✓Nécrologie | l’archevêque sud-africain D. TUTU est décédé

Le célèbre homme de Dieu anglican et icône pacifiste de la lutte anti-apartheid, monsieur Desmond Tutu est décédé ce dimanche 26 décembre 2021. Le sud-africain âgé de 90 ans, a été récipiendaire du prix Nobel de la Paix en 1984.

Une grande voix morale très remarquée médiatiquement dans le pays de Nelson Mandela. Dans l’Afrique du Sud post-apartheid , il avait dirigé la fameuse Commission de la vérité et de la réconciliation .

l’Afrique perd une figure religieuse historique et un patient serviteur de la Paix.

Qu’il repose en Paix éternellement.

~ KS pour le BLOG

✓CAN 2021 : La liste de la Mauritanie dévoilée

Africa Foot United – En conférence de presse ce jeudi 23 décembre 2021 au siège de la Fédération mauritanienne, Didier Gomes Da Rosa a présenté une pré-liste de 30 joueurs. Dans ce groupe, on note quelques nouveautés et certains habitués de la sélection qui ne sera pas à la CAN, Cameroun 2021.

Didier Da Rosa a concocté une pré-liste de 30 joueurs pour la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Ce groupe sera réduit à 28 au terme du stage de la sélection nationale à Abu Dhabi en Émirats Arabes Unis. Les absents de ce groupe de la Mauritanie sont entre autres Mohamedhen Beibou « Wali » (FC Nouadhibou) ou encore Ismail Diakité.

Plusieurs nouvelles têtes ont rejoint le groupe de Didier Gomes Da Rosa. On remarque Souleymane Karamoko qui évolue à Nancy en Ligue 2 française et le jeune gardien de 19 ans de l’AS Douanes, Mohamed El Mokhtar.

Les 30 Mourabitounes :

Gardiens (3) : Babacar Diop (FC Nouadhibou/Mauritanie); M’Backé N’DiayeI (Nouakchott King’s/Mauritanie); *Mohamed El Mokhtar (AS Douanes/Mauritanie)

Défenseurs : Bakary N’DIAYE (Rhodos FC/Grèce); Abdoul BA (Al Ahli SC/Libye); Diadié Diarra (Goal FC/France); El Hassen Houeibib (Al Zawra’a SC/Irak); Harouna Abou Demba (Sans club); *Souleymane Karamoko (AS Nancy/France); Aly Abeid (Valenciennes FC/France); Houssen Abderrahmane (Royal Francs Borains/Belgique); Abdoulkader Thiam (US Boulogne/France)

Milieux de terrain : Mohamed Dellah Yaly (Sans club); Guessouma Fofana (CFR Cluj/Roumanie); Ibréhima Coulibaly FC (le Mans FC/France); Yacoub Sidi (AS Vita Club/RD Congo); Khassa Camara (NorthEast United FC/Inde); Almike Moussa N’Diaye (Goal FC/France); Mohsen Bodda (FC Nouadhibou/Mauritanie); Abdallahi Mahmoud (NK Istra 1961/Croatie); *Beyatt Lekoueiry (AS Douanes/Mauritanie)

Attaquants : Aboubakar Kamara (Aris Thessalonique/Grèce); Hemeya Tanjy (FC Nouadhibou/Mauritanie); Oumar Camara (Beroe Stara Zagora/Bulgarie); Adama BA (RS Berkane/Maroc); *Souleymane Doukara (Giresunspor Kulübü/Turquie); Idrissa Thiam (ASAC Concorde/Mauritanie); *Souleymane Anne (Royal Excelsior Virton/Belgique); *Pape Ibnou Ba (Le Havre/France).

* Concerne ceux qui ont été sélectionnés pour la première fois avec la sélection.

©️ Crédit source : repris via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=752532

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec Mr Mahamadou Marega (Étudiant à L’UCAD)

– Nous vous présentons l’interview accordée par un frère soninké de Golmy au Sénégal. Âgé de 33 ans, Monsieur Mahamadou Marega, étudiant à L’UCAD – Dakar, est déjà titulaire d’une licence en Études Arabes (option Pensée Islamique). Il s’exprime souvent à travers de posts FB pleins de sagesse et d’inspiration intellectuelle. Nous lui souhaitons une paisible continuation dans l’ensemble de ses projets. Nos vifs remerciements pour sa disponibilité en répondant à notre sollicitation.

Lire ci-dessous ses éléments de réponse à nos questions.

Question 1 : Bonjour Monsieur Muhammad Marega , pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Mahamadou Marega :
Je m’appelle Mahamadou Marega.
Je suis étudiant, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et je suis titulaire d’une licence en études arabes (option pensée islamique).


Question 2 : En tant que jeune africain universitaire , êtes-vous engagé dans une Cause (politique, associative, culturelle ou sociale) d’intérêt général ? Si oui dans quel cadre et avec quels moyens pour atteindre vos objectifs ?

• MM : Pour le moment, je ne suis membre de façon active dans aucune association à caractère politique, social, culturel ou humanitaire. Même s’il y a des associations avec qui, je suis en phase sur le plan idéologique et que je défend de façon sympathique.

Question 3 : Ces dernières années la communauté soninké connaît des soubresauts sociaux autour de la problématique de l’esclavage par ascendance, quelle analyse faites-vous de la situation ? Vos commentaires sur la dynamique abolitionniste transnationale en cours portée par le mouvement Gambanaaxu Fedde..?

MM : effectivement, la société sooninké traverse des grands problèmes d’ordre sociétal, politique et économique. Et la problématique de l’esclavage par ascendance fait partie de ces problèmes-là, il faut le reconnaître. Par ce que pour résoudre un problème ça commence d’abord par reconnaître son existence. Le nier, c’est le condamner à se développer et à se complexifier. Bref, notre société est conservatrice et inégalitaire, et il y a beaucoup de paradigmes qui ne conviennent plus à notre époque. L’esclavage par ascendance est l’une des tares congénitales de notre société. Nous devons y faire face pour l’éradiquer par tous les moyens possibles. En ce qui concerne le mouvement Gambanaaxu Fedde, je pense que franchement parler, c’est un mouvement avant-gardiste et humaniste de par sa philosophie qui prône l’égalité et la justice sociale. Cela dit, un tel mouvement doit être soutenu, parce qu’il y va de l’avancée de notre société.

Question 4 : Quelles pistes de solutions pensez-vous nécessaires pour débloquer les régimes d’organisation coutumière dans certaines sociétés ouest-africaines figées dans des hiérarchies sociales datant d’une époque lointaine (par exemple le cas soninké) ?

MM : comme je l’ai dit plus haut, la société conservatrice qui obéit à une stratification socioprofessionnelle qui, répondait autrefois à des besoins sociétaux, mais force est de reconnaître que le système d’organisation sociale et coutumière n’a plus sa raison d’être. Car, il constitue un véritable obstacle au développement du Soninkara. D’où la nécessité de mener un combat aussi intellectuel que pratique en vue de le changer.


Question 5 : Votre pays, le Sénégal a connu certains mouvements contestataires et d’autres qui y couvent liés à la vie politique, qu’est-ce qui perturbe réellement la démocratie sénégalaise connue comme relativement sereine en comparaison à d’autres pays voisins historiquement ?

MM : Il y a deux points, à mon humble avis, qui perturbent et empêchent la démocratie sénégalaise de jouer pleinement son rôle : le fait que la justice n’est pas indépendante, puisque sans une justice indépendante devant laquelle tous les citoyens sont égaux et justiciables, et d’autre part, le manque d’équité social en matière de redistribution de richesses. Ce qui crée une frustration chez beaucoup de gens, notamment, les jeunes qui n’ont plus des perspectives d’avenir et les événements du 23 Mars en ce sens sont une preuve éclatante.


Question 6 : Le fait culturel, politique et social autour de la Religion dans nos communautés et nos pays, constitue une donnée importante, complexe et à la fois sensible, quelle lecture globale faites-vous de cette situation ?

MM : Mon avis, le fait culturel et le fait religieux sont indissociables puisque la culture est le réceptacle de la religion, mais cela ne veut pas dire que la religion doit être complètement moulée dans le fait culturel. Seulement, avoir l’intelligence de lire le corpus religieux sous la lumière de nos réalités socioculturelles, faute de quoi il y aura toujours des tensions ou des incompréhensions qui peuvent empêcher la religion de jouer pleinement son rôle à la fois éducatif et spirituel.

-Fin

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓MAURITANIE : LE GÉNÉRAL MOKTAR OULD BELLA, NOUVEAU PATRON DES ARMÉES MAURITANIENNES

Le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett quitte son poste de chef d’état-major des armées mauritaniennes (CEMAM).
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, un décret nommant un Chef d’État-major général des armées, a indiqué mercredi 22 décembre, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) qui cite un communiqué de la présidence mauritanienne.

«Par décret en date de ce jour, le Général Moktar Ould Bella, est nommé Chef d’État-major général des armées », a précisé l’Agence mauritanienne d’Information (AMI).

Pour rappel, le Général de Brigade Moctar Ould Bella était jusqu’ici le numéro 2 des armées mauritaniennes. Le Général de Brigade Moctar Ould Bella remplace le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett

Par La rédaction de Cridem

—-

© Crédit source : repris via http://adrar-info.net/?p=72593

✓Décision présidentielle nommant quatre membres du Conseil constitutionnel – (ami.mr)

La Présidence de la République a rendu public une décision nommant quatre membres du Conseil constitutionnel, dont voici le texte intégral :

« La Présidence de la République communique par décision en date du 14 décembre 2021 sont nommés membres du Conseil constitutionnel :

– Mme. Hawa Tandia ;

-M.Ikebrou Ould Mohamed Sidigh ;

-M.Ghali Mahmoud Abeid ;

-M.Bilal Dick. »

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-61943.html

✓Mauritanie | Quand les idéaux Ganbanaaxun Fedde se retrouvent dans le sermon « national » du vendredi 17 décembre 2021.

Ainsi j’introduis mon propos par : «Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence.» .
Cette assertion qui est douteusement attribuée au philosophe allemand du pessimisme Arthur Schopenhauer, résume relativement le parcours du dynamique éveil abolitionniste et anti-esclavagiste en cours en pays soninké, sous le vocable GAMBANAXUN FEDDE. GAMBANAXU , concept porteur d’une profonde philosophie sociale et humaniste s’articule autour de l’Egalité et la Dignité en droits et en devoirs. En gros l’idéal d’une norme civilisationnelle où l’Humanité Première de l’Homme devient sacrée et inviolable face aux égos toxiques émergés et entretenus culturellement et socialement par les violences. Les humains s’organisent souvent par l’intelligence de la violence contre la NATURE et rarement par l’intelligence de la MORALE pour le SENS.

Oui l’éveil Gambana secoue amèrement les consciences et les certitudes des adeptes du fatalisme religieux et coutumier dans la communauté soninké. Ceux qui considèrent que tout est déjà acté et fini dans le schéma sociétal où les subalternes s’acceptent et les privilégiés veillent résolument. Ainsi en fin 2016, justement il y a 5 ans, au cœur du Guidimagha mais pas seulement, l’ordre féodal soninké se mettait en rangs serrés par tous les moyens pour que l’appel pacifique Gambanaaxu soit sali, saboté, diffamé et détourné.

L’esclavage par ascendance faisant partie du système hiérarchique de la société, est démasqué à vif par l’élan militant antiesclavagiste par un discours efficace arrimé aux textes fondamentaux de nos États. C’est-à-dire le Citoyen s’est exprimé ouvertement et son vernissage coutumier du casté ou du relégué social , a fondu irréversiblement. Menaces, diffamations, harcèlements administratifs et judiciaires, emprisonnements, expropriations, agressions, embargo social…la liste est longue, ont été mis en branle farouchement contre les militants et les familles qui ont osé s’extirper du régime de Ladalenmaxu. Ce Lada soninké qui fait office de constitution sociale intracommunautaire, défie à la fois La Loi du pays et la profonde philosophie humaniste prônée par La Religion. Certains milieux réactionnaires foncièrement esclavagistes qui vouent une haine viscérale à l’endroit de l’éveil Gambana, vont tomber dans la rengaine apologétique de l’esclavage avec un grand zèle. En Mauritanie, la Loi 2015 – 031 portant sur la criminalisation de l’esclavage et ses séquelles, est même defiée ouvertement parce que les apologistes comptent bénéficier des largesses administratives et judiciaires venant de leurs soutiens silencieux dans les rouages étatiques. Finalement la justice a commencé à sévir mollement, et l’atmosphère de l’apologie prend un coup de semonce psychologiquement significatif parmi les cas extrémistes. Et ces derniers jours le discours présidentiel de Ouadane est sans équivoque. Les préjugés sociaux dont il a fait référence, sont également ces coutumes ségrégationnistes et discriminatoires véhiculées socialement par le Ladalenmaxu soninké. Un mécanisme complexe d’apparence inoffensif alors qu’il constitue le nœud de tous les symboles discursifs et comportementaux de l’esclavage par ascendance et du système des castes.

Après Ouadane, l’injonction ministérielle pour un sermon unifié du vendredi 17 décembre 2021 sur le plan national, avec la thématique principale censée être abordée, la problématique liée aux mépris sociaux et culturels de l’ascendance. Des références coraniques et des données rapportées de la Tradition Prophétique, sont convoquées dans les prêches pour indexer la toxicité de la vantardise par ascendance et le mépris héréditaire attribué parmi les Hommes, et de surcroît appartenant à une même communauté de fidèles. Une séquence en terme de portée symbolique qui abonde clairement dans le sens de l’argumentaire du militantisme Gambanaaxu. Concernant la lutte contre l’esclavage et ses diverses manifestations sociales en Mauritanie, au cours de cette décennie après le big-bang du 27 avril 2012 (autodafé des livres fiqhis esclavagistes) du leader d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, il est important de retenir les mots du président El Ghazouani à Ouadane et le Khotba unifié de ce vendredi dernier.

Ainsi, ce sont la Mauritanie et la Dignité humaine qui engrangent des points valeureux.



– KS

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec la sociologue et militante Dieynaba NDIOM

À la fin de cette année 2021, la rubrique Le Grand Entretien du Blog (le GEB) reçoit l’interview d’une dynamique militante mauritanienne, Madame Dieynaba NDIOM. Engagée féministe et membre active du parti FPC (Forces Progressistes du Changement) de Samba Thiam, la sociologue a répondu favorablement à notre sollicitation d’entretien. Nos vifs remerciements à son endroit. Retrouvez ci-dessous le contenu de cet entretien.

✓Question 1 : Bonjour Madame Dieynaba N’diom, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Dieynaba NDIOM : Je m’appelle Dieynaba NDIOM, Féministe, Femme politique et Sociologue de formation.


✓Question 2 : Quels sont vos engagements militants (associatifs et politiques) en Mauritanie ?

• DN : Je suis engagée dans deux associations mauritaniennes :
Voix des Femmes, qui est un collectif de jeunes féministes mauritaniennes
Initiative pour la Santé de le Reproduction, qui est une association qui travaille sur toutes les questions liées à la santé de la reproduction, comme son nom l’indique.
Sur le plan politique, je suis engagée au sein du parti FPC (Forces Progressistes du Changement), dont je dirige la fédération de Nouakchott.

✓Question 3 : En étant une femme engagée publiquement, rencontrez-vous des écueils sociaux et discriminants liés au genre? Et également quelle analyse faites-vous autour de la condition féminine en Mauritanie aujourd’hui en 2021 ?

DN : Pas spécialement dans les organisations où j’évolue, cependant les organisations associatives comme politiques sont à l’image de notre société, toutes les pesanteurs socioculturelles y sont palpables. Les conditions des femmes en Mauritanie sont de plus en plus difficiles sur quasiment tous les plans : Niveau juridique, toujours pas de loi sur les violences que subissent les femmes, dans le milieu familial, professionnel, dans l’espace public etc. Niveau politique, avec l’actuel régime ; c’est plutôt la régression sur le nombre de femmes dans les postes de responsabilité. Niveau social, nous sommes restés cette société très conservatrice avec un système social très hiérarchisant et discriminatoire, d’où les relations de pouvoirs sont omniprésentes.

✓Question 4 : Ce 28 novembre 2021, jour du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale, une manifestation a été réprimée dans la ville de Bababé, pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ces événements en tant que militante politique ?


• DN : Comme chaque 28 novembre, depuis 30 ans actuellement, une partie de la Mauritanie demande justice sur les crimes commis, c’est également l’occasion de revenir sur tous les épisodes sombres de la Mauritanie à l’égard de sa composante noire, qui continue d’ailleurs de plus belle sous d’autres formes. Ainsi, différents événements (sit-in ; marche ; conférence de presse…) se font chaque 28 novembre à Nouakchott et/ou à l’intérieur du pays. Cette année à Bababé s’est tenue une manifestation, comme les années précédentes, mais violemment réprimée. Plusieurs jeunes blessés, ce qui a valu leur évacuation sur Dakar pour des soins. La lecture que j’en fais, connaissant bien ces jeunes, le pouvoir n’a fait que renforcer leur détermination. La répression atteint rarement les esprits déjà éclairés.

✓Question 5 : En Mauritanie, les problématiques liées à l’esclavage font partie de l’actualité d’une manière sporadique, selon vous pourquoi arrive-t-on pas à éradiquer ce phénomène pour de bon ?

DN : Comme je disais plus haut, notre société est conservatrice et surtout très discriminatoire. Nous avons beaucoup de tares, beaucoup de soi-disant valeurs qui ne sied plus à notre époque. L’esclavage est l’une des pires pratiques qui existe dans notre société. Nous devons faire face à cette réalité et la combattre avec toutes nos forces, même si nous savons que des murs se dresseront, car entre les privilégiés de cette pratique et notre Etat si frêle, le chemin est encore très long.

✓Question 6 : Autour de ce même phénomène (l’esclavage ou ses conséquences sociétales) , historiquement un certain tabou couve en milieux negro-mauritaniens (hors haratines), réellement qu’en est-il dans la société Peul? Le construit culturel qui tient à une certaine hiérarchisation sociale ne constitue-t-il pas un écueil pour l’émergence d’une mobilisation militante d’envergure cohérente et transversale dans le champ revendicatif à l’échelle nationale?

DN : La société peul, comme les autres communautés est définie par une hiérarchisation sociale, qui même si jadis répondait à des métiers socio-professionnels, aujourd’hui n’a plus sa raison d’être et elle constitue un frein à ce que nous pouvons construire ensemble. L’intersectionnalité entre nos différents combats est notre seule issue vers une Mauritanie juste et fière de sa diversité.

Fin

~ 18 décembre 2021

Entretien réalisé par KS pour le BLOG

✓ Sermon « national » du Vendredi sur les discriminations liées aux castes en Mauritanie | La réaction d’une personnalité de la société civile Mr B.M Coulibaly

La décision du gouvernement Mauritanien d’axer les Quotbas de ce Vendredi 17 décembre sur la question des discriminations basées sur l’esclavage et les assignations qui se perpétuent par ascendance et ce suite au discours du président de la république prononcé à Wadane constitue un signal fort vers la déconstruction des tares jusque la considérées comme des tabous. Cela rappelle aux partisans de l’immobilisme qu’on ne peut dissocier notre patrimoine culturel de l’islam qui constitue notre première source d’inspiration spirituelle et morale. Si on veut combattre ces discriminations et ce mépris on doit s’attaquer aux pratiques quotidiennes par lesquelles cela se manifeste. Chez les negro africains par exemple l’assignation se traduit dans les mosquées qui sont des citadelles uniquement réservées à certaines personnes sur la base de leurs origines sociales. Par conséquent le législateur a besoin de rappeler dans une loi forte et claire que les mosquées conformément à l’islam sont des lieux qui appartiennent à Allah SWT et non à des familles sur une base héréditaires. Une telle mesure parmi d’autres aiderait à déconstruire les mentalités et à jeter les bases dune véritable cohésion sociale. Sinon comment peut on expliquer à un enfant qu’il a les meme droits et les mêmes devoirs que son prochain si certaines fonctions lui sont interdites à vie .
Nous saisissons encore une fois cette tribune pour saluer le courage et la sérénité du President de la république en nommant une question jusque-là banalisée par les lobbies féodaux et qui est à la base de toutes les discriminations inutiles et insensées qui retardent notre marche vers le développement.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5001553506521646&id=100000011376178

✓MON HUMBLE AVIS SUR LES LANGUES NATIONALES EN MAURITANIE | Par Cissé Ibrahima DIALLO


Selon mon humble remarque et ma position de la même nature que la remarque en terme de langues nationales, je me dois de dire que toute chose a une première . Les langues scientifiques qui servent de véhicules entre les habitants de la planète aujourd’hui ne se sont pas transformées en un seul jour par un coup de baguette magique en langues scientifiques . Elles ont certainement transité par plusieurs mutations évolutives avant d’atteindre le degré de performance et d’efficiences qu’elles ont atteint jusqu’ici. Aussi, pour éviter des erreurs fatales, je pense qu’il faut étudier en profondeur les buts que l’on veut s’assigner pour la mise en place de ces langues : Est-ce par la volonté de mettre en valeur chaque langue afin que les citoyens du pays ne soient pas lésés de l’ignorance d’une de ces langues ? Est-ce uniquement par chauvinisme égocentrique ? Est-ce pour servir de véhicules communicatifs pour l’administration? De véhicules de développement économique et, ceci dès leur éventuelle adoption technique par l’Etat etc…? Donc impérativement scientifiques, dans ce dernier cas!
En effet, quel que soit le but, elles doivent emboîter progressivement le pas scientifique impératif pour être opérationnelles et répondre totalement à l’exigence de la cohésion sociale absolument nécessaire en terme de relation économique internationale. C’est pour quoi selon une certaine vision, vouloir à tout prix se séparer de la langue scientifique en l’occurrence le français pour la faire remplacer par nos langues loin d’être prêtes à un usage technique et scientifique conséquent, équivaut à se hasarder dans une approche difficilement fructueuse à court et même à long terme.

Par ailleurs, OUI, il faut les conserver et préserver, nos langues mais cette volonté passe nécessairement par une programmation ambitieuse bien réfléchie. La chance nous sourirait en cela puisque des caractères graphologiques latino arabe existent déjà chez nous. Mais compte tenu de la ferme volonté de certaine couches de notre société à vouloir bannir la langue française scientifique de nos institutions, ce serait plus logique de créer nos propres caractères graphologiques à l’instar de certains peuples de la planète qui sont en la matière totalement indépendants. Une telle décision épouserait mieux cette volonté farouche de chercher à bannir une langue scientifique aussi opérationnelle la balayant d’un revers de la main. Langue que l’on utilise partiellement en interne et, à un haut degré de pourcentage en mode relation internationale.

Il serait à retenir que le premier outil de développement est bien la langue; de ce fait, il est plus que nécessaire qu’une langue qui a vocation d’être outil sur la scène internationale s’arme d’être scientifique, ce qui est très loin d’être le cas de nos langues aujourd’hui. Il serait judicieux de conserver la langue scientifique de communication comme didacticiel pour transcrire ses progrès dans nos langues chemin faisant. Le processus sera très long mais moins compliqué que celui qu’ont connu ces langues usage scientifiques opérationnelles qui n’ont profité d’aucunes précédentes mais tout de même ont pu atteindre aujourd’hui le degré performance que l’on connaît tous. C’est pourquoi, il y’a grand espoir que le processus de l’indépendance linguistique que prônent une frange des citoyens est légitime et réalisable. Cependant, si l’on veut labourer son champ l’on ne met pas la charrue avant les bœufs! Alors, il serait plus sage de commencer par le commencement : bien enseigner nos langues, OUI, mais parallèlement à l’enseignement de la langue scientifique de communication quasi-internationale qu’est le français en guise de didacticiel.
Donnons un petit exemple comme réflexion : avec le progrès scientifique, l’arrivée de l’informatique et la téléphonie beaucoup de nouveaux mots sont venus enrichir notre espace linguistique des mots qui n’existaient pas car nous n’avons jamais été ou très peu inventifs, nous devrions d’ores et déjà savoir transcrire dans nos langues ces mêmes mots au lieu de les altérer quant à leur prononciation originelle par exemple : coura pour courant; telfo pour téléphone; resso pour réseaux etc…pour être plus sage au lieu de déformer il faut tenter de créer les équivalents linguistiques quand bien même ces langues également ont des emprunts étrangers parfois. Tel serait l’indépendance totale dans l’avenir. Le chemin sera certes très loin mais l’altruisme voudrait que l’on omette pas de semer le grain d’une plante de nature grande parce que l’on ne serait pas là pour profiter de son ombrage, mais plutôt le faire en pensant que les générations suivantes pourront en profiter de la même manière que l’on profite actuellement des investissements des générations précédentes. Après tout, si l’on veut aller loin, il faut ménager sa monture; autrement dit garder la langue scientifique de communication que l’on dispose en l’occurrence le français, en tirer plus de bénéfice en terme de didacticiel pour au moins transcrire le langage de ses inventions en attendant que l’on puisse peut-être un jour savoir créer nous aussi. Vouloir aller plus vite que nos facultés cognitives et pratiques en l’occurrence c’est quelque part accepter des gros risques de fourvoiement répétitif et de perte de temps; Dieu sait que je ne suis pas défaitiste ni déraisonnablement fataliste mais tout simplement réaliste.
Merci

Nouakchott, le 17 décembre 2021

Cissé Ibrahima DIALLO

✓Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé. | Par la journaliste Mariem Derwich.

Obliger les imams à rappeler ( que ne l’ont ils fait avant?) que les inégalités de classes n’ont aucune base religieuse… Il était temps. Nonobstant tout ce que peut dire Ould Ghoulam…
De même, s’élever ( sans citer une fois réellement) contre les préjugés à l’encontre des forgerons, contre les castes et tout l’imaginaire défavorable qui entoure notre mode de nous penser dans le monde, c’est bien. Cependant il n’y a pas que les forgerons qui sont victimes de discriminations. Il y a aussi tous les autres : les griots, les haratines etc etc…
Le jour où un griot pourra épouser une « noble », le jour où un hartani pourra épouser une « noble », le jour où un forgeron pourra épouser une « noble », le jour où un esclave ou un descendant d’esclave pourra épouser une « noble », sans que cela provoque l’ire des groupes dits « nobles », alors nous serons enfin au monde…
Le jour où sera rayé l’ignominie du « on est esclave par la mère » quelque chose aura vraiment changé (un esclave l’est par décision sociale et collective, non pas par la mère. Nier ceci revient à absoudre les classes dominantes et l’appareil religieux qui a légitimé pendant des siècles cette aberration qu’est l’esclavage.)
Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé.
Le jour où un imam refusera tous ces fichus mariages entre soi, au sein d’une même famille, entre cousins ( ne nous leurrons pas, ceux ci existent pour la préservation du groupe en ceci que ce dernier se pense comme « pur » et donc, que cette présupposée pureté « noble » doit être préservée) nous aurons avancé.
Et dans ce combat, ne pas oublier que parfois les victimes de nos sociétés castées, perpétuent aussi les chaînes qui les entravent, comme dans le cas des griots.
Le jour où les griots arrêteront de changer les louanges des « forts » et des « nobles », perpétuant ainsi une vision extrêmement castée de nos rapports humains, nous aurons gagné en humanité.
En attendant les déclarations d’intention resteront creuses…
Car c’est tout notre système de positionnement dans l’espace qui est à revoir… Tout.
Dans notre pays la première injustice, la première inégalité la première aberration, celle dont nous héritons à la naissance, celle qui nous colle à la peau et permet toutes les discriminations, c’est celle de la naissance dans une société qui nous rappelle tous les jours qui nous sommes et qui nous devons être : d’abord un nom puis un arrimage contraint à une position sociale dont on ne sort jamais. Chez nous c’est bien le regard de l’autre ( la société) qui définit qui nous serons et ce que nous pourrons ou non faire, en particulier lors des stratégies matrimoniales.

Et ces systèmes bien rodés ont cours dans toutes nos ethnies, toutes..

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5375248542491535&id=100000193281905