● Interview | Birame Dah Abeid, «Aziz ne court aucun risque d’être jugé, car, selon les dire de ses proches, il dispose d’arguments dissuasifs»



~~~Sur ses relations avec Mohamed Cheikh Ghazouani, sur les reproches qui lui sont fait par ses détracteurs durant ses dernières sorties, sur les élections locales en vue, notamment la présidentielle de 2024, et sur une éventuelle coalition de l’opposition autour d’un front uni, le leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) et député à l’Assemblée Nationale, Birame Dah Abeid, revient en détail. Entretien.



Actualité oblige, quelle lecture faites-vous de la libération de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz dont l’assignation à résidence a expiré le 8 septembre 2022 ?

Mon impression est celle de tout Mauritanien. Nous avons assisté à une véritable tentative d’induire le peuple en erreur. On a joué avec les espoirs du peuple et ses sentiments. On a fait de sorte que le peuple ait l’espoir qu’il y a un début véritable de lutte contre la gabegie. Mais apparemment il s’avère que ce n’est pas le cas. Je pense que le ressenti du peuple après cette désillusion risque de faire très mal au président Ghazouani et à son clan. Le peuple se sentira floué et méprisé, considéré comme un jouet. Je pense que cette affaire va renforcer, chez les populations, l’impression de se retrouver, toujours, devant un dossier de représailles entre les différentes factions d’une même coterie qui a pillé et continue de piller le pays, parce que la reddition des comptes n’est pas dans sa logique.

Expliquez-vous davantage…

Ce que je viens de dire c’est que le sentiment populaire est d’autant plus exacerbé que la gabegie a continué de plus belle sous l’ère Ghazouani. Même après l’incarcération de Aziz et sa mise en accusation lui et certains de ses compagnons, la mauvaise gouvernance persiste et se banalise ; ses scandales réguliers défrayent la chronique, quasiment chaque mois.

Est-ce que vous pensez comme certains le disent, que si l’affaire de la décennie s’avère en définitive un simple jouet entre les deux dirigeants, ce serait un boulevard qui va être ouvert à Birame pour s’accaparer du pouvoir présidentiel ?

Je pense que l’opposant est de nature opportuniste mais mon rôle à moi consiste à interpeler les différents protagonistes qui méprisent le peuple et se jouent de sa colère légitime envers les cleptocrates toujours impunis. In fine, la population, dans sa diversité, nourrit le sentiment d’avoir été trahie, manipulée, aux seules fins de la conservation du pouvoir. Notre responsabilité d’opposant nous dicte de jeter la lumière sur cette imposture, d’enfoncer le clou pour amener le peuple à adopter une réaction citoyenne, en vue d’exiger davantage de redevabilité, au-delà des effets d’annonce, sans lendemain.

Vous avez certainement appris que Aziz a récupéré ses passeports et qu’il pourrait même voyager à l’étranger mais le Parquet a publié un communiqué selon lequel le dossier de Aziz et consorts est toujours en cours et qu’un procès aura lieu. Est-ce que vous pensez qu’il y aura un procès ?

Ah non, le flafla du Parquet n’a aucun sens. C’est une tentative désespérée de tromper le peuple, à nouveau. Je prends le pari que le dossier ne parviendrait pas jusqu’au prétoire. L’ex-Président Mohamed Ould Abdel Aziz dispose d’informations, voire de révélations, à caractère dissuasif. Lui et ce qui reste de ses proches loyaux sont en mesure de produire des arguments à même de décourager ceux qui veulent aller au procès. Ils l’ont toujours clamé : jamais le pouvoir de Ghazouani ne pourra les juger. Les deux segments du même noyau dirigeant sont embourbés dans une fange identique, comme le rappelle l’étroitesse des liens initiaux entre Aziz et Ghazouani. Les gens présents sur le banc des accusés et ceux actuellement en charge de la direction de l’Etat appartiennent à un vivier invariable, celui de l’oligarchie politico-militaire, du renseignement et du complexe tribalo-marchand. Leur fortune procède des ententes illicites, du trafic d’influence et des conflits d’intérêts. Dans le fond, aucun ne gagne à enfoncer l’autre.

« Ma récente visite à l’intérieur m’a prouvé que l’Etat est absent »


Vous venez d’achever une visite dans plusieurs régions du pays, quelles leçons tirez-vous de cette tournée ?

La leçon que je tire de mes visites dans les régions du Brakna, de l’Assaba et d’une partie du Trarza et du Hodh Gharbi que je viens de sillonner en quatre semaines, d’août à septembre 2022, reste l’absence de l’Etat. En dehors des symboles de l’autorité administrative et des casernes militaires, la gouvernance de proximité et les services universels de base font cruellement défaut. Au sein des quartiers populaires des villes et surtout à l’intérieur du pays, le hiatus s’impose au regard. L’Etat se limite aux bureaux et au contrôle du trafic routier. Il n’y a plus d’écoles, plus de services sanitaires, plus d’eau, les populations ont soif, l’encadrement paysan s’étiole, le personnel des eaux et forêts n’est plus visible en rase campagne, les services météo sont à l’abandon…Ici, l’on peut parler d’une faillite multidimensionnelle de l’Etat mais, pour le moment, en mode sourdine.

Vous voulez dire que l’Etat est aujourd’hui seulement au service des oligarques au détriment des populations ?

Bien sûr, les féodalités tribales et claniques, les groupes d’intérêt issus de la haute administration et les commis de l’Etat sont devenus les grands électeurs dans leurs circonscriptions. Il s’agit de mini-chefs d’Etats dans l’Etat, à l’image de Kankossa. Ce grand département est sous la coupe réglée de trois meneurs, Kaba Ould Elewa, Lemrabott ould Bonnahi et du notable général Ould Mohamed Radhi. Ces hommes, comme ailleurs en pays maure et soninké et poularophone, y font la pluie et le beau temps ; ils continuent à contrôler les populations et leur indiquer où aller et comment voter, en contrepartie de subsides. Vous pouvez rajouter, au constat, la difficulté, notamment pour les descendants d’esclaves et les gens de la ruralité, d’obtenir les documents biométriques de l’état-civil.

Cependant, nous avons mis un pied dans la fourmilière, en dépit de la campagne féroce visant, sans succès, à réduire notre audience lors de la tournée. L’accès de plus en plus exponentiel au téléphone portable à la connexion internet nous a servi de catalyseur décisif et facilite le travail de mobilisation. Nous comptons accentuer cet atout, afin de surmonter les réflexes de crainte envers le makhzen (pouvoir) et le chantage alimentaire, à l’encontre de nos partisans et sympathisants.

« Mohamed Cheikh Ghazouani n’a aucune chance de gagner la prochaine présidentielle »


Les images de votre visite tournent en boucle dans les réseaux sociaux et l’affluence des populations semble vous avoir galvanisé.

En effet, comme vous l’avez sans doute constaté, dans les images des accueils qui nous ont été réservés, il y a un basculement inédit et à 180°, des populations contre le parti au pouvoir. Je pense que cela va se sentir très prochainement au cours des élections. Durant la tournée et à son terme, j’ai conçu le doute, fort, que le président Ghazouani puisse remporter un second mandat. Il aura du mal à compétir dans la transparence et risquerait, alors de frôler l’humiliation.

Vous avez lancé il n’y a pas longtemps un appel pour une candidature unique de l’opposition à la présidentielle de 2024 pour créer une nouvelle transition démocratique en Mauritanie et une coalition forte autour des législatives et des élections locales. Avez-vous partagé l’idée avec d’autres leaders de l’opposition ? Si oui, quelle a été leur réaction ?

J’en ai parlé personnellement – Oumar Yali (président du parti RAG) aussi – avec certains dirigeants de l’opposition, au moins deux, qui ont signifié leur accord de principe, certes pas avec beaucoup de ferveur. Néanmoins, je pense utile de mieux promouvoir la perspective de l’unité par-delà les divergences. D’ailleurs, les rares partis de l’opposition reconnus, sont menacés de mort, surtout si chacun d’eux tente, à lui seul, de mener une confrontation avec le pouvoir.

La seule issue pour le changement non-violent et démocratique demeure l’union, le consensus minimal qui permettra de ressusciter une opposition unie et très forte, une opposition plurielle et démocratique qui va redonner espoir aux Mauritaniens. Toutes les composantes de l’alternative au statuquo – indépendants compris – ont la capacité d’obtenir la majorité, accéder au Parlement, dans les conseils municipaux et régionaux. Les mouvements de la diaspora disposent, à cet égard, d’un potentiel jusqu’ici négligé.

« L’opposition est condamnée à s’unir autour d’un front ou disparaître »

Vous pensez qu’une coalition forte des partis d’opposition est encore possible et qu’elle pourra battre l’appareil d’Etat et son parti ?

Oui, je crois avoir suffisamment répondu à la question. La victoire est à portée si nous savons nous départir des querelles de préséance et de la profusion des egos ; devant nous, se précisent les échéances de 2023 et 2024. Le délai se rétrécit et il nous appartient d’agir, ici et maintenant, avec la conscience aiguë de l’urgence.

En avez-vous parlé aux grands leaders, ceux de l’UFP, du RFD, de l’APP… ?

J’en ai discuté avec l’UFP et Omar Ould Yali s’en est ouvert à l’APP. Tous ont marqué leur faveur à l’idée. Il s’agit, à présent, de travailler à sa mise en œuvre. La liste n’est pas exhaustive et les démarches suivront leur cours.

Au cas où le parti RAG ne serait pas reconnu d’ici les prochaines élections, quelle stratégie comptez-vous adopter ? Allez-vous réitérer l’option Sawab-RAG ou est-ce que vous avez entamé des pourparlers avec d’autres partis politiques ?

Je pense que la volte-face de Ghazouani face à son engagement de réhabiliter les libertés publiques, celles de s’associer et de créer des partis, recèle une erreur stratégique et politique suicidaire. A mon avis, le président Ghazouani, depuis son avènement en 2019, aura apporté, de l’apaisement, aux mauritaniens. Toutefois, l’acquis de la concertation avec les acteurs politiques ne peut produire des résultats durables que si le sommet de l’Etat respecte ses engagements. Hélas, il n’en est rien concernant le RAG et les FPC ou beaucoup plus simplement, l’application de la loi nationale sur les partis politiques, à titre d’illustration…

Les faucons, amenés par le ministre de l’Intérieur et les suprématistes tribalo-nasseristes ont eu finalement raison des intentions louables du président Ghazouani.

« Les faucons du pouvoir ont pris le contrôle de l’Etat sous la férule du ministre de l’Intérieur »

Ces faucons seraient donc d’après vous, contre la méthode Ghazouani de pacifier le climat politique et de rétablir la primauté de l’Etat démocratique ?

Pire, je pense qu’ils sont en train de conduire le pays vers l’inconnu. L’actuel ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, disciple et frère de Ghazouani, le membre le plus proche de sa famille, son éminence grise, a été placé à ce poste très sensible, en vertu de la confiance entre les deux. Or, j’ai peur qu’il ne conduise le pays vers un drame similaire à celui de 1989 ; son prédécesseur d’alors, le Colonel Gabriel Cyamper ou Djibril Ould Abdellahi, avait poussé Maawiya Tay, ouvert à ses débuts, à s’enfermer et à sévir, à la fin des années 80 ; l’on se souvient du lot d’exécutions extra-judiciaires et de déportations, de l’aventurisme diplomatique et des réfugiés encore installés au Sénégal et au Mali voisin. La non-réparation de tels crimes nous poursuit encore et tend à compliquer le vivre-ensemble à l’intérieur de la Mauritanie. Par ses agissements, le personnage incarne, semble-t-il, une menace majeure à la stabilité et à la paix. Son obstination à réduire le nombre des partis politiques et compliquer la reconnaissance des plus populaires témoigne d’une peur face au verdict incertain des urnes. Et cela nous inquiète.

En quoi cela vous inquiète-t-il ?

Sa proximité familiale avec le Président de la République et sa promptitude à régler des comptes avec tous ceux qui le contredisent l’élèvent, de facto, au rang d’un fauteur de trouble, au sommet de l’Etat. A force de lui déléguer les missions délicates, le Président de la République l’a institué régent, si ce n’est dauphin putatif. Naturellement, son zèle le conduit à empêcher, autant que possible, l’éveil, en politique, des Mauritaniens d’ascendance subsaharienne, comme s’y obstinaient tant d’autres gouvernements depuis 1978. Nous répétons que la bataille est perdue d’avance parce qu’elle ne prend pas en compte la démographie, l’éveil citoyen et la célérité de l’information. La gouvernance bédouine n’a pas d’avenir, à cause de sa désuétude.

Leur objectif consiste préparer une réélection facile de Ghazouani en éliminant les adversaires de taille. Selon leur entendement, il faut empêcher Birame, dès le scrutin général de 2023, de disposer du nombre de parrainages requis au titre de la compétition suivante. Le refus de reconnaître le parti RAG procède du projet, malgré la parole donnée….

« Rien ne peut empêcher ma candidature en 2024 »

Est-ce qu’ils pourront le faire ?

Evidemment non, car ils perdent de vue que le parrainage est institué seulement pour soulager l’Etat quand il doit prendre en charge des multitudes de candidatures farfelues. Il me semble que la mienne déroge : j’ai été élu député, en prison, dès 2018 ; en 2014 et 2019, l’élection présidentielle m’a conféré la place de second candidat, par la densité des suffrages, avec un score en progression constante. De surcroît, l’opinion publique nationale et internationale ne saurait concevoir ou trouver un justificatif à l’absence de Birame, autrement que par l’obstruction à ses droits de citoyen.

Je lance un appel à l’Union Africaine, aux Nations Unies, à l’Union Européenne, à la CEDEAO et à l’Organisation internationale de la francophonie et au National Democratic Institute, pour qu’elles surveillent de près les échéances de 2023 et de 2024, en Mauritanie. Nous attirons surtout leur attention sur les exclusions et discriminations relevant du découpage électoral et de la biométrie.

Comment les bailleurs de fonds et les partenaires de la Mauritanie pourraient-ils accepter de financer et de cautionner des consultations électorales dont les résultats entretiendraient une source de conflit civil, au moment où la sous-région Afrique de l’Ouest s’embrase ?

Je m’adresse, ici, à tous nos partenaires, en particulier la France et l’Espagne.

« La communauté internationale doit suivre les échéances électorales en Mauritanie »


Pourquoi la France et l’Espagne ?

Parce que la France et l’Espagne ont toujours cautionné les fraudes électorales en Mauritanie, au nom du sacro-saint principe de la stabilité à court terme. Je dis, à la France, que le délire anti-Français en Afrique résulte de ses erreurs de doctrine diplomatique mais il n’est pas trop tard pour réparer. La France doit se montrer de l’héritage universaliste de la république. Elle y gagnera, nous aussi…

Propos recueillis par
Cheikh Aïdara

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/09/09/interview-birame-dah-abeid-aziz-ne-court-aucun-risque-detre-juge-car-selon-les-dire-de-ses-proches-il-dispose-darguments-dissuasifs/

🔴 Ces hâbleurs apprentis « lettrés » qui s’attaquent injustement à cheikh Mohamed diakho Tandjigora !

Élément média Mizane TV

○—Il est temps de raisonner certains petits apprentis socialisés à sève des mentalités esclavagistes dans la communauté soninké. Ces derniers moments, les cas sociaux qui se sont trouvé comme mission l’apologie de l’esclavage avec virulence via WhatsApp semblent passer le relais à une autre clique de faux savants « religieux » qui s’ignorent. Ainsi au contraire de cas sociaux apologistes, ces nouveaux hâbleurs qui se basent sur de fables forcées et un forcing historique s’activent sous couvert d’une dite science religieuse pour légitimer l’esclavage coutumier dans la communauté. Prêches du fatalisme et chansonnettes rhétoriques pour défendre leur chapelle coutumière de domination sociale dans le puzzle sociétal, ils cochent incessamment leurs flèches à l’endroit de personnes lettrées en sciences religieuses qui ne soutiennent pas l’onction religieuse de l’esclavage par ascendance. Avec beaucoup de mauvaise foi, leur cible principale est cheikh Madiakho Tandjigora . Le poids intellectuel de ce conférencier sénégalais, auteur de nombreux ouvrages dont la traduction du Saint Coran en soninké (paru en avril 2021) https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/28/la-parution-dun-ouvrage-dune-portee-intellectuelle-monumentale-en-milieux-soninkes-le-saint-coran-traduit-en-langue-soninke-par-le-professeur-muhammad-diakho-tandjigora/ , est connu et reconnu dans la communauté soninké et au delà. Ces petits apprentis très limités visiblement en matière de réflexion et de compréhension des paradigmes révolutionnaires du Message de la dernière révélation, perturbés qu’ils sont, par l’éveil massif anti-esclavagiste en cours, s’attaquent injustement au cheikh Abu Elyas. Pour eux, il serait l’instigateur principal qui aurait ouvert les yeux des personnes encartées esclaves pour les libérer de leur domination sociale. Pour rappel, on leur apprend s’ils veulent bien retrouver une certaine lucidité, que déjà bien avant les positions de cheikh Madiakho, un lettré soninké Aboulaye Diallo (paix à son âme) originaire du village d’Arré au Guidimagha 🇲🇷 dans les années 70 dénonçait cet esclavage coutumier soninké faussement attribué à la religion islamique. Par la suite, une célèbre voix morale du nom de Elhaj Fodie Demba N’diaye de Oulimboni Guidimagha 🇲🇷 (paix à son âme) , abondait en substance dans le même sens après son retour d’un pèlerinage à la Mecque selon diverses sources. Encore courant débuts des années 90, à Paris, lors d’une conférence, cheikh Abdoulaye BA en répondant à une question liée à un possible mariage entre « esclave » et « noble », il s’était interrogé « Qui est esclave d’abord? » . Et en rajoutant explicitement que l’esclavage social qui sévit dans les traditions coutumières ne peut avoir de validité ou de légitimité selon la vision islamique sur la question.

En Mauritanie en avril 2015, une organisation d’Uléma avait sorti une communication rendant caduc et illégitime religieusement tout esclavage et ses manifestations dans notre pays 🇲🇷. Nos hâbleurs illuminés vont finir peu à peu à s’incruster dans les rangs de ceux qui font l’apologie d’esclavage et en Mauritanie la Loi 031-2015 est très claire notamment par son article 19 qui : « Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas »

✍️🏿KS pour le BLOG

🔴Passion des contrastes Onusiens et l’oncle A. Bathily !

On apprend que Mr Bathily est coopté et recruté comme envoyé spécial des Nations Unies auprès des turbulentes factions politico-armées libyennes pour faciliter une hypothétique entente dans le pays du feu colonel Ghadhafi. Lire https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220903-libye-abdoulaye-bathily-nouvel-envoy%C3%A9-sp%C3%A9cial-des-nations-unies

D’ethnie soninké (Tuabou) du Sénégal, on attend toujours un mot de condamnation ou de désapprobation de la part de l’auteur de l’ouvrage « Passion de Liberté« , sur les graves violations des droits humains dans différentes localités Soninkés – soninkara, liées à la problématique de l’esclavage par ascendance. Historien et homme habitué du sérail international saura parler aux libyens pour la Paix à la base de la Liberté et de la Dignité. Un grand écart par rapport à son silence sur ce que vit sa propre communauté où une vielle de 71 ans Diogou Sidibe venait d’être sauvagement assassinée https://malijet.co/societe/assassinat-de-diogou-sidibe-a-lany-mody-la-cndh-condamne-et-denonce-les-violences-liees-a-lesclave-par-ascendance à Lany (village du Mali) appartenant à la même région en pays soninké (Gadiaga). L’esclavage coutumier déchire la communauté soninké depuis quelques années, malheureusement ses interlocuteurs libyens ignorent son backgroud sociétal et l’actualité liée à ce phénomène inique qui sévit au sein de sa propre société en ce plein 21ème siècle. Il y a de quoi à tiquer moralement…par évidence !

On ne peut être promu artisan émissaire pour la Paix et la Liberté au nom de la grande institution mondiale – L’ONU – tout en restant effacé et silencieux sur des graves tensions qui secouent son giron social. C’est moralement choquant et intellectuellement incohérent.

✍️🏿KS pour le BLOG

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Élément Rétro | ARMEPES (Mauritanie) en france : Conférence sur l’islam, rites et traditions

La Mauritanie- est-elle aux antipodes de la déclaration des droits de l’homme ?

L’association des ressortissants mauritaniens pour l’Eradication de la pratique de l’Esclavage et ses séquelles (ARMEPES) a organisé le 22 octobre 2011, une conférence sur le thème Islam, rites et traditions en Mauritanie présentée par Oustaz Abdallah. Elle a eu lieu, à 3 rue du château d’eau 75010 (bourse de travail : place de la république (France). L’objectif de la conférence est d’éclairer l’opinion sur l’amalgame qui existe entre Islam et traditions.

Les activités de l’ARMEPES s’inscrivent dans la dynamique de la déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 qui, dans son article premier stipule: « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns vers les autres dans un esprit de fraternité ».
Dans la même perspective, la Mauritanie a aboli en 1981 la pratique de l’esclavage avec le comité militaire de salut national sous la présidence du M. Mohamed Ould Khouna Ould haidallah. L’ordonnance n°81-234 du 9 novembre portant sur l’abolition de l’esclave interdit « l’esclavage sous toutes ses formes » en Mauritanie. La même ordonnance stipule dans son article 3 que les ayants « droits auront droits à une compensation ».
Malgré ces lois et la ratification de la déclaration universelle de droits de l’homme par le pays, l’esclavage continue d’exister en mauritanie.

Depuis 1981, les idéologies qui se succèdent se ressemblent à l’égard de cette question (esclavage), de cette « honte » qu’aujourd’hui, l’on refuse de traiter convenablement. La politique comme un pouvoir de domination n’épargne guère des innocents, elle est devenue en mauritanie comme une suite logique selon les conventions sociales traditionnelles.


Les traditions, l’islam et les pactes servant les intérêts personnels se mêlent sans apporter une véritable paix durable dans le pays.


En 2007, sous la présidence du premier président civil de l’histoire de la Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, alors les autorités niaient cette pratique, une loi portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes a été voté par le sénat et l’assemblée générale.


Depuis des mesures de suivie n’ont jamais été mises en place et les organisations de droits de l’homme continuent de dénoncer les pratiques esclavagistes présentées sous d’autres formes et cieux.


Les méthodes utilisées pour maintenir cette « culture » esclavagiste installée et légalisée sous certaines formes et prétextes sont l’objet des nombreuses critiques.


Les militants des droits de l’homme dont l’IRA (initiative des résurgences du mouvement abolitionnisme) présidé par Biram Ould Abeid, ARMEPES, ACF, sos ESCLAVE ont été l’objet de nombreuses attaques ces derniers temps pour avoir dénoncés selon L’IRA des esclavagistes.

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’esclavage, l’organisation « IRA » estime le nombre des esclaves en Mauritanie à plus de 600.000 personnes.


Que dire si les autorités mauritaniennes continuent de nier l’existence de ce phénomène et de ne vouloir parler que des séquelles de l’esclavage !!! Parler des séquelles suppose que la pratique a disparu. Est-ce vraiment le cas ?



Samba D.Fofana


correspondant de soninkara.com

©️ Source via http://www.soninkara.com/informations/actualites/armepesmauritanieen-france-conference-sur-lislam-rites-et-traditions.html

● Mauritanie : Un Collectif suspend sa participation aux concertations sur le Passif humanitaire


ALAKHBAR (Nouakchott) – Le Collectif des Veuves de Mauritanie chez Houleye Sall a suspendu ses activités au sein du Cadre de Concertation des Rescapés Mauritaniens en Mauritanie-Europe et aux États Unis (CCRM-M/E/USA), selon une déclaration parvenue, mercredi à Alakhbar.

Le Collectif reproche au Cadre de Concertation de continuer à dialoguer avec les pouvoirs publics qui rejettent la mise en place d’une commission d’enquête sur les évènements du Passif humanitaire.

Le Passif humanitaire désigne les violations massives des droits de l’homme, commises, de 1989 à 1991, contre des populations noires de Mauritanie, sous le régime de l’ancien président Maouya Ould Sid’Ahmed Taya.

Le collectif a toutefois réaffirmé sa disponibilité à reprendre le dialogue selon quatre conditions :

– institutionnaliser une commission indépendante régie par une loi

– procéder aux investigations pour établir le droit à la vérité, faire la lumière sur ce qui est passé durant cette période sombre de l’histoire de la Mauritanie;

– apporter des réponses justes à la fois individuelle et collective aux crimes et abus commis ;

– offrir des garanties de non répétition

Depuis une année, les Coalitions des Organisations des Victimes du Passif humanitaire (CCRM-Mauritanie/CCRM-Europe-USA et CCVE) ont engagé un dialogue avec les pouvoirs publics sur la base d’une feuille de route soumise au président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani le 24 Avril 2022.

©️ Via https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=111656585007582&id=100084897216595

● Une journée d’observation au QG du leader Biram Dah Abeid à Nouakchott | Par Mohamed LAM.

Nouakchott , Octobre 2021.

En Octobre dernier, à Nouakchott, j’ai passé une soirée aux côtés de mon aîné Monsieur Biram Dah Abeid et d’une partie de son équipe au local de PK. Aîné à qui je rend toute l’affection, le respect et la considération qu’il porte en ma personne. La reconnaissance, une qualité à conserver qu’il vente ou qu’il pleuve.
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Dans le cadre de mes activités de recherche et d’écriture, je dois avouer que jamais, auparavant, il ne m’a été offert d’assister à un moment aussi intense en terme de Leadership.

Le hasard (ou pas d’ailleurs c’était peut-être écrit) a fait que cette même soirée, il devait tenir une permanence au cours de laquelle, des citoyens mauritaniens viennent de partout sur le territoire national pour porter à sa connaissance et à celle de ses équipes des situations d’injustice et de violations ignobles des droits humains.

Je me rappelle le cas de ce jeune compatriote Hartani qui a fuit ses maîtres et qui, avec dignité et ferveur, exposa les ignominies qu’il vécut. Un esclave en 2021. Il devait avoir 20 ou 21 ans. Il a réussi à s’échapper mais sa sœur, mariée à un autre assujetti également à cette pratique, y était toujours au moment où il s’exprimait.

Je me rappelle aussi celui de ce vieux Monsieur qui venait de Kiffa ou aux environs de cette ville. Malmené par un officier de police qui le traita de salle « Abd » (esclave) et lorsqu’il voulait porter plainte au commissariat, on lui fit savoir qu’il finirait en cellule. Il devait donc se taire et ne pas en faire tout un problème.

Je me rappelle enfin ce groupe de Soninkés composé de jeunes et de personnes âgées venus exposer les situations d’injustices que leur communauté subissait au sein de leur localité sur les terres qui étaient les leurs et qu’ils risquaient de perdre du fait de la présence menaçante de féodaux.

Je me rappelle enfin également de nombreux autres cas exposés ce jour et porté en la connaissance de Biram et ses équipes.

Ces citoyens victimes traversent le pays, la ville de Nouakchott, passent devant des commissariats et devant des institutions étatiques ayant pour objectif de les protéger pour aller faire entendre ce qu’ils subissent au quotidien en la connaissance de IRA. Cela ne traduit-il pas une défaillance profonde voire même une inutilité de ces établissements ? Comment renouer la confiance entre l’état et les Mauritaniens ?

Ce qui me frappa ce jour, c’est l’espoir que ces citoyens portaient en son équipe car ils savent qu’il y a un suivi, une écoute et très probablement des suites.

Biram me confia à la fin de cette longue et pénible permanence, qu’après avoir recueilli et traité tous ces sujets, chaque matin ou dans le cadre de ses différents déplacements, il faisait tout pour se rendre dans chacun de ces lieux où ces violations des droits humains se sont produits pour tenter de les résoudre.

Le tout, loin des réseaux sociaux et des médias locaux traditionnels.

Rien d’étonnant alors qu’il soit toujours accueilli fortement par les populations très éloignées de la ville et demeurant dans les bleds les plus reculés de Mauritanie car il garde cette proximité avec les habitants de ces territoires.

J’étais là en tant qu’observateur. Mais un observateur libre et actif car il est important de consigner tout fait ou élément pouvant permettre de comprendre comment et pourquoi la Mauritanie en est arrivée là.

Tout était filmé. En direct sur Facebook, rapporté et retranscrit sur WhatsApp pour une très large diffusion. Il n’existe pas de communication meilleure que celle là.

Et c’est ça faire de la politique. Connaitre les problèmes et en faire un projet politique solide.

La Présidentielle approche, j’appelle et j’espère que les partis d’opposition pourront cette fois-ci mettre leur orgueil de côté de travailler ensemble dans l’unique objectif de conquérir le pouvoir.

Les divergences idéologiques ne doivent en aucune manière empêcher une coalition ou un accord politique. L’intérêt supérieur du peuple et l’avenir du pays en dépendent .

Soit on fait de la politique soit on en fait guère.

Les partis politiques non régularisés mais qui contiennent en leur sein des véritables figures du changement, ont un rôle important à jouer dans le processus de consolidation des forces d’opposition.

Ils ont, en tout état de cause, intérêt à y réfléchir. Leurs idées doivent pouvoir un jour politiquement se matérialiser.

Nous avons tous vu comment l’Etat a ignoré et minimisé les revendications très légitimes des organisations demandant l’officialisation des langues nationales. Dans le fond, c’est qu’il n’entend pas mettre en place des dispositifs permettant de réduire les inégalités entre les Mauritaniens. La première des inégalités dans une Nation est celle basée sur la langue. Ne pas adapter également l’éducation des enfants à leur parler c’est les condamner à un avenir bancal. Les mêmes causes continueront à produire les mêmes effets.

Cette question purement politique ne sera résolu qu’à travers un rapport de force politique dans un cadre strictement démocratique.

Il appartient à chacun de prendre ses dispositions et ses responsabilités.

Bordeaux, 01/09/2022

©️ Via post Facebook de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1156794608242254&id=100017351774719

● Immigration : L’AME dénonce l’installation du FRONTEX au Sénégal et en Mauritanie


Mali Actu – Le 18 août 2022, l’Association malienne des expulsés (AME) a organisé une conférence de presse dans ses locaux pour attirer l’opinion sur un projet de lutte contre l’immigration que l’Europe veut installer en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et en Mauritanie.

« L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (FRONTEX), armée de drones et d’autres équipements policiers, sera à bien tôt à nos portes, car elle envisage de se positionner sur la route de l’Atlantique et du Sahara, à travers le Sénégal et La Mauritanie, au motif d’empêcher les migrations irrégulières ».

C’est par ces propos que l’AME a tenu à attirer l’opinion nationale et internationale, sur la nouvelle volonté de l’Europe.

Ousmane Diarra, président de l’AME, accompagné de Lamine Diakité, chargé de sensibilisation sur le Projet « Avenir Brillant » et de Mohamed Diarra, chargé de plaidoyer et de communication à l’AME, a clairement accusé l’Union Européenne. « Le durcissement des mesures d’entrée sur le territoire européen a rendu quasiment impossible aujourd’hui l’accès légal à ce territoire contribuant ainsi au développement de l’immigration dite « clandestine », phénomène tant combattu par les Etats européens », a déclaré Ousmane Diarra.

Il a ajouté que la politique européenne d’immigration a commencé en 1985, avec la conclusion des Accords de Schengen qui délimitent un espace clos de libre circulation. « Dans le but de freiner les migrations subsahariennes vers l’Europe, des mesures draconiennes, qui, à la fois sont juridiques, politiques et techniques, ont été mises en place par l’Union européenne », a-t-il indiqué.

Avant d’ajouter que dans un premier temps, ces mesures ont visé concrètement à repousser ses frontières, en déplaçant les contrôles de ses frontières géographiques et cherche de ce fait à transformer les pays de transit, voisin de l’Europe, en zone « Tampon ». Il dira que dans un second temps, ces mesures n’ont pas visé simplement à empêcher les migrants d’entrer en Europe, mais à les empêcher de quitter le sol africain, en mettant certains pays africains à contribution.

« L’AME vient d’apprendre que l’Union européenne envisage de déployer « des navires, des équipements de surveillance et d’exécuter des tâches opérationnelles » au Sénégal et en Mauritanie », a déclaré Ousmane Diarra. Avant de préciser qu’il est question d’engager des démarches en vue de la négociation et, à moyen terme, de la conclusion d’un accord de statut permettant un soutien opérationnel direct de FRONTEX au Sénégal et en Mauritanie, notamment en matière de prévention de la criminalité et de la migration irrégulière, y compris dans la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains.

Face à cette volonté de l’Union européenne, l’AME a formulé deux recommandations principales à l’intention du Sénégal et de la Mauritanie. L’AME demande à ces deux Etats africains d’assurer la protection des migrants subsahariens le long du parcours migratoire et de refuser de signer des Accords bilatéraux de coopération qui violent les instruments régionaux et sous régionaux existants en matière des droits de l’Homme.

A l’intention des Etats africains, l’AME a demandé la révision de tous les accords bilatéraux et multilatéraux de coopération économique avec l’Union européenne et ses Etats membres et associés. Mieux, l’AME leur demande de renforcer le dispositif juridique et politique de protection des migrants africains et de refuser d’être les gendarmes des Etats européens contre leurs frères africains.

En ce qui concerne l’Union européenne et ses Etats membres et associés, l’AME les a invité d’abandonner systématiquement l’approche sécuritaire des politiques migratoires afin de faciliter la traditionnelle mobilité entre les continents européen et africain. « Il faut que les Etats européens cessent d’utiliser l’aide publique au développement comme monnaie d’échange pour empêcher les migrations. Surtout quand on sait que cette aide est nettement inférieure à l’argent envoyé par les migrants dans leur pays d’origine », a indiqué Ousmane Diarra. Il a invité les Etats européens à garder les frontières accessibles pour garantir aux demandeurs d’asile la possibilité de demander une protection internationale sur le territoire européen.

L’AME a aussi invité les Etats de l’Union européenne à respecter la déclaration universelle des droits de l’Homme qui consacre pour tout être humain « le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». Enfin, l’AME les a invités à ratifier et à appliquer la Convention des Nations Unies sur les travailleurs migrants et des membres de leurs familles.

Assane Koné
Pour Arc en ciel

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=759040

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● Le périple du député Biram Dah Abeid et sa délégation dans la région de l’Assaba | Quelques images fortes.

Depuis quelques jours le député mauritanien Biram Dah Abeid sillonne la région de l’Assaba dont le chef-lieu est la ville Kiffa. À l’image des précédentes tournées dans d’autres régions, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 et sa délégation continuent leur prise de contact avec des populations de l’intérieur.

Ainsi localités après localités, les populations sont écoutées attentivement et l’accueil est marquée par une certaine ferveur populaire.

Pour rappel le président des réseaux IRA-Mauritanie, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024, n’a pas toujours eu la reconnaissance par les autorités de l’aile politique (le Parti RAG) de la mouvance qu’il incarne.

~ Ici quelques photos de sa tournée en cours :

• Sources Éléments médias : Proches du député BDA.

✍️🏿KS pour le BLOG

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● Mohamadou Sylla, interdit de séjour en Mauritanie pour avoir soutenu le mouvement Ganbanaxu | Par le Journaliste Baliou Coulibaly

Mr Sylla à gauche ici avec le président Gaye Traoré (Nioro 25 octobre 2021)



Le nommé Mohamadou Sylla originaire du village de Jaara dans le département de Nioro du Sahel est l’objet de plusieurs menaces de mort depuis 2019 de la part des lobbies féodaux de Modibougou dirigés par le chef du village Hamady Diawara .
Le seul tort de Mahamadou Sylla est d’avoir osé denoncer les pratiques esclavagistes et soutenir ouvertement le mouvement d’émancipation Ganbanaxu alors qu’il n’est pas extraction dite servile.
Mohamadou Sylla a échappé de justesse à l’assassinat de Dianjoume, à 18 km de Modibougou au cours duquel 4 personnes ont été lâchement abattues.
Depuis lors les lobbies féodaux continuent de harceler Monsieur Sylla. Ils ont réussi à influencer les services de la gendarmerie de Modibougou pour l’interdire de séjourner dans la ville de Midobougou où il dispose de plusieures attaches sociales.
La dernière fois M Sylla a été interpelé manu militari sur ordre du chef de village menottés et expulsé de la Mauritanie .
M Sylla lance un appel aux hautes autorités Mauritaniennes pour qu’il puisse jouir librement de son droit fondamental de déplacement et de circulation en Mauritanie.

●Les médias invités à s’engager dans l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des esclaves et de leurs descendants


La présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Famille (l’AFCF), Mme Aminetou Mint Moctar a invité les médias mauritaniens à s’engager davantage dans la lutte contre les violences basées sur le genre et à permettre l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des couches les plus démunies. Elle s’est insurgée contre la recrudescence des viols conviant la presse à plus d’actions de communication et de plaidoyer pour permettre aux victimes de recouvrer leurs droits. Mme Aminetou Mint Moctar s’exprimait, lors d’un atelier de plaidoyer national auprès de la presse pour l’amélioration des conditions de vie et l’accès à la justice des esclaves, de leurs descendants et des femmes victimes de violences.Cette rencontre, qui a regroupé une quinzaine de professionnels de la presse, intervient en prélude au lancement d’une campagne de plaidoyer initiée par l’AFCF, Sos Esclaves, avec l’appui de MRG (Minority Rights Group).

La présidente de l’AFCF ainsi que la cheffe de projet Mme Zeïnabou Mint Baba Maata ont saisi l’occasion pour encourager les journalistes à accompagner les organisations de la société civile et à mieux vulgariser les lois pour une meilleure appropriation par les populations. En outre, la présidente de l’AFCF a réaffirmé l’engagement de son organisation à rééditer ce genre d’initiatives et à associer la presse à toutes ses activités.

Les contours d’un futur partenariat ont été explorés durant cet atelier où des échanges féconds ont été noués. Sensibles à ces sollicitations, les professionnels de la communication ont promis de continuer à relayer et à donner des places de choix à ces thématiques.

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node/13662

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