Je vais tenter de répondre en simple militant à certains questionnements ponctuels qui surgissent en coulisses et j’en ai été saisi par moments surtout par les temps électoraux qui courent. Moi, je dirais que comme le mouvement El-hor dans le passé et d’autres par la suite, le mouvement Gambanaxu (éveil social anti-féodal ou régime associatif) n’est aucunement une instance politique organique d’une telle ou telle obédience. En revanche, en citoyen.ne.s avertis et « wokés », les militant.e.s et sympathisant.e.s Gambanaaxu peuvent être politiques ou politicien.nes à toutes les échelles (communale, départementale, régionale ou nationale) à travers différentes structures politiques selon leurs convictions et leurs affinités programmatiques. Ainsi, je crois que toutes gesticulations et activisme initiés personnellement ou collectivement allant dans le sens d’une exploitation politicienne du mouvement, ne peuvent être fructueux ni hier ni aujourd’hui ni demain non plus.
Sans se tromper, je suis et reste convaincu que Gambanaaxu a une émanation dans le sillage des OSC (organisations de la société civile), les politiques ou politicien.nes peuvent s’approcher d’elles ou les consulter en toute transparence. Et le mouvement comme entité revendicative et droit-de-lhommiste, peut soumettre des doléances, saisir et interpeller des mouvements ou des personnalités politiques sur des problématiques particulières ou globales d’intérêt public.
Lors de la présidentielle de 2019 en Mauritanie, un mémorandum avait été formalisé et destiné aux différents candidats en lice, lire https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2304865596404081&id=1473902619500387 S’il y aurait un électorat encarté Gambanaaxu à convoiter ici et là, ce serait aux partis politiques de le faire ou pas avec clarté et responsabilité , et aucun.e membre, cadre ou doyen Gambanaaxu ne doit aller « s’engraisser » en crédit ou en légitimité personnelle pour de velléités carrièristes de plus très hypothétiques. Nos partis politiques ou sympathies politiciennes sont des espaces ou des voix (voies) adéquats et aérés pour faire valoir nos ambitions politiques collectivement ou individuellement.
La Cause Ganbanaaxu et ses idéaux dépassent en terme de vision, nos petits agendas politiciens et d’autres suspectes motivations irruptives aux relents individualistes.
Voilà, ici mes brefs éléments de réponse, en mon propre nom de simple militant.
Cridem – En Mauritanie, les marchandises ne sont plus autorisées à entrer sur le marché local sans être accompagnées d’un certificat de conformité du Programme de Vérification de Conformité de la Mauritanie (PVCM), indique un communiqué du ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme diffusé mardi 4 avril.
Le Ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme rappelle dans son communiqué qu’avant toute démarche, il est impératif de contacter le Bureau Veritas qui est le prestataire mandaté pour la mise en œuvre du PVCM applicable aux marchandises exportées vers la Mauritanie.
L’objectif de cette mesure, explique le ministère, est de protéger les consommateurs contre les produits dangereux, de qualité inférieure ou contrefaits, améliorer la qualité des produits grâce au respect des normes et réglementations applicables, ou encore protéger l’industrie nationale de la concurrence déloyale des importations de mauvaise qualité.
Sont concernés par cette mesure : Produits alimentaires, Produits en contact avec les aliments, Produits de construction, Produits chimiques, Textiles, Chaussure, Machines et outils, Produits électriques et électroniques, Véhicules et pièces détachées automobiles, Meubles, Équipement médical, Produits de beauté, Produits pharmaceutiques et Jouets.
Refaire l’histoire du foot ball national constitue un véritable défi. L’évolution de ce sport chez nous se présente en véritables dents de scie. Comme quasiment, tous les autres sports, le foot ball en Mauritanie a eu ses hauts et ses bas. En cela, certains font erreur en pensant que la petite éclaircie enregistrée depuis quelques années est un fait inédit. Pour ceux qui savent encore se rappeler de quelque chose, certaines équipes nationales de foot ball du milieu des années 70 ont inscrit quelques pages de gloire et immortalisé des noms de grands footballeurs dont la renommée a dépassé les frontières nationales. En 1983, la prestation de l’équipe nationale au tournoi Amilcar Cabral organisé en Mauritanie est encore dans tous les esprits. Ces équipes-là rivalisaient avec les plus prestigieuses du continent malgré les moyens très limités que les ministères de l’époque leur allouaient. Evidemment qu’il y a eu aussi des moments beaucoup moins réjouissants pendant lesquels certaines de nos équipes nationales essuyaient des défaites cinglantes qui frisaient l’humiliation. Il va sans dire que le développement du foot ball est un processus dans lequel plusieurs facteurs sont à prendre en considération dont la qualité du championnat national, la promotion des académies de formation, la découverte des jeunes talents et autres institutionnalisation et professionnalisation des clubs ne sont certainement pas des moindres. Il est tout aussi évident que l’argent, le nerf de la guerre joue un rôle prépondérant dans cette tentative puisque sans infrastructures dignes de ce nom et sans motivations substantielles au profit des joueurs et des encadreurs, tous les efforts entrepris risquent de ne pas faire mouche. Aussi, seuls le travail sérieux et la bonne gouvernance payent. Les exemples en cela ne manquent pas. A côté de nous, le Sénégal est certainement le modèle le plus beau et le plus éloquent avec en prime trois trophées de coupe d’Afrique gagnés en à peine une année et une participation honorable à la dernière coupe du monde. Tout cela sans tambours ni trompettes malgré les très bons résultats et des lendemains tout encore prometteurs.
• Le jeu en vaut –il la chandelle ? Il est incontestable que la Mauritanie a fait quelques progrès. La participation à quelques phases finales de la coupe d’Afrique des nations (CAN et CHAN) et l’enregistrement de quelques résultats satisfaisants en constituent une preuve éclatante. Grâce aux efforts des uns et des autres, la Mauritanie revient dans le concert des trente nations africaines les plus footballistiques. Le mérite de ce blason redoré revient à des hommes, des femmes et des jeunes qui se sont investis pour booster le sport roi dont raffolent des millions de Mauritaniens. La tentative de vouloir exclusivement auréoler une personnalité de ce travail est tout simplement peu objective. L’œuvre de reconstruction de notre foot ball est commune. Chacun y a joué sa partition : du plus simple employé au plus haut perché des fonctionnaires de la fédération nationale de foot ball et du planton du ministère de la jeunesse et des sports au ministre ayant en charge la promotion et le développement des activités sportives. Sur plus d’une dizaine d’exercice, la fédération nationale de foot ball a engrangé des fonds considérables qui étaient normalement destinés à promouvoir le foot ball. Des choses ont été faites. Des choses restent à faire. Les avis sont mitigés sur le rapport entre les fonds claqués et les réalisations et succès enregistrés. Le jeu a-t-il valu la chandelle ? Sur cela, chacun y va de son interprétation. En tout cas, la bonne gouvernance du sport constitue aujourd’hui l’une des meilleures garanties de son développement. Les résultats qui y sont obtenus sont généralement proportionnels à la bonne ou à la mauvaise gestion des ressources qui lui sont allouées. Avec des moyens beaucoup moins substantiels, certains pays de la sous-région ont de loin surclassé la Mauritanie en termes d’acquisition de stades aux normes, de participation régulière aux rendez-vous africains et internationaux et en termes d’organisation de manifestations sportives importantes.
• Une mauvaise approche Quasiment tous les pays du monde ont fait recours à un moment ou à un autre au recrutement de joueurs binationaux dont l’ambition légitime était de jouer pour des pays plus développés en foot ball que leur pays d’origine. En cela, la Mauritanie ne fait pas exception à travers l’enrôlement en équipe nationale de certains joueurs comme Ladji Malle (équipe nationale olympique et joueur du club américain de Los Angelés) dont les dernières déclarations sur l’équipe nationale dans une interview qu’il aurait accordée sont tout simplement déplorables et malheureuses. L’histoire de ces warners ou mercenaires du foot pose un problème de fond. Y faire recours doit se faire avec beaucoup de vigilance et de méticulosité. Leur utilisation doit se faire avec modération et intelligence pour éviter de barrer la route à des dizaines de Mauritaniens dont la seule ambition est de jouer pour leur équipe nationale et d’atteindre à travers elle le haut niveau au sein de clubs internationaux de renom dont certains comme en France ou en Angleterre exigent des postulants d’avoir été sélectionnés au moins dix à quinze fois dans l’équipe nationale de leur pays. Au rythme ou le recours à ces warners se fait aujourd’hui chez nous, des rêves sont brisés et des ambitions complètement découragées de quelques talents nationaux dont les places sont injustement et irrégulièrement ravies conjoncturellement à l’occasion de quelques expéditions dont les résultats sont généralement peu satisfaisants. D’ailleurs au regard des derniers matchs de notre équipe nationale, les meilleures prestations ont été enregistrées grâce aux bonnes performances de joueurs mauritaniens bon chic bon genre formés dans des académies ou clubs nationaux comme ….auteur des deux buts marqués contre le RDC en aller et au retour. Le principe de l’engagement des binationaux n’est pas mauvais en soi tant qu’il ne nuit pas à l’ambition et au rêve des jeunes nationaux qui veulent shooter le foot ball mauritanien au sommet de la gloire grâce à un talent, une volonté et un nationalisme qui résistent à toutes les épreuves.
Senalioune – Le gouvernement accompagnera le processus électoral et mobilisera toutes les garanties pour assurer la transparence des scrutins d’une part et l’impartialité de l’administration, d’autre part.
C’est en ces termes d’assurance que le premier policier du pays s’est adressé aux présidents et délégués des partis de l’opposition, au cours d’une réunion tenue hier lundi 3 avril courant dans la soirée.
Le ministre de l’intérieur a mis également en exergue le souci du gouvernement d’adopter la tradition de concertation permanente avec les différents acteurs de la scène politique, tant de l’opposition que de la majorité, afin d’assurer le succès du processus électoral, a-t-il ajouté.
La transparence des élections est un objectif auquel le gouvernement tient fermement et qui ne souffrira d’aucun dysfonctionnement, a réitéré devant les invités, dont certains avaient bien leurs raisons de penser le contraire, Ould Mohamed Ahmed, indique-t-on dans les coulisses.
Toujours selon ces indiscrétions, les présidents des partis de l’opposition avaient exigé toutes les garanties de transparence électorale, soulignant l’importance de la mise en place d’un observatoire pour surveiller les scrutins d’une part et d’un financement des partis politiques, d’autre part, soient deux points sur lesquels le premier flic du pays s’était engagé de travailler auparavant, à travers une concertation tripartite entre le gouvernement, la CENI et les partis politiques.
Certains leaders de l’opposition ont salué ce qu’ils ont qualifié d’atmosphère positive pour la préparation des élections, et ont fait part de leur satisfaction du climat qui a caractérisé jusqu’à présent le processus électoral, ainsi que pour les facilités qui ont accompagnées le dépôt des candidatures des dossiers.
Les partis de l’opposition à cette réunion sont :
1. Le Rassemblement National pour la Réforme et le Développement « Tawassoul »,
2. L’Alliance Populaire Progressiste (APP),
3. Sawab,
4. Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD),
5. L’Union des Forces du Progrès (UFP),
6. L’Alliance pour la Justice et la Démocratie / Mouvement du Renouveau (AJD/MR),
7. Ribat National pour les droits,
8. Le Front Républicain pour l’Unité et la Démocratie (FRUD)
Dans le contexte démocratique, une élection est un moment critique, un instant d’une rare gravité quant à la vie publique. L’enjeu est d’une telle tragédie que l’acte du vote, emblème populaire de l’occasion, en devient une formalité quelque puisse être fondamentale l’importance de son rôle dans la délibération. Ce qui doit occuper le devant de la scène publique, c’est bien un débat actif, libre et généralisé, qui puisse faire exprimer le peuple dans ses structures les plus touchées par l’action politique, de sorte à situer le plus clairement possible chaque candidat, chaque programme et chaque parti. Cette condition semble être nécessaire en ceci qu’elle aide à éclairer le chemin qui mène le citoyen à l’urne, mais aussi dans son aspect de lutte contre les tares électorales telles que l’achat de conscience ou, plus exactement, le détournement de conscience – qui, je le rappelle, est un autre type de détournement qui jouit d’une grande impunité. Ainsi, il n’est de meilleure occasion pour discuter des préoccupations du peuple ; non seulement de ses rapports avec le système gouvernant, ou de l’allocation et de la qualité des institutions et des services, mais aussi des inégalités et des injustices qui affectent sa vie quotidienne et la condition des citoyens. Dans cette contribution au débat, je me propose de faire une brève discussion de quelques sujets qui me paraissent intimement concernés. Je vais exposer donc trois dignités de base quotidiennement bafouées dans le pays : la dignité sociale, la dignité culturelle, la dignité humaine. • La dignité sociale : Elle est essentiellement la proie du système féodal et des réflexes patriarcaux multi-échelles. La caste est encore une réalité vive en Mauritanie dans la mesure où elle est prise en compte comme condition d’une transaction sociale fondamentale : le mariage. Le système social que nous avons hérité, et dont nous avons tant de difficultés à révolutionner vers un régime égalitaire, met en action une vie sociale dans laquelle une noblesse détient un pouvoir multiforme face à des castes assignées à des rôles subalternes et un groupe spécial voué à la servitude. Ce régime de vie sociale est un générateur permanent d’inégalités et d’injustices. Mais, contrairement à ce que l’on peut croire, ces inégalités ne portent pas que sur des paramètres symboliques, elles sont aussi économiques et politiques. Les terres héritées de l’ancien système sont, en général, détenues par les descendants de cette noblesse. Le pouvoir religieux est concentré dans des familles de la noblesse qui, par le biais des liens du mariage, assurent à la fois son partage et sa restriction au sein de la caste. Or, et le pouvoir religieux et la détention des terres constituent des facteurs économiques et politiques. Il est indéniable qu’ils participent, loin de tout système de mérite et de toute approche de redistribution, à alimenter les inégalités. Pour ce qui est des terres, le sens égalitariste peut remercier la course vers l’émigration, accentuée par l’avancée de la sécheresse, qui avait participé, à une mesure appréciable, à la libération de ceux qui, sans terres, étaient voués à de misérables conditions de dépendance. Malheureusement, comme l’on peut le comprendre sans peine, ce relâchement est de portée très limitée ; l’émigration, n’ayant pas de convictions politiques en soi, n’a été qu’une condition positive pour cette problématique, mais aucunement elle n’a été une mesure pour la résoudre. Les concernés trimbalent encore leurs lots de souffrance. Le phénomène abolitionniste, bien qu’ayant reçu le soutien et la sympathie de plusieurs figures dont celles issues de ladite noblesse, est cependant contré, et souvent avec violence, par le féodalisme. Donc le féodalisme, en tant que système, est réfractaire à l’idée de capituler même si quelques rares individus issus du milieu féodal actent contre ce système. On est là typiquement face à un phénomène, quasi-universel dans les luttes, où le comportement de quelques individus se retrouve à l’opposé de celui de la structure dans laquelle ils sont rattachés. Une subtilité souvent broyée sur le ring des luttes. Je le souligne parce que ces membres en question souffrent de leur achronie au sein des archaïsmes qui les entourent. Pour ceux parmi eux qui sont de caractère à aller au bout de leurs idées, la peine inévitable à essuyer est leur répudiation pure et simple par leur milieu social. Toujours est-il qu’il faut rappeler que la cellule unitaire qui fait la base de notre société est la famille, et qu’au noyau de celle-ci agit une interaction fondamentale qu’est le lien du mariage ; c’est ce dernier qui assure la liaison du sang et des fortes prérogatives qui y sont rattachées. Or ce lien est interdit entre castes ; nous sommes ainsi en droit de dire que nous vivons dans des apartheids sociaux qui ont toutes les clés pour ouvrir d’autres. L’autre figure sociale atteinte dans sa condition est la femme. Au moins pour ceux sédentaires parmi les anciens États, où la taille des cités faisait florir les marchés et des commerces de toutes sortes, les femmes avaient un pouvoir et une place qui ne demandaient qu’à s’étendre. La parité, quelque furent ses défauts notamment en politique, était de loin plus convaincante que ce qui est vécu aujourd’hui ; j’en veux pour preuve la place culturelle plutôt égalitaire dont les vestiges sont très éloquents et l’absence de contraintes vestimentaires et de déplacement pour n’en citer que celles-ci. Dans la transaction qui s’est opérée entre l’ancien et le nouveau cadre de vie, la place de la femme semble régresser dans plusieurs de ses aspects. Le système moderne implanté par des hommes à leur image (les administrateurs coloniaux étaient tous des hommes), calibré pour interagir avec de correspondants masculins, les systèmes postcoloniaux bâtis dans le mimétisme dans leur géniteur colonial… Tout ceci a concouru à établir une culture d’éloignement des femmes des positions de pouvoir, encore plus que ne le faisaient les anciens États précoloniaux où le pouvoir politique était englouti dans sa dimension militaire, et où l’administration et les institutions civiles n’avaient pas d’existence véritable, contribuant à retreindre le pouvoir effectif aux mains des combattants les plus belliqueux. Ceci explique le peu d’action qu’avait le pouvoir de l’époque sur la vie quotidienne des citoyens. Celle-ci était plus régie par l’organisation sociale et les pratiques culturelles que par une administration politique. Ainsi par le rôle qu’occupait la femme dans la chaine économique et dans le lieu culturel et social, sa place a été de plusieurs dimensions supérieure à celle qu’elle a dans un système où l’administration, de par sa construction, donne à l’homme la part essentielle tout en reléguant le champ traditionnel au second plan. Deux problématiques se posent notamment : 1) Les nouveaux chemins d’acquisition aux tuyaux économiques (salaires) sont ouverts aux sortants de la nouvelle école dans laquelle les femmes ont moultes difficultés à prospérer. Un conflit existe bel et bien entre les exigences sociales et les exigences de l’école. Ce conflit est plus contraignant pour la femme que pour l’homme, qui le subit aussi au fur et à mesure qu’il avance dans les études. Dans l’absence d’ingéniosité à transformer et l’école et la société pour l’avènement d’une formule salutaire qui résoudrait ce conflit, l’éducation moderne de la femme est globalement sacrifiée, son champ de perspectives d’épanouissement rétréci ;
2) Au niveau du droit, nous vivons dans un pays où la protection de la femme n’est pas assurée. La jeune femme victime de viol risque une sanction pénale, du fait de la loi contre le péché de la chair, en plus de ne jamais pouvoir échapper à la sanction sociale et au harcèlement généralisé. Elle est ainsi réduite au silence. Par ailleurs, la femme est de plus en plus assignée sous un ‘voile’ qui continue ronger expression publique. Un phénomène de harcèlement consistant à la ramener à «sa place » s’est accentuée avec l’avènement des réseaux sociaux où, à chaque altercation, elle voit sa vie privée, réelle ou fantasmée, profanée devant la foule.
• La dignité culturelle : La discrimination culturelle est un problème fondamental qui a surgi dès les premières heures de l’État mauritanien. Nous sommes là typiquement devant un fait d’État en cela que ce problème est purement le fruit d’une idéologie fondatrice de l’État et sur la base de laquelle s’érigent ses institutions, instruments de sa mise en œuvre. La Mauritanie est un pays multilingue, multiculturel. Et comme tout pays multiculturel, une question essentielle se pose quant à son affirmation identitaire : opte-t-elle pour l’affirmation de sa multiculturalité ? Et dans ce cas une gestion culturelle basée sur un principe égalitaire lui incombe. Ou choisit-elle de promouvoir une culture à développer au détriment des autres ? Dans ce cas, sous l’action de l’inégalité des moyens, les autres cultures verront leur présence décliner jusqu’au néant. Les deux types de modèles sont expérimentés dans le monde. Le premier est celui de la Suisse pour ne citer que ce pays, le second c’est celui de la France. Quant aux effets de chacun de ces modèles, le constat est simple : quand des langues comme le normand, le gascon, l’occitan, que rien ne semblait menacer, se sont retrouvés en voie de disparition en France jacobine sous l’action d’un français armé, une langue comme le romanche, que tout menaçait, s’est vue se maintenir et se développer sur les montagnes d’une Suisse multiculturelle. Pour ce qui est de la Mauritanie, de la constitution à l’administration, des canaux audiovisuels de l’État à l’école républicaine, le choix de l’unilinguisme ne fait pas de doute. Seulement, une fois que l’on dit que l’unilinguisme a été choisi, faudrait-il encore avoir la suite dans les idées à poursuivre la réflexion sur ce que cela implique, à court, moyen et long terme. Tous les exemples d’expérimentation d’une telle politique sont unanimes sur l’issue : la disparition des cultures non choisies. Là-dessus même les mécanismes par lesquels cette disparition procède sont bien compris. L’État mauritanien, dans une loi qui a fait couler beaucoup d’encre, a proposé en 2022 une réforme contenant un article qui traite de la politique linguistique. Un article qui rappelle dans sa substance le décret de 1979 sur l’expérimentation des langues pulaar, wolof et sooninke. Seulement, l’article ne laisse aucun doute sur le choix de l’arabe comme langue de la Mauritanie sur tous les plans. L’absence de décision juridique concernant l’usage des langues pulaar, sooninke et wolof, en particulier dans l’administration, qui donnerait ainsi des perspectives d’employabilité, met en lumière l’absence d’une politique égalitaire. Tout montre que le modèle proposé par cette loi est un modèle de transition vers l’unilinguisme arabisant plutôt qu’une étape vers le multilinguisme institutionnalisé. De plus, l’école, les médias, les espaces de pouvoirs et de services sont des lieux culturellement discriminants qui n’ont aucune autre exigence que le fait de parler l’arabe, ou disons le hassaniya.
La pulwolsooninkité n’apparait dans l’image officielle de la Mauritanie que dans de rares manifestations folkloriques, ou pour teindre les longues queues dans les centres d’État civil où la même frange de la population quémande une nationalité qui lui est pourtant due.
• La dignité humaine : Nous en avons déjà parlé dans le cadre social et culturel ; la dignité humaine est en effet atteinte dans l’oppression sociale et culturelle. Mais au-delà de ces deux processus identifiables et attribuables à des systèmes bien cernés, le peuple, dans sa globalité, souffre des conditions de vie dignes d’un autre temps. Un service de santé extrêmement défaillant, en particulier dans le monde rural. Les citoyens obligés de traverser les frontières pour trouver soins et soulagement à leurs souffrances. Ceux qui n’en ont pas les moyens sont impitoyablement abandonnés à leur sort. Des citoyens régulièrement réprimés pour avoir consommé un droit fondamental de manifester, d’autres tués à coup de bavures policières dans les cellules de commissariats. L’éducation périclite ; des collégiens qui ne savent ni lire ni écrire du fait du manque de rigueur d’un système idéologisé et négligé. Les diplômés qui s’entassent dans le chômage, en même temps que des milliers de milliards sont empochés des recettes de ressources vendues. Un pays où l’âge médian tourne autour de 20 ans (la moitié des mauritaniens a moins de 20 ans), muni des ressources aussi diversifiées que les mines, l’océan, un fleuve à la bordure duquel s’étendent de vastes terres cultivables, est incompatible avec le portrait de paupérisation continue qu’il ne cesse de renvoyer. Les deux supports de base d’une économie productive sont réunis. La corruption omniprésente est à combattre avec vigueur, elle constitue la plus grande embuche à la gestion rationnelle et intelligente des forces productives, des ressources naturelles et la mise en place des conditions matérielles d’un développement économique. Pour ne pas étirer la discussion, je conclus ce panorama de quelques problématiques parmi d’autres qui se posent à la Mauritanie. Je n’ai pas axé ma discussion sur les procédures défectueuses des institutions de l’État même si j’y fais allusion par endroit. J’ai privilégié m’appesantir, pour ce qui est de l’État, sur ses fondations inégalitaires. Par ailleurs, comme dans toutes mes analyses, le centre de mon référentiel est le peuple. Les concepts d’État, de république et de nation n’ont d’importance à mes yeux que dans la mesure où ils s’emploient au service du peuple. Car oui, ces conceptions, quelque pugnace que puisse être leur nature, resteront éphémères face à la longévité des peuples. Le génie du peuple c’est de savoir conserver son facteur humain tout en étant une si grande structure. La folie des États c’est de s’échiner à vouloir l’effacer au sein des cadres rigides qui n’ont jamais prévu la souplesse de s’infléchir pour amortir l’effet des vents de sa destruction. Dans un tel État, la sagesse millénaire des peuples, du fond de ses plus grandes trouvailles culturelles, doit s’exprimer. Et nous devons l’écouter. Nous devons refuser cette façon sournoise de tuer les débats par la fuite, cette façon d’envoyer une médiocre image de notre pays où tout se règle entre le boutiquier et le client, où tout s’achète et a un prix. Cette attitude n’est pas moins une corruption quand elle est usitée pour faire sauter une contravention que pour expier un crime. Elle est encore plus ignoble quand elle est employée comme procédure privilégiée d’adhésion électorale.
Et si l’on s’inspirait de l’école du Ramadan. Le ramadan est une école. C’est également, une opportunité pour absoudre nos péchés, une perche tendue aux croyants, un rattrapage spirituel. Ainsi le ramadan, permet de consolider notre foi par la dévotion et le recueillement.
Ce sont là les fonctions classiques que partagent tous les musulmans, par ce que peut-être, les prêcheurs ont voulu qu’elles soient connues de tous.
A côté de ces fondamentaux, si l’on observe le profil de ceux qui dirigent les prières dans nos mosquées pendant le mois béni, propulsés pour certains à la faveur du ramadan pour leur érudition, leurs aptitudes à réciter, mémoriser, le coran, en plus de la clarté et la justesse de leur diction et phonétique, on constate aisément qu’on est loin de l’échelle des valeurs hégémoniques, établies par les hommes qui a pour référence l’ascendance familiale, tribale ou raciale.
Finalement, le seul paramètre de classification des hommes reste la foi, le niveau d’instruction, de culture et d’éducation.
• Tout le reste n’est que fantaisie, arnaque et supercherie.
« Le plus noble d’entre vous, pour Allah, est le plus pieux » dit le Coran. Dixit le hadith du prophète, Mohamed Paix et Salut sur lui : « O hommes ! Votre créateur est unique et votre aïeul est un. L’Arabe et le non-arabe; le Rouge et le Noir, n’ont de suprématie l’un par rapport à l’autre, que par la piété ».
Les musulmans seraient-ils dans un dérèglement de moeurs pour s’écarter de ces paroles divines qui appellent à la fraternité et à l’unité. L’esprit raciste , féodal, esclavagiste sont donc contraires aux préceptes de l’islam.
Nous nous mettons, à la place du créateur, en cherchant à classer les hommes en nobles et esclaves. Cela n’est pas de notre prérogative. Et nous nous éloignons de l’islam à chaque fois qu’on blâme un homme pour la couleur de sa peau ou de ses origines.
Allah, le tout-puissant, le très miséricordieux est le seul capable de nous « classer » sur la base de critères immuables, justes et impartiaux, ayant pour référence foi et la piété.
Mais malheureusement, l’ignorance, l’arrogance, et l’orgueil conduisent les hommes vers l’égarement. Ainsi, ils n’hésitent pas à s’écarter volontairement du référentiel coranique pour dresser eux-mêmes leurs propres critères de noblesses qui se fondent sur l’origine sociale ou la couleur de la peau. Des idées préconçues et sans fondement sérieux : du genre le Noir est un nigaud, l’Arabe est méchant…
• Revenons à notre école du Ramadan
Pendant ce mois béni, dans plusieurs de nos mosquées, ce sont des hommes de conditions sociales modestes , parfois issus de « Khaima Skhayir » qui officient.
Ceux-là ont réussi à s’imposer par leur savoir, par ce qu’ils valent. Une valeur acquise voire conquise au bout de l’effort aux antipodes d’un titre généalogique encombrant par sa passivité et souvent trop honorable pour ceux qui s’y identifient. Un hiatus, une dysharmonie voire un divorce entre le titre et celui qui l’incarne. On dirait une médaille usurpée.
En revanche, pas de doute sur la noblesse de l’imam de la mosquée de mon quartier, celui qui ne veut même pas être appelé marabout, force respect et estime pour sa maîtrise du coran et son comportement vertueux.
Il n’est pourtant pas issu de la grande « Khaima » mais pourtant, chaque soir, c’est lui la vedette , le martyr. Chacun d’entre nous, journaliste, officier de l’armée, de police, ingénieur, ancien ministre, cadre supérieur et de gens sans qualification se placent respectueusement derrière lui, en reconnaissance de son savoir.
Dans nos discussions en aparté, chacun exprime sa fascination, jusqu’à vouloir ressembler à ce jeune homme pourtant d’une »petite naissance » comme le diraient certains.
Ailleurs, on nourrit la haine, on s’entre-déchirent pour l’imamat. Une fonction prestigieuse dévoyée, devenue un legs, une propriété privée est désormais source de conflits.
Or, la force de toute religion est la foi, qui a pour vocation de rassembler, de fraterniser les croyants autour des mêmes valeurs. Et en cela l’islam est une religion qui prêche la paix, l’altruisme et l’humilité.
Elle ne peut être source de différend entre les croyants au point de faire de la mosquée un espace de confrontation et de guéguerre. Et paradoxalement, les deux camps, les frères ennemis citent et se réfèrent au même livre Saint. Ils prononcent les paroles d’Allah sans les entendre et les comprendre.
En effet, un musulman ne peut-être sourd jusqu’à ce point à la parole divine au point de justifier le crime de son frère par la même religion.
Le Ramadan est une belle occasion pour les musulmans de refaire une « santé spirituelle ». A ceux qui sont en conflit, à ceux qui se détestent et à ceux qui sont au bord de la rupture, profitez-en pour solder vos comptes.
Le jeûne ne saurait se réduire en une épreuve physique: la privation du corps. Le Ramadan est multidimensionnelle et multifonctionnelle. S’inscrire dans cette école, c’est accepter tous les compromis au nom de la foi. C’est accepter de pardonner, de partager, de fraterniser…
C’est reconnaitre ses fautes pour aller de l’avant. C’est penser à l’intérêt de la collectivité d’abord avant de penser à ses propres intérêts.
Dès que la mosquée devient un lieu de contradiction et de confrontation, pas de doute, la foi, va mal. On a laissé la voie d’Allah. C’est le début du déraillement, le recul de la foi.
ALAKHBAR (Paris) – Le candidat déclaré de l’Alternance Démocratique (RAG, SAWAB, Manifesté Haratine et AFCD) aux élections législatives pour les mauritaniens en Europe, Ba Boubou, a promis, une fois élu, de faire une proposition de « loi portant justice et éthique ».
Pour Ba Boubou, le problème principal de la Mauritanie se situe au niveau de l’institution judiciaire qui n’est plus en mesure de répondre à toutes les aspirations des justiciables mauritaniens. Il est interrogé par Alakhbar.
ALAKHBAR _ Quel est votre background personnel : instruction, carrière, famille, etc. ?
• Ba Boubou : Il est très difficile de parler de soi est d’utiliser la première personne du singulier « Je », qui est d’ailleurs considérée par certains philosophes grecs comme un « égo ». Pour parler de ma modeste personne sans arrogance, je suis natif de Diogountouro, un gros village Soninké de plus de 10.000 habitants où cohabitent toutes les composantes de la République islamique de Mauritanie (Soninkés, Peuls, Maures, Bambaras et Wolofs) en parfaite harmonie. Géographiquement, Diogountouro se situe dans la région de Guidimakha, plus précisément dans le département de Ghabou. Le dernier découpage territorial a érigé ce gros village en une commune qui se situe au bord du fleuve Sénégal, à la frontière entre le Mali, le Sénégal et la Mauritanie.
J’ai fait l’école primaire dans mon village natal (Diogountouro) sur la rive droite du fleuve Sénégal, puis le collège et le lycée à Sélibaby jusqu’au Baccalauréat. Après mon Bac, je suis venu à Nouakchott avec une bourse de l’État pour poursuivre mes études universitaires à la faculté des sciences juridiques et économiques. A la fin de mes quatre années universitaires à l’Université de Nouakchott, j’obtiens une bourse d’État des majors, direction Paris pour aller poursuivre mes études du 3ème cycle en droit. Titulaire de Masters 2 recherche en droit pénal et procédure pénale, Master 2 recherche en anthropologie du droit et DU en modes alternatifs de résolution des différends, j’ai entamé une thèse de doctorat que j’ai soutenu le 25 novembre 2022 à l’Université Paris-Nanterre.
Mes travaux, dont la qualité et l’originalité ont été reconnues à l’unanimité par mon jury de soutenance portent sur : Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique.
Dans le domaine politique, j’ai commencé mes premiers pas politiques lycéens auprès de l’opposition, particulièrement le parti du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould DADDAH. A cette époque le RDF était considéré par mon village comme le seul et unique parti crédible de l’opposition. Par la suite, avec l’arrivée en 2008-2009 de Biram Dah O. Abeid sur la scène nationale et internationale avec son mouvement abolitionniste (IRA) ; ensuite, la création de l’aile politique de IRA en mars 2013 : le parti RAG (la Refondation pour une Action Globale) par le leader principal de l’opposition mauritanienne Biram Dah O. Abeid depuis 2014, j’ai épousé ses idéaux et principes pour une Mauritanie égalitaire, fraternelle et plurielle où l’esclavage et toutes les formes de discriminations doivent être punis par la force de la loi : dura lex, sed lex.
Sur ma situation matrimoniale, je suis marié depuis octobre 2020 avec une fille native de Boghé, père d’un petit garçon et vis dans la région parisienne depuis plus de 15 ans. Je suis juriste et cadre dans un tribunal français, pôle référé civil et familial. Je suis engagé en politique pour servir l’intérêt du peuple mauritanien plus particulièrement des mauritaniens établis à l’étranger.
ALAKHBAR _ Vous comptez briquer le suffrage de la diaspora mauritanienne. Qu’est-ce qui vous motive ?
• Ba Boubou : Vous savez les grecs définissent la politique comme l’art de gérer les affaires de la Cité. Celle-ci doit porter sur des mesures concrètes permettant de changer ou d’améliorer le quotidien des citoyens. En ce sens, je crois beaucoup à la parole politique surtout quand elle est incarnée par des femmes et des hommes très engagés, compétents et sérieux. Et je fais partie de cette catégorie des hommes engagés depuis le lycée, en Mauritanie. A la suite de ma soutenance de thèse de doctorat, j’ai entamé une longue réflexion sur ce que je pourrais apporter à mon tour à la Mauritanie et aux mauritaniens particulièrement ceux vivant en Europe, car je me sens toujours débiteur à l’égard de ce pays et aux mauritaniens après tant d’années d’études payées par leurs impôts (la bourse d’État). Étant membre de cette grande communauté que je nomme la COMMUNAUTE DIASPORA-EUROPE dans laquelle je vis depuis fort longtemps et ai identifié ses besoins et préoccupations les plus vitaux, j’ai décidé de poursuivre mon engagement politique auprès d’elle et de porter ses différentes problématiques dans l’hémicycle en vue de changer les choses efficacement par la force de la loi. Je pense qu’avec mon regard de chercheur et d’homme de droit j’aurai la force de nommer la norme, de l’identifier, de l’étudier, de l’amender et de la mettre au service de mes concitoyens de la diaspora afin d’apporter des solutions à leurs besoins et problématiques.
Cette motivation est soutenue par la section RAG-Europe et l’Alliance pour une Alternance Démocratique composée de : RAG, SAWAB, Manifesté Haratine et AFCD. Je suis entouré par une équipe jeune expérimentée, dynamique, compétente et sérieuse. Nous enregistrons tous les jours un grand nombre de soutiens à ma candidature auprès de la diaspora de toutes communautés confondues. Notre Coalition reste toujours ouverte aux autres partis politiques et personnes ressources afin de pouvoir fédérer autour de ma candidature. Ce qui nous permettra, bien sûr que oui, de battre le régime militaire et fêter tous ensemble au soir du 13 mars 2023 la victoire collective. J’y crois beaucoup et fais confiance à la sagesse des mauritaniens.
ALAKHBAR _ Quelles sont les deux préoccupations majeures des mauritaniens établis en Europe ?
• Ba Boubou : Les mauritaniens de l’étranger particulièrement de l’Europe sont les plus discriminés et les plus abandonnés par leur propre État dans tous les services publics de l’État. En effet, pour moi toutes les préoccupations des mauritaniens établis en Europe sont toutes des préoccupations majeures sans exception car les unes et les autres sont toutes des priorités absolues et nécessaires. Autrement dit, ce ne sont pas les préoccupations majeures qui manquent pour les mauritaniens de l’Europe mais plutôt les solutions efficaces à ses préoccupations.
Par ailleurs, quand je serai élu au soir du 13 mai 2023, je prendrai des mesures les plus urgentes dès la première année de mon mandat afin de pouvoir rendre la diaspora-Europe sa dignité et sa mauritaneïté en collaboration avec les services consulaires et diplomatiques. Parmi ses mesures urgentes, y figure le recensement de tous les mauritaniens sans exception par la mise en place d’une commission mobile de recensement des mauritaniens de la diaspora-Europe comme le recensement de 1998, renforcer les personnels dans les services consulaires et diplomatiques pour bien accueillir et mieux servir les mauritaniens, réduire le délai de traitement des actes d’état civil et le rendez-vous administratif entre autres. Je mettrai également en place un Conseil Représentatif des Mauritaniens de la Diaspora-Europe (CRMDE) qui sera une sorte de pont entre le gouvernement et la diaspora. Le CRMDE sera une structure autonome composée des représentants associatifs, des membres de la société civile, des étudiants, des entrepreneurs, des chercheurs entre autres. Le CRDE aura toute la légitimité pour examiner en premier lieu toutes les problématiques auxquelles les mauritaniens de l’étranger sont confrontées.
Le député des mauritaniens de l’étranger doit être à l’écoute des citoyens de sa circonscription qui lui permettent bien évidement de faire la proposition des lois et des modifications législatives. Sans doute Sur cet aspect, après plus de 14 ans d’études de droit et d’expériences judiciaires auprès des juridictions françaises (magistrats et juges), je serai en mesure et en capacité de faire des propositions de lois constructives à l’Assemblée nationale : d’une part, je ferai une proposition de loi sur l’acquisition automatique de la nationalité mauritanienne à partir du moment où l’un des parents est mauritanien c’est ce qu’on appelle en latin « jus sanguinis », le droit du sang ; et d’autre part, je proposerai une loi portant justice et éthique. L’on sait que le problème principal de la Mauritanie se situe au niveau de l’institution judiciaire qui n’est plus en mesure de répondre à toutes les aspirations des justiciables mauritaniens. Sans une justice indépendante et impartiale rien n’est possible en Mauritanie et on ne peut même pas parler de l’État de droit…. Il est temps que la justice en Mauritanie soit réellement indépendante du pouvoir exécutif, plus précisément du président de la République et le ministre de la justice en mettant en place des garde-fous institutionnels. Je veux qu’une justice efficace et indépendante, digne de ce nom, soit mise au service de tous les mauritaniens…
ALAKHBAR _ Qu’est ce qu’il y a de particulier dans votre circonscription électorale ?
• Ba Boubou : Ce qu’il y a de particulier dans la diaspora-Europe, est que l’État mauritanien a rendu les mauritaniens de l’Europe, particulièrement les négros mauritaniens, apatrides, sans papiers et sans emplois à cause du recensement administratif à caractère raciste et xénophobe. Aujourd’hui, beaucoup de mauritaniens résidant en Europe ont perdu leurs emplois et leurs titres de séjour du fait que les services d’état civil refusent de les recenser demandant des documents insensés ou inimaginables d’où l’intérêt de rendre à la diaspora sa dignité et sa mauritaneïté en passant par la mise en place d’un service de l’état civil fiable pour tous les mauritaniens de l’Europe.
Ainsi, tant que cette rupture d’égalité de traitement existe entre les mauritaniens, l’État se rend coupable de créer deux catégories de citoyen dans une République islamique. Ce qui est totalement contraire au préambule et aux dispositions de la constitution mauritanienne du 20 juillet 1991 modifiée en 2017 mais aussi aux conventions internationales auxquelles la Mauritanie a signé et ratifié.
Cridem – L’annonce a été faite mardi 28 mars par l’ambassade des Etats-Unis en Mauritanie sur sa page Facebook.
« L’Ambassadeur Kierscht a lancé ce matin [28 mars] l’activité Kofo Sugande « Choix du peuple », avec un représentant du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), des représentants de l’USAID Mauritanie, et des représentants du Consortium pour les élections et le Renforcement du processus politique », indique l’ambassade américaine.
« Cette activité de 1 750 000 $, financée par le gouvernement américain, travaillera avec les organisations de la société civile et la CENI pour élargir la participation des citoyens, accroître l’inclusivité et améliorer l’administration du cycle électoral de 2023, ainsi que des futurs cycles électoraux », ajoute un communiqué de l’ambassade.
Pour rappel, les mauritaniens éliront mai prochain les 176 membres de l’Assemblée nationale. Des élections municipales et régionales ont lieu simultanément.
Cridem – Les autorités policières mauritaniennes ont annoncé dimanche 26 mars l’arrestation du cerveau de l’évasion des quatre terroristes le 5 mars dernier de la prison centrale de Nouakchott. La personne a été arrêtée, à Riyad, à Nouakchott, à l’aube, à la suite d’une perquisition.
Les quatre terroristes, tous membres d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), s’étaient évadés de la grande prison civile de Nouakchott le 5 mars 2023, après avoir tué deux gardes et blessé deux autres.
Parmi les évadés, deux ont été identifiés pour avoir participé à une série d’attaques terroristes, dont celle de 2008 qui a coûté la vie à une douzaine de soldats.
Elle s’était produite à Tourine dans le Nord de la Mauritanie, non loin de la cité minière de Zouerate.
Après leur évasion de prison, une véritable chasse à l’homme a été lancée en Mauritanie pour retrouver les quatre terroristes.
Samedi 11 mars, trois des quatre terroristes évadés de prison seront tués lors de leur capture, dans la wilaya de l’Adrar (Nord).
Un gendarme sera tué dans l’opération menée par une élite de la gendarmerie nationale.
De l’école primaire de Diogountouro, sur la rive droite du fleuve Sénégal, au Lycée de Sélibaby pour les études secondaires, puis la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques de Nouakchott, et enfin la consécration à l’Université Paris Nanterre pour le Doctorat, soutenu, en 2022 sur un sujet de grand intérêt national en Mauritanie, une contribution assurément aux efforts de construction de la paix sociale et d’une véritable cohésion nationale. Le sujet de thèse de Dr BA est l’expression d’un patriotisme sans faille, d’une forme de reconnaissance à la mère-patrie : » Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique ».
Dr BA est peu connu et peu bavard.. Il est plutôt discret, assez modeste et décomplexé : il défend des valeurs et des principes d’égalité, justice et de droits l’homme. C’est sans doute, ce qui a motivé son orientation académique et son penchant pour les études juridiques.
Dr BA a toujours a été actif au sein d’ associations villageoises de développement, d’associations d’étudiants pour accompagner, soutenir et défendre les intérêts d’autres étudiants en Mauritanie et en France.
Depuis, plusieurs années, il s’est distingué dans la défense des idées proches du leader abolitionniste, Biram Dah Abeid pour une Mauritanie plus égalitaire, fraternelle et réconciliée où l’esclavage, l’exclusion et toutes les formes de discriminations seront vaincues par la force de la loi.
Ce parcours plutôt honorable, enviable et sans couacs a dû certainement jouer en sa faveur pour être désigné, candidat à la députation de l’Europe de l’Alliance pour une Alternance Démocratique aux élections législatives, régionales et municipales de mai 2023.
Les autres prétendants n’ont pas démérité, la chance a souri à Dr BA et sa suppléante, désignés sur le fil du rasoir.
Cependant, cette Coalition réunie autour de la défense des mêmes valeurs et principes démocratiques a fait montre de hauteur et de maturité en acceptant les règles du jeu.
Ce bel esprit est en soi un test qui montre jusque où les différents partis réunis sous la bannière de la Coalition sont déterminés à porter haut la voix de leurs candidats .
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