✓ Souffrance et repli sur la communauté soninké | les mirages autour du francinké (l’immigré soninké en France, par Boulaye Diakité.



L’émigration Soninké est un choix dû a une conjoncture particulière. L’agrégation de ces processus constitue une réalité collective qui grâce a un mensonge collectif se perpétue et se développe. Abdelmalek Sayad aborde les multiples contradictions dans les conditions de vie des immigrés. Sayad montre « la double absence » des immigrés : absent de son pays, absent dans sa famille, son village, mais absent aussi dans la société d’accueil qui le rejette et le considère comme une force de travail .

Au foyer, les migrants Soninkés sont confrontés à divers difficultés (papiers, faire un cv, recherche d’emploi, etc.) et vivent dans des conditions très difficiles en France.
Encouragés par leur groupe, les membres de leur communauté… L’immigré peut rester pendant 5 ans, 10 ans ou même plus dans une situation administrative irrégulière, souvent sans travail ou travailler illégalement.

La question de retour n’est jamais soulevée. L’histoire d’un immigré, régularisé après 14 ans. Il dit avoir deux femmes et une fille qui l’attendaient au pays, 14 années d’absence. Il dit n’avoir jamais pensé au retour. Régularisé après 14 ans. Un autre immigré suite à ma question : combien de temps êtes-vous en France ? Il répond : je suis France mais ça ne fait pas longtemps. Mais combien temps. Il me répond 5 ans. Êtes-vous régularisé ? Non. Cinq années d’absence ici et là bas pour l’immigré, ce temps perdu est court. Cinq ans ! Il répond oui, cinq ans ce n’est rien. Cinq ans perdu, sans rien, l’immigré soninké trouve toujours la France meilleure le seul fait qu’il est en France, il est le francinké. Chez les soninkés dire il est francinké (de France) ou les francinkos, ces appellations donnent un sentiment de joie, d’honneur et de fierté à l’immigré.

L’immigré soninké quelque soit sa condition de vie en France pense qu’il n’y a pas d’autres alternative. L’immigration Soninké croit en la France comme un eldorado. L’immigré sans papiers, sans travail et sans logement pense que cette vie est meilleure à celle de son pays.

Pour Sayad, immigration ici et émigration là sont les deux faces indissociables d’une même réalité, elles ne peuvent s’expliquer l’une sans l’autre . L’émigration en France avait pour fonction première de donner aux communautés paysannes, incapables de se suffire à elles-mêmes par leurs activités agricoles, les moyens de se perpétuer en tant que telles.

L’immigré Soninké souffre de sa situation sans s’en rendre compte. Il n’est pas présent dans la société d’accueil et absent de son village d’origine. Il continue de se replier sur lui-même – en cumulant, arrivée du pays : petit boulots, débrouilles et galères. Après un ou deux mois d’aide de la communauté les nouveaux arrivants doivent eux mêmes contribuer à la bonne marche du foyer, souvent il partage une chambre avec un migrant plus ancien parfois issus de sa famille. Plusieurs solutions s’offrent à lui : petits boulots, débrouilles, et galères, petit commerçant, etc.

Le foyer est un quelque sorte un village pour l’immigré soninké. Il considère le foyer comme un village, le lieu le plus sûr. A la différence du village au pays, le village-foyer, il y a des absents (les enfants, les femmes, les vieux, etc.).

L’immigration soninké est une immigration majoritairement patriarcale. Les femmes ne sont pas sollicitées pour l’immigration. Les immigrés pensent qu’il est préférable que les enfants naissent et grandissent au pays. Cela permettrait la continuité de leur mode de vie, qu’ils pensent le meilleur.

Les nouveaux arrivants en France doivent habiter au foyer quelque soit les opportunités qui s’offrent à eux. Le foyer a une fonction essentielle pour les Soninkés. Il permet pour les migrants de garder les attaches avec la famille au pays et leur sociabilité. Plusieurs activités se passent au foyer (cérémonie mariage, recherche d’emploi, démarche pour les papiers, baptême, organisation des soirées, etc.).

Au village, on ne parle que de l’immigré comme un homme heureux. Il est celui qui apporte la joie, à manger. Son nom est scandé partout de places publiques, à la maison, etc. Il s’agit ici d’un discours qui socialise les plus jeunes à l’immigration. L’immigré, il est bon, meilleur, beau. Les caprices de l’immigré sont reçus comme une joie par la famille. Il est colère, cette colère est comme un cadeau même s’il a tort parce que c’est l’immigré. Il a toujours raison. Il peut fait mal mais ce n’est pas grave.

Toute autre forme de réussite si on n’est pas immigré, ne pas une réussite en milieu soninké. La pression sociale ne laisse personne indifférent. Les gens sont forcés à partir à cause de la contrainte sociale qui veut qu’on devient immigré. Le non immigré est inutile, fatiguant, rien de ce qu’il peut dire n’est audible, non travailleur, fainéant. Il faut partir loin du pays, du continent ; voilà il faut partir pour les soninkés. Il est parti égale ; il a réussi pour les soninkés.

Mais avoir un diplôme, être ministre, docteur ; je ne sais quoi d’autre n’intéresse personne chez les soninkés. Il faut être immigré. Le diplômé arrive dans son village, il est content. Au village, Il est à peine félicité. Voilà, il va se sentir inutile. Il oublie qu’il a étudié ; qu’il a des diplômes et se lance à l’aventure. Quelques exceptions restent et même s’ils ont réussi, ne sont pas considérées dans la conscience collective des villageois.

L’immigré peut échouer mais il a plus considération aux yeux des soninkés qu’une personne non immigré, même s’il a réussi ; on ne le voit pas ; on ne veut pas de sa réussite, il faut qu’il part. La conscience collective adopte l’immigration comme la réussite. Ma place de l’immigré est particulière dans la conscience collective. L’immigré arrive en vacance au village ; il peut être endetté sauf que les villageois ne savent pas. Les éloges des villageois, l’immigré est prêt à doute. A cause de ce mensonge collective, il a fini par croire qu’il est riche. il va continuer à s’endetter durant son séjour et augmente ses souffrances parce qu’au retour, il doit payer ses créanciers. La vie de l’immigré est une vie toujours au point de départ.

©️ Source crédit : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208939667204664&id=1705378100

[Vidéo] Mauritanie : vers la fin de la spoliation des terres de la vallée du fleuve Sénégal

Le360 Afrique – Le gouvernement mauritanien vient d’annuler une concession de 3.200 hectares accordée à l’AAAID. Une décision qui rentre dans le cadre de la volonté du gouvernement du Président El Ghazouani de mettre fin à l’accaparement injustifié des terres des populations de la vallée du fleuve Sénégal. Après les annonces relatives au changement de la politique de l’accaparement des terres de la vallée du fleuve Sénégal, les autorités mauritaniennes sont passées à l’acte. Kane Ousmane, ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, s’est rendu ce week-end à Dar El Barka à la vallée du fleuve Sénégal, en compagnie de son collègue de l’Agriculture.
Il a transmis aux populations un message du Président Mohamed Cheikh El Ghazouani annonçant l’annulation d’une concession de 3.200 hectares au profit de l’Autorité arabe pour le développement de l’investissement agricole (AAAID) associés à des privés nationaux, datant de 2015, sous l’ère de l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le gouvernement s’engage également à mettre fin à la politique des attributions abusives et de l’accaparement des terres, au profit d’une démarche consensuelle impliquant l’Etat, les communautés et les potentiels investisseurs.

«Le Président de la République m’a chargé de vous transmettre un message spécifique à la population de Dar El Barka. Celui-ci concerne une convention qui avait été signée en 2015 entre notre pays et l’institution financière AAAID, par laquelle l’Etat donnait la possibilité de valoriser 3200 hectares.

Suite à un travail de vérification, le gouvernement a décidé de dénoncer cette convention le 10 mars 2021, estimant qu’elle n’est pas conforme aux intérêts de la partie mauritanienne», a annoncé Ousmane Kane.

Il a expliqué par la suite les enjeux de la réforme foncière dont «le principe de base repose désormais sur un partenariat entre l’Etat (puissance régalienne), les communautés villageoises qui vivent sur les terres à valoriser et les candidats investisseurs (privés nationaux ou capitaux étrangers).

Dans cette perspective, l’accompagnement des populations est indispensable. On ne peut pas investir durablement son argent dans une zone, et se retrouver dans l’obligation de se faire accompagner par la police et la gendarmerie, à chaque fois qu’il faut se rendre sur le terrain. Aucun investisseur sérieux ne l’accepterait. Par ailleurs, la terre est une source de richesse, et ne doit pas servir de prétexte à des querelles stériles.

Suivant les règles classiques de fonctionnement de l’économie, la valorisation de ces ressources profitera aux Mauritaniens de toutes les régions du Sud, de l’Est, du Centre et du Nord.

«Les communautés seront désormais chargées d’identifier les superficies pour constituer des blocs à mettre en exploitation. Les privés nationaux et étrangers sont capables de mobiliser des ressources financières et une expertise au-delà de l’Etat. Ils vont représenter le troisième maillon de la chaîne du partenariat. Ce sont ces éléments qui constituent les principes de base de la réforme foncière que prépare le gouvernement», a expliqué le ministre.

Gaye El Hadj, administrateur civil à la retraite, reconverti dans l’agriculture dans la commune de Dar El Barka «salue l’annonce du gouvernement au sujet de l’abandon du projet de l’AAAID et l’association des populations à la gestion du foncier, notamment le fait d’accorder la primeur du diagnostic aux communautés, qui pourront ainsi déterminer la véritable propriété des terres sur lesquelles elles vivent depuis des millénaires.

Tout cela constitue l’aboutissement d’un long combat, dont le symbole était le défunt maire de la commune, feu Tijane Mame Kane, décédé il y a quelques mois et devant la mémoire duquel je m’incline».



A l’origine de cette réforme foncière en Mauritanie, un véritable constat d’échec illustré par la colère des communautés, victimes d’une politique d’accaparement des terres. Une pratique mondiale désormais érigée en crime contre l’humanité par la législation pénale internationale.

Mais aussi et surtout par d’énormes investissements improductifs, d’un montant global de près de 2 milliards de dollars (plus de 500 milliards d’anciennes ouguiyas entre 1974 et 2021) consentis par les partenaires au développement, pour un résultat nul.

Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

Via Cridem

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✓ Concernant le projet de loi pour la Double Nationalité | l’analyse de Monsieur Moulaye El Hassene

Stratégiquement, il est dans l’intérêt de la diaspora d’accepter quand-même au final le projet de double nationalité. Malgré le fait qu’il soit très très discriminatoire.
Pouvoir déjà rentrer chez soi sans payer des VISA ni des cartes de séjours, est une avancée notable pour beaucoup de familles qui en étaient privées jusque là.
Pouvoir également investir, entreprendre, et acheter plus facilement de l’immobilier au pays sont d’autres avantages pour la jeunesse de la Diaspora.
Mais il est très très important de garder la pression, et manifester, pour que les discriminations liées aux privations de certains droits citoyens fondamentaux soient levées par la suite.
Il ne faut rien laisser au Système, cette petite avancée de double nationalité, il faut la lui arracher déjà et la garder comme acquis.
La suite des droits viendra avec la pression ou le prochain basculement politique lors de prochaines élections.
Ce qui m’intrigue, c’est la question suivante : Pourquoi le gouvernement veut à tout prix priver certains citoyens de leurs droits fondamentaux d’accès aux fonctions électives ?! Serait-ce dans un objectif d’exclusion ethnico-raciale ? Compte tenu du fait que la majorité écrasante des binationaux sont des exilés et des réfugiés dont on connaît parfaitement les origines ethniques !!!
Ce type de discriminations aurait pu être compris, si à la limite, on parlait de naturalisation. Mais déchoir un citoyen de certains droits , alors que ses parents et ses ancêtres sont mauritaniens, est une attitude insensée qui demande une prudence particulière vis-à-vis des intentions de ceux qui veulent la mettre en place.

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De la nécessité d’une « dictature douce » pour extirper nos niaiseries socioculturelles qui sapent l’émergence d’une véritable culture citoyenne | Par Souleymane SIDIBE

La démocratie à l’image de la Liberté exige des sacrifices et des bases saines. Il faut déconstruire le statu quo au besoin par l’usage de ce que je pourrais qualifier de « dictature douce ». C’est dire par là, une forme de contrainte sociale qui détruit les lapalissades de nos cultures et coutumes pour l’avènement d’une culture citoyenne et démocratique. Son « excellence » Sadio Daffa me disait « s’il y a une autre forme de gouvernance meilleure que la démocratie que l’on nous le dise ». Je ne crois pas qu’il y ait une chose meilleure que la démocratie en matière de gouvernance. Ce sont les réflexes démocratiques qui sont rares par le manque d’institutions véritables. Cette démocratie qui appellera à la « dictature douce » dans nos contrées ne se limitera pas à parler de séparation de pouvoir mais de la quête d’une citoyenneté sans être lésé(e) en son for intérieur ou relégué(e) au second plan dans les sphères politiques ou sociales.
En ce sens, la culture doit évoluer : autrement ; une forme de « dictature douce » qui ne va pas à l’encontre du droit international mais des droits coutumiers, que j’appelle niaiseries socioculturelles, doit s’imposer. Ainsi, la méritocratie ne devrait-elle pas s’appliquer partout sur tout ? Bien évidemment, on doit faire abstraction du genre pour développer la conscience. Il y’a, en revanche, des domaines cultuels qui répondent à des exigences loin des iconoclastes. Ceux-là ne doivent en aucun nourrir le patriarcat car ce n’est pas dans leur quête. Ce sont les représentations culturelles qui sont les « agents » de la pérennisation.

Quand on doit faire la prière dans la ville, le village, la région, c’est aussi l’affaire de l’État en cas de conflit, même si les champs doivent être séparés, car la vie du citoyen rentre en jeu. Il faut exiger le plus méritant par la compétence et le meilleur apprentissage. Il est vital d’en finir avec les autorités coutumières ou les idées d’incarnations d’un quelconque pouvoir pour poser les jalons de légalité citoyenne. Par exemple, le maire est responsable du village selon un suffrage universel. C’est à lui que revient la gestion politique du village. Il doit rendre compte au conseil municipal et répondre aux demandes des habitants de la municipalité. Le chef de village ne devrait plus exister. Les nominations ne doivent pas être simplement par lignage ou proximité mais par mérite, compétence, responsabilité et éthique.
En ce qui concerne l’État, ne faudrait-il pas qu’il soit le changement au lieu d’être une continuité par des moyens légendaires de coercition en Mauritanie ? L’État ne doit pas seulement reprendre les anciennes pratiques mais redynamiser à travers plus de justice sociale à moins que cet État n’ait pas encore vu jour pour aller à la consolidation des devenirs de l’ensemble nouveau mauritanien : la Nation. On y arrivera avec la volonté politique ; en tout cas. Il faut donc définir des tableaux de bord avec des indicateurs qui permettent de mesurer les objectifs escomptés. Beaucoup d’enfants ne sont pas enregistrés dans les registres. Comment seront-ils scolarisés ou dans les données recensées à l’ère du numérique ? Il faut créer ce qui manque. Il y a jusque-là peu de réalisations dans un océan de tache. Et la question qui taraude est comment se nourrir, se soigner, se vêtir et s’éduquer en ayant ses secteurs industrialisés ou renforcés pour que la « dictature douce » qui va enfreindre les prénotions puisse être édifiante pour la naissance d’une démocratie dans une société qui méconnaît ses sens de priorité, et où la culture citoyenne est loin d’être acquise ; où l’on existe dans une entité hétéroclite mais pas en tant qu’individu : citoyen.
Le travail est énorme pour celles et ceux qui pensent progrès et citoyenneté. Je vous demande par où commencer après une bonne dose de « dictature douce » à la Bourguiba (sans s’éterniser au pouvoir) loin des identités étriquées pour un ensemble citoyen. Il faudra alors l’intelligence pour le travail et la culture du travail dans nos sociétés.

L’acharnement sur une compatriote mauritanienne, récemment sur les réseaux, montre que quand on se morfond dans l’hypocrisie collective pour avoir une quelconque légitimité, et vouloir s’en défaire facilement après, c’est une pluie de critique que l’on reçoit. C’est pourquoi, il est important d’agir selon sa conscience et ne pas chercher à plaire à un individu ou une entité. Nul ne doit prétendre imposer à qui que ce soit un comportement vestimentaire. Nous ne sommes pas arabes. Nous avons nos habits traditionnels que nous modernisons ; également. Nous avons nos cultures à façonner. Dans tout cela, chacun est responsable de soi-même. C’est cela la liberté. La « dictature douce » est nécessaire pour le processus de « dé-confinement » des mentalités. L’arabe et/ou le français, en Mauritanie, ne sont aucunement nos langues mais par le besoin de communication, indépendamment de notre volonté et par la facilité qui nous est donnée par la deuxième langue, nous extériorisons l’ensemble de nos contenus culturels et cultuels par la première langue, pour certains, et d’autres par nos langues nationales que sont le hassanya, puular , sooninké , le wolof et même le bambara. Il est alors important, au-delà de la petite carte mauritanienne, qu’elle « weltanschauung » (conception ou vision du monde) adoptée pour toujours (für ewig).
Nous sommes des êtres sociaux vivant dans ce monde régit par des lois et des normes. De notre pays (la Mauritanie) au monde, nous pouvons apporter. L’inverse est vivement souhaité compte tenu de notre conscience collective. Ne faudrait-il pas apprendre, le respect, la tolérance et le vivre-ensemble à tous.tes les mauritaniens.ennes ?

L’autre « fait divers macaque » marque les violences et les crimes (viols) devenant banales en Mauritanie. Il faut comprendre les violences liées aux agressions nocturnes sont les conséquences de la mal gouvernance. La justice sociale est absente dans notre pays. Le manque d’éducation fait que les jeunes dans les quartiers défavorisés sont des laissés-pour-compte, à majorité. Le banditisme est présent. Les jeunes s’adonnent à la consommation de stupéfiants et de l’Eau-de-Roche. Ces pratiques, qui ne sont pas sans danger pour le corps, leurs laissent inconscients de tous les maux qu’ils pourraient commettre.
L’éducation de masse et de qualité est la condition sine qua none pour mettre un terme au banditisme de quartier. Ces jeunes sans formation et éducation sont arrêtés pour la plupart du temps. En prison, ils ne bénéficient d’aucune assistance en purgeant leur peine et espérer leur mea culpa. Au sortir des centres carcéraux, ils s’adonnent à nouveau à d’autres formes d’agressions ; de pire en pis.

La banalisation du viol est phénomène récurrent dans nos sociétés. Très souvent dans le carcan familial, le crime (puisque qu’il s’agit de cela) est caché pour, dit-on, l’honneur familial. Quand il s’agit de viols par des éléments extérieures (à la famille), on s’acharne sur le comportement vestimentaire de la demoiselle ou dame en oubliant la lourde peine que devrait recevoir les malfrats (ces monstres sociaux). La « dictature douce » pourra alors éliminer la phallocratie pour faire voter des lois contre les violences basées sur le genre (VBG). Le cas de la dame « abusée » devant ses enfants, à Nouakchott, sans sortie étatique ou solidarité avec la victime montre l’absence d’empathie et l’indifférence de certains citoyens y compris de nos autorités. Tant que c’est loin de nous, et que c’est l’autre, que Dieu nous épargne. Telle est la manière de voir dans l’imaginaire collectif. L’indifférence dans le discours officiel, chez une partie de la population et également envers les victimes de la barbarie est frappante. Est-ce que l’État prend soin des victimes ? Cela m’étonne fort. Comment créer une cohésion sociale sur la base de l’indifférence ? Le poids mort de l’histoire !

La naissance d’idéaux féministes est plus que nécessaire. Je rappelle que « le féministe ne tue pas mais le machisme », si. Nous sommes dans des société où les violences sur les femmes sont la résultante du patriarcat qui est comme « l’épée de Damoclès » sur les femmes. Elles doivent à la naissance se soumettre à la volonté d’un père ou frère (si le premier n’est pas là), ensuite d’un mari… Toute l’éducation de la femme se limite à une forme de soumission qui n’est autre que de la dévotion maritale. Voilà que dans les rues ce sentiment de domination enfouie, en chaque homme qui n’a pas fini de vomir la domination masculine, ressort par les harcèlements, les propos déplacés ; pire les agressions comme il est devenu monnaie courante en l’absence de punition de taille. Ce sont les hommes et femmes (contribuant au patriarcat) qui détiennent l’idéologie de ce mal ; vraisemblablement. D’où la nécessité d’une nouvelle vision du monde en faisant des assises avec des programmes citoyens à soumettre aux politiques qui pensent aux prochaines générations plutôt que les prochaines élections. Déconstruire le « mythe de l’homme fort » dans les maisons, les structures sociales, politiques voire à la tête du pays est aussi crucial.. Les réflexes que la société inculque ne sont pas bénins, ni anodins. Il y a par ailleurs des personnes qui se nourrissent de la vulnérabilité des autres, en recherche de proie ; la « dictature douce » serait encore un plus pour cadrer les comportements.

©️ Crédit source : Reçu de l’auteur.

✓Activités Ganbanaaxu | Quelques images fortes de la finale du Tournoi Foot Uvds- Ganbanaaxu à Nouakchott [Éléments vidéos]

L’édition 1 du tournoi de football intervillages organisé par l’association Uvds-Ganbanaaxu a pris fin hier 19 juin 2021 à Nouakchott. La finale a opposé l’équipe de Sabouciré à celle de Hassi-Chaggar. Cette dernière a été victorieuse à l’issue des tirs au but (3 – 2) car le score final du match était de 1 – 1.

Ci-dessus quelques éléments vidéos de l’événement :

©️ Source éléments : Réseaux Uvds-Ganbanaaxu

– KS pour le BLOG

🔴 Affaire Hassi Chaggar « accords antiesclavagistes » | La réaction d’un cadre régional du parti Tawassoul, Mr DIALLO Waly (Guidimagha)

LETTRE D’INFORMATIONS.

• Un Député pyromane au Guidimagha.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA RÉFORME ET LE DEVELOPPEMENT (TAWASSOUL)
a organisé du 11 – 13 Juin 2021 la première session ordinaire 2021 du CONSEIL NATIONAL DE LA CHOURA â Nouakchott.

Au cours de cet important forum regroupant les cadres du parti a Nouakchott, une absence très remarquée du Député du 5eme Arrondissement l’honorable député Idrissa Bilaly Camara se trouvait en  » mission insolite » dans la Commune de Hassi Cheggar, arrondissement de Tachott, département de Selibaby, wilaya du Guidimagha pour  » arranger le problème. d’esclavage qui mine la quietude des autochtones »

L’honorable député, dans sa vile manoeuvre a semé la graine de l’anarchie pour étouffer la lutte des abolitionnistes de Gambanaaxu contre l’apologie de L’ esclavage et ses sequelles.

L’honorable député n’a ménagé aucun effort pour soutenir les Féodaux-esclavagistes dans le systeme de leurs  » eus et traditions de l’esclavage par ascendance et ses sequelles aux guidimagha.

Mr Idrissa Bilaly CAMARA n’a rassemblé autour de lui que ses oncles, pères, et autres parents ainsi que les personnes ayant accepté leurs conditions serviles pour une raison ou une autre.

Aucune personne de Gambanaaxu n’a pris part a cette rencontre qui sera l’occasion de l’escalade des hostilités au guidimagha.

Cette position est loin d’être celle de notre parti qui défend farouchement les droits de l’homme et des citoyens, la lutte contre la criminalité et le banditisme ainsi que la gabegie sous toutes ses formes.

En ma qualité du President du conseil regional de la CHOURA, il est de mon devoir de signaler les manigances de ce parlementaires qui joue a la fois au pompier et au pyromane.

Cette vilaine entreprise est en voie de jeter le discrédit sur notre parti TAWASSOUL au Guidimagha ou personne ne peut plus faire confiance dans les jours â venir.

J’alerte la Direction Nationale que des DOCUMENTS établis pour légaliser l’illégalité sont déjà dans le circuit administratif régional d’où ils doivent être retirés et détruits parce que tissus de mensonge.

Dieu m’est temoin que j’ai RENDU compte à qui de doit fidèlement.

Tachott, le vendredi 17 juin 2021.

Waly Ibrahima Diallo, president du Conseil Regional du parti Tawassoul au Guidimagja

Quel « intellectuel » voudriez-vous ? le tangentiel ou l’orthogonal ? | Par Sy Mouhamadou



Il convient de noter la différence importante entre ces deux types d’intellectuels que je vais nommer « l’intellectuel d’intégration » et « l’intellectuel de révolution », pour simplifier.
Le premier, comme son nom l’indique, base son action de pensée sur le système établi, il peut avoir des divergences avec ce dernier mais jamais au point de vouloir le renverser ; il croit, au contraire, qu’il peut le rendre meilleur et déploie, en conséquence, son idéologie avec un certain niveau de soumission aux institutions.
Le second, lui, veut refaire le système de fond en comble à cause, non pas de simples désaccords, mais de conflits profonds au niveau idéologique.

Ainsi, la différence des deux semble être de caractère ; tandis que le premier s’emploie à embellir la montagne du système tout en y trouvant un équilibre d’ordre moral, le second a tendance à essayer de déplacer celle-ci, car c’est son for intérieur qui le lui dicte.
Je ne crois donc pas que la différence entre l’intellectuel que j’ai appelé d’intégration et celui de révolution soit de degré, mais je pense plutôt qu’elle est de nature car finalement liée à la différence de leurs tempéraments et de leurs approches globales des questions fondamentales de justice, de liberté, de paix, de dignité, et surtout de l’ordre qu’ils établissent entre celles-ci quand elles entrent en conflit – ce qui est souvent le cas.

Mon objectif n’est pas de blâmer l’un et de couronner l’autre de façon absolue. En effet, selon la situation sociale, l’un peut être plus efficace que l’autre pour permettre des avancées affectant sensiblement et positivement le bien-être global.
Dans le cas concret des pays africains, à ce stade de leur évolution, je crois que c’est l’intellectuel de révolution qui est le plus indiqué pour faire une véritable avancée dans les mentalités, qui, au passage, ont besoin d’une véritable rupture idéologique d’avec un système qui est encore largement basé sur des principes défavorables à l’épanouissement du continent – ou, pour le moins, a un rendement minimal. Dans ce contexte, un intellectuel d’intégration ne peut avoir d’effets positifs que de façon très limitée à cause des tares inhérentes au système dont il n’a pas la force de dépasser ; il peut même, dans certains cas, avoir des effets purement négatifs dans son refus de principe de transgresser le système au moment où celui-ci traverse ses phases sombres.

Note : Remarquez que des termes « d’origine mathématique » sont très adaptés pour qualifier les deux intellectuels cités. Le premier serait un intellectuel tangentiel (au système) et l’autre un intellectuel orthogonal (au système). Cela reflèterait directement leurs rapports respectifs au système et surtout la nature de leur différence.

Mouhamadou Sy

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=829568074634115&id=100027427912973

Peut-on transiger sur des faits d’esclavage punis par la loi pénale en Mauritanie ? | Par BA Boubou , Juriste chercheur.


Le mouvement Alternative Dispute Resolution (ADR), l’équivalent français à la notion américaine, les modes alternatifs de règlement des conflits (MARC), est né aux Etats dans les années 70 pour répondre deux objectifs contradictoires : pour certains, le coût, la lenteur, l’inadaptation du système judiciaire et de la logique juridique aux besoins de la paix sociale. Pour d’autres, le but du mouvement est de gérer la surcharge de tribunaux, embouteillés par l’inflation de contentieux, en transférant une partie des affaires contentieuses vers la justice alternative. Les MARC, comme la médiation se distingue des modes juridictionnels par la recherche d’un compromis grâce à un processus amiable conduit par un tiers neutre, indépendant et impartial. C’est dans ce contexte de justice alternative ou amiable que le législateur mauritanien a voté en 2019 la loi n° 2019-008 modifiant et complétant certaines dispositions du Code de procédure civile, commerciale et administrative sur la médiation judiciaire et la loi n° 2019-020 créant un Titre II : La médiation conventionnelle, dans le Code de procédure civile, commerciale et administrative. Il s’agit de procédures de résolution des conflits impliquant les citoyens sans recourir au juge institué par l’institution étatique. Mais sur quels conflits peut – on solliciter la médiation ?

La médiation a toujours été pratiquée dans la société mauritanienne avec une absence totale de formalisme permettant de conserver l’équilibre de la société et la paix sociale. Existant sous une forme traditionnelle, non formalisée, non encadrée, elle s’est développée et institutionnalisée sous une forme nouvelle ; la forme contemporaine de règlement des conflits. La question à laquelle nous voudrions répondre se résumerait ainsi : Peut-on faire recours à la médiation sur les faits d’esclavage ?, à laquelle nous répondons résolument par l’objection avec des nuances que cela comporte. Ainsi, l’article 2 de la loi n° 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes prévoit que, « l’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible… ». Par conséquent seule la Cour d’assise est habilitée à juger les faits criminels portant à atteinte à l’ordre public. L’article 166.1 du CPCCA issu de la loi du 19 février 2019 précise qu’on, « peut recourir à la médiation en toutes matières exception faite des litiges relevant du Code du statut personnel, des question susceptibles de porter atteinte à l’ordre public… ». Dans ce sens on ne peut solliciter la médiation sur des faits qui relèvent de la matière pénale (par exemple l’esclavage), et qui portent atteindre à l’ordre public. Il s’agit des droits indisponibles que la loi interdit aux parties de transiger. En revanche, il peut y avoir une conciliation pénale selon l’article 41 du Code de procédure pénale, avant l’exercice de l’action publique, et lorsqu’il s’agit d’infraction susceptible d’un emprisonnement de deux ans ou moins ou d’une amende ne dépassant 200.000UM.

Le juge, s’il a la faculté pour clore un litige, d’admettre et même de proposer la conclusion d’un accord qui méconnaisse les dispositions de la loi, ne peut cependant permettre que les parties violent les règles d’ordre public. Le processus de résolution amiable des conflits résulte d’un accord de volontés, et sa validité n’est que l’expression du principe de la liberté contractuelle. Pour tenter malgré tout une approche de cette notion de l’ordre public, nous dirons qu’il y a dans le corps social des règles qui, bénéficiant d’une protection particulière, expriment l’existence d’intérêts considérés comme essentiels par l’Etat. Lorsque la règle est d’ordre public, on peut légitimement s’interroger sur la licéité du règlement amiable. Plus encore, lorsque la matière est celle dans laquelle les parties n’ont pas la libre disposition de leurs droits, on ne conçoit même pas que les parties puissent contractualiser leur litige. Le champ d’application des modes alternatifs, en particulier la médiation et la conciliation est limité aux droits dont les parties ont la libre disposition. La médiation et la conciliation ne s’appliquent qu’aux droits disponibles. Une procédure de médiation pouvant terminer par un accord des parties qui peut échapper au juge (si celles-ci ne le lui soumettent pas pour homologation), on imagine mal le juge laissant aux parties la possibilité de se mettre d’accord sur des questions pour lesquelles la loi leur ôte la libre disposition de leurs droits.

En d’autres termes, les parties peuvent compromettre sur toutes les matières sauf celles qui relèvent du domaine de l’ordre public. Il est fondamentalement interdit par la loi de contractualiser les droits indisponibles. Donc, on ne peut évoquer ni la médiation, ni la conciliation pour des faits relevant de la matière pénale.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10218897000512261&id=1119985342 (16/06/2021)

Le communiqué des ministres du 16 juin 2021 | Un projet de loi adopté sur la double nationalité. (AMI)

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 16 Juin 2021 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté un projet de loi modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°61-112 du 12 juin 1961, modifiée portant code de la nationalité.

Le présent projet de loi vise à modifier l’article 30 (nouveau) pour prévoir des cas précis de perte de la nationalité, ainsi que l’article 31 (nouveau) pour consacrer, désormais, la conservation de la nationalité mauritanienne de manière systématique, tout en prenant en compte certains cas d’incompatibilité dont la liste pourrait être complétée par un décret.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale d’Aviation Civile (ANAC).

– Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV).

– Projet de décret définissant les modalités de prise en charge des missions à l’intérieur du pays des responsables et agents de l’Etat.

Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission: El Hacen Ould Amar Belloul, Professeur d’Enseignement Supérieur

Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Energie

Cabinet du Ministre

Chargé de Mission: Ismail Ould Abdel Fettah, Ingénieur en Pétrole

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58908.html

✓Regardez « TOOpolitika Samba THIAM (président de FPC) » sur YouTube | Mauritanie

• L’élément média de TV Tooba , l’interview avec Monsieur Samba Thiam du parti FPC.

© Crédit source : Réseaux TV Tooba