Points Chauds – Une opération sécuritaire visant à contrôler le statut des étrangers en Mauritanie a conduit à l’arrestation de cinq individus, dont la détention a révélé un possible trafic de documents officiels.
La police de Kaédi a ouvert une enquête pour élucider les conditions douteuses dans lesquelles ces étrangers ont obtenu des cartes d’identité nationales mauritaniennes. Selon des sources sécuritaires, l’enquête, pilotée par le directeur régional de la sécurité de Gorgol et soutenue par des commissaires venus d’autres régions, en est à ses phases préliminaires.
Les investigations pointent vers la complicité d’un ancien responsable du centre d’état civil de Kaédi et de collaborateurs au sein de l’administration. Les soupçons de fraude présumée auraient accéléré la mobilisation des autorités.
Interpellés dans un véhicule à Boki après un trajet depuis Bababé, les cinq suspects ont été transférés sous escorte renforcée à Kaédi, où ils sont toujours interrogés. Leur naturalisation, jugée irrégulière, a déclenché des instructions « urgentes » émanant des plus hauts niveaux de l’État.
Cette affaire relance le débat sur les failles administratives et les réseaux clandestins profitant des procédures de régularisation. L’enquête se poursuit pour identifier l’étendue du réseau et les responsables impliqués.
L’origine de la relation « esclave-maître » ne s’est rarement tissée par un accord volontaire et équilibré en termes de position politique et d’habillage social dans le temps et dans l’espace. Ainsi, pour corriger valablement et moralement une société à relation esclavagiste, il faut savoir bien séparer le destin organisationnel (Honneurs et Avoirs) de 2 univers (réalité maîtresse et réalité esclavagisée) au moins sur 2 à 3 générations. Et qu’une autre entité régalienne exogène notamment l’État moderne devienne la référence impartiale à tous coûte que coûte à coup de plaidoyer visionnaire et patient et d’activisme résolument réfléchi. À chaud du présent et du court terme, toute tentative de réconciliation de 2 univers en frictions, se heurtera sèchement à la résurgence inévitable des velléités de subordination sociale et politique liée à l’origine. Dans les annales de l’histoire, même les prophètes et les grands sages n’ont pas réussi à « soigner » effectivement sur un temps court les âmes évoluant collectivement dans ces 2 univers interdépendants mais foncièrement déséquilibrés. Par exemple le cas historique du grand Prophète Moussa (psl) et les enfants d’Israël sous l’asservissement en Égypte pharaonique. La Mission de libération que Dieu lui a assignée fut justement une séparation organique nettement actée entre les 2 univers (l’ordre dominant et les dominés). La grande épreuve pour un ordre social ou politique suprémaciste serait d’accepter de faire corps social égalitaire dans le matériel et l’immatériel avec les éléments subalternisés historiquement dans son environnement. Et également, les éléments dominés et relégués statutairement dans l’environnement doivent se libérer de tous les complexes d’infériorité développés et « socialisés » en eux tout au long du processus de domination dont ils furent victimes. Par ailleurs, une nécessité de reconstruction existentielle doit s’amorcer pour eux dans une nouvelle trajectoire dans le temps et dans l’espace avec une vision réfléchie et une structuration sociale innovante. Surtout ne pas reproduire les marqueurs problématiques et conflictogènes subis ailleurs dans l’ancien univers.
L’affaire dite “Niofar”, qui alimente les débats depuis quelques jours, jette un doute injustifié sur la capacité de notre pays à accueillir les investisseurs. À y regarder de plus près, il s’agit d’une société au capital modeste de 100.000 MRU, sans autre personnel que sa propre directrice, laquelle serait en situation d’irrégularité fiscale selon les premiers éléments de l’enquête.
Peut-on raisonnablement mobiliser un ministère pour une entité aussi fragile, dont la légitimité pose question ? Si elle était véritablement en règle, pourquoi tant de bruit ? Une structure saine n’a rien à craindre de la transparence ni de la justice.
Il est essentiel de ne pas confondre médiatisation et sérieux économique. Notre pays mérite mieux que des polémiques sans fondement. Car oui, il faut le rappeler : ce n’est pas l’étiquette d’investisseur qui fait l’investisseur.
Nous ne pouvons que nous réjouir de votre nomination comme, wali ( gouverneur), le responsable et représentant de l’exécutif, l’administration au niveau territorial.
Cette nomination, exceptionnelle par sa nature, une première dans l’histoire de notre région, est un motif d’espoir pour les populations du Guidimakha.
Cependant, il n’est pas question de jubiler encore; vous serez jugé sur la base de vos résultats et des actes que vous poserez.
En effet, le Guidimakha a toujours été une zone de non droit, échappant au pouvoir central, qui pour s’en débarrasser, a toujours volontairement œuvré pour en faire un territoire délaissé et livré à lui-même, à la merci et à la convoitise éhontée d’administrateurs corrompus, malhonnêtes, arrogants jusqu’ à la condescendance; et animés par le seul souci de se remplir les poches, en plumant jusqu’à l’os les pauvres populations.
Certains ont fait plus de mal que les différents commandants Blanc de l’administration coloniale, qui se sont succédé alors que ces derniers avaient une mission claire, s’inscrivant dans une logique de domination, d’impérialisme et dans un rapport de colonisateur vs colonisé.
Le paradoxe est que nos compatriotes qui ont remplacé l’homme Blanc ont failli sur tous les plans: la région est devenue une plaque tournante de la drogue, un espace de prise de décisions de justice les plus ridicules et absurdes, une partie de la république où les riches commerçants et quelques dignitaires servent de boussole à la loi : ils orientent, manipulent, valident et invalident les décisions de justice.
Dans cette contrée, la justice se sert de notre origine sociale, de votre couleur de peau, de votre coloration politique, de votre disposition à corrompre pour soit vous condamner ou vous acquitter.
Ainsi, nos fameux administrateurs ne manquent pas d’imagination; ils ont toujours réussi à monter les populations les unes contre les autres, créant les conditions favorables à des conflits interminables et insolubles entre des populations, qui ont pourtant depuis des lustres entretenu d’excellentes relations.
Pour cela, ils peuvent compter sur les intermédiaires, souvent des fils de la région transformés en courtisans, prêts à vendre leurs propres frères pour quelques pièces de monnaie ou un repas.
Approcher, forcer une amitié de façades avec les responsables de l’État ( wali, procureur, commandant de la région militaire, de la gendarmerie, de la garde , et le directeur de la sûreté régionale etc.), c’est désormais une profession, un métier lucratif pour ces individus qui participent à la mise à mort de notre région.
• Monsieur le wali
Il y a beaucoup de dossiers qui vous attendent, au premier chef la normalisation des relations entre les populations et les forces de défense et de sécurité, qui usent de leur position pour les terroriser.
La corruption à grande échelle qui gangrène tous les services déconcentrés de l’État, caractérisée par la prise en otage des représentants de l’État par les commerçants, hommes d’affaires et de pseudo dignitaires.
La justice, gros chantier à l’abandon à l’image du pays tout entier est un véritable rouleau compresseur qui broie et suce sans état d’âme les populations.
• Monsieur le wali
Votre prédécesseur, n’est certainement pas le plus mauvais des walis qui ont régné sur le Guidimakha. Seulement, lui a eu la malchance d’être emporté par un fait divers macabre et surmédiatisé grâce aux réseaux sociaux.
N’eût été les réseaux sociaux, aucune sanction ne serait prise . Ould serait encore le wali du Guidimakha. En effet , le Guidimakha n’intéresse personne. C’est une terre d’expérimentation de la terreur, des décisions de justice les plus folles, les plus puériles.
Les représentants de l’État sont investis d’une mission : terroriser, abuser et retarder, différer toutes initiatives de développement dans la région.
Grandir dans une région pareille, ne peut que façonner votre être ; ce qui n’est pas sans influence sur votre façon de voir la Mauritanie, de la comprendre et ainsi de votre appréhension politique.
Le Conseil des ministres a nommé au cours de son conclave hebdomadaire en date d’aujourd’hui mercredi 9 avril courant, Dahmane Ould Beyrouk au poste de wali du Guidimagha, succédant ainsi à Ahmed OuldMohamed Mahmoud Ould Deih, éjecté de son poste à la suite de derniers incidents survenus dans la capitale de la Wilaya Selibaby.
Ould Deih a vu ses fonctions suspendues hier par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, à la suite des récents événements survenus dans la ville de Sélibaby et relatifs à l’exhumation peu orthodoxe d’un cimetière pour musulmans du corps d’un catholique.
Ould Beyrouk occupait à sa nomination le poste de Directeur général des partis et des libertés politiques au ministère de l’Intérieur.
Il a été remplacé à son poste par le conseiller du ministre de l’Intérieur, El-Bou Ould El Vadel.
Il s’appelle Ama Ba, l’actuel dirigeant civil de l’administration municipale de Sélibaby. La capitale du Guidimagha (sud mauritanien) a connu ces derniers jours de sinistres soubresauts qui ont heurté affreusement l’opinion publique nationale et au-delà. L’affaire de la profanation en live d’une sépulture dans un cimetière local occupe toujours les conversations du public. Les images insoutenables diffusées largement sur les réseaux sociaux ont suscité sidératon et paralysie chez toutes les consciences dotées d’une humanité en veille avec moults questionnements…!
La personne dont le corps a été exhumé serait un adepte d’une petite communauté dite évangélique connue dans la ville. Les circonstances et sous-réalités de l’affaire restent à clarifier par une enquête sérieuse à diligenter par les hautes autorités étatiques. Ce qui a été annoncé dans un communiqué émanant des services présidentiels à Nouakchott, lire https://ecrit-ose.blog/2025/04/08/%e2%97%8f-mauritanie-evenements-de-selibaby-le-wali-du-guidimagha-suspendu-les-responsables-regionaux-de-la-securite-releves-de-leurs-fonctions-ami/. Une communication qui informe la suspension du gouverneur et également d’autres responsables sécuritaires ont été relevés de leurs fonctions. Une prompte réaction qu’il faut noter et saluer la pertinence et l’opportunité vu la tournure grave et scandaleuse de l’événement.
Alors, revenons aux trains qui arrivent à l’heure comme dirait l’autre. Dans cette situation aux tenants nébuleux et visiblement très mal gérée, le maire de la ville de Sélibaby, M. Ba a tenté en vain d’empêcher l’irréparable acte odieux. Dans un élément vidéo qui circule, on l’aperçoit et l’entend discuter vivement avec une partie de la foule hystérique. Le jeune élu en 2023 sous les couleurs de l’Udp, s’est distingué honorablement par ses tentatives face à un déchaînement populaire dans le cimetière. Son comportement est à louer chaleureusement et on ne se tromperait pas en avançant que s’il détenait la responsabilité effective sur les éléments policiers ou gardes aperçus dans la foule, les choses ne se seraient pas déroulées de la sorte la plus sordide. Un cadavre d’une personne déterré et traîné au sol par une foule en transe haineuse à l’encontre d’un mort. Un comportement d’intolérance qui interroge et mérite beaucoup d’analyse sociologique sur nos milieux par rapport au fait religieux ou plutôt son exploitation déraisonnée et manipulatrice. Ici, l’occasion de relever les initiatives en amont d’appel implicite à ce qui est advenu. En effet, certaines voix dites du clergé religieux local avaient appelé à manifester contre la présence de la tombe du défunt dans un cimetière musulman. Ainsi, doit-on admettre clairement que ces religieux ont contribué explicitement à envenimer les ressentiments populaires en amont et par la suite ils n’ont pas été à la hauteur logistiquement parlant pour contrôler avec responsabilité et courage le déroulé des événements. Leur responsabilité directe ou indirecte devrait être élucidée dans l’enquête et qu’ils répondent en toute transparence sur leur rôle tenu en coulisses. Ils sont loin d’être clean dans cette histoire troublante qui va impacter négativement l’image de notre capitale régionale voire celle de la région.
Encore, nous tenons à saluer les efforts louables consentis par le maire M. Ba qui s’est retrouvé malheureusement débordé et esseulé. Bravo à lui.
Suite aux événements survenus ces derniers jours dans la ville de Sélibaby, Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a ordonné au ministre de la Défense nationale, des Retraités et des Enfants de Martyrs, au ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, ainsi qu’aux chefs d’état-major des structures de sécurité nationale, de diligenter une enquête approfondie sur les circonstances de l’incident.
Sur la base des résultats de cette enquête, les décisions suivantes ont été prises :
Suspension des fonctions du wali du Guidimagha.
En outre, le directeur régional de la Sûreté Nationale, le commandant de la Compagnie Régionale de la Gendarmerie Nationale et le commandant du Groupement Régional de la Garde Nationale de la wilaya du Guidimagha ont été relevés de leurs fonctions.
Dans une intervention publique composée de 8 notes vocales, ce mardi 8 avril 2025, l’ancien candidat aux présidentielles en Mauritanie brosse avec beaucoup de détails la substance politique de l’actualité et ses positions concernant le dialogue en gestation. Il est revenu sur son passif relationnel avec l’actuel locataire du palais ocre, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, lors de son premier quinquennat (2019 à 2024). Le candidat de la Coalition antisystème reconnaît avoir été berné par les premiers signaux du Raïs pour régler et normaliser l’atmosphère politique notamment la reconnaissance des partis politiques sans exclusive. M. Dah Abeid explique que d’autres tentatives de dialogue ont échoué parce que des pans du pouvoir ne sont pas disposés à une véritable normalisation de l’arène politique. Il a fait référence au pacte républicain entre le système et les partis politiques ufp et rfd qui n’a pas eu d’effet avant la présidentielle de 2024. Par la suite, il réitère que l’actuelle gestation pour un dialogue politique nécessite des préalables clairs (traitement du dossier des tueries, problématiques liées au passif humanitaire, la question des langues, l’esclavage et ses corollaires, les garanties du système démocratique…) pour son camp politique qui sont loin d’être envisagés du côté du pouvoir. Ainsi, selon lui, ses partenaires politiques et ses militants n’iront pas à un dialogue de faire-valoir sans prise en compte globale de grandes et lourdes thématiques de la vie nationale. Par ailleurs, il se dit résolu ainsi que ses partisans à mener l’engagement face aux provocations ourdies par des officines à la solde du système en place. Il demande plus de vigilance et de résilience pour résister et patienter jusqu’à la victoire de la vérité au bout du bout.
Il est tentant, face à la violence symbolique ou physique, de désigner des coupables, de tracer des lignes, de dire : ceux-là ne sont pas nous. Ceux qui ont déterré un corps parce qu’il ne partageait pas notre foi, ceux qui refusent qu’un ancien esclave repose aux côtés de leurs ancêtres, on aimerait les mettre à distance, les tenir à l’écart. Mais ils sont des nôtres. Ils sont nés du même sol, parlent nos langues, prient dans nos mosquées. Ils sont le produit d’un imaginaire que nous partageons, partiellement ou totalement, que nous partageons quand même.
C’est là que commence le malaise. Car si nous refusons de les regarder en face, nous refusons aussi de nous interroger sur ce que notre société accepte, transmet, tolère en silence. Une société ne se construit pas uniquement par ses lois ou ses institutions. Elle se tisse, jour après jour, dans le tissu vivant des relations. Or quand la relation à l’autre est fondée sur la peur, le mépris ou la hiérarchie, elle prépare le terrain à toutes les exclusions.
Ce qui est inquiétant aujourd’hui, ce n’est pas seulement le rejet de l’autre. C’est la manière dont ce rejet devient la norme, et la nuance, une faiblesse. On ne veut plus comprendre, on veut trancher. Il faut que tout soit pur, net, sans mélange. Cette exigence de pureté n’est pas spirituelle, elle est sociale, idéologique. Elle ouvre la voie à tous les fanatismes.
Mais une société vivante est une société qui accepte la complexité. Elle reconnaît que l’autre, par sa différence, m’enseigne quelque chose de moi. Elle comprend que la relation — qu’elle soit de filiation, de voisinage, d’humanité tout simplement — est ce qui nous fonde. Lorsque nous la brisons, lorsque nous décidons que certains ne méritent pas la terre commune, c’est le lien même de notre communauté humaine que nous affaiblissons.
Alors peut-être faut-il cesser de chercher qui est à blâmer, et commencer à regarder comment nous éduquons, comment nous transmettons, comment nous choisissons — ou pas — de dialoguer. Car le fanatique ne naît pas tout seul. Il est souvent le fruit d’un silence, d’une peur, d’une indifférence partagée, d’une compréhension erronée des textes, d’une éducation…
Ceux qui déterrent, ceux qui refusent une sépulture commune, sont des nôtres. Et c’est justement pour cela que notre responsabilité est engagée. Non pas pour les condamner, mais pour ne pas leur ressembler.
Il serait adepte du christianisme selon diverses sources diffusées sur les réseaux sociaux. Ce jour 7 avril 2025, la capitale régionale du Guidimagha a été l’endroit d’un spectacle odieux et scandaleux humainement. L’élément vidéo https://www.facebook.com/share/v/1BPcyWgE4b/ comme d’autres, circule en boucle sur les plateformes RS notamment whatsapp montrant la destruction d’une tombe et l’exhumation expresse d’un corps enveloppé dans un sac et traîné comme simple bois mort.
D’après différentes sources, le monsieur d’origine malienne dit-on et coiffeur de métier, porterait le prénom « Souleymane » et aurait été victime d’un accident de moto ces derniers temps. Décédé, lors de son enterrement, un proche à lui aurait déclaré qu’il n’était pas musulman et la grogne polémiste prenait de l’intensité populaire dans la ville sur la présence de sa tombe dans un cimetière musulman. Et les appels pour manifester contre cette présence ont mené à cette exhibition macabre et inhumaine par une foule hystérique visiblement enragée.
Les autorités régionales auraient dû prendre les choses sous contrôle et régler avec dignité et responsabilité cette affaire d’une certaine sensibilité.
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