● Communiqué sur le rétablissement de Ousmane Sonko sur les listes électorales. | Par l’avocat Ciré Clédor Ly

Le tribunal de Ziguinchor, tribunal du lieu d’inscription de Ousmane Sonko sur les listes électorales, avait été saisi d’un recours en contestation de la Radiation arbitraire du principal opposant du parti politique au pouvoir depuis 12 ans. Et,conformément à la loi, il a rendu sa décision dans des conditions très difficiles ,dans un climat délétère, ponctué de manque de respect et de considération de l’institution judiciaire. Tous ces manquement étant du seul fait du pouvoir exécutif et de ses agents.

En effet, les agents de l’État ont d’abord perturbé l’audience après les premières plaidoiries des Avocats de Monsieur Ousmane Sonko, pour suggérer au juge de se déporter, au seul motif qu’ils venaient de recevoir l’information selon laquelle il aurait un frère qui serait conseillé municipal à la mairie de Ziguinchor, une institution dirigée par Monsieur Ousmane Sonko.

Malgré que le juge leur ait demandé de se conformer à la loi pour engager la procédure s’ils voulaient le récuser, l’agent judiciaire de l’État et les Avocats de Adji Raby Sarr que l’État du Sénégal avait engagé, ont continué à divertir un moment la salle, avant de laisser continuer les plaidoiries.

Après 13 heures de plaidoiries, à 22 heures, l’agent judiciaire de l’État a de nouveau interrompu intempestivement les plaidoiries, pour remettre au juge un papier griffonné de sa main et informer le magistrat, que l’État du Sénégal venait de déposer auprès du Président de la Cour d’Appel de Ziguinchor, une demande de récusation le concernant. Bluff ou vérité ? Le juge le renvoya de nouveau dans les cordes et continua son audience; puisque la procédure n’avait toujours pas été suivie par l’État qui est habitué au forcing et aux violations des règles de procédures.

Et le sommet de la terreur d’État a été franchi lorsque l’électricité a disparu, subitement, du tribunal, plongeant tout le monde dans le noir. C’est à cet instant que le juge a ordonné la clôture des débats et a annoncé qu’il se retirait, pour délibérer, et revenir rendre sa décision. Et c’est à la lumière d’une lampe torche, puisque l’électricité a été coupée, que le juge a été contraint de travailler pour rédiger sa décision qui a mis K.O tous les artisans de la déconstruction de l’État de droit et du système démocratique ; fruits de longues luttes et de conquêtes du peuple sénégalais.

Le tribunal a statué sur sa propre compétence qui est celle du lieu d’inscription sur les listes électorales et le lieu de vote de l’électeur du requérant, Ousmane Sonko. Il a déclaré nulle la radiation de Monsieur Ousmane Sonko des listes électorales et ordonné son rétablissement ce qui devrait avoir effet immédiat. Avec les pratiques déloyales de L’État du Sénégal, l’égalité des chances dans la compétition électorale majeure de février 2024 est déjà violée puisque les parrainages ont démarré depuis le 29 septembre 2023.
Avec cette décision, le ministère de l’intérieur devra ordonner la remise immédiate et sans délai, des fiches de parrainage à Monsieur Ousmane Sonko.

Les sénégalais et la communauté internationale, témoins de la décision rendue par un juge qui n’est soumis qu’à l’autorité de la loi et qui a donné un sens et un contenu à l’indépendance et à l’impartialité de la magistrature, attendent de voir le comportement de l’État du Sénégal face à ce verdict. Qu’il est laborieux de vouloir persévérer dans l’illégalité et le banditisme d’État pour tenter d’asservir tous les juges et tout un peuple, désormais, rebelle et allergique à ses dirigeants en fin de règne.

Madame Marième DIOP GUÈYE magistrat à la Cour Suprême et Sibasy Faye juge au tribunal d’instance de ziguinchor sont désormais entrés dans l’histoire du Sénégal.Ils ont pris rang et place à côté des grands hommes qui dans leur vie n’ont servi que la loi et ont bien rempli leur existence.

Ciré Clédor Ly
Membre du collectif de La Défense de Monsieur Ousmane Sonko

● Notre Blog à la soutenance de notre compatriote Cheikh Tijani Gueye | À Paris – Nanterre

Mercredi 11 octobre 2023 à l’Université Paris – Nanterre, vers 14H15 les riches échanges ont commencé par le mot introductif de la directrice de Thèse, Mme Soazick Kerneis.

L’intitulé de la thèse est : Le Processus inabouti de l’Abolitionnisme en Mauritanie. Inventaire des droits humains à travers le Droit et l’Histoire.

Notre frère et compatriote a, avec un calme de référence, brossé les circonstances et le fond sommaire de ses travaux aujourd’hui exposés publiquement à l’appréciation du jury. Par la suite, les échanges avec les membres de ce dernier, ont été l’occasion d’une brillante communication de l’impétrant sur sa production universitaire reunie durant ses recherches. Très informative et exploratrice selon les dires de certains membres du jury, la thématique de la thèse suscite un grand intérêt socio politico-juridique. Un travail « très intelligent et courageux » comme l’a remarqué un membre du Jury, fait un pertinent décryptage sourcé sur les problématiques identitaires et politiques, et l’histoire de l’engagement abolitionniste liées à la l’ensemble communautaire haratine de Mauritanie.

Après l’exposé et les recommandations d’usage du jury, le public est demandé à se retirer. Au retour, la délibération acte et valide la qualité de Docteur à notre compatriote. Ici je tiens à lui renouveler mes fraternelles et amicales félicitations. Lui souhaitant une excellente continuation dans ses projets professionnels. C’est encore l’expression de la riche substance intellectuelle mauritanienne notamment de la diaspora qui fait honneur par ce louable apport académique.

Ci-dessous quelques photos lors de l’événement comme vous y étiez :

KS pour le BLOG

● Mauritanie – Dafort | Le centre d’état civil réouvert !

Au Guidimagha (Sud mauritanien), le centre d’état civil de la commune de Dafort a repris ses activités pour les citoyens ce jour 10 octobre 2023. Le bâtiment qui abritait les services avait été fermé de nombreuses années durant, et les citoyens subissaient beaucoup de tracasseries entre Ould yengé (chef-lieu départemental) et Selibaby pour leurs démarches. Ce qui a été très coûteux et épuisant pour les populations. À l’époque la fermeture s’était passée dans une totale incompréhension.


Ainsi cette réouverture est une bonne nouvelle correspondant à la dernière ligne droite vers la deadline annoncée dans la dernière circulaire ministérielle concernant la clôture de l’enrôlement biométrique des cas non enregistrés lors de recensements précédents (1998…).

D’après nos sources auprès de la mairie, la mise en place actuelle est à titre provisoire et l’espoir est permis pour un maintien définitif dans le futur par une ouverture officielle. Pour rappel la commune de Dafort composée de près d’une vingtaine de localités, est parmi les communes les plus peuplées du Guidimagha.

KS pour le BLOG

● Communiqué de presse Hommage à la présidente Fatimata Mbaye – [IRA-Mauritanie]

Initiative de Résurgence Abolitionniste(IRA)

Communiqué de presse
Hommage à la présidente Fatimata Mbaye

Initiative de Résurgence Abolitionniste (IRA) se félicite et félicite les organisations et activistes des droits de l’Homme en Mauritanie à l’occasion de la nomination de la présidente Fatimata Mbaye à l’occasion de sa nomination par le secrétaire général des Nations-Unies comme membre du Conseil d’administration du fonds des contributions volontaires des Nations-Unies sur les formes contemporaines d’esclavage. IRA souhaite beaucoup de succès à maître Fatimata Mbaye, défenseuse déterminée, pleine de constance et d’abnégation contre des différentes et multiples violations des droits et dignité de personnes en Mauritanie. La présidente de l’AMDH (Association Mauritanienne des Droits de l’Homme) a été non sans courage et désintéressement total, avec toutes les victimes dont les nombreuses vagues de détenus d’opinion parmi les rangs de l’ONG IRA au fil des années.
Nous remercions vivement les différentes instances des Nations-Unies dont le secrétaire général, de cette reconnaissance très largement méritée.

Nouakchott, 10 octobre 2023

La commission de la communication

● Flash info | L’avocate mauritanienne Fatimata Mbaye nommée dans une instance onusienne sur l’esclavage

L’information est parue ce 9 octobre 2023 dans la page Facebook UN Human rights – Mauritanie https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=703348801827093&id=100064559387578 . La célèbre avocate mauritanienne très avisée sur les questions liées à l’esclavage et ses manifestations, Maître Fatimata Mbaye est nommée par le SG des Nations unies « comme membre du conseil d’administration du fonds des contributions volontaires sur les formes contemporaines d’esclavage » selon la teneur de la publication.

Une promotion bien méritée pour une pertinente et constante porte-voix des causes justes en Mauritanie. Elle est largement félicitée par la sphère 2.0 de l’opinion publique mauritanienne pour cette nomination.

Nous lui souhaitons un très bon mandat avec plein de succès dans ses missions dédiées.

Ci-dessous l’intégralité du post Facebook : « Félicitations à Maître Fatimata Mbaye pour sa nomination par le Secrétaire General des Nations Unie comme membre du conseil d’administration du fonds des contributions volontaires des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage. Son mandat de trois ans a débuté le premier octobre 2023. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ses fonctions et ce role très important.

Grâce à ses subventions accordées aux organisations de la société civile, le Fonds permet à des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants victimes de l’esclavage dans le monde de bénéficier entre autres d’une assistance humanitaire, psychologique, sociale, juridique, médicale et financière. »

KS pour le BLOG

● Lettre au Président de la République : l’école que nous voulons | Par le professeur Sneiba Mohamed

Lettre au Président de la République : l’école que nous voulons

Monsieur le Président,

Cette lettre particulière vous est adressée comme contribution d’un vieux professeur, à cinq ans de la retraite, à ce vaste chantier de réforme du système éducatif national que vous avez cité parmi vos priorités. Il ne s’agit pas de « leçons » à donner ni même de propositions à considérer mais tout simplement d’une réflexion à partir de faits vécus constituant les vrais problèmes d’une école prise en otage par une poignée de cadres qui l’exploitent (je n’exagère pas) comme le ferait les triades chinoises ou les cartels colombiens ou mexicains.


Monsieur le Président,
Il ne sert à rien de penser à la meilleure réforme possible et de désigner le meilleur profil (ministre) pour la mettre en œuvre si vous ne commencez pas par « dégager » (le mot n’est pas fort) cette mafia qui infeste le département depuis des décennies. Imaginez, monsieur le Président, qu’il y a des (ir)responsables en poste depuis 20 ans !. Des « intouchables » qui, grâce à la protection dont ils jouissent – jouissaient- en très haut lieu, agissent selon leur bon vouloir. Ils nomment, dénomment, « vendent » des mutations, « libèrent » certains pour aller exercer d’autres activités parallèles (à Noughta Sakhina ou dans les écoles privées) ou même partir tenter dame fortune à l’étranger !!!
Certes, il y a de bons cadres qui accomplissent leurs missions suivant les règles de l’art, qui maintiennent le département en survie, mais ils se comptent sur les doigts d’une seule main. Ils sont l’exception qui confirme la règle, comme on dit.
Pensez, Monsieur le Président, que parce que j’ai cette propension à dire et à écrire contre les maux qui gangrènent notre société, on m’avait demandé de retourner enseigner, alors que je n’ai été muté au Cabinet qu’après vingt ans de classe passés à l’intérieur (lycée de Boghé, 7 ans), lycée d’Aleg (3 ans) et Nouakchott (Lycée national 6 ans). Et que, quelques mois plus tard, des nominations de complaisance étaient venues encombrer les administrations du ministère devenant ainsi une sorte « d’asile » pour désœuvrés !


Monsieur le Président,
L’éducation est l’un des secteurs sensibles, qui réagit systématiquement à toute injustice. Je vous donne encore un exemple.
Au Ministère, il n’est pas étonnant de voir beaucoup de ceux qui ont réussi leur examen de sortie avec toutes les difficultés du monde, occuper les plus grands postes de responsabilité. Dans l’une des filières, le dernier de la promotion a été le premier nommé au poste d’inspecteur, à la manière de la méthode lifo (last in, first on). Le dernier venu, premier servi. Le premier de la même promotion ne montera en grade que beaucoup plus tard. Comprenez, Monsieur le Président, que beaucoup, comme moi, peuvent avoir ce raisonnement : puisqu’on prend par le bas, versons dans la médiocrité !!!


Monsieur le Président,
Tout le monde s’accorde à dire que vous avez mis un soin particulier à vous entourer d’une équipe de choc : un Premier ministre et des ministres qui ont de la compétence à revendre, un ministre chargé du cabinet du président de la République dont la qualité première doit être la confiance que vous lui accordez (ce qui est le cas)… Le même soin accordé au choix des ministres doit s’appliquer aux différents niveaux de l’administration, scolaire notamment : chargés de mission, conseillers, directeurs centraux, chefs d’établissements (lycées, collèges, écoles fondamentales), chefs de services, chefs de division, car tout le monde sait que l’entourage d’un ministre de l’éducation joue les premiers rôles dans la mise en œuvre d’une réforme ou…sa mise au placard.


Monsieur le Président,
L’administration ne doit pas être sous le joug de la tribu ou de la région. Dans le ministère que je connais le mieux (l’éducation), c’est ce Mal qui ronge notre système éducatif depuis des décennies. Le ministre doit avoir comme priorité des priorités de s’assurer que les directions, les services et autres administrations scolaires ont les ressources humaines capables de leur insuffler une nouvelle vie. Le désencombrement est une opération de « salubrité » qui doit constituer la première mesure à prendre. Mais il faut également penser, Monsieur le Président, à ces milliers de soldats qui sont sur le terrain des opérations. Plusieurs d’entre eux n’ont pas choisi, d’eux-mêmes, la profession ; ils ont été contraints et forcés par le chômage endémique.
Pour améliorer le rendement de l’école, il faut que le métier d’enseignant nourrisse son homme. Ce qui a été entrepris au niveau de la Justice, comme bonification des salaires, et qui est également d’usage dans certains départements « privilégiés », comme les Finances, l’Economie et les Affaires étrangères, doit profiter à ces enseignants pour qu’ils puissent se donner à la tâche en se sentant à l’abri du besoin. Si cette condition sine qua non est réalisée, on peut alors penser, en toute logique, à l’application du principe de la récompense et de la sanction.

Monsieur le Président,

Une école à deux vitesses est le fruit de ces injustices que je viens d’énumérer. Parce que la qualité de l’école publique laisse à désirer, les parents d’élèves se voient contraints d’instruire leurs enfants dans ces écoles-boutiques qui foisonnent à Nouakchott mais qui commencent aussi à essaimer dans les grandes villes. Parce que son salaire ne lui permet pas de « tenir » deux semaines, voire une, l’enseignant est obligé de chercher le « complément » dans ce privé qui fonctionne, injustement, avec un personnel formé par et pour l’Etat ! Je reviens pour dire que seule l’amélioration des conditions de vie de l’enseignant et le suivi régulier de son rendement permettront de sauver l’école publique et d’arriver, avec l’engagement pris par vous, monsieur le Président, à cette école républicaine que nous voulons.

PS : Sur cette photo de 1995, je suis avec M. Ba Mohamed Daha, alors DG du lycée de Boghé. J’enseignais alors les classes de TAB et m’inspirais beaucoup des cours qu’il m’a dispensés en classe de terminale lettres, en 84.



Sneiba Mohamed, professeur

• Source en lien https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10223298894796776&id=1117230689

● Mauritanie : Une Cndh au service de l’arbitraire | IRA-Mauritanie

Initiative de Résurgence Abolitionniste (IRA)

Mauritanie : Une Cndh au service de l’arbitraire

Note d’information, 8 octobre 2023

A la faveur d’un communiqué publié, le 6 octobre courant, la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) en Mauritanie affirme avoir rendu visite, au captif Youba Siby ould El Ghoth, de nationalité sénégalaise ; enlevé à Dakar par des policiers de l’Etat dont il est ressortissant, il fut enchaîné et remis, à leurs homologues mauritaniens, le 15 septembre 2023 ; séquestré, à Nouakchott, sous la responsabilité de la Direction générale de la sûreté nationale (Dgsn), il se retrouve désormais poursuivi en justice, au motif de propos de dénonciation de l’esclavage et du racisme, dans son pays d’origine. A en croire la Cndh qui prétend lui porter assistance au titre d’une « d’une mission conjointe avec le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme, le 03/10/2023 », Youba Siby se porte bien, ne se plaint d’aucun mauvais traitement « y compris durant son transfert » mais n’a pu voir sa famille et ne dispose pas d’un avocat ; les auteurs de l’annonce promettent de régler les deux défauts susmentionnés.
La réaction de la Cndh, porte-voix officieux (et quelquefois officiel) des autorités en charge de la répression, appelle une batterie de commentaires factuels, aux fins de rétablir la vérité :
1. Du 15 septembre au 3 octobre 2023, Youba sera « cuisiné » selon le jargon local des tortionnaires, à l’intérieur des cachots de la sûreté ; il n’usera du droit – comme le prévoit la loi dès le début de sa captivité – aux visites des siens, de son conseil ou d’un médecin. Durant la période de l’isolement et jusqu’aujourd’hui, nul ne sait quelles avanies il subissait. La présomption de torture et de harcèlement moral se justifie, ici, par le caractère systémique de l’impunité et des violences policières en Mauritanie. Malgré un riche passif en matière de torture et d’homicide volontaire, aucun agent du maintien de l’ordre ni des forces armées et de sécurité n’a jamais été jugé au grief de commission de sévices contre des personnes désarmés. Les commissariats de police de la Mauritanie comptent parmi les lieux les plus dangereux en Afrique, surtout aux dépens d’un justiciable, étranger ou citoyen d’extraction subsaharienne. A cet égard, les « bavures » de 2023 (Souvi Jibril Soumaré 9 février et Oumar Diop 28 mai) témoignent d’une réalité structurelle à laquelle les pouvoirs publics opposent, toujours, le déni, l’intimidation des témoins et la fraude sur les actes de médecine légale.
2. A la suite du communiqué tendancieux, un militant de l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira) a pu approcher le détenu, le même jour mais en présence imposée du Secrétaire général de la Cndh. Devant ce dernier, Youba Siby trahissait des signes de trouble et n’osait le regarder en face. Il avait perdu de sa verve et ne tarissait d’éloges quant au comportement de ses geôliers mauritaniens, non sans accabler la police du Sénégal. Ainsi s’explique, après des semaines d’insistance, le refus d’autoriser, l’Ira, à le rencontrer. Il fallait d’abord ramollir la volonté de la victime et briser sa virulence habituelle avant de la rendre « présentable » ; cette méthode de conditionnement, fort connue, constitue l’un des automatismes de la coercition légale en Mauritanie. Elle remonte à l’ère du Comité militaire de salut national (Cmsn) avant de se banaliser durant la phase civile de la dictature du Colonel Ould Sid’Ahmed Taya (1992-2005).
3. L’implication du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme procède d’une identique inclination à manipuler les partenaires extérieurs, souvent acteurs, en toute bonne foi, de leur propre ingénuité : quand la gentillesse, l’exotisme et les cadeaux ne suffisent à endormir la vigilance de l’allié ou de l’hôte, la machinerie de la triche se charge de la relève. Combien de visiteurs bilatéraux, de diplomates accrédités et de touristes n’ont-ils pas été ainsi exposés au mensonge d’Etat ! C’est, ici, l’occasion de les mettre en garde, encore une fois. La république islamique de la tromperie ne cessera de leur servir le réchauffé perpétuel d’un narratif rapiécé à force d’outrance, de cachotteries, de poussière sous le tapis, de cadavres dans le placard et de laborieuses esquives. La Cndh reste l’artisan principal de cette industrie de l’évitement. Son accréditation au système des Nations unies pose, à présent, un sérieux problème de crédibilité à l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (Ganhri).
4. D’ici l’échéance du rendez-vous imprévisible où le désir d’équité balaiera les paravents du faux en Mauritanie, Youba Siby croupit, en pleine incertitude, entre les mains des faussaires. Ils l’ont brisé. Sa condition de paria requiert un secours d’urgence.

Commission Communication

● Au nom de la langue arabe : Menaces, ton de mépris, rien n’est épargné à la mission onusienne du Groupe CEDAW [Fr.Taqadoumy.mr]

Au cours de sa conférence de presse aujourd’hui, vendredi, à Nouakchott, le groupe d’expertes des Nations Unies en charge des discriminations contre les femmes (CEDEF/CEDAW) a subi les foudres d’arabophones extrémistes.

Jusque-là réservées aux nationaux, fussent-ils ministres, députés, écrivains, poètes, universitaires ou intellectuels, voilà que les arabophones chauvins s’en prennent à une mission étrangère, donc hôte du pays, et onusienne, ce qui fait craindre un incident diplomatique.

Ayant à peine prononcé le premier mot en langue française, la cheffe de la mission, Miskilane Giset Tishan, est prise à partie par des arabisants, manifestement horripilés par l’usage de la langue française.

« Rien que l’arabe, sinon je vais jeter les micros loin et ils n’ont qu’à amener la police. Ce pays est [un pays] arabe. C’est quoi ce mépris? »

Enhardis par la vague de francophobie qui sévit chez les pays voisins (Maroc, Algérie, Mali) et en Afrique de l’ouest, les arabisants de Mauritanie affichent désormais leur haine du français.

Menaces, ton de mépris, défis à la loi, aux symboles de l’État (la police), non-respect des règles de bienséance vis-à-vis d’hôtes de la Mauritanie, recrudescence du conflit linguistique (lui-même suppôt de son parallèle social)… Autant de facteurs qui augurent d’une crise profonde, celle d’une Mauritanie autarcique vivant dans le passé et coupée du monde.

Par Med Yahya Abdel Wedoud
Fr.Taqadoumy.mr

● Source média https://fr.taqadoumy.mr/policy/actualite-de-mauritanie/au-nom-de-la-langue-arabe-menaces-ton-de-mepris-rien-nest-epargne-a-la-mission-onusienne-du-groupe-cedaw/?fbclid=IwAR3g3bG943AuQ9Xzx8d9CMp9z3CMYRIZAuV3IiVqiscRuR1ZGJDJNq7tQMw

● Mauritanie : controverse autour d’un projet de loi contre les violences faites aux femmes

RFI Afrique – Ce lundi 2 octobre à Nouakchott, plusieurs citoyens, imams et prédicateurs ont profité de la rentrée parlementaire pour manifester devant le Parlement contre le projet de loi Karama, relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Selon les détracteurs du projet, les versions du texte qu’ils auraient lu seraient contraires à l’islam, ce que réfute le gouvernement. L’objectif pour cette centaine de manifestants est d’empêcher que le projet de loi relatif « à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles » ne soit pas présenté au Parlement.

Selon eux, les dernières versions du texte seraient trop inspirées des valeurs occidentales et contraire aux principes de la charia : « J’ai vu quelques articles, c’est contre notre religion, c’est contre le Coran », assure un manifestant.

« La femme ne peut pas partir n’importe quand et n’importe où sans la permission de son mari et pour la fille de son père. C’est dangereux, nous refusons cette loi », pense un autre. « Cette loi ne se concentre que sur les rapports entre la femme et sa famille. Elle devrait se concentrer plutôt sur les dangers extérieurs », déclare un troisième manifestant.

Un texte soumis à l’examen d’institutions religieuses

Face à la polémique, le porte-parole du gouvernement a tenu à préciser mercredi 27 septembre que le nouveau projet de loi Karama, toujours en cours d’examen, était à dissocier de l’ancien projet de loi basé sur le « genre » rejeté en 2018. Il a ajouté que ce nouveau texte respectait la charia et avait été soumis pour avis à de nombreuses institutions, notamment religieuses comme le Conseil national de la Fatwa.

Une déclaration que confirme Sektou, présidente de l’ONG Amane, spécialisée pour les droits des femmes, qui a aussi pu soumettre ses observations. Selon elle, le projet de loi a bien été remanié dans l’ensemble et doit être adopté d’urgence. « Il y a des imperfections, mais la protection est là avec 10 articles de moins, affirme Sektou. Plus appropriés pour protéger les femmes, plus attentif aussi à ce que disaient les parlementaires que ça faisait du désordre dans les familles. Depuis le confinement, il y a eu beaucoup d’actes de violences, de viol, parfois suivi de meurtre. L’essentiel, c’est qu’une loi soit là. »

Le projet de loi Karama est actuellement entre les mains du gouvernement puis devrait être soumis au vote du parlement dans les prochaines semaines.

Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil

• Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768866&fbclid=IwAR3NFxo0NjN8tDIPPqrut0Aw_TAp2WKlaKPj9h7KIxw4HHn8rVm4MWSWfkY

● La rédaction de Cridem félicite son journaliste Babacar BAYE NDIAYE pour son prix Cultura

EN BREF | Cridem – La rédaction de Cridem félicite son journaliste Babacar BAYE NDIAYE sélectionné, ce mardi 3 octobre, par le commissariat général du Prix Cultura, pour recevoir un Prix d’Honneur pour son exceptionnel engagement dans la promotion de la culture.

« Nous sommes ravis de vous annoncer que vous avez été sélectionné pour recevoir un prix d’Honneur pour votre exceptionnel engagement dans la promotion de la culture. Votre dévouement inlassable à la cause de la culture a eu un impact significatif et inspirant. Votre travail a été reconnu non seulement par notre comité de sélection, mais également par la communauté artistique et culturelle dans son ensemble », indique M. Tanguy Blais, Commissaire Général du Prix Cultura, dans un courrier .

« Ce grand Prix d’Honneur est le reflet de notre plus profonde admiration pour votre contribution inestimable à la promotion de la culture », a ajouté M. Tanguy Blais.

« C’est une victoire pour la Mauritanie dont le travail de l’un de ses fils a été reconnu. J’exprime ma reconnaissance au comité de sélection qui a pensé à ma personne ainsi qu’à Kane Limam dit Monza, fondateur d’Assalamalekoum Festival, pour son travail de lobbying», a réagi Babacar BAYE NDIAYE qui anime la rubrique « Culture » sur Cridem depuis 2010.

Babacar BAYE NDIAYE est également webmaster de Cridem depuis 2014.

La cérémonie de remise des prix Cultura aura lieu le 11 novembre 2023 à l’hôtel Azalaï (Abidjan).

La rédaction de Cridem

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768892