L’ambassadeur du Mali à Nouakchott, Mohamed Dibassy, a informé, lundi, du retrait du document « Autorisation d’accès au territoire mauritanien» des formalités d’accès des maliens en terre mauritanienne.
L’ambassadeur a donné l’information au sortir de sa rencntre avec le directeur général de la Sûreté nationale de Mauritanie, le Général de Division Mesgharou Ould Sidi lundi 20 Juin 2022.
Les ressortissants maliens et mauritaniens peuvent désormais traverser la frontière des deux pays en faisant les formalisés habituelles et gratuites d’avant COVID-19, a précisé l’Ambassade du Mali à Alakhbar.
Les formalités d’avant COVID-19 nécessitaient la présentation d’un passeport ou d’une carte d’identité en cours de validité.
Ibrahima Thiaw garde le poste de Secrétaire exécutif de la Convention des nations unies sur la désertification et la sécheresse (Unccd)
KASSATAYA – Ibrahima Thiaw vient d’être nommé comme chef par intérim de l’ONU pour le changement climatique en remplacement de Patricia Espinosa.
Il va assurer cette nouvelle fonction cumulativement avec son poste de Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
Diplomate chevronné, M. Thiaw Ibrahima a plus de 40 ans d’expérience dans le domaine de la gouvernance environnementale, dont 20 ans dans le système des Nations-Unies.
M. Thiaw qui est natif de Fanaye Niakwar dans le département de Tekane (Mauritanie) est entré aux Nations-Unies en 2007, comme Directeur de la Division de la mise en œuvre des politiques environnementales au sein du PNUE.
Par la suite, le fils du désert va gravir les échelons au sein de l’organisation en occupant les postes stratégiques les plus en vues.
Ainsi en 2013, face à 85 candidats, M. Thiaw devient sous-secrétaire général des Nations Unies, directeur exécutif adjoint du PNUE.
Connu pour sa rigueur et une discrétion inégalée, M. Thiaw se fait remarquer pour le rôle déterminant qu’il a joué dans l’élaboration de la vision stratégique du PNUE.
A la suite de ce passage remarqué au sein du PNUE, M. Thiaw est nommé en 2018 comme conseiller spécial du secrétaire général des nations- unies pour le Sahel.
Celui qui entre temps occupa le poste de Secrétaire exécutif, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification en janvier 2019, est aujourd’hui nommé comme chef par intérim de l’ONU pour le changement climatique.
L’ONU pour le changement climatique ou la Convention-cadre des Nations-Unies pour les changements climatiques (CCNUCC) regroupe 197 états parties. L’objectif de cette organisation, qui accueille en son sein l’Accord de Paris sur les changements climatiques de 2015 ou encore le protocole de Kyoto 1997, est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en mettant fin aux pires effets des changements climatiques sur l’environnement et les équilibres socio-économiques.
Le Président de la République, SEM. Mohamed Cheikh El Ghazouani, a prononcé, ce mardi à Bruxelles, un important discours devant les participants à la 15e édition des Journées Européennes du Développement qui se tient du 21 au 22 juin dans la capitale belge sous le thème «Global Gateway: construire des partenariats durables pour un monde connecté».
Voici le texte intégral du discours:
« Altesses royales, Majestés;
Excellence Monsieur Charles Michel, Président du Conseil européen;
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement; Mesdames, Messieurs;
Permettez-moi, d’abord, de remercier l’Union Européenne en la personne de Mme Ursula Von Der Layen pour l’aimable invitation qu’elle nous adressée afin de prendre part à la 15e édition des Journées Européennes du Développement, qui se tient sous le thème «Global Gateway : construire des partenariats durables pour un monde connecté», tout comme pour la chaleur et la qualité de l’accueil.
Excellences, Mesdames et Messieurs;
Les dramatiques conséquences de la Covid-19 ont fortement mis en lumière l’urgente nécessité de renforcer la résilience des chaines d’approvisionnement, et de relever les défis mondiaux liés aux changements climatiques, à la pauvreté, à l’insécurité, et au déficit d’infrastructures, de gouvernance et d’inclusivité du développement. Défis que la guerre en Ukraine est venue fortement exacerber en perturbant les chaines logistiques d’approvisionnement, occasionnant ainsi une très forte hausse des prix des denrées alimentaires et produits énergétiques.
En centrant son intervention sur le développement des liaisons intelligentes, propres et sûres, dans le domaine du numérique, de l’énergie et des transports, tout comme sur le renforcement des systèmes de santé, d’éducation et de recherche, l’Union Européenne, à travers le Global Gateway, affirme résolument sa volonté de contribuer efficacement à relever tous ces défis. Ces priorités sont aussi celles du continent africain. Nous notons, avec beaucoup d’espoir, l’annonce faite de consacrer 150 milliards d’euros au Volet Africain de ce programme.
Le Global Gateway, dans ses objectifs cibles, traduit une remarquable convergence des priorités entre la Mauritanie et l’Union Européenne, lesquelles ont toujours été unies par des relations de coopération fortes, diversifiées, saines et constructives que cimentent le partage des valeurs communes et l’excellence des relations bilatérales avec tous les pays membres de l’Union.
Je profite de cette occasion pour saluer, ici, l’appui que l’Union européenne n’a cessé d’apporter à mon pays et plus globalement aux pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et pour le développement.
Excellences, Mesdames et Messieurs;
Jouissant d’une excellente position stratégique, (ouverte sur l’Europe et charnière entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne), la Mauritanie, en raison de son immense potentiel de ressources minières, énergétiques, halieutiques et agropastorales, ainsi que ses énormes besoins en infrastructures, en développement de la santé, de l’éducation et en renforcement de résilience économique et sociales, trouve dans le Global Gateway une opportunité de premier ordre et œuvrera résolument pour devenir un partenaire essentiel dans sa mise en œuvre.
La Mauritanie, pays de paix et de stabilité, est un ami fiable de l’Union Européenne. Elle a fait du développement du capital humain, de la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et la précarité, un important pilier de sa stratégie de développement national, consacrant à la santé, à l’éducation et à l’amélioration des conditions de vie des plus démunis, une attention particulière et des moyens de plus en plus importants.
Cependant, en fournissant d’énormes efforts pour améliorer les conditions de vie de nos citoyens les plus démunis, nous avons veillé à respecter les exigences d’une politique budgétaire responsable, tout comme nous avons œuvré à consolider l’ancrage de l’état de droit, des libertés individuelles et collectives et de la bonne gouvernance.
En outre, mon pays s’est fortement engagé dans la lutte contre le changement climatique, la sécheresse et la désertification. Nous venons ainsi de réviser notre contribution au climat, et bien que nos émissions de gaz à effet de serre soient très marginales, nous prévoyons de les réduire, à l’horizon 2030 de 11%, par rapport à 2018.
Excellences, Mesdames et Messieurs;
La Mauritanie s’est fixée pour ambition de se positionner comme un acteur important dans la transition énergétique en augmentant son mix énergétique et en exploitant son potentiel d’énergies renouvelables. A cet égard, le lancement d’un ambitieux et important programme de développement de l’hydrogène vert pour offrir une source alternative et durable d’énergie propre constitue une importante opportunité de coopération avec l’Europe, renforcée davantage par notre proximité géographique.
Parallèlement, nous avons adopté des orientations stratégiques axées sur:
i) Le développement du numérique, auquel vient d’être récemment dédié un département ministériel à part entière;
ii) Les infrastructures et les secteurs productifs;
iii) Le renforcement de notre secteur privé;
iv) La promotion des Partenariats publics/privés,
v) L’amélioration du climat des affaires, en rendant notre code d’investissement de plus en plus attractif,
vi) La transformation en profondeur de certains secteurs clés comme l’agriculture, l’élevage et l’industrie.
Excellences, Mesdames et Messieurs;
Nous sommes conscients qu’en ces temps difficiles d’insécurité et de dérégulation des marchés, nous avons plus que jamais besoin de partenariats solides, ancrés dans des valeurs partagées pour transformer ces innombrables opportunités en outils de croissance et de réduction de la pauvreté.
Pour terminer, je voudrais saluer le leadership de Leurs Excellences Mr Charles Michel et Mme Ursula Von Der Layen pour le lancement de cette importante initiative de Global Gateway, et réaffirmer, dans le même temps, ma ferme volonté d’œuvrer à consolider et à diversifier davantage les relations de coopérations qui unissent mon pays, la Mauritanie, à l’Union Européenne.
Investie par la Nupes, Rachel Keke, militante CGT, devient la première femme de chambre à accéder à la fonction de députée en France.
« Être la voix des sans-voix ». C’était l’ambition que Rachel Keke s’était fixée en concourant pour un siège à l’Assemblée nationale. Dimanche 19 juin, elle a été élue avec 50,3% des voix face à la candidate Ensemble!, l’ancienne ministre des Sports, Roxana Maracineanu.
Figure de la lutte des grévistes de l’Ibis Batignolles, la femme de chambre et syndicaliste Rachel Kéké a été victorieuse sous la bannière Nupes.
Âgée de 47 ans, Rachel Keke est née dans une commune au nord d’Abidjan (Côte d’Ivoire), d’une mère vendeuse de vêtements et d’un père conducteur d’autobus. Quand sa mère meurt, Rachel Keke se retrouve en charge de ses frères et sœurs, à l’âge de 12 ans. À 26 ans, elle arrive en France, en 2000. En près de 20 ans, elle a exercé plusieurs métiers : coiffeuse, femme de chambre, puis gouvernante. Mère de cinq enfants, elle est naturalisée en 2015 et obtient donc la nationalité d’un pays qu’elle « adore ».
« Faire trembler l’Assemblée »
En 2019 quand elle a porté les revendications de ses collègues femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, qui ont lutté pendant 22 mois pour de meilleurs salaires et conditions de travail. La militante CGT s’était alors mobilisée à leurs côtés face au « mépris » de la direction. C’est à ce moment-là qu’Eric Coquerelle, député LFI avait fait sa connaissance : « Elle est ce que j’appelle une leader de masse (…). Elle a quelque chose qui magnétise, elle est forte, elle a les mots justes ».
Cette année, elle a lancé sa campagne pour les législatives depuis les Sorbiers, une cité de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne. Elle se définit comme « féministe » et « défenseuse des gilets jaunes ».
Dimanche soir, elle a célébré sa victoire, promettant de « faire trembler l’Assemblée ».
Arsene Wenger, (une regrettable sortie à l’égard du football africain), (les élucubrations d’un sexagénaire sur les talents africains) …. « Kylian MBappé a des origines africaines, mais il a été formé en Europe. S’il était né au Cameroun, il ne serait pas devenu ce joueur (…) Il y a l’Europe et le reste du monde, et le reste du monde a besoin d’aide, sinon nous perdrons trop de talent ». Dixit Arsene Wenger Arsene Wenger, entraineur français, âgé de 72 ans, et presque un pied dans le troisième âge, respecté jusqu’ici. Personnellement, j’avais beaucoup de respect pour cet homme dont on disait beaucoup de bonnes choses. Mais comme on dit, « chassez le naturel, il revient au galop ». Visiblement en Occident, les techniciens ou les grands dirigeants du football continuent de regarder notre continent de haut. Il leur arrive de dire, comme c’est le cas aujourd’hui avec Arsene Wenger par exemple, qu’un joueur né en Afrique ne peut pas avoir ni le talent ni l’effort nécessaire, qu’il ne peut pas se former et s’instruire au fil des ans. Naître aujourd’hui en Afrique n’apporterait rien en terme de talent, de génie et de virtuosité, par rapport à celui qui serait né en Europe, à en croire ces dirigeants. Je trouve que c’est une sortie malheureuse et un irrespect total, d’abord en termes de sacrifice des africains. C’est aussi une insulte au bon sens et une insulte à l’avenir, et surtout une insulte par rapport à tous ces jeunes africains qui font aujourd’hui le bonheur et les beaux jours du football européen et américain, du football mondial en gros. Dire que s’ils étaient nés en Afrique, ils n’auraient pas eu le talent qu’à MBappé, c’est oublier que le talent est inné et qu’il peut éclore partout ; il ignore les nationalités, les races, les cultures et les géographies. C’est surtout faire la sourde oreille et oublier des grands noms du football africain qui ont brillé par leur talent en Europe et dans le monde, comme Samuel Et ’O, Georges Weya, Didier Drogba, pour ne citer que ceux-là. Donc tous ces grands noms n’existeraient pas parce qu’ils sont nés en Afrique et non en Europe ???!!. Il s’agit là d’une vision tronquée qui cache mal et trahit un peu la position scandaleuse de certains dirigeants occidentaux à l’égard du continent. Oui, M. Arsene Wenger, l’Afrique a des talents. Le continent continuera à en produire. Sachez enfin, que l’avenir du football se construit et se construira en Afrique.
~~Une nouvelle procédure d’obtention des visas pour les candidats au grand pèlerinage de la Mecque pourrait mettre de nombreuses agences de voyages occidentales sur le carreau et empêcher des milliers de pèlerins français d’accomplir le cinquième pilier de l’islam. Certains observateurs saluent toutefois une initiative destinée à mettre fin aux abus qui gangrènent le business du Hajj.
C’est une petite révolution dans l’organisation du pèlerinage de la Mecque. Après deux éditions interdites aux étrangers pour cause de pandémie de Covid-19, le Hajj 2022 aura lieu du 7 juillet au 12 juillet avec un tout nouveau système de demandes de visas pour les croyants originaires des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, d’Europe et d’Australie.
Pour espérer accomplir le cinquième pilier de l’Islam, les musulmans vivant dans ces pays occidentaux sont passés cette année par la plate-forme numérique Motawif, la seule habilitée à fournir par tirage au sort des visas pour le Hajj. Les candidats devaient remplir deux conditions pour valider leur inscription : être vaccinés contre le Covid-19 et être âgés de moins de 65 ans.
Alors que les derniers résultats de cette loterie aux visas sont attendus le 18 juin, des milliers de musulmans français craignent de manquer le pèlerinage cet été. Car il n’y aura pas de places pour tout le monde : le quota 2022 de pèlerins français a été fixé à 9 200, contre plus de 20 000 habituellement.
● Agences de voyages hors-jeu
Jusqu’à présent, les visas étaient accordés par les autorités du royaume wahhabite par l’intermédiaire d’agences de voyage privées. Avec Motawif, ces entreprises se retrouvent brutalement évincées de l’organisation du pèlerinage.
La Coordination des organisateurs agréés Hajj de France (CHF), qui regroupe 70 sociétés, a exprimé début juin dans un communiqué son « incompréhension de cette démarche troublante et comportant des risques très importants quant au bon déroulement du pèlerinage au départ de la France ».
« Les agences sont dans une phase où elles n’arrivent plus à se projeter. On part sur des situations de quasi faillites pour plusieurs d’entre elles », explique un responsable cité par SaphirNews, site spécialisé dans l’actualité du monde musulman.
Cependant, l’initiative saoudienne n’est pas une surprise totale pour les agences. « Cela fait plusieurs années que cette réforme du pèlerinage se prépare, mais les agences ne s’attendaient pas à une décision aussi soudaine, et surtout pas à la dernière minute », explique Leïla Seurat, chercheure associée à l’Observatoire des mondes arabes et musulmans (Omam), autrice d’une étude sur le marché du pèlerinage à La Mecque.
● Escroqueries à La Mecque Selon une source saoudienne citée par l’AFP, ce nouveau système d’attribution des visas a pour objectif de lutter contre les escroqueries de « fausses agences » qui s’emparent de l’argent de pèlerins.
Des arnaques et pratiques commerciales trompeuses que dénoncent en France, depuis 2015, Omar Dakir, président de l’Association culturelle d’entraide et de fraternité (Acef). Il cite en exemple des « agences non immatriculées qui vendent des forfaits à des prix exorbitants et obtiennent des visas avec la complicité d’agences agrées ».
Selon lui, le nouveau système mis en place par les autorités saoudiennes est « une excellente nouvelle » pour faire le ménage dans ce business du Hajj. « Pendant des années, on a parqué des citoyens français de confession musulmane dans des avions et des hôtels, sans garanties financières ni protection juridique. C’est de la mise en danger de la vie d’autrui », estime Omar Dakir.
« Pour le coup, les Saoudiens normalisent et rendent beaucoup plus transparent le système, alors que beaucoup d’argent circulait au noir », affirme de son côté Didier Leschi, ancien chef du bureau central des cultes au ministère français de l’Intérieur, auprès du site d’actualité religieuse La Croix Africa.
Côté prix, trois forfaits sont disponibles pour les musulmans résidant dans la zone occidentale et s’échelonnent de 6 200 euros à 9 900 euros pour des séjours d’environ trois semaines.
● Reprise en main En supprimant des intermédiaires, le royaume saoudien cherche également à maximiser les revenus colossaux générés par le tourisme religieux ainsi qu’à diversifier son économie.
Avant la pandémie, les deux principaux pèlerinages musulmans, le Hajj et la Oumra, rapportaient quelque 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) par an à l’Arabie saoudite.
« L’Arabie saoudite veut reprendre en main ce marché pour bénéficier directement des échanges avec le pèlerin. Cette réforme s’inscrit dans le plan Vision 2030 qui a pour objectif de développer le tourisme afin de préparer l’après-pétrole », analyse Leïla Seurat de l’Omam.
Reste à savoir si les Saoudiens seront capables de se substituer aussi facilement aux agences occidentales, alors que subsistent de nombreux points d’interrogation sur la nouvelle organisation et l’accompagnement dont bénéficieront les fidèles. « Les agences occidentales jouent sur la peur des gens en affirmant qu’il n’y aura pas de guides sur place, mais c’est complètement faux », rétorque Omar Dakir, le président de l’Acef.
« Il n’y aura plus de cohésion au sein de groupes de pèlerins français qui voyagent ensemble », précise toutefois Leïla Seurat. « Les tentes [dans lesquelles dorment les pèlerins à Mina après la Mecque] étaient organisées en fonction de la nationalité. C’est difficile de savoir comment ils feront cette année. Cela risque d’être un sacré pataquès ».
Pour cette édition 2022, l’Arabie saoudite a autorisé la venue d’un million de pèlerins étrangers ou nationaux, contre 2,5 millions avant la pandémie de Covid-19.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.