● L’immigration clandestine | Le rapport 2023 en chiffres funestes par l’Ong Caminando Fronteras de Helena L Garzón

Ci-après l’élément média publié (10 janvier 2024) par l’activiste humanitaire espagnole Helena Maleno Garzón sur sa page Facebook https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02zeCyFqqttF1RWbRbtYkWLUdX3o5FKPoNZ9DQsAE7vnqxZ5q6X5GiheZA7Gn661B6l&id=100000669808011 . On y constate un chiffrage lourd sur l’année 2023 de la dramatique situation de l’immigration clandestine entre les côtes africaines (Nord et Ouest) et la rive européenne (principalement espagnole).

« 🚨 L’année 2023 a été l’année la plus meurtrière aux frontières espagnoles : 6618 personnes sont mortes en tentant de les franchir.

⚠️ Dix-huit personnes en moyenne sont mortes chaque jour à cause des politiques de contrôle des frontières.

🌍 La route des îles Canaries reste la route active la plus meurtrière au monde avec 6007 victimes. Les relations hispano-marocaines qui utilisent la migration comme chantage et l’instabilité politique au Sénégal marquent l’exode des personnes sur cette route migratoire.

🌊 La plupart des tragédies se concentrent dans l’Atlantique. L’omission du devoir d’assistance s’est installée comme une pratique de contrôle migratoire.

🛶 Au total, 84 embarcations ont disparu sans que personne n’ait survécu pour raconter l’histoire. La plus grande, avec 300 personnes à bord.

🫂 Au total, 363 femmes et 384 enfants ont perdu la vie à cause de la nécropolitique migratoire. Des familles entières ont vu leur droit à la vie violé à nos frontières.

📆 Les mois de juin et d’octobre ont été les plus meurtriers, avec respectivement 1197 et 2370 victimes.

🗺 Des personnes originaires de 17 pays différents ont perdu la vie en tentant de rejoindre les côtes espagnoles. Une tragédie de dimension internationale.

📖 Le travail quotidien avec les communautés migrantes et les familles des victimes, ainsi que notre Observatoire des Droits Humains à la Frontière, permettent de reconstruire ces données et de rendre hommage aux victimes.
🔗 Lisez le rapport complet à caminandofronteras.org

#DroitALaVie2023 #VictimesFrontières2023« 

● Lien média https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02zeCyFqqttF1RWbRbtYkWLUdX3o5FKPoNZ9DQsAE7vnqxZ5q6X5GiheZA7Gn661B6l&id=100000669808011

● Le mot d’ouverture du président d’IRA-France | Par M. Mohamedhine DAH ZAHAF

Bonjour en 2024, année de notre succès !

Au nom de l’ensemble des militants et sympathisants de la section d’IRA Mauritanie en France, je souhaite la bienvenue aux personnalités, camarades et à nos partisans d’obédience diverse et de toute nationalité, en particulier les animateurs de la société civile. Je vous sais gré d’avoir honoré notre invitation et, ainsi, bravé les rigueurs du frimas parisien.

Votre affluence nous honore et atteste de votre sensibilité et de l’intérêt que vous portez à notre cause commune : nous célébrons la liberté et l’égalité des humains partout dans notre monde mais aussi la fraternité, troisième mot d’une si belle devise.
.
Notre sujet d’aujourd’hui revêt une importance particulière pour les populations de l’Afrique de l’Ouest, région où persistent les pratiques esclavagistes les plus abjectes. Le sujet nous interroge sur les origines, l’état des lieux et les éventuelles solutions afin de venir à bout d’une injustice encore tenace au 21ème siècle. J’ai nommé l’esclavage traditionnel, si différent de la traite atlantique, si semblable à la traite orientale.

Le cœur saturé d’espérance et de fierté, je vois, ici, autour de la projection-conférence, mes aînés et guides sur le chemin ardu de l’émancipation. Je suis confiant qu’ils vous édifieront bien mieux que je ne saurais y parvenir.

Je suis enfin très honoré par la participation, aujourd’hui, de ma chère sœur, la vaillante combattante, Laila Ahmed Khalifa, épouse de notre leader abolitionniste Biram Dah Abeid, En Mauritanie, certains, malgré sa jeunesse, la surnomment « la Maman des Esclaves », tant elle a consenti du temps, de l’énergie et de la bienveillance, à accueillir, soutenir, secourir, encadrer et suivre nombre de nos sœurs et frères, soustraits aux griffes de leurs maîtres, parfois en bas âge.

Je la félicite surtout du succès scolaire récent des deux jeunes frères Yarg et Saïd qui ont embrassé leur destin d’enfants libres comme nombreux d’autres, grâce aux efforts et luttes des braves du mouvement IRA. Leila les a pris en charge, du début de la scolarité jusqu’à leur réussite. Qu’elle accepte, je la prie, de recevoir l’expression de notre gratitude !

Je vous souhaite, à toutes et à tous, un débat agréable et fructueux, toujours empreint de franchise. Ici, nous discutons sous l’égide protectrice de la République, loin de nos tyrannies tropicales. Alors, ni crainte ni autocensure !

Je vous remercie !

Mohamedhine DAH ZAHAF

Président d’IRA France Mauritanie

Paris 6 janvier 2024

✓ La conférence d’IRA-France à Paris | comme vous y étiez en [photos et vidéo]

Paris, 6 janvier 2024, l’aile en France de l’Ong droit-de-l’hommiste IRA-MAURITANIE (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) a organisé une conférence sur la thématique « la persistance de l’esclavage intra-africain en Afrique de l’ouest ». Ont pris part à cet événement comme conférenciers, l’honorable député M. Biram DAH ABEID, M. Samba FOFANA (vice-président de l’association Armepes-France de Ganbanaaxu Fedde), M. BA Bocar Oumar (Cadre en Europe du parti Ajd/Mr) et M. Ibrahima WELE (Flam). M. Moulaye HASSENE (militant politique) a été aux manettes pour modérer les échanges.

À noter la projection en introduction d’un film de M. Sébastien KRAFT titré « Destins croisés : les esclaves oubliés de Mauritanie » voir https://youtu.be/lXfQs9RYshU?si=obbjraIchokV3qC9

Les différentes interventions ont été à la hauteur des enjeux autour de la problématique abordée ainsi que les contributions et témoignages du public.

Un vœu est largement exprimé par tous : il faut impérativement décloisonner les luttes et les engagements pour faire émerger une force militante cohérente et efficiente.

KS [11•19] pour le BLOG

● Non à l’immigration clandestine | Par Korera Brahim, écrivain

La jeunesse mauritanienne est au bord du gouffre. En effet, 2023 était considéré comme une année de l’immigration pour elle.

Plus de 10.000 Mauritaniens sont partis aux États-Unis, dans des conditions inimaginables, si l’on en croit certaines sources. C’est vraiment regrettable, car parmi ces jeunes, il y avait des étudiants qui auraient pu être des cadres pour ce pays , malheureusement pour eux et pour la Mauritanie.

Même si aujourd’hui, l’appétit de partir aux États-Unis a considérablement diminué chez nos jeunes, toutefois ils partent quand même au compte gouttes. Pour voyager de manière illégale au pays de l’Oncle Sam, il faut avoir plus de 7000 dollars américains. Et cette somme astronomique n’est pas facile à trouver pour tout le monde.

C’est pourquoi, les jeunes Mauritaniens ont opté aujourd’hui pleinement pour un voyage moins coûteux sur le plan financier ( 60.000 mru) mais très coûteux en vie humaine. Dès 15 décembre 2023 au 02 janvier 2024, beaucoup de jeunes Mauritaniens ont perdu la vie en voulant traverser la mer méditerranée par les pirogues.

Les larmes de leurs mamans ne sont pas encore sèches, cependant ils continuent toujours de prendre tranquillement cette route du cimetière à ciel ouvert. En me basant sur les publications quotidiennes d’une seule semaine: 26/ 12/2023 au 02 /01 / 2024 de Madame Hélèna Maleno Garzôn, une journaliste, chercheuse et spécialiste en immigration, hispano-marocaine, j’ai pu comptabiliser 1571 personnes qui ont pris les pirogues en Mauritanie et elles sont arrivées dans les différentes villes espagnoles.

Parmi ces 1571 personnes, il y a 110 mineurs et 44 femmes. D’une part, je n’ai pas le moyen matériel pour empêcher cette jeunesse d’aller mourir en mer. D’autre part, je demande quand-même respectueusement au Ministre de l’intérieur de chercher des solutions efficaces pour freiner cette jeunesse inconsciente d’aller affronter directement et volontairement la mort. Je demande respectueusement aussi aux imams de sensibiliser les jeunes sur le danger de l’immigration clandestine.

Enfin, pour ceux qui pensent que l’Europe est synonyme de paradis ,détrompez-vous car aujourd’hui, il y a le chômage partout dans le monde. Soyez des hommes, croyez en vous et croyez à votre pays. Certains jeunes justifient l’immigration massive par le mal gouvernance. Ce n’est pas le cas puisque l’immigration est d’abord un phénomène psychologique car comment comprendre une personne qui possède plus de 300 .000 mru dans son compte bancaire prennent des risques inutiles ?

Brahim Mamadou Korera
Écrivain

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=771406

● En Côte d’Ivoire, l’ancien banquier Tidjane Thiam prend la tête du principal parti d’opposition

France24 – Il était le grand favori du scrutin. L’ancien patron du Crédit Suisse, Tidjane Thiam, a été plébiscité, vendredi 22 décembre, à Yamoussoukro, lors du congrès du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition, dont il prend la tête avec la présidentielle de 2025 en ligne de mire.

Tidjane Thiam a recueilli 96,5 % des voix contre 3,2 % pour son adversaire, le maire de la commune abidjanaise de Cocody Jean-Marc Yacé.

Il devient le troisième président élu de l’histoire du PDCI, fondé en 1946, après le père de la nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny et un autre ancien chef de l’État, Henri Konan Bédié, décédé en août.

Après avoir rendu un « hommage appuyé à ses prédécesseurs », Tidjane Thiam a estimé que « le déroulement et l’issue du congrès ont honoré » le parti. « C’est avec beaucoup d’humilité que j’accepte la responsabilité que vous avez décidé de me confier », a-t-il ajouté.

Plus de 6 000 congressistes étaient appelés à voter vendredi dans la capitale Yamoussoukro pour élire un nouveau président pour le PDCI.

Le vote s’est tenu sans incident en fin de journée et les résultats proclamés autour de minuit. La participation a atteint 64 %.

Ovationné à son arrivée à Yamoussoukro, il a multiplié les selfies tout au long de la journée.

Avec l’élection de Tidjane Thiam, 61 ans, un âge considéré comme jeune pour exercer de hautes fonctions politiques en Côte d’Ivoire, le PDCI va rajeunir son image.

« Notre nouveau président devra nous remettre en état de marche. Il devra donner plus de responsabilités aux jeunes du parti », avait déclaré le président par intérim du parti, Philippe Cowppli-Bony, âgé de 91 ans.

« On nous a trop traité de parti de vieux. C’est positif de voir deux candidats jeunes, ça fait plaisir », s’est de son côté réjoui Ohoueu Assi, un congressiste venu de Guiglo, dans l’ouest.

Boycott de la dernière présidentielle

L’ancien dirigeant du PDCI, Henri Konan Bédié, président de la Côte d’Ivoire de 1993 à 1999, est mort en août à 89 ans et n’excluait pas de se présenter à la présidentielle de 2025.

Le parti qui vise le retour au pouvoir dans deux ans, a également proposé vendredi soir de soutenir Tidjane Thiam en vue d’une investiture pour 2025.

« 2025 sera une année électorale cruciale pour notre parti nous nous devons d’être prêts. Nous devons préparer cette échéance dès demain matin », a lancé vendredi soir Tidjane Thiam sous les acclamations de l’audience.

À la tête de la Côte d’Ivoire sans discontinuer de 1960 à 1999, l’ancien parti unique n’a plus accédé à la magistrature suprême depuis 24 ans lorsqu’un coup d’État avait chassé Henri Konan Bédié du pouvoir, un soir de Noël 1999.

« Si c’est Thiam notre candidat, ce que j’espère, on aura les capacités de revenir au pouvoir. Il peut insuffler une nouvelle dynamique », estime Cyprien Koffi, un délégué de San Pedro (sud-ouest).

Un temps allié d’Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, le PDCI a repris sa place dans l’opposition en 2018 et a boycotté la dernière présidentielle.

La tenue de ce congrès a été incertaine tout au long de la semaine, après un report samedi dernier par la justice ivoirienne, saisie par deux militants qui dénonçaient des irrégularités dans la liste des congressistes.

La décision pointait notamment des risques de « troubles à l’ordre public » pour justifier ce report et la police s’était déployée samedi matin pour empêcher d’accéder au lieu du congrès.

Alors que le PDCI avait reprogrammé le congrès à vendredi à Yamoussoukro, les deux mêmes militants avaient à nouveau saisi la justice, avant de finalement retirer leur plainte, jeudi soir.

Avec AFP

● France Afro-diaspora | « Tu serais mort ou en prison » : pourquoi mon père m’a envoyé en Mauritanie à 12 ans [StreetPress]

Par Matthieu Bidan , Samuel Alerte

À 12 ans, Boubou a été envoyé en Mauritanie par son père. Le voyage qui ne devait durer que deux semaines s’est transformé en séjour de dix ans. Aujourd’hui CPE en Seine-et-Marne, Boubou raconte ce qu’il a vécu comme un arrachement.

« Récemment, j’ai appris qu’un ancien élève a été envoyé au pays, je l’ai vécu comme un échec. » Boubou, 38 ans, est conseiller principal d’éducation (CPE) dans un établissement de Seine-et-Marne. En plus des absences en cours et du comportement des élèves, il doit gérer d’autres cas, plus inattendus : l’envoi d’élèves dans le pays d’origine de leurs parents.

Au début des années 2000, Boubou croit partir en vacances deux semaines avec son grand frère. « Mais les vacances sont devenues dix ans », rembobine-t-il aujourd’hui devant la caméra de StreetPress. Là-bas, il est pris en charge par un ami de son père, un ancien ministre, qui devient son tuteur. Boubou se rappelle des premiers coups donnés par des instituteurs, de la « gamelle » partagée à plusieurs dans une maison où son tuteur accueille de nombreux candidats à l’émigration en France. Son histoire, c’est aussi celle d’un dialogue impossible avec son père sur les raisons de ce voyage.

« Je reçois encore des parents qui me disent : “S’il ne travaille pas, on va l’envoyer en Afrique. Et j’explique aux élèves mon parcours de vie. Je l’ai vécu, je sais ce que c’est. »

Envoyés au bled est une série de témoignages de StreetPress. De la banlieue parisienne au Mali, à la Côte d’Ivoire et à la Mauritanie, elle raconte le parcours de trois jeunes envoyés dans le pays d’origine de leurs parents au début des années 2000.

● Lien média https://www.streetpress.com/sujet/1703167333-serie-envoyes-bled-cpe-mort-prison-mauritanie-seine-marne

● France | Projet de loi immigration : le Parlement adopte le texte issu de la commission mixte paritaire

Un épilogue victorieux pour le gouvernement mais porteur de lourdes conséquences politiques. Le Parlement a adopté mardi 19 décembre le projet de loi sur l’immigration, 349 députés votant pour et 186 contre, après un vote favorable du Sénat plus tôt dans la soirée. Les députés et sénateurs se sont prononcés sur le texte issu de la commission mixte paritaire (CMP), une version durcie par rapport au projet initial du gouvernement.

Quelques heures avant le vote, plusieurs députés du parti Renaissance avaient fait part de leur intention de voter contre le texte, dont une figure de l’aile gauche de la majorité présidentielle, Sacha Houlié, qui présidait pourtant la CMP. Au total, vingt députés du groupe Renaissance ont voté contre ce texte, et 17 autres se sont abstenus, selon le détail du scrutin. Au MoDem, 30 députés ont voté pour, cinq contre et 15 se sont abstenus. Chez Horizons, 28 se sont exprimés en faveur du texte et deux contre.

Une « victoire » pour LR et le RN
Conformément à ce qu’avait annoncé Marine Le Pen, les 88 députés du Rassemblement national ont soutenu ce texte. La présidente du groupe RN à l’Assemblée a estimé sur X que le texte était « un petit pas » qui « acte une incontestable victoire idéologique » du parti. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a toutefois assuré que le texte avait été adopté par une majorité « très large », même en retirant les voix des députés d’extrême droite. « La majorité a fait bloc. La manœuvre du RN a échoué », a de son côté affirmé la Première ministre, Elisabeth Borne.

Le patron du parti Les Républicains, Eric Ciotti, a quant à lui salué « une victoire historique pour la droite ». Le texte adopté reprend en effet plusieurs mesures réclamées par son camp, notamment des quotas d’immigration pluriannuels définis au Parlement ou le rétablissement d’un délit de séjour irrégulier puni d’une amende. Le gouvernement a par ailleurs répondu aux ultimatums des Républicains, avec notamment un engagement écrit à réformer l’aide médicale d’Etat « en début d’année 2024 ».

Le Parti socialiste a annoncé immédiatement après le vote un recours du Conseil constitutionnel, une démarche que le président de la République avait par ailleurs déjà annoncée.

● Lien média https://www.francetvinfo.fr/societe/immigration/projet-de-loi-immigration-le-parlement-adopte-le-texte-issu-de-la-commission-mixte-paritaire_6255240.html

● Victime du Qatargate s’exprime sur les allégations selon lesquelles il a été empêché d’obtenir le plus grand prix des droits de l’homme [POLITICO]



Un militant anti-esclavagiste se dit « choqué » par les révélations de POLITICO sur l’influence présumée de la corruption sur le prix Sakharov de l’UE.



BRUXELLES – Un militant anti-esclavagiste s’est exprimé après que des politiciens soupçonnés de corruption aient prétendument conspiré pour l’empêcher d’être nommé pour le prix des droits de l’homme le plus prestigieux de l’Union européenne.

Biram Dah Abeid, qui fait campagne contre les violations des droits de l’homme en Mauritanie, était considéré comme un candidat potentiel au prix Sakharov en 2020. Parmi les anciens lauréats figurent le peuple ukrainien et Nelson Mandela.

Mais POLITICO a vu un document qui affirme qu’Abeid a été empêché de progresser dans le processus de nomination dans le cadre d’une campagne d’influence présumée menée par l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri et son ex-aide Francesco Giorgi.

Giorgi et Panzeri ont tous deux fait l’objet de poursuites préliminaires dans l’affaire dite du « Qatargate », le plus grand scandale de corruption qui ait touché les institutions européennes depuis des décennies.

Des fichiers divulgués de l’enquête de police, vus par POLITICO, suggèrent qu’Abeid a été exclu de la liste des candidats que le groupe des eurodéputés socialistes et démocrates allait proposer pour le prix, après que Panzeri et Giorgi soient intervenus.

Dans un onglet du tableur intitulé « Mauritanie », une entrée datée du 9 septembre 2020 mentionne un « Birame » – une orthographe alternative du nom d’Abeid – en référence au prix Sakharov. C’est à cette même date que le groupe S&D a annoncé sa liste finale de candidats, qui ne l’incluait pas.

« Birame est écarté des trois finalistes du groupe S&D », peut-on lire dans le document.

Des personnes ayant connaissance du processus en 2020 ont confirmé que M. Giorgi lui-même et des eurodéputés, y compris du groupe S&D, ont fait pression pour que M. Abeid reçoive le prix Sakharov cette année-là.

Choqué
Abeid, fondateur de l’Initiative anti-esclavagiste pour la résurgence du mouvement abolitionniste, a souvent été pris pour cible par le gouvernement du pays d’Afrique de l’Ouest, et a même été emprisonné en 2015 et 2018. Il a déclaré à POLITICO qu’il avait été « choqué et abattu » en apprenant les affirmations contenues dans les fichiers divulgués selon lesquelles il avait été empêché de concourir pour le prix.


« L’image du prix Sakharov a été très durement touchée », a déclaré M. Abeid à POLITICO. « Maintenant, nous savons tous que le prix Sakharov peut faire l’objet de négociations entre des acteurs puissants qui peuvent influencer la manière dont il est décerné.

Abeid s’est souvenu avoir rencontré Panzeri à plusieurs reprises entre 2013 et 2019.

« Il était extrêmement gentil, extrêmement sensible. Il m’a fait croire qu’il essayait de transmettre tout l’esprit humanitaire de l’Union européenne », a déclaré M. Abeid. « L’argent peut influencer ce prix. Et surtout l’argent corrompu. »

En 2020, M. Giorgi était l’assistant de l’eurodéputé Andrea Cozzolino, qui a également été inculpé dans l’affaire du Qatargate et qui nie toute implication.

Abeid avait déjà été présélectionné par le groupe socialiste en 2018. En 2020, le prix – qui est largement décidé par les trois plus grands groupes politiques du Parlement européen – a finalement été décerné à l’opposition démocratique de la Biélorussie. Des personnes familières avec les discussions en 2020 ont laissé entendre que M. Abeid n’était pas un favori cette année-là.

« Je savais que j’avais une chance de remporter le prix », a déclaré M. Abeid. « J’étais en très bonne position en tant que membre d’un mouvement de résistance et de dissidence. Je suis très étonné, très choqué ».

M. Abeid a déclaré que les autorités mauritaniennes l’avaient empêché de revendiquer ce qu’il pense être sa victoire légitime lors des élections présidentielles du pays – en 2014 et en 2019. Il a établi un parallèle avec Giorgi et Panzeri. « Les amis [de la Mauritanie] au sein de l’Union européenne, comme Panzeri, m’empêchent toujours de gagner », a déclaré M. Abeid. « Même si je représente la majorité des personnes qui souffrent encore de l’esclavage en Mauritanie. Il se présente à nouveau à la présidence en 2024.

M. Panzeri a déclaré à la police que lui et M. Giorgi avaient reçu chacun 100 000 euros de la Mauritanie entre 2019 et 2022. Cette affirmation est contestée par M. Giorgi, qui a déclaré aux enquêteurs qu’il ne recevait que 1 800 euros par mois de l’ambassadeur mauritanien à Bruxelles, officiellement à titre de loyer pour un appartement qu’il sous-louait à d’autres personnes.

Les documents de la police montrent que l’accord de Panzeri et Giorgi avec la Mauritanie a été conclu fin 2018 lors d’une réunion avec le président du pays de l’époque, Mohamed Ould Abdel Aziz. Le président, s’est souvenu Panzeri, a proposé que le duo travaille pour s’assurer que l’UE ne « parle pas mal » de la Mauritanie. Cela, a dit M. Panzeri aux enquêteurs, « pourrait être échangé contre de l’argent ».

Un porte-parole de la S&D a déclaré : « Nous ne commentons pas l’enquête judiciaire en cours, si ce n’est pour dire que nous sommes prêts à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires. Notre enquête interne n’a révélé aucun fait ou cas qui aurait dû être porté à l’attention de l’enquête. »

Les avocats de Giorgi et Panzeri et le gouvernement mauritanien n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

● Lien média https://www.politico.eu/article/qatargate-biram-dah-abeid-mauritania-giorgi-panzeri-european-parliament/

● La Mauritanie demande l’augmentation de son quota des visas auprès de l’union européenne

La Mauritanie a demandé l’augmentation de ses quotas de visas auprès de l’union européenne, l’exonération de ses passeports diplomatiques et ses passeports de travail de visas dans tous les pays de l’union européenne.

Cette demande a été formulée lundi dernier, lors d’une réunion de haut niveau à Bruxelles avec une délégation de l’union européenne, espagnole, française et allemande destinée à examiner les dossiers de l’immigration illégale et l’afflux croissant de migrants vers la Mauritanie.

Cette délégation comprenait le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, le directeur général de la sûreté nationale, la secrétaire générale du ministère des affaires étrangères et de la coopération, le secrétaire général du ministère de l’économie et du développement durable, le secrétaire général du ministère de la pêche et de l’économie maritime et le délégué général de la sécurité civile et la gestion des crises ;

La délégation comprenait également le commandant des garde-côtes, le directeur général de la direction territoriale, le commandant de la zone-ouest de la gendarmerie nationale, le directeur de la police de l’air et des frontières et les deux premiers conseillers de l’ambassade de Mauritanie auprès de l’union européenne.

La délégation mauritanienne a présenté un rapport détaillé sur les défis et les problèmes rencontrés par le gouvernement face à l’afflux croissant des migrants illégaux qui constitue une pression sur les services et les services et les équipements publics, les opportunités d’emploi et les ressources naturelles.

Le gouvernement mauritanien a proposé l’approbation d’un cadre approprié avec l’union européenne, la révision et la mise à jour des accords bilatéraux relatifs à la migration, notamment ceux la liant à l’Espagne.

L’union européenne a exprimé sa disponibilité face aux demandes mauritaniennes et de prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire en fonction des opportunités offertes et les procédures s’y afférentes.

Les deux parties sont convenues de préparer le texte d’un document cadre sur la coopération dans le domaine de la migration en janvier prochain afin de le discuter et le signer entre le gouvernement mauritanien et la présidente de l’union européenne dans les prochains mois.

Les deux parties ont également convenu d’élaborer un projet de document-cadre de coopération dans le domaine migratoire en janvier prochain, en vue de le discuter et de le signer par le gouvernement mauritanien et la présidence de la commission de l’Union européenne dans les prochains mois.

• Lien média https://fr.saharamedias.net/la-mauritanie-demande-laugmentation-de-son-quota-des-visas-aupres-de-lunion-europeenne/

● Des migrants mauritaniens illégaux rapatriés par les Etats Unis d’Amérique [Sahara médias]

Les Etats Unis d’Amérique ont annoncé le rapatriement d’un certain nombre de migrants mauritaniens illégaux, entrés dans le pays depuis la frontière mexicaine.

L’ambassade des USA à Nouakchott a déclaré que Washington a organisé un second vol aérien vers la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée et l’Angola à bord duquel figuraient plusieurs mauritaniens ne disposant pas de déclarations légales pour séjourner ou travailler aux Etats Unis.

Ce second vol organisé par le gouvernement américain compte des mauritaniens entrés illégalement dans le pays à travers sa frontière avec le Mexique.

L’ambassade américaine justifie le rapatriement de ces mauritaniens par l’afflux croissant de migrants illégaux mauritaniens aux USA.

Dans son communiqué qu’elle a publié ce jeudi, l’ambassade américaine à Nouakchott précise que le gouvernement américain n’exige pas de compassassions ni des personnes rapatriées ni de leur gouvernement.

L’ambassade a réaffirmé que le gouvernement américain garantit le bon traitement des personnes soumises à cette opération en leur offrant la nourriture, un séjour provisoire, les examens médicaux, le transport aérien vers leur pays d’origine aux frais des contribuables américains.

• Lien média https://fr.saharamedias.net/des-migrants-mauritaniens-illegaux-rapatries-par-les-etats-unis-damerique/