Le 27 janvier 2024, l’ONG IRA organisé un rassemblement de protestation devant l’hémicycle pour protester contre l’agression physique orchestrée par le président du parlement et son bureau contre la députée Mariem Cheikh Samba DIENG. Le général Mohamed Meguet a envoyé des pelletons de police qui ont violemment écrasé les manifestants. On compte plusieurs blessés: le coordinateur d’IRA à Nouakchott, Elhaj El ID, le président du bureau regional de Nouakchott-Sud Bounass Hmeida, le president de la section Teyaret Mohamed Samba, le président de la section IRA-Riyad Mohamed Alioune. Un autre groupe de manifestants ont été appréhendés et mis en arrestation dans différents commissariats de police de Nouakchott. Le droit à manifester est devenu un crime impardonnable en Mauritanie comme d’ailleurs l’intégralité physique du citoyen pacifique est devenue une utopie dans la “démocratie” mauritanienne.
Dès qu’un édile est malmené et de surcroît dans l’hémicycle, la démocratie en pâtit. Du jamais vu ! Ainsi, le 24 janvier après 17heures, la députée Mariem Mint Cheikh est expulsée, manu militari, de l’Assemblée nationale. Des vigiles zélés, sous les ordres du président de la chambre, le tout-puissant général Ould Meguett, l’ont sortie par la contrainte.
On le savait et s’y attendait : Les interventions récurrentes de Mariem Mint Cheikh dérangent le meneur du Parlement. En effet, la référence régulière à son passé de génocidaire et de bourreau de ses frères d’armes pendant les années de braises constitue une gêne insupportable dont le président de l’Assemblée nationale ne parvient à se défaire, l’empêchant, alors, de sacrifier, à l’oubli, cette page sombre de notre histoire.
Pire, la violence manifeste que caractérise l’atteinte à l’intégrité physique d’une femme, du fait des hommes, n’est acceptable en Islam, ni selon les rudiments de la démocratie.
Face au dévoiement des institutions ici constaté, la mouvance abolitionniste, dans la diversité, apporte son soutien indéfectible à l’honorable, Mariem Mint Cheikh et proteste, avec énergie, contre l’outrage et la brutalité qui tendent à se banaliser aux dépens des élus et du mandat législatif. L’exercice même de la mission s’en trouve compromis.
Eveil Hebdo – «L’arabe en tant que langue du Coran, mérite respect et considération, mais ce n’est ni une langue technologique avancée, ni une langue des sciences exactes ou à la pointe des connaissances modernes, ni fondatrice d’une démocratie avancée et moderne».
C’est un débat sans fin ! Depuis l’indépendance, l’arabité – ou l’arabisation – du pays revient comme un serpent de mer. Dans certains milieux l’obsession de l’arabité laisse à penser que plutôt de vouloir arabiser tout le pays, on voudrait se convaincre soi-même de son arabité.
Pourtant, comme l’avait si bien théorisé l’écrivain Nigérian Wole Soyinka, «un tigre n’a pas besoin de crier sa tigritude».
Les plaques d’immatriculation des véhicules, les panneaux publicitaires et même les signalétiques de la circulation sont en train peu à peu d’être arabisés pour montrer que la Mauritanie est un pays arabe. Apparemment, il y en qui en doutent encore.
Déjà, en son temps, l’ex-Premier Ministre, M. Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf, pourtant francophone et francophile, avait relancé la polémique en déclarant vouloir faire exclusivement de l’arabe une langue de travail et d’échanges au sein de l’administration. Une déclaration reprise et appuyée par sa ministre de la Culture de l’époque, Mme Mint Boyde, dont la maman est pourtant française et dont le fils unique était inscrit au Lycée Français, qui avait estimé que «les langues nationales sont une menace pour la langue arabe» !
Avant cela, le député Khalil Ould Teyyib – dont les relations obscures avec l’ex-président Khaddafi sont un secret de polichinelle – s’était permis de déchirer, en pleine séance plénière de l’Assemblée Nationale, un document au prétexte qu’il était rédigé en français.
Moktar Ould Daddah et les prémices de l’exclusion
Le problème relatif aux questions linguistiques en Mauritanie, vient du fait que la politique qui est jusque-là menée est fondée sur des mensonges et des négations identitaires. Il y a peut-être, dans la volonté de faire de la Mauritanie un pays arabe, en dehors des rapports de domination d’une entité sur d’autres, quelque chose de pathologique, de névrotique.
Depuis plus de soixante ans, c’est-à-dire depuis la veille des indépendances africaines et jusqu’à nos jours, la question de la place de l’arabe en Mauritanie empoisonne la vie politique, culturelle et sociale du pays. Les constitutions du 22 mars 1959 et du 20 mars 1961 stipulent que la langue nationale est l’arabe et que la langue officielle est le français (article 3 de la Constitution de 1961). On voit, déjà, qu’à l’aube et aux premières heures de l’indépendance du pays, les autres langues parlées par les populations vivant sur le sol mauritanien sont exclues d’une portée nationale par la Loi fondamentale, car seul l’arabe est considéré comme langue nationale.
Les populations noires auraient dû voir là les habiles premières manœuvres d’Ould Daddah (en bon Ehel Guibleh) et ses comparses en vue de faire de la Mauritanie un pays arabe. Mais le fait que l’arabe soit la langue du Coran, étudié par les couches noires du pays, a peut-être participé à chloroformer les esprits.
Tout acharnement à affirmer son identité doit faire l’objet d’examen
Les Hassan sont des arabes chassés d’Arabie qui ont sillonné de nombreux territoires avant de se poser en Mauritanie entre le XIVème et le XVème siècle. Ces expulsés de leur terre ont fini par dominer les Berbères qu’ils auraient trouvés sur place et à qui ils auraient imposé leur langue. Ayant étant chassés d’Arabie et pas trop souvent considérés par le monde arabe, ne seraient-ils pas, inconsciemment, dans le besoin de s’affirmer ? Tout acharnement à affirmer son identité doit faire l’objet d’examen.
Comme le disait Wolé Soyinka, «le tigre n’a pas besoin de proclamer sa tigritude, il bondit sur sa proie».Citons également à ce sujet Mme Hindou Mint Ainina, ancienne ministre de la Culture : «à mon humble avis, ce n´est pas en criant notre arabité sur les toits que nous arriverons à nous convaincre que nous sommes arabes. En fait, ceux parmi nous qui tiennent ce langage donnent l´impression d´un enfant qui arrive tant bien que mal à exprimer ce qu´il croit, mais a besoin de l´approbation de sa mère pour y croire vraiment. Nous paraissons vouloir nous convaincre nous-même d´un fait qui a été accompli avant nous».
L’arabité, dans le contexte mauritanien, est un concept dangereux
Dans ce pays qui joue un rôle tampon entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, ce sujet remet au goût du jour l’obsession de l’arabité, pour laquelle le régime de Maaouiya Ould Taya a sacrifié les Négro-Mauritaniens, qui ont été chassés de leur pays. Au regard de ce douloureux précédent, on se demande pourquoi on cherche de temps en temps à ouvrir cette boîte de Pandore.
Car l’arabité, dans le contexte mauritanien particulièrement, est un concept dangereux qui doit être manipulé avec prudence et doigté, car la frontière avec celui de l’identité nationale est très sensible. Le débat serait facilité, s’il n’y avait pas cette part d’ombre névrotique, s’il y avait moins de passions et un peu plus de clairvoyance. Car il y a les faits. Il y a l’histoire. La population mauritanienne est composée d’Arabes, de Peules (Pulaars), de Soninkés, de Wolofs, de Bambaras, de Berbères, de Sérères…
Voilà quelque chose qui est là, qui se pose comme un fait. A partir de là, pour celui qui cherche l’équité, il doit se demander comment toutes ces populations peuvent vivre ensemble dans le respect mutuel. Pour que des personnes différentes vivent ensemble pacifiquement, il faut que les droits de chacune d’entre elles soient respectés par les autres.
Reconnaître l’identité de chaque Mauritanien ne peut être que source d’apaisement, de rapprochement, d’ouverture vers l’autre, de coopération. Une fois cette étape franchie, se posent alors des problèmes d’ordre pratique. Comment faire pour que des ethnies différences cohabitent et travaillent ensemble. Par rapport à ce que nous venons de dire, il est donc du droit de chaque Mauritanien de préserver son identité, s’il en a envie, donc d’apprendre sa langue maternelle, et il faudra en même temps trouver une langue de travail commune.
Là aussi, il faut essayer d’être objectif, lucide. La langue arabe n’est pas la langue de nombreux Mauritaniens. Nous faisons la différence entre hassanya et arabe. D’autre part, l’arabe n’est ni une langue technologique avancée, ni une langue avancée des sciences exactes ou humaines ou à la pointe des connaissances moderne, ni fondatrice d’une démocratie avancée et moderne. Alors soyons pratique, choisissons une langue étrangère performante pour nous développer et nous moderniser. Il faut sortir des sentiments et de la politique politicienne, névrotique, aveugle et regarder les choses en face.
Les Ecoles «El Falah», symbole de la mauvaise foi des chantres de l’arabité
Une preuve vivante que les négro-africains n’ont jamais détesté la langue arabe et de la mauvaise foi des pseudo-chantres de l’arabité, ce sont les Ecoles «El Falah». El Hadj Mahmoud Bâ les fonda en s’inspirant de l’école supérieure saoudienne «Madrasatoul Falah» d’où il était sorti après son pèlerinage à la Mecque et un cursus universitaire complet.
Ce visionnaire fut capable de diffuser ses écoles dans toute la sous-région à partir de la fondation de la première institution de ce type dans son village natal de Djéol, en 1939 ! Pourtant, à une ou deux exceptions près, les centaines de cadres – tous négro-africains – qui sont sortis de cette école et ont pu poursuivre des études supérieures, pour la plupart en Egypte, ont été contraints de devenir tous enseignants, même ceux qui avaient des diplômes en agronomie, administration ou autres. Aujourd’hui, il n’y a aucune reconnaissance symbolique de cette institution qui, pourtant a joué un rôle plus que prépondérant dans l’épanouissement de la langue arabe en Mauritanie et partout en Afrique de l’Ouest.
Au même moment on est en train de glorifier des Mahadhras sorties de nulle part et dont l’apport n’est en rien comparable à l’œuvre de feu El Hadj Mahmoud Bâ. En fait, comme l’avait souligné en son temps le professeur Lô Gourmo, l’objectif des pseudo-défenseurs de la langue arabe est de la transformer en un «instrument d’oppression et de discrimination et comme objet culte de la dévalorisation culturelle et de l’abaissement des autres langues nationales et de leurs locuteurs».
En effet, il est quand-même curieux qu’au Maroc, en Algérie et au Mali on trouve, en plus des Arabes, des berbères, des touarègues et même des juifs, et qu’en Mauritanie, qu’il n’y ait que des Arabes. Comprenne qui pourra !
La junte au pouvoir au Mali a annoncé jeudi soir la « fin, avec effet immédiat », de l’important accord d’Alger signé en 2015 avec les groupes indépendantistes du nord du pays, longtemps considéré comme essentiel pour stabiliser le pays.
La junte a invoqué « le changement de posture de certains groupes signataires », mais aussi « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation », indique un communiqué lu à la télévision d’Etat par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement installé par les militaires.
L’accord était déjà considéré comme moribond depuis la reprise en 2O23 des hostilités contre l’Etat central et l’armée malienne par les groupes indépendantistes à dominante touareg du Nord, dans le sillage du retrait de la mission des Nations unies (Minusma), poussée vers la sortie par la junte après dix années de présence.
L’accord avait reçu un rude coup supplémentaire en début d’année quand le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, avait annoncé lors de ses voeux de Nouvel An la mise en place d’un « dialogue direct inter-malien » pour « privilégier l’appropriation nationale du processus de paix ». Le gouvernement « constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015, et, par conséquent, annonce sa fin, avec effet immédiat », dit le communiqué.
L’officialisation de la fin de l’accord d’Alger s’inscrit dans le prolongement d’une série de ruptures auxquelles ont procédé les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2020. Ils ont rompu l’alliance ancienne avec la France et ses partenaires européens pour se tourner vers la Russie et ont fait partir la Minusma.
Elle intervient dans un climat de profonde dégradation des relations entre le Mali et le grand voisin algérien, avec lequel le Mali partage des centaines de kilomètres de frontière. Le colonel Maïga a lu jeudi soir un autre communiqué vigoureux, spécifiquement contre l’Algérie.
Le gouvernement « constate avec une vive préoccupation une multiplication d’actes inamicaux, de cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités » algériennes, dit-il. Il dénonce « une perception erronée des autorités algériennes qui considèrent le Mali comme leur arrière-cour ou un Etat paillasson, sur fond de mépris et de condescendance ».
Parmi différents griefs, la junte reproche à l’Algérie d’héberger des bureaux de représentation de certains groupes signataires de l’Accord de 2015 et devenus « des acteurs terroristes ». Le régime malien « exige des autorités algériennes de cesser immédiatement leur hostilité ». Le Mali est plongé dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et salafiste parties du nord en 2012.
Les groupes à dominante touareg ont alors repris les armes pour l’indépendance ou l’autonomie. L’insurrection a ouvert la voie à des groupes armés liés à Al-Qaïda qui ont conquis l’essentiel du nord, déclenchant une intervention militaire de la France et plongeant le Sahel dans la guerre.
Après un cessez-le-feu en 2014, les groupes armés à dominante touareg ont signé en 2015 avec le gouvernement et des groupes loyalistes qui combattaient à ses côtés l’accord de paix dit d’Alger, qui prévoyait plus d’autonomie locale et l’intégration des combattants dans une armée dite « reconstituée », sous l’autorité de l’Etat. Les jihadistes continuent, quant à eux, de combattre l’Etat sous la bannière d’Al-Qaïda ou de l’organisation Etat islamique.
La violence qui a fait des milliers de morts combattants et civils et fait des millions de déplacés s’est propagée au centre du Mali et au Burkina Faso et au Niger voisins, à leur tour théâtres de coups d’Etat militaires en 2022 et 2023.
À Bouake (Côte d’Ivoire), ce mardi 23 janvier 2024 marque une journée historique dans les annales sportives mauritaniennes. À l’occasion d’un dernier match du groupe D, Nos Mourabitounes ont battu l’avant dernier champion d’Afrique les Fennecs d’Algérie et s’offrent une place de huitième de finaliste. Avec un score serré de 1 à 0, la Mauritanie fait un pas de géant en accédant au Top 16 de la CAN 2023 (reportée en 2024) chez le pays de FélixHouphouët Boigny et de Didier Drogba. Classés parmi les meilleurs 3èmes repêchables des poules, les coéquipiers du portier Babakar Niasse (élu homme du match du jour) vont affronter la tenace et montante équipe du Cap-Vert, lundi prochain 29 janvier 2024 à Abidjan à 18H (heure de Paris). Pour rappel la Mauritanie est à sa 3ème participation à la compétition faîtière du football africain sous l’égide de la Confédération Africaine de Football (la CAF). Lors de cette édition, les protégés du coach franco-comorien Amir Abdou ont concédé 2 défaites (face aux burkinabè 1-0 et aux angolais 3-2) et une victoire. Cette dernière contre les algériens assure un éclat d’engouement du côté de Nouakchott et ouvre une perspective d’une belle rencontre face à nos voisins insulaires dans l’océan Atlantique. À y aller sans regrets…pour que l’aventure continue… in sha Allah !
Le Monde Afrique – Les candidatures des deux opposants ont été écartées par le Conseil constitutionnel. Une liste de vingt noms a été validée samedi 20 janvier par l’instance.
Dernier rebondissement avant le lancement de la campagne électorale au Sénégal : Karim Wade, fils et ministre de l’ancien président Abdoulaye Wade et premier adjoint du secrétaire général du parti démocratique sénégalais (PDS), a été définitivement écarté de la course présidentielle du 25 février prochain.
L’homme politique de 55 ans ne figure pas sur la liste définitive des vingt candidats validés par le Conseil constitutionnel, publiée samedi 20 janvier un peu après 22 heures après une longue journée d’attente. En cause : sa double nationalité qui fait débat depuis plusieurs jours dans le pays.
Selon la Constitution, « tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise ». Karim Wade, né en France d’un père sénégalais et d’une mère française, assurait depuis des semaines qu’il avait renoncé à sa nationalité française, déclaration sur l’honneur à l’appui. Pourtant, il a fallu attendre le 16 janvier et le recours déposé par le député Thierno Alassane Sall pour qu’un décret en attestant soit publié par le ministère français de l’intérieur.
« Il reste que sa candidature a été déclarée recevable sur la foi d’une déclaration sur l’honneur inexacte, dès lors qu’au moment de cette déclaration datée du 21 décembre 2023, le candidat n’avait pas exclusivement la nationalité sénégalaise » et « les effets du décret consacrant la perte d’allégeance de Karim Meïssa Wade à l’égard de la France ne sont pas rétroactifs », a justifié le Conseil constitutionnel. L’opposant est donc mis hors-jeu pour le prochain scrutin présidentiel.
« Une atteinte flagrante à la démocratie »
Dans un message communiqué dans la nuit, Karim Wade estime que « la récente décision du Conseil Constitutionnel est scandaleuse » et une « une atteinte flagrante à la démocratie ». Il réitère qu’il a « depuis longtemps renoncé à sa nationalité française » et annonce avoir décidé de saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) « pour défendre son droit à la candidature à l’élection présidentielle de février 2024 ».
Un choc et une grande déception pour le camp de Karim Wade, dont la candidature avait déjà été invalidée en 2019 à cause de sa condamnation pour détournement de fonds publics. Exilé au Qatar depuis huit ans, le leader du PDS devait rentrer prochainement au Sénégal. Un projet désormais incertain. Pour le moment, aucun plan B n’a été évoqué par son parti qui est resté muet samedi soir. « Je reste fidèle et solidaire à vous et à vos orientations », a réagi sur ses réseaux sociaux la députée Mame Diarra Fam.
L’autre grand absent de cette liste de prétendants est Ousmane Sonko, leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), parti dissous en juillet dernier, alors qu’il était parmi les grands favoris de ce scrutin. L’homme politique panafricaniste et souverainiste de 49 ans « se trouve définitivement condamné à une peine d’emprisonnement de 6 mois avec sursis » et « cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans » a tranché le Conseil constitutionnel, en référence à l’affaire qui a opposé Ousmane Sonko au ministre du tourisme Mame Mbaye Niang et pour laquelle il a été reconnu coupable de diffamation.
« Le régime de Macky Sall a utilisé tout son arsenal pour empêcher la candidature d’Ousmane Sonko. Mais ce qui nous importe ce n’est pas sa figure mais le projet. Nous sommes persuadés que le candidat qu’il désignera va gagner », a réagi El Malick Ndiaye, secrétaire national à la communication de l’ex-Pastef.
« Bassirou c’est Sonko »
Trois de ses alliés ont, en effet, vu leurs candidatures validées, dont Bassirou Diomaye Faye, le numéro deux du parti qui est actuellement en prison à cause d’une affaire judiciaire pour laquelle il n’a pas encore été jugé. Habib Sy, ancien président de la conférence des leaders de la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi a lui été parrainé par des députés de l’ex-Pastef.
Si aucun communiqué officiel n’est encore sorti donnant une consigne de vote, les réseaux sociaux d’Ousmane Sonko et de ses proches affichent partout une photo de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko dos à dos, avec inscrit en wolof « Bassirou mooy Sonko », soit « Bassirou c’est Sonko ». « Ils ont des parcours identiques, que ce soit aux impôts et domaine, au niveau du syndicat ou du parti », vante M. Ndiaye, qui indique que le bureau politique du parti communiquera rapidement à ce sujet.
De l’autre côté du spectre politique, plusieurs candidats issus du camp au pouvoir font face à Amadou Ba, l’actuel premier ministre qui a été désigné comme le candidat de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar par le président sortant Macky Sall, qui lui a décidé de ne pas se présenter à un troisième mandat.
Sur la liste qui compte deux femmes figurent aussi Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, Idrissa Seck ancien premier ministre qui était arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de 2019, et l’ancien ministre Thierno Alassane Sall. Alors que plus de 90 prétendants avaient déposé leur dossier au Conseil constitutionnel, beaucoup de candidats déçus se plaignent de la procédure des parrainages comme l’ancienne première ministre Aminata Touré ou l’homme d’affaires Bougane Gueye Dany.
C’est néanmoins la première fois au Sénégal qu’il y a autant de candidats sur la ligne de départ, le record datant de 2007 avec 15 prétendants – ils n’étaient que cinq en 2019. Une élection plus ouverte que jamais où les voix pourraient se disperser et mener à un second tour.
RFI Afrique – La publication tardive, ce mardi 16 janvier, de ce décret au Journal officiel de la République française interroge les détracteurs du candidat au Sénégal.
« Sont libérés de leur allégeance à l’égard de la France les Français dont les noms suivent : (…) WADE (Karim, Meïssa), né le 01/09/1968 à Paris 15e (75015) », est-il écrit dans le journal officiel français en date du mercredi 17 janvier.
Autrement dit, Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), a renoncé à sa nationalité française, qui empêchait sa candidature à la présidentielle sénégalaise du 25 février.
Sa double nationalité faisait débat à trois jours de la validation finale des candidatures. En effet, tout candidat à la présidence « doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques, être âgé de 35 ans au moins et de 75 ans au plus le jour du scrutin », dit la Constitution. Il doit aussi savoir écrire, lire et parler couramment la langue officielle, le français. C’est en ce sens que le député Thierno Alassane Sall avait déposé, mardi 16 janvier, un recours devant le Conseil constitutionnel demandant d’invalider la candidature de Karim Wade, rappelle notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois.
Attestation sur l’honneur
L’intéressé a estimé dans un message sur son compte X que la querelle sur sa double nationalité « se termine enfin ». « Le décret du ministre de l’Intérieur français actant ma renonciation à la nationalité française est une preuve supplémentaire de ma constance », a-t-il dit. Mais pour le porte-parole de Thierno Alassane Sall, le décret publié dans le Journal officiel ne change rien au recours, car Karim Wade aurait menti en déposant son dossier de candidature le 23 décembre. Parmi les pièces demandées, il y avait une déclaration sur l’honneur dans laquelle il affirmait n’avoir que la nationalité sénégalaise.
Alors, était-il encore français à cette date ? Non, répond son mandataire Maguette Sy : « Je confirme qu’au moment où on a déposé le dossier, il n’avait plus sa nationalité. » Maguette Sy ne veut cependant pas s’avancer sur les pièces complémentaires transmises au Conseil constitutionnel mardi, par respect pour les juges et leur travail encore en cours.
Les recours des recalés
À deux jours de la publication de la liste définitive des participants à l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel examine cette semaine les recours déposés par des candidats pré-validés contre d’autres de ces candidats. Il a notifié ce mercredi les candidats concernés.
Hormis la déposition visant Karim Wade, une autre offensive a ainsi été lancée par le Premier ministre Amadou Ba, candidat de la mouvance présidentielle. Il conteste la candidature de deux candidats proches de l’opposant Ousmane Sonko : Bassirou Diomaye Faye et Cheikh Tidiane Dieye dont les dossiers avaient été pré-approuvées par le Conseil constitutionnel. Parmi les motifs invoqués, l’appartenance à une entité politique dissoute, en l’occurrence le Pastef, « la production de fausses pièces » devant le Conseil constitutionnel ou encore « la coalition irrégulièrement constituée ».
Les décisions finales seront arbitrées par le Conseil qui a encore trois jours pour statuer sur ces différents recours, mais aussi sur ceux des candidats recalés. C’est le cas d’Ousmane Sonko dont la candidature avait été invalidée au motif qu’il n’avait pas produit la preuve de dépôt de sa caution, ou encore de l’ancienne Première ministre Aminata Touré.
EN BREF | Cridem – Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a déclaré, ce mercredi 17 janvier, que la durée de validité de la carte de séjour pour les étrangers a été fixée à cinq ans au lieu d’un an.
Le ministre a expliqué que cette décision a été prise pour tenir en compte de ce qui est en vigueur dans la plupart des pays qui entretiennent des relations avec la Mauritanie dans ce domaine, où la durée de la carte varie d’un an à dix ans.
Ould Mohamed Lemine a fait cette annonce, lors du point de presse du gouvernement.
Taqadomy – Le chef du gouvernement régional des îles Canaries, Fernando Clavijo, a appelé aujourd’hui l’Espagne et la Commission Européenne à renforcer de toute urgence leurs accords de coopération dans le domaine de la migration avec la Mauritanie.
La déclaration de Clavijo intervient après que les autorités ont constaté, ces dernières semaines, une augmentation significative de l’arrivée de migrants dans les îles en provenance des côtes mauritaniennes.
Selon les statistiques espagnoles, au cours de la période du 1er au 13 janvier, 43 bateaux chargés de migrants sont arrivés aux îles Canaries, dont 35 sont en provenance de Mauritanie.
Ce qui montre, de l’avis du Premier Ministre, que les accords de contrôle des départs des navires empruntant cette route « ne semblent pas fonctionner correctement ».
L’analyse du suivi des migrations menée périodiquement par les autorités montre une augmentation notable des arrivées de bateaux dans l’archipel en provenance de Mauritanie depuis le début du mois de décembre dernier. La preuve, tout au long de l’année 2023, il y a eu 93 bateaux en provenance des côtes mauritaniennes vers l’archipel des îles Canaries. Plus de la moitié sont arrivés au cours du dernier mois de l’année.
Au cours des deux premières semaines de janvier 2024, déjà, plus de 3 500 personnes sont arrivées sur les côtes des îles Canaries, contre 371 migrants arrivés, selon le ministère de l’Intérieur, au cours de la même période en 2023 et 714 migrants en 2022.
La rubrique Grand Entretien du Blog (Le GEB) marque son entrée en 2024 avec une prolifique interview accordée par un natif de la région du Guidimagha mauritanien. En la personne de monsieur Aleyda TRAORE, un Masterien expérimenté en Géosciences et Ressources qui travaille en France depuis quelques années. Nos vifs remerciements à lui pour sa disponibilité qui aboutit à cet entretien d’une belle pointure.
~Bonne Lecture :
● Question 1 : Bonjour monsieur Traoré, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? (+parcours universitaire et professionnel)
Aleyda TRAORE : Bonjour Koundou SOUMARE. Merci à toi de m’avoir donné l’opportunité de pouvoir m’exprimer à travers cet interview sur ton blog.
Je m’appelle Aleyda TRAORE, natif du village de Bouanze, Guidimakha. Né à Bouanze, j’y ai fait mes études primaires pendant mon enfance. A l’âge de 13 ans, je suis allé au collège de Ould-yengé (Guidimakha) où j’ai fait mes deux premières années de collège avant de rejoindre Nouakchott pour la suite de mes études du collège (Elmina), du lycée (Lycée Arabe et Lycée National). En 2000 j’ai obtenu mon baccalauréat en série D et j’ai intégré l’université de Nouakchott, à la Faculté des sciences et Techniques en parcours Biologie-Géologie. Après l’obtention de mon DEUG (diplôme d’études universitaires générale), j’ai poursuivi mon parcours de second cycle universitaire en filière de Géologie minière. J’ai obtenu ma maîtrise dans cette filière en 2005.
En septembre 2005, je suis arrivé en France pour poursuivre mes études de Géologie à l’université Henri Poincaré à Nancy où j’ai obtenu mon diplôme de Master en Géosciences et Ressources, parcours Pétrolier.
Après le master je suis rentré dans la vie professionnelle. Mon parcours professionnel a débuté au sein de l’université Henri Poincaré où j’ai occupé un poste d’assistant chercheur avant de m’orienter vers le secteur privé.
Aujourd’hui je suis dans ce secteur privé depuis 15 ans dans le domaine de l’environnement, particulièrement dans la dépollution des sols et eaux en tant que superviseur et référent environnemental des chantiers de dépollution des sols et nappes phréatiques. Je m’occupe précisément du diagnostic, analyse et interprétation des données des composés d’hydrocarbures entre autres dans les sols et dans les eaux.
● Question 2 : Étant issu de la communauté soninké qui est très attiré par l’environnement migratoire à travers le monde notamment en France, quel est votre diagnostic sur la situation actuelle de ce phénomène ? (Avantages et inconvénients) et également quelques éléments de votre expérience…
AT : La réponse à cette question est assez vaste, on peut y consacrer un livre entier, car les soninkos sont traditionnellement des grands voyageurs dans le temps et dans l’espace. Je vais donner mon point de vue d’une manière singulière en s’appuyant sur le cas de l’immigration de ceux-ci vers la France.
L’immigration en soi est positive à mon avis, dans les sens où elle contribue positivement à la croissance économique et au développement culturel des immigrés, de leurs familles et pays d’origine d’une part et elle a une forte influence sur l’économie du pays d’accueil d’autre part. Cependant comme toute activité, l’immigration a aussi son lot d’inconvénients.
Comme je l’ai dit plus haut, l’immigration chez les soninkos est très ancienne (on peut la chercher bien avant la fondation de l’empire du Ghana) et était très répandue dans le continent africain. Toutefois, les migrations contemporaines sont beaucoup plus orientées vers les pays occidentaux. Plusieurs facteurs expliquent cette orientation de ce flux migratoire des soninkos. On peut citer les deux guerres, où les soninkos étaient incorporés dans l’armée française, le besoin des occidentaux en main d’œuvre, notamment la France ruinée par les guerres pour sa reconstruction…
Pour rester sur la question, l’immigration est une des activités actrice du développement socio-économique en pays soninké. Les gouvernements des pays d’origine des soninkos ne sont pas suffisamment impliqués dans ce développement. Quand on regarde le Guidimakha de la Mauritanie que je choisis ici comme exemple puisque c’est ma région natale et c’est elle que je connais mieux que les autres régions des soninkos, la grande majorité des services de base de la vie (écoles, centres de santé, accès à l’eau potable…) sont des réalisations des immigrés. Cependant, il y a énormément de points négatifs liés à l’immigration et notamment chez les soninkos. En outre des difficultés linguistiques, culturelles liées à l’intégration on assiste à une vidange des familles et des pays de leur force, de leur matière grise et surtout de l’intellect. Le milieu soninké est frappé par un phénomène d’appauvrissement humain associé à des pertes des vies liées aux conditions de transit vers les pays d’accueil. Le durcissement des lois anti migratoires, la baisse de la qualité de vie par manque de logement, d’emploi, de permis de séjour et de travail en sont quelques exemples concrets qui doivent inciter les soninkos à prendre au sérieux cette question. Malgré cela, les populations n’ont pas forcément conscience du mal et n’en font pas une priorité, car le sujet n’est pas sérieusement abordé par les pouvoirs publics afin de trouver des solutions efficaces. La question sur l’immigration est un couteau à double tranchant qui nécessite un sérieux investissement et une profonde étude pour établir des nouvelles alternatives assez bénéfiques pour tous.
● Question 3 : En Mauritanie, autour de l’éducation, certains indexent une inquiétante baisse du niveau général des apprenants, quelle est votre analyse sur cette situation ?
AT : Le système éducatif de la Mauritanie a connu plusieurs réformes visant toutes une amélioration de celui-ci mais malheureusement le résultat est négatif, le niveau de l’éducation rétrograde d’année en année. L’analyse que je pourrais faire sur cela est d’ordre politique voire même constitutionnel se rattachant directement à l’histoire du pays et de sa population dans un premier temps et dans un second temps, cette régression pour ne pas dire « échec » du système éducatif n’est que le produit de la mauvaise gestion globale des institutions du pays donc de la politique de gouvernance.
La composition de la population n’est pas homogène. Les maures se réclament arabe et les noirs ont chaque ethnie (soninké, poular, wolof, haratine et bambara), sa langue et sa culture propre. La première catégorie représentant l’élite du pays souhaite imposer une langue et une culture arabe auxquelles elle se réclame à la seconde catégorie, alors que cette dernière a toujours été favorable à sa propre culture et langue maternelle et au Français qui est la langue du colonisateur. Une introduction des langues (Français puis arabe comme langue officielle et les autres langues comme nationales) dans la constitution et par la suite dans le système éducatif. Ainsi réformes après réformes au sein du système éducatif sont mises en place pour tenter de coupler les deux inclinations à travers des programmes éducatifs qui manquent systématiquement de solidité et de rigueur.
La deuxième explication essentielle à cette régression scolaire est associée à la mauvaise gouvernance des institutions. Il y a un réel manque de vraie formation des formateurs, un réel manque de compétence des pouvoirs publics à redresser la courbe de l’échec scolaire, un vrai manque de volonté des encadrants et parfois même des parents d’élèves à s’impliquer dans cette éducation, soit principalement par manque de moyens (financiers et matériels) alloués à la tâche, pour les encadrants ou soit par simple négligence et/ou méconnaissance de l’intérêt de l’éducation en ce concerne les parents d’élèves. Et c’est très dommage et surtout très regrettable pour un pays, car l’éducation est la principale responsabilité de tout en chacun et est le soubassement de toute compétence.
● Question 4 : La communauté soninké est traversée par une crise sociale latente liée à ce qu’on appelle « l’esclavage par ascendance », quelles seraient selon vous, des précautions efficientes pour recouvrer une certaine sérénité communautaire ?
AT : La communauté Soninké est une communauté très conservatrice. Les pratiques esclavagistes et féodales n’ont pas échappé à ce conservatisme soninké. Autrement presque toutes les civilisations du monde entier ont connu la pratique de l’esclavage sous différentes formes, néanmoins sont parvenues à son abolition quelle qu’en soit la forme. L’esclavage et le féodalisme perdurent chez les soninkos car ces derniers rattachent par méconnaissance la pratique à la religion musulmane alors que l’esclavage existait bien avant l’islam. D’ailleurs l’islam arrivé a mit en place une infinité de processus de libération des esclaves. Cependant l’aristocratie Soninké de manière générale s’apparente au Ku Klu Klan. Les esclavagistes Soninkés s’opposent vigoureusement à toute démarche de mise en liberté et à toute autonomie des personnes serviles, jusqu’à défier délibérément les lois et dispositions des autorités administratives, avec la complexité de certains hauts fonctionnaires, élus et cadres de l’État.
L’organisation Soninké fortement hiérarchisée basée sur un système de caste est un héritage du passé qui est malheureusement resté dans le conservatoire de la communauté. Toutefois, ces dernières années, plusieurs associations et ONG abolitionnistes issues de la jeunesse Soninké et autres, ont réussi tant bien que mal à réveiller les esprits à travers les réseaux sociaux. On note une nette prise de conscience du drame malgré une farouche opposition des féodaux esclavagistes. Je pense qu’il est temps que les soninkos comprennent que la machine de la sensibilisation est lancée et ne fera plus marche arrière. L’heure est au réveil et d’avancer avec l’Histoire. Le temps de ces pratiques ignobles est dépassé. Il faut évoluer positivement et se débarrasser de tous ces encombrants qui ne font que léser le bon fonctionnement de la société.
Pour éradiquer d’une manière efficace et efficiente ce fléau il faut qu’il trouve sa place dans les engagements sérieux des pouvoirs publics.
● Question 5 : Au cours de cette année 2024 aura lieu l’élection présidentielle en Mauritanie, quelles sont vos observations sur l’arène politique actuelle et votre grille de projection sur l’échéance à venir…?
AT : Récemment d’après certaines sources médiatiques, les chiffres publiés par l’agence nationale des registres de la population et des titres sécurisés indiquent au moins 500 000 personnes ont été enregistrées. Ceci dit qu’au moins 10% de la population Mauritanienne n’avait pas des documents nécessaires pour participer aux élections, s’ils en avaient l’âge d’y participer bien évidemment. A ce titre, je souhaite que l’État fasse tout le nécessaire pour que l’ensemble de la population (de l’intérieur comme de l’extérieur) ait un document qui lui permettra de s’acquitter de son devoir de citoyenneté.
Concernant les élections de 2024, j’ose rêver d’une participation de toutes et tous. Le Mauritanien depuis l’indépendance du pays rêve d’une vraie démocratie et un réel changement du système. Je pense que ces élections pourraient être une très grande opportunité pour les Mauritaniens de tout bord d’agir pour le changement. Ensemble, hommes politiques et citoyens, il est temps de mettre de côté nos égos individuels, de s’engager honnêtement et sincèrement pour s’unir et créer un vrai rapport de force. Merci.
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