✓La Mauritanie accuse l’armée malienne de crimes «récurrents» contre ses ressortissants

Le ministère mauritanien des Affaires étrangères a indiqué mardi 8 mars avoir convoqué l’ambassadeur du Mali et lui avoir signifié sa «vive protestation contre les récents actes criminels récurrents» commis selon lui au Mali par l’armée malienne contre des Mauritaniens.

La Mauritanie a émis cette protestation après deux évènements graves impliquant des Mauritaniens en l’espace de quelques semaines au Mali, dont la disparition de plusieurs ressortissants de l’autre côté de la frontière dans des circonstances encore obscures il y a quelques jours. Des enregistrements sonores circulant sur les réseaux sociaux, attribués à des témoins oculaires mais non authentifiés, ont mis en cause l’armée malienne dans la disparition d’une trentaine de Mauritaniens du côté malien dans la zone frontalière au sud d’Adel Bagrou (est de la Mauritanie).

Un député local, Mohamed Mahmoud Ould Henenna, cité par l’agence privée Alakhbar, a parlé d’au moins 15 morts. Cette disparition a été précédée en janvier par la mort, elle aussi dans des circonstances non officiellement éclaircies, de sept Mauritaniens dans le même secteur. À l’époque déjà, la question d’une possible implication de soldats maliens avait été posée.

Le ministère mauritanien rappelle dans un communiqué publié par l’agence de presse nationale que le gouvernement avait à cette occasion envoyé une «délégation de haut niveau» au Mali, «pour tenter de contenir ce comportement hostile envers nos concitoyens». «Malgré les assurances données» par les autorités maliennes, leur réponse «est restée en deçà des attentes», déplore le ministère.

Un diplomate mauritanien s’exprimant sous le couvert de l’anonymat suivant la pratique courante dans une telle situation a mis en garde les autorités maliennes. «Nous avons clairement dit aux Maliens que si ça continue, nous allons fermer la frontière», a-t-il dit. «En plus, les autorités à Bamako ne décrochent pas le téléphone quand nous les appelons», a-t-il dit.

Peuples frères

En janvier, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une enquête et assuré qu’aucun élément ne mettait en cause l’armée malienne. Aucun élément de ces investigations n’a été rendu public depuis. La junte au pouvoir au Mali depuis août 2020 ne s’est toujours pas exprimée sur les récentes disparitions.

Le Mali est pris dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012. En plus des agissements des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, des violences intercommunautaires, et des actes crapuleux, l’armée est régulièrement accusée d’exactions. Ces violences ont fait des milliers de morts, civils et militaires. La Mauritanie, avec laquelle le Mali partage plus de 2000 km de frontière, a été touchée par l’expansion des groupes islamistes d’Algérie au début des années 2000, mais n’a plus connu d’attaque sur son sol depuis 2011.

Des dizaines de Mauritaniens ont manifesté mardi devant la présidence à Nouakchott pour réclamer la fin des exactions commises selon eux par l’armée malienne contre des compatriotes, a constaté un correspondant de l’AFP. «Nos frères sont froidement assassinés par l’armée malienne, nous devons réagir vite contre ces exactions à répétition» a dit l’un des participants, Ahmed Sidi, originaire de la même région que les disparus. Nouakchott élève la voix alors que la junte malienne a entrepris récemment un effort de rapprochement avec la Mauritanie. Il s’agit pour les colonels de contrer l’embargo imposé en janvier par l’organisation des États ouest-africains Cédéao pour sanctionner leur projet de se maintenir encore plusieurs années au pouvoir.

Les États membres de la Cédéao ont fermé leurs frontières avec le Mali, sauf la Guinée, elle-même dirigée par des militaires. La Mauritanie et l’Algérie, qui ne font pas partie de la Cédéao, ont gardé leurs frontières ouvertes. Le ministère mauritanien explique dans son communiqué que les liens historiques et les considérations humanitaires l’ont empêché «d’affamer le peuple malien frère». Mais il prévient «que la vie de nos innocents concitoyens et la sécurité de leurs biens resteront au-dessus de toute autre considération».

AFP

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✓CONFIDENTIEL : LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR DEMANDE AUX WALIS DE FOURNIR UNE LISTE DES FORCES ET COURANTS POLITIQUES

Le ministre de l’Intérieur Mohamed Salem Ould Merzoug a demandé aux walis des régions par voie d’une lettre confidentielle, de lui fournir des informations sur les forces politiques présentes dans leurs circonscriptions, classées selon leur importance, ainsi que les courants politiques et leurs principaux dirigeants.

Dans la correspondance dont copie est parvenue à Alakhbar info, le ministre a averti les gouverneurs que ces informations «ont un caractère absolument confidentiel ».

Il leur a demandé de transmettre directement les informations sous forme de format « WORD/PDF » au directeur général des affaires politiques et des libertés publiques via son numéro de contact WhatsApp.

Le ministre a déclaré que cette démarche s’inscrit dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « cartographie politique nationale ».



Source : http://alakhbar.info/?q=node/38946

Traduit par adrar info

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✓PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE : DOUZE CANDIDATS SUR LA LIGNE DE DÉPART POUR LE PREMIER TOUR

Tribune de Genève – Le Conseil constitutionnel a validé lundi 12 candidatures pour le premier tour de la présidentielle d’avril, comme en 2017, dont celle du NPA Philippe Poutou, sur laquelle existait encore une incertitude, a annoncé son président Laurent Fabius dans une déclaration diffusée par vidéo.
«Ce matin, conformément à la Constitution et aux textes en vigueur, le Conseil constitutionnel a arrêté la liste officielle des candidates et candidats pour l’élection à la Présidence de la République qui aura lieu les 10 et 24 avril prochains», a expliqué Laurent Fabius.

Il a précisé avoir reçu 13’672 parrainages d’élus, dont 13’427 ont été validés.

500 signatures nécessaires

Les 12 candidats, qui ont obtenu les 500 signatures nécessaires dans au moins trente départements différents sont, dans «l’ordre officiel» établi par tirage au sort: Nathalie Arthaud (LO), Fabien Roussel (PCF), Emmanuel Macron (LREM), Jean Lassalle (Résistons!), Marine Le Pen (RN), Eric Zemmour (Reconquête!), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (écologiste), Valérie Pécresse (LR), Philippe Poutou (NPA) et Nicolas Dupont-Aignan (DLF).

Le Conseil constitutionnel s’est aussi assuré du «consentement» des candidats à participer à l’élection et a «constaté» le dépôt d’une déclaration de patrimoine et d’une autre d’intérêt et d’activité, a précisé Laurent Fabius.

Philippe Poutou, déjà candidat en 2017 et 2012, a été le dernier à se joindre à la liste. Le conseiller municipal de Bordeaux ne disposait que de 439 parrainages jeudi, selon le dernier comptage publié.

En revanche, François Asselineau, candidat favorable au Frexit qui était en lice il y a cinq ans, ne pourra pas se présenter à nouveau cette année.

ATS

Via Cridem

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✓TÉMOIGNAGE. La vie de Bernard Lama en Guyane : « Il y a trop d’inégalités ici pour être heureux »

Bernard Lama, l’ancien gardien international de l’équipe de France de football, du PSG et du Stade Rennais, vit depuis la fin de sa carrière professionnelle dans sa Guyane natale où il a créé une marque d’eau de source. Prolongation est allé lui rendre visite. Engagé et tourné vers la jeunesse, il raconte sa reconversion.

Au bord d’une route détrempée de Remire-Montjoly, une banlieue pavillonnaire de Cayenne en Guyane, un adolescent, sac de sport sur le dos, marche en direction du stade de foot. Son caleçon est apparent. Une voiture ralentit à son niveau. La vitre se baisse. « Remonte ton pantalon. Tu te crois où ? » Le jeune garçon reconnaît le manager général de son club de foot et obtempère sans broncher. Il est comme cela, Bernard Lama : franc, direct, un peu vieux jeu mais plein de valeurs et furieusement tourné vers les autres et surtout les jeunes.

Au volant de sa voiture, il raconte son enfance en enchaînant les bouffées de sa cigarette roulée. Son surnom lui va toujours aussi bien. « Le chat » ne saute plus sur les ballons mais il a gardé une ligne de sportif de haut niveau. Son regard de félin est rempli de malice. Et parfois, lorsqu’il s’agit de sujets qui lui tiennent à cœur, il griffe.

« 10 000 gosses sans école »
Depuis la fin de sa carrière professionnelle de footballeur, il est revenu vivre dans « [sa] Guyane ». « Je n’ai pas trouvé de raison suffisante pour rester de l’autre côté de l’Atlantique. J’avais acheté une maison en 2005 et je m’y suis fixé. J’y vis avec ma mère depuis. »

Heureux donc ? « Je suis content d’être chez moi, de pouvoir me balader sur la plage ou dans la forêt équatoriale. Une vie simple liée à la nature. Mais non, pas heureux. On ne peut pas être heureux quand on voit la pauvreté ici. Il y a tellement d’inégalités. Ici, 50 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des problèmes de santé, d’éducation, 10 000 gosses sans école. »

Dans le sang de l’ancien international français coule une fibre sociale. « Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont construit ce département. Mon père, chirurgien, a été maire de Rémire-Montjoly pendant 35 ans. On parlait plus de politique et de l’avenir de la Guyane que de sport. Tous les ingrédients pour développer une pensée sociale et faire preuve de solidarité. »

50 % des réserves d’eau en Amazonie
Alors, pour sa reconversion, Bernard Lama n’a pas choisi « d’investir dans l’immobilier et s’enrichir sur le dos des plus pauvres » ou de faire « de l’import-export depuis la France ». Pour aider les siens, il faut d’abord poser un diagnostic…

©️ Crédit source : https://actuvrai.com/2022/03/04/temoignage-la-vie-de-bernard-lama-en-guyane-il-y-a-trop-dinegalites-ici-pour-etre-heureux/

✓MON ADHESION A L’ASSEP GANBANAAXUN FEDDE (Association des Soninkés du Sénégal pour l’Egalité et le Progrès). Par Prof Yaya SY

Aujourd’hui 6 mars 2022, je rends officielle mon adhésion à la section sénégalaise de l’Association «Ganbaanaxun Fedde» (Association des Soninkés du Sénégal pour l’Egalité et le Progrès : ASSEP). Inutile de préciser que la lutte contre les inégalités sociales est, et a toujours été la pierre angulaire ma pensée et de mon action militantes en particulier contre la plus ignoble et la plus criminelle des oppressions sociales qu’est la mise en esclavage d’un être humain par un autre être humain.
Dès lors, bien avant ce jour, ma collaboration en tant que sympathisant avec l’Association Ganbanaaxun Fedde et avec les membres de toutes ses sections nationales sans aucune distinction de pays ni de village, me paraissait tout à fait naturel.
Aussi, je rappelle à mes amis de l’Association Ganbaanaxun Fedde que je suis fier d’apporter ma modeste contribution à l’édifice collectif dont ils ont commencé à ériger les fondements.
A ma famille et à mes amis, qui n’en font pas partie, je les exhorte à se joindre à nous dans ce noble combat pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la solidarité et la citoyenneté pour tous et toutes dans tout le Soninkara (les régions soninkées) et dans toute l’Afrique.
Nous n’avons ni rancune, ni amertume envers tous ceux dont les parents dominaient les nôtres sur les bases d’un esclavage domestique africain se transmettant de la mère à l’enfant. Au contraire, il faut s’unir pour tourner les pages sombres de notre histoire et préparer sereinement l’avenir de nos enfants dans un monde de plus en plus dur et injuste.
Les vestiges de la société féodale (soninkée en ce qui nous concerne) et de l’histoire tourmentée du continent, constituent encore dans nos villages, des obstacles sérieux à la mise en place de l’égalité citoyenne malgré les défis qui frappent à nos portes.
Alors sans préjugé aucun, mettons « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».
Je reste confiant en l’avenir de la société soninkée que je crois capable d’unir tous ses enfants et de bannir les inégalités liées à la naissance et à toutes les traditions rétrogrades.
Il faut élaguer nos cultures et nos langues de leurs branches sèches qui rappellent les temps révolus.
Paix, respect, égalité, unité et solidarité entre tous les hommes, les femmes et les enfants du Soninkara, de l’Afrique et du monde.

Le Marin, dimanche 6 mars 2022.
Docteur Yaya SY Anthropologue et Professeur d’histoire à la retraite.

Liens utiles : https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/12/16/%f0%9f%9f%a2-activites-gambanaaxu-15-12-2021-visite-de-courtoisie-aupres-du-doyen-lanthropologue-yaya-sy-en-region-parisienne/.

✓La CNDH et l’Ambassade de la Grande Bretagne volent au secours des victimes de l’esclavage par ascendance déplacées à Bamako



La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec l’Ambassade de la Grande-Bretagne au Mali, a procédé le vendredi 4 mars 2022 à la cité des Enfants à la remise d’importants lots de vivres aux victimes de l’esclavage par ascendance qui ont été forcées, il y a un an, de quitter leurs localités Bakamabougou suite à des menaces et violences.

La cérémonie de remise était présidée par le Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE. Elle s’est déroulée en présence du Premier Conseiller de l’Ambassade du Royaume- Uni au Mali et de la Directrice de la cité des enfants.

D’une valeur de plus de deux millions de francs CFA, le lot de vivres est composé du riz, du sucre, de l’huile et d’autres denrées alimentaires.

Le Premier Conseiller de l’Ambassade du Royaume Uni, Ilyas Malek a indiqué dans son intervention que son pays est toujours prêt à accompagner les victimes de l’esclavage au Mali. Il a ajouté que tous les hommes naissent libres et égaux en droit.

Le Président de la CNDH a insisté sur le fait qu’ on ne peut pas comprendre qu’au 21ème siècle, des maliens traitent d’autres maliens d’esclaves, cela est inadmissible, il a demandé au gouvernement d’assurer le retour de ces personnes déplacées dans leurs localités respectives et dans des conditions de sécurité.
Il a déclaré que d’autres activités d’information, de sensibilisation et de renforcement de capacités sont programmées dans le cadre du même projet, précisément dans la région de Kayes; tout cela conformément à la stratégie de lutte contre l’esclavage par ascendance autour de la formation, de l’information, du plaidoyer et de la répression des pratiques esclavagistes.

Le porte parole des bénéficiaires a tenu à remercier sincèrement la CNDH, singulièrement son Président pour son engagement personnel dans ce combat, et son partenaire qui est l’Ambassade du Royaume Uni pour les efforts déployés dans le cadre de la lutte contre la pratique de l’esclavage par ascendance au Mali.

La rédaction

https://cndhmali.com/index.php/2022/03/06/la-cndh-et-lambassade-de-la-grande-bretagne-volent-au-secours-des-victimes-de-lesclavage-par-ascendance-deplacees-a-bamako/

✓1er Congrès du parti RAG à Rosso, Birame Dah Abeid crie haro contre les notabilités traditionnelles

Le député et président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid, a présidé en compagnie de l’ancien ministre Oumar Ould Yali, le premier Congrès du parti Radical pour une Action Globale (RAG) qui s’est ouvert samedi 5 mars 2022 à Rosso, capitale de la Wilaya du Trarza. Au menu, les prochains combats électoraux, l’opposition contre le poids des chefferies traditionnelles et le problème foncier.

La capitale du Trarza, Rosso, a abrité le 5 mars 2022 le démarrage des travaux du 1er Congrès du parti RAG, en présence des représentants du parti dans les différents villages, villes et localités de la région.

L’ouverture du Congrès a été marquée par quelques versets du Saint Coran et le mot de bienvenue du Coordinateur régional du parti RAG au niveau du Trarza, Mohamed Mahmoud Ould Bilal qui a souhaité la bienvenue au président de IRA, Birame Dah Ould Abeid et au président du parti RAG, Oumar Ould Yali.

Le gros des discours a été prononcé par Birame Dah Abeid qui a abordé plusieurs thèmes, d’abord les objectifs du parti RAG et du présent congrès, l’attaque contre les chefferies traditionnelles qui constituent selon lui, les principales entraves à l’exercice démocratique et enfin, la question du foncier qui hante la paysannerie locale.



RAG, bras politique du mouvement IRA

Sans détour, Birame Dah Abeid a bien avoué que le parti RAG n’est autre que le bras politique du mouvement IRA qu’il dirige et à travers lequel il compte accéder au pouvoir et au sommet de l’Etat. Son horizon se porte déjà sur les élections futures de 2023-2024 et la présidence de la République, mais aussi les postes électifs au niveau communal et législatif.

C’est dans ce cadre qu’il a exhorté les bureaux exécutifs du mouvement IRA et du parti RAG ainsi qu’à leurs militants à conjuguer leurs efforts jusqu’à la victoire finale.


Rosso, une ville délaissée et une chefferie traditionnelle fossoyeuse des choix électifs

Birame a brossé un tableau sombre de la ville de Rosso, ville fantôme au visage balafré et dont la jeunesse et la population, selon lui, sont pris entre l’étau du chômage et l’enclume du bradage de leur économie par une élite gangrénée par la corruption et le mauvais usage du pouvoir politique. Par la suite, il s’est attaqué à la chefferie traditionnelle qu’il accuse d’être le véritable obstacle à l’émergence d’un Etat démocratique et égalitaire.

A ce propos, Birame distingue deux catégories de chefs tribaux et religieux. Ceux qui sont loin de la politique et de ses magouilles, pour lesquels il dit vouer le respect le plus absolu. Et une chefferie traditionnelle qui a trempé, selon lui, dans toutes les magouilles électorales et qui est à l’origine de de toutes les fraudes en faveur du pouvoir en place. C’est contre cette catégorie qu’il faut se dresser, a-t-il invectivé ses partisans en substance. « Le temps des bureaux de tel chef ou de telle tribu, dont certains n’hésitent pas à franchir les frontières de la région pour déporter de faux électeurs, est révolu » a-t-il martelé.

Il en appelé à la vigilance de ses partisans, mais aussi à la fermeté des autorités chargées de superviser les élections, notamment la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les autorités administratives, militaires et sécuritaires pour que les prochaines élections ne soient entachées d’aucune irrégularité

L’esclave foncier et la dépossession des terres cultivables

Birame Dah Abeid a ensuite dénoncé les exactions subies par la paysannerie locale au niveau de la région du Trarza, notamment les masses laborieuses haratines et négro-mauritaniennes, les véritables exploitants des terres agricoles, a-t-il soutenu en substance. Selon lui, les terres de la Chemama sont bradées au profit d’une oligarchie dont le seul lien à la terre est spéculatif.

Pour déposséder des terres ancestrales dévolues au cours de plusieurs siècles par la voie traditionnelle, l’administration qui est la seule distributrice de documents administratifs qu’elle octroie selon ses désirs, utilise selon lui, ce prétexte pour déloger des habitats entiers au profit d’une classe prédatrice. Puissants commis de l’Etat, hauts gradés de l’armée, puissants commerçants et chefs tribaux et religieux auraient ainsi récupéré la quasi-totalité des terres agricoles de la Chemama, réduisant les anciens propriétaires en ouvriers agricoles, selon ses dires.

C’est à travers ces terres, dira-t-il en substance, que se sont engouffrés les milliards de prêts qui n’ont jamais été remboursés du défunt Union des banques de développement (UBD) et du Crédit Bancaires dont le lourd passif a été soldé par la volonté du Prince.

L’exemple du village de Niawlé a été cité en exemple, soulignant que ces habitants ont été dépossédés de leurs terres agricoles, réduisant plus de 300 famille à cultiver un espace de 20 hectares au lieu des centaines qu’elles possédaient, la même superficie qui a été accordée à un homme d’affaires.

Merci Ghazouani

Contrairement à ceux qui affirment que le Président Mohamed Cheikh Ghazouani n’a rien fait, Birame croit pour sa part qu’il a accompli ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a fait. Bref, pour lui, Ghazouani a beaucoup fait. La preuve, dira-t-il en substance, les rangs du mouvement IRA et du parti RAG se sont beaucoup élargis lorsque l’arme de la terreur a disparu et qu’ils sont désormais autorisés à mener leurs activités sans aucune contrainte ni entrave.

La disparition de la peur et de la répression a aussi permis selon lui, à beaucoup de personnes qui hésitaient à adhérer au parti RAG ou à IRA, à manifester ouvertement leur choix. Mais surtout, souligne Birame, Ghazouani a beaucoup contribué à sa dédiabolisation et fait oublier le monstre longtemps brandi par le régime précédent pour faire peur. « En m’ouvrant les portes du Palais présidentiel et en m’accordant souvent des audiences, le président Ghazouani a incité beaucoup à me reconnaître en tant que personnalité et notable avec qui il est possible de discuter » a-t-il illustré.

« Voter pour moi et vos terres vous seront restituées »

Enfin, après avoir écouté les doléances des congressistes, Birame a conclu ses interventions en demandant à ses partisans de s’armer de sincérité et d’abnégation, en se lançant sans coup férir dans une vaste campagne de sensibilisation pour son élection au poste de président de la République. En hassaniya, en wolof, pulaar et en français, Birame a déclaré que si les populations du Trarza veulent récupérer leurs terres spoliées, elles n’ont qu’à œuvrer pour son élection à la magistrature suprême en s’armant de la carte d’électeur et en s’inscrivant et en inscrivant massivement leurs proches sur les listes électorales.



Le Congrès se poursuit dimanche 6 mars avec des recommandations très attendues.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : http://futureafrique.net/node/13490

✓Promotion des Droits de l’Homme au Mali: Un Centre d’appel juridique désormais disponible pour la résolution des problèmes



Maeava Palace de Bamako a servi de cadre, le jeudi 3 mars 2022, à la tenue de la cérémonie de lancement du centre d’appel juridique et de l’application mobile d’accès à la justice.

L’inauguration de ces infrastructures est le fruit de la collaboration entre le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et son Partenaire «Mali Justice Project» (USAID/MJP). 80 00 22 46, c’est le numéro vert mis à la disposition des usagers pour la prise en charge de leurs préoccupations.

Cette cérémonie de lancement était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, en présence des autres membres du gouvernement comme Amadou Keïta, Mme Fatoumata Sékou Dicko, des partenaires techniques et financiers comme Me Jean Lavoie de MJP, du président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré et d’autres personnalités. Dans ses mots de bienvenue, le directeur de ADKontact, Sinaly Diarra, a remercié le Projet MJP pour la confiance portée en leur structure. «Nous accueillons dans nos locaux, une équipe dynamique d’agents juridiques qui bénéficient de tous les moyens techniques (matériel et logiciel) pour prendre en charge efficacement tous les contacts téléphoniques entrant et sortant des personnes ayant besoin d’informations juridiques ou faisant face à une situation nécessitant un conseil ou une assistance. Le centre d’appel Hakew Kounafoni sera joignable du lundi au dimanche de 8h à 20h pour assurer une couverture de service optimale. Adkontact mettra tout en oeuvre pour la bonne conduite quotidienne de ce projet que nous portons désormais tous », a-t-il dit. A sa suite, la directrice d’HERA CONSEILS, Me Tall Nadia Biouele, a indiqué que la société civile professionnelle d’Avocats HERA CONSEILS, a été sélectionnée pour recruter et former des juristes téléconseillers qui seront mis à la disposition du centre d’appel AdKontact pour fournir à travers un plateau technique, opérationnel depuis le 11 février 2022, des informations juridiques, judicaires et des renseignements administratifs aux usagers. Selon elle, ce projet comblera sans aucun doute le besoin de diffusion du droit et d’accès à l’information juridique, judiciaire et administrative. A l’en croire, le projet du centre d’appel juridique est une solution adaptée pour pallier le déficit d’accès à l’information juridique et judiciaire, gage d’une meilleure distribution de la justice. « A travers un numéro vert gratuit pour les usagers, 20 jeunes juristes installés au centre d’appel HAKEW KUNAFONI logé dans les locaux de ADKontact, fourniront instantanément, en langues officielles et locales, les informations nécessaires à la compréhension de la demande posée par l’usager. Qu’il s’agisse des actes d’état civil, des modes de saisine de la justice, des demandes formulées à l’administration en matière foncière, de la dénonciation d’un abus de droit, de la réclamation des droits et indemnités de travail, ou encore de la dénonciation d’une violence basée sur le genre », a conclu Me Tall Nadia Biouélé.

Quant au directeur du Mali Justice Project de l’USAID, Me Jean Lavoie, il a souligné que ce centre d’appel permettra a des milliers d’individus de bénéficier des précieux conseils, références et orientations pratiques d’opérateurs bien formés et ultimement informés des modalités d’accès a l’aide juridique, dans les cas ou les justiciables concernés sont des femmes, enfants et personnes indigentes. « Nous sommes également fiers que cette initiative soit créatrice d’emplois pour le personnel du centre qui acquerront à la fois expérience et expertise, ainsi qu’un revenu, dans un contexte économique souvent précaire pour les jeunes », a conclu Me Jean Lavoie.

Pour sa part, le ministre de la justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a fait savoir que ce dispositif contribuera à résoudre certains des problèmes récurrents auxquels sont confrontés les justiciables maliens parmi lesquels l’éloignement géographique, le coût d’accès à la justice et la langue dans laquelle la justice est rendue.

« Un centre d’appel juridique dédié à l’accès à la justice et au droit vient compléter les efforts de l’Etat, non seulement dans le sens d’une bonne distribution de la justice à travers l’assistance juridique et judiciaire, mais aussi, dans la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. A travers les conseils et l’orientation des usagers, le centre « Hakew Kunafoni » offrira désormais aux populations les informations juridiques et administratives dont elles ont besoin pour valoir leurs droits. Ce projet ayant démarré avec une phase expérimentale de 12 mois, il revient à l’Etat d’assurer la pérennité du centre à travers le financement de ses activités », a conclu le ministre.

Au cours de cette cérémonie, une projection vidéo sur le fonctionnement du centre d’appel juridique a été faite aussi que le sketch sur l’accès à la justice à travers le centre d’appel.

La rédaction

©️ Crédit source : Post FB CNDH Mali https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2698056717007509/

✓Note de lecture | Gratter l’Histoire pour comprendre hier et se comprendre aujourd’hui !



« La Conquête musulmane de l’Afrique du Nord » d’Agha Ibrahim Akram, traduit en français par ‘Issâ Meyer. L’auteur naquit en septembre 1923 en Inde actuel, un haut gradé de l’armée pakistanaise décéda en 1989. Officier chef instructeur au « Command and Staff College » (académie militaire de Quetta), devenu lieutenant général et ambassadeur, Monsieur Agha Ibrahim Akram s’était métamorphosé en intellectuel féru d’Histoire notamment sur les conquêtes musulmanes en dehors de l’Arabie berceau historique de l’islam prêché par le dernier Prophète Muhammad (psl).

Ici l’ouvrage en question permet un aperçu historique et « archéologique » de l’arrivée très laborieuse et heurtée de l’islam en Afrique du Nord. Il y’a eu beaucoup de Sang, d’affrontements terribles, de destructions massives, de mini génocides et surtout d’esclavage massif de nombreuses années durant.

Un passage tiré de la conclusion du livre peut attirer l’attention du lecteur concentré pour un nécessaire réflexe qui relativise : « …Les musulmans en partance d’Arabie devaient connaître autant de choses sur le Maghreb que nous en savons aujourd’hui sur Mars. Et entre les deux se dressaient des déserts et des montagnes inexplorés et inconnus de l’Homme…. Voilà le temps et l’espace à la lumière desquels les opérations musulmanes en Afrique du Nord doivent être jugées. Elles devraient également être jugées selon la connaissance militaire et l’éthique du septième siècle, non celle du vingtième. s’agit là d’une erreur commune de notre époque que d’imposer nos idées du sens et de l’éthique sur un peuple avec des standards différents, qui vivait à un âge où beaucoup de ces idées n’avaient simplement aucune pertinence. »

De Fustat fondée par le légendaire conquérant ‘Amr Ibn al-‘As en Egypte considéré comme le premier poste avancé de l’impérialisme musulman sur l’Afrique, le gouverneur du pays des Pharaons sous le califat d’Uthman IbnAffan, Abd Allah Ibn Sa’d poussait l’intérêt d’une grande expédition vers l’Ouest. Ainsi de 648 (l’an 27 Hegire) à vers 707 (l’an 88 Hegire) en grande partie sous le règne califal de la dynastie omeyyade, plusieurs expéditions ont été entreprises en direction du monde berbère et berbèro-romano-chrétien dans l’antique région appelée Ifriqiya (une partie de la Libye moderne, la Tunisie actuelle, et la partie Est de l’Algérie actuelle) et dans l’ensemble géographique appelé Maghreb (L’Algérie actuelle et le Maroc historique) jusqu’à l’océan Atlantique. Parmi les figures marquantes de cette longue et éprouvante entreprise de l’instauration d’un ordre politique, culturel et social arabo-musulman, on peut citer entre autres Abd Allah Ibn Abi Sarh, Uqba Ibn Nafi (fondateur de la ville de Kairouan), Zuhayr Ibn Qays, Hassan Ibn Nu’man ou Musa ibn Nusayr . En face il faut mentionner le grand résistant et conflictuel chef tribal berbère Koceila, la mystique et déroutante dame berbère Kahina surnommée la grande prêtresse et quelques intermittents guerriers romains chrétiens. l’Afrique du Nord conquise avec l’imbrication sociale et politique entre conquérants arabes et autochtones berbères et l’appui d’intelligence avec un comte chrétien Julien, la voie vers l’aventure ibérique était lancée. Et l’Andalousie musulmane devenait ce projet vaillamment porté par un pionnier berbère islamisé Tariq ibn Ziyad et ses compagnons.

Ouest-africain et sahélien musulman, je pense avoir appris de ce livre, quelques morceaux historiques du cheminement géographique mouvementé de l’avènement de l’islam dans nos contrées par la suite. Si Koceila et Kahina avaient réussi à repousser irréversiblement l’impérialisme arabo-musulman au 7 ème siècle, peut être l’équipe nationale rimienne de football n’aurait pas été surnommée Les Mourabitounes aujourd’hui.

✍🏾KS pour le BLOG

✓Mauritanie | L’interdiction d’un concert Rap du groupe Diam Min Tekky, la réaction de Souleymane Sidibé.

L’annulation du concert du groupe mythique Diam Min Tekky était prévisible. Le samedi 5 mars 2022 devrait connaître la rencontre à Nouakchott des jeunes, adultes, toutes les personnes amoureuses du rap rim qu’ils ont initié.

Ce n’est pas facile de parler d’un groupe dont on récite après 10 ans les paroles encore. Depuis l’école primaire. Et c’est le moment de se demander avec cette interdiction : « So tawi leydi di ko kilbitii Wola lamo djuniti ». Un extrait d’une chanson qui restera dans les annales.

Les soldats sans gain sont de retour. L’accueil a été de taille, la joie de Alia Gaye dit DJ Féroce est partagée. Diam Min Tekky, c’est le symbole de l’engagement en Mauritanie. Ils ont conscientisé des jeunes en perte de valeur, lutté par la voix de la rue, la philosophie du hip hop ; ils sont des légions.

Merci à eux pour cette flamme qu’ils nous ont transmise. Ne jamais s’affaisser face à l’injustice, les bêtises républicaines en Mauritanie. On vous aime les avocats du peuple. L’exil n’est pas une fin en soi, c’est un début. C’est parfois la pire des tortures silencieuses.

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