COMMUNE DE DAFORT : LES ENGAGEMENTS DU CANDIDAT DU PARTI RAVAH

《■COMMUNE DE DAFORT : ÉLECTIONS MUNICIPALES 2018

Le candidat du Parti RAVAH s’engage :

~Une fois élu, j’organiserai une grande rencontre de concertation entre ttes les forces vives de la commune pour revitaliser la vie communale dans la transparence (Gestion administrative et financière)

~J’entreprendrai des démarches soutenues auprès de la direction régionale de l’éducation nationale (DREN), afin que la qualité du système éducatif soit promue davantage dans ttes les écoles de la commune.

~ J’apporterai mon soutien aux coopératives féminines et au tissu socio économique local.

~ Je ferai des campagnes ponctuelles de sensibilisation auprès de la jeunesse contre l’utilisation des produits nuisibles et déviants, et pour la proposition des activités culturelles saines.

DAFORT 24/8/18

Le candidat du Parti RAVAH Bakary Ousmane DIALLO dit Samba Sidi Diallo》

Source crédit : le candidat RAVAH

Sport /Foot : Selibaby, champion Tournoi L’EED 2018 en France.

Ce samedi 18 Août 2018, l’équipe de Selibaby a remporté la coupe du tournoi l’EED face à l’équipe de DAFORT par le score 2 buts à 1. Très entreprenante dès l’entame de match, l’équipe de la capitale régionale du Guidimagha mauritanien, est sacrée pour la première fois dans cette compétition estivale organisée annuellement par l’ONG L’EED depuis 2015. Les tenants du titre, les « Diables Rouges » de DAFORT ont vu leur rêve d’un doublé inédit s’évaporer au final . Selon une source fiable, une cérémonie officielle de remise de récompenses sera organisée le 8 septembre 2018 lors d’une soirée culturelle de gala L’EED à Aubervilliers.

Nos vives félicitations aux vainqueurs Selibabiens, les coachs Bouba Camara et Boubou Ndiaye dit Thale’s et leurs joueurs.

Encore mention spéciale d’encouragements aux organisateurs du tournoi et pour leurs activités dévouées dans divers projets notamment L’ÉDUCATION.

Ici dessous notre bref photoReportage tiré de quelques sources présentes lors de l’événement de la finale à la Courneuve :

Rapport réalisé par KS sur la base d’informations recueillies via diverses sources.

Flash info : Un militant abolitionniste aux arrêts en Mauritanie.

Le doyen abolitionniste et antiesclavagiste dans les milieux soninkés, Diadie Bambi Coulibaly a été convoqué hier (17-8-18) par la brigade anti drogue et mis aux arrêts dans une prison de Nouakchott. Pour rappel, cet engagé de longue date contre l’esclavagisme statutaire dans la communauté soninkée, subit un acharnement aux origines nébuleuses depuis quelques temps. Aujourd’hui plus que jamais, l’éveil d’émancipation des descendants d’anciens esclaves chez les soninkés, est sur une voie imparable malgré les intimidations, les calomnieuses et les manipulations de tout poil.

Nous suivons cette affaire de très près.

Nous demandons sa libération et une clarification définitive sur son cas très troublant.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

Crédit source : Milieux abolitionnistes en Mauritanie.

Mauritanie : Lettre de Biram Dah Abeid, prison civile de Nouakchott.

De la cécité du maître à la prescience de l’esclave.

■Récit d’une manipulation de dilettante

Abstract : Entre les militaires de mon pays et moi subsiste un mécompte séculaire, que nous peinons, ensemble, à apurer ; de notre laborieuse insolvabilité à deux, découlent des épanchements de bile et des déglutitions de rancœurs, d’une régularité plus ou moins mesurable. Leur vaine rébellion contre le temps me conforte et procure de la pitié : gardiens d’une citadelle promise à la ruine, ils s’obstinent, cependant, à la croire inexpugnable. Or, parmi eux, à découvert, sans jamais agir à leur insu, je m’assume fossoyeur de cette bâtisse hideuse que maintient debout et désaltère le sang de mes ancêtres. Chaque jour, j’arrache une brique de l’édifice et défait ainsi un pan de mur ; mieux, désormais, je ne suis solitaire à l’ouvrage.

■Au début

L’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (Ira –Mauritanie), organisation de défense des droits humains et de lutte contre la persistance de l’esclavage et du racisme, est interdite depuis sa naissance en 2008. Son président-que je suis-et plusieurs autres cadres dirigeants, dont Coumba Dada Kane, Balla Touré, Ousmane Lo entre autres, ont été démis de leurs fonctions en lien avec l’Etat et persécutés dans les activités privées qui leur assurent le pain. Dès sa naissance en 2013, la branche politique du mouvement d’émancipation des noirs et de jonction avec les justes parmi les concitoyens arabo-berbères est frappée d’illégalité, par simple communiqué du ministère de l’intérieur.

En 2014, je me porte candidat à la magistrature, avec le handicap de l’impréparation et quelque défaut de moyens. Malgré la fraude en amont, le bourrage des urnes sans vergogne et le tripatouillage massif des résultats, je m’impose second, face au candidat des tribus, de l’oligarchie militaire, de l’obscurantisme religieux, des milieux affairistes, de l’ethnicité et de l’histoire en déclin, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Sa campagne, dotée de plus de 5 milliards d’ouguiya, lui assurait l’instrument de la victoire, en sus des militaires, du personnel et de la machine administrative de l’Etat. Dépourvu des avantages comparatifs, je bénéficiais, cependant, de l’espoir et de l’enthousiasme parmi la jeunesse d’ascendance subsaharienne, que le trop plein de misère et de frustration déterminait au changement. Une fraction éclairée au sein de l’élite maure m’apportait un appui davantage qualitatif et bien moins de suffrages. A mes réunions, se pressaient, se bousculaient surtout, beaucoup de hratin, poullarophones, soninké, wolofs et bambaras.

A ce moment, Mohamed Abdel Aziz, mon concurrent pourtant largement favori, panique et incline aux procédés comminatoires, en violation des règles de la bienséance et des usages de la chevalerie ; il me fait parvenir un message de menace, par l’intermédiaire d’une tierce personne dont je ne dévoile l’identité pour l’instant : « tu vas rectifier tout de suite ton discours séditieux dont tu as usé pendant la campagne, sinon nous allons prendre nos dispositions et sévir à l’avenir. » L’ultimatum ne comportait de terme précis dans le temps.

Sans hésiter, je réponds, avec la fougue et la véhémence que suscite le sentiment de l’honneur bafoué, « je persiste et signe dans mes propos ! Qui es-tu pour dicter la ligne de mon discours ?»

A son investiture, après une victoire dont je contestais le score, l’inélégance et les expédients douteux, Mohamed Ould Abdel Aziz laissait entendre la résolution à éradiquer l’Ira – Mauritanie. Cinq jours avant mon arrestation à Rosso, en novembre 2014, une personnalité proche du susdit me remet en garde : « tu es visé, tu risques un long séjour en prison » ; selon mon interlocuteur, « si tu restes libre jusqu’en 2019, tu risques de multiplier ton aura et ta capacité de mobilisation ; fais attention ». La suite n’infirmait ses avertissements.

■Tomber, se relever

Hélas pas seul je dus subir 18 mois de prison, sans motif plaidable dans une démocratie et recouvrais la liberté pour des raisons tout autant inexpliquées.

Libéré en 2016, je récoltais un bain de foule, d’une taille inaccoutumée ; la presse acquise à l’ordre établi s’inquiéta du nombre, de la compacité et de la joie en partage. Aussi, sans tarder, juste un mois après pareille apothéose, une série d’arrestations de ses cadres, décapitait l’association non-reconnue ; s’ensuivaient la torture durant la détention préventive et de lourdes peines de réclusion, avant leur allègement grâce aux pressions diplomatiques et à l’intérieur du pays. Néanmoins, la main lourde des services de sécurité favorise, parfois orchestre, des départs tonitruants de transfuges et des défections malveillantes, toutes fragilités mise en scène pour occasionner, dans nos rangs, le maximum d’acrimonie, de doute, bref nous démobiliser.

En janvier 2017 je me résolus à rompre un long séjour à l’étranger et regagnais le sol de la Mauritanie sous haute surveillance ; les rassemblements du mouvement essuient de violentes attaques par les forces de sécurité, la tension avec le pouvoir évolue en dent de scie. Ira se bat et s’illustre avec les forces de la coalition G8, contre le référendum puis seule face à la cherté de la vie.

L’aile politique d’Ira – en l’occurrence le Rag – cherche le partenariat avec un parti autorisé, pour pouvoir participer aux élections municipales, législatives et régionales ; certains, approchés, par nos soins prudents, ont tergiversé, louvoyé, pesé de la poussière de détail, avant de se résoudre, quasiment, à un identique agenouillement : ils disaient redouter la réaction de Mohamed Ould Abdel Aziz, le principal détracteur de la dynamique de libération des noirs en Mauritanie et de leur jonction avec les justes parmi les maures.

Alors, que l’espoir d’une collaboration fructueuse s’éloignait, le parti Sawab franchit le rubicon et rejoint l’alliance de la coalition qui soutient ma candidature au scrutin présidentiel de 2019. Dès l’annonce de la date de signature de cet accord au 31 mai 2018, le ministre de l’intérieur interdit l’évènement ; par la suite, après conciliabules avec la direction de Sawab, les autorités lèvent la mesure mais agitent des menaces, notamment sur les lèvres du porte parole du gouvernement, d’ailleurs expert en propos de faible discernement et d’une teneur toujours à l’avenant.

■Le piège

Le 31 mai 2018 à la maison des jeunes de Nouakchott, l’enceinte débordait d’un public de circonstance où se retrouvaient quelques observateurs, curieux d’assister à une telle alliance, entre descendants d’esclaves, noirs victimes de l’exclusion et de l’impunité et des nationalistes arabes d’inspiration baassiste.

A la fin de la cérémonie les journalistes se ruent vers moi ; je ne les reconnais tous. L’un d’eux, en particulier, me marque, de près ; avec l’insistance habituelle des gens du métier et leur désir légitime de s’exonérer des mauvaises pratiques qui en ébrèchent la réputation, il se prétend « indépendant » et précise travailler pour plusieurs chaines de télévisions arabes ; elles lui auraient commandé une émission avec moi, au sujet de l’accord politique que nous venions de conclure.

Evidemment, je fais signe au Comité de la paix (sécurité d’IRA) de lui ouvrir le chemin, lui fixe un rendez-vous ; depuis, les témoins nombreux en attestent, il n’a presque plus quitté mon domicile ; son attitude ayant dérogé à la moins rigoureuse des déontologies, je me vis dans l’obligation de lui rappeler qu’il n’a pas le droit d’enregistrer les conversations et les échanges, en dehors de l’interview convenue. Il obtempère et explique avoir seulement besoin des images de la famille, des amis et promet de ne pas user des voix de fond, ni du son des conversations courantes. Plusieurs proches et amis de Ira assistaient à l’expression de ses assurances. Après deux semaines du séjour de l’individu chez moi, je quitte Nouakchott en direction des Etats unis d’Amérique.

■Le déclenchement

Alors, en mon absence, Deddah Abdallah poste, sur Youtube, un montage vidéo exactement à charge, de la même veine que ceux produits, envers Ira, par les services des renseignements mauritaniens ; les ficelles de la fabrication, les séquences de montage, les arguments de diabolisation, les omissions, les recollages tendancieux recyclent les classiques de la communication anti-insurrectionnelle, en particulier les contre-mesures psychologiques, aux fins d’accentuer la rupture, dans l’opinion, entre la cible et ses partisans. Bref, il fallait me présenter sous un jour de répulsion, afin d’accorder, au discrédit recherché, les garanties de vraisemblance et de durée. Mohamed Ould Abdel Aziz, en principe constitutionnel, ne pourrait briguer un 3ème mandat en 2019. Ses zélateurs et lui cherchaient à me briser, d’abord. Ce que la télévision publique n’avait pu réussir à l’occasion de ses vidéos de propagande lors de mon arrestation à Rosso, Deddah Abdallah, dûment commis à cet office, s’en acquitta avec plus de fortune.

La voix du journaleux m’accablait de maintes épithètes, point d’une exquise flatterie. J’y apparaissais, sous les traits détestables de l’intrigant prétentieux, orgueilleux, corrompu, vendeur de sa cause aux ennemis de la Mauritanie et de l’Islam, haineux, revanchard, singulièrement jouisseur de luxe et de facilité. Bref, j’alliais ainsi les qualités irréconciliables, du révolutionnaire illuminé et du satrape cynique. Bien entendu, le reportage accorde la parole à mes contempteurs habituels, parmi les compagnons de lutte en rupture de ban mais, aussi, les politiciens de l’extrême droite arabo-berbère. A aucun moment, mon entrevue de plus d’une heure avec Deddah Abdellah, ne sera exploitée dans le document posté sur Youtube et Facebook.

La polémique déferla sur les réseaux sociaux et en dépit de mes instances réitérées, l’auteur refusait encore de retirer la vidéo diffamatoire, que jalonnaient des propos tenus, hors cadre, dans ma maison. L’auteur, l’on s’en souvient, s’était engagé à respecter cette part de débat privé avec les militants.

■Sous la machination, le rouage

Oui, très en colère et dépourvu de recours, je demandais, aux militants, de répondre aux insultes celui qui a dérogé à son rôle de journaliste pour s’ériger en insulteur publique malgré notre hospitalité et nos cœurs ouverts. Ultime provocation après la diffusion de son travail de sape, il vint au logis, en mon absence, dans l’espoir de se faire lyncher par les jeunes mais il ne récolta que l’indifférence. Dès lors, il décida de se répandre en calomnies, partout ; au prétexte de défendre la liberté de la presse soi-disant compromise par nous, les chaînes locales de radio et de télévision lui offraient une tribune à titre gracieux et consentaient la connivence d’une corporation indignée.

La plupart ignorent la mesquinerie du calcul en dessous de tant d’acharnement et de laborieuse menterie : le système d’hégémonie ethno-tribal en délitement, ne saurait souffrir l’entrée, au Parlement, de Biram Dah Abeid et de ses compagnons, tels Adama Sy veuve du sergent Oumar Gadio tué dans le cadre de l’épuration raciale de 1991 et dont l’Assemblée nationale, deux années plus tard, amnistiait les meurtriers ; oui, comment accepter l’élection de Haby Rabah, esclave libérée par Biram Dah Abeid et Aminetou Mint Moctar en 2008 ; comment tolérer qu’elle affrontât les tenants du déni et de l’occultation !!!!

■Le deux poids, deux mesures

A propos des griefs d’incitation à la violence et au meurtre, certains segments de la société mais également des soutiens et proches du pouvoir, s’y livrent impunément: Pendant l’incinération des livres esclavagistes que je menais en avril 2012, Mohamed Ould Abdel Aziz et son entourage m’ont souhaité la peine capitale ; ils parrainaient et encourageaient des manifestations de rue, avec des banderoles et pancartes exigeant ma mise à mort. Les Ouléma, hauts fonctionnaires et ministres prônaient mon élimination physique, au nom de la Charia. L’actuel ministre des affaires islamique le formulait dans un message audible sur Youtube ; à l’époque, il occupait le poste de chargé de mission auprès du département éponyme. De nos jours comme avant, beaucoup de pages facebook des colonnes de sites électroniques, les demandes quelquefois détaillées de me tuer ou d’exécuter les militants des droits humains relèvent de la banalité en République islamique de Mauritanie. Les plaintes de plusieurs victimes demeurent sans suite.

A titre d’exemple, tous se souviennent d’un plateau de télévision fameux où le salafiste et extrémiste violent Yehdhih Dahi annonçait le vœu de supprimer Biram Dah Abeid et Aminetou Mint Moctar, leader de l’Association des femmes chefs de famille (Afcf). Un entrepreneur, proche du pouvoir et des milieux de l’extrémisme religieux, mettait en gage de 10 000 euros, la tête de Mohamed Cheikh Mkhaitir, le blogueur toujours détenu, malgré le dépassement de sa peine de deux ans d’emprisonnement. Et la Mauritanie, membre du G5 Sahel, arbore son entrain à combattre le terrorisme…..

Un poète proche du pouvoir Douh Ould Begnougue déclamait, en public, son intention de tuer les ambassadeurs occidentaux et exposer leurs corps aux fourmis s’ils poursuivaient leur solidarité avec Mohamed Cheikh Mkhaitir accusé de blasphème.

Selon Sidi Ould Dahi un ex sénateur, interrogé lors d’une émission politique de la chaîne Alwataniya, l’ex dictateur Maawiya avait bien agi, en exécutant une tentative de génocide qui se soldait, sur trois ans, par la déportation, l’expropriation et l’assassinat collectif de centaines de noirs mauritaniens.

La justice, jusque-là, ne s’est inquiétée de tels dérapages en dépit de vives protestations de la part de courants influents de la société civile.

■Et maintenant, que faire ?

En comparaison, Deddah Abdellah joue ouvertement le rôle d’un agent provocateur, guère d’un journaliste consciencieux. Le propos, en vertu duquel le magistrat m’incrimine, date de la dernière semaine du mois de juin ; donc pourquoi l’arrestation n’intervient que le 7 août, veille de la validation des candidatures ?

Oui, l’on me prépare un procès politique, dans la droite ligne des enseignements du passé, lorsqu’une tyrannie décatie refuse les outrages du temps et se croit de jeunesse perpétuelle. J’aborde la vieille ingrate avec l’aplomb et l’insolence de ma certitude en la toute puissance de l’opprimé, quand sonne l’heure de sa libération.

Biram Dah Abeid

Prison centrale, de Nouakchott, le 15/08/2018

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Détention arbitraire de deux journalistes mauritaniens

Deux journalistes mauritaniens sont détenus dans le Commissariat Spécial de la Police Judiciaire (CSPJ) de Nouakchott depuis mercredi 8 août 2018. Babacar Baye Ndiaye, rédacteur en chef du site Cridem, et Mahmoudi Ould Saibout, directeur du site Taqadoum, ont été arrêtés dans la rue par des éléments de la police en civil. Cette arrestation intervient suite à une plainte déposée par un avocat mauritanien résidant en France, connu pour être l’homme-lige du régime.
Le harcèlement de professionnels de la presse et particulièrement en période électorale accentue les tensions et exacerbe les sensibilités, ce qui ne sert en rien le climat d’émulation devant prévaloir dans des conditions normales souhaitées par tous. Au lieu de quoi, l’ambiance est rendue délétère, faisant peser une chape de plomb, qui n’est pas sans rappeler les réflexes autoritaires des régimes d’exception.
IRA – Mauritanie, attachée à la liberté d’information et d’expression :

– Dénonce l’arrestation de journalistes, qui prouve que la justice en Mauritanie est instrumentalisée par le régime contre toute voix discordante,

– Se renforce dans sa conviction que la persécution de journalistes n’est qu’un aspect de la campagne visant toutes les forces vives de l’opposition radicale, tel que le président Biram Dah Abeid particulièrement visé pour étouffer cet extraordinaire élan de sympathie populaire dont il bénéficie,

– Et enfin, exige la libération immédiate et sans conditions des journalistes Babacar Baye Ndiaye et Mahmoudi Ould Saibout encore détenus au CSPJ.

Nouakchott 15/08/2018
La commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Le grand complot

Une fois de plus les autorités mauritaniennes sévissent contre IRA – Mauritanie. Après avoir trainé les pieds et avoir gardé le président Biram Dah Abeid pendant 6 jours, elles se sont décidées, le lundi 13 août 2018, à le déférer auprès du procureur. Après audition par le procureur, il a été confié au juge d’instruction auprès du tribunal régional de Nouakchott Sud. Il ressort clairement de la démarche qu’il s’agit bien d’un complot ourdi contre IRA – Mauritanie et son président ; un complot que seuls les dupes n’en voient pas les objectifs. Il s’agit surtout de soustraire Biram Dah Abeid de la campagne électorale qui s’annonce. Ce sera un grand manque à la campagne mais qui ne l’empêchera pas de se dérouler selon les plans et directives mis en place par le Directoire national de campagne.
La mobilisation actuelle des militantes et militants doit être maintenue et soutenue. Le défi de l’heure est grand : il faudra gagner les échéances électorales en vue.
En effet, IRA – Mauritanie prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur la banalité des chefs d’inculpations retenus contre le président et fait savoir que par un passé récent, des menaces de tous genres ont été proférés contre des leaders d’opinion mais aucun procureur n’a jamais fait bouger le moindre petit doigt. Mieux, certains ont tiré à balles réelles sur des individus rendus infirmes à vie alors que les auteurs n’ont jamais été inquiétés.
Les partis politiques, la société civile et les personnes éprises de paix doivent prendre leur responsabilité et être conscients du danger : cette injustice dont est victime le président Biram Dah Abeid, IRA – Mauritanie et le parti Sawab, pourrait bien les menacer dans un avenir proche.
Nous lançons un appel urgent à la communauté internationale, organismes et organisations gouvernementales et non gouvernementales pour qu’ils dénoncent ce régime dictatorial qui refuse tout jeu démocratique partisan et écarte tout celui qui le gêne, foulant du pied toutes les normes démocratiques.

Nouakchott le 14/08/2018
La commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Déclaration : La Mouvance d’éveil citoyen GANBANAAXU FEDDE

Déclaration : La Mouvance d’éveil citoyen GANBANAAXU FEDDE

■ Échéances politiques en Mauritanie 2018 – 2019

Les entités associatives et partenaires qui composent GANBANAAXUN FEDDE*, fidèles à leur ligne apolitique et d’expression revendicative dans la société civile, tiennent à ce communiqué de RAPPEL et de CLARIFICATION à l’endroit de la communauté nationale mauritanienne et en particulier au personnel politique engagé dans les différents scrutins à venir.
Ainsi basant sur nos principes fondamentaux d’éveil citoyen et de conscientisation sociale pacifique , nous déclarons solennellement :

☆ Demander aux Hommes/Femmes politiques issus de toutes les obédiences et sans particularisme d’ordre racial ou communautaire, la prise en compte sérieuse dans leurs engagements programmatiques, l’avènement d’un ordre JUSTE et CITOYEN dans la gestion des affaires publiques.

☆ Compter sur les différents candidats en lice et les masses populaires progressistes pour une franche et forte mobilisation citoyenne autour des thématiques axées sur la cohésion sociale en dehors de vieux schémas communautaristes qui ont tant balkanisé le peuple mauritanien.

☆ Porter une attention particulière aux programmes proposés par les différents postulants plutôt que leurs patronymes ou leur extraction sociale ou raciale d’origine.

☆ Inciter toutes les forces vives notamment la jeunesse consciente et progressiste à être à l’avant-garde d’une expression citoyenne libre, responsable et soucieuse de l’intérêt général face aux multiples pressions de milieux réactionnaires et clientélistes qui paralysent et freinent tout développement humain, social et économique.

☆ Pour finir, dénoncer les discours tendancieux qui essaient sournoisement de salir l’éveil d’émancipation des descendants d’anciens esclaves dans la communauté soninkée.

*Mouvement civique et pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkés

Nouakchott, 14 Août 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

TOURNOI FOOT L’EED 2018: LA FINALE S’ANNONCE POUR LE 18/08/18!

Notre BLOG a assisté aux 2 matchs de demi-finales ce dimanche 12 Août 2018 à la Courneuve. Le premier match opposant Selibaby à l’équipe de Diogountoro, s’est terminé aux tirs au but après 1 – 1 à l’issue du temps réglementaire avec la victoire de l’équipe de la capitale régionale du Guidimagha mauritanien. La deuxième demi-finale très attendue entre Dafort tenant du titre et l’équipe de Diaguilly, championne de l’édition 2015, a été gagnée par les « Diables Rouges » de DAFORT par le score de 2 – 1 dans un match relativement mouvementé.

Ainsi la finale de ce tournoi estival devenu une activité conviviale de l’ONG l’EED, opposera DAFORT à SELIBABY le 18 Août 2018.

■ci-après le dernier communiqué Facebook du président de l’EED Waly Diawara :

《La finale du Tournoi se deroule le samedi 18 Août 2018 au Parc des Sports de la Courneuve 51 Avenue Roger Salengro – 93120 La Courneuve.
C’est avec une immense joie que nous vous accueillerons à cette occasion. Nous comptons sur votre présence à partir de 12h pour la cérémonie de clôture. Ensemble, nous allons fêter la compétition de la solidarité et du developpement avant la journée culturelle du 08 septembre 2018

》

☆☆☆BELLE FINALE À TOUS☆☆☆

Notre bref photoReportage du 12/08/18

le président l’EED Waly Diawara

GANBANAAXUN IDÉAL: une COM du président Gaye TRAORÉ.

Une intervention explicative du président d’ARMEPES-FRANCE, une association partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Mr Gaye TRAORÉ est l’initiateur ce forum-Mouvement d’éveil citoyen, humaniste, pacifique et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

Il revient sur certains points clés d’une proposition de réformes pour la communauté soninkée.

Crédit source: Réseaux GANBANAAXU FEDDE

Lettre de Biram Dah Abeid depuis sa cellule

Chers frères et sœurs de la coalition de Sawab et parti Rag /IRA

Militants et militantes d’IRA à l’intérieur et à l’extérieur, chers compatriotes
Je vous informe que la couardise de Mohamed Ould Abdel Aziz et de son pouvoir ne lui a pas permis de me laisser me présenter librement aux futures élections municipales, législatives et régionales. C’est pourquoi il a procédé à mon arrestation sur la base de l’échafaudage d’un plan fondé sur la malveillance, le mensonge et la mauvaise foi supervisé par la police politique depuis la salle où a été organisé le partenariat entre les ailes politiques de Sawab et IRA . Etant sûr que je ne serai pas présent avec vous au cours de cette importante bataille électorale de l’histoire de nos combats et de tous ceux des libres de Mauritanie, je n’ai aucun doute que vous allez gérer ce choc comme d’habitude et que vous allez administrer à ce régime qui torture, qui divise et qui appauvrit le peuple une défaite électorale sans précédent. Pour cela, je vous exhorte à vous concentrer sur la bataille électorale et ses exigences sans vous consacrer à rien d’autre comme les manifestations réclamant ma libération qui ne constitue pas pour le moment une priorité.
Sachez que ce régime et son président psychopathe s’est affolé à cause des données suivantes :
1. L’intégration entre le parti Sawab et le Rag issu d’IRA dans une coalition qui soutient Biram Dah Abeid à la présidentielle et qui constitue un rapprochement et une concrétisation d’unité entre des communautés et ethnies nationales représente un danger sur la stratégie de Mohamed Ould Abdel Aziz et son pouvoir fondé sur la division et l’exacerbation des tensions communautaires.
2. L’accès d’une ancienne esclave et d’une veuve qui a perdu son mari dans les assassinats de 90/91 et le risque d’entrée au parlement de grands leaders d’IRA et de Sawab pour défendre une nouvelle vision basée sur la lutte contre les injustices historiques et imposer le changement voire la fin du pouvoir autocratique afin d’arrêter le saccage des ressources nationales par les voleurs et les prédateurs du régime.
3. Le chef du régime Mohamed Ould Abdel Aziz ne supporte pas l’élection de Biram Ould Dah Abeid au parlement pour que celui-ci ne bénéficie pas de l’immunité parlementaire. Mais je lui rappelle que mon immunité est d’Allah le Tout Puissant et Miséricordieux.
Enfin, j’appelle toutes les forces vives politiques, civiles, démocratiques et des droits de l’homme à être vigilantes et de dresser des jonctions et des passerelles qui permettent de raffermir leur unité et leur alliance dans ce combat face à ce régime destructeur et injuste. Tout comme j’adresse un appel solennel aux partenaires de la Mauritanie (ONGs non gouvernementales et gouvernementales, gouvernements, Etats et autres) de mobiliser des mécanismes de supervision pour assurer que ces élections soient justes et transparentes pour qu’elles constituent le début de la libération des Mauritaniens, de leur démocratie prise en otage et de leur justice inféodée et apprivoisée.
J’ai parlé du dossier fabriqué qui est la première réaction officielle sur le partenariat entre IRA et Sawab. Mais aussi une réaction officielle à la candidature de Biram Dah Abeid et certains de ses amis comme l’esclave Haby Mint Rabah et la veuve Adama Sy à des postes électifs qui leur permettent d’entrer au parlement. J’ai décidé de ne prononcer aucun mot ni aux juges ni aux instructeurs puisque l’expérience de cinq arrestations m’ont appris l’unitilité de cela pour des magistrats aux ordres du chef d’une autorité qu’ils suivent dans ses directives d’arrêter ou de libérer selon sa volonté.

Nouakchott le 09/08/2018
Biram Dah Abeid depuis sa cellule

Source crédit: Réseaux IRA-MAURITANIE