● Hommage posthume à Madame Coumbeit Mint WERZEG, paix à son âme. | Par Dr Mohamed Yahya Ould CIRÉ

Cet anniversaire marque une étape fondamentale dans l’histoire de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie. Il est aussi l’occasion de rendre un hommage vibrant à une femme exceptionnelle : Madame Coumbeit Mint WERZEG, dont l’engagement silencieux mais déterminé a été essentiel dans la création du premier noyau de Libération des Haratines. Que son âme repose en paix.

Madame Coumbeit Mint WERZEG était la grande sœur de Bilal Ould Werzeg, aujourd’hui membre de la Commission électorale nationale de Mauritanie.
Bilal et moi nous étions rencontrés le 10 octobre 1974 à l’ENA de Nouakchott, dans la section diplomatie, pour une formation de deux ans. Dès nos premiers échanges, je lui avais proposé de créer une structure visant à combattre l’esclavage maure. Conscients de la portée de cette idée, nous avions convenu de réfléchir en toute discrétion avant d’agir. Ce que j’ignorais alors, c’était l’influence bienveillante et décisive que sa sœur, Coumbeit, aurait sur notre chemin.
Dans le salon familial de Madame Coumbeit et de son époux, où nous révisions souvent, une scène inoubliable s’est jouée le 2 décembre 1974, entre 16 heures et 17 heures. Ce jour-là, Coumbeit, avec une autorité douce mais ferme, est venue nous trouver. En hassania, elle a dit à son frère : « Ce que Mohamed Yahya Ould Ciré t’a demandé, tu dois l’accepter. » Puis elle s’est retirée, laissant derrière elle une décision historique et un engagement indélébile.

L’histoire de l’esclavage maure et la question haratine demeurent encore sous-étudiées. Bien que quelques mémoires universitaires aient abordé certains aspects, une analyse approfondie de cette injustice systémique reste à réaliser. Le travail des Kadihines a permis une sensibilisation initiale, mais il revient avant tout aux victimes de porter ce combat. C’est dans cet esprit que notre initiative a vu le jour, devenant la première à ambitionner l’abolition totale de l’esclavage maure sur l’ensemble du territoire mauritanien.

Madame Coumbeit Mint WERZEG a joué un rôle crucial à deux niveaux. Elle a non seulement inspiré son frère à s’engager, mais elle a aussi tenu à exprimer son soutien en ma présence, révélant ainsi une conviction profonde et courageuse. Son domicile a été un lieu d’accueil pour nos réunions, où thé, zrig (boisson traditionnelle) et pain beurré étaient toujours servis. Par cet engagement discret mais déterminant, elle incarne le rôle des femmes dans les luttes pour les droits humains. Pourtant, le patriarcat qui domine encore en Mauritanie persiste à minimiser leur contribution. Le blocage du projet de loi Al Karama sur les droits des femmes et des filles en est une illustration.

Aujourd’hui, alors que le combat contre l’esclavage résonne de plus en plus dans le débat public, il est essentiel de se souvenir que toute lutte repose sur des figures emblématiques, parfois restées dans l’ombre ou oubliées, qui ont d’abord alimenté le débat d’idées et ouvert la voie à l’action et à la transformation sociale.

Mohamed Yahya OULD CIRE
Président de l’Association des Haratine en Mauritanie en Europe (A.H.M.E.)
Site internet : http://www.haratine.com

Le 02/12/2024

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● CAMARA Saloum Mohamed : la modestie dans le costume du ministre | Par Seyré SIDIBE

CAMARA Saloum  Mohamed, ancien ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration a tiré sa révérence à 66 ans, ce dimanche 07 juillet 2024, à  Nouakchott.

Docteur en Sciences Politiques (Université Paris I – Panthéon Sorbonne,  France),  ce natif de Selibaby  fait partie d’une liste de cadres de cette ville, qu’on peut compter sur les doigts d’une seule main, qui ont eu le privilège d’occuper le fauteuil ministériel depuis l’indépendance (1960).

Saloum, était modeste, humble et ouvert d’esprit.
Il n’a jamais renié ses amis . Il était fidèle à son « petit monde » en toute circonstances, en temps de vaches maigres comme en temps de prospérité ou de bombonce. 

Ses amis sont unanimes, l’homme était brillant et studieux depuis l’école primaire.  Il était frêle, fragile, même maladif depuis l’enfance. Cependant, il etait robuste de  l’intérieur : toute sa force était dans sa tête.

Très jeune déjà, la lecture était une passion chez lui. Sans doute, une vocation intellectuelle transmise par le bais de son frère aîné, l’ancien ministre de la santé, sous l’ère Ould Taya, Mody Mohamed CAMARA. Un homme de culture exceptionnelle. Professeur de philosophie  et pédagogue émérite dans une autre vie professionnelle,  où il enseignait l’amour de la sagesse aux lycéens.

Le costume ministériel, il l’a enfilé pendant une courte période,  en servant l’Etat avec patriotisme et humilité, jusqu’au jour où, il a été remercié pour des raisons et logiques politiciennes, sans être blâmé.

Sans jamais renier les siens,  tomber comme certains dans la condescendance de la fonction ministérielle, de son parcours académique ou de ses origines sociales, Saloum n’a jamais voulu faire des mus, en se mettant  dans la peau d’une autre personne, d’un autre personnage. Il est resté lui-même et toujours égal à lui-même. 

Une posture difficile, surtout quand on sait que dans notre société mauritaniennes, le paraître d’un jour peut effacer « l’être naissance » pour servir des  desseins opportunistes nourrissant d’une mégalomanie empruntée. 

Jamais, vous ne trouverez son nom mentionné dans une affaire sulfureuse. Jamais, Saloum n’a pris une position incongrue dans un débat de société, politique etc.

Il a vite su faire la part des choses entre le ministre, l’intellectuel et le natif de Selibaby.
Ainsi, il a pu réussir là où beaucoup ont échoué.  Ces derniers, une fois promus, par manque d’humilité, ils ont tourné le dos honteusement et ingratement,  à tous ceux qui  les ont aidés, soutenus et entretenus pendant les moments de galère.

Son passage, si éphémère soit-il au ministère de la fonction publique,  restera marquée, entre autres, par la réforme de l’âge de la retraite  de 60 à  63 ans.

Nos condoléances à la famille éplorée.
Que son âme repose en paix !


Seyré SIDIBE

✓ Hommage à mes défunts parents : Papa ton vœux n’aura duré que 45 jours | Par le journaliste Camara Seydi Moussa

Moussa Cheikhou Camara (cœur de lion pour les intimes), mon père n’est plus. Il s’est éteint le 26 novembre 2023 à 21h 15 mn à la Clinique du Cap, Dakar – Sénégal. Il n’a pas survécu à cette maladie qui l’avait terrassé le 29 août 2023. Sur son lit de la chambre S3 de la Clinique du Cap, il avait tout prévu, même la tente devant la maison.

Mon père nous avait instruit à travers plusieurs faits et gestes sur sa mort imminente. Il nous disait toujours « l’heure est venue ou pardonnez-moi, moi je vous pardonne et restez unis, tout celui qui se lèvera contre votre unité je ne le pardonnerai pas et qu’ALLAH (SWT) le prive de la baraka ». Ce sont là quelques paroles de mon père et il les affirma un après-midi à mon petit frère Sadio comme un message qu’il doit faire parvenir à la famille.
Euh oui, avec des sourires nous lui rétorquons « tu es pardonné, il te reste de résister pour qu’on puisse te ramener à la maison sur tes pieds » ; mais il nous fixait sans répondre. Toutefois, il voulait, même malade, retourner au pays. Un matin, après avoir passé quelques jours à son chevet, Camara Aly Gueladio est venu dire aurevoir à son ami et frère. Ce n’était pas un aurevoir. C’était un adieu et mon père le savait.
Les épreuves étaient nombreuses et difficiles mais aussi trop chargées et parfois inexprimables. Durant ces épreuves, nous avons découvert et compris beaucoup des choses. Des choses que nous ne pouvons exprimer à travers une plume. Ces choses nous accompagneront toute notre vie. Face à ces épreuves nous n’étions pas seuls ; c’est le lieu de rendre hommage à ces hommes et femmes qui nous ont accompagnés et soutenus : Notamment Mme Laliya Camara, Dr. Dramane S Camara (Papis), Dr. Habi Boussourou Dramé (l’épouse de Sadio en France), Dr. Souleymane Silly Camara, Mme Tibilé Dramane Camara. Ils étaient là et ont contacté d’éminents professeurs de Dakar, à Paris en passant par Nouakchott. Mais une fin de vie ne peut être soignée.
On a créé une petite famille dans la Clinique. Du gardien aux infirmiers et filles de salles, en passant par des médecins de garde, on mangeait et prenait le thé ensemble ; nous avons tous prié pour le vieux. Beaucoup, nous ont confié qu’après avoir passé plusieurs années de service à la Clinique, ils n’ont jamais vu pareille famille d’accompagnants… Ils ont tous appelé pour les condoléances et certains continuent à entretenir le lien.
Mon père était admis dans cette structure sanitaire le 24/10/2023. Il a reçu la visite de son ami et frère Bakary Dao Camara durant la première semaine du mois de novembre. Accompagné de son fils Mohamed. J’étais avec les médecins à la recherche de réponse à certains questionnements liés à la santé de mon père. Il me fait appeler pour saluer un visiteur qui était spécial pour lui : c’était Bakary Camara. Ils étaient amis et très liés, une histoire de 70 ans. Mon père était content ce jour-là. Il m’a fait venir pour me faire comprendre que la personne qui était là était comme lui, et de le prendre comme tel.
C’est dire qu’il a tenu à me faire savoir que l’homme qui était là, était aussi mon papa ; l’instant était fort mais aussi agréable, empreint d’espoir de se retrouver très bientôt au pays. Son ami Bakary lui dira : « Après ton rétablissement, on ira au village pour changer d’environnement car c’est mieux pour toi ». Les deux étaient toute une histoire. Une amitié que seule la mort pouvait éteindre. Papa Dramane le confirma ainsi que papa Aly. Et Dieu dans sa GRANDEUR a béni cette amitié. Ils ont vécu ensemble et moururent ensemble. Le premier, mon père, le 26/11/2023 et papa Bakary le 10/01/2024 dans la mosquée pendant sa prière d’Ichaa.
C’est ma sœur Mahani qui m’appela avec une voix inhabituelle ; elle pleurait. Avant de lui demander le pourquoi, d’une voix grave : « Ta Selémé, Papa Bakari Dao est parti. L’ami de Papa vient de le rejoindre à l’instant ».
Oh la mort ! terrible épreuve qui ne laissera aucune vie sur terre. J’ai cherché à informer mes frères et sœurs mais ils étaient déjà au courant. Au téléphone, le jeune Moussa Soumaré me confirma la triste nouvelle : « Oui, ton papa est parti. Nous sommes à la clinique Menar. Ton jeune frère Pr Soumaré est là et en train de faire venir une ambulance pour transporter le corps à la morgue de l’Hôpital national ».
C’était dur mais devant un fait d’ALLAH (SWT), l’homme ne peut être que spectateur et se remettre à LUI. J’informai mon jeune frère Youssouph Dramane Camara qui viendra avec Papa pour me chercher pour aller à la morgue.
Ainsi un laps de temps très court (moins de deux mois), je viens de perdre deux êtres chers. Il y a une année, j’ai enterré ma mère, le 26 septembre 2022.
Que la fin de notre existence est cruelle !
Elle qui s’inquiétait pour moi à cause d’une maladie que je trainais ; maladie qui m’a poussé à voyager au Mali et au Sénégal, où je cherche encore une explication scientifique.
Il y a des situations qu’on ne peut et ne doit souhaiter à personne de vivre. Convalescent d’une maladie bizarre dont je recherche encore l’explication scientifique, ma maman m’abandonnant et une année plus tard je m’applique avec ma plume tremblante pour rendre hommage à mon père et son ami, tous deux partis en l’espace de moins de deux mois. Trois êtres spéciaux qui ont réellement rempli leurs missions sur terre, servi leurs communautés, défendu des causes nobles et justes, aimé leur pays mais aussi, qui se rendirent utiles pour plusieurs autres nations. Ils ont écrit une histoire indélébile, une histoire positive.
La première, ma mère Diara Seydi Toumani Camara, pour avoir entretenu la flamme de l’unité des femmes de Dafort pour leur autonomisation et leur capacitation à défendre leurs intérêts et ceux du village pour le bien-être des populations. Son dernier combat était l’eau. La première Dame dans l’histoire récente du village à avoir initié et dirigé une marche des femmes pour l’eau, en invitant le maire à transmettre aux autorités de droits leur douleur car l’eau c’est la vie. Dafort avait soif et pour la corvée de la recherche d’eau, la femme daforonké souffrait. Maman, repose en paix. Pour l’eau, nous nous battrons.
Le second fut mon père, l’un des premiers statisticiens du pays. Il connait toute la Mauritanie. Il était une encyclopédie sociale, politique et économique mais surtout un généalogiste hors-pair. Avec ses enseignements, je me vois des parents partout, de Gajaga au Guidimakha, en passant par Hairé. C’était un savant. Il revendiquait avoir lu plus de 500 livres. Son grand maitre était Mao Tsé-toung, comme beaucoup de sa génération.
Le troisième n’est autre que Papa Bakari Dao Sidi, c’est une autre envergure, celle-là internationale. Il était la manifestation éloquente de l’homme brillantissime, le monde entier est témoin d’un magnifique hommage de RFI à travers son éditorialiste Talla. Pieux, stoïque et humble, Papa Bacari était un Baobab. Il était positif et progressiste. Papa repose aujourd’hui dans les cimetières de son Tachot natal. Il a été accompagné à sa dernière demeure par tout le Guidimakha…
Ainsi, après ma maman, mon père et celui qu’il voulait qu’il soit après sa mort considéré comme lui sont tous partis. Partis dignement. Partis au moment où tout le monde les aimait et avait besoin d’eux. Leur histoire, que nous avons le devoir d’écrire, a été positive.
De véritables soninko dans leurs actes et allures. Ils sont partis à jamais et ont été immensément pleurés. Paix à leurs âmes.
A leurs frères et amis Oumar Aly Kamara, Djimé Diagana, Dr Camara Dramane et famille, Camara Aly Gueladio et famille, Dr Boubou Dramane Camara et famille, le chargé d’Affaires à l’ambassade de la Mauritanie au Sénégal, le conseiller à la présidence Mr. Harouna Traoré, Yakhoub Traoré, Garba, Sidi Baba à tous ces neveux et anonymes, au nom de toute la famille, je vous dis merci et paix aux âmes de tous nos défunts.

Inna Lillaahi We Inna Ileyhi Raaji’oun


Camara Seydi Moussa

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● Note de lecture | Éléments biographiques de l’imam Dicko du Mali par l’écrivain Mallé Ib Soukouna.


Lire, c’est découvrir divers cieux et personnages, et ainsi affiner nos opinions sur un tel ou un tel sujet. Cet ouvrage de notre frère Malle Soukouna, consacré à cette personnalité de la vie publique contemporaine du Mali, est très informatif pour les lecteurs intéressés. Ici il s’agit de l’imam Mahmoud Dicko. L’auteur le présente comme l’une des personnalités les influentes en 2020 au Mali. L’homme reconnaissable par son accoutrement familièrement sahélien est une figure marquante dans l’environnement socio politique et religieux malien. Natif de la localité de Tonka en 1954 dans la région de la célèbre et ancestrale ville de Toumbouctou, il a été un agent plus ou moins influent dans la sphère publique de son pays depuis les débuts des années 1990 avec la chute du général Moussa Traoré. Particulièrement, il est une voix très écoutée dans la communauté musulmane du pays de Modibo Keita. Son parcours scolaire et estudiantin l’avait mené en Mauritanie et en Arabie Saoudite. Il est reconnu comme ayant beaucoup de connexions sociales cordiales avec nombre de groupes sociolinguistiques du peuple malien. Comme l’auteur l’a relevé à propos de ses relations avec la communauté soninké.
Ces dernières années, son aura a beaucoup servi dans l’engagement populaire contre le régime de l’ancien président IBK (feu Ibrahim Boubakar Keita), notamment au sein du mouvement M5 RFP. Actuellement, ses soutiens politiques et partenaires de la société civile forment la CMAS (La Coordination des Mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko). Cette plateforme sociale et politico-religieuse serait en froid avec la junte militaire au pouvoir qui a repoussé récemment l’échéance électorale prévue dans le chronogramme de la transition.
Le livre de monsieur Soukouna donne diverses clés de compréhension sur certains mécanismes sociaux, politiques et religieux du Mali d’hier, d’aujourd’hui en phase de « refondation » et de demain pour assoir un ordre étatique correspondant aux réalités très mouvantes.
Encore un écrit concis avec plein d’enseignements pour un lecteur curieux. À recommander !

Mes fraternelles félicitations renouvelées.

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● Portrait « cash » du Blog | Monsieur Seyré SIDIBE, une plume journalistique au service de l’humanisme


En matière de contenu journalistique dans l’arène médiatique francophone en Mauritanie, le Directeur de publication du site Web OndeInfo fait partie de plumes percutantes et portées dans une dynamique généraliste et surtout droit-de-l’hommiste.

Le natif de Selibaby dans la région du Guidimagha (Sud mauritanien), M. SIDIBÉ est une voix humaniste qui éveille et interpelle l’opinion publique à propos de diverses thématiques sociales et politiques.

Habitué intrépide à un langage juste et futé sur les problématiques liées aux injustices sociales dans le pays et en particulier au sein de son groupe sociolinguistique, les soninké, il est un journaliste engagé qui œuvre résolument pour la promotion des valeurs citoyennes, d’égalité et pour un réel changement des mentalités.

Il dénonce inlassablement l’esclavage chez les Soninké que d’aucuns appellent féodalité ou système de caste, somme toute une légitimation de l’injustice et la discrimination dans un pays où en théorie les pratiques esclavagistes sont criminalisées.

Un tel engagement est mal vu et même combattu par les suprematistes et théoriciens de l’inégalité des hommes à la naissance. On est tenté de dire que ses prises de positions lui ont causé de torts professionnellement.

Nous lui consacrons cette modeste contribution retraçant un portrait sommaire de son poids intellectuel conséquent pour l’avènement d’une cohésion nationale et communautaire sur de références de justice et d’égalité.

Nos vifs encouragements à lui pour cet investissement droit-de-l’hommiste très louable. À lire ici jointes quelques-unes de ses publications :

https://ondeinfo.com/racisme-et-feodalite-laddition-est-trop-salee/

https://ondeinfo.com/la-lutte-contre-lesclavage-une-nouvelle-variable-electorale-et-democratique/


https://ondeinfo.com/entretien-avec-gaye-traorepresident-de-ganbanaxu-feddeentretien-avec-gaye-traore/

https://kassataya.com/2022/05/29/lapologie-feinte-de-lesclavage-par-lalibi-culturel-par-seyre-sidibe/


https://ecrit-ose.blog/2023/09/06/%e2%97%8f-le-prochain-dictateur-est-parmi-nous-par-le-journaliste-seyre-sidibe/

https://ecrit-ose.blog/2023/09/20/%e2%97%8f-le-panafricanisme-devoye-par-le-journaliste-seyre-sidibe-ondeinfo/


https://ondeinfo.com/la-primaute-de-la-condition-sociale-sur-la-langue/

https://www.chezvlane.com/De-la-linguistique-pour-expliquer-l-existence-ou-la-persistance-de-l-esclavage-coutumier-chez-les-Soninkes-du-Guidimakha_a24321.html

✍️🏿KS pour le BLOG

● Fousseynou Coulibaly au Conseil du prix Chinguitt : le choix de la pertinence et de l’excellence [OndeInfo]

Fousseynou Coulibaly, natif de Wompou (Guidimakha), Ingénieur en Électronique de l’Université de Nantes (Septembre 2010), Master en Business et Administration (septembre 2011) de l’Institut d’Administration et d’Économie (IAE) de Nantes, septembre 2011, vient d’être nommé membre du Conseil du prix Chinguitt, avec huit (8) autres membres par décret présidentiel le mercredi 6 septembre 2023.

Agé d’à peine 36 ans, ce nouveau membre du Conseil du prix Chinguitt est salarié depuis 2014 chez le Britannique Rolls-Royce, spécialisé dans la conception et la fabrication de turboréacteurs pour avions civils et militaires, de turbines pour hélicoptères et de réacteurs pour sous-marins nucléaires.

Membre de l’Association d’Ingénieurs (IET – Institution of Engineering and Technology) en Angleterre, le jeune ingénieur avait fait honneur à la Mauritanie et à son village natal Wompou, le 02 novembre 2022, journée nationale des Ingénieurs au Royaume-Uni, créée par la Royal Academy of Engineering.

A 4500 km de la Mauritanie, notre compatriote avait présenté devant des écoliers et étudiants, venus des quatre coins de l’Angleterre, l’Embraer ERJ-175 immatriculé 5T-CLO, baptisé Wompou de la compagnie Mauritania Airlines International. Le choix d’une telle présentation est suffisamment éloquent quant à l’attachement de notre compatriote à la mère patrie.

Sa nomination comme membre du Conseil du prix Chinguitt est à saluer, en effet suscitant de l’espoir au sein de l’élite de la diaspora Mauritanienne, dont le rêve est de rentrer un jour pour servir le pays. L’ingénieur nous a déjà convaincus, en créant TABATOO, une startup Mauritanienne de technologie spécialisée dans le développement de solutions complètes de suivi GPS, diagnostic électronique à distance, télémétrie et de gestion de flotte en Mauritanie.

Une solution technologique qui a non seulement un impact social, en plus d’être adaptée aux réalités nationales dans un pays de plus d’un million de km² avec de vastes étendues non peuplées. Elle permet notamment, la transmission de données opérationnelles sur les véhicules qui peuvent tout améliorer, de la sécurité à la productivité. Cette technologie innovante, qui combine télécommunications et informatique, révolutionne la façon dont les gestionnaires de flotte surveillent et gèrent leurs véhicules, conduisant à une efficacité, une sécurité et des économies accrues.

En l’air, il s’agit d’une invention qui contribue par la traçabilité à la lutte contre la piraterie et le vol dans un Sahel en proie au terrorisme et à une insécurité devenue quasi endémique.

Il faut noter que les prix Chinguitt ont été créés en 1999, en reconnaissance à des institutions, de Mauritaniens ou étrangers ayant contribué de manière significative ou exceptionnelle au rayonnement, littéraire, artistique, scientifique et culturel de la Mauritanie. Le conseil du Prix Chinguitt, la plus haute distinction culturelle et scientifique en Mauritanie, récompense les travaux dans les domaines des sciences et techniques, de la littérature et des Arts et des études islamiques.

Seyré SIDIBE

©️ Source en lien https://ondeinfo.com/fousseynou-coulibaly-au-conseil-du-prix-chinguitt-le-choix-de-la-pertinence-et-de-lexcellence/

● Revue d’Histoire | il y’a 60 ans à Washington « I have a dream » de Martin L King [Texte intégral en français]

Washington, la capitale étasunienne, on est le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial, le loquace pasteur afro-americain tenait ce discours mémorable. C’était à l’occasion de la Marche sur Washington pour la défense et le plaidoyer massif en faveur des droits civiques pour les minorités notamment pour les afro-americains . Monsieur Martin Luther King (mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis) et ses camarades de lutte comptaient booster cet engagement notable sous la présidence à l’époque de John Fitzgerald Kennedy. Ainsi le natif d’Atlanta en 1929, très inspiré et quasiment en transe clamait « I have a dream » (J’ai un rêve)… la suite ci-après le poignant discours dans son intégralité :

« I have a dream » : le texte intégral en français du discours de Martin Luther King

« Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Georgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”. »

©️ Source en lien https://ml.usembassy.gov/fr/dream-le-texte-integral-en-francais-du-discours-de-martin-luther-king/

● Fousseynou N’DIAYE : une vie bien remplie au service de la culture Soninké | Par Seyré SIDIBE [OndeInfo]

Fousseynou N’DIAYE est originaire de Artoumou dans le Guidimakha Mauritanien. Il est né en 1956 et est diplômé (1984) de la vénérable université Cheikh Anta DIOP de Dakar d’où il sortira avec le diplôme d’ingénieur technologue, spécialisé en Génie mécanique : Conception et Fabrication.

De retour au pays, Fousseynou a enseigné comme professeur dans plusieurs disciplines
au Centre Supérieur de l’Enseignement Technique de Nouakchott où il a vu passer plusieurs générations d’élèves.

A côté de ce portrait d’universitaire et de fonctionnaire, Fousseynou était un défenseur de la première heure de la culture Soninké : toute sa vie durant, il s’est engagé en faveur de la promotion de la langue et la culture Soninké.

Foussenou a participé à la création de la troupe artistique YILLENKARE ( 1975) porte étendard de la culture Soninké au niveau national et hors des frontières Mauritaniennes dans les années 80.

Quelques années plus tard, trouvera un cadre idéal et propice pour apporter sa pierre à l’oeuvre de revitalisation de la culture Soninké.
Et pour ce faire, il ne pouvait trouver meilleur cadre que l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké, dont il sera membre actif, depuis sa création le 03 Mars 1978.
Au sein de cette structure, il occupa le prestigieux poste de trésorier, poste qu’il occupa pendant 20 ans.

Par ailleurs, Fousseynou a été de tous les rendez-vous de Soninkara : il a eu le privilège d’être présent lors de la mise en place du premier bureau de l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké, une séance présidée par l’illustre et grand rassembleur, Elhadj waly SOUMARE.

Et plus récemment, Fousseynou avait participé activement aux préparatifs des différents festivals organisés ou parrainés par Wagadou Sané

Fousseynou était également présent dans le champ des droits humains: il a milité au sein de plusieurs associations et ONGs de lutte contre les discriminations sociales, y compris la lutte contre les séquelles de l’esclavage en milieu Soninké du Guidimakha.

L’autre image de Fousseynou N’DIAYE, c’est sans conteste celle d’un homme de dieu. Il était pieux et pêchait la parole d’Allah en toute circonstance avec mesure et humilité.
Cette dimension spirituelle de l’homme a fini par s’imposer au point d’être l’élément constitutif et caractéristique principal dans la définition de son portrait: il dégageait l’image d’un guide spirituel.
Une spiritualité qui l’a emmené à accomplir le cinquième pilier de l’islam ( le haj) en 1995.

Sa disparition en Tunisie, le samedi 05 août 2023 est une grande perte pour la communauté SONINKÉ et particulièrement l’Association Wagadou Sané.

L’annonce de son décès a tout de suite été relayée par les réseaux sociaux ( Facebook et groupes watshpp ). Pendant plusieurs jours, des témoignages ont fusé de toute part sur fond de prières, implorant Allah le tout-puissant de lui accorder une place à Firdaws.

Dans la nuit du mardi 08 au mercredi 09 août 2023, sa famille, ses amis, ses collègues, des militants et sympathisants des associations des droits de l’homme, en plus du président de Wagadou Sané, Aly Boubou Gandéga accompagné d’une importante délégation étaient à l’Aéroport International Oumtounsi de Nouakchott pour accueillir la dépouille mortelle.

A la mosquée IBN Abass pour la prière mortuaire le Mercredi 09/08/2023, il y avait du monde.
Une foule immense représentative de toutes les communautés nationales et de ce qu’aura été l’homme : calme, discret, serviable et pieux jusque dans la voix était venue l’accompagner et lui exprimer sa reconnaissance.

Parmi l’assistance, il y avait ses amis, ses connaissances, sa famille, ses collègues, ses voisins, des anonymes et les Soninké de Nouakchott et d’ailleurs étaient venus lui rendre un dernier hommage et témoigner de ses qualités d’homme exceptionnel.

Qu’Allah l’enveloppe de sa miséricorde et l’accueille en son saint paradis !

Seyré SIDIBE

©️ Source en lien https://ondeinfo.com/fousseynou-ndiaye-une-vie-bien-remplie-au-service-de-la-culture-soninke/

● Quelques éléments biographiques de feu Professeur Abdoulaye Bâ de Diawara (Sénégal)

• Né en 1941 – décédé le mercredi 19 avril 2023 à Paris

• Son père : El-haj Bouna Bâ

• Sa mère : Lagane Bonco Dramé originaire du village de Galadé

• Parcours d’apprentissages, d’études et professionnel :

– Cercles d’initiation aux enseignements et de fiqh (jurisprudence) au sein de sa famille (Xaran yimbé et Moissi Ngalé). Cet enseignement lui avait été dispensé par son grand-frère Mohamed Bâ Malado. Ce dernier, aîné de la famille avait pris le relais du cercle traditionnel d’études (Moissi Ngalé) de leur père qui décéda quand le professeur Abdoulaye Bâ était âgé de 12 ans. Dans l’élément vidéo YouTube https://youtu.be/ly_b0MVTHGc datant de 2018 que nous avons exploité comme source, cheikh Abdoulaye Bâ assure que son grand-frère lui avait inculqué de valeurs liées aux études et au respect des enseignants.

Arrivé en France en 1962, il la quitta pour l’Égypte en 1964 pour poursuivre ses études. Il assure n’avoir aucune connaissance ni contacts dans ce pays auparavant. Une fois sur place après diverses prises de contact auprès des services de la représentation diplomatique de son pays, il avait pu intégrer un cursus d’études du système scolaire et universitaire sanctionnant avec un diplôme.

De retour au Sénégal, il intègre l’école normale supérieure pour une formation pédagogique après avoir suivi des cours accélérés en langue française. En sortant il a été affecté comme professeur au lycée Blaise Diagne de Dakar (sur une durée approximative de 20 ans). En parallèle il a assuré des cours d’arabe à l’école normale supérieure comme professeur vacataire. Auprès du cercle traditionnel d’études dans son environnement familial, son statut de lettré diplômé à l’étranger n’avait pas causé de frictions. Il s’est senti soutenu et encouragé notamment par son premier maître-enseignant, son grand-frère Mohamed Bâ Malado.

Dans la communauté sooninké à l’international, il a été une voix respectable et pertinente dans la prédication et le prêche du juste milieu. Conférencier et éducateur, celui qu’on appelle communément Cheikh Abdoulaye Bâ, a rempli sa mission et sa responsabilité à la hauteur de ses compétences et de ses efforts vis à vis de la oumma et en particulier pour le monde sooninké. Qu’Allah l’accueille parmi les âmes vertueuses pour l’éternité, Ameen.

Notre Blog adresse nos fraternelles condoléances à sa famille, au peuple sénégalais et à l’ensemble de la communauté musulmane et sooninke.

©️ Source : éléments tirés d’une interview en date d’avril 2018 par messieurs Bouba Magassa et Abderrahmane Korera, voir l’intégralité via ce lien YouTube https://youtu.be/ly_b0MVTHGc

✍️🏿KS pour le BLOG

🇧🇷 Pelé – Le ROI du football ⚽️ représentait beaucoup plus qu’un génie athlète précoce !

Edson Arantes do Nascimento 1940 – 29 décembre 2022

Avant le Mondial 1958 en Suède avec son éclosion formidable, divers restes et préjugés raciaux voire racistes étaient mis en avant pour expliquer les échecs de 1950 et 1954, en chargeant certains joueurs….Noirs.

• Morceaux choisis tirés du journal français l’Équipe du vendredi 30 décembre 2022 :

En 1950, l’équipe brésilienne était défaite et perdait le tournoi chez elle, ainsi… « Les coupables sont vite trouvés. Ils sont tous noirs : le gardien Barbosa, les défenseurs Bigode et Juvenal. Ces deux derniers ne joueront plus un seul match pour le Brésil… »

« En 1954, les joueurs de couleur seront de nouveau accusés de perdre leurs nerfs sous la pression après l’élimination consommée face à la Hongrie (2-4). Quatre ans plus tard, un psychologue, João Carvalhaes, est chargé d’examiner les joueurs à la préparation de la coupe du monde en Suède. Il s’oppose à la sélection du Noir Pelé, trop jeune pour supporter la pression d’une coupe du monde,…. »

« En devenant un phénomène mondial, Pelé adresse une claque magistrale aux préjugés raciaux qui gangrènent son pays : oui, le dieu du football est noir. »

Ainsi à 17 ans seulement lors de cette coupe du monde, avec son génie de crack , il bouscula un monde d’abjects clichés anti-Noirs.

✍️🏿KS pour le BLOG