✓Film-documentaire sur IRA-Mauritanie | Regardez « La lutte non-violente contre l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

Le journaliste Italien Marco Piantoni et la Fédération Italienne des Droits de l’Homme, viennent de publier un documentaire tourné en Mauritanie pendant les élections présidentielles de 2019, sur le militantisme pacifique du président d’IRA-M Biram Dah Abeid. Le documentaire a été diffusé pour la première fois ce Mardi 20 juillet 2021 dans une salle de l’assemblée nationale italienne, devant un parterre de députés, d’hommes politiques, de défenseurs de droits humains ainsi que des journalistes sympathisants de la lutte pour les droits civiques menée par Ira-M et son leader depuis plus d’une décennie.

©️ Crédit source : réseaux IRA-Mauritanie

✓Portrait de Militante | Éléments biographiques de Madame Boye Sagna surnommée « Mama IRA »

• À découvrir un bref élément vidéo : https://youtube.com/shorts/zdVajx_7ZEk?feature=share

Elle est native de Diogountouro, village du Guidimagha (Région Sud mauritanien) situé au bord du fleuve Sénégal. Elle vit en famille à Nouakchott depuis quelques années. Une dame travailleuse et l’une des voix militantes pionnières issues de la communauté soninké engagées au sein du célèbre mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. Elle fait partie de la très dynamique section IRA – Sebkha. Selon les informations de présentation recueillies auprès d’elle, c’est à partir de courant 2014 qu’elle avait eu des contacts inspirants dans ce militantisme auprès de son oncle monsieur Yakhoub Bakhayokho, président de l’association UVDS (Union des volontaires pour le développement dans Soninkara) et tenant actuellement le poste de secrétaire général du parti RAG. Surnommée et connue sous l’appellation « Mama IRA », Madame Sagna est une militante aguerrie du terrain qui a subi avec tant d’autres de ses camarades IRAOUIS, l’engrenage répressif du pouvoir mauritanien au cours de la décennie passée.

En compagnie des militants anti-esclavagistes d’IRA

Elle a reçu des coups lors des sit-in devant les commissariats à Nouakchott, autour des tribunaux à Rosso ou à Aleg pour soutenir le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses camarades. Le surnom Mama IRA lui aurait été attribué lorsqu’elle voulait camper avec sa moustiquaire devant un commissariat à Nouakchott pour s’enquérir du sort de militants arrêtés et retenus en lieux inconnus. Sa détermination est à la fois proverbiale et fascinante , je dirais qu’elle s’inscrit symboliquement dans le sillage historique de vaillantes dames comme Rosa Park ou Harriet Tubman.

Elle remet une distinction lors du tournoi foot Uvds-Ganbanaaxu à Nouakchott

Elle nous apprend qu’à cause de son engagement visible, elle faisait l’objet de différentes moqueries et pressions venant de certains milieux de la communauté soninké de Nouakchott. Début Mai 2017 , elle était l’une des rares femmes militantes qui comptaient accueillir et participer au Guidimagha à la visite programmée du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid. Finalement les forces sécuritaires de la région à l’époque avaient contraint les militants sur les routes à l’isolement avant de procéder à l’expulsion expéditive du président d’IRA du Guidimagha dès son arrivée à la rive mauritanienne à Gouraye venant du côté Sénégalais.

Aujourd’hui cette dame forte à la cinquantaine, est toujours une voix fidèle et forte dans l’engagement abolitionniste et droit-de-lhommiste au sein de sa section IRA Sebkha et dans le mouvement d’éveil antiesclavagiste Ganbanaaxu Fedde dans les communautés Soninkés. Très sûre de la rectitude de son combat, elle dit prête à subir le dénuement matériel par une grande résilience encore et toujours pour le respect des droits légitimes de tous les citoyens sans distinction de races ni de communautés. Elle dit que la vision et le courage de Biram Dah Abeid sont source d’espoir pour tout le Peuple mauritanien, et qu’elle s’y retrouve hier comme aujourd’hui.

En action lors d’un sit-in à Nouakchott juillet 2021

✓Récit par KS (Médias Source : éléments reçus de Madame Sagna)

🔴 Sur l’esclavage en milieu Soninké | « La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective » Par Mukhtar Bakary Kamara. (Témoignage)

Il est grand temps que beaucoup plus de voix s’élèvent contre l’esclavage par ascendance en milieu soninké. Les états doivent agir rapidement pour mettre fin à ce crime contre l’humanité.
Dans la commune de Mambiri (Kita, Mali), que j’ai visité du 14.7 au 16.7.2021 dans le cadre de mon travail au Mali, j’ai rencontré des personnes déplacées pour cause d’esclavage et qui ont été victimes d’actes inhumains et dégradants. Il est très difficile d’écouter leurs récits sans verser de larmes: déshabiller un vieillard, son beau fils, sa femme, les rouer de coups, puis les enfermer ensemble tous nus dans une même pièce est un acte dont seuls des criminels sanguinaires peuvent se glorifier.
Pousser la barbarie jusqu’à réduire tous leurs biens en cendre, confisquer leur terres et et les chasser de leur village est un acte inqualifiable. C’est une centaine de personnes réfugiées ( on dit déplacées au Mali) que les habitants de Mambiri ont accueillis dans leur village. Honte aux États qui tolèrent l’esclavage par ascendance en milieu soninké.
La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective. On ne peut pas lutter contre le racisme et la discrimination des Noirs chez les arabes et occidentaux et fermer les yeux sur les discriminations que vivent les descendants des anciens esclaves en milieu Noir (soninké au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie).
A tous les tenants et supporters du système féodalo-esclavagiste, je dis ceci:
– Un vrai noble, c’est celui qui n’humilie pas un être humain
– Un vrai noble n’abuse pas de sa force physique, psychologique, idéologique et économique pour faire du mal, surtout face à plus faible que soi.
– un vrai noble lutte contre l’injustice.


Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette « noblesse »: je n’en fais pas partie et que tous ceux qui soutiennent l’esclavage sous toutes ses formes sachent qu’ils me trouveront sur leur chemin.
Je combattrai avec force l’esclavage par ascendance parce que je le considère comme un crime contre l’humanité.
« Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». Franz Fanon.
Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette «noblesse» barbare et sanguinaire .

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4804833579543718&id=100000513693869

✓Vivre sa Liberté !? | Par le président Traoré Gaye

Lors d’une conférence à l’école des hautes études en sciences sociales à Paris en février 2019 en présence de l’honorable Biram Dah Abeid et de Ali Bouzou de l’ONG Timidria, une question m’a interpellé . Cette question a été posée par la modératrice Benetta avec la teneur suivante : Après l’émancipation que se passe-t-il, en substance les personnes esclaves une fois libérées comment vivraient-elles leur liberté ? Faute de temps de parole je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de mon intervention . En effet je commence par être libre c’est comme extraire une pierre précieuse des abîmes de la terre, l’euphorie de cette trouvaille n’exclut pas une surveillance accrue, une vigilance renforcée et une prudence qui se manifesterait par un « esprit vif » et alerte.Vivre sa liberté ne consiste à idéaliser libre mouvement des bêtes de la savane , en peu caricatural certes mais assumée comme image. Être libre ne consiste pas non plus absence d’effort pour consolider la liberté qui n’est jamais acquise sinon des jeunes africains ne seraient pas appelés « Diamant noir » en Libye . Aujourd’hui au nom de la liberté invoquée à tout va , on assiste à la trivialité affectant notre dignité . Prenons l’exemple de la paresse et de l’insolence . Un quidam est libre de discourir mais si ce discours est fondé sur le mensonge, la tricherie et la diffamation. Il perdrait toute notre crédibilité ce qui affecterait sa dignité par extension. Je limite à ce niveau la digression . La paresse, on est libre de ne pas travailler mais la violence sociale d’un tel choix est redoutable…
Vivre sa liberté en vrai est à l’image du long chemin épineux à parcourir sous le soleil ardent de la condition humaine . Une remarque saillante depuis l’avènement du mouvement Ganbanaaxun fedde dans l’entité Soninke, n’avez -vous pas remarqué que les anciens villages de liberté n’ont pas adhéré à ce discours réformateur et fraternel comme si nous leur ferions souvenance d’une humiliation subie , d’une dignité bafouée, d’une indignité marquée au fer rouge dans leur existence.

– Noté en lien ce post FB de juillet 2018 par KS : « Se libérer est finalement un processus relativement aisé mais VIVRE sa liberté en vrai et en ttes circonstances est une autre histoire.« 

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 9/7/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158700275716225&id=569691224

✓Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » décernent une attestation de reconnaissance à la CNDH – MALI

Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » de la School of oriental and African Studies (SOAS) de Londres, du Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Droit, Décentralisation et développement Local (LERDDL) de la Faculté de Droit Public et participants ont décerné une attestation de reconnaissance à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour son soutien exceptionnel à la réussite de l’Atelier de formation des autorités administratives et judiciaires tenu du 28 juin au 03 juillet 2021 à la Faculté de Droit Public de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB).

L’attestation a été remise au Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE le mercredi 07 Juillet 2021 à la CNDH. Le Président de la CNDH en recevant cette attestation, a remercié les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » pour cet honneur.
Il a dédié cette reconnaissance à l’ensemble des Commissaires et personnels de la CNDH ainsi qu’aux Défenseurs des droits humains du Mali, spécifiquement ceux qui luttent au quotidien contre l’esclavage par ascendance et pratiques assimilées.

La rédaction

©️ Crédit source : CNDH Mali – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2492367090909807&id=1574272752719250

🔴 Nécrologie : Notre mère et tante Sokhna Diakité rescapée de l’attaque de Djandjoumé est décédée à Nioro !



Madame Sokhna Diakité était une rescapée des tueries perpétrées par les extrémistes féodalo-esclavagistes Soninkés du village de Djandjoumé (près de Nioro) dans la région de Kayes au Mali . Dans la nuit du 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes avaient été lynchés à mort dans ce village. Parmi ces militants assassinés, monsieur Gossi Cissoko qui est le fils de la dame décédée ce jour 5 juillet 2021 à Nioro. Madame Diakhité avait subi des graves blessures au cours de cette équipée criminelle organisée par les milieux féodaux du village. Ici ci-jointe une photo d’elle prise après l’événement :





Nos condoléances attristées à toute sa famille et ses proches à Nioro. Paix éternelle à son âme.

✓ Liens médias à lire :

https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ Crédit source : Réseaux Ganbanaaxu Mali.

🔴 URGENT – Esclavage au Mali | violentes attaques signalées encore dans la région de Kayes. (MSDH)

COMMUNIQUE 026-MSDH/07/2021 RELATIF A L’ATTAQUE SANGLANTE DU VILLAGE DE MAKAN LAGARE PAR DES INDIVIDUS ARMES IDENTIFIES EN LIEN AVEC LA PRATIQUE L’ESCLAVAGE DANS LA REGION DE KAYES



Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a appris avec amertume une attaque survenue à MAKANA LAGARE à 60 km de la Région de Kayes qui serait l’œuvre des esclavagistes qui ont décidé de frappé très fort.
Malheureusement l’esclavage dans la région de Kayes n’est plus un fait divers et continu d’engendrer des victimes (morts et déplacés).
Le village de Makana Lagaré s’est vu attaqué aux alentours de 16 h par les ressortissants du village de Maka Dougou pour les sommés d’arrêter de cultiver sur toutes les terres de cette zone s’ils refusent leurs statuts supposés d’esclaves.
Tout a commencé lorsque les habitants du village Makana Lagaré passaient une journée dominicale dans leurs champs normal car nous sommes en saison pluvieuse, les ressortissants voisins du village de Maka Dougou armés de pistolets automatiques, d’armes à feu ,d’armes blanches font irruption dans ce village en tirant à balles réelles et à bout portant sur les cultivateurs qui étaient présents au moment de leurs venues. Plus d’une dizaine de personnes ayant reçu des balles réelles sont dans un État très critique.
A l’heure nous écrivons ce post ces terroristes ou bandits armés ont assiégé le village de Maka Lagaré et un renfort de la Gendarmerie de la Région de Kayes est en cours de route pour essayer de limiter les dégâts et procéder à des arrestations.
Ce problème ne saurait résolu sans l’implication de tous, l’impunité bat son paroxysme dans la région de Kayes.
Les victimes et déplacés de Yelimané, de Diema, de Kaneyra, de Mambiry , de Bagamabougou,de Nioro, de Djandioumé pour ne citer qu’eux sont toujours en attente d’une justice au vrai sens du terme.
Le M.S.D.H n’est pas surpris de cette énième attaque contre des militants anti-esclavagiste, la preuve en 2020, quatre militants maliens qui œuvraient contre cette pratique ont été battus à mort à Djandjoumé dans le cercle de Nioro, dans l’ouest du pays, sur l’ordre d’élites locales qui continuent de défendre les hiérarchies sociales héritées du passé esclavagiste. S’en sont suivi d’importantes manifestations contre l’esclavage à Kayes et à Bamako.
A cet effet le M.S.D.H demande ;
* Aux autorités d’interpeller les vrais auteurs de ces atrocités sans précédent ;
* Aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme de s’immixer très rapidement car le Mali est en Etat d’alerte en termes de violation des droits humains
Le M.S.D.H informe l’opinion nationale que nul n’est au-dessus de la loi et suivra particulièrement la suite de cette affaire.

Le M.S.D.H tient à rappeler que respecter les droits de l’homme ne relève plus du choix politique mais d’une obligation morale et juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignants.

Fait à Bamako le 04 Juillet 2021.
N’Djim Boubacar
Président du MSDH

Lutte contre l’esclavage: des magistrats et administrateurs civils (préfets, gouverneurs) outillés pour de résultats probants à Kayes et Koulikoro



Lundi 28 juin 2021, l’amphithéâtre de la Faculté de Droit Public ex ENA a abrité la cérémonie du lancement de l’atelier de formation des Autorités Administratives et Judiciaires du programme de recherche action. C’était en présence du Doyen de la FDPU, Pr Bakary Camara ; du Pr Boureima Kansaye, vice-recteur représentant le Recteur Pr Moussa Djiré ; du Dr Diarra représentant la CNDH ; du représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ; du représentant du Ministre de la Justice et des Droits de L’homme, Garde des Sceaux ; de Madame la Directrice Programme EMIFO et du représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Programme de recherche action intitulé « Esclavage et Migrations Forcées ay Mali », Le Vice-Doyen de la FDPU, Dr Yacouba Koné s’est réjoui au nom de l’ensemble du personnel de la FDPU pour avoir abrité cet atelier de portée légendaire. Il a témoigné que cet atelier constitue une étape cruciale dans les activités du Programme. Ainsi, il a sollicité l’accompagnement des plus hautes autorités dans la poursuite de ces genres d’initiatives, à la faculté et au labo, sur les problèmes de société en général et les problèmes de l’esclavage par ascendance en particulier. Cela dans le souci de lever le lièvre afin de les cerner et à trouver des solutions durables au bénéfice de toute la société. Plus précisément, l’atelier a pour objectif de former les magistrats et des administrateurs civils dans le cadre de la lutte contre le fléau de l’esclavage dans les régions de Kayes et Koulikoro. Au total 10 magistrats et 10 administrateurs civils des régions de ces dites régions bénéficieront de cette formation afin de leurs faciliter le travail de la lutte contre l’esclavage.

Pour le Pr Boureima Kansaye, vice-recteur représentant le Recteur Pr Moussa Djiré, il a salué l’initiative tout en infirmant que ce combat ne peut faire un chemin honorifique sans la formation et plus de sensibilisation autour de la question et cet atelier en est l’exemple palpable.

Au nom de la CNDH, le Dr Diarra représentant son président Aguibou Bouaré a, après avoir donné l’historique de la CNDH, témoigné que cet atelier est à la fois un honneur et une contribution pour le combat que mène la CNDH. Ainsi il a souhaité un plein succès à l’atelier avant que le représentant du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne déclare ouvert l’atelier tout affirmant le soutien du département à des initiatives du genre.

Dognoume Diarra

©️ Crédit source : http://senekunafoni.net/lutte-contre-lesclavage-des-magistrats-et-administrateurs-civils-prefets-gouverneurs-outilles-pour-de-resultats-probants-a-kayes-et-koulikoro/

🔴 Flash info | Le député mauritanien Biram Dah Abeid reçoit une convocation de la police sénégalaise à Dakar.

Le leader abolitionniste et son épouse Leila sur l’île de Gorée (Crédit Réseaux IRA)

Selon un billet diffusé par un lanceur d’alerte Mr Souleymane Badji, le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid a reçu une convocation de la police sénégalaise à Dakar.

Ci-dessus le contenu de l’alerte partagé par les réseaux proches du président du célèbre mouvement anti-esclavagiste mauritanien IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) fondé en octobre 2008 :

« Un commissaire de police et un autre élément de la police sont venus remettre, ce soir 26 juin 2021 à 21h, une convention du commissaire central de la police urbaine de Dakar au Sénégal au Deputé mauritanien Biram Dah Abeid. La convocation stipule que le Député et président de Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-M) doit se présenter devant la police sénégalaise le dimanche 27 juin 2021. Le motif déclaré de la convocation est que le défenseur des droits humains, prix des Notions-Unis des droits de l’homme en 2013 et deux fois deuxième aux élections présidentielles mauritaniennes (2014-2019), est une série d’interviews qu’il a accordé à un chercheur Franco-American du nom de Sebastien Kraft, dont la bourse de recherche est financée par l’université Penn State University aux États-Unis d’Amérique. Mais notons que deux éléments peuvent être la source de l’intérêt brusque de la police sénégalaise aux activités de l’opposition mauritanien dont la famille est installée à Dakar pour les études de ses enfants et leur sécurité depuis plus de cinq années. Le premier étant l’adversité que lui voue la classe politique féodale et affairiste dont certains font partie de l’entourage et collaborateurs proche du président mauritanien Mohamed ould cheikh El Ghazouani. Le rapprochement et l’entente du leaders d’IRA-M avec le nouveau chef de l’Etat mauritanien est très mal perçue par certaines personnalités influentes du régime mauritanien, qui avaient longuement et durement combattu Biram Dah Abeid à côté de l’ancien président mauritanien durant toute une décennie. L’autre motif possible est le fait que depuis que le militant abolitionniste a bénéficié de la paix avec l’avènement du président El Ghazouani, le interne de la lutte contre l’esclavage s’est apaisé mais le député Abeid a ouvert un autre front, celui de la dénonciation et la lutte contre l’esclavage interne en Afrique. Abeid a dénoncé devant la presse malienne et internationale, il y a quelques jours à Bamako, la persistance et l’enracinement de l’esclavage inter-Africain, inter-noirs lorsqu’il est venu soutenir des populations esclaves chassées de leurs villages par les groupes des suzerains qui les possédaient et qui les persécutent violemment jusqu’à mort d’hommes puisqu’ils ne se soumettent plus à leurs rôles d’esclaves dans la société. Le président d’IRA-M a été très dur dans le discours de Bamako, contre les élites noires africaines et afro-américaines qui jamais voulu accepté de rétablir les vérités historiques sur la part de responsabilité des rois, suzerains et aristocrates africains dans l’esclavage interne en Afrique, ainsi que les deux autres traites triangulaires et transsaharienne. Abeid a vilipendé les bâtisseurs des états africains indépendants, les combattants contre le colonialisme, l’impérialisme et l’apartheid des Blancs, qui n’ont jamais eu l’honnêteté et le courage de combattre leurs propres esclavages qui continuent à gangrener leurs sociétés jusqu’à nos jours. Souleymane Badji
Lanceur d’alerte. »

Pour rappel, monsieur Dah Abeid est dans la capitale sénégalaise depuis quelques jours déjà… Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/06/25/%e2%9c%93un-documentaire-sur-lorganisation-ira-est-en-cours-de-tournage-a-dakar/ .

Un cadre historique d’IRA, Docteur Sy Ousmane précise dans un bref post Facebook que le mouvement dispose d’une section sur place (IRA-Sénégal) depuis 2009.

Il est intéressant d’être édifié sur ce que le régime du président Macky Sall pourrait reprocher actuellement au leader abolitionniste mauritanien. La problématique de l’esclavage par ascendance demeure tabou dans certaines communautés ouest-africaines où l’élite intellectuelle, religieuse et politique se manifeste par de lourdes et troublantes ambiguïtés. À lire cet élément média du Monde Afrique en ligne datant de 2015 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/20/chez-les-esclaves-de-la-famille-du-president-senegalais-macky-sall_4598251_3212.html . On y aborde un reportage sur les esclaves de la famille du président Macky Sall dans le Fouta.

– KS pour le BLOG

✓GUIDIMAGHA : DES CITOYENS SE PLAIGNENT DES REPERCUSSIONS DE L’ESCLAVAGE ET DEMANDENT JUSTICE [VIDÉO]

Un groupe d’habitants du village de Bouanze dans la wilaya du Guidimagha se plaint de ce qu’ils décrivent comme des séquelles de l’esclavage, appelant les plus hautes autorités du pays à leur rendre justice.

Un porte-parole du groupe, Mohamed Biranté Koné, a déclaré à alakhbar.info, que lui et les siens sont victimes de harcèlement raciste de la part des habitants du village.

Il a ajouté qu’ils sont privés d’occuper des postes politiques parce qu’ils sont d’anciens esclaves, soulignant qu’ils souffrent de l’esclavage même au XXIe siècle .

Il a souligné qu’eux et des anciens maitres vivent dans un même village et donc une seule zone géographique, mais aucun d’entre eux ne peut occuper de position de leadership ou de position politique dans le village à cause de cette discrimination.

Koné a appelé les autorités concernées à rendre justice au groupe et à régler ce problème, qui, selon lui, les préoccupe en tant que citoyens de la république.

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70619