TOUNKA LEEMOU KEFFO: De leur torchon MÉMORANDUM à leur DÉCLARATION kleenex. Par Souleymane Cissoko

Tout est dans l’intitulé (TOUNKA LEEMOU KAFFO) de leur association foncièrement exclusiviste , ils s’arrogent du titre (suprême) de royauté, pour chapoter et défier tout, y compris les autorités comme s’il s’agirait d’un état d’exception ou l’instauration d’une principauté autonome calquée sur la volonté de nos capricieux féodaux aigris et nostalgiques. Dans certains cas, plusieurs municipalités de ces régions concernées, sont infeodées, acquises à la cause féodale et vouant une allégeance totale à ces autarcies qui discriminent les citoyens à travers les missions de solidarité de l’Etat, des collectivités territoriales ou des ONG humanitaires destinées aux populations des communes. Il peut s’agir de fonds de solidarité ou de prestations sociales destinés aux populations nécessiteuses. Ces aides sociales sont souvent accaparées par les agents locaux souvent complices qui induisent en erreur les prestataires ou les destinataires au profit de gens qui adhérent à leur idéologie en fournissant des listes biaisée et tronquées de nécessiteux ayant-droits droits. Sur le seul critère douteux de suiveurs féodaux et en excluant les insoumis à l’ordre féodal.

Donc ils n’ont que faire de tout le reste des composantes du corps social qui ne sont à leurs yeux que des citoyens de seconde zone du simple fait de ne pas épouser leur idéologie d’ascendance filiale nobiliaire. Ils sont donc perçus comme des vulgaires suiveurs à la merci et en marge de la gestion des affaires sociales des villages et de simples exécutants du  »contrat social » hérité dont les féodaux sont les seuls privilègiés d’une telle structure sociale. Ils veulent ériger en règle absolue ce mode de gestion archaïque et anachronique pour réguler nos rapports sociaux (code social) avec toutes les iniquités qui vont avec.

Toute leur idéologie se drape autour de leur égo mal placé s’articulant foncièrement autour d’une prétendue  »noblesse » héritée à laquelle était soumise passivement et sans condition ni discussion possible de ceux issus des autres couches de la société. Comme il s’agit d’un ordre filial hérité, il n’y a pas de réforme qui soit possible. Cette obsession de vouloir se mettre sur un piédestal et soumettre son prochain à ses caprices de nostalgiques légendaires les rend schizophrénes. Nous, on ne s’est jamais caché qu’on souhaite en finir avec ces pratiques archaïques qui inhibent. Ce  »machin » d’association (TOUNKA lemou kafo) n’est qu’un outil de résistance à ce qu’on combat. Avouez-le comme on le crie partout, vos principes ne s’imposent à personne ou du moins à nous en tout cas. Par contre la citoyenneté et l’égalité qu’on promeut dans la société va être respecté de gré ou de force par la seule force de la loi. Sans quoi, la défiance que vous incarnez ce n’est pas nous que vous défiez mais l’Etat.

D’ailleurs la supposée  »noblesse » que vous revendiquez, cela ne se reflète nullement dans vos faits et gestes. Puisque, ça ment, tronque et maquille les faits aussi bien dans les médias et devant les instances publiques (tribunaux, commissariats…). Ca veut relater la réalité tout en jouant aux fossoyeurs ou gymnastes  »intellos ». Mais les faits sont têtus ainsi que vos motivations réelles sont malveillantes et ça n’échappe à aucun citoyen averti. Vous prétendez relater les violences tout en omettant sciemment d’écrire une ligne sur les événements de Djandjoume qui est le paroxysme de la violence lié à la cause que vous défendez. C’est-à-dire leur seul crime est dû au fait du refus de se soumettre à ce même ordre féodalo-esclavagiste.

Admettons même, que le problème de fond ne soit pas sur l’esclavage ou la servitude comme vous le dites , il faut expliquer aux bonnes consciences auprès de qui vous voulez vous faire du crédit, en défendant votre idéologie féodale méprisante que vous pronez n’est en aucun cas un modèle social qui régule la société qu’aucune société nous envie.

Sachez que vous n’êtes pas les seuls promoteurs de belles valeurs de soninkara. Il y a les valeurs et les privilèges. Et Ce que vous défendez c’est plutôt vos privilèges quand à nos valeurs, les vraies on les connaît.
Que dire du principe de citoyenneté qui ne vous flaire même pas au nez, tant vous voyez vos concitoyens en  »sous-hommes » et que tout doit tourner autour de vous (TOUNKA lemou) « XAR NOLAB SIRI ?  ».

Vous voulez nous faire croire que vous véhiculez des valeurs républicaines en créant un groupuscule faisant la promotion de vos seules familles régnantes ( XAR XA HAXILO LO MINE): avez-vous perdu toute votre lucidité ?

Quand vous écrivez, êtes êtes-vous conscients que vous vous adressez à des esprits consciencieux ?

Je ne vois aucune noblesse sur le fait d’affirmer une chose le matin et infirmer le contraire l’après midi sur convocation d’une quelconque brigande ou devant une audience au tribunal.

La vérité finira toujours par triompher…

©️ Crédit source: reçu de l’auteur.

🔴 Flash info 19-11-2020 : le président Ghazouani arrivé à Selibaby (Guidimagha) cet après-midi.

La capitale régionale du Guidimagha reçoit en visite officielle le président mauritanien Mohamed Cheikh El-Ghazouani. C’est une première dans cette région Sud mauritanien depuis son élection à la tête du pays en juin 2019.

Selon certaines sources médiatiques, il y passera la nuit et s’attelera dans la journée du vendredi à l’inauguration des infrastructures publiques, comme le nouveau bâtiment du tribunal régional et certains logements sociaux nouvellement bâtis.

Dans le public accueillant le cortège présidentiel, nous y constatons la présence des banderoles d’AMEES (Association Mauritanienne pour L’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles) dénonçant les problématiques liées à l’esclavage par ascendance dans la région notamment au sein de la communauté soninké. Les militants abolitionnistes soninkés de la région interpellent régulièrement les autorités publiques sur les agissements discriminatoires et les harcèlements récurrents venant des cercles féodaux s’accrochant aux mentalités esclavagistes d’antan.

Depuis quelques années, ces citoyens parmi la communauté soninké sont mobilisés pacifiquement pour se défaire des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans les localités villageoises et demandent l’application effective des lois.

KS pour le BLOG

Mali | Lancement d’une formation de para-juristes sur les droits humains notamment sur la problématique de l’esclavage par ascendance

Lancement ce matin lundi 16 novembre 2020 de notre formation de para-juristes sur les droits humains, l’esclavage par ascendance et l’esclavage contemporain, sous la présidence du Ministre de l’enseignenent supérieur et de la recherche scientifique, Pr Amadou KEITA, à la Faculté de droit public de Bamako.

La cohorte de 28 parajuristes, 14 hommes et 14 femmes des 7 cercles de la région de Kayes sera formée pendant deux semaines au LERDDL sous le parrainage Mr Aguibou Bouaré, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Ces parajuristes seront déployés ensuite dans les 7 cercles de Kayes pour sensibiliser les populations à la question de l’esclavage.

Bon vent à eux et surtout du courage à la tâche pour que cette noble cause de la lutte contre l’esclavage au Mali et à Kayes en particulier puisse enfin faire un grand bond en avant grâce à notre programme et au soutien de nos partenaires locaux et internationaux.

©️ Crédit source: EMifo – https://www.facebook.com/104603997954682/posts/191034495978298/

Guidimagha – la question de l’esclavage coutumier : une mobilisation des militants à Selibaby contre les méthodes de l’administration judiciaire.

Lundi 9 novembre 2020 à Selibaby, la capitale régionale du Guidimagha, plusieurs militants abolitionnistes dirigés par de membres de la commission Droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, ont manifesté devant l’enceinte de la Justice régionale.

Des responsables Iraouis comme Moussa Bilal et Abdallahi Abou Diop et d’autres militants anti-esclavagistes issus de la communauté soninké, sont venus de Nouakchott pour dénoncer les pratiques administratives et judiciaires injustes qui frappent des citoyens qui refusent l’esclavage statutaire dans les localités villageoises soninkés . Ainsi plusieurs militants anti-esclavagistes sont partis de différents villages pour participer à cette manifestation de Selibaby.

Pour rappel les coutumes esclavagistes et féodales sont vivaces dans les communautés soninkés notamment dans cette région du Sud mauritanien. Avec l’éveil abolitionniste en cours depuis quelques années, les cercles réactionnaires féodaux s’activent à travers des plaintes fallacieuses auprès de la justice pour contrer les militants abolitionnistes. Tous les citoyens qui osent se défaire du système féodalo-esclavagiste soninké incarné le laada ou ladalenmaxu, sont visés et ostracisés socialement et les autorités publiques régionales laissent faire et prennent même la défense des tenants de la féodalité. Depuis quelques mois 3 militants (2 de Bouanze et 1 de Diogountouro) sont abusivement incarcérés à Selibaby à l’issue de procédures troublantes.

Différentes communications ont été adressées par les ONG aux hautes autorités pour signaler une situation sociale devenue de plus en plus tendue. À lire ce communiqué http://rmi-info.com/lettre-ouverte-au-ministere-de-la-justice-a-la-cndh-et-a-lamdh-sur-la-situation-des-droits-humains-au-guidimagha/ .

Cette manifestation marque une phase dans la défense des Droits humains, surtout contre cet esclavage statutaire qui sévit dans la communauté soninké.

Mention spéciale aux militants abolitionnistes IRA Mauritanie ayant parcouru plus de 800 kilometres depuis Nouakchott pour organiser et assister cet événement historique contre des pratiques injustes.

KS pour le BLOG

L’esclavage par ascendance chez les soninkés : Monsieur Adama Madi waly Bathily ou la voix juste et humaniste d’un avertisseur résolu !

Rendre un Témoignage juste vaut mieux qu’une alliance de circonstance de mauvaise foi !

Il s’appelle Adama Madi waly Bathily, soninké en vrai et originaire de Lany dans le gadiaga (Région de Kayes) au Mali.

L’homme se conjugue au COURAGE ET à la SINCÉRITÉ dans l’éveil GANBANAAXU contre les problèmatiques liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké. Humaniste convaincu, il s’est libéré de toutes les pesanteurs sociales qui transforment certains lettrés et instruits en tenants de double-discours et d’autres en hypocrites complexés autour de certaines fausses fiertés du système féodalo-esclavagiste intracommunautaire.

Il a le mot percutant qui dévoile et confond les discours gymnastiques des uns et les fuites en avant des autres qui essaient de donner une humanité à des mentalités moyenâgeuses et dépassées par tous les civilisés au 21 ème siècle. Dans ses différentes communications, cet esprit ouvert laisse entendre que l’irruption de cet engagement anti-esclavagiste est venu à point nommé pour démystifier les prétentions trompeuses que la société serait solidaire et fraternelle en état.

On reconnaît en lui un panafricain investi d’une grandeur morale et un visionnaire averti qui explique que les clans féodaux dominants se sont laissés piéger par des ignorants orgueilleux (leurs proches) qui vont les mener dans un gouffre de la déchéance multiforme à la face du monde entier. Et on y est presque… hélas !

Il est un JUSTE..!

KS pour le BLOG

FORUM REGIONAL SUR LA REVUE SECURITAIRE : ETAT DE DROIT ET EXTREMISME VIOLENT AU SAHEL.

À DAKAR

DU 05 AU 06 Novembre 2020, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a eu l’immense honneur de participer au forum régional sur la revue sécuritaire : Etat de Droit et Extrémisme Violent organisé par AFRIKAJOM dont Mr Alioune Tine est le fondateur en partenariat avec FONDATION KONRAD ADENAEUR, ONU FEMMES ET L’UNFPA.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme était représenté par son Président Mr N’Djim Boubacar et a fait des recommandations qui sont les suivantes :

De faire de l’Etat de droit une réalité au Mali ;
Le retour immédiat de l’administration dans les zones délaissées Mali ;

De procéder au désarmement des milices et groupes armés qui menacent la cohésion sociale du sahel plus particulièrement ceux du Mali ;

De faire barrage à l’impunité et l’injustice sociale qui se trouvent être les maux des pays du sahel ;

D’éviter la stigmatisation de certaines communautés au profit d’autres communautés au Mali ;

Faire de la question de l’esclavage par ascendance une priorité dans les pays du sahel notamment celui du Mali qui d’ailleurs peut être considérée comme une sève de l’extrémisme violent ;

Une collaboration active et étroite des pays du sahel en matière de défense des droits de l’homme.

Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit.

Le bureau exécutif.

Vendredi le 06 Novembre 2020.

©️ Crédit source: MSDH – https://www.facebook.com/102319477828361/posts/435601531166819/

L’esclavagisme et le féodalisme | Comprendre cette perpétuation sociale en 4 points !

On me demanda pourquoi ce système porteur d’humiliations sociales qui assignent les gens en esclaves et en X ou Y toujours 21ème siècle, a pu tenir si longtemps dans l’espace et dans le temps ? Et qu’il a su se muter en joug sociétal par des symboles hermétiques même dans nos diasporas notamment vivant en Occident.

• Quelques données de réflexion de sur une certaine structuration dans la communauté soninké.

Je dirais que l’affaire tenait/tient relativement à 4 points :

1 – l’ordre faisait une socialisation particulière destinée aux éléments- esclaves conditionnés à s’autocongratuler dans leur statut d’esclave, ainsi maintenir leur soumission sociale comme subalternes partout et en tout. En grands enfants, ces éléments inhibés intellectuellement ont besoin d’un paternalisme coutumier imagé dans la personne de leur maître. Et allant jusqu’à se considérer comme faisant partie de la famille de ce dernier.

2 – la pratique d’un isolement sociétal sur les personnes ou les familles qui osent interroger les choses, généralement cette tâche de garde est confiée aux gens encartés subalternes en mission pour alimenter les divisions au sein de l’ensemble lésé et relégué.

3 – le complexe honteux qui nuit à l’esprit anticonformiste et éveillé qui n’accepte jamais ces humiliations qui affectent sa lignée mais essaie de s’y soustraire de l’intérieur tout en jouant l’effacement un peu maniéré avec ses relations hors de la communauté. Ainsi ne pas pouvoir assumer ouvertement un passé accidentel de descendant des personnes esclavagisées en osant fièrement se lever pour changer les choses et initier une nouvelle page historique, un héritage social honorable pour sa descendance de demain. Et en sortir de ce conflit avec soi, il suffit de penser à un Martin Luther King ou un Malcolm X pour comprendre qu’un passé aussi abject que le vécu de l’esclavage, doit affecter moralement et humainement les descendants des esclavagistes d’hier mais pas toi. L’échelle des valeurs présentables aujourd’hui est en ta faveur en tous lieux.

4 – la fumeuse « religiosité » par du fatalisme, même versé dans les sciences religieuses poussées, ce type se verra inoculer une soumission psychologique et sociale distillée insidieusement par certains tenants lettrés coutumiers apparentés aux dominants. On peut étrangement louer tes comportements et ta moralité partout mais toujours en t’opposant avec une fine fourberie à d’autres personnes appartenant à ton clan social dit inférieur. Une fois que tu commences à questionner la magouille, ceux qui te jetaient les fleurs vont te dire que finalement ils croyaient que tu étais un tel plein de bonté et de valeur mais tu veux te « gâter inutilement ». Malheureusement ce mors invisible tient toujours efficacement certaines âmes pieuses ou en quête sincère de sens transcendant.

Par KS pour le BLOG

La marche historique contre les pratiques esclavagistes au Mali| le gouvernorat de Kayes saisi

Ce mardi 20 octobre 2020 a été organisée une manifestation historique par des organisations antiesclavagistes et abolitionnistes à Kayes . Plusieurs militants originaires de différentes localités villageoises notamment soninkés, sont descendus dans la ville de Kayes (La première région du Mali) pour dénoncer les pratiques esclavagistes et féodales. Ces dernières années avec l’éveil antiesclavagiste GANBANAAXU dans la communauté soninké, plusieurs violations graves ont été perpétrées par les milieux extrémistes féodalo-esclavagistes à l’encontre des militants abolitionnistes. Dans différentes localités soninkés, on a pu observer ici et là agressions, lynchage, expulsions, destructions de biens et même assassinat. Comme dans le village de Djandjoumé où dans la soirée du 1 septembre 2020, 4 militants antiesclavagistes avaient été sauvagement assassinés par les miliciens esclavagistes locaux. Monsieur Mountakha Diarrisso qui était le représentant local du mouvement anti-esclavagiste et ses 3 camarades n’avaient eu aucune chance sous la furie criminelle de la meute féodale. Plusieurs membres de leurs familles avaient été grièvement blessés dont des vieilles femmes. À lire : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?redirect=false

La marche d’aujourd’hui contre ces pratiques moyenâgeuses vise à interpeler les autorités étatiques du Mali pour arrêter cet engrenage abject contre des paisibles citoyens qui rejettent les violences symboliques d’un esclavage coutumier par ascendance. Les milieux défenseurs de cet esclavage statutaire semblent bénéficier d’une certaine complicité ou même impunité au sein des rouages étatiques, et les activistes droit-de-l’hommistes espèrent faire changer la tendance vers l’instauration d’un véritable état de droit.

ci-après le post Facebook du Gouvernorat de la Région de Kayes

« KAYES|20 OCTOBRE 2020|ACTUALITÉ…

Les associations anti esclavagistes du Mali ont organisé ce matin à kayes ville ,une grande marche de protestation contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclaves qui sévissent dans les cercles de Kayes,Diema,Nioro,Yelimané, Kita,Nara et Bafoulabé.

Selon les organisateurs, ce phénomène ,à nos jours a fait beaucoup de victimes, voir les populations chassés de leur village, dans certains lieux, et d’autres, ligotés, traînés, humiliés et même tués.

Les marcheurs ont quitté Kayes d’y (quartier l’autre rive du fleuve) et pour être reçu au gouvernorat par le chef de l’exécutif régional inspecteur général de police Mahamadou Z SIDIBE.

Le gouverneur, en recevant la déclaration des associations anti esclavagistes dit avoir pris acte et les rassure que le document sera transmis à qui de droit dès ce jour.« 

Lien média https://www.facebook.com/666005573570227/posts/1580689452101830/

– Par KS pour le BLOG

Mauritanie | Le commissaire aux droits de l’homme : « nous ne protégerons pas les auteurs des crimes d’esclavage »

Le gouvernement mauritanien a affirmé qu’il ne protégera aucune personne qui s’adonnerait au crime d’esclavage et qu’il se dressera devant tout celui qui s’adonnera à cette pratique.

Cet engagement a été réaffirmé par le commissaire au droit de l’homme, à l’action humanitaire et à la société civile, Hassena O. Boukhreïss dimanche à Néma, lors du lancement de campagnes de formation et de sensibilisation sur les droits de l’homme et la lutte contre l’esclavage.

Ould Boukhreïss a dit qu’il était porteur d’un certain nombre de « messages importants » de la part du gouvernement mauritanien qui souhaite les vulgariser.

D’abord celui de la criminalisation de la pratique esclavagiste, sous toutes ses formes, l’état ayant adopté des lois et mis en place des tribunaux spéciaux chargés de la lutte contre l’esclavage dont un se trouvant à Néma même.

Il a ajouté que l’état a pris en charge les frais des justiciables dans ce domaine et adopté la loi 2015/030 relative à l’assistance judiciaire pour les victimes partout dans le pays.

Le commissaire aux droits de l’homme a réaffirmé que l’état ne protégera aucune personne, quel qu’elle soit qui s’adonnera à l’esclavage et qu’il fera face à ses agissements.

L’état par ailleurs, a encore dit Ould Boukhreïss, ne permettra à personne de faire usage des questions d’esclavage à des fins qui ne soient pas liées au droit, à la loi et à l’humanité, appelant à revoir le système social et sa refondation sur des bases justes et égalitaires.

Le commissaire a enfin dit que la Mauritanie est en passe de connaître un grand développement et une prospérité et que les mauritaniens se doivent d’être unis afin qu’ils gèrent leurs richesses dans la paix et la sécurité.

©️ Crédit source: https://fr.saharamedias.net/le-commissaire-aux-droits-de-lhomme-nous-ne-protegerons-pas-les-auteurs-des-crimes-desclavage/

On se prend l’islam à nos sauces esclavagistes d’antan.

Tout ce que les dignitaires mecquois reprochèrent à la naissante communauté musulmane en Arabie au 7ème siècle, est reproché aux militants abolitionnistes et antiesclavagistes soninkés aujourd’hui par certains cercles féodalo-esclavagistes dans la communauté. Ce qui est paradoxal dans l’affaire, c’est d’entendre ces réactionnaires féodaux se servir du religieux Muhammadien (islam) afin de vouloir légitimer ce que le Prophète psl aurait banni et repoussé vigoureusement entre croyants. La littérature esclavagiste du Fiqh a été bien accueillie dans nos contrées féodales au détriment de la Philosophie libératrice du Message pour les Humains. Quand les premiers arabes musulmans et leurs opposants arabes polythéistes dans la belligérance avaient évité d’asservir les uns les autres à l’époque déjà, nous après 1400 ans on continue de se chamailler parce qu’une partie d’entre nous refuse l’assignation dans l’esclavage par ascendance.

Le lettré religieux malien d’ethnie soninké Mohamed Touré qui est le porte voix principal de cette idéologie religieuse de l’esclavage dans la communauté, vivait chez les arabes (à la mecque jusqu’à récemment) et ne voyait aucune analogie entre le brigandage criminel et esclavagiste qui a frappé des migrants Noirs en Libye (courant 2017) et les agressions razziales qui causèrent les asservissements et les violences sociales dans nos zones sahéliennes. Monsieur Touré a fait l’apologie de l’esclavage dans la communauté soninké, et on voudrait bien comprendre quels sont les motifs de sa sortie incognito définitive d’Arabie chuchotée par ses partisans ces derniers temps pour s’installer au Mali.

Le temps nous édifiera et surtout les nouvelles autorités transitoires maliennes devraient prioritairement prendre en compte cette problématique de l’esclavage par ascendance qui constitue des violations récurrentes des Droits humains.

🔴 À découvrir les liens YouTube de la construction idéologique et sociale de l’esclavage coutumier dans le discours dit « religieux » de monsieur Mohamed Touré
https://youtu.be/LcXt1j4Vcl4 , une mise en ligne par ses partisans.

Par KS pour le BLOG