● Le ministère public rappelle les procédures de suivi du dossier de corruption

Le Parquet général a publié, lundi après-midi, un communiqué dont l’Agence mauritanienne de presse a reçu une copie, relatif à une déclaration du collectif de défense d’un accusé dans le dossier de corruption

Voici le texte du communiqué du Parquet :

“Le collectif de défense d’un accusé mis en cause dans le dossier de corruption, le parquet n° 01/2021, a publié un communiqué dans lequel il poursuit la réitération du contenu de ses déclarations précédentes qui n’ont convaincu personne. Malgré cela, le parquet tient à ce que les données suivantes soient bien claires :

– Les procédures de suivi du dossier ont été menées devant des instances judiciaires indépendantes sans relation avec le politique, et de manière procédurale basée sur une réalité juridique, qui a prouvé la commission de divers crimes punissables par les lois pénales nationales, et ne ciblaient personne en particulier, mais plutôt celui vers qui menaient des preuves matérielles manifestes. Ces procédures de suivi n’ont discriminé personne sur la base de liens de parenté ou autre parenté, n’étant soumises qu’aux textes légaux et à la légitimité procédurale.

– Les procédures de saisie et de gel portant sur d’importantes sommes d’argent révélées par l’enquête de certains des prévenus, ne visaient que ceux en possession desquels l’argent illégal avait été trouvé, et la gestion de ces fonds a été confiée à l’institution compétente, dans l’attente de la décision du tribunal à leur sujet, et l’allégation selon laquelle ces montants ont été escamotés – alors qu’ils existent – constitue une falsification manifeste des faits.

– L’instruction du dossier dans ses différentes étapes a révélé une kyrielle de preuves accablantes de la perpétration des crimes faisant l’objet d’une suite dans le dossier, notamment des documents, des témoignages et des sommes d’argent dont le rapport est établi avec des accusés. Le collectif de la défense, par-delà tous ces éléments, a fait le choix de se limiter à un seul point : Ce qui est convenu d’appeler « la preuve à contrario », alors qu’en matière de caractère claire, absolu et central, il ne s’agit là que d’une subsidiarité

dans une chaîne interminable de preuves du dossier, résumées par les réquisitions du ministère public, dressées par la décision de renvoi, et liées à de multiples chefs d’inculpation, et qui seront soumises à l’évaluation d’instances judiciaires indépendantes, à des degrés divers.

– Si les procédures de contrôle judiciaire à l’encontre de l’un des accusés sont en voie d’achèvement, le suivi judiciaire est continu, et le dossier est ouvert, poursuivant son cheminement devant les différentes instances judiciaires, et la loi, au vu de la continuité de la poursuite, donne différentes options et procédures auxquelles il peut être recouru à tout moment devant le pouvoir judiciaire compétent, selon les circonstances et l’évolution. Le ministère public ne tardera pas à soumettre les demandes légalement disponibles aux organes judiciaires compétents en cas de besoin, avec le plus grande souci de respect toutes les périodes et tous les délais légaux, sans arbitraire ni démesure.

Le ministère public tient – plus que toute autre partie – à ce que le dossier et les personnes qu’il concerne soient présentés aux instances compétentes pour un procès public conformément à la loi et aux principes du procès équitable, afin que les preuves dans le dossier fassent l’objet d’une évaluation judiciaire technique, que la justice dise son mot et que le public en témoigne.

Dans la salle d’audience, aucune voix ne surpassera celle des preuves avérées contenues dans le dossier.

Fait le : 29 août 2022.

©️ Via ami.mr https://ami.mr/fr/index.php/2022/08/29/le-ministere-public-rappelle-les-procedures-de-suivi-du-dossier-de-corruption/

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● DANIEL RIOLO : POGBA ET SES « VIEUX AMIS »

Alors que l’imbroglio entre Paul Pogba et son frère Mathias prend un tour judiciaire (une enquête a été ouverte début août), l’éditorialiste de RMC Sport, Daniel Riolo, pilier de l’After, revient sur ces entourages qui font souvent plus mal qu’ils ne protègent.

Vous vous souvenez de la légende et de la phrase qui allait avec: « Ne pas oublier d’où on vient ». Il n’y avait pas une interview de joueur sans que le propos soit assorti de cette phrase ! La mode est passée. La légende s’est éteinte. On a rangé le gros « pipeau » au placard.

Depuis des années, les histoires les plus folles circulent sans qu’il soit possible d’en faire état publiquement. Pas de preuve, pas d’enquête. Kurzawa, Matuidi, des noms tombaient. Ils seraient bousculés par de vieux amis. Eux comme d’autres paieraient une « protection ». L’idée est qu’il faut verser un impôt aux « vieux amis » du quartier.

Le phénomène serait considérable. Difficile à imaginer. Soit le joueur fait entrer ses « vieux amis » dans les deals, soit il paye une protection, des services en tout genre difficile à cerner.

L’entourage est devenu un terme un peu flou et commode pour parler de personnes malveillantes

Sur les cinq dernières années, quasiment chaque été, le transfert de Kanté au PSG a été évoqué par les médias. Au moment de me renseigner sur la faisabilité du transfert, à chaque fois « on » m’a dit: « jamais Kanté ne reviendra en France, il a trop de problèmes avec des gens du 92 » Difficile d’en savoir plus.

Dans l’affaire de la sextape qui a vu Benzema être finalement condamné, c’est encore « l’entourage » de jeunesse qui a plombé la star du Real. L’entourage est devenu un terme un peu flou et commode pour parler de personnes malveillantes qui ont connu le joueur avant qu’il ne devienne riche, avant qu’on puisse le racketter.

Avec l’affaire Pogba, pour la première fois, une affaire éclate au grand jour. Paul Pogba a porté plainte et une enquête est en cours. Pour la première fois, on visualise, on a des détails. En mars, au moment du rassemblement des Bleus, Pogba en visite au quartier a été enlevé. Il doit payer une protection de 13 millions d’Euros. Ses « vieux amis » font peser une pression sur lui depuis des semaines. A Manchester puis à Turin, ils ont rôdé autour de chez lui.

Une ubuesque affaire de marabout
Son frère ainé est dans l’affaire.

C’est lui qui menace de révéler des choses « terribles » sur Paul. En gros, il veut discréditer son frère et ruiner sa carrière. Mathias Pogba s’est exprimé sur Twitter. Un réseau social qui autorise visiblement le racket et le chantage en direct. Parmi les révélations, une ubuesque affaire de marabout. Pogba aurait voulu marabouter Mbappé. Une histoire de fous, absurde qui ferait rire si elle n’était pas vraie. Et beaucoup d’éléments nous poussent malheureusement à y croire.

D’un point de vue sportif, il va devenir difficile d’envisager que Pogba et Mbappé aillent ensemble à la Coupe du monde. Mais je ne suis pas certain que le foot et le mondial soient les premières préoccupations de Paul Pogba en ce moment.

Par Daniel Riolo

©️ Via https://rmcsport.bfmtv.com/football/daniel-riolo-pogba-et-ses-vieux-amis_AV-202208290250.html

● Ghazouani, tout simplement | Par VLANE A.O.S.A.

Ce qui est impressionnant chez Ghazouani, c’est la diversité de son entourage immédiat : diversité de visions, de projets, d’approches, de politiques, des progressistes, des conservateurs, des esprits ouverts, d’autres plus bornés, tout un monde de « lobbyistes » chacun pour son minaret au nom de sa conception de l’Etat, quelques-uns ennemis cordiaux les uns des autres.

Ghazouani est au-dessus de tout ça et donne à chacun une marge de pouvoir pour rester libre et puissant en fonction de sa dimension politique, économique et sociale afin de rester efficace à son service mais ces puissances diverses ne sont pas grand-chose une fois qu’elles arrivent jusqu’à lui comme une vague s’aplatit fidèle à son destin sur la plage de la volonté du chef.

Il prend le temps de décider et quand il décide pour l’un contre l’autre, ceux qui ont voulu le manipuler croyant pouvoir abuser de son esprit indulgent, se taisent et font marche arrière face à l’ennemi de leur ambition qui vient de convaincre son excellence, non pas par ses arguments seulement mais par une somme d’intérêts divers qui le dépassent lui-même et dont seul le président a idée. De là ce calme au sommet de l’Etat.

Tous ceux qui abusent de sa confiance finissent par avoir honte du silence du patron et ils finissent tous éloignés de lui sans oser se plaindre. Ghazouani gouverne tout ce monde avec l’oeil de l’anthropologue qui sait qu’on ne change pas un mauritanien, du moins pas de sitôt mais derrière cette fausse résignation, il y a toujours l’espoir de changement, comme une prière en action…

VLANE A.O.S.A
chezvlane

©️ Via https://www.chezvlane.com/Ghazouani-tout-simplement_a28011.html

● Les Africaines retournent vers leurs propres cheveux et abandonnent les perruques et les mèches

Autres pays Dix ans après l’avènement du mouvement (natural and happy) nappy, les femmes burkinabè préfèrent de plus en plus les cheveux crépus et naturels aux cheveux synthétiques.

Quand on connaît la nature des cheveux africains, il y a des choix qu’on peut comprendre aisément en observant les femmes dans les rues, au marché ou dans la circulation. Frisés, humides ou secs, le plus grand défi dans l’entretien du cuir chevelu africain, c’est de les rendre plus malléables sans pour autant les dénaturer.

Pour la journaliste et entrepreneure Atifufu Amée Dzifa, pionnière du mouvement «Faso Nappy», cette nouvelle tendance a été influencée il y a une dizaine d’années par le mouvement nappy, qui a aidé à changer les mentalités des Africaines en général et des Burkinabè en particulier, notamment sur la perception de leurs cheveux.

«Ce mouvement d’ensemble à cette époque a permis d’avoir aujourd’hui ces résultats et d’avoir également plus de marques de cosmétiques naturelles pour les cheveux et la peau, d’avoir des salons qui se spécialisent dans le traitement des cheveux africains», explique-t-elle.

Le salon Afro Kô, situé dans un quartier huppé de Ouagadougou, s’est spécialisé dans l’entretien des cheveux afro. Dalila Yaro, co-fondatrice de cet établissement, est aussi l’auteure d’un e-book récemment édité. Elle y aborde les problèmes capillaires récurrents des femmes, ainsi que les soins à adopter.

«Nous sommes beaucoup dans les cheveux naturels, l’acceptation de soi au naturel. Mais tout ça vient de notre envie de retour aux sources, à nos origines, à la terre mère. C’est une première expérience. On a testé et on a vu ce que ça a suscité», se réjouit-elle.

Désormais, au Burkina Faso, de plus en plus de femmes optent pour les cheveux naturels, montrant à travers ce choix qu’elles s’acceptent elles-mêmes et veillent sur leur santé.

©️ Via https://m.le360.ma/afrique/autres-pays/societe/2022/08/28/39146-les-africaines-retournent-vers-leurs-propres-cheveux-et-abandonnent-les-perruques-et-les

● Démission de Ahmed Raïssouni président de l’Union internationale des Oulémas musulmans

Business News – La sortie médiatique sur la chaîne marocaine, Blanca TV, du président de l’Union internationale des Oulémas musulmans, Ahmed Raïssouni, ne passe ni en Algérie ni en Mauritanie.

En effet lors d’une interview donnée fin juillet 2022, le prédicateur de l’organisation créée par le très controversé, Youssef Al-Qaradhawi et qui siège à Bruxelles, avait appelé les Marocains à « marcher sur Tindouf », en territoire algérien, mais également sur Laayoune, ville située au Sahara occidental.

Après cet appel pour le moins surprenant, M. Raïssouni s’est attaqué à la Mauritanie estimant que l’existence de cet autre pays limitrophe est une “erreur”.

“Le Maroc doit retrouver la forme qu’il avait avant l’invasion européenne, quand la Mauritanie en faisait partie” a-t-il en effet déclaré lors de l’émission.

En réaction, l’Association des Oulémas musulmans algériens a pris ses distances avec le prédicateur marocain en gelant ses activités au sein de l’UIOM. Elle a par ailleurs réclamé son départ.

Ce dimanche 28 août 2022, le prédicateur marocain qui a profité de sa position pour jeter des pierres à ses voisins, a fini par céder. Dans une lettre publiée sur Twitter, Ahmed Raïssouni, annonce qu’il démissionne « pour pouvoir garder sa liberté de parole qui ne peut être conditionnée ».

Rappelons que les rapports entre l’Algérie et le royaume du Maroc sont au plus bas depuis que l’ambassadeur du Maroc aux Etats-unis a distribué des tracts pendant une cession de l’ONU (Organisation des nations unies), appelant à soutenir un groupe séparatiste algérien.

S.A

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=759014

● Mohamadou Sylla, interdit de séjour en Mauritanie pour avoir soutenu le mouvement Ganbanaxu | Par le Journaliste Baliou Coulibaly

Mr Sylla à gauche ici avec le président Gaye Traoré (Nioro 25 octobre 2021)



Le nommé Mohamadou Sylla originaire du village de Jaara dans le département de Nioro du Sahel est l’objet de plusieurs menaces de mort depuis 2019 de la part des lobbies féodaux de Modibougou dirigés par le chef du village Hamady Diawara .
Le seul tort de Mahamadou Sylla est d’avoir osé denoncer les pratiques esclavagistes et soutenir ouvertement le mouvement d’émancipation Ganbanaxu alors qu’il n’est pas extraction dite servile.
Mohamadou Sylla a échappé de justesse à l’assassinat de Dianjoume, à 18 km de Modibougou au cours duquel 4 personnes ont été lâchement abattues.
Depuis lors les lobbies féodaux continuent de harceler Monsieur Sylla. Ils ont réussi à influencer les services de la gendarmerie de Modibougou pour l’interdire de séjourner dans la ville de Midobougou où il dispose de plusieures attaches sociales.
La dernière fois M Sylla a été interpelé manu militari sur ordre du chef de village menottés et expulsé de la Mauritanie .
M Sylla lance un appel aux hautes autorités Mauritaniennes pour qu’il puisse jouir librement de son droit fondamental de déplacement et de circulation en Mauritanie.

● Partis pour laver un affront, les Mauritaniens se font humilier dans une émission divertissante à Abidjan

La journée du mercredi 24 août 2022 restera dans la mémoire des Mauritaniens de Côte d’Ivoire comme la journée la plus sombre de leur histoire, selon certains de leurs représentants, à l’image de Mohamed Ibrahim, journaliste et organisateur d’évènements. Pire encore que cette émission au cours de laquelle, le coach de NCI, Jean-François Yoman, avait insulté tout un pays en soutenant que « c’est normal et culturel en Mauritanie qu’une femme ait plusieurs maris ».

Cette affaire semble avoir été mal gérée par l’ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire, selon les mêmes sources, au point que parmi la colonie mauritanienne, nombreux sont ceux qui sont allés jusqu’à réclamer son limogeage pour avoir commis une faute diplomatique d’une extrême gravité.

Non seulement, l’ambassadeur et son équipe auraient accepté de participer à la mauvaise émission, en jouant le jeu de la chaîne NCI qui se tire d’une bonne affaire en noyant le droit de réponse des Mauritaniens pour affront national dans une émission de divertissement. Pire, l’ambassadeur aurait ignoré la colonie en excluant les 50.000 Mauritaniens de Côte d’Ivoire, qui comptent pourtant parmi eux, des intellectuels de haut niveau et des imams.

Selon la colonie mauritanienne, l’ambassadeur devrait exiger que le droit de réponse soit donné dans les mêmes formes et dans la même émission-débat au cours de laquelle l’insulte de la Mauritanie a été proférée. Même si l’émission est actuellement en pause, pour vacances, attendre sa reprise en début septembre. Mais en aucune manière, l’ambassadeur ne devrait, selon les membres de la colonie, accepter de participer à un carnaval musical où les Mauritaniens étaient sensés montrer leur culture, leurs accoutrements, leurs modes culinaires, leur art, etc.

L’instant, pour eux, était grave au point où l’exigence était de ne pas s’exhiber, mais de réparer un tort moral infligé non pas seulement au peuple mauritanien, mais au monde musulman. En élargissant la sphère de l’affront, la réponse mauritanienne dans une véritable émission de débat aurait eu plus d’écho, si l’on sait que les musulmans représentent une bonne portion de la population ivoirienne.

Résultat, l’imam Sarr et sa délégation, deux jeunes filles inexpérimentées, se sont retrouvés piégés, coincés dans une émission où ils partageaient le plateau avec un animateur comédien du non de Zonga et de jeunes artistes ivoiriens. Le comble de l’humiliation est qu’ils n’ont pas eu plus de 8 minutes de parole, dont 1, 5 minutes de réponse de l’imam à l’affront de Jean-François Yoman, pour une émission qui a duré 55 minutes. Pourtant, il aurait été question de 40 minutes accordées à la délégation, selon les termes de l’accord qu’une consultante en communication recrutée par l’ambassade aurait négocié avec la chaine.

Le débat anime aujourd’hui la plateforme de la section mauritanienne de l’Union de la Presse Francophone (UPF), qui avait la première sonné l’alerte en portant à la connaissance de l’opinion publique mauritanienne le contenu du débat de la chaîne NCI, ainsi que plusieurs autres réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la cause semble avoir été entendue. L’affront a été lavée par un laconique pardon que l’Etat mauritanien, par la bouche de l’imam Sarr aurait accordé à la chaîne et à son consultant. Le dossier apparemment est clos, sauf si dans un mouvement de prise de conscience, les autorités nationales décidaient de revoir leur position par rapport à une affaire qui continue de courroucer une partie importante de l’opinion nationale.

Cheikh Aïdara

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/08/27/partis-pour-laver-un-affront-les-mauritaniens-se-font-humilier-dans-une-emission-divertissante-a-abidjan/

●Les médias invités à s’engager dans l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des esclaves et de leurs descendants


La présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Famille (l’AFCF), Mme Aminetou Mint Moctar a invité les médias mauritaniens à s’engager davantage dans la lutte contre les violences basées sur le genre et à permettre l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des couches les plus démunies. Elle s’est insurgée contre la recrudescence des viols conviant la presse à plus d’actions de communication et de plaidoyer pour permettre aux victimes de recouvrer leurs droits. Mme Aminetou Mint Moctar s’exprimait, lors d’un atelier de plaidoyer national auprès de la presse pour l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des esclaves, de leurs descendants et des femmes victimes de violences.Cette rencontre, qui a regroupé une quinzaine de professionnels de la presse, intervient en prélude au lancement d’une campagne de plaidoyer initiée par l’AFCF, Sos Esclaves, avec l’appui de MRG (Minority Rights Group).

La présidente de l’AFCF ainsi que la cheffe de projet Mme Zeïnabou Mint Baba Maata ont saisi l’occasion pour encourager les journalistes à accompagner les organisations de la société civile et à mieux vulgariser les lois pour une meilleure appropriation par les populations. En outre, la présidente de l’AFCF a réaffirmé l’engagement de son organisation à rééditer ce genre d’initiatives et à associer la presse à toutes ses activités.

Les contours d’un futur partenariat ont été explorés durant cet atelier où des échanges féconds ont été noués. Sensibles à ces sollicitations, les professionnels de la communication ont promis de continuer à relayer et à donner des places de choix à ces thématiques.

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node/13662

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● Comité de Gestion des urgences : Destruction d’un certain nombre de d’habitations au Hodh Charghi et au Guidimagha à cause des pluies

Selon le bulletin quotidien du Comité Technique chargé du suivi des travaux du Comité ministériel de Gestion des Urgences, les dernières pluies ont détruit un certain nombre d’habitations dans les wilayas du Hodh Charghi et du Guidimagha.

Voici le texte intégral du bulletin de ce jeudi :

Bulletin du 25 août 2022 :

• Hodh Charghi :

Dégâts :

Moughataa de Néma :

Commune de Birebavatt :

Localité de Difina : Destruction de 3 chambres et de 3 hangars ;

Localité de Selmaniya :

Destruction de 10 hangars et de 3 boutiques.

Interventions :

Constats et recensement des dégâts

• Gorgol :

Interventions :

M. le wali a présidé hier la réunion du Comité régional de gestion des crises et des désastres, dans le but d’examiner les dégâts consécutifs aux récentes pluies et de passer en revue les interventions de l’État pour faire face à la crise.

• Adrar :

Interventions

– Le wali adjoint a supervisé les opérations d’évacuation des eaux de pluie.

• Guidimagha :

Dégâts :

Moughataa de Wompou : Destruction de 27 habitations.

Moughataa de Ould Yengé :

Endommagements partiels d’un certain nombre d’habitations dans les localités de : Laabolly 15 habitations, Galenioro 2 habitations, Metaillag Edebay 6 habitations, Metaillag Meden 36 habitations.

• Inchiri :

Interventions :

– Continuation des opérations d’évacuation des eaux de pluie ;

– Moughataa de beichab :

Le hakem de Benichab a supervisé la distribution de tentes, de couvertures, de paniers alimentaires et de nattes aux familles dont les maisons ont été endommagées par les pluies.

©️ Via ami.mr https://ami.mr/fr/index.php/2022/08/25/comte-de-gestion-des-urgences-destruction-dun-certain-nombre-de-dhabitations-au-hodh-charghi-et-au-guidimagha-a-cause-des-pluies/

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● Diogou Sidibé ou les “esclaves par ascendance” au Mali

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, retour sur un assassinat en lien avec l’esclavage, en juillet dernier, au Mali.

A l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, nous revenons sur un drame qui s’est déroulé au Mali.

L’assassinat, fin juillet, de Diogo Sidibé à Lany Mody dans la région de Kayes, dans l’ouest du pays, est venu en effet rappeler la condition de ceux qu’on nomme encore “esclaves par ascendance”.

Cette dame âgée de 71 ans a en effet été tuée dans des conditions sordides car elle était en conflit avec des femmes de son village qui se considéraient comme ses maîtresses. Celles-ci, avec le soutien de leurs époux, lui avaient interdit de cultiver son champ compte tenu “de son rang d’esclave“.

Diogou Sidibé, la victime

Lassana Diaguely Konaté est le 3e fils de Diogou Sidibé. Celui-ci raconte les circonstances dans lesquelles sa mère est passée de vie à trépas.

“Ma mère Diogou Sidibé a quitté la ville de Kayes pour rejoindre notre village de Lany Mody le 27 juillet dernier. Elle s’est reposée le lendemain. Elle est retournée dans son champ le 29 juillet. Elle n’y est plus revenue. Le 30 juillet, nous avons retrouvé le corps de notre mère dans un sac. C’est ainsi que nous avons contacté les autorités qui ont ordonné son inhumation. Voilà ce qu’on peut dire sur la disparition de Diogou Sidibé.”

A quand une loi contre l’esclavage par ascendance ?


Ces faits, Saloum Traoré, vice-président du réseau des défenseurs des droits de l’homme, les confirme. Ce militant des droits humains réclame qu’une loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance soit adoptée par les autorités judiciaires :

“[Diogou Sidibé] a d’abord été attaquée par 4 femmes qui l’ont tabassée. Nous avons vu les images avec son visage boursouflé qui a fait le tour des réseaux sociaux”, raconte Saloum Traoré.

“Comme si cela ne suffisait pas, il y a eu des gens qui s’en sont pris à elle qui vont la tuer, la découper en morceaux puis la mettre dans un sac pour aller la jeter en brousse. Dans quel pays, cela est acceptable ? Ce n’est pas acceptable!”, s’exclame le défenseur des droits humains, qui poursuit : “Nous avions déjà demandé qu’une enquête sérieuse soit menée. Mais il faudrait vraiment que toutes les personnes impliquées soient arrêtées, punies et condamnées. On ne peut vraiment pas concevoir cela dans notre pays. ”

Des réformes en cours

Selon Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, des dispositions sont prises concernant les articles de la loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance qui seront inscrits dans le code pénal malien qui est en révision actuellement :

“Je peux vous donner un exemple précis dans le cadre de la lutte contre l’esclavage par ascendance”, déclare le ministre, qui poursuit : “Dans la région de Kayes, il y a eu des cas de violations qui ont entraîné la mise sous mandat de dépôt de 57 personnes à travers les différentes juridictions de la localité. Nous avons donné des instructions fermes pour que ces dossiers soient instruits correctement, rapidement afin qu’une cour d’assises spéciale puisse être organisée.”

Dans le cadre de l’enquête concernant l’assassinat de Diogou Sidibé, une vingtaine de personnes, dont le chef de village qui est aussi l’imam de Lany mody ou encore l’ancien maire de la localité sont désormais en prison.

©️ Via http://maliactu.info/societe/diogou-sidibe-ou-les-esclaves-par-ascendance-au-mali

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