● France | « Révolte des banlieues : État des lieux » via le Blog maplumesenmele



Pourquoi ce genre de conflit n’arrive qu’en France ?

Voici une question sur laquelle je suis tombée en picorant l’actualité sur mon fil d’actualité sur les réseaux sociaux. Cette question à la tournure un peu innocente, est pourtant à mon sens, d’une grande pertinence. D’ailleurs, depuis le début des événements, je la trouve la plus pertinente, si ce n’est la question centrale.

Dans cet article, je souhaite donc, avec un peu de recul, partager quelques bribes de réflexions que j’ai pu enrichir au contact de mes fréquentations et de mes échanges depuis le décès du jeune Nahel et le début de la révolte des jeunes des banlieues françaises. Toute ma gratitude et reconnaissance au passage, aux proches, amis et aux collègues avec qui j’ai échangé depuis le début de ces événements malheureux. Merci à chacune et à chacun pour vos éclairages, vos avis et autres points de vue.

Je me sens torturée, pour ne pas dire révulsée par les évènements récents, comme j’ai pu l’être d’ailleurs quand des faits similaires se sont produits dans notre pays. Pour autant je n’arrive pas à cerner véritablement, ce qui me gêne le plus dans tout ce qui se déroule sous nos yeux ces derniers moments. J’ose croire que les problèmes pour ne pas dire « le mal français », sont souvent bien plus profonds qu’on ne veille le reconnaitre. Nous avons juste accès à la partie visible de l’iceberg. C’est la raison pour laquelle ce « mal profond » n’est pas perceptible de prime abord.

Tentons donc de sonder la racine du mal qui touche notre pays et trouble particulièrement notre jeunesse par l’ampleur de ses conséquences.

L’analyse qui suit n’est pas le fruit d’une simple réflexion personnelle mais l’aboutissement de réflexions contradictoires et d’échanges soutenus avec mon entourage proche.

Ces événements récents nous imposent à tous, de répondre ou d’essayer de répondre à plusieurs interrogations. En effet, comment sommes-nous arrivés à une situation aussi explosive et presque ingérable ? Pourquoi nos autorités semblent dépasser par les événements ? Quelles sont les causes profondes de la colère des jeunes de la banlieue ? Que revendiquent-ils au juste ? La colère justifie-t-elle les violences auxquelles nous avons été tous témoins ces derniers jours ? Y’a-t-il possibilité de renouer un dialogue et une relation de confiance entre la jeunesse des banlieues et les autorités notamment la police ?

Il faut reconnaitre d’emblée, qu’il serait prétentieux de répondre à toutes ces problématiques dans le cadre d’un simple article de blog. Toutefois, nous allons tenter de comprendre la situation globale et de proposer des bribes de solution tout en se désolidarisant de tous discours haineux qui n’invitent pas à la réflexion mais l’embolisent.

Pour commencer, rien de mieux que de nous référer au passé pour mieux comprendre le présent. L’histoire a, en effet, beaucoup à nous apprendre. Spontanément je pense à la prise de la Bastille, symbole de la révolution française dont l’histoire nous conte de façon héroïque comment le peuple a su renverser l’ordre monarchique, afin d’arriver à plus d’égalité. En effet, lorsque LOUIS XVI, roi de France accède au trône en 1774, succédant à son grand père LOUIS XV, il a instauré une monarchie absolue, donc une société inégalitaire construite autour de trois ordres : en dessous de la noblesse et du clergé, on avait le tiers état composé des paysans, d’artisans, de bourgeois et de domestiques. Ce tiers Etat ne bénéficiait pas des privilèges des deux autres ordres. Louis XVI tente des réformes, proposées par ses ministres et inspirées de l’esprit des Lumières, mais hésite de les mettre en œuvre. Il butte en réalité devant la résistance des privilégiés, de la cour et du Parlement de Paris. Ainsi, les origines de la révolution française ont été multiples. Elles sont d’ordre social, économique et politique. Les événements de 1789 furent de fait une conjonction de plusieurs facteurs conjoncturels et structurels. Les années qui ont précédé la révolution sont marquées par un climat social tendu ainsi qu’une défiance croissante du peuple à l’égard de la monarchie absolue. C’est, ce à quoi nous assistons aujourd’hui, si l’on ose faire un tel parallèle.

A l’instant où j’écris ces lignes, notre pays va mal économiquement, socialement et politiquement. Les catégories les plus touchées par cette crise généralisée restent celles des zones populaires. Les révoltes violentes que nous avons observées ces derniers temps, sont en partie, le résultat ou les conséquences de la détresse, de la misère et du désespoir incarnés par une inflation galopante qui désoriente chaque jour un peu plus.

Pour autant, tout saccager sans discernement, est-il la solution ou simplement ajoute des maux aux maux ? Même si, au demeurant, on peut comprendre que lorsque la situation devient intenable, le désespoir nous conduit à des actes irrationnels. C’est la seule explication possible à cette violence insensée des jeunes dans la mesure où elle ne fait qu’empirer leur situation déjà déplorable.

En revanche cette fois, nous avons l’impression qu’en plus de la misère aggravée par une conjoncture inflationniste, une crise identitaire vient amplifier le caractère dramatique de la situation à l’image de l’enfant qui se fait remarquer par ses parents en commettant des bêtises. Les enfants de la République rappelle à l’ordre, avec une colère qui s’est muée en violence, la mère patrie à ses responsabilités. En effet, il faut reconnaitre que le passif dure depuis presque trois générations. Ces jeunes des quartiers populaires marginalisés rappellent ainsi à la république, de manière maladroite, qu’ils ne peuvent ou ne veulent plus être considérés comme ses enfants illégitimes.

Il est temps, que tous ensemble, nous déplorons la violence sous toutes ses formes et qu’ensemble nous nous engageons à réparer ce qui peut encore l’être. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dangereusement côte à côte, une situation, qui pourra à terme se muer en face à face. Cette frange révoltée de la jeunesse est en quête de reconnaissance. Au même titre que l’on peut être excédé par un enfant turbulant, nous allons utiliser le procédé de l’éducation bienveillante en interrogeant ce que ces actes viennent bouleverser en nous.

Dans une république démocratique, il est inacceptable de tolérer des inégalités injustes. Cette manière de faire met à mal et ébranle l’édifice de notre système de valeurs. Pour ma part, cette incohérence avec les valeurs et les soubassements de la nation est absolument grave. Mon désir d’ordre et de respect de la loi sont bouleversés en profondeur. Cela reste mon ressenti.

Poussons un peu loin notre analyse de la précarité qui touche nos jeunes des milieux populaires et qui les perturbe profondément. Nous pensons que certains de ces jeunes considèrent même leur vie comme sans valeur et sont convaincus qu’ils n’ont aucun avenir dans une république qui ne veut pas d’eux. Nous percevons cette réalité dans certains de leurs discours et de leurs chansons de Rap qui dénoncent pêle-mêle les injustices qu’ils subissent au quotidien.

Quelles sont les moyens et les pistes qu’il faut privilégier pour dénouer les crises qui se suivent et se ressemblent d’ailleurs depuis 2005, et créer un climat d’apaisement dans les banlieues ?
Il est impératif, dans un premier temps de travailler de façon apaisée sur le passé douloureux que nous avons en commun. En effet, il va falloir reconnaitre et accepter que les conquêtes coloniales se sont réalisées dans la violence et parfois, n’ayons pas peur des mots, dans une forme de barbarie. Reconnaitre cela, ce n’est pas humilier la république, c’est un acte de responsabilité et c’est contribuer à pacifier notre passé commun. Reconnaitre ce qui fait mal au concitoyen à travers sa mémoire, c’est une forme de réparation symbolique. Ces descendants de l’ancien colonisé n’ont pas choisi de naitre sur le territoire de la république ; c’est la république qui est allé chercher leurs parents. Il s’agit là d’un fait qu’il ne faille jamais oublier.

La France doit reconsidérer son histoire coloniale. Rouvrir les archives ne se fera pas sans mal, mais il s’agit pourtant d’une nécessité absolue.

Certains se posent la question suivante : « pourquoi la France subit un tel retour de bâton et pas les autres pays comme l’Angleterre, l’Italie, la Belgique, qui eux aussi, ont colonisé » ?

Une réponse possible est que : « peut-être la France est la seule à ne pas avoir quitté véritablement l’Afrique et en profite encore à travers le fameux système de la « françafrique ». Le franc CFA, toujours en vigueur dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest est une belle illustration. Nous n’avons pas connaissance de l’équivalent de cette monnaie dans les autres nations qui ont colonisé par le passé. Avec la France, nous avons l’impression que la colonisation est un passé encore trop présent. Elle se sent toujours en position de force dans certains pays, et est directement encore impliquée dans la politique intérieure de quelques pays dits stratégiques comme le Tchad où le fils Déby a pris la place du père assassiné, et qui s’est vu félicité par le président français actuel, pour ne citer que cette situation. »

Pour conclure, à travers tout ce qui vient d’être relaté, j’oserais parler de mal-être transgénérationnel qu’il va falloir enrailler. A défaut, le conflit larvé restera encore vif dans la mémoire collective et les crispations seront toujours présentes et vivaces. Ce qui ne va guère dans le sens de la cohésion sociale tant souhaitée par nos politiques et d’un mieux vivre ensemble.


L’histoire est un perpétuel recommencement !

THUCYDIDE, Historien grec

Mahany

©️ Source en lien https://maplumesenmele.com/revolte-des-banlieues/

● Mauritanie | une lycéenne poursuivie pour blasphème lors du baccalauréat [RFI]

Une candidate à l’examen du baccalauréat en Mauritanie a été inculpée et écrouée, mercredi 26 juillet, pour avoir rendu une copie jugée blasphématoire contre le prophète Mahomet, selon le parquet de Nouakchott. Une copie rédigée au mois de juin lors de l’épreuve en éducation religieuse. La jeune fille est également accusée d’avoir utilisé ses réseaux sociaux pour véhiculer ses idées.

La jeune lycéenne de 19 ans, étudiante à Atar, a été écrouée mercredi 28 juillet dans la soirée à la prison des femmes de Nouakchott. Selon le dernier communiqué publié par le parquet de Nouakchott, elle a été inculpée pour « offense et médisance envers le prophète » mais aussi pour « usage des réseaux sociaux pour nuire aux principes fondamentaux et sacrés de l’islam ».

Le parquet ne précise pas les écrits en arabe de la lycéenne, mais le dernier communiqué du ministère de l’Éducation nationale dénonce « une insulte à la sacralité du prophète ».

L’affaire avait été rendue publique début juillet lorsqu’un correcteur du baccalauréat avait publié sur les réseaux sociaux la copie de la jeune fille, à l’époque encore anonyme. La copie était devenue virale sur les réseaux sociaux et de nombreux oulémas, érudits et imams avaient alors organisé des manifestations et des sit-in pour exiger la révélation de l’identité de l’auteur et que des poursuites soient immédiatement lancées à son encontre.

Selon la loi, le blasphème envers le prophète est puni de la peine de mort sans recours possible, mais cette sentence n’est plus appliquée depuis 1987 en République islamique de Mauritanie.

En attendant l’enquête et la décision du juge d’instruction, la jeune lycéenne a été placée en détention provisoire. Selon la déclaration de son frère, elle souffrirait de problèmes psychologiques. Si elle est reconnue coupable, elle encourt la prison à vie.

©️ Source en lien https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230728-mauritanie-une-lyc%C3%A9enne-poursuivie-pour-blasph%C3%A8me-lors-du-baccalaur%C3%A9at

● Coup d’État au Niger | le général Tchiani officialise sa prise du pouvoir

Le chef de la garde présidentielle a annoncé vendredi 28 juillet à la télévision nationale avoir pris la tête du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP), qui a renversé le président Mohamed Bazoum deux jours plus tôt.

Le général Abdourahamane Tchiani, le commandant de la garde présidentielle, s’est exprimé à la télévision nationale ce vendredi 28 juillet à la mi-journée. Il s’est présenté comme le président du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP), la junte qui a destitué le président Mohamed Bazoum deux jours plus tôt, et a justifié le coup d’État par « la dégradation de la situation sécuritaire » dans le pays.

Dans la foulée de son allocution, un autre communiqué du CNSP a annoncé la suspension de la Constitution, la dissolution des institutions et la proclamation du général Tchiani comme nouveau chef de l’État. Le texte précise que le CNSP exerce « l’ensemble des pouvoirs législatifs et exécutifs » en attendant « le retour à l’ordre constitutionnel normal »

« Mes chers compatriotes, de toute évidence, les autorités déchues se sont engagées à mettre en place une sorte de milice pour leur seul intérêt », a déclaré le nouvel homme fort du pays. Leader des putschistes, le général Tchiani n’avait pas encore pris la parole publiquement.

Appelant à la « sérénité », au « calme », à la « vigilance » et à un « sursaut patriotique » pour « relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux », le tombeur de Mohamed Bazoum a tenu à réaffirmer la volonté du CNSP de « respecter tous les engagements internationaux souscrits par le Niger ».

« Le gouvernement déchu a montré ses limites »
Pour justifier sa prise de pouvoir par la force, le général Tchiani a expliqué vouloir lutter contre « le détournement des deniers publics, contre l’impunité, la corruption sous toutes ses formes et le népotisme, « face auxquels, selon le commandant de la garde présidentielle, « le gouvernement déchu a montré ses limites ».

« Enfin, le CNSP, par ma voix, demande aux partenaires et amis du Niger, dans cette étape cruciale de la vie de notre pays, de faire confiance à nos Forces de défense et de sécurité, garantes de l’unité nationale, de l’intégrité du territoire et des intérêts supérieurs de notre Nation », a conclu le général Abdourahamane Tchiani.

Après l’intervention du président du CNSP, un autre de ses communiqués a mis en garde contre « toute intervention militaire étrangère ». « Certains anciens dignitaires terrés dans des chancelleries, en collaboration avec ces dernières, sont dans une logique de confrontation », a estimé la junte, évoquant une « attitude belliqueuse, dangereuse et périlleuse » qui « n’aura d’autre résultat que le massacre de la population nigérienne et le chaos ». Le CNSP « prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences qui découleront de toute intervention militaire étrangère », ont prévenu les militaires.

De son côté, le président Mohamed Bazoum, toujours séquestré par les militaires putschistes à Niamey, n’a pas formellement démissionné.

©️ Source en lien https://www.jeuneafrique.com/1468349/politique/coup-detat-au-niger-le-general-abdourahmane-tchiani-officialise-sa-prise-du-pouvoir/?fbclid=IwAR1nBjLA0ryirsdpG9C4nNZxEblOXArJ2LHl8ztsSbMa0s5Rxwy5B1KQs0A

● Difficultés d’enrôlement : le bout du tunnel ?

Le Calame – Lancée début Juillet, la décision de reconsidérer le cas de ceux qui n’avaient pas réussi à se faire enrôler à ce jour fait renaître l’espoir chez les citoyens en attente de papiers d’état-civil ; pour certains, depuis le début de l’enregistrement biométrique (2010-2011), soit plus de deux décennies. Si l’opération de rattrapage se passe bien, ces citoyens « apatrides » pourraient enfin recouvrer leur «mauritanité ».

Selon le ministère de l’Intérieur, ses démembrements et le commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la Société civile, il s’agit là de « fermes instructions » du président de la République. Comme jadis celles de l’ex-président Ould Abdel Aziz… ce qui n’avait pas empêché bon nombre de citoyens de continuer à courir derrière leurs pièces d’identité. Un véritable calvaire…

Toujours est-il que l’actuel Raïs semble accorder une grande importance à cette opération. Aussi le ministre de l’Intérieur a-t-il demandé aux citoyens concernés de se mobiliser et aux autorités administratives de s’impliquer pour sa réussite.

De son côté, le commissaire aux droits de l’Homme a lancé une caravane de sensibilisation, rappelant que « l’état-civil est un droit et offre des droits ». Des droits dont beaucoup de familles ont été délestées depuis le démarrage du recensement qui suscita et suscite encore des controverses et des protestations. Plusieurs partis politiques et organisations de défense des droits des victimes, notamment « Touche pas à ma nationalité » (TPMN), ne cessait de dénoncer un « génocide biométrique ».

De déportations aveugles…

Une qualification en référence à la déportation de milliers de citoyens négro-mauritaniens vers le Sénégal et le Mali à partir d’Avril 1989, sous le magistère d’Ould Taya dont le régime était phagocyté par des nationalistes arabes partisans de la « dénégrification de la Mauritanie ». Tous ces bannis avaient perdu leurs papiers d’état-civil parfois déchirés ou brûlés sous leurs yeux. Depuis, TPMN aura mené plusieurs manifestations à Nouakchott et à l’intérieur du pays dont l’une – en 2013 à Maghama – se solda dramatiquement par la mort du jeune Lamine Mangane, suite à un coup de feu tiré par un gendarme.

Les recalés n’ont donc cessé de protester et le gouvernement de tenter, bon an mal an, de « gérer » la situation à travers l’ANRPTS. Une première tentative en 2017 mit en place une commission présidée par l’ex-ministre des Finances, Thiam Diombar, conseiller à la Présidence. Elle fit long feu, faute de rapports cordiaux avec l’agence de tutelle : obstructions et lenteurs en ont eu raison.

Second acte en 2022, lors de la visite à Kaédi du président Mohamed Cheikh El Ghazwani : en réunion avec les cadres locaux de son administration, il les engageait « à régler rapidement les problèmes d’accès à l’état-civil, en se mettant tout de suite au travail ». On attendait depuis la traduction en actes de cette instruction sans équivoque.

… en CAC vraiment accueillants ?

Et voilà que les Centres d’Accueil des Citoyens (CAC) « nouvelle mouture » sont depuis début-Juillet à pied d’œuvre ! Les populations intéressées se mobilisent, rassemblent leurs fonds de dossier et ceux qui n’en disposent pas peuvent à bon droit s’interroger. Car il y a bel et bien du nouveau : même ceux-ci pourraient se faire enrôler grâce au simple témoignage de notables de leur village. Chaque CAC comporte un chef de village, deux membres de chaque localité, deux membres du conseil municipal et un membre de l’administration locale.

Les obstacles sont quelque peu aplanis :au début de l’enrôlement, on exigeait tout un tas de paperasses et qui n’en disposait pas devait présenter un groupe de « notables » de son village d’origine pouvant certifier son identité ainsi que celle de ses parents et leur situation matrimoniale. On comprend ici les difficultés des citoyens ne vivant pas en leur lieu natal dont la CAC était souvent fermée ou très éloignée…

Outre cet obstacle, les fréquentes absences du personnel des CAC en commune rurale, le doute sur la citoyenneté de certains requérants, la jeunesse des chefs de CAC, leur manque d’expérience et de courtoisie, le rejet parfois de dossiers bien ficelés avec des jugements de cadis absents eux aussi de leur lieu d’affectation, le tout couronné par le peu ou prou d’implication des maires et députés sur le terrain pour accompagner les opérations… Conséquences, de très nombreux mauritaniens devenus des « apatrides » en leur propre pays, d’autres dans l’impossibilité de voyager, des enfants interdits d’aller ou poursuivre leurs études à l’école…

Avec cette nouvelle opération, l’Administration se rapproche des citoyens, on exige moins de documents. Un simple témoignage suffirait à se faire recenser, alors qu’un chef de CAC pouvait naguère décider du sort de toute une famille, privant ainsi tous ses membres des plus élémentaires droits à l’enseignement, la libre circulation, la santé et autres services sociaux.

Comme on le sait, l’état-civil était encore très peu ancré en certaines contrées au début de ce troisième millénaire. Exiger de leurs habitants des documents inconnus ou indisponibles à leurs parents : actes de naissance, certificat de mariage, recensement de 1998,etc. ;relève pour eux de la quadrature du cercle et ils peinent à obtenir des jugements établis par des cadis trop souvent absents de leur lieu d’affectation ou que les responsables des CAC pouvaient ignorer.

Aujourd’hui, les équipes de recensement peuvent se déplacer dans les villages, suivant un calendrier tournant établi avec la mairie, à la condition toutefois que ces localités disposent d’électricité. Dans le cas contraire, ce sont les citoyens qui se déplacent. Ils n’hésiteront pas, eux qui ont déjà passé des semaines – voire des mois – à se rendre dans les chefs-lieux de département pour tenter de se faire enrôler. Longtemps en vain. Avec enfin une chance aujourd’hui d’obtenir gain de juste cause ?

À nouveau tous ensemble ?

Question non moins pertinente : quand le gouvernement mauritanien se décidera-t-il à rapatrier les milliers de réfugiés mauritaniens encore au Mali et au Sénégal qui attendent leur retour au pays depuis 2007 ? Ils avaient cru à la volonté de feu le président Sidioca de rapatrier ceux du Sénégal avant ceux du Mali. Ould Abdel Aziz étouffa leur espoir par son coup de force d’Août 2008. Et ils attendent depuis.

À en croire diverses sources, la détérioration de la situation au Mali pousseraient certains à se rapprocher de la frontière avec la Mauritanie. Rien n’est simple en notre environnement saharo-sahélien contemporain, tout se complique… Mais, bon, retenons simplement ici qu’une réelle volonté de simplifier le recensement de nos concitoyens est en cours d’ouvrage en Mauritanie. N’aurait-elle qu’une seule chance de s’imposer, soutenons-la ! Tous ensemble enfin !

Dalay Lam

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=767070

● L’Expo Ramsès | Parc de la villette – Paris

• Paris 27 juillet 2023

Un passage de retour dans le monde antique pharaonique, cette exposition consacrée à Ramsès II, un prodigieux souverain de la 19ème dynastie de l’Égypte d’alors. L’événement culturel titré « Ramsès et l’Or des Pharaons » est en cours au sein de la Grande Halle au Parc de la Villette. Une plongée historique auprès des réalités (objets, momies d’animaux, sculptures, peintures, monuments en virtuel, et diverses reliques…) du vainqueur de la bataille de Qadesh et ses proches. Ici une exposition somptueuse dans un décor labyrinthe à travers lequel chaque objet, chaque tableau, chaque légende ou chaque écriteau, dresse et stimule notre curiosité davantage. Un pan de l’épopée civilisationnelle des Pharaons y est schématisé, et en visiteur observateur déjà « préjugeur », mon regard et mon intime attention comptaient déceler, scruter, imaginer et rapprocher les éléments exposés et sommairement décrits en espérant consolider et dissocier mes maigres savoirs engrangés diversement sur ce monde antique.

Hiéroglyphes, cartouches, sculptures en granit, notices, tout peut être signifiant/signifié et significatif, codé/décodant et décodage, et surtout interprétatif pour les initiés, à nous autres…, surtout moi, j’ose me conforter d’un simple regard empirique qu’à la base de 2 sculptures (abîmées accidentellement ? Visages cassés en partie) de Ramsès et de sa mère Touya, qu’il y a du bien du Négroïde dans les traits. Même si quelques pas après, un extrait vidéo de récomposition faciale numérique du célèbre pharaon lui attribue des traits d’un type oriental-grec avec des ressemblances avec un égyptien aisé cairote de nos jours. Ni un blond caucasien ni un afro… étrangement…

● Ci-après quelques photos prises de visite :

Jeune homme Ramès et sa mère Touya

Une exposition très riche à recommander vivement !

✍️🏿KS pour le BLOG

● La Fin Du Liptako Gourma. | Par Boubacar N’djim

C’est comme l’impression qu’ils font des écoles militaires pour juste préparer des putschs et non sécuriser leurs pays. Alors que les problèmes sont sur le terrain pas dans les bureaux climatisés.

La crise effective de la démocratie est définitivement consommée en Afrique de l’Ouest car le peu de régime démocratique élu qui reste ne va plus rester encore longtemps.

Si les Gardes Présidentielles qui sont censées de garder les chefs d’États s’organisent entre elles pour perpétrer des putschs (crime indescriptible) alors à quoi ça sert d’organiser des élections pour être renversé par la suite ? Un Président qui a peur de faire des changements de postes.

Il est essentiel de reconnaître que les coups d’État ne sont pas la voie appropriée pour résoudre les problèmes politiques et sociaux. Ils sont contraires aux principes fondamentaux de la démocratie et du respect des droits de l’homme.

Au lieu de renforcer la gouvernance et la paix, les coups d’État ont souvent entraîné des violations des droits humains, une détérioration des institutions démocratiques et des périodes d’instabilité prolongée.

Hélas pauvre Afrique de l’Ouest.



Boubacar N’djim

©️ Source en lien https://www.buurnews.net/la-fin-du-liptako-gourma/

● Niger | Le président Bazoum face à une tentative de coup d’état

Au pouvoir depuis son élection au mois de février 2021, Mohamed Bazoum risque de tomber selon plusieurs sources médiatiques de ce jour 26 juillet 2023. Issu de la minorité arabe du Niger, le président Bazoum avait succédé à l’ancien président Issoufou qui s’était limité à ses 2 mandats présidentiels. Encarté proche de la vision française concernant les affaires politico sécuritaires dans le sahel, il a connu quelques clashs verbaux avec la junte militaire au pouvoir au Mali, pays limitrophe du sien.

À l’heure actuelle, son régime est sous menace, et la garde présidentielle serait instigatrice de remous en coulisses. Le président et d’autres personnalités sont retenus. La CEDEAO, l’organisation sous-régionale publie un communiqué de soutien au président et demande sa libération. Ci-dessous l’élément médias :

La situation reste confuse et les prochaines heures nous édifieront davantage.

✍️🏿KS pour le BLOG

● Mauritanie: comment l’interdiction des tuks-tuks au cœur de Nouakchott est vécue [RFI]

~Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil

Depuis le 12 juillet 2023, les tuks-tuks, véhicules à trois roues populaires et bon marché, sont interdits au cœur de la capitale mauritanienne. Une mesure diversement appréciée à Nouakchott. Les autorités assurent qu’il s’agit notamment d’une question de sécurité.

C’est un changement radical dans les rues du centre-ville de Nouakchott : les tuk-tuks, ces véhicules à trois roues populaires, sont désormais interdits à la circulation dans l’hypercentre de la capitale depuis le 12 juillet.

Cette décision fait suite à une réorganisation des modes de transports, une réforme mise en place par le ministère de l’Équipement et des transports. Officiellement, ces véhicules, qualifiés de complémentaires, « ne remplissent pas les conditions de sécurité ».

« Une décision qui met au chômage des milliers de jeunes »
Dans une rue très commerçante de Tevragh Zeïna, un quartier central de Nouakchott, l’agitation a ainsi laissé place à un calme peu habituel. Avec l’interdiction des tuk-tuks, il s’agit pour le ministère de l’Équipement et des transports de désengorger les routes, limiter les accidents et la conduite sans permis. Une mesure discriminante selon Chérif Mahmoud, propriétaire d’une douzaine de tuk-tuks depuis trois ans. « C’est une décision qui met au chômage des milliers de jeunes et qui pose des problèmes à des milliers d’investisseurs, lance-t-il. D’un coup, sans nous prévenir, on nous interdit le centre-ville, le centre névralgique de Nouakchott où il y a tous les grands marchés, où il y a tous les ministères, tous les hôpitaux. »

Un changement d’habitude aussi pour les usagers du centre-ville. Désormais, pour se rendre au travail, Ramata doit prendre le bus. « Le tuk-tuk, c’est plus rapide que le bus, affirme-t-elle. Le tuktuk, ça goûte 100 ouguiyas, le taxi c’est 200. Nous, on n’a pas cet argent ».

Le gouvernement veut donner un cadre juridique à ce type de transport
La décision du ministère ne signifie pas que les tuk-tuks ne circuleront plus à Nouakchott. Le gouvernement veut donner un cadre juridique à ce type de transport en immatriculant ces véhicules mais aussi attribuer des licences pour leur permettre de circuler dans trois grandes zones bien définies en dehors de l’hypercentre. Les tuk-tuks devront même avoir une couleur spécifique selon leur zone.

En 2022, selon les statistiques communiquées par le ministère des transports, 89% des accidents matériels impliquaient un tuk-tuk.

• Source médiatique : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230724-mauritanie-comment-l-interdiction-des-tuks-tuks-au-c%C5%93ur-de-nouakchott-est-v%C3%A9cue

● Controverse autour de la suppression d’une intervention parlementaire pour insulte présumée à l’égard du Prophète Mahomed

Le Quotidien de Nouakchott – « L’autorité suprême de la presse et de l’audiovisuel « Hapa » ordonne la suppression du discours d’un député parlementaire qui a suscité une large controverse depuis hier soir.

Dans le même contexte, la chaîne parlementaire, détentrice des droits exclusifs de diffusion des séances parlementaires, a interrompu la diffusion en direct de la session de débat sur le programme gouvernemental, au cours de laquelle le député a pris la parole.

La chaîne parlementaire a interrompu sa diffusion en direct samedi soir, quelques heures avant la publication de la décision de l’autorité, datée du 23 juillet 2023, qui l’obligeait à supprimer « le passage offensant ».

Le député Mohamed Bouy Ould Cheikh Mohamed Fadel a déclaré dans un post sur son compte Facebook que l’autorité suprême l’a obligé, par sa décision numéro 040/2023, à supprimer son intervention et à présenter ses excuses à ses abonnés pour avoir « partagé du contenu offensant envers le Prophète Mahomet, que la paix soit sur lui ».

De son côté, la chaîne parlementaire s’est contentée de publier une image de la décision de la commission sur son compte Facebook, jusqu’à six heures du soir aujourd’hui, dimanche.

Dans son discours, ce samedi, le député parlementaire Mohamed Bouy Ould Cheikh Mohamed Fadel a évoqué une insulte proférée par une candidate au baccalauréat, en remplaçant les noms dans l’insulte par des termes donnant l’impression qu’elle était dirigée contre le régime et son président Mohamed Ould Ghazouani.

Ould Cheikh Mohamed Fadel a considéré que son intervention était une « dénonciation » dont le but était de mettre en évidence le niveau de l’insulte et le danger du silence à son égard, ainsi que la complaisance à punir l’élève concernée. »

• Lien source https://cridem.org/C_Info.php?article=766985

● Éditorial | La langue française dans l’espace politico-nationaliste en Mauritanie : entre postures démagogiques et mauvaise foi !

Toutes les langues sont des créatures et aussi des miracles du Divin. Il est ainsi versé par un signe coranique : « Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. » S 30 V 22. Alors, c’est un biais notable pour nous servir de postulat délesté d’une quelconque politisation ourdie d’emblée. Les langues servent naturellement à des besoins pour nous. Elles sont généreuses et très hospitalières entre elles (traductibles et emprunts) dans un environnement prédisposé à la paix sociale et à l’entente citoyenne. Donc qu’on y accorde notre volonté et notre sincérité (la notion de la VRAITUDE). Dans cet avant-propos, je réitère ma position (toutes nos langues méritent d’être érigées langues officielles) de modeste citoyen averti sur les données sociales et politiques de notre nation à multiples communautés. Encore j’ose convoquer un passage du Texe – mère de notre commune Ressource spirituelle (l’islam) : « O hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » S49 V13 . Ainsi dire que notre diversité culturelle et linguistique à entretenir peut être référencée en acte de foi pour nous, le pays de Chinguitty (Bilad Chinguetti). La ville éponyme serait la 7ème ville sainte de l’islam. Si on arrêtait de complexifier nos imaginaires bellicistes qui agressent nos réalités sociales et politiques, rien que l’entretien académique et intellectuel de notre diversité peut être un profond vivier professionnel sécurisé pour caser confortablement plusieurs personnes . Comme il est utile et nécessaire pour construire et aménager les espaces d’un pays (établissements fonctionnels et diverses infrastructures…), des projets et financements, il en va de même pour normer et entretenir notre cohésion sociale et politique. Pour se faire, libérons notre VRAITUDE pour promouvoir et accompagner sereinement l’hospitalité naturelle de nos langues, de toutes nos langues, y compris le français. Cette langue est un butin commun de l’intelligentsia trans-communautaire dans notre pays par la rencontre aléatoire avec l’ordre colonial français. Un système impérialiste venu d’horizons lointains, qui, si on se mettait sous un registre purement de fatalisme explicatif, on dirait c’était du mektoub (décret divin)… et on serait tenté d’en exploiter une certaine « sagesse ». Une réalité historique qui a eu logiquement ses conséquences bien réelles sur nous (nos pensées) et nos espaces. La langue française est un véhiculaire qui joue le rôle d’un aimant social et intellectuel entre beaucoup de mauritaniens aujourd’hui. Une socialité n’est nullement le fait d’un forcing francisant qui serait néo-colonial ou néo impérialiste. Elle est pur fruit à la fois de la généreuse hospitalité des langues et l’appropriation fonctionnelle par ses locuteurs. Cette langue peut jouer grandement un relais support neutre (pourquoi pas provisoirement) d’équilibre entre nos autres langues dans nos différents paysages (sociaux, administratifs, judiciaires…). À différencier entre remontrances idéologiques contre la France coloniale d’antan et la langue purement Lanque (un miracle divin) . N’est-ce pas l’ordre colonial français qui aurait été soft et peu instrusif avec nos notabilités tribales concernant l’esclavage rudement pratiqué sur des ascendants de certains de nos concitoyens…!?

Oui, sous nos cieux il existe une forme de brutalisme ethno-nationaliste qui se permet d’exploiter des langues et leur usage à des fins bellicistes. Un chauvinisme ethno-racial inconséquent d’un côté et un communautarisme ethno-nationaliste emprunté de l’autre. Les velléités d’arabisation globale en refusant l’officialité des autres expressions linguistiques, ne concourent pas à la promotion d’une cohésion nationale et contredisent l’esprit philosophique très aéré des 2 versets cités plus haut S30 V22 et S49 V13. L’arabe comme langue par son hospitalité est également dans notre espace celle qui détient l’originalité de base véhiculaire de nos savoirs spirituels. Et sans une idéologisation ethno-raciste, elle composerait volontiers par vitalité et ouverture avec toute autre langue. Malheureusement aujourd’hui dans nos sables mouvants, des réseaux puissants la rendent agressive et revêche par pire chauvinisme. Ce qui sent un autre impérialisme suprémaciste au nom d’une certaine arabité, à ne pas confondre aucunement avec l’islamité. Ici l’arabe mobilisé sous une certaine vision n’est pas innocent dans les frictions sociales et politiques qu’a connu notre pays dans le passé et les mêmes racines secouent son présent. Les porteurs zélés de ces turbulences se trouvent comme biais allergique et repoussoir de la langue française, un exclusivisme politique de l’officialité pour l’arabe. L’arabe d’exclusion massive de certains citoyens des rouages de la haute gouvernance politique, sécuritaire et judiciaire. L’inconséquence du flanc dans cette affaire arabesque, c’est quand une certaine élite qui en profite « collectivement », passe par la qualité de l’enseignement de l’école française de l’intérieur pour l’ouverture du monde extérieur pour leurs enfants. En rappel pour certains chauvins, l’arabe fut la langue maternelle de certains suppôts orientaux de la chrétienté aux temps des croisades… comme quoi, autour de cette langue, se joue surtout une affaire d’hégémonie ethno-raciale.

De l’autre bord, acceptons les phases d’évolution de nos langues nationales (notamment sooninké, poular et wolof) sans brûler les étapes. Ces langues ne supporteraient pas des poussées démagogiques d’un certain ethno-nationalisme bancal. Cet ethno-nationalisme agissant par réactions hystériques comme expression contestataire stérile et idéologisation étroite. Un genre de reflet miroir de fixation en répliquant à l’ambiance chauvine d’en face. Le développement nécessaire pour la mise à jour académique, politique et administrative de ces langues, ne se ferait pas dans une conflictualité par un autre absolutisme militant. Ainsi la langue française par l’alphabet latin, est un espace linguistique naturalisé pour le cheminement progressif de nos langues. Et il serait d’une grande confusion voire d’une tromperie évidente, quand certaines voix s’alignent à la tentation d’éradication du français de notre espace politique, croyant le libérer pour nos langues pour le coup. On le répètera, les langues sont des signes-miracles du Divin, et elles sont intrinsèquement hospitalières entre elles. La langue de Molière est aujourd’hui une langue très fonctionnelle entre mauritaniens et pour mauritaniens, elle fera vie harmonieuse avec nos autres langues. Si j’ose convoquer mon exemple personnel qui serait loin d’être peu commun, mon relationnel en matière communicationnelle (écrit et oral) avec mes compatriotes hors sooninkés passe par le français. Ainsi dire, elle est une langue forte de sociabilisation parmi nous, et aujourd’hui dans l’arène politique, son utilité est une évidence notable.

À notre élite trans-communautaire d’AIMER réellement ce pays trait-d-union entre l’ensemble arabo-berbère et l’Afrique subsaharienne occidentale, pour faire une nation heureuse de sa diversité culturelle. Il suffit d’une politique débarrassée des imaginaires bellicistes des uns et des autres. Nos langues sont innocentes de nos vaines distractions porteuses de désunion perpétuelle. La personnalité sociale, culturelle, intellectuelle et politique de la Mauritanie ne saurait rimer avec étroitesse de fond ni de forme.

Osons mieux et large ! In sha Allah

✍️🏿KS pour le BLOG