● Présidentielle 2024 : « les mauritaniens aspirent à un changement systémique », déclare Samba Thiam (FPC)

Le Calame – Les forces patriotiques du changement (FPC), parti non reconnu par les autorités mauritaniennes a officialisé son soutien au candidat, à la présidentielle de juin prochain, M. Biram Dah Abdeid. La cérémonie s’est déroulée, ce mardi midi au siège dudit parti, à Sebkha.

Dans un mot qu’il a prononcé à cette occasion, en présence du candidat, le président des FPC, M. Samba Thiam, après s’être réjoui de la présence de Biram Dah Abeid, du président du parti RAG, M. Oumar Ould Yaly, de leurs militants et sympathisants aux côtés de ceux des FPC, a expliqué que le choix de son parti découle d’une réflexion longuement murie, basée sur des critères de légitimité et de popularité du candidat Biram.

« La Mauritanie est à un tournant historique, les mauritaniens aspirent à un changement systémique et seul le candidat Biram incarne ce changement », dira M. Thiam qui a ensuite indiqué que la décision de son parti a été difficile mais qu’elle demeure juste. « Aucune décision ne peut faire l’unanimité dans une organisation politique ou autre, celle des FPC n’a pas échappé à la règle, mais, la direction du parti a ainsi décidé et assume son choix », selon lui.

Poursuivant son propos, Samba Thiam a tenu à rappeler que le compagnonnage des FPC et de Biram date de 2011, mais que pour des pesanteurs et réticences de tous les côtés et obstacles du pouvoir, il n’a pas pu se concrétiser ; « cette alliance s’impose dans la mesure où les deux partis combattent contre un même système qui marginalise les négro-mauritaniens et les Haratines », a déclaré le président des FPC qui reconnaît qu’il y a « chez des arabo-berbères des hommes honnêtes, patriotes et des victimes de la pauvreté mais qu’ils profitent tous du système en place. »

A la question de savoir pourquoi, les FPC ne soutiennent pas le candidat de l’AJD/MR, le président Thiam explique que « la politique n’est pas une question de sentiment ou d’émotion, que les FPC sont conscients que sans une alliance avec les partis anti système ou avec ceux qui aspirent au changement du-système, on ne réussira pas à débarrasser la Mauritanie des généraux qui usent et abusent du pouvoir depuis des décennies. »

Intervenant à son tour, le candidat Biram s’est félicité du soutien des FPC, il a salué la jonction des victimes du système qui régente le pays et dit espérer qu’elle va créer une dynamique et conduire les autres partis de l’opposition à rejoindre sa candidature. Pour Biram, sa candidature reste la seule capable de sortir le pays de l’impasse actuelle, de le débarrasser des injustices, de l’esclavage et de la pauvreté.

Répondant à la une question relative aux parrainages et aux obstacles dénoncés par les autres prétendants à la présidentielle lors d’une conférence de presse, tenue le 4 mai et à laquelle il était absent, le candidat Biram explique que « les entraves de l’administration sont réelles mais qu’il reste optimiste pour dépasser cette étape, dans le cas échéant, nous aviserons ».

Il a ensuite justifié son absence à ladite conférence de presse pour protester contre l’action de sape des amis de l’ancien président Aziz qui tentent de saborder le travail de la CVE qui avait permis de créer une dynamique visant à fédérer les différents prétendants autour d’un candidat unique.

« Nous ne nous battons pas contre Ghazwani pour réinstaller Ould Abdel Aziz et inversement ; nous avons un autre objectif, à savoir, sortir la Mauritanie des injustices, de l’exclusion et de la pauvreté », dira-t-il. Biram n’exclut pas une reprise rapide de la dynamique mise en place par les prétendants de l’opposition à la présidentielle.

Relativement à une autre peau de banane sur son chemin, suite à une plainte portée contre lui par le président de l’UFP et qui a conduit à la levée de son immunité parlementaire, le candidat Biram affirme que quelqu’un qui mène le combat qu’il mène ne peut pas flancher, « il doit rester debout et fort, je suis dans cette posture », a-t-il conclu.

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● Le ministre de la Défense : « le Mali a entamé la mise en place d’un plan destiné à éviter tout débordement à l’intérieur des frontières mauritaniennes »

Saharamédias – Le ministre mauritanien de la défense, Hanena Ould Sidi, a déclaré que les autorités maliennes ont mis en place des plans solides pour éviter toute nouvelle intrusion en territoire mauritanien.

Ould Hanena s’exprimait lors d’une visite dans des villages relevant des moughatas d’Adel Begrou et Bassiknou, situées à la frontière avec la République du Mali en compagnie du ministre de l’Intérieur.

Le ministre a rappelé que les relations mauritano-maliennes ont été édifiées par des générations dans des circonstances difficiles et ont été préservées depuis longtemps.

Il a indiqué que le président mauritanien a envoyé une lettre à son homologue malien relative à la sécurisation des citoyens mauritaniens sur le territoire malien tout comme les citoyens maliens en Mauritanie.

Il a souligné que l’Etat du Mali connait des troubles sécuritaires récurrents, d’où la nécessité de la prudence et l’éloignement des zones de conflit, réaffirmant cependant que les forces armées mauritaniennes sont capables de préserver l’intégrité territoriale du pays et de protéger les citoyens et leurs biens promptement et efficacement.

Les unités militaires mauritaniennes sur la bande frontalière seront renforcées dans un proche avenir, a-t-il ajouté, notant qu’elles sont prêtes et disposées à défendre les citoyens et leurs biens sur le territoire territorial.

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🔴Remous frontaliers Mauritanie 🇲🇷/Mali 🇲🇱 | Sur TikTok, arrogance et haine mal placées de certains utilisateurs !

Il faut le rappeler d’emblée, un voisinage paisible entre 2 pays partageant un tracé frontalier de plus de 2 mille kilomètres est une louable situation à sauvegarder et consolider impérativement par/pour les 2 parties. Les rivages de cette frontière sont habités par quasiment les mêmes groupes sociolinguistiques (par exemple pour les soninkés dans la région de kayes accolée au Guidimagha mauritanien…). Lors de l’embargo Cédéao contre le pouvoir malien, la Mauritanie s’est clairement positionnée en gardant intacts ses liens politiques et commerciaux sans aucune influence extérieure, à lire davantage https://futureafrique.net/node/17113. Les données politiques et sécuritaires du Mali sont marquées par d’innombrables turbulences (rébellions, terrorisme, coups d’État…) depuis plus d’une décennie, et un pays qui y est très proche territorialement comme le nôtre ne peut aucunement se réjouir d’une telle instabilité étatique tout près. Ainsi dire, les derniers remous frontaliers du flanc Est doivent être traités avec responsabilité  et retenue de part et d’autre par les autorités respectives. Ce qui semble être le cas ces derniers temps avec une navette croisée des hauts représentants étatiques mauritaniens et maliens pour discuter et clarifier selon les bonnes pratiques diplomatiques entre peuples frères.
Notre modeste plaidoyer par ce billet s’inscrit dans cette donne . Par conséquent, toutes les provocations belliqueuses porteuses d’une sinistre dose haineuse qui est distillée par certains hâbleurs dans les réseaux sociaux, sont à dénoncer vigoureusement. Ces dernières heures, j’ai été brièvement témoin d’un Live TikTok autour d’un débat titré sous ces mots « Mauritanie, dernier bastion de l’esclavage », et en voulant contribuer avec mes réserves sur l’hystérie discursive à sens unique de certains intervenants (maliens principalement selon la teneur de leurs dires..  et soninkés pour certains), la mission m’a été rude. Certains propos fourre-tout indexant la Mauritanie sur la problématique de l’esclavage ont été d’une orientation malhonnêtement exagérée et gravement biaisée. Sans relativisme aucun, ils entendent racialiser la problématique de l’esclavage, en substance pour certains « des arabes seraient (ultra-minoritaire) les méchants esclavagistes sur la majorité composée des populations noires ». Et que les pouvoirs publics ne feraient rien pour changer cette situation, et en essayant de leur expliquer que la problématique est trans-communautaire comme au Mali (en citant des affaires liées à la question dans la région de Kayes, notamment dans la communauté soninké), j’ai été assailli par leurs excitations acerbes. Pour eux, le débat concerne la Mauritanie, et je serais hors sujet par mon angle d’intervention. J’ai pu répondre dans un brouhaha que la Mauritanie a des lois contre l’esclavage et que la pratique du phénomène est relevée comme un crime contre l’humanité. En précisant que l’application de l’arsenal juridique en vigueur n’est pas encore effective. J’espérais continuer en vain pour notifier qu’au Mali une loi anti-esclavagiste proprement dite est en souffrance depuis de nombreuses années.
En sourdine, il est évident qu’ils sont motivés par une vision raciale voire raciste par rapport aux événements frontaliers entre les 2 pays. À mon sens, Il s’y prennent abusivement par ce biais bien manipulable et manipulé. Notre pays traîne des problématiques politiques liées à la gouvernance et à la cohabitation entre les composantes nationales, mais en faire une exploitation simpliste par un mélange haineux de ce genre, est inacceptable. Toutes proportions gardées, les chroniques secousses politico sécuritaires du Nord Mali ne peuvent être mis au crédit d’une nuisibilité qui viendrait du territoire mauritanien. Toute la Mauritanie politique et sociale n’a pas à être stigmatisée par une fâcheuse et bouffonne imposture analytique.

Que nos hautes autorités (maliennes et mauritaniennes) retrouvent la voi(e)x de la sagesse et de la sérénité afin d’éviter tout débordement conflictuel qui ne ferait que des perdants à coup sûr.

Vive LA PAIX!

KS pour le BLOG


📷 photo 2 avec un militant abolitionniste malien de l’ONG Temedt rencontré à Bamako en octobre 2021.

● Le ministre de l’Intérieur appelle les Mauritaniens à éviter d’entrer au Mali

Taqadomy – Ce dimanche, le Ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Mohamed Lemine, a appelé les Mauritaniens à éviter d’être présents à l’heure actuelle sur le territoire malien, « compte tenu de la situation sécuritaire que connaît le pays. »

Ould Mohamed Lemine a déclaré lors d’une rencontre avec les habitants d’Adel Bagrou que la Mauritanie n’a aucun problème avec le Mali, rappelant que la Mauritanie a ouvert ses frontières pendant la période du siège infligé par la CEDEAO aux autorités de transition après le coup d’Etat.

Il a affirmé aux habitants que, « depuis l’indépendance, la coutume administrative de part et d’autre ne jugeait pas nécessaire la démarcation des frontières. Si bien qu’il y a des villages mauritaniens en territoire malien et vice versa. Et cela ne posait pas de problème », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que l’Etat du Mali connaît une transformation sécuritaire et un manque de stabilité. « Le Mali reste un voisin et les relations historiques doivent être préservées », notant que la sécurité du citoyen dans son espace territorial est du ressort de l’Etat. Mais, lorsqu’il se trouve dans autre État, alors sa sécurité dépend de cet État », selon ses termes.

Il a souligné que le niveau des mesures à prendre ne peut être une intervention sécuritaire ou militaire dans un pays voisin, rappelant la voie diplomatique empruntée par la Mauritanie tout au long de la crise.

Il a dit que, dans son entretien avec le Président de la transition au Mali le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a assuré Assimi Goïta de la présence de milliers de Maliens en toute sécurité en Mauritanie et lui a demandé d’assurer la sécurité des Mauritaniens au Mali.

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur se sont rendus dans la région frontalière entre la Mauritanie et le Mali pour rencontrer des citoyens, après que des membres de l’armée malienne et de « Wagner » ont envahi et attaqué des villages habités par des Mauritaniens.

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● L’éditorial OndeInfo | Épargnez-nous une guerre contre le voisin malien

Ça fait plus de quatre décennies que la Mauritanie sortait d’une guerre.
La Guerre du Sahara des années 70- 80, le premier conflit armé auquel la Mauritanie s’est engagée au lendemain de son accession à l’indépendance, le 28 novembre 1960.
Du moins, une guerre que nos Autorités d’alors nous ont fait faire et subir sans nous consulter. C’était la guerre des Autorités des entités contre les deux peuples : mauritanien et sahraoui unis par la terre, le sang, la religion etc.

Une guerre pour rien qui a décimé notre vaillante armée multiethnique et professionnelle, une armée-nation; et dont les derniers survivants ont été exécutés ou poussés à l’exil par une autre guerre, plus subtile fabriquée depuis les laboratoires étrangers des États Arabes du Golfe : pudiquement appelé, les événements de 90.

La guerre contre le Polisario, cette foutue guerre, elle cache encore beaucoup de zones d’ombre. On n’en sait peu de ce conflit.
Des morts dont on parle peu, des patriotes envoyés à la mort pour défendre une cause absurde.
Cette guerre, qui porte certainement la signature des origines lointaines des tristes événements de 89, 90 et 91 aura fragilisé, fragmenté l’armée nationale, promu des hommes par défaut en lieu et place des plus méritants tombés sur le champ de bataille. Elle aura dès lors donné des idées à certains rescapés : la cruauté, le racisme, l’hybris du pouvoir qui s’est traduit par la quête du pouvoir politique : le coup d’État de 1978.

Guerre contre le voisin du Nord, du Sud et maintenant ça menace à l’Est.

Alors que la Mauritanie se remet difficilement des conséquences de la guerre du Sahara, et celles avortées contre le Sénégal, transformée en une chasse contre les populations Noires de Mauritanie, à jamais traumatisée, voilà que les autorités tiennent depuis quelques temps des propos va-t- en- guerre contre le voisin malien, déjà empêtré dans la nébuleuse terroriste et au bord de la partition.

Cette guerre est à éviter pour l’histoire d’autant plus que le président Ould Ghazouani assure en ce moment, la présidence de l’Union Africaine.

Le temps des guerres avec nos voisins doit être révolu. Nous sommes à une époque où la diplomatie est une arme redoutable plus efficace que toutes armes de destruction massive.
Le Mali a besoin d’être soutenu dans cette épreuve difficile qu’il traverse pour recouvrer sa souveraineté.
Que dit l’islam du voisinage ?
Pensez aux liens historiques, linguistiques, culturels, familiaux, aux brassages et échanges multiformes entre la Mauritanie et le Mali.
Une fois encore ne nous faites pas embarquer dans l’inconnu. Si l’on connaît toujours quand est-ce qu’ un conflit commence, il est presque impossible de prévoir sa fin et son dénouement ?

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ». Paul Valéry
« La guerre, certains la décident et d’autres la subissent ».
Taha-Hassine FERHAT

A y réfléchir !

Seyré SIDIBE

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● Frontière Mali: Gouverneur Hodh El Charghi : «La Mauritanie est prête à répondre à toute attaque ou provocation…»

Senalioune – Les violations par l’armée malienne et le Groupe Wagner des frontières terrestres mauritaniennes à l’est du pays continuent de susciter à la fois désapprobation et inquiétude parmi les Mauritaniens, sur fond d’exigences pour mettre fin à toutes les provocations auxquelles les citoyens sont exposés.

La Mauritanie a annoncé la formation de comités pour rendre compte des pertes survenues suite aux récentes transgressions de Wagner et de l’armée malienne contre les villages de l’est du pays, a fait savoir par la voix du gouverneur de la Wilaya du Hodh El Chargui, Islam Ould Sidi.

Il a souligné que la Mauritanie est capable de protéger ses frontières et ses citoyens, et qu’elle est prête à répondre à toute attaque ou provocation, mais qu’elle préfère traiter avec sagesse et calme ce qui se passe actuellement à la frontière malienne.

Il a également souligné que l’armée est prête à faire face avec fermeté à toute nouvelle violation de la frontière.

Au cours des dix dernières années, plus de 50 Mauritaniens ont été tués par les tirs de l’armée malienne à la frontière commune entre les deux pays, et des dizaines d’autres ont été victimes d’arrestations arbitraires et de confiscations de voitures et de bétail.

Au milieu de ce mois, une force de la milice russe Wagner travaillant avec l’armée malienne est entrée sur le territoire mauritanien, plus précisément à la frontière sud-est, et a pris d’assaut les villages de Dar Al-Naim et Mad Allah.

Moustapha Sidiya

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● L’alliance des candidats de l’opposition pour les élections présidentielles dénonce une entrave à démocratie [RMI-info]

Les candidats de l’opposition en Mauritanie, regroupés en alliance pour les élections présidentielles, ont publié un communiqué condamnant fermement les pratiques du régime en place. Ils dénoncent les actions du Président sortant, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, visant à entraver la démocratie en manipulant le processus de parrainage et en ciblant les adversaires politiques. Le communiqué fait état d’une sélection partiale des candidats, menée par le régime en place, qui nuit à la crédibilité et à la transparence du processus électoral.

L’alliance de l’opposition met en garde contre les conséquences de cette manipulation sur l’unité nationale, soulignant le risque d’une mobilisation populaire sectaire, ethnique et tribale. Ils insistent sur la nécessité d’une concurrence démocratique ouverte à tous les candidats et appellent à des mesures strictes pour protéger le processus électoral contre la fraude, avec la participation d’observateurs indépendants.

Enfin, les candidats réaffirment leur engagement envers les principes démocratiques et appellent à un soutien national et international pour garantir des élections transparentes et équitables en Mauritanie.

La liste des candidats signataires.

Les candidats :
M. Mohamed Abdelaziz
M. Biram Dah Abeidi
M. Ahmed Haroune
M. Nouredine Mouhamedou
M. Outoma Soumare
M. Sadava Cheikh El Houssein
M. Ba Mamadou Bocar
M. Moussa Bocar Mohamed dit Guélogal Ba
M. Ahmed Samba Abdellahi

RMI-info

● Les conditions d’une véritable alternance politique en Mauritanie

Les Mauritaniens votent régulièrement depuis les années 90, avec l’avènement du multipartisme : élections présidentielles, communales, législatives et même régionales.

Vu de l’étranger la démocratie est en marche, les institutions sont en place et fonctionnent comme dans les grandes démocraties de ce monde.
Un écran de fumée !

Le rendez-vous avec les urnes n’est pas plus qu’une gymnastique, une  » théâtralisation démocratique », une supercherie qui coûte trop chère au contribuable, et qui met à rude épreuve
les éléments éparses de ce qui reste de l’unité nationale.

Le 29 juin prochain, les Mauritaniens retournent aux urnes pour élir le président de la république.
Mais d’ores et déjà la réélection du président sortant, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouna est assurée. On a même pas besoin de faire recours à l’art divinatoire.

Dans notre démocratie unique au monde, l’issue d’une élection présidentielle n’est un secret pour personne. Il n’y a point de suspense, tout est joué d’avance . Autre particularité de notre démocratie, comme en 2008 après le coup d’État contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, Ould Abdel Aziz est arrivé au pouvoir ; avant même qu’il ne termine son premier quinquennat, son successeur était tout désigné et son élection assurée d’avance.
L’histoire va-t-elle se répéter ?
Alors que le président Ould Ghazouani est dans l’assurance de succéder à lui-même pour son dernier quinquennat, le nom de son successeur circule depuis longtemps dans les bureaux, les marchés, les mosquées, les salons et dans la rue.

Le charme de la démocratie, d’une élection reste incontestablement le suspense, qui se manifeste par l’attente anxieuse des résultats, comme dans un examen sérieux où les candidats sont suspendus jusqu’au bout, non sans angoisse à la délibération.

Où est donc passée l’opposition ?

Finalement, en toute logique , on en vient à se poser la question de savoir s’il existe dans ce pays une opposition ? Et à quoi sert-elle ?

L’opposition, elle existe cependant, elle est l’ombre d’elle-même par ce qu’ elle est traversée par des divergences frivoles et capricieuses : problème d’égo, origine sociale, langue etc.

Des contradictions insensées qui la condamnent à ne jamais s’entendre autour d’une personnalité consensuelle en dépit des injustices qu’elle subit, qu’ elle dénonce inlassablement.

Tant que l’opposition ne réussira pas à s’affranchir des pesanteurs de plusieurs ordres, qui inhibent sa progression et sa cohésion, elle donne à l’autre les moyens de l’abattre.

Ce qui reste de l’opposition n’est plus que l’ombre d’elle-même puisqu’ elle est désormais ambivalente, difficile à cerner, à situer tant elle oscille dans tous les sens et dans toutes les directions : elle crie à hue et à dia.

Au-delà des élections : la réalité du pouvoir politique en Mauritanie

En vérité depuis l’indépendance, en Mauritanie on assiste au même pouvoir qui se meut en plusieurs régimes.
Ce sont les mêmes personnes à travers les mêmes familles, les mêmes tribus, les mêmes noms qui nous dirigent et s’invitent autour de la mangeoire. Un jeu de passe-passe sans fin.

Cette triste réalité est moins médiatisée que la question raciale, elle s’appuie encore sur des considérations sociales rétrogrades hiérarchisant les  » familles en grandes et petites ».
Celles qui doivent diriger et celles qui doivent garder le troupeau ou astreintes aux travaux domestiques et champêtres.

Des logiques qui sont en contradiction avec la république et ses valeurs. Ainsi une majorité qui se présente dans sa mosaïque de couleurs et de cultures ( Arabe, Hartani, Pulaar, Soninké et Wolof) prend en otage le peuple mauritanien, soit la majorité. Cette dernière est exclue, et subit la dictature et l’injustice d’une oligarchie manipulatrice réfractaire à tout changement au nom de ses intérêts venus héréditaires.

Le peuple est la source de toute légitimité : l’exemple sénégalais

Il est grand temps que le peuple souverain, cette majorité silencieuse marginalisée prenne conscience, comme au Sénégal pour s’imposer, faire prévaloir son poids électoral et démographique afin de faire basculer la balance du bon côté, celui de l’intérêt général.

En effet, c’est au peuple de dicter sa volonté par les urnes et garantir la transparence de l’élection présidentielle du 29 juin prochain.
Au Sénégal, c’est bien la pression du peuple uni et engagé pour le changement qui a fini par payer, et porter au pouvoir des jeunes gens issus pour la plupart d’origines modestes.
Le pouvoir a tout tenté, tout essayé pour empêcher cette ascension mais c’était sans compter sur la détermination du PASTEF.

Chez nous aussi, cette prise de conscience doit naître, cet exemple doit nous inspirer pour mettre en termes à cet exercice du pouvoir politique basé sur l’origine sociale et tribale .

Il faut que l’école soit un vecteur d’ascension et de promotion sociales, la méritocratie comme critère principal de sélection : de sortes que le fils du charbonnier, du paysan, du berger, de l’éboueur, et celui du général, du colonel, du magistrat, du ministre et de l’homme d’affaires aient les mêmes chances lorsqu’ ils ont les mêmes diplômes.

Seule la vigilance citoyenne peut faire peur à l’Etat malgré les gros moyens dont il dispose : moyens de répression, de dissuasion, de corruption, de manipulation etc.

Partout sur le continent où l’alternance a été possible, elle est l’oeuvre des masses déterminées résolument à éradiquer l’injustice, les inégalités, la dictature, la mal gouvernance, et les « privilèges des clans ».

Face à l’entêtement, l’opiniâtreté du peuple, les institutions et les hommes qui les dirigent, soit les gardiens des intérêts du pouvoir finissent toujours par céder pour dire le droit, la Vérité…

Cela n’est possible que lorsque le pouvoir est bousculé, acculé non pas par une opposition politique réunie sous la bannière d’une formation politique, mais un peuple uni, solidaire et convaincu qu’ il est le vrai visage du pouvoir, sa raison d’être, son émanation, sa légitimité et sa puissance.

Fort de cette volonté revigorée de son unité, le peuple décide alors de soutenir un homme, soit le plus en vue, le plus pesant, le plus proche du bas peuple et le plus charismatique, le profil idéal et véritable épouvantail capable de battre le pouvoir.

Voilà dans quelle perspective, l’alternance politique est envisageable en Mauritanie.
Une vraie alternance celle des hommes, celles des institutions et des pratiques.
C’est seulement à ce moment qu’on verra arriver au pouvoir des jeunes et des femmes venus de milieux modestes.

Des gens nouveaux, propres et immaculés issus de la masse laborieuse, porteurs de valeurs de travail, de justice et d’égalité dont ils sont l’émanation et l’incarnation.

Seyré SIDIBE

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● Kodda Sall au-delà des frontières| Par M. Souleymane Kidé

Aujourd’hui,  personne ne peut ignorer dans son fil d’actualité sur les réseaux sociaux de voir les séquences vidéos de ce jeune Tiktokeur pétri de talent.

D’un parfait inconnu jusqu’à la célérité, Kodda Sall est en ce moment le comédien le plus suivi dépassant de loin Adama Niakhaté et Grand P,  l’enfant de Nouakchott est convoité par tout un harem défilant autour espérant décrocher un « live » et échanger avec le jeune artiste sur des sujets à visée humoristiques et comiques.

Depuis sa baraque au fin fond de PK12, l’Afrique et le monde entier découvre une pépite qui étale ses compétences dans la plus grande humilité et loin de tout luxe et du somptueux .

Le premier sur la barre de recherche, Kodda emmène son pays la mauritanie dans des horizons nouveaux faisant connaître notre géographie et son histoire.
Avec une équipe solide et culottée en matière de management, Kodda pourrait d’ici peu de temps toucher le sommet de sa célébrité,  gagner la première place des Awards de jeune « révélation », valser partout dans le monde et profiter de son aura pour l’unité de la jeunesse africaine.

Souleymane Kidé

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Liens réseaux sociaux Kodda Saml :

TikTok : koddasall7

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● Bien LIRE* notre univers multidimensionnel passe par une capacité à l’observer, le penser et le nommer distinctement.

À propos du terme Géopolitique , j’avais consulté ce riche et volumineux travail « Le Grand Dictionnaire » de notre oncle Mody Bathily (paix à son âme 🤲🏾), il n’y figure pas. Ce dictionnaire mixte français-soninké paru courant 2017 est une des références disponibles pour faciliter la traduction de notre langue soninké. Le mot Politique y est traduit et défini. Ainsi dire, pour le terme Géopolitique (élément de titre de notre dernier ouvrage), nous espérons qu’il soit un concept familier et ouvert à notre bagage discursif et littéraire. Une définition sommaire est donnée en substance comme « Étude géographique des relations entre les États… » . Il a trait à la vie des relations internationales sous diverses dimensions et exerce des influences plus ou moins lointaines sur chaque habitant de notre globe 🌎 politique. Et sûrement ceux qui cultivent suffisamment les narratifs sur les réalités vivaces et les données conceptuelles du Monde tiennent par conséquent un certain avantage prégnant sur d’autres qui ne peuvent que subir. Il faut y remédier par une urgente et large émulation/stimulation intellectuelle de masse et pas seulement élitiste. Un citoyen averti en relations internationales et conscient des dynamiques extérieures entre les pays ou les ensembles géopolitiques (alliances, organisations…), peut être moins manipulable politiquement.  Il aura une vision moins restreinte sur les tenants et les aboutissants sur l’intentionalité profonde de ses gouvernants dans leurs décisions intérieures et extérieures. Dans notre dernier livre https://amzn.eu/d/cfKLmI0, nous avons abordé le cas de notre pays, la Mauritanie qui a quitté la Cédéao en 2000 et qui reste membre de l’atone Uma (Union du maghreb Arabe). Cette décision est porteuse d’une charge géopolitique loin d’être banale en matière de politique intérieure.

Je reviens à la nécessité pour nous, d’enrichir nos langues… les politiser suffisamment par des mises à jour conceptuelles de notre temps géopolitique…
Le gros travail revient prioritairement aux braves lettrés dans nos langues autochtones-maternelles, je pense à xaranmoxo M. Jaagu Renme Laasana Kamara .

*SAVOIR SUFFISAMMENT ET NOMMER DISTINCTEMENT.

Paisible vendredi à TOUS 🤲🏾.

🖋KS pour le BLOG