● Football | Une décision disciplinaire de la Caf pénalise la Mauritanie [communiqué de la FFRIM)

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Communiqué de presse :

La Fédération de Football de la Mauritanie (FFRIM) a reçu, ce mardi 11 juillet 2023, la décision du jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF), faisant suite à une dénonciation de la Fédération de Football de la République Démocratique du Congo (FECOFA), contestant l’éligibilité d’un joueur de la sélection nationale de Mauritanie.

Dans son rendu, le jury disciplinaire de la CAF a jugé que le joueur cité dans la dénonciation, ne remplissait pas toutes les conditions requises pour participer aux matchs comptant pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN Total Energies 2023. Par conséquent, la Mauritanie perd le point obtenu lors de la double confrontation avec la RD Congo et totalise désormais 7 points.

La FFRIM marque toutefois sa totale incompréhension, non seulement au regard de la forme de la dénonciation présentée par la partie congolaise, mais surtout, compte tenu de la décision rendue par la FIFA – qui constitue la plus haute autorité dans le monde du football – levant tout équivoque sur la question en prouvant les origines mauritaniennes du joueur concerné et son éligibilité pour représenter la sélection nationale de Mauritanie. Ce qui démontre, par ailleurs, la bonne foi de la FFRIM en convoquant le joueur conformément aux lois et procédures en vigueur.

Au vu de cette position étayée par des preuves tangibles, la FFRIM tient à assurer au public mauritanien qu’elle usera de tous les voies et moyens légaux pour défendre ses droits devant les juridictions compétentes, tout en affirmant sa totale confiance de récupérer le point perdu et sa place de leader du groupe I.

Fédération mauritanienne de football

🚨 بيـان:

تلقت الاتحادية الموريتانية لكرة القدم هذا الثلاثاء 11 يوليو 2023، قرار لجنة الانضباط بالاتحاد الأفريقي لكرة القدم، الصادر على خلفية اعتراض اتحاد كرة القدم في جمهورية الكونغو الديمقراطية،، على أهلية لاعب من المنتخب الوطني، للمشاركة في المباراتين اللتين أقيمتا ضد المنتخب الكونغولي، شهر مارس الماضي، لحساب الجولتين الثالثة والرابعة من تصفيات كأس أفريقيا للأمم توتال إنرجيس 2023.

قضت لجنة الانضباط بالكاف في تقريرها أن اللاعب المعني لم يستوفِ جميع شروط المشاركة لتمثيل المنتخب الموريتاني في هاتين المباراتين، لتعتبر منتخبنا الوطني خاسراً في المباراة التي تعادل فيها إياباً مع نظيره الكونغولي، وبذلك يخسر الفريق نقطة واحدة جراء هذا القرار، ليبقى في رصيده الحالي 7 نقاط، في سباق التأهل.

وهنا؛ تعرب الاتحادية عن استغرابها التام لهذا القرار الصادر اليوم، ليس فقط من حيث وجود خلل بيّن في شكل الاعتراض المقدم من الطرف الكونغولي، ولكن أيضاً لأن المذكرة الرسمية الصادرة عن الفيفا، الذي هو أعلى سلطة كروية في العالم، بخصوص هذه القضية، تثبت بما لا يدع مجالاً للشك الأصول الموريتانية المؤكدة للاعب المعني وأحقيته بالتالي في تمثيل منتخبنا الوطني، فضلا حسن النية في استدعاء اللاعب؛ وفقاً للقوانين والإجراءات المتبعة في هذا المجال.

ونظراً لهذا الموقف المدعوم بالأدلة والوثائق؛ تود الاتحادية الموريتانية لكرة القدم أن تطمئن الجمهور الرياضي الكريم إلى أنها ستتبع كافة الطرق والوسائل القانونية للدفاع عن حقوق المنتخب الوطني كاملة، أمام الجهات والمحاكم المختصة، مؤكدين ثقتنا المطلقة في استعادة النقطة المفقودة والعودة إلى صدارة المجموعة، بإذن الله تعالى.

الاتحادية الموريتانية لكرة القدم

©️ Crédit source – Page Facebook officielle FFRIM https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=664154062412871&id=100064548497773

● Note de lecture d’un ouvrage marquant | Le Contrat Racial de Charles Wade Mills

Photo illustrative de Charles W Mills reprise via internet.

Paru en 1997 en langue anglaise, il est versé (traduit) sous ce format en langue française par l’histoirien québécois et artiste hip-hop, Aly Ndiaye (métis par son père sénégalais) Alias Webster.

Cette traduction est publiée courant 2023 (février au Canada et mars en Europe).
Le traducteur ambitionne en ces termes : « Mon souhait le plus ardent, c’est que Le contrat racial fasse partie des cursus scolaires, mais que le proverbial monsieur madame Tout-le-monde puisse le lire aussi. » Une citation de Aly Ndiaye, alias Webster.

Ma rencontre avec ce livre s’est faite d’une manière fortuite, c’était à l’occasion du Salon du livre Africain de Paris tenu le 19 mars 2023 à la mairie du 6ème arrondissement de la capitale française. Lors de cet évènement, une conversation était au menu autour de l’ouvrage entre l’éditeur haïtien-canadien de la traduction et l’éminent penseur sénégalais Souleymane Bachir Diagne. Lire le retour écrit sur ce riche rendez-vous littéraire et intellectuel sur notre blog https://soninkideesjose.wordpress.com/2023/03/20/%e2%97%8f-evenement-un-passage-au-salon-du-livre-africain-de-paris-2023/

L’introductif fait de l’ouvrage par ces 2 connaisseurs, m’a intimé plus qu’une incitation à ma curiosité à l’acheter mais une obligation. Aussitôt acquis, les premières lignes lues dans la préface (de l’auteur Charles W Mills à l’occasion du 25ème anniversaire du livre original en anglais), m’ont fait un buzz cérébral. Et il faut y aller vite, l’ouvrage fonce large et profond pour tout lecteur sensible à son monde et à notre Monde avec philosophies. On s’y trouve guidés vers un voyage de dévoilement sans filtres d’un système politique mondial construit à travers des paradigmes clairement visibles et évidents jusqu’à en devenir invisibles (comme le rapport naturel entre l’eau et les poissons). Ces paradigmes assoient et perpétuent le salaire de la blanchitude (privilèges normatifs du fait d’être blanc) au détriment de tous les autres non blancs ou passablement blancs.

Ainsi au cours de ma lecture et mes relectures qui ne cessent, parmi les posts publiés sur les réseaux à propos de l’ouvrage, j’en retiens le suivant : Le Contrat Racial | Cet ouvrage n’est pas un livre qu’on y passe silencieusement…! Non…tu vas te choquer même pourquoi son auteur lit et dit une réalité qui est là tout près parlante et interpellante. On dirait qu’il surprend un monde de ruses qui ne peut éviter de se trahir dans son fonctionnement systémique le temps passant. À recommander encore une fois…!

Un livre très informatif qui nous apprend que le postulat épistémique (donné universaliste) germe d’une vision racialisante des sciences et savoirs. Ainsi violences et régimes oppressifs perpétrés et normalisés par la sphère civilisationnelle Euro-Blanche, en ont tiré légitimité et normalité. Le contrat social (de Jean Jacques Rousseau, et ses camaraderies philosophales) disséqué réellement va accoucher d’un contrat racial selon l’analyse philosophique objectivement sourcée et difficilement contestable de Charles Wade Mills (décédé le 20 septembre 2021) , l’auteur de ce livre.

Pour qui, voulant s’essayer aux interrogations corollaires et subséquentes au sujet des exploitations coloniales (expropriations des espaces, indigenat, travaux forcés, destructions des humanités et civilisations locales…) , de la traite esclavagiste transatlantique, des massacres des amérindiens en Amérique, des aborigènes du monde austral, certaines mobilisations papales pour les croisades, l’apartheid en Afrique du Sud, la furia anti Noir des Ku Klux Klan, le suprémacisme blanc, le racialisme civilisationnel, un certain racisme inconsciemment normalisé, et clichés et réflexes aisément dégainés sur d’autres expressions de vie sociale, spirituelle et civilisationnelle, il faut NÉCESSAIREMENT LIRE CE LIVRE.
Il ose frontalement les questionnements et les réalités de notre Monde qui a besoin des stimulants sincèrement humanistes et moins idéologisés pour CORRIGER et HUMANISER SANS COULEUR notre commune HUMANITÉ INTRINSÈQUE sous le Contrat Humain et même sous le Contrat du Vivant.

11 juillet 2023

• KS pour le BLOG

● Note de lecture d’un ouvrage éducatif | « Concepts religieux et sociaux » de l’écrivain monsieur Malle Ibrahim Soukouna

Ce livre paru (sa version française) en fin d’année 2022 chez l’éditeur Albouraq, est un joyau intellectuel très accessible par son exposé succint et l’agencement intelligible des concepts développés. L’auteur s’appelle Malle Ibrahim Soukouna, natif du Mali et issu de la communauté sooninké. Ayant effectué ses études primaires et secondaires à Bamako, il a obtenu un diplôme universitaire en France (faculté de Jean Monnet à Paris Sud) et y travaille comme guide religieux. Influent intervenant sur diverses thématiques d’intérêt public pour la communauté africaine, et particulièrement pour son groupe sociolinguistique, les sooninkés, il anime régulièrement ses plateformes numériques (Facebook, TikTok…) avec beaucoup de pédagogie. Ainsi dans ce présent ouvrage que j’ai eu la chance de lire, il nous propose avec aisance un concentré valeureux qui englobe divers volets de notre vie contemporaine (la religion, la politique, la famille, l’école, l’immigration, le travail, l’économie, la vie communautaire, l’utilisation des réseaux sociaux…).

Un livre-Message qui appelle à une certaine élévation sociale et intellectuelle pour la jeunesse de notre temps afin de porter le flambeau de la renaissance civilisationnelle parmi les nations. Ce travail instructif de monsieur Soukouna (auteur d’autres ouvrages) est une preuve idoine du potentiel intellectuel existant dans nos milieux dans divers domaines. J’ose croire que « Concepts religieux et sociaux » peut être classé comme un manuel initiatique pour l’éveil social et intellectuel nécessaire à nos cursus d’enseignements (au lycée par exemple) en Afrique et surtout dans nos communautés afro-musulmanes. Et également un imam qui serait à jour de son environnement contemporain peut en tirer facilement 52 sermons (prêches éducatifs) de vendredis durant une année pour éveiller et former les fidèles.

En définitive, l’ouvrage est un stimulant social et pédagogique qui sert et servira tout lecteur attentif .
Ici je réitère mes fraternelles félicitations au frère Malle et recommande vivement ce livre. Lui souhaitant une bonne continuation dans ses projets.

Avec l’auteur , le 13 mars 2023 à Paris

28 juin 2023

✍️🏿KS pour le BLOG

● À l’Alliance Française de Paris | Événement : « À la source de nos histoires » avec Lilian Thuram et Alain Mabanckou [Extrait vidéo et photo-reportage]

Extrait vidéo lors des échanges

Située au 101 boulevard Raspail 75006, l’Alliance Française accueillait ce rendez-vous culturel et livresque autour de 2 grands esprits qui sont le champion du monde 1998 (avec l’équipe de France de football) Mr. Lilian Thuram et la plume littéraire mondialement re-connue Mr. Alain Mabanckou.

L’Alliance Française a été présentée sommairement par une dame de l’équipe organisatrice, on y apprend qu’elle fut fondée en 1883 par Mr Pierre Foncin. Une des toutes premières associations évoluant dans un cadre apolitique et areligieux, aujourd’hui ayant des représentations dans plusieurs pays à travers le monde. En somme une institution historique en matière de culture et d’éducation.

Les échanges entre l’auteur du livre La Pensée Blanche , et l’universitaire et écrivain franco-congolais (Brazza) basé aux États-Unis, ont porté sur la thématique « À la source de nos histoires« . Ainsi l’auditoire a été amplement servi par la pertinence de la discussion. La problématique liée au racisme, notamment ses origines basées sur la racialisation historique du monde avec une construction d’une hégémonie idéologie et politique du Blanc sur les non blancs. Et tout un tissu d’imaginaires s’est tissé au cours de l’histoire laissant et donnant comme normales diverses violences perpétrées sous « silence ». Les positions de nos conférenciers ont convergé pour une nécessaire déconstruction par des débats ouverts et la prise compte des réalités à aborder sans aucun tabou.

Ma belle moisson du jour, livres acquis et dédicacés
Frère et compatriote 🇲🇷 Aly Konaté rencontré sur place.
Planisphère dans ses vraies dimensions

✍️🏿KS pour le BLOG

● Le mauritanien Coulibaly investi officiellement au Conseil d’Administration d’ITIE International au non de la Société Civile africaine

M.Baliou Coulibaly Président de la Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) a été officiellement investi en tant que représentants de la société civile africaine au Conseil international de l’ITIE.

Cela s’est passé à Dakar où se tient depuis hier la Conférence mondiale de l‘ITIE.

Cette consécration est le fruit d’une décennie de labeur et d’engagement citoyen.

M.Coulibaly figure ainsi parmi les dix nominés sélectionnés par le Groupe consultatif de la société civile (GCSC) dans le cadre d’un processus de sélection rigoureux pour siéger en tant que représentants de la société civile au Conseil d’administration international de l’ITIE pour le mandat de trois ans allant de juin 2023-2026. Ces candidats ont été officiellement nommés après l’élection tenue lors de la réunion des membres de l’Association de l’ITIE qui se tient présentement à Dakar au Sénégal.



Une note de l’ITIE souligne que : « Au cours du processus de mise en candidature, le GCSC a été impressionné par le riche talent du collège des OSC de l’ITIE et par l’engagement, les réalisations et la diversité des expériences. Parmi les 10 finalistes figurent six femmes et quatre hommes qui collectivement apportent une profondeur d’ expertise inégalées : le groupe comprend des vétérans de l’ITIE qui ont défendu avec succès des questions prioritaires au niveau du Conseil, comme les attentes à l’égard des entreprise en 2022, et qui ont accompli les travaux des comités avec diligence; il y a aussi de nombreux nouveaux leaders qui se sont distingués en augmentant la transparence et la redevabilité dans les initiatives nationales, en introduisant des innovations dans la diffusion des données et en travaillant directement avec les communautés touchées par le secteur extractif. Ensemble, les candidats apportent une vaste expertise technique dans toute la chaîne d’approvisionnement, la recherche, la défense des politiques, l’engagement des parties prenantes et les compétences de négociation, ainsi que de solides réseaux aux niveaux local, national, régional et mondial. Ainsi, les candidats constituent un groupe bien placé pour aborder les priorités continues et de pointe du programme de l’ITIE, y compris la protection de la société civile et les questions clés au cœur des révisions proposées à la norme de l’ITIE, y compris la transition énergétique, genre et lutte contre la corruption. »

A noter également que le premier ministre Mohamed Bilal Messaoud qui a assisté à l’ouverture de la conférence a reçu au nom de la Mauritanie le prix du leadership du respect des normes de transparence.

Cette double distinction et la reconnaissance des efforts de transparence dans le domaine des industries extractives est encourageante surtout à la veille de l’exploitation des importantes richesses gazières.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/index.php/2023/06/14/le-candidat-de-la-mauritanie-investi-officiellement-au-conseil-dadministration-ditie-international/

● CETTE VERITE QUE L’ON NE SAURAIT CACHER | Par BOUBACAR BORIS DIOP, FELWINE SARR ET MOHAMED MBOUGAR SARR

EXCLUSIF SENEPLUSLa situation en cours résulte de la dérive autoritaire du président. L’hubris d’un pouvoir qui emprisonne ou exile ses opposants les plus menaçants, réprime les libertés et tire sur son propre peuple avec une révoltante impunité

Il convient, tout d’abord, de nous incliner devant nos morts et d’avoir une pensée pour leurs proches endeuillés. Ils sont une vingtaine, à l’heure où nous écrivons cette tribune, à avoir déjà perdu la vie. Ce décompte lugubre pourrait croître dans les jours qui suivent.

Les événements en cours exigent de chacun qu’il prenne ses responsabilités. Nous affirmons que la situation que vit actuellement notre pays résulte de la dérive autoritaire du président Macky Sall. En 2012, notre confiance l’a placé à la tête de l’État sénégalais. Mais mû par son désir de se maintenir à tout prix au pouvoir, il s’est promis de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ». Le président Macky Sall a ainsi semé les graines de la discorde et de la violence dans notre pays. Sa responsabilité devant le peuple sénégalais est sans appel. L’Histoire retiendra que c’est lui qui nous a entraînés dans cette crise politique sans précédent, fragilisé notre tissu social et affaissé nos Institutions. Il a de surcroît imprudemment libéré les monstres qui sommeillent en chaque groupe humain et qu’il convient de toujours brider par une pratique de la justice, de l’égalité des citoyen.ne. s et de la paix sociale.

Si nous en sommes arrivés là, c’est parce que nous, le peuple sénégalais, n’avons pas assez réagi quand le régime en place s’est mis à traquer les militants et les cadres de Pastef en plus bien évidemment de son leader, Ousmane Sonko. Il y a pourtant eu des signes avant-coureurs – que nous n’avons hélas pas su décrypter – de cette campagne de répression systématique et sans précédent au Sénégal.

Depuis quelque temps, en effet, tous ceux qui osent élever la voix contre une troisième candidature du président sortant en font immédiatement les frais. Peu à peu, les interdictions de marches pacifiques sont devenues la règle ; les arrestations et emprisonnements arbitraires se sont multipliés. Dans un tel contexte de brutale fermeture de l’espace politique, les procès aux verdicts ubuesques et la séquestration illégale d’un dirigeant de l’opposition en sont venus à paraître d’une inquiétante banalité.

La nature socratique du verdict du procès d’Ousmane Sonko a fini par convaincre que ce n’était pas la manifestation de la vérité qui était visée, mais bel et bien l’élimination d’un opposant politique dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Elle pose surtout le problème de notre appareil judiciaire dont la fragilité et la fébrilité sont apparues au grand jour.

En vérité nous sommes tous témoins, depuis plusieurs mois, de l’hubris d’un pouvoir qui emprisonne ou exile ses opposants les plus menaçants, réprime les libertés (notamment celles de la presse) et tire sur son propre peuple avec une révoltante impunité. Nous sommes aussi tous témoins des errements d’un État désireux de rester fort à tout prix – ce prix fût-il celui du sang, de la dissimulation, du mensonge -, oubliant qu’un État fort est un État juste, et que l’ordre se maintient d’abord par l’équité.

A cette réalité brute, l’appareil idéologique du régime en place a répondu que rien ne se passait ; et que ceux qui se trouvaient en prison étaient des individus qui avaient contrevenu aux règles, violé la loi, ou mieux, n’avaient pas respecté les règles de l’État de droit. Par un étrange renversement de perspective, ceux qui ont affaibli et décrédibilisé les Institutions de la République – notamment la Justice, devenue partisane -, les mêmes qui ont rompu l’égalité des citoyens devant la loi, sont ceux qui s’en proclament les gardiens.

Aux citoyen.ne.s dénonçant cet état de fait, on oppose une batterie de chefs d’inculpation allant de la diffusion de fausses nouvelles au discrédit jeté contre les Institutions, en passant par l’appel à l’insurrection, pour justifier l’appareil répressif mis en place contre eux. Par ces actes, c’est toute la conscience démocratique de la société civile sénégalaise qui est réprimée, sommée de rentrer chez elle et de baisser pavillon. Ce désir d’instiller la peur chez les citoyens et d’inhiber ainsi toute velléité de protestation par le langage et le discours a cependant quelque chose de profondément anachronique : les Sénégalais.e.s sont attachés à leur liberté de parole et ils n’y renonceront pas.

Un autre déni majeur est celui de la demande de justice sociale et de justice contentieuse de la part d’une jeunesse qui représente 75 % de la population sénégalaise. Cette jeunesse, en plus de manquer de perspectives, n’a pas d’espace d’expression politique et voit ses rêves d’une société plus équitable hypothéqués. Nous voyons enfin des populations, déjà précaires et laissées à elles-mêmes, aux prises avec les problèmes élémentaires du quotidien le plus rude. Elles observent avec tristesse et impuissance la frénésie accumulatrice d’une caste qui s’enrichit illicitement, cultive un entre-soi indécent et répond, quand on l’interpelle ou lui demande des comptes, par le mépris, la force ou, pire, l’indifférence. Une caste que rien ne semble plus pouvoir affecter, ni la misère sociale, ni sa propre misère morale : voilà le drame.

Aujourd’hui, comme hier, le langage, lieu primal de la lutte de la vérité contre le mensonge, demeure fondamental. La première des compromissions consiste à ne pas nommer ce qui est, à l’esquiver, à l’euphémiser, à le diluer par des tours de passe-passe sémantiques, ou à tout bonnement travestir la réalité. La première des oppressions qui nous est faite est d’avoir tenté par moult opérations de nous obliger à prendre le mensonge pour la vérité. Pour cela, l’appareil idéologique de l’État a tourné à plein régime en produisant des discours ayant pour objectif de voiler le réel.

Nous tenons à alerter à travers cette tribune sur l’usage excessif de la force dans la répression du soulèvement populaire en cours. Symbole de la violence de l’État contre la société, cette répression prend aujourd’hui une forme nouvelle et particulièrement inquiétante. Il s’agit, ni plus ni moins, de la « dé-républicanisation » des forces de défense et de sécurité auxquelles ont été intégrées des milices armées opérant au vu et au su de tous. En agissant de la sorte, le régime actuel est en train de faillir à son devoir de protéger le peuple sénégalais.

Une autre dimension de l’oppression est le gouvernement par la violence et la peur que le régime actuel a méthodiquement mis en œuvre depuis un certain temps. L’intimidation des voix dissidentes, la violence physique, la privation de liberté ont été une étape importante du saccage de nos acquis démocratiques.

Nous n’ignorions pas, après 1963, 1968, 1988, 1993, 2011 et 2021, que l’histoire politique du Sénégal charriait sa part obscure de violence. Mais de toutes les convulsions qui ont agité l’histoire moderne de notre pays, celle qui se déroule sous nos yeux nous semble être la plus simple à résoudre et, par ce fait même, la plus tragique en ses conséquences actuelles. Il suffirait qu’un homme dise : Je renonce à briguer un troisième mandat qui déshonorerait ma parole d’homme, mon pays et sa Constitution, pour que la colère qui s’exprime dans les rues sénégalaises en ce moment même, sans disparaître tout à fait, s’atténue. Cet homme, c’est le président de la République. Qu’il annonce que les articles L29, L30 et L57 du Code électoral seront révisés, que le parrainage sera aboli afin de rendre les élections inclusives et que tous les prisonniers politiques et d’opinion seront libérés pour que la tension baisse, et que la paix ait une chance de revenir.

La vague de violence qui secoue le Sénégal depuis plusieurs jours n’est pas seulement liée à une conjoncture politique passagère : elle est aussi structurelle, profonde, ancienne. Elle traverse tous les pans de la société sénégalaise, et traduit une foi perdue dans l’État de droit ainsi que le désir d’une plus grande justice (sociale), que garantirait un pacte démocratique renouvelé. Toute la question est de savoir si le pouvoir actuel a encore le temps, la latitude, la volonté de mettre un terme à une spirale de violence dont il nous semble qu’il est, tout compte fait, le principal responsable. La voie royale vers une paix durable est cependant dans la réhabilitation de la Justice et dans l’édification, cette fois-ci, d’une société véritablement démocratique. Il s’agira après la tempête, de refonder le pacte Républicain, de construire d’authentiques contre-pouvoirs, de reformer en profondeur nos Institutions, de sortir de notre hyper-présidentialisme afin de ne plus conférer à un seul individu un pouvoir sans limites et sans contrôle.

©️ Crédit source : https://www.seneplus.com/opinions/cette-verite-que-lon-ne-saurait-cacher

● Racisme dans le milieu sportif | le cas du brésilien Vinicius en Espagne

Comme d’habitude, ça se sent scandalisés dans tous les sens avec un certain sentimentalisme aux relents hypocrites. L’expression d’un certain racisme n’est pas une poussée expresse d’une bêtise venant d’un pan isolé de l’environnement de la société à majorité blanche. Il s’insère « logiquement » et inévitablement dans un cheminement racialiste au cœur de sociétés blanches à l’endroit de l’élément Noir. Un supporter fan de football en Espagne, un suprémaciste américain soutien de D Trump et le touareg politisé du nord malien peuvent se retrouver sur une même donnée-source inspirant leurs idéologies socialisées d’un racisme évident anti Noir. Le livre de Charles W. Mills, Le Contrat Racial explicite et donne de pertinentes notions fouillées de compréhension sur le cadre paradigmatique de fond. Ce fond systémique qui assoie et motive toute l’affaire du racisme anti Noir. Ainsi des restes venant de bulles papales d’antan, des théories et idéologies concoctées par de penseurs sociologues et philosophes d’hier dans la sphère blanche (principalement occidentale), tiennent et persistent dans une certaine conscience collective de l’environnement « blanc ».

Parmi les solutions possibles contre ce racisme, il faut une reconnaissance claire et nette qu’il est motivé et généré par un système politique historiquement racialiste. Le monument du Christ rédempteur en veille (durant quelques minutes) à Sao polo au Brésil pour soutenir l’attaquant Noir du Real, n’est qu’un symbolisme puéril pour un bref remède de conscience pour les esprits distraits.

Il en faut beaucoup de SÉRIEUX pour changer la donne, pour l’instant l’environnement Afro à l’échelle mondiale fuit ici, subit là et se complaît là-bas !

✍️🏿 KS pour le BLOG

● Mali : L’esclavage par filiation doit être criminalisé, selon des experts de l’ONU 08 mai 2023.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE PROCÉDURES SPÉCIALES.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

GENÈVE (8 mai 2023) – L’esclavage par filiation et les violences qui en résultent, perpétrées par les soi-disant « nobles » ou « maîtres » contre les personnes nées en esclavage, persistent au Mali, ont déclaré aujourd’hui des experts de l’ONU, exhortant les autorités à adopter une législation pour criminaliser l’esclavage au Mali. pays sans délai.

« Rien ne peut justifier l’esclavage, que ce soit la culture, la tradition ou la religion », ont déclaré Tomoya Obokata, rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris ses causes et ses conséquences et Alioune Tine, expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali « . « Continuer à soutenir l’esclavage au 21e siècle contredit les engagements répétés des autorités maliennes de respecter, protéger et réaliser les droits humains pour tous.

L’esclavage par filiation forçait le déplacement de centaines de personnes et de communautés entières, qui n’avaient aucun espoir de retourner dans leurs communautés d’origine par crainte d’être attaquées, ont déclaré les experts. Ils ont cité l’exemple de la région de Kayes au Mali, où de violents affrontements ont fait des blessés et forcé des personnes à fuir leurs foyers. Les experts ont déclaré que l’esclavage fondé sur l’ascendance était également répandu dans les régions du centre et du nord du pays, notamment Tombouctou, Gao et Kidal. Selon la Commission nationale malienne des droits de l’homme (CNDH), il n’existe aucune donnée sur le nombre de victimes de l’esclavage par filiation dans le pays. Cependant, certaines organisations estiment qu’au moins 800 000 personnes sont considérées comme nées en esclavage, dont environ 200 000 vivent sous le contrôle direct de leurs « maîtres ».

Les experts ont reconnu les efforts importants déployés par les autorités maliennes, en particulier le ministère de la Justice et les autorités judiciaires, pour mettre fin à l’impunité des cas d’esclavage par filiation. Ils se sont félicités de la condamnation de plusieurs individus pour de tels crimes lors d’une session extraordinaire de la cour d’assises de Kayes du 27 février au 17 mars 2023.

« Le gouvernement dans son ensemble doit agir et la criminalisation de l’esclavage doit être une priorité », ont déclaré les experts.

« Certaines violations des droits de l’homme et abus commis dans le cadre de l’esclavage fondé sur l’ascendance pourraient constituer des infractions au Code pénal malien, mais pas toutes », ont déclaré les experts. « Une loi spécifique criminalisant l’esclavage par filiation faciliterait la poursuite des auteurs et renforcerait la protection des victimes », ont-ils déclaré.
Dans une étude récente, la Commission nationale des droits de l’homme du Mali a détaillé les violations des droits de l’homme et les abus liés à l’esclavage par filiation, y compris les actes de violence, les agressions, la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, les humiliations publiques, les insultes, les intimidations, les enlèvements et les viols commis quotidiennement par des « maîtres » contre les « esclaves », refus d’accès aux services sociaux de base (y compris les installations d’eau telles que les pompes ou les puits, les écoles, les installations sportives et sanitaires) ; et le refus d’accès aux entreprises ou aux terres agricoles. Les individus ou les communautés qui résistent à l’esclavage sont souvent soumis à un isolement physique ou social et à des restrictions de mouvement par leurs « maîtres ».
« Les ‘maîtres’ esclaves doivent être tenus responsables de leurs actes, indemniser les victimes et restaurer leurs droits et leur dignité », ont déclaré les experts. Les chefs traditionnels et religieux doivent jouer dans l’éradication de l’esclavage par filiation dans le pays, compte tenu de leur influence, ont-ils déclaré.

La mise en œuvre des recommandations formulées lors du Dialogue Interactif sur le Mali en mars 2023, et l’Examen Périodique Universel du Mali en mai, offrent une opportunité pour le pays d’adopter immédiatement une législation spécifique criminalisant l’esclavage. « Le Mali est le seul pays de la région du Sahel à ne pas avoir une telle législation », ont-ils déclaré.

Les experts ont précédemment appelé le Mali à criminaliser et à éliminer l’esclavage par filiation et ont soulevé la question les 8 septembre 2020 , 19 juillet 2021 et 29 octobre 2021. FIN

* Les experts : M. Tomoya Obokata , Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris ses causes et ses conséquences ; M. Alioune Tine, Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali .
Page pays des droits de l’homme de l’ONU – Mali.
Voir le lien: https://www.ohchr.org/en/press-releases/2023/05/mali-slavery-descent-must-be-criminalised-un-experts-say

● Quelques éléments biographiques de feu Professeur Abdoulaye Bâ de Diawara (Sénégal)

• Né en 1941 – décédé le mercredi 19 avril 2023 à Paris

• Son père : El-haj Bouna Bâ

• Sa mère : Lagane Bonco Dramé originaire du village de Galadé

• Parcours d’apprentissages, d’études et professionnel :

– Cercles d’initiation aux enseignements et de fiqh (jurisprudence) au sein de sa famille (Xaran yimbé et Moissi Ngalé). Cet enseignement lui avait été dispensé par son grand-frère Mohamed Bâ Malado. Ce dernier, aîné de la famille avait pris le relais du cercle traditionnel d’études (Moissi Ngalé) de leur père qui décéda quand le professeur Abdoulaye Bâ était âgé de 12 ans. Dans l’élément vidéo YouTube https://youtu.be/ly_b0MVTHGc datant de 2018 que nous avons exploité comme source, cheikh Abdoulaye Bâ assure que son grand-frère lui avait inculqué de valeurs liées aux études et au respect des enseignants.

Arrivé en France en 1962, il la quitta pour l’Égypte en 1964 pour poursuivre ses études. Il assure n’avoir aucune connaissance ni contacts dans ce pays auparavant. Une fois sur place après diverses prises de contact auprès des services de la représentation diplomatique de son pays, il avait pu intégrer un cursus d’études du système scolaire et universitaire sanctionnant avec un diplôme.

De retour au Sénégal, il intègre l’école normale supérieure pour une formation pédagogique après avoir suivi des cours accélérés en langue française. En sortant il a été affecté comme professeur au lycée Blaise Diagne de Dakar (sur une durée approximative de 20 ans). En parallèle il a assuré des cours d’arabe à l’école normale supérieure comme professeur vacataire. Auprès du cercle traditionnel d’études dans son environnement familial, son statut de lettré diplômé à l’étranger n’avait pas causé de frictions. Il s’est senti soutenu et encouragé notamment par son premier maître-enseignant, son grand-frère Mohamed Bâ Malado.

Dans la communauté sooninké à l’international, il a été une voix respectable et pertinente dans la prédication et le prêche du juste milieu. Conférencier et éducateur, celui qu’on appelle communément Cheikh Abdoulaye Bâ, a rempli sa mission et sa responsabilité à la hauteur de ses compétences et de ses efforts vis à vis de la oumma et en particulier pour le monde sooninké. Qu’Allah l’accueille parmi les âmes vertueuses pour l’éternité, Ameen.

Notre Blog adresse nos fraternelles condoléances à sa famille, au peuple sénégalais et à l’ensemble de la communauté musulmane et sooninke.

©️ Source : éléments tirés d’une interview en date d’avril 2018 par messieurs Bouba Magassa et Abderrahmane Korera, voir l’intégralité via ce lien YouTube https://youtu.be/ly_b0MVTHGc

✍️🏿KS pour le BLOG

● Mauritanie : 1 750 000 de dollars du gouvernement américain pour appuyer le processus électoral

Cridem – L’annonce a été faite mardi 28 mars par l’ambassade des Etats-Unis en Mauritanie sur sa page Facebook.

« L’Ambassadeur Kierscht a lancé ce matin [28 mars] l’activité Kofo Sugande « Choix du peuple », avec un représentant du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), des représentants de l’USAID Mauritanie, et des représentants du Consortium pour les élections et le Renforcement du processus politique », indique l’ambassade américaine.

« Cette activité de 1 750 000 $, financée par le gouvernement américain, travaillera avec les organisations de la société civile et la CENI pour élargir la participation des citoyens, accroître l’inclusivité et améliorer l’administration du cycle électoral de 2023, ainsi que des futurs cycles électoraux », ajoute un communiqué de l’ambassade.

Pour rappel, les mauritaniens éliront mai prochain les 176 membres de l’Assemblée nationale. Des élections municipales et régionales ont lieu simultanément.

Par la rédaction de Cridem

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=764234