𝗔𝗯𝗱𝗼𝘂𝗹𝗮𝘆𝗲 𝗦𝗮𝗿𝗿: « aux hommes du verbe d’être au service de la fraternité en Mauritanie »

Dans son discours d’ouverture à la deuxième saison de la Fraternité, le secrétaire général, l’Imam Abdoulaye Sarr de l’association Mains de la Fraternité a appelé « les maîtres du verbe à savoir les journalistes, les blogueurs, les poètes et autres influenceurs à aider de porter le message de la Fraternité » . Selon lui, les porteurs de voix doivent être investis pour la consécration de l’esprit de la Fraternité en Mauritanie.

Il a ajouté que sans leur contribution il est difficile d’atteindre des publics larges. Selon Sarr, cette saison sera marquée par ateliers de réflexion sur d’égalité et la citoyenneté.

Il a indiqué que ces deux jours seront marquées par la présentation de la vision de la Fraternité de leur association. Il s’est engagé de proposer aux Mauritaniens « une école ouverte à tous pour l’ancrage réelle du principe de la Fraternité »

La rédaction

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Mauritanie – 09 avril 2021 | Le président Ghazouani a reçu en audience le député BDA.

Ce vendredi 9 avril 2021 à Nouakchott, le président de la République, Monsieur Mohamed Ould Ghazouani a reçu en audience l’honorable député Biram Dah Abeid, leader abolitionniste mauritanien du mouvement IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste). Selon nos sources proches du député, l’entrevue a duré environ 2 bonnes heures durant lesquelles quelques dossiers faisant l’actualité chaude ont été abordés entre autres.

Sur les problématiques liées à l’esclavage, étaient au menu : les cas de Ouadane et de Kaédi, le limogeage expéditif d’un conseiller Com du ministère de l’éducation Mr Elkory (Engagé auprès du mouvement SOS Esclaves) , et le cas judiciaire pendant au Guidimagha d’un militant abolitionniste lettré en sciences islamiques cheikh Issa Cissoko de Diaguily. Également la question liée au dialogue social annoncé depuis quelques semaines, a fait partie des sujets discutés entre les 2 personnalités.

√ Par KS pour le BLOG

« Notre malhonnêteté n’a d’égal que notre égoïsme… » | Par Pr Mahamadou Sy



Nous sommes quand même une société des plus illogiques et inconséquentes. Nous adorons manifester notre colère quand nous recevons de l’extérieur des attaques discriminatoires ou basées sur un type de racisme ou un autre; ce qui est assez compréhensible. Nous célébrons des éléments extérieurs quand ils défendent notre dignité; nous aimons citer des gens comme Abraham Lincoln et autres personnes qui ont bravé les diktats racistes et discriminatoires imposés par leur propre milieu social sur des individus que nous sommes ou auxquels nous nous identifions. Quand il s’agit de dénoncer l’esclavage et autres torts commis par des maures, nous sommes sans réserve; nous voyons tout de suite de quoi il s’agit, rien ne fait écran alors entre nous et la réaction nécessaire de dénoncer voire d’agir pour que cela cesse. Nous n’allons pas scruter les détails langagiers de celui qui fournit le récit, ni ceux de l’évènement particulier servant de prétexte au soulèvement. Non, nous savons juste qu’il y a un esclavage – ou un suprémacisme tout au moins, et que les évènements en cours ont lieu dans ce contexte révoltant, cela suffit pour dénoncer. Après tout que peut-on faire de pire à l’humain que lui ôter sa dignité sociale?
Que peut-on reprocher à l’Homme qui veut reconquérir sa dignité fondamentale niée par la société qui n’est prête à la lui rendre? Autrefois, loin de tout reproche, on lui chanterait des louanges!


Ce qui s’est passé à Kaédi s’inscrit dans un contexte d’un suprémacisme assez expressif dont notre société n’est pas encore déterminée à se défaire. Nous ne vivons en paix que parce que les dominants ont ce qu’ils veulent sur les dominés: le prestige et les privilèges sociaux qui ont des répercussions économiques. À chaque fois que les dominés s’y opposent alors c’est le choc, c’est l’inconfort, le « déséquilibre » dans la force. Nous ne sommes pas prêts à voir, ni même à imaginer, le choc que cela fut pour eux durant des siècles sous domination sociale, l’inconfort de rester au bas de l’échelle sociale, le déséquilibre dont il s’agit quand on leur inculque socialement un état mental consistant à rationaliser et à digérer avant de faire hériter la condition servile.
Dans quelle de nos localités une prière publique dirigée par un individu issu du groupe dominé ne provoquerait pas de réactions virulentes? S’il voulait devenir imam permanent, ce serait alors la guerre. Et ce peu importe son savoir religieux! Cela est un fait. Donc dénoncer l’affaire de Kaédi c’est s’opposer à tout un système qui, s’il n’est pas éteint par tous les moyens, occasionnera encore et encore des violences. Car, que cela soit clair, aucun humain ne consentira à sa propre mise en servitude, même si celle-ci est soutenue par un dogme religieux farfelu.
Si nous voulons être logiques avec nous mêmes, nous devons compatir avec les victimes de toutes injustices et participer avec toute notre force à ce que celles-ci cessent. Combien de ceux qui se plaignent du système de gouvernance qui sévit en Mauritanie sont, par ailleurs, d’accord qu’on continue à interdir aux dits esclaves – ou descendants d’esclaves – de diriger la prière? Combien des dits esclaves sont d’accord que les femmes restent dominées? Combien de femmes dominées appellent la mort sur les homosexuels? Combien d’homosexuels sont de purs racistes? La façon sincère et optimale de lutter contre l’injustice est de transcender ses motifs d’expression et de saisir sa nature fondamentale qui est le fait d’être un tort profond sur la dignité et la vie d’un être humain. Si nous n’arrivons pas à le faire, alors, en réalité, ce n’est pas l’injustice en elle même qui nous répugne mais bien seulement celle dont nous sommes les victimes. S’il y a une injustice que ton appartenance sociale ou ta religion t’empêchent de combattre, ou, pire, te convainquent de commettre, alors sache quand même une chose: la tienne d’injustice n’est aucunement plus acceptable que les autres en raison des justificatifs en lesquels tu crois. Tu es tout simplement assez faible et corruptible pour t’allier avec des croyances criminelles au meilleur des cas, et au pire des cas tu es un criminel qui avait besoin de motivation ou de caution. Dans un cas ou dans un autre, ce sera extrêmement difficile pour toi de trouver une paix logique si jamais tu y étais un tant soit peu sensible.

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Affaire de Kaédi | « C’est une conjonction du féodalisme avec la religion. » Par le mathématicien Sy Mahamadou

L’affaire de Kaédi doit être dénoncée avec toutes nos forces. C’est une conjonction du féodalisme avec la religion. Le féodalisme désigne une catégorie de personnes comme esclave et la loi religieuse finit le travail en prônant l’infériorité religieuse d’une catégorie déclarée de façon inhumaine comme servile. Et le féodalisme et les lois religieuses concernées sont à bannir pour le bien de notre société. Il y a un peu plus d’un an, une conférence d’un marabout de renom au Fuuta avait fait le tour des réseaux sociaux. Conférence dans laquelle ce marabout exposait toute la théorie religieuse prévue par l’islam pour le traitement du dit esclave, allant du rapport entre les dits libres et l’avoir du dit esclave à des restrictions religieuses hautement discriminatoires et humainement rabaissantes. Il faut dire que ce qui s’est passé à Kaédi est une mise en pratique de la même théorie, et il est clair que si la même action de diriger la prière s’était passée dans d’autres localités, on aurait assisté à des réactions similaires. Donc on voit bien le problème. Non à la hiérarchisation des humains, non aux privilèges religieux à caractère discriminatoire. Je réitère mon soutien total à la lutte anti-esclavagiste, en particulier celle qui a lieu au sein de notre société.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date 7/4/21 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=786467285610861&id=100027427912973

Mauritanie | Esclavage chez les négros-mauritaniens. Par Thiam Houssein

Aujourd’hui, même si les pratiques ne sont plus les mêmes, l’esclavage reste dans les esprits de certaines personnes, car ses séquelles peuvent être un vecteur de trouble à l’ordre social, à l’instar de ce qu’il s’est passé à Kaédi ce lundi 5 avril 2021 lors d’une querelle opposant les anciens esclaves aux familles qui, traditionnellement, dirigeaient les prières à la chapelle de Mpali Kaba. Cette querelle s’est tristement soldée par un bilan de dix blessés, dont deux graves.

En Mauritanie, le combat du militant Biram Dah Abeid s’est uniquement articulé autour de l’esclavage chez les maures-haratines, passant sous le silence les pratiques aussi esclavagistes qu’anti-républicaine, qui sévissent dans la société des négros-mauritaniens. Cependant que les attitudes esclavagistes, bien que cachées par le déni et l’indifférence, demeurent une monnaie courante au sein de la communauté négro-mauritanienne, d’aucuns n’hésitent d’évoquer la notion des séquelles de l’esclavage en adoptant la posture des négationnistes dans le milieu maure.
Tout acte esclavagiste est mauvais et à bannir. Par contre, l’esprit esclavagiste dans les négros-mauritaniennes est autant violent qu’avilissant .


En effet, il est observable chez les maures qu’un Hartani qui sait lire le Coran peut présider une prière; ensuite quand un Hartani meurt, il est enterré avec les maures.
Aussi les maures et les hartanis se président-ils la prière, se partagent le même cimetière, contrairement aux négros-mauritaniens.

Un intellectuel issu d’une famille anciennement esclave, n’a même pas le droit de porter un brassard dans une équipe au Fouta, présider une prière ou diriger une association du village.
Si une personne issue d’une famille d’anciens esclaves se marie avec une soi-disant noble, ce n’est pas parce qu’elle soit considérée comme un homme vivant dans une république qui fonctionne selon des lois qui ne font aucune différence entre les citoyens, mais c’est parce que cette personne-là a beaucoup d’argent.
Ces pratiques esclavagistes et féodales sont courantes chez les négros-mauritaniens, mais la conscience collective n’est pas encore prête d’en parler en prenant cette question à bras-le-corps.
Or, les soit-disants militants progressistes négro-mauritaniens, quoiqu’ils n’abordent jamais la question de l’esclavage sévissant dans leur propre société, ils sont promptes à sauter sur les cas de l’esclavage que l’on découvre dans la société maure pour en faire un tapage médiatique. Cette hypocrisie doit cesser.

J’accuse ! Oui, J’ACCUSE l’État mauritanien de profiter de ce différend au sein de la communauté négro-mauritanienne pour s’asseoir son pouvoir. Il est à noter que l’élite négro-mauritanienne au POUVOIR est issue d’une seule caste, celle des soi-disants nobles.
Il faut regarder les ministres négro-mauritaniens, les élus et les ambassadeurs pour s’en rendre compte, alors que nous avons des jeunes si brillants, mais également d’intellectuels issus des castes qui sont reléguées au bas le l’échelle sociale, à savoir les castés et les jeunes issus d’anciens familles serviles.
Dans ces conditions, l’État est complice de ces pratiques esclavagistes, féodales dans ce pays, Ce qui, à coup sûr, va compromettre le développement de notre pays en retardant le processus de mise en place d’un ÉTAT de DROIT.

Un pays ne saurait être si bien posé sur la rampe de l’évolution si une partie de ses enfants jouie des priviléges fondées sur la place que chaque individu occupe dans la stratification sociale.
Cette situation qui ressemble à l’organisation de la société française pendant l’ancien régime doit cesser pour laisser la place à une société fondée sur la rationalité sociale, base essentielle du républicanisme.
Nous réitérons que cela doit cesser pour le grand bonheur de notre communauté, pour le bien de la société, pour le bien de notre cher pays.
Plus jamais un Mauritanien, quelle que soit sa classe sociale, n’acceptera de se faire humilier.
Le conflit de Kaedi n’est qu’un avertissement.
Il est temps encore, de bâtir une société saine, un État fort, solide, loin de ses pratiques moyenâgeux.

“Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais.” dixit Abraham Lincoln. Mettons nos complexes d’à côté, parlons, discutons des choses sérieuses pour le bien de notre cohésion sociale et nationale.

Houssein Thiam alias Grand Thiam
Nouadhibou, Mauritanie

Mauritanie | Les événements du 5 avril 2021 à Kaedi autour de la Zawiya : La communication de Ganbanaaxun Fedde .

Ce lundi 5 Avril 2021, des violents affrontements ont été signalés avec plusieurs blessés à déplorer autour d’une Zawiya dans un quartier de la ville de Kaedi, la capitale du Gorgol (région Sud mauritanien). Selon nos informations recueillies auprès de sources dignes de foi, une affaire pendante déclenchée le vendredi 2 octobre 2020 après un office de prière dirigé par un membre de la communauté en l’absence du titulaire, est à l’origine de ce débordement violent. Ainsi l’imamat de l’occasion assuré par Cheikhna Coulibaly n’avait pas été apprécié par certains éléments de la communauté soufie. Par la suite, les partisans du camp encarté nobiliaire faisaient savoir que sans autorisation, ce lettré Coulibaly appartenant à la couche sociale assignée statutairement esclave , n’avait pas droit à officier comme imam. Le camp de Cheikhna Coulibaly en a conclu une discrimination manifeste avec des penchants féodalo-esclavagistes à son encontre. Au final il y a eu scission de fait dans l’office de prières au sein de l’enceinte de dévotion.
Les rapports devenaient tendus de plus en plus jusqu’à cet éclatement regrettable de violences en début de soirée de ce 5 Avril.

  • Ainsi nous , Ganbanaaxun Fedde – Armepes et partenaires, fidèles à nos principes pacifistes, dénonçons toutes les violences quelle qu’en soit l’origine. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.
  • Appelons à l’apaisement et à une concorde retrouvée au sein de cette communauté à la lumière de valeurs d’égalité et de fraternité promues par notre religion.
  • Réitérons notre appel à l’endroit du monde soninké pour une nécessaire réforme intérieure en extirpant certaines coutumes qui humilient humainement et discriminent socialement. Les fuites en avant et le déni des réalités ne servent aucunement l’espoir d’un avenir serein de la communauté dans son ensemble.
  • Demandons l’implication sérieuse de nos autorités étatiques sur les cas litigieux touchant le respect des droits humains notamment les vestiges tenaces de l’esclavage sous toutes ses manifestations. Que la Loi et le Droit s’imposent rigoureusement en recours quand la dignité de certains citoyens est bafouée.
  • Exprimons notre entière solidarité avec les personnes victimes d’un mépris culturel lié à leur ascendance sociale, qui militent pour plus d’équité sociale et d’égalité citoyenne.

Le 7 avril 2021

• Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE et Partenaires.

IRA-Mauritanie : communiqué de presse

Le Conseil exécutif s’est réuni ce mardi 06 avril 2021 dans les locaux du siège de l’organisation à Riyadh et a décidé après une large concertation la désignation à l’unanimité de madame Kadiata Bâ vice présidente d’IRA – Mauritanie. La nouvelle vice – présidente
était présidente de IRA Canada.
Le Conseil a aussi désigné madame Zeinabou Wade dite Chebiba présidente adjointe de la
Coordination.
IRA – Mauritanie félicite mesdames Bâ et Wade et leur souhaite beaucoup de réussite dans
leur nouvelle mission.


Nouakchott le 06/04/2021
La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA Mauritanie

Esclavage – Ouadane affaire de l’esclave offerte en dot 🔴 SOS Esclaves signe et persiste | Par BBN


Le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud, a répondu mardi 6 avril, à la déclaration de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

« Il n’a pas été établi, après investigations, d’une quelconque preuve d’allégations de SOS Esclaves relatives à l’apologie de l’esclavage » lors d’une cérémonie de mariage à Oudane, dans le nord du pays, avait déclaré dimanche 4 avril, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

« Il y’a des gens qui ont pour objectif premier de tout faire pour démontrer que SOS Escalves est une organisation de mensonges [et] qui cherche à créer des problèmes à la Mauritanie. C’est vraiment dommage les propos du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Il [Maitre Bouhoubeyni] s’est bien distingué », a déclaré Boubacar Ould Messaoud, lors d’une conférence de presse.



« Maître Bouhoubeyni cherche à se faire un nom sur notre dos. Ce ne sont pas eux qui vont nous détruire. Nous n’avons jamais triché avec la question de l’esclavage », a encore ajouté le président de SOS Esclaves.

Celle par qui cette affaire de femme donnée en dot a éclaté était présente à cette conférence de presse. Aziza Brahim, point focal de SOS Esclaves, dans la wilaya de l’Adrar, est campée sur ses positions, affirmant avoir été saisie par un membre de la famille de l’esclave offerte en dot.



« L’esclavage, il faut le combattre. Sinon, il nous combattra. Beaucoup de choses vont revenir et nous allons continuer à nous battre pour que l’esclavage disparaisse et nous lutterons avec sérieux et honnêteté. Nous n’avons jamais fait quelque chose sans jamais avoir de preuves », a dit Boubacar Ould Messaoud, président de SOS Esclaves.



📸 crédits photos/bbN

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 06/04/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4633029776715510&id=100000256018105

Les événements de Kaedi | « Il faut traiter avec justesse, les contradictions au sein de notre peuple! » Par Lô Gourmo



Les malheureux événements de Kaedi nous interpellent tous et doivent nous inciter à réfléchir sur la réalité des contradictions qui affectent nos communautés comme héritage d’un passé socio-économique dépassé (nous sommes dans un monde dominé par le capitalisme) mais qui continuent à produire des effets pervers à tous les niveaux et bloquent notre développement et notre modernisation. Ces contradictions là ne pourront jamais être réglées par la surenchère verbale ou la violence. Ce sont des contradictions au sein du peuple.  » Les esclaves » et  » les maîtres d’esclaves » d’aujourd’hui ne sont plus des ennemis qui doivent régler leur s differends par la guerre civile (verbale ou réelle) mais par le dialogue, les compromis dynamiques, dans le cadre des lois de la Republique. Ne poussons pas les uns et les autres à adopter des positions extrêmes. Nous ne sommes plus dans des émirats ou des almamiyas d’autrefois. Nous sommes en République. Ce dont il doit donc s’agir c’est de citoyenneté et d’égalité. Il y’ a de bonnes et de mauvaises traditions. Le rôle de l’Etat est d’aligner tout le monde dans le respect des normes. Et celui des démocrates et des progressistes est de combattre pour unir le peuple dans toutes ses compositions, en refusant d’opposer les uns aux autres, tout en restant fermes quant au respect des droits humains dont le premier d’entre eux : celui de chacun d’être traité en égalité avec tous les autres, sans exception ni privileges de quelque nature que ce soit.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=258593695995509&id=100055346415293

KAÉDI : BLESSÉS LORS D’AFFRONTEMENTS ENTRE ANCIENS ESCLAVES ET LEURS ANCIENS MAITRES

Plusieurs blessés ont été signalés, l’un d’eux a été grièvement blessé, à la suite des affrontements qui ont eu lieu ce soir entre un groupe d’anciens esclaves et un groupe d’anciens  maîtres dans un quartier de la ville de Kaédi , la capitale de la wilaya du Gorgol.

Les services de sécurité sont intervenus, arrêtant les personnes des deux groupes et bouclant le quartier «Guetaga » dans lequel les affrontements avaient lieu, tandis que les blessés étaient transportés à l’hôpital pour y être soignés.

Des sources locales ont estimé à neuf le nombre de blessés des deux côtés. Des sources à Al-Madina ont déclaré à Al-Akhbar que les affrontements ont commencé après une dispute au sujet de qui sera  l’imam de la mosquée entre d’anciens esclaves et d’anciens maîtres, qui s’est transformée en affrontements qui ont fait plusieurs victimes.

Les bureaux de la wilaya ont abrité une réunion administrative et de sécurité  pour discuter des moyens de contenir l’incident et d’y mettre un terme, afin qu’il ne se développe pas davantage.

Source : https://alakhbar.info/?q=node/32068

Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=69312