Lutte contre l’esclavage: des magistrats et administrateurs civils (préfets, gouverneurs) outillés pour de résultats probants à Kayes et Koulikoro



Lundi 28 juin 2021, l’amphithéâtre de la Faculté de Droit Public ex ENA a abrité la cérémonie du lancement de l’atelier de formation des Autorités Administratives et Judiciaires du programme de recherche action. C’était en présence du Doyen de la FDPU, Pr Bakary Camara ; du Pr Boureima Kansaye, vice-recteur représentant le Recteur Pr Moussa Djiré ; du Dr Diarra représentant la CNDH ; du représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ; du représentant du Ministre de la Justice et des Droits de L’homme, Garde des Sceaux ; de Madame la Directrice Programme EMIFO et du représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Programme de recherche action intitulé « Esclavage et Migrations Forcées ay Mali », Le Vice-Doyen de la FDPU, Dr Yacouba Koné s’est réjoui au nom de l’ensemble du personnel de la FDPU pour avoir abrité cet atelier de portée légendaire. Il a témoigné que cet atelier constitue une étape cruciale dans les activités du Programme. Ainsi, il a sollicité l’accompagnement des plus hautes autorités dans la poursuite de ces genres d’initiatives, à la faculté et au labo, sur les problèmes de société en général et les problèmes de l’esclavage par ascendance en particulier. Cela dans le souci de lever le lièvre afin de les cerner et à trouver des solutions durables au bénéfice de toute la société. Plus précisément, l’atelier a pour objectif de former les magistrats et des administrateurs civils dans le cadre de la lutte contre le fléau de l’esclavage dans les régions de Kayes et Koulikoro. Au total 10 magistrats et 10 administrateurs civils des régions de ces dites régions bénéficieront de cette formation afin de leurs faciliter le travail de la lutte contre l’esclavage.

Pour le Pr Boureima Kansaye, vice-recteur représentant le Recteur Pr Moussa Djiré, il a salué l’initiative tout en infirmant que ce combat ne peut faire un chemin honorifique sans la formation et plus de sensibilisation autour de la question et cet atelier en est l’exemple palpable.

Au nom de la CNDH, le Dr Diarra représentant son président Aguibou Bouaré a, après avoir donné l’historique de la CNDH, témoigné que cet atelier est à la fois un honneur et une contribution pour le combat que mène la CNDH. Ainsi il a souhaité un plein succès à l’atelier avant que le représentant du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne déclare ouvert l’atelier tout affirmant le soutien du département à des initiatives du genre.

Dognoume Diarra

©️ Crédit source : http://senekunafoni.net/lutte-contre-lesclavage-des-magistrats-et-administrateurs-civils-prefets-gouverneurs-outilles-pour-de-resultats-probants-a-kayes-et-koulikoro/

🔴 Flash info | Le député mauritanien Biram Dah Abeid reçoit une convocation de la police sénégalaise à Dakar.

Le leader abolitionniste et son épouse Leila sur l’île de Gorée (Crédit Réseaux IRA)

Selon un billet diffusé par un lanceur d’alerte Mr Souleymane Badji, le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid a reçu une convocation de la police sénégalaise à Dakar.

Ci-dessus le contenu de l’alerte partagé par les réseaux proches du président du célèbre mouvement anti-esclavagiste mauritanien IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) fondé en octobre 2008 :

« Un commissaire de police et un autre élément de la police sont venus remettre, ce soir 26 juin 2021 à 21h, une convention du commissaire central de la police urbaine de Dakar au Sénégal au Deputé mauritanien Biram Dah Abeid. La convocation stipule que le Député et président de Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-M) doit se présenter devant la police sénégalaise le dimanche 27 juin 2021. Le motif déclaré de la convocation est que le défenseur des droits humains, prix des Notions-Unis des droits de l’homme en 2013 et deux fois deuxième aux élections présidentielles mauritaniennes (2014-2019), est une série d’interviews qu’il a accordé à un chercheur Franco-American du nom de Sebastien Kraft, dont la bourse de recherche est financée par l’université Penn State University aux États-Unis d’Amérique. Mais notons que deux éléments peuvent être la source de l’intérêt brusque de la police sénégalaise aux activités de l’opposition mauritanien dont la famille est installée à Dakar pour les études de ses enfants et leur sécurité depuis plus de cinq années. Le premier étant l’adversité que lui voue la classe politique féodale et affairiste dont certains font partie de l’entourage et collaborateurs proche du président mauritanien Mohamed ould cheikh El Ghazouani. Le rapprochement et l’entente du leaders d’IRA-M avec le nouveau chef de l’Etat mauritanien est très mal perçue par certaines personnalités influentes du régime mauritanien, qui avaient longuement et durement combattu Biram Dah Abeid à côté de l’ancien président mauritanien durant toute une décennie. L’autre motif possible est le fait que depuis que le militant abolitionniste a bénéficié de la paix avec l’avènement du président El Ghazouani, le interne de la lutte contre l’esclavage s’est apaisé mais le député Abeid a ouvert un autre front, celui de la dénonciation et la lutte contre l’esclavage interne en Afrique. Abeid a dénoncé devant la presse malienne et internationale, il y a quelques jours à Bamako, la persistance et l’enracinement de l’esclavage inter-Africain, inter-noirs lorsqu’il est venu soutenir des populations esclaves chassées de leurs villages par les groupes des suzerains qui les possédaient et qui les persécutent violemment jusqu’à mort d’hommes puisqu’ils ne se soumettent plus à leurs rôles d’esclaves dans la société. Le président d’IRA-M a été très dur dans le discours de Bamako, contre les élites noires africaines et afro-américaines qui jamais voulu accepté de rétablir les vérités historiques sur la part de responsabilité des rois, suzerains et aristocrates africains dans l’esclavage interne en Afrique, ainsi que les deux autres traites triangulaires et transsaharienne. Abeid a vilipendé les bâtisseurs des états africains indépendants, les combattants contre le colonialisme, l’impérialisme et l’apartheid des Blancs, qui n’ont jamais eu l’honnêteté et le courage de combattre leurs propres esclavages qui continuent à gangrener leurs sociétés jusqu’à nos jours. Souleymane Badji
Lanceur d’alerte. »

Pour rappel, monsieur Dah Abeid est dans la capitale sénégalaise depuis quelques jours déjà… Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/06/25/%e2%9c%93un-documentaire-sur-lorganisation-ira-est-en-cours-de-tournage-a-dakar/ .

Un cadre historique d’IRA, Docteur Sy Ousmane précise dans un bref post Facebook que le mouvement dispose d’une section sur place (IRA-Sénégal) depuis 2009.

Il est intéressant d’être édifié sur ce que le régime du président Macky Sall pourrait reprocher actuellement au leader abolitionniste mauritanien. La problématique de l’esclavage par ascendance demeure tabou dans certaines communautés ouest-africaines où l’élite intellectuelle, religieuse et politique se manifeste par de lourdes et troublantes ambiguïtés. À lire cet élément média du Monde Afrique en ligne datant de 2015 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/20/chez-les-esclaves-de-la-famille-du-president-senegalais-macky-sall_4598251_3212.html . On y aborde un reportage sur les esclaves de la famille du président Macky Sall dans le Fouta.

– KS pour le BLOG

✓GUIDIMAGHA : DES CITOYENS SE PLAIGNENT DES REPERCUSSIONS DE L’ESCLAVAGE ET DEMANDENT JUSTICE [VIDÉO]

Un groupe d’habitants du village de Bouanze dans la wilaya du Guidimagha se plaint de ce qu’ils décrivent comme des séquelles de l’esclavage, appelant les plus hautes autorités du pays à leur rendre justice.

Un porte-parole du groupe, Mohamed Biranté Koné, a déclaré à alakhbar.info, que lui et les siens sont victimes de harcèlement raciste de la part des habitants du village.

Il a ajouté qu’ils sont privés d’occuper des postes politiques parce qu’ils sont d’anciens esclaves, soulignant qu’ils souffrent de l’esclavage même au XXIe siècle .

Il a souligné qu’eux et des anciens maitres vivent dans un même village et donc une seule zone géographique, mais aucun d’entre eux ne peut occuper de position de leadership ou de position politique dans le village à cause de cette discrimination.

Koné a appelé les autorités concernées à rendre justice au groupe et à régler ce problème, qui, selon lui, les préoccupe en tant que citoyens de la république.

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70619

L’esclavage : phénomène complexe à combattre dans la société mauritanienne sans se munir des outils nécessaires | Par Boulaye Diakité

Il est difficile de lutter contre l’esclavage. Officiellement, partout, cette pratique d’un autre âge existe encore. Même si l’État a ratifié les conventions sur l’abolition, qu’il a criminalisé, l’esclavage n’est pas éradiquer. En effet, l’esclavage est inculqué dans les mentalités. Il n’est pas seulement dans sa définition première en droit mais être esclave dans notre société, il s’agit d’un phénomène naturalisé qu’un groupe est destiné à être esclave de génération en génération. Les esclaves des parents travaillaient pour le maître et qui ne pouvaient exister que par ce dernier. L’esclavage de la génération actuelle repose sur de prétendus états d’infériorité mentale et sociale et qui par conséquent les esclaves n’ont pas droit de réclamer leur liberté. «Une fois esclave toujours esclave» a écrit l’anthropologue Claude Meillassoux.

Il faut une assistance sociale et juridique aux victimes et des sanctions financières aux esclavagistes. Sensibiliser et dénoncer partout et aucune forme d’esclavage ne doit être tolérée. La quête de la dignité humaine est le plus beau de combat qu’un humain doit s’engager et l’arracher ; elle n’est pas à discuter. Il faut se prémunir des instruments juridiques, éducatifs et sociaux efficaces contre les instincts les plus vils des hommes, pour mettre fin aux conséquences de l’esclavage qui se font encore sentir. Les pratiques perdurent et persistent dans nos sociétés. Il s’agit d’une tragédie, d’immense souffrance infligée à des innocents qui n’ont rien demandé à personne, une honte pour l’humanité. Il n’y a pas d’acte plus vilain que l’exploitation, l’humiliation de l’humain ; se servir de lui pour du prestige et de privilège.

Le phénomène de l’esclavage a marqué économiquement et sociologiquement nos sociétés mais il n’a jamais été question d’une réparation. Or, nos sociétés étaient organisées durant des siècles sur ce mode de production servile. Les uns et les autres profitaient de faiblesse, d’une situation difficile afin de s’approprier d’une force de travail.

Les victimes n’ont jamais été entendus ni écoutés. Les stigmates de l’esclavage sont toujours perceptible dans nos milieux sociaux. Cette exploitation et humiliation de l’homme par l’homme désintéresse. Les hommes y naissent, demeurent et y meurent, dans une indifférence générale, aux yeux des politiques nationaux souvent corrompus et qui n’ont aucun respect pour les droits de l’homme.

La situation de l’esclavage est pour beaucoup théoriquement les anciens esclaves, mais aussi de vrais esclaves, vivent dans nos villages et villes et certains sont exploités dans des tâches qui sont inscrits dans les mentalités comme de normes sociales.

Le sentiment de supériorité se justifie par un ancêtre commun, de noms de famille, des lignages, de la religion et des titres honorifiques. Une société ne peut pas se développer sur des telles mentalités et une démocratie ne peut pas y naître.

© Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10208949830298735&id=1705378100

CONFÉRENCE AVEC LE MILITANT GAMBANA SALIF KAMARA : «ESCLAVAGE CONTEMPORAIN, MIGRATION FORCÉE ET ACTIVISME DE LA DIASPORA EN AFRIQUE DE L’OUEST»

Le 10 mai, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, l’équipe EMiFo basée à Copenhague a organisé une conférence en ligne en partenariat avec le Centre d’études avancées sur les migrations (AMIS), afin d’entendre et de présenter l’expérience et la voix de Salif Kamara, vice-président du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) – une organisation de lutte contre l’esclavage par ascendance active en France et au Mali, au niveau national, régional et local. La conférence, intitulée « Esclavage contemporain, déplacement forcé et militantisme de la diaspora en Afrique de l’Ouest », était centrée sur l’implication transnationale de la diaspora malienne dans la lutte contre l’esclavage par ascendance dans le cadre du mouvement «Gambana» (qui signifie égalité en droits et dignité en Soninké). Après deux courtes présentations données par les étudiante en master à AMIS Leah Durst-Lee et Nolwenn Marconnet, M. Salif Kamara a généreusement répondu aux questions des organisateurs et du public et a partagé de précieuses informations sur les origines de Gambana – né dans la diaspora Soninké en France en 2016 – et le travail effectué par les organisations issues de la diaspora comme le RMFP, notamment la sensibilisation sur les groupes WhatsApp et les actions en justice tant en France qu’au Mali. Il a notamment souligné la nécessité de lutter contre les pratiques liées à l’esclavage par ascendance simultanément dans la diaspora et au Mali, car il existe une continuité des pratiques esclavagistes dans la diaspora, qui donnent lieu à des attaques, des agressions verbales, des problèmes de mariage et des conflits autour de la participation aux caisses des villages.

L’événement était bilingue, et nous avons eu le plaisir d’être rejoints par des participants parlant français et anglais, nous joignant d’Afrique de l’Ouest, d’Europe et d’Amérique du Nord.

©️ Crédit source : https://www.slaveryforcedmigration.org/conference-avec-le-militant-gambana-salif-kamara-esclavage-contemporain-migration-forcee-et-activisme-de-la-diaspora-en-afrique-de-louest/

✓Un documentaire sur l’organisation IRA est en cours de tournage à Dakar

Depuis le mardi 22 juin 2021, un tournage documentaire se poursuit sur les luttes de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) et de son Président, Biram Dah Abeid.



Le documentaire porte sur les organisations et les luttes les plus importantes et les plus réussies contre l’esclavage contemporain au XXIe siècle, représentées par l’organisation IRA, son développement et son internationalisation pour lutter contre les violations droits humains. Sebastian Kraft, universitaire , journaliste et chercheur à la Penn State University, aux États-Unis, prépare et tourne le documentaire, y compris les activités, les interviews et les discours du parlementaire Biram Dah Abeid.

L’université américaine a précisé que le projet serait financé et l’équipe du documentaire et ne devrait pas se rendre en Mauritanie pour des considérations de sécurité et de droits humains, ce qui a conduit au choix du Sénégal voisin comme lieu du tournage.

Le tournage a eu lieu au domicile du représentant du Biram Dah Abeid à Dakar, sur l’île de Gorée, la maison historique des esclaves , le bureau de Ira-Senegal et le rassemblement des Organisations Mauritaniennes en exil au Sénégal.

Dakar le 24 juin 2021

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

🔴 Affaire Hassi Chaggar « accords antiesclavagistes » | La réaction d’un cadre régional du parti Tawassoul, Mr DIALLO Waly (Guidimagha)

LETTRE D’INFORMATIONS.

• Un Député pyromane au Guidimagha.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA RÉFORME ET LE DEVELOPPEMENT (TAWASSOUL)
a organisé du 11 – 13 Juin 2021 la première session ordinaire 2021 du CONSEIL NATIONAL DE LA CHOURA â Nouakchott.

Au cours de cet important forum regroupant les cadres du parti a Nouakchott, une absence très remarquée du Député du 5eme Arrondissement l’honorable député Idrissa Bilaly Camara se trouvait en  » mission insolite » dans la Commune de Hassi Cheggar, arrondissement de Tachott, département de Selibaby, wilaya du Guidimagha pour  » arranger le problème. d’esclavage qui mine la quietude des autochtones »

L’honorable député, dans sa vile manoeuvre a semé la graine de l’anarchie pour étouffer la lutte des abolitionnistes de Gambanaaxu contre l’apologie de L’ esclavage et ses sequelles.

L’honorable député n’a ménagé aucun effort pour soutenir les Féodaux-esclavagistes dans le systeme de leurs  » eus et traditions de l’esclavage par ascendance et ses sequelles aux guidimagha.

Mr Idrissa Bilaly CAMARA n’a rassemblé autour de lui que ses oncles, pères, et autres parents ainsi que les personnes ayant accepté leurs conditions serviles pour une raison ou une autre.

Aucune personne de Gambanaaxu n’a pris part a cette rencontre qui sera l’occasion de l’escalade des hostilités au guidimagha.

Cette position est loin d’être celle de notre parti qui défend farouchement les droits de l’homme et des citoyens, la lutte contre la criminalité et le banditisme ainsi que la gabegie sous toutes ses formes.

En ma qualité du President du conseil regional de la CHOURA, il est de mon devoir de signaler les manigances de ce parlementaires qui joue a la fois au pompier et au pyromane.

Cette vilaine entreprise est en voie de jeter le discrédit sur notre parti TAWASSOUL au Guidimagha ou personne ne peut plus faire confiance dans les jours â venir.

J’alerte la Direction Nationale que des DOCUMENTS établis pour légaliser l’illégalité sont déjà dans le circuit administratif régional d’où ils doivent être retirés et détruits parce que tissus de mensonge.

Dieu m’est temoin que j’ai RENDU compte à qui de doit fidèlement.

Tachott, le vendredi 17 juin 2021.

Waly Ibrahima Diallo, president du Conseil Regional du parti Tawassoul au Guidimagja

Informer Vrai, c’est Secourir : les dits accords contre l’esclavage par ascendance à Hassi-Chaggar (Guidimagha)

Crédit photo : Post FB du député.



Renseignements pris auprès de membres antiesclavagistes et abolitionnistes affiliés à Ganbanaaxu , le vieux présenté dans l’une de photos illustratives du post FB du député de Tawassoul Idrissa camara, ne serait aucunement un représentant de la communauté Ganbanaaxu de Hassi Chaggar. Ainsi les propos diffusés par ce Député Idrissa Bilaly Camara n’engagent que certaines personnes d’ascendance esclave qui sont toujours sous domination coutumière et féodale de l’ancien ordre villageois. Dans sa publication https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5685743744800097&id=100000935832977, le député semble nous vendre que Ganbanaaxu est antagoniste avec un autre groupe (democrati islamic) WhatsApp d’apologistes soninkés de l’esclavage dans la communauté. Alors qu’il le sait très bien que ce sont les milieux féodaux communautaristes autour de la chefferie coutumière qui s’affairent depuis 4 ans pour contrer l’expression citoyenne et humaniste du Message Ganbanaaxu dans les villages. Enfin il croit dire ou faire découvrir que des accords locaux seraient signés à son initiative pour interdire les appellations connotées esclavagistes dans ce village chef-lieu de la commune du même nom Hassi Chaggar. Pour rappel la Loi 031 – 2015 en Mauritanie dans son ✓ article 19 dit : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. Normalement il suffisait à un parlementaire averti de rappeler les dispositions prévues dans les Lois de la République sur l’ensemble du territoire national. Une précision, notre BLOG a sollicité une interview expresse auprès du député dans la journée d’hier (14/06/21) après les premiers échos remontés sur les manœuvres du terrain avec son nom évoqué, mais il a déclaré de ne pas vouloir s’exprimer à cause des tensions en cours. Subitement il s’est manifesté aujourd’hui avec son post dont le contenu et les contours sont sujet au doute car d’autres sons de cloche émergent depuis sur la même affaire. Vouloir réconcilier des gens , c’est plus que recommandable mais aujourd’hui concernant la crise dans soninkara à cause des coutumes esclavagistes et féodales, on ne peut pas et on ne doit pas se servir des sources de problèmes pour en faire des solutions supposées sérieuses. Il faut nécessairement l’implication d’un acteur régalien tant attendu qui est l’État. L’opinion publique se rappelle d’une sortie médiatique à raison du député qui protestait concernant un traitement inapproprié dont il a été victime de la part d’éléments de la police de transport à Nouakchott… Lire https://www.essadafr.info/archives/1672 . Logiquement un citoyen averti comme lui de ses droits et devoirs en milieu urbain, ne devrait pas entreprendre d’autres mécanismes ne visant pas la consolidation de l’État de Droit ailleurs en milieux ruraux.

✓NB : Le mouvement Ganbanaaxu Fedde est un collectif d’associations militant pour abolition des coutumes esclavagistes et féodales dans les communautés Soninké. Il est porteur d’un éveil citoyen et humaniste pour une réforme sociale et contre les inégalités.

• À découvrir Ganbanaaxu https://www.ganbanaaxufedde.com/

– KS pour le BLOG

✓Communiqué de presse Ganbanaaxu Fedde | Au Guidimagha en Mauritanie , certains responsables du corps administratif et judiciaire toujours inféodés au régime féodal et esclavagiste soninké.



Nous avons appris avec un grand étonnement ces derniers jours, le déroulé scandaleux d’une rencontre entre le préfet du département de Ghabou et un paisible citoyen Mr Diarra Saje accompagné par le responsable régional du mouvement IRA-Mauritanie Mr Ahmed Jiddou. Dans la journée du 10 juin 2021, Mr Diarra Saje issu de couches sociales des descendants d’esclaves Soninkés du village de Coumbadaw , voulait faire sécuriser administrativement sa parcelle de terrain exploitée depuis toujours en se rendant auprès du préfet. Monsieur Diarra Saje comme d’innombrables citoyens descendants d’esclaves Soninkés font face depuis 4 à 5 ans à diverses pressions et tentatives d’expropriation foncière parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales érigées en mode de vie sociale par le pernicieux régime de Ladalenmaxu Soninké dans les villages.

Dans sa démarche citoyenne et paisible, il comptait passer par les officiels étatiques locaux représentés par le préfet répondant au nom de Mohamed Lemine Ould Khadre. Mais sa grande surprise était de voir ce dernier le traiter comme indésirable avec au passage des comportements inappropriés vis à vis du représentant du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie.

Comme dans une note d’alerte datant de 2018, nous avions voulu interpeller les différentes autorités sur les problématiques pendantes liées à l’esclavage par ascendance dans les localités villageoises de la région du Guidimagha, lire https://adrar-info.net/?p=51023 .

Aujourd’hui au moment où le principal parti soutien du président de la République Mohamed Ould El-Ghazouani, déclare organiser différentes activités sans tabous auprès du public sur des thématiques notamment l’esclavage et ses séquelles, au Guidimagha, principalement chez les villages soninkés, les coutumes esclavagistes et féodales font la loi contre des paisibles citoyens. Ainsi les représentants issus du Guidimagha dans le parti UPR qui se réunit à Kaédi ces temps ci , doivent être concernés et interpelés sur ces affaires liées aux vestiges de l’esclavage qui sévissent durement dans la communauté soninké.

Par cet élément médiatique, nous apportons notre soutien ferme aux militants anti-esclavagistes du Guidimagha.

Nous dénonçons les comportements agressifs du préfet de Ghabou à l’endroit du citoyen Diarra Saje et du représentant d’IRA Mr Ahmed Jiddou .

Nous alertons solennellement les hautes autorités nationales sur ces tensions liées à l’esclavage par ascendance dans nos villages autour du foncier et dans diverses atteintes aux droits légitimes des descendants d’esclaves Soninkés.

Les coutumes discriminatoires, esclavagistes et féodales ayant comme seule référence rétrograde, le moyen-âge, ne peuvent se substituer à l’ordre étatique moderne dans nos terroirs. À l’État, d’engager sérieusement des initiatives fortes afin d’assurer la quiétude sociale pour tous les citoyens sans aucune forme de discrimination.

Selibaby, 12 juin 2021

Le collectif Ganbanaaxu Fedde et partenaires (Amees, Uvds, Armepes et alliés)

NOUVELLE FACETTE DU COMPLOT CONTRE LES ESCLAVES D’ASCENDANCE. | IRA-M / Le parti RAG

Les Faits

Au Guidimakha, dans la commune de Ghabou, Mr DIARRA Saje Fodié exploite depuis plusieurs décennies et un lopin de terre pour survivre. descendant d’esclaves, il a décidé de prendre ses distances, sa liberté avec ses anciens maîtres. Ainsi, il s’inscrit dans la dynamique des Hautes Autorités nationales à en finir avec l’esclavage sous toutes ses formes et manifestations.
Cette volonté de rupture pour recouvrer sa dignité d’homme n’a pas plu aux féodaux de la communauté de Coumba daw. Cest ainsi que
Mr DIARRA Saje Fodié est constamment harcele et sommé de quitter le lopin de terre qu’il exploite depuis plusieurs générations.
L’affaire a été portée à la connaissance de l’ autorité administrative locale pour arbitrage.
Mr DIARRA Saje Fodié étant analphabète a sollicité l’aide de Mohamed Jiddou, Coordinateur Régional d’IRA Section Guidimakha pour l’accompagner et l’orienter dans ses démarches.
C’est ainsi qu’hier, 10 juin 2021, les deux hommes se sont rendus à Ghabou pour rencontrer le Hakem, Mr Mohamed Lemine Ould Khadre.
La rencontre a été un fiasco à tous égards. En effet, le représentant de la légalité a été discourtois en chargeant les deux plaignants de manière péremptoire.
Mohamed Lemine Ould Khadre, le hakem de Ghabou n’a pas hésité à proliférer des insultes et insanités dans son bureau à l’endroit des deux plaignants. Et comme si cela ne suffisait pas, il a refusé catégoriquement de recevoir leur demande.
La présence du militant d’IRA dans son bureau venu accompagner Mr DIARRA victime d’un réglement de compte a irrité le préfet. Il a fustigé notre ONG, comme si elle était une organisation criminelle.
Le hakem de Ghabou s’est comporté de manière ridicule en banalisant la fonction honorable de préfet, par son refus de recevoir notre demande et en s’attaquant vertement et non sans haine à l’ONG IRA toujours pas reconnue par l’Etat.

✓Déclarations

Au regard de ce qui précède, des faits avérés et vérifiables, rapportés par manière circonstanciée, IRA ne peut rester spectatrice des injustices et surtout lorsqu’elles sont commises dans le cadre de la féodalité ou de l’esclavage par ascendance.

AUSSI IRA,


1) en appelle au respect de la législation nationale criminalisant les pratiques esclavagistes et aux textes internationaux ratifiés par notre pays dans ce cadre.

2) a le regret de noter que par ce comportement vénal et partial, le hakem de Ghabou a foulé au sol la proximité de l’administration de ses usagers, au cœur de la réforme administrative promise par le Président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

3) exige des explications de la part de l’administration territoriale de Khabou comme elle en appelle au Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, la tutelle pour que la demande de Mr DIARRA Saje Fodié soit de nouveau introduite et étudiée de manière objective.

4) dénonce le manque d’impartialité et de professionnalisme de l’administration territoriale et sa volonté de soutenir la classe féodale au mépris de la loi.

5) ne comprend pas cette arrogance par le comportement d’un commis de l’Etat vis-à-vis de ses concitoyens venus juste introduire une demande, et ne peut plus accepter son instrumentalisation et sa diabolisation , pratiques dignes d’un autre régime.

6) demande aux autorités de confier la gestion de l’administration territoriale à des hommes compétents, clairvoyants, justes, neutre, désintéressés et dotés de capacités de discernements et d’écoute.

7) dénonce la complaisance ou complicité de l’administration territoriale au Guidimakha avec la classe féodale qui continue de déposséder sans aucun procès les descendants d’esclaves du foncier.
8)attend des autorités que des décisions courageuses soient prises incessamment au Guidimakha sur le foncier en faveur des descendants d’esclaves : en effet, la terre est devenue un moyen de pression pour la classe féodale.
Nouakchott le 11 juin 2021

Cellule communication
Ira-M /RAG

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie/RAG