La menace et l’agressivité à l’encontre d’une pensée subversive ne peuvent être des solutions idoines pour mettre les choses à « l’endroit ». L’endroit selon mon entendement, c’est le maintien d’un stabilisateur métaphysique et social comme une religion pour l’expression d’une certaine humanité communautaire. Il est d’un refrain commun qu’on clame que le sooninké serait musulman partout. On dirait plutôt la communauté sooninké est à l’écrasante majorité de confession islamique. Peuple ouest-africain descendant de l’empire du Ghana (connu Wagadu) s’était islamisé il y a plusieurs siècles. Ainsi l’élément « musulman » fait partie de la personnalité-type sooninké sur le plan sociologique, politique et identitaire. La cité sooninké dans sa territorialité pas seulement, a son clergé communautaire ou féodalo-communautaire qui porte les affaires du culte… islamique, à noter avec ses versions adaptées en fonction de la structuration sociale en vigueur dans temps et dans l’espace.
L’islam sooninké ou dire humblement, le musulmanisme* sooninké est une des facettes définissant sooninkaxu (Vivre sooninké). Un mimétisme sensiblement superficiel assurant une certaine socialité faisait l’affaire globalement dans une bonne stabilité dit-on. Seulement ces derniers temps, un phénomène inédit brusque l’opinion communautaire. C’est ce que je nomme l’exhibitionnisme athéiste décomplexé, des gens disant épouser des thèses kamites en les opposant d’une manière révolutionnaire à la religion islamique. Dynamiques et « enragés » particulièrement dans le réseau social TikTok, ils racialisent et géopolitisent maladroitement certains débats sérieux, stigmatisent et vilipendent injustement la religion islamique. Leur sève idéologique est un mélange diffus d’un anti-impérialisme peu irréfléchi et d’un racisme coincé au complotisme. Pour eux l’homme afro était (est) la plénitude de l’humanité « originelle » et « originale », et par conséquent d’autres « naturellement subordonnés historiques » se seraient complotés à coups de falsifications et d’agressions pour le désaxer de sa trajectoire spirituelle, scientifique et philosophique tant enviée. Nous sommes en temps du Big open espace communicationnel, nos apprentis athées seraient liés à un réseautage large parmi les bouillonnants milieux panafricanistes fourre-tout. Ils ont leur narratif « bateau » qui ne sonne pas forcément pas « bête », et en face il faudrait plus de sagesse agissante, de piété tenue, de patience vigilante et d’aération intellectuelle cohérente pour les confondre, les contrarier et les raisonner avec finesse.
Ils usent de ressentiments légitimes pour en faire du carburant militant athéiste…, et nos prêcheurs lettrés religieux doivent réactualiser la substance discursive en termes de mise en garde du peuple croyant. L’exploitation coutumière du religieux à des fins d’hégémonie clanico-féodale, fait partie d’un magma d’incohérences qu’on pourrait relever et reprocher à l’organisation et l’entretien du culte intra-communautaire. Dans notre Saint Livre, le Coran , il nous est intimés par un célèbre signe « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, » S96 V1. Lis de Lire, connoté Apprendre, Enseigner, Raisonner, Découvrir, Expliquer…, ici c’est loin d’un principe mimétique. Nous avons un Message profondément philosophique qui peut contrer et tenir une disputation décisive face à toute irruption areligieuse de nature subversive. Ainsi dire il faut plus d’intelligibilité et de transversalité du discours instructif et du prêche pour les masses. L’actuel régime de type d’un maraboutisme casté et templier est à revoir nécessairement. Il est restreint et pas à jour des enjeux de notre époque.
Par ailleurs, il faut gagner la bataille de la cohérence, il en va même du sérieux de notre piété et de nos réflexes d’empathie face aux réalités troublantes dans la vie. Certains agents kamites indexent les petites hypocrisies sonnantes qui ne manquent pas dans certaine sphère prédicatrice. Un prêcheur qui se soumet silencieusement aux coutumes ou restes des coutumes du temps animiste (certains ladani) à un point A et se montre loquace à un point B pour se faire voir en saint, il y a problème.
Également, il faut réfléchir à contenir l’engrenage takfiriste présent dans certains discours dits anti-kamites. L’anathème dégainé hâtivement par d’apprentis excommunicateurs haineux booste l’ambiance de la conflictualité dans l’affaire. Aujourd’hui cette affaire kamite athéiste qui concerne une infime minorité activiste via les réseaux sociaux (principalement TikTok), est une épreuve pas anodine dans la communauté sooninké. Nous disposons potentiellement de ressorts sociaux et intellectuels nécessaires pour garder relativement les choses à l’endroit, ainsi il faut beaucoup de CERVEAU et de SOLLICITUDE et moins d’invectives, de menaces et d’arrogance.
*Conseil de lecture en photo cet ouvrage d’Ibn Taymiyya, introduit, traduit et annoté par professeur Muhammad Diakho Tandjigora connu Abu Alyas. Un livre lu plusieurs fois, très inspirant pour comprendre certaines notions liées à la croyance.
*terme lu (entendu) chez O Timera, ici j’y accorde la définition suivante : « musulman fait du sooninkaxu »
L’affaire récente impliquant une lycéenne inculpée de blasphème en Mauritanie a engendré des discussions passionnées au sein de la société, révélant des opinions contrastées quant à la manière dont l’accusation devrait être traitée.
L’incident a pris racine dans une copie rédigée par la jeune fille lors de l’épreuve d’éducation religieuse du baccalauréat en juin. Le parquet de Nouakchott a confirmé qu’elle aurait produit une rédaction jugée blasphématoire envers le prophète Mohamed (Paix et salut sur lui).
Cette révélation a déclenché un débat complexe et enflammé au sein de la population mauritanienne. Lors d’un micro-trottoir, diverses opinions ont été recueillies, reflétant la diversité des points de vue sur cette affaire délicate.
Une personne interviewée a exprimé une position rigide : « Une personne qui manque de respect au prophète, que ce soit un père, un frère, un fils, on doit l’exécuter. On ne doit pas lui pardonner. En tout cas, c’est mon avis personnel. » Cette perspective souligne l’importance accordée à la protection des valeurs religieuses et appelle à des sanctions sévères envers les actes de blasphème.
En contraste, un autre point de vue exprime des doutes sur la véracité de l’affaire : « Personnellement, je ne crois pas à cette histoire. C’est un complot contre cette fille. Je demande qu’on la libère et qu’on lui pardonne. L’injustice n’est pas acceptable. » Cette opinion met en évidence la méfiance envers les circonstances entourant l’accusation et appelle à un traitement plus équitable et pondéré.
Certains individus estiment que les autorités religieuses devraient jouer un rôle clé dans le processus de décision. « Cette jeune femme qui a nui à elle, moi personnellement je n’ai rien à dire. Ceux qui ont quelque chose à dire sont les Muftis. » Cette opinion met en avant le rôle des leaders religieux dans la résolution de telles affaires délicates.
Cependant, toutes les voix ne sont pas conciliantes. Une personne appelle à une condamnation plus sévère : « Je demande que les autorités la condamnent à mort. Oh mon Dieu, c’est un déni, alors on le nie. Louanges au Messager d’Allah. » Cette position souligne l’extrême gravité avec laquelle certains perçoivent le blasphème et appelle à des conséquences sévères.
L’affaire de blasphème en Mauritanie soulève des questions complexes sur la coexistence de la liberté d’expression et du respect religieux. Alors que certaines personnes insistent sur la nécessité de protéger les croyances religieuses, d’autres soulignent l’importance de préserver les droits fondamentaux et la justice équitable.
Dans une société où la religion occupe une place centrale, cette affaire continue de susciter des débats et de mettre en évidence la tension entre des valeurs apparemment contradictoires.
La rubrique Grand Entretien du Blog (Le GEB) vous propose l’interview accordée par monsieur Boubacar N’djim. Le coordinateur national du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme est un dynamique activiste dans l’arène droit-de-l’hommiste au Mali notamment l’engagement anti-esclavagiste. Il nous brosse quelques données de son militantisme et aborde l’actualité dans la sous-région ouest-africaine. Monsieur N’Djim, expert en gestion des conflits, est affilié à plusieurs structures dédiées à la défense des droits humains au Mali, comme la Coalition nationale des défenseurs des droits de l’Homme du Mali.
~ Ci-dessous ses réponses à nos questions :
● Question 1 : Bonjour monsieur N’Djim Boubacar, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
BN : Je suis un jeune activiste de la societé civile et militant des droits de l’homme au Mali, je suis très connu dans la lutte contre l’esclavage par ascendance au Mali surtout dans le milieu soninké.
● Question 2 : Vous êtes une voix publique droit-de-l’hommiste au Mali depuis quelques années à travers le Mouvement pour la sauvegarde des droits humains (MSDH), actuellement quelle est la situation générale en matière de droits humains dans votre pays?
BN : La situation des droits de l’homme au Mali demeure préoccupante malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui parle de droits de l’homme parle de justice sociale selon un rapport publié le 06 Janvier 2023 par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). L’accès des personnes déplacées à l’emploi formel peut les empêcher d’être victimes des formes contemporaines d’esclavage. Malgré les efforts déployés pour faire avancer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, de nouvelles difficultés sont apparues après que les mouvements signataires ont décidé de suspendre leur participation au mécanisme de suivi de l’Accord jusqu’à la tenue d’une réunion avec l’équipe de médiation internationale, destinée à discuter de l’avenir du processus de paix. Alors que l’insécurité continue de compromettre le rétablissement de l’autorité de l’État, la mise en œuvre de la stratégie de stabilisation des régions du Centre reste essentielle pour remédier à la situation actuelle. En dépit des défis complexes et multiformes il existe quelques éclaircies dans le domaine du processus de transition, dans le renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité Maliennes, la coopération face à la lutte contre le terrorisme. Tout cela semble être dissimulé par les effets d’une fracture géopolitique mondiale dont le Mali semble être l’épicentre en Afrique de l’Ouest, une situation qui génère tensions, polarisation, défiance généralisée et malsaine entre le Mali et une certaine partie de la communauté internationale et notamment la MINUSMA.
● Question 3 : la lutte contre l’esclavage par ascendance fait partie de votre champ d’engagement, quelle analyse-bilan faites-vous sur cette problématique et son traitement par les autorités maliennes ?
BN : Oui effectivement la lutte contre l’esclavage fait partie de nos objectifs, Certaines personnes naissent en esclavage au Mali parce que leurs ancêtres ont été capturés comme esclaves et que leurs familles « appartiennent » aux familles propriétaires d’esclaves – appelées « nobles » – depuis des générations. Les « esclaves » sont contraints de travailler sans rémunération, peuvent être hérités et sont privés des droits humains fondamentaux. De nos jours ce phénomène a engendré plusieurs morts et plusieurs centaines de déplacés dans la seule région de Kayes. On se rappelle attaques à Lani dans le Gadiaga, dans le Guidhimaka, du massacre de Diandjoumé , des attaques répétitives à bafoulabé,Nioro,Diema pour ne citer qu’eux. A la suite de ces différentes violations des droits de l’homme, une fissure s’est installée dans ces communautés qui ont vécu des siècles sans tensions et il faut aussi reconnaitre que ces faits ne sont pas nouveaux ce sont des faits très contemporains. Il existe une couche qui se dit noble la plus part vient des chefferies et entretient ces coutumes et us légués de façon très rigoureuse. Apres toutes ces atrocités toutes les organisations qui lutte contre l’esclavage réunies au sein de la Coalition nationale du lutte contre l’esclavage au Mali dirigé par la commission nationale de droits de l’homme ont mené plusieurs actions de sensibilisation et de plaidoyer en vue d’aider les victimes et d’alerter les autorités de transition pour que justice soit faite. C’est en ce sens que le Ministre de la Justice a instruit aux procureurs généraux du Mali en vue de mettre fin à cette question qui tyrannise notre société. Une session spéciale de La cour d’Assises de Kayes qui avait pour objectif de juger les infractions en lien avec la question de l’esclavage a été faite et le verdict a été sans appel pour le bonheur qui ne réclamait que justice Sur 3 Affaires, 100 accusés, 56 détenus. – 8 personnes condamnées à la peine de mort -1 condamnation par contumace -10 condamnations d’emprisonnement avec sursis -6 condamnations à la réclusion de 5 à 10 ans d’emprisonnement -11 condamnations allant de 2 à 5 ans d’emprisonnent -32 acquittements -2 arrêts civils Ces personnes sont accusées de crimes liées à la pratique de l’esclavage par ascendance dans les régions de Kayes, Kita et Nioro. Ceci est un effort louable de la part des autorités pour les victimes de l’esclavage par ascendance au Mali, nous félicitons également la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH) à travers son Président Mr Aguibou Bouaré et toutes les organisations de la Coalition Nationale de Lutte contre l’Esclavage au Mali (CONALEM) qui ont œuvré pour que justice soit rendue. Par ailleurs toujours dans le cadre de la protection des victimes nous sollicitons de la part du gouvernement ; Le retour rapide des victimes déplacées internes et de l’esclavage par ascendance ; Et l’adoption d’une loi réprimant l’esclavage et les pratiques assimilées. L’État est le seul garant de l’effectivité de cette justice sociale, et le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Mr Mamadou Kassogué se sont personnellement investis pour une bonne redistribution de la justice.
● Question 4 : Quelle lecture faites-vous de sa situation politico-sécuritaire globale dans notre sous-région, nombreux coups d’État (Guinée Conakry, Burkina Faso, Mali et Niger..) ?
BN : Les coups d’État militaires en Afrique de l’Ouest suscitent des préoccupations majeures en termes de stabilité politique, de démocratie, de droits de l’homme et de développement. En renversant brusquement des gouvernements élus, les coups d’État créent souvent une instabilité politique, perturbent les institutions démocratiques et génèrent un climat d’incertitude. Ces événements contredisent les progrès démocratiques accomplis dans la région. Les principes démocratiques sont violés lorsque l’ordre constitutionnel est renversé par la force. Les impacts économiques sont également notables, avec des investissements et des échanges perturbés, entraînant des répercussions négatives sur le développement économique. En parallèle, les coups d’État peuvent occasionner des violations des droits de l’homme, allant de la répression des libertés civiles à la censure médiatique et à l’usage excessif de la force. Les groupes marginalisés sont souvent davantage vulnérables dans ces périodes de troubles. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres acteurs internationaux jouent un rôle crucial dans la prévention et la réaction aux coups d’État. Des pressions régionales et internationales sont exercées pour rétablir rapidement l’ordre constitutionnel. Les raisons des coups d’État sont complexes, allant de la corruption à la mauvaise gouvernance, des inégalités sociales aux tensions ethniques. Le contexte politique et social joue un rôle central, tout comme la prolifération des armes dans certaines régions. Chaque coup d’État est unique, mais la stabilité politique, la démocratie et le respect des droits de l’homme restent des défis constants. Des efforts soutenus sont nécessaires pour promouvoir des transitions pacifiques du pouvoir et renforcer la gouvernance démocratique dans la région.
Une partie de la population de ces pays veut de nouveaux alliés en ont marre de partenaires comme la France ou les Etats-Unis » Une partie veut de nouveaux alliés et même les Sénégalais en ont marre de partenaires comme la France ou les Etats-Unis » mais on ne peut ignorer que l’appel à une ‘voie panafricaine’ se fait de plus en plus sentir. Attendons de voir ce que cela va donner. Cependant, les crises politiques ne se résolvent pas par les armes mais par le dialogue. Des organisations comme la Cédéao et l’Union africaine, elles devraient prévenir les conflits, au lieu de cela, ils ont un pouvoir limité, étant dirigés par ces dirigeants contre lesquels les populations protestent ». Comme le président Macky Sall, qui au Sénégal est accusé de vouloir se présenter pour la troisième fois aux prochaines élections, alors même que la Constitution l’interdit. Pour mettre un terme aux coups d’État en Afrique de l’Ouest, il est essentiel d’adopter une approche globale impliquant des actions nationales, régionales et internationales.
Tout d’abord, le renforcement de la démocratie demeure une priorité majeure. Les nations doivent consolider leurs institutions démocratiques, garantir la primauté du droit et assurer des processus électoraux transparents. En promouvant des voies légales pour les changements de leadership, on réduit la tentation de recourir à des méthodes non démocratiques telles que les coups d’État. Les dirigeants politiques jouent un rôle crucial dans la prévention des coups d’État. En adoptant un leadership éthique, en luttant contre la corruption et en protégeant les droits de l’homme, ils renforcent la confiance des citoyens dans le système politique et dissuadent les actions illégales. Réduire les inégalités sociales et économiques est également essentiel. Une société plus inclusive, avec des opportunités équitables, diminue les frustrations qui pourraient conduire à des soulèvements et à des troubles politiques. Une réforme des forces de sécurité est impérative. Les armées doivent être professionnelles, apolitiques et soumises à un contrôle civil rigoureux. Former les forces armées à la responsabilité, aux droits de l’homme et au respect de la constitution renforce leur rôle en tant que gardiennes de la stabilité. Le dialogue politique est une arme puissante pour résoudre les différends politiques. Encourager les négociations et la médiation entre les différentes parties prévient les conflits qui pourraient dégénérer en coups d’État. La médiation régionale et internationale est un pilier essentiel. Les organisations régionales comme la CEDEAO doivent jouer un rôle actif dans la prévention et la résolution des conflits. Les pressions diplomatiques et les sanctions économiques peuvent décourager les acteurs impliqués dans les coups d’État. L’éducation civique est un investissement vital dans la prévention des coups d’État. Sensibiliser la population aux valeurs démocratiques, aux droits de l’homme et aux méthodes pacifiques de résolution des conflits favorise une culture de la paix. Le renforcement économique est un rempart contre l’instabilité politique. Promouvoir un développement durable et la création d’emplois réduit les tensions socio-économiques qui peuvent alimenter les troubles politiques. Le soutien aux médias indépendants est crucial. Les médias libres jouent un rôle crucial en surveillant le pouvoir et en informant les citoyens. Protéger leur liberté est une garantie contre les abus de pouvoir. Enfin, la promotion de la stabilité régionale est essentielle. La coopération entre les pays pour résoudre les conflits transfrontaliers et promouvoir la paix est un élément clé dans la prévention des coups d’État. En somme, mettre un terme aux coups d’État en Afrique de l’Ouest nécessite une approche à long terme, impliquant un engagement résolu en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la stabilité économique, à la fois aux niveaux national, régional et international.
[SENALIOUNE]-L’hémorragie des coups d’Etat dans les pays du Sahel africain ne s’arrêtera pas avant l’instauration de la démocratie véritable dans ces Etats.
Ces propos ont été tenu ce jeudi 10 aout courant dans la capitale mauritanienne Nouakchott, par le député et président de l’IRA Biram Dah Abeid.
La Mauritanie s’expose à un coup de force identique aux putschs qui se sont produits au Mali, au Niger et au Burkina Faso, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse.
Ni la France, ni les États-Unis d’Amérique ou l’Europe ne peuvent sauver les pays du Sahel des coups d’État, ni restaurer les présidents destitués, a-t-il lancé à l’adresse des journalistes fortement mobilisés à cette sortie médiatique du parlementaire, selon lequel, peuples du Sahel, assoiffés d’indépendance et insurgés contre les régimes corrompus et manipulés, feront front uni contre toute ingérence étrangère.
Les peuples des pays du Sahel considèrent désormais les putschistes comme des héros en raison de la corruption des régimes et de l’absence de démocratie, a-t-il ajouté, affirmant que la démocratie et la justice sont désormais les conditions sine qua none de la fin des coups d’État militaires.
Biram a vivement critiqué au cours de cette conférence de presse, la performance du pouvoir de l’actuel président Mohamed Ould Ghazouani, s’étonnant du refus du ministère de l’intérieur d’autoriser le parti « RAG » (Refondation pour une Action Globale), qui, dira-t-il, avait rempli toutes les conditions requises pour l’autorisation, sans se voir délivrer de récépissé.
Le député a critiqué par ailleurs, ce qu’il a appelé, une tentative de reconduire l’actuelle Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) afin de superviser les prochaines élections présidentielles.
Je ne briguerai pas les suffrages des électeurs, si jamais la même CENI est maintenue pour la présidentielle de 2024, a catégoriquement déclaré Biram, renouvelant sa fermeté à poursuivre sans relâche son combat sur le terrain et par tous les moyens disponibles contre le pouvoir.
L’Etat-Major général des Armées annonce aux jeunes mauritaniens dont l’âge n’est pas inférieure à 18 et ne dépasse pas 25, au 31 décembre 2023, et désireux de rejoindre les rangs de l’armée nationale, le lancement d’un concours de recrutement direct d’élèves-officiers ‘active le 20 août 2023 à Nouakchott. Le concours se déroulera de la façon suivante :
– Un test écrit, en mathématiques, pour les filières scientifiques, et en littérature, pour les filières littéraires.
– En français, pour l’ensemble des candidats ;
Les conditions de participation au concours sont :
Les candidats doivent satisfaire aux conditions suivantes :
– Etre détenteur du baccalauréat ;
– Etre apte physiquement ;
Le dossier de candidature comprend les pièces suivantes :
– Un extrait de l’acte de naissance ;
– Un extrait de nationalité ;
– Un certificat judiciaire valable pour trois mois ;
– Le diplôme de baccalauréat ou un relevé de notes ;
L’ancien président du parti Tewassoul, Jemil Mansour a annoncé mercredi sa démission du parti politique Tewassoul, quelques mois après avoir déclaré qu’il prenait du recul s’agissant de l’action politique au sein de ce parti qu’il a dirigé pendant 12 ans.
Les mobiles de la démission
Dans sa lettre de démission ould Mansour a dit qu’il a pris cette décision après avoir suspendu son activisme politique au sein du parti pour certaines raisons dont la première est les résultats du congrès de 2022 qui avaient été « choquantes ».
Ould Mansour avait espéré que les erreurs allaient être corrigées, avant de se déclarer fortement déçu par les dernières élections législatives et municipales qui ont été à l’origine d’un important dysfonctionnement dans la structure du parti.
Il ajoute avoir attiré l’attention des responsables du parti sur ces dysfonctionnements et avoir attendu des solutions ou des corrections limitées soient-elles, ce qui n’avait pas eu lieu.
Jemil Mansour avait été porté à la présidence du parti Tewassoul en 2007, puis reconduit en 2012 et quitté la présidence en 2018.
Les reproches
Dans sa première déclaration, quelques mois après l’élection du président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani, Jemil Mansour avait évoqué « une situation différente de celle dans laquelle nous nous trouvions » et que « les messages, les indicateurs et les orientations émanant des nouvelles autorités présagent de l’espoir ».
Naitra ensuite des tensions entre ould Mansour et son ancien parti après qu’il ait annoncé avoir rencontré le président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani, ce à quoi réagira Tewassoul en déclarant qu’il n’était nullement concerné par ce qui s’est passé lors de cette rencontre qui n’était pas concertée.
Dans sa réaction à a position de son parti, ould Mansour a dit qu’il ne souhaitait pas qu’une partie, quelle que ce soit, ne soit concernée par une rencontre personnelle avec le président Ghazouani.
Après les dernières élections, Jemil Mansour avait annoncé qu’il prenait du recul par rapport au parti, à cause d’erreurs intervenues au sein de la formation politique, afin d’évaluer ce qui se passe et partant déterminer son avenir politique dans le parti, soit y rester ou démissionner ce qu’il a fait aujourd’hui.
Entre le PSG et Kylian Mbappé, la tension est désormais énorme. Le Qatar a décidé de totalement changer de braquet sur son cas.
Comment passer en quelques mois de joueur au centre du projet, pour qui chaque exigence est satisfaite, à un statut de lofteur, mis à l’écart et menacé d’une saison blanche s’il ne prolonge pas ou ne quitte pas le PSG d’ici la fin du mois d’août ? Kylian Mbappé mesure la nouvelle fermeté du club de la capitale, qui lui reproche grandement sa décision de ne pas activer son option de prolongation, lettre à l’appui, pour étendre son contrat jusqu’en 2025. Mais en réalité, la décision de serrer la vis, pour Mbappé comme pour les autres, date de plus tôt.
Un tournant, la Coupe du monde L’Equipe explique en effet dans son édition du jour que la Coupe du monde au Qatar a été un véritable tournant. Les propriétaires du PSG, qui ont déroule le tapis rouge aux stars (Messi, Mbappé, Neymar) pour avoir une exposition maximale au moment de leur compétition phare fin 2022, ont eu ce qu’ils voulaient en terme d’image. Ce cap passé, le pouvoir au Qatar a décidé de ne plus rien laisser passer. « Agacé depuis des mois par l’attitude de Mbappé et les blessures à répétition de Neymar », Doha a donc décidé ce virage spectaculaire sur le ton de la fermeté. Lionel Messi a été le premier à le mesurer avec sa sanction suite à son voyage non autorisé en Arabie Saoudite. Kylian Mbappé le vérifie aujourd’hui, le Qatar ne rigole plus…
Les Étrangers de l’Intérieur est le titre du deuxième roman de romancier Mauritanien Brahim Mamadou Korera, professeur de français du lycée.
Auteur des Faces Cachées des Terroristes Islamistes publié à 2020, chez les Éditions Saint Honoré en France. Son nouveau roman vient de paraître, chez les Éditions Lys Bleu en France. En effet, ce roman dépeint le rêve de six Mauritaniens bien formés à l’étranger mais souhaitant servir leur patrie.
Cependant, la marginalisation raciale mine leurs aspirations. Certains voient leurs postes usurpés. Tandis que d’autres sont bloqués partout où il trouveront une opportunité dés l’ENA, passant par la Banque Centrale jusqu’au commerce.
Quelques uns parmi eux deviendront des fonctionnaires internationaux très très convoités. Leur pays aura besoin d’eux, mais ça sera déjà trop tard.
Ce récit poignant rend hommage surtout, à tous les Mauritaniens qui sont épris de la justice, de l’égalité et de la paix. Impossible de ne pas se souvenir aux martyres des événements dés 1986 à 1991.
En outre c’est impensable de ne pas citer, Lamine Mangane, Souvi Ould Chein, le président Samba Thiam, artisant de la conscience nationale, le doyen Ibrahim Sarr, le sage, le député actif Khally Diallo, le maestro Balla Touré, le président de SPD, l’audacieux Mamadou Khalidou Ba professeur des Universités, l’inamovible Ladji Traoré, l’inarrêtable, la députée Khadiata Malick Diallo.
Activiste affirmée Aminetou Mint El Moctar, le courageux Moulaye El Hassene et avocate du peuple Fatoumata Mbaye.
Enfin, le prix d’un exemplaire est de 1000 MRU. Si vous souhaitez avoir un exemplaire du nouveau roman de Brahim Mamadou Korera, contactez lui sur son WhatsApp : 46436335 ou son email brahimkorera6@gmail.com. Ne l’appelez pas en appel normal car, il n’est pas en Mauritanie actuellement.
8 janvier 1918 devant le congrès US, le 28ème président étasunien tint un discours au sein duquel il brossa un schéma géopolitique mondial de l’après première Guerre mondiale. Cette vision fut déclinée en 14 points connus communément les quatorze points de Wilson. Le continent africain sous joug colonial à l’époque ne fut pas cité nommément, et le point 5 laisse entendre vaguement que les territoires coloniaux devaient mériter un ajustement. Ainsi dire l’autodétermination politique pour les peuples d’eux-mêmes en matière de souveraineté, qu’on attribuait à sa vision, était plutôt pour d’autres zones du monde (Europe principalement et Euro-Asie dans une certaine mesure). L’Afrique n’était pas autour de la table géopolitique mondiale, donc elle faisait partie du menu « invisibilisé » sur la table.
1 . « Des traités de paix ouverts, auxquels on a librement abouti, après lesquels il n’y aura ni action ou décision internationale privée d’aucune nature, mais une diplomatie franche et transparente » 2. « Une absolue liberté de navigation sur les mers, en dehors des eaux territoriales, en temps de paix, aussi bien qu’en temps de guerre, sauf si les mers doivent être en partie ou totalement fermées afin de permettre l’application d’alliances internationales. » 3. « Le retrait, autant que possible, de toutes les barrières économiques, et l’établissement d’une égalité des conditions de commerce parmi toutes les nations désirant la paix et s’associant pour la maintenir. » 4. « Des garanties adéquates à donner et à prendre afin que les armements nationaux soient réduits au plus petit point possible compatible avec la sécurité intérieure. » 5. « Un ajustement libre, ouvert, absolument impartial de tous les territoires coloniaux, se basant sur le principe qu’en déterminant toutes les questions au sujet de la souveraineté, les intérêts des populations concernées soient autant pris en compte que les revendications équitables du gouvernement dont le titre est à déterminer. » 6. « L’évacuation de tout le territoire russe et règlement de toutes questions concernant la Russie de sorte à assurer la meilleure et plus libre coopération des autres nations du monde en vue de donner à la Russie toute latitude sans entrave ni obstacle, de décider, en pleine indépendance, de son propre développement politique et de son organisation nationale ; pour lui assurer un sincère et bienveillant accueil dans la Société des Nations libres, avec des institutions de son propre choix, et même plus qu’un accueil, l’aide de toute sorte dont elle pourra avoir besoin et qu’elle pourra souhaiter. Le traitement qui sera accordé à la Russie par ses nations sœurs dans les mois à venir sera la pierre de touche de leur bonne volonté, de leur compréhension des besoins de la Russie, abstraction faite de leurs propres intérêts, enfin, de leur sympathie intelligente et généreuse. »
7. « La Belgique, et le monde entier agréera, doit être évacuée et restaurée, sans aucune tentative de limiter sa souveraineté dont elle jouit communément aux autres nations libres. Nul autre acte ne servira comme celui-ci à rétablir la confiance parmi les nations dans les lois qu’elles ont établies et déterminées elles-mêmes pour le gouvernement de leurs relations avec les autres. Sans cet acte curateur, l’entière structure et la validité de la loi internationale est à jamais amputée. » 8. « Tous les territoires français devraient être libérés, les portions envahies rendues, et les torts causés à la France par la Prusse en 1871, concernant l’Alsace-Lorraine, qui a perturbé la paix mondiale pendant près de 50 ans, devraient être corrigés, de telle sorte que la paix soit de nouveau établie dans l’intérêt de tous. » 9. « Un réajustement des frontières d’Italie devrait être effectué le long de lignes nationales clairement reconnaissables. » 10. « Aux peuples d’Autriche-Hongrie, dont nous désirons voir sauvegarder et assurer la place parmi les nations, devra être accordée au plus tôt la possibilité d’un développement autonome. » 11. « La Roumanie, la Serbie et le Monténégro devraient être évacués ; les territoires occupés devraient être restitués ; à la Serbie devrait être assuré un accès à la mer libre et sûr ; les relations des États des Balkans entre eux devraient être déterminées par une entente amicale le long de lignes historiquement établies d’allégeance et de nationalité ; des garanties internationales quant à l’indépendance politique et économique, et l’intégrité territoriale des États des Balkans devrait également être introduites. » 12. « Aux régions turques de l’Empire ottoman actuel devraient être assurées la souveraineté et la sécurité ; mais aux autres nations qui sont maintenant sous la domination turque on devrait garantir une sécurité absolue de vie et la pleine possibilité de se développer d’une façon autonome ; quant aux Dardanelles, elles devraient rester ouvertes en permanence, afin de permettre le libre passage aux vaisseaux et au commerce de toutes les nations, sous garantie internationale. »
13. « Un État polonais indépendant devrait être créé, qui inclurait les territoires habités par des populations indiscutablement polonaises, auxquelles on devrait assurer un libre accès à la mer, et dont l’indépendance politique et économique ainsi que l’intégrité territoriale devraient être garanties par un accord international. » 14. « Une association générale des nations doit être constituée sous des alliances spécifiques ayant pour objet d’offrir des garanties mutuelles d’indépendance politique et d’intégrité territoriale aux petits comme aux grands États. »
Le Calame – Le président Mohamed Ould Ghazouani a exprimé, lors d’une rencontre tenue hier lundi 7 aout courant, avec les Présidents des partis du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) Ahmed Ould Daddah et de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, son approbation du projet de la « Charte d’entente nationale » présenté par les deux formations politiques.
L’interaction du Président lors de la rencontre, qui a traité ledit projet de charte politique, « a été positive », ont affirmé des sources médiatiques.
Signature proposée à qui souhaite
Un comité technique mixte se penche sur la question d’annonce d’une date de présentation de ladite charte, aux partis d’opposition restants, « s’ils sont disposés et prêts à la signer », indique-t-on.
L’accord de l’opposition ne sera pas conditionnel à signature de la charte, indique une source au sein de l’opposition, selon laquelle, la charte constituera un accord politique entre ses signataires.
Ledit projet de charte, que le RFD et l’UFP avaiegnt présenté auparavant aux partis de l’opposition, avait été déjà signé par le parti Insaf au pouvoir,
Le contenu de la Charte
La charte d’entente nationale est motivée selon des sources, par le fait qu’il y a des questions nationales qui doivent être convenues entre la majorité et l’opposition dont principalement l’unité nationale, la gouvernance, les actuelles conditions de vie et les élections.
Le RFD et l’UFP considèrent que le projet de la charte avait été approuvé en janvier dernier par l’opposition, la majorité et le représentant du gouvernement et qu’il a été finalement reporté, en raison de l’approche des élections législatives, et municipales.
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