✓Communiqué de SOS Esclaves relatif au projet de loi sur la protection des symboles de l’Etat

SOS Esclaves – Après avoir pris connaissance du contenu du projet de loi dit de protection des symboles de l’état qui devrait incessamment être discuté au niveau du parlement, nous avons été surpris que ce texte limite dangereusement les libertés fondamentales stipulées par la constitution.

Ce projet de loi constitue véritablement en ses articles et dispositions émanant du pouvoir Exécutif un recul dangereux dans l’avancement réalisé sur le plan de l’arsenal juridique malgré nos nombreuses réserves sur l’application de ces lois et de ces instruments.

Ainsi, SOS Esclaves déclare à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

1. Notre rejet catégorique de tout ce qui discrimine les citoyens en faisant de certains fonctionnaires de l’état et de ceux qui ont en charge des hautes fonctions des citoyens de premier degré, ce qui est une violation flagrante de la constitution mauritanienne qui interdit la discrimination entre les citoyens qu’ils soient au pouvoir ou en dehors du pouvoir.

Nous interpellons le président de la République et le gouvernement de son premier ministre et les autorités judiciaires que des citoyens ont souffert de l’esclavage et s’en sont libérés grâce aux efforts de SOS Esclaves sans que la loi 031/2015 ne soit appliquée en leur faveur. Autant nous refusons de toucher aux libertés et à la restriction sur les citoyens, autant nous confirmons notre refus et notre condamnation de toutes les pratiques violentes et rétrogrades quelque soit leur origine.

Nous renouvelons notre attachement de principe du choix d’un état de droit, de l’unité nationale, de la concorde et de la cohésion sociale du peuple mauritanien. Ce qui, selon notre conviction ne se réalisera qu’avec l’émergence d’un état juste, un état des institutions qui garantissent la liberté, l’équité et la justice entre les citoyens.

2.Notre soutien ferme contre l’unilateralité et la restriction sur les libertés garanties par la constitution et que quiconque n’a le droit président soit il ou ministre de les restreindre à travers les lois ou les décrets.

3. Demandons au président de la République et au gouvernement de son premier ministre le retrait du projet de loi et la concentration sur l’application des lois spéciales sur l’esclavage et autres violations des droits humains comme la torture et la violence contre les femmes qui sont de grands défis et priorités avant de promulguer toute autre loi qui ne respecte pas les droits fondamentaux des citoyens.

Nouakchott le 26/07/2021

Le Bureau Exécutif

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747401

✓À suivre « Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale » sur YouTube | En date du 24 juillet 2021 – Plateforme mauritanie.com

Interview du président des réseaux IRA dans le monde, député à l’assemblée nationale, M. Biram Dah Abeid par les sites Mauritania-com. Plusieurs sujets sont abordés sans tabou, notamment la question du projet de loi sur la double nationalité, puis, le fameux projet de loi nous dit-on pour protéger les symboles de l’état et la visite effectuée récemment par le député qui était accompagné par le présidente du RAG, M. Oumar Ould Yali et d’autres cadres IRA-Mauritanie dans le Trarza, Brakna et Gorgol.



L’accueil, surtout, les doléances des populations qu’ils ont pu recevoir sur place. Qu’on l’aime ou pas, nul ne pourra nier que le président Biram Dah Abeid est profondément préoccupé par la situation que vivent les populations les plus vulnérables à l’intérieur du pays, qui sont les plus exposées aux injustices. La photo de l’image nous rappelle ce mai 2017, lors qu’il a voulu se rendre dans le Guidimakha en traversant le fleuve qui nous sépare du Sénégal par Gouraye pour s’acquérir de la situation sur place.

Les féodaux du Guidimakha et leur homme fort de l’époque Mohamed Ould Abdel Aziz l’ont empêché d’entrée en contact manu-militari avec les populations afin de dissimiler l’esclavage coutumier par ascendance qui se perpétue encore dans la région avec la complicité de certains cadres de la région (ministre, directeur, député, maire etc…) qui sont adoubés par l’administration locale. Le directeur Alioune Sow et son staff remercient le député et son équipe pour le temps qu’ils ont voulu accorder aux sites mauritania-com

©️ Crédit source : Post et élément YouTube par l’activiste des droits humains Diko Hanoune

✓Mali : des experts de l’ONU condamnent l’augmentation des attaques contre les «esclaves par ascendance»

Éléments médias lors de la manifestation à Kayes contre les agressions féodalo-esclavagistes dans les villages soninkés.

« Les attaques constantes et systématiques contre les personnes considérées comme « esclaves » sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a déclaré Alioune Tine, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali. « De telles attaques vicieuses sont incompatibles avec une société inclusive et nous les condamnons dans les termes les plus forts », a, pour sa part, déclaré Tomoya Obokata, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage.

Les deux experts onusiens réagissaient à un incident survenu le 4 juillet lorsque des habitants du village de Makhadougou, dans la région orientale de Kayes, ont tenté d’empêcher des personnes qu’ils considéraient comme des esclaves de travailler dans leurs champs. À l’aide de machettes et de fusils, ils ont blessé 12 personnes, dont trois femmes non impliquées dans l’affrontement qui ont été touchées par des balles perdues à l’intérieur de leur maison.

Cette année déjà, 62 personnes – 57 hommes et cinq femmes – ont été blessées lors de violents affrontements dans la région de Kayes, et 80 ont dû fuir leur domicile. Deux fois plus de personnes – pour la plupart des « esclaves par ascendance » – ont été blessées cette année qu’en 2020.

Les experts déplorent l’inaction du gouvernement malien
Le Mali a interdit l’esclavage en 1905, mais un système « d’esclavage d’ascendance » persiste, en vertu duquel le statut d’esclave est attribué à certaines personnes parce que leurs ancêtres auraient été réduits en esclavage par des familles des soi-disant « maitres ».

Les personnes nées en esclavage travaillent sans être payées et sont privées de leurs droits fondamentaux et de leur dignité. Ceux qui rejettent la désignation « d’esclave » et tentent de défendre leurs droits, ainsi que les organisations anti-esclavagistes, sont régulièrement attaqués violemment par les chefs traditionnels ou religieux et leurs alliés, y compris, dans certains cas, les autorités de l’État malien.

« L’augmentation spectaculaire des attaques cette année montre l’incapacité flagrante du gouvernement à protéger sa population, en particulier celle qui souffre déjà le plus de la discrimination et de la violence », ont déploré les experts onusiens.

Dans une déclaration publiée en septembre 2020, MM. Obokata et Tine ont condamné des « actes barbares et criminels » similaires et ont appelé le Mali à mettre fin à l’esclavage une fois pour toutes. Ils ont appelé à « une enquête rapide, transparente, impartiale et approfondie » sur les attaques dans la région de Kayes.

« Il est profondément inquiétant que personne n’ait été poursuivi en relation avec les attaques de l’année dernière », ont déclaré les experts. « Le fait que le gouvernement a échoué à faire en sorte que les auteurs d’actes esclavagistes répondent de leurs actes envoie un signal choquant et inquiétant. Les chefs traditionnels et religieux qui cautionnent ces attaques violentes doivent également répondre de leurs actes », ont-ils souligné.

« Un changement d’attitude est nécessaire dans toute la société malienne »
Les experts ont renouvelé leur appel au Mali pour que le pays d’Afrique de l’Ouest adopte de toute urgence une loi criminalisant spécifiquement l’esclavage.

Tout aussi important, ont-ils déclaré, « un changement d’attitude est nécessaire dans toute la société malienne. Il est indispensable de laisser derrière soi l’héritage de l’esclavage par ascendance et de reconnaître que tous les Maliens peuvent se prévaloir de tous les droits et libertés énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ».

Pour que le Mali aille de l’avant, il faut reconnaître que tous les Maliens et Maliennes – « comme tout le monde sur cette planète » – peuvent s’attendre à certains droits et les exiger simplement parce qu’ils sont des êtres humains, ont souligné MM. Tine et Obokata. « Il ne doit y avoir aucune discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine nationale ou sociale, la propriété ou la naissance », ont-ils rappelé.

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• A PROPOS DES EXPERTS


M. Alioune Tine (Sénégal) a pris ses fonctions d’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali le 1er mai 2018. Le mandat d’Expert indépendant a été renouvelé par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 24 mars 2021 pour une période d’un an afin d’aider le gouvernement malien dans ses actions de promotion et de protection des droits de l’homme et dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les résolutions du Conseil. M. Tine a été membre fondateur et président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et coordinateur du Forum des ONG africaines lors de la Conférence mondiale contre le racisme en 2000. Entre 2014 et 2018, M. Tine a été le directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il a publié de nombreux articles et études sur la littérature et les droits de l’homme.

M. Tomoya Obokata (Japon) est un spécialiste du droit international et des droits humains, spécialisé dans la criminalité transnationale organisée, la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage. Il a commencé son mandat comme Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences en mai 2020. Il est actuellement professeur de droit international et des droits humains à l’université de Keele, et il a précédemment enseigné à l’université Queen’s de Belfast et à l’université de Dundee (toutes les deux au Royaume-Uni, en Grande-Bretagne et en Irlande du Nord). Il a une grande expérience de travail sur les questions de la criminalité transnationale, de la traite des êtres humains et des formes contemporaines d’esclavage avec les parties prenantes concernées. Il a également publié de nombreux ouvrages sur les sujets mentionnés.

NOTE

Les Experts indépendants et Rapporteurs spéciaux font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde.

Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel

©️ Crédit source : https://news.un.org/fr/story/2021/07/1100352

✓Film-documentaire sur IRA-Mauritanie | Regardez « La lutte non-violente contre l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

Le journaliste Italien Marco Piantoni et la Fédération Italienne des Droits de l’Homme, viennent de publier un documentaire tourné en Mauritanie pendant les élections présidentielles de 2019, sur le militantisme pacifique du président d’IRA-M Biram Dah Abeid. Le documentaire a été diffusé pour la première fois ce Mardi 20 juillet 2021 dans une salle de l’assemblée nationale italienne, devant un parterre de députés, d’hommes politiques, de défenseurs de droits humains ainsi que des journalistes sympathisants de la lutte pour les droits civiques menée par Ira-M et son leader depuis plus d’une décennie.

©️ Crédit source : réseaux IRA-Mauritanie

✓Portrait de Militante | Éléments biographiques de Madame Boye Sagna surnommée « Mama IRA »

• À découvrir un bref élément vidéo : https://youtube.com/shorts/zdVajx_7ZEk?feature=share

Elle est native de Diogountouro, village du Guidimagha (Région Sud mauritanien) situé au bord du fleuve Sénégal. Elle vit en famille à Nouakchott depuis quelques années. Une dame travailleuse et l’une des voix militantes pionnières issues de la communauté soninké engagées au sein du célèbre mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. Elle fait partie de la très dynamique section IRA – Sebkha. Selon les informations de présentation recueillies auprès d’elle, c’est à partir de courant 2014 qu’elle avait eu des contacts inspirants dans ce militantisme auprès de son oncle monsieur Yakhoub Bakhayokho, président de l’association UVDS (Union des volontaires pour le développement dans Soninkara) et tenant actuellement le poste de secrétaire général du parti RAG. Surnommée et connue sous l’appellation « Mama IRA », Madame Sagna est une militante aguerrie du terrain qui a subi avec tant d’autres de ses camarades IRAOUIS, l’engrenage répressif du pouvoir mauritanien au cours de la décennie passée.

En compagnie des militants anti-esclavagistes d’IRA

Elle a reçu des coups lors des sit-in devant les commissariats à Nouakchott, autour des tribunaux à Rosso ou à Aleg pour soutenir le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses camarades. Le surnom Mama IRA lui aurait été attribué lorsqu’elle voulait camper avec sa moustiquaire devant un commissariat à Nouakchott pour s’enquérir du sort de militants arrêtés et retenus en lieux inconnus. Sa détermination est à la fois proverbiale et fascinante , je dirais qu’elle s’inscrit symboliquement dans le sillage historique de vaillantes dames comme Rosa Park ou Harriet Tubman.

Elle remet une distinction lors du tournoi foot Uvds-Ganbanaaxu à Nouakchott

Elle nous apprend qu’à cause de son engagement visible, elle faisait l’objet de différentes moqueries et pressions venant de certains milieux de la communauté soninké de Nouakchott. Début Mai 2017 , elle était l’une des rares femmes militantes qui comptaient accueillir et participer au Guidimagha à la visite programmée du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid. Finalement les forces sécuritaires de la région à l’époque avaient contraint les militants sur les routes à l’isolement avant de procéder à l’expulsion expéditive du président d’IRA du Guidimagha dès son arrivée à la rive mauritanienne à Gouraye venant du côté Sénégalais.

Aujourd’hui cette dame forte à la cinquantaine, est toujours une voix fidèle et forte dans l’engagement abolitionniste et droit-de-lhommiste au sein de sa section IRA Sebkha et dans le mouvement d’éveil antiesclavagiste Ganbanaaxu Fedde dans les communautés Soninkés. Très sûre de la rectitude de son combat, elle dit prête à subir le dénuement matériel par une grande résilience encore et toujours pour le respect des droits légitimes de tous les citoyens sans distinction de races ni de communautés. Elle dit que la vision et le courage de Biram Dah Abeid sont source d’espoir pour tout le Peuple mauritanien, et qu’elle s’y retrouve hier comme aujourd’hui.

En action lors d’un sit-in à Nouakchott juillet 2021

✓Récit par KS (Médias Source : éléments reçus de Madame Sagna)

🔴 Sur l’esclavage en milieu Soninké | « La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective » Par Mukhtar Bakary Kamara. (Témoignage)

Il est grand temps que beaucoup plus de voix s’élèvent contre l’esclavage par ascendance en milieu soninké. Les états doivent agir rapidement pour mettre fin à ce crime contre l’humanité.
Dans la commune de Mambiri (Kita, Mali), que j’ai visité du 14.7 au 16.7.2021 dans le cadre de mon travail au Mali, j’ai rencontré des personnes déplacées pour cause d’esclavage et qui ont été victimes d’actes inhumains et dégradants. Il est très difficile d’écouter leurs récits sans verser de larmes: déshabiller un vieillard, son beau fils, sa femme, les rouer de coups, puis les enfermer ensemble tous nus dans une même pièce est un acte dont seuls des criminels sanguinaires peuvent se glorifier.
Pousser la barbarie jusqu’à réduire tous leurs biens en cendre, confisquer leur terres et et les chasser de leur village est un acte inqualifiable. C’est une centaine de personnes réfugiées ( on dit déplacées au Mali) que les habitants de Mambiri ont accueillis dans leur village. Honte aux États qui tolèrent l’esclavage par ascendance en milieu soninké.
La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective. On ne peut pas lutter contre le racisme et la discrimination des Noirs chez les arabes et occidentaux et fermer les yeux sur les discriminations que vivent les descendants des anciens esclaves en milieu Noir (soninké au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie).
A tous les tenants et supporters du système féodalo-esclavagiste, je dis ceci:
– Un vrai noble, c’est celui qui n’humilie pas un être humain
– Un vrai noble n’abuse pas de sa force physique, psychologique, idéologique et économique pour faire du mal, surtout face à plus faible que soi.
– un vrai noble lutte contre l’injustice.


Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette « noblesse »: je n’en fais pas partie et que tous ceux qui soutiennent l’esclavage sous toutes ses formes sachent qu’ils me trouveront sur leur chemin.
Je combattrai avec force l’esclavage par ascendance parce que je le considère comme un crime contre l’humanité.
« Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». Franz Fanon.
Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette «noblesse» barbare et sanguinaire .

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4804833579543718&id=100000513693869

✓Vivre sa Liberté !? | Par le président Traoré Gaye

Lors d’une conférence à l’école des hautes études en sciences sociales à Paris en février 2019 en présence de l’honorable Biram Dah Abeid et de Ali Bouzou de l’ONG Timidria, une question m’a interpellé . Cette question a été posée par la modératrice Benetta avec la teneur suivante : Après l’émancipation que se passe-t-il, en substance les personnes esclaves une fois libérées comment vivraient-elles leur liberté ? Faute de temps de parole je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de mon intervention . En effet je commence par être libre c’est comme extraire une pierre précieuse des abîmes de la terre, l’euphorie de cette trouvaille n’exclut pas une surveillance accrue, une vigilance renforcée et une prudence qui se manifesterait par un « esprit vif » et alerte.Vivre sa liberté ne consiste à idéaliser libre mouvement des bêtes de la savane , en peu caricatural certes mais assumée comme image. Être libre ne consiste pas non plus absence d’effort pour consolider la liberté qui n’est jamais acquise sinon des jeunes africains ne seraient pas appelés « Diamant noir » en Libye . Aujourd’hui au nom de la liberté invoquée à tout va , on assiste à la trivialité affectant notre dignité . Prenons l’exemple de la paresse et de l’insolence . Un quidam est libre de discourir mais si ce discours est fondé sur le mensonge, la tricherie et la diffamation. Il perdrait toute notre crédibilité ce qui affecterait sa dignité par extension. Je limite à ce niveau la digression . La paresse, on est libre de ne pas travailler mais la violence sociale d’un tel choix est redoutable…
Vivre sa liberté en vrai est à l’image du long chemin épineux à parcourir sous le soleil ardent de la condition humaine . Une remarque saillante depuis l’avènement du mouvement Ganbanaaxun fedde dans l’entité Soninke, n’avez -vous pas remarqué que les anciens villages de liberté n’ont pas adhéré à ce discours réformateur et fraternel comme si nous leur ferions souvenance d’une humiliation subie , d’une dignité bafouée, d’une indignité marquée au fer rouge dans leur existence.

– Noté en lien ce post FB de juillet 2018 par KS : « Se libérer est finalement un processus relativement aisé mais VIVRE sa liberté en vrai et en ttes circonstances est une autre histoire.« 

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 9/7/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158700275716225&id=569691224

✓Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » décernent une attestation de reconnaissance à la CNDH – MALI

Les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » de la School of oriental and African Studies (SOAS) de Londres, du Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Droit, Décentralisation et développement Local (LERDDL) de la Faculté de Droit Public et participants ont décerné une attestation de reconnaissance à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) pour son soutien exceptionnel à la réussite de l’Atelier de formation des autorités administratives et judiciaires tenu du 28 juin au 03 juillet 2021 à la Faculté de Droit Public de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJPB).

L’attestation a été remise au Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE le mercredi 07 Juillet 2021 à la CNDH. Le Président de la CNDH en recevant cette attestation, a remercié les coordinateurs du Programme de Recherche-Action « Esclavage et Migration forcée à Kayes » pour cet honneur.
Il a dédié cette reconnaissance à l’ensemble des Commissaires et personnels de la CNDH ainsi qu’aux Défenseurs des droits humains du Mali, spécifiquement ceux qui luttent au quotidien contre l’esclavage par ascendance et pratiques assimilées.

La rédaction

©️ Crédit source : CNDH Mali – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2492367090909807&id=1574272752719250

🔴 Nécrologie : Notre mère et tante Sokhna Diakité rescapée de l’attaque de Djandjoumé est décédée à Nioro !



Madame Sokhna Diakité était une rescapée des tueries perpétrées par les extrémistes féodalo-esclavagistes Soninkés du village de Djandjoumé (près de Nioro) dans la région de Kayes au Mali . Dans la nuit du 1 septembre 2020 , 4 militants anti-esclavagistes avaient été lynchés à mort dans ce village. Parmi ces militants assassinés, monsieur Gossi Cissoko qui est le fils de la dame décédée ce jour 5 juillet 2021 à Nioro. Madame Diakhité avait subi des graves blessures au cours de cette équipée criminelle organisée par les milieux féodaux du village. Ici ci-jointe une photo d’elle prise après l’événement :





Nos condoléances attristées à toute sa famille et ses proches à Nioro. Paix éternelle à son âme.

✓ Liens médias à lire :

https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ Crédit source : Réseaux Ganbanaaxu Mali.

🔴 URGENT – Esclavage au Mali | violentes attaques signalées encore dans la région de Kayes. (MSDH)

COMMUNIQUE 026-MSDH/07/2021 RELATIF A L’ATTAQUE SANGLANTE DU VILLAGE DE MAKAN LAGARE PAR DES INDIVIDUS ARMES IDENTIFIES EN LIEN AVEC LA PRATIQUE L’ESCLAVAGE DANS LA REGION DE KAYES



Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a appris avec amertume une attaque survenue à MAKANA LAGARE à 60 km de la Région de Kayes qui serait l’œuvre des esclavagistes qui ont décidé de frappé très fort.
Malheureusement l’esclavage dans la région de Kayes n’est plus un fait divers et continu d’engendrer des victimes (morts et déplacés).
Le village de Makana Lagaré s’est vu attaqué aux alentours de 16 h par les ressortissants du village de Maka Dougou pour les sommés d’arrêter de cultiver sur toutes les terres de cette zone s’ils refusent leurs statuts supposés d’esclaves.
Tout a commencé lorsque les habitants du village Makana Lagaré passaient une journée dominicale dans leurs champs normal car nous sommes en saison pluvieuse, les ressortissants voisins du village de Maka Dougou armés de pistolets automatiques, d’armes à feu ,d’armes blanches font irruption dans ce village en tirant à balles réelles et à bout portant sur les cultivateurs qui étaient présents au moment de leurs venues. Plus d’une dizaine de personnes ayant reçu des balles réelles sont dans un État très critique.
A l’heure nous écrivons ce post ces terroristes ou bandits armés ont assiégé le village de Maka Lagaré et un renfort de la Gendarmerie de la Région de Kayes est en cours de route pour essayer de limiter les dégâts et procéder à des arrestations.
Ce problème ne saurait résolu sans l’implication de tous, l’impunité bat son paroxysme dans la région de Kayes.
Les victimes et déplacés de Yelimané, de Diema, de Kaneyra, de Mambiry , de Bagamabougou,de Nioro, de Djandioumé pour ne citer qu’eux sont toujours en attente d’une justice au vrai sens du terme.
Le M.S.D.H n’est pas surpris de cette énième attaque contre des militants anti-esclavagiste, la preuve en 2020, quatre militants maliens qui œuvraient contre cette pratique ont été battus à mort à Djandjoumé dans le cercle de Nioro, dans l’ouest du pays, sur l’ordre d’élites locales qui continuent de défendre les hiérarchies sociales héritées du passé esclavagiste. S’en sont suivi d’importantes manifestations contre l’esclavage à Kayes et à Bamako.
A cet effet le M.S.D.H demande ;
* Aux autorités d’interpeller les vrais auteurs de ces atrocités sans précédent ;
* Aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme de s’immixer très rapidement car le Mali est en Etat d’alerte en termes de violation des droits humains
Le M.S.D.H informe l’opinion nationale que nul n’est au-dessus de la loi et suivra particulièrement la suite de cette affaire.

Le M.S.D.H tient à rappeler que respecter les droits de l’homme ne relève plus du choix politique mais d’une obligation morale et juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignants.

Fait à Bamako le 04 Juillet 2021.
N’Djim Boubacar
Président du MSDH