Mauritanie/Foncier : DÉCLARATION DE PRESSE DES FPC

Depuis quelques semaines nous assistons encore à la reprise des opérations de spoliation et d’accaparement des terres des populations dans la vallée du fleuve.
C’est une suite logique de la même politique d’expropriation programmée depuis la fameuse réforme de 1983. Le régime du président Mohamed Ould Ghazouani, comme ses prédecesseurs, procède, sans scrupule, au bradage du peu de terres qui restaient encore aux paysans de la vallée. Il a fallu une résistance patriotique des populations de Darel Barka pour que le régime mette pédale douce sans pour autant renoncer à la volonté acharnée de colonisation des terres de la vallée.

Les FPC dénoncent avec vigueur cette politique scélérate de privation et d´assujetissement des populations de la vallée.
Les FPC apportent leur soutien patriotique aux vaillantes populations de la commune de Darel Barka qui ont compris qu’il en va de leur avenir et celui de leurs enfants que défendre leur espace vital et leur patrimoine séculaire.

Les FPC profitent de l´occasion pour réaffirmer leur position de toujours et leur proposition par rapport aux problèmes de la tenure foncière.
Les terres alluviales de la vallée du fleuve constituent un patrimoine national devant profiter à l’ensemble des Mauritaniens. Il relève du bon sens que leur gestion soit régie par les lois de la République. Tout comme ces mêmes lois devraient s’appliquer avec la même rigueur et avec impartialité à toutes nos terres utiles et arables, qu’elles soient au nord ou au centre de notre pays.

La terre constitue un bien économique précieux, fortement chargé d’émotion par tradition et culture en Afrique noire. Pour son exploitation durable, rationnelle et fondée sur la justice, notre réforme foncière devra, dans un souci de préservation de la paix sociale, reposer sur les principes ci-après:

  • Les lois et valeurs qui ont toujours régi la gestion et la préservation de ces terres doivent être reconnues et valorisées. Ainsi, l’accès à la terre doit d’abord et en priorité revenir aux autochtones aidés et soutenus par les moyens de l’Etat pour sa mise en valeur. Le droit des propriétaires terriens sera donc reconnu tout en faisant place aux nationaux sans- terres.
    Suivant cette logique d’apaisement et du devoir de solidarité nationale, les attributions et accès à ces terres s’établiront comme suit: aux populations locales, les surfaces inondables du walo, aux investisseurs nationaux et sous-régionaux, le moyen Diéri et à l’agro-business étranger, le haut Diéri.
    L’exploitation des terres du fleuve se fera dans un équilibre qui préserve les droits séculiers des paysans (accès à la terre ), des pêcheurs ( droit – fluvial – de pêche ) et des éleveurs ( droit-pastoral par la création de couloirs de parcours et d’accès au fleuve pour le bétail ). L’environnement immédiat des villages – espace vital – sera préservé.

Il faut certes développer notre agriculture en la modernisant, en vue d’arriver à l’auto-suffisance alimentaire du pays, seulement cela devra se faire en concertation avec les populations, dans l’intérêt bien compris et assumé des paysans, des éleveurs et des pêcheurs associés.

La lutte continue!

Nouakchott le 25 août 2020.

©️ Crédit source: Post Facebook de Kaaw Touré

Biram mérite NOTRE LUCIDITÉ !

C’était un 14 novembre 2016 , en couverture d’un point de presse du président Biram Dah Abeid et ses avocats à Paris. À l’époque les « fers chauds » à l’actualité concernaient plusieurs dirigeants iraouis arrêtés à la suite des manigances orchestrées par certains milieux nébuleux sur la Gazra bouamatou à Nouakchott.

Et si ce Biram allait trahir X ou Y , ça aurait été à d’autres moments où lui et son mouvement subissaient un rouleau compresseur répressif d’une manière chronique. Ce monsieur dégage une confiance saisissante et il l’a prouvé N fois . Aujourd’hui en Mauritanie anti ou pro Biram, il incarne une vision sociale et politique qui influence les uns et les autres d’une manière ou d’une autre. Et si le matériel l’intéressait vraiment, il en a eu moult occasions de se caser en nanti embourgeoisé avec des égards enviables au cœur du système étatique à vie. Donc sa voi.e.x est celle de l’engagement pour la DIGNITÉ de L’HUMAIN. Militant aguerri et doté d’une intelligence politique avant-gardiste, le leader abolitionniste mauritanien reste accessible et imprégné de BASE MILITANTE COURAGEUSE chez laquelle le Mot CONVICTION sonne et vibre avec justesse et dévouement. Le lauréat du Prix Onusien 2013 ne chercherait pas à se trouver un gîte mielleux aujourd’hui où l’étau social et politique se desserre sensiblement avec des signaux positifs qui restent à être consolidés par d’autres décisions gouvernementales très attendues. Notamment la reconnaissance des mouvements politiques et associatifs (Comme FPC, RAG ET IRA) et des assises nationales inclusives sur toutes les questions importantes liées à l’avenir de notre cher Pays.

Un journaliste célèbre de la place écrivait une fois : « Partir d’IRA n’est pas une information, mais y rester oui« 

Force à Vous , Président !

#DISCIPLINE #CONFIANCE #LUCIDITÉ

Par KS pour le BLOG

Lamine Fofana, casque bleu mauritanien blessé en Centrafrique : A Monsieur le président mauritanien et au secrétaire général des Nations Unies

Je m’appelle Lamine Fofana. Je suis né en 1972 à Sélibabi. Je suis gendarme avec le grade de Marechal des logis Chef. Le 16 décembre 2015, j’ai eu l’honneur d’être membre du premier contingent mauritanien pour une mission de maintien de la paix en Centrafrique au sein de la MINUSCA. Nous étions 140 gendarmes mauritaniens, FPU.
Le 30 décembre, quinze jours après notre arrivée à Bangui, pendant l’élection présidentielle, notre position a été attaquée. J’étais dans une voiture avec cinq à six autres gendarmes et un colonel. Nous sommes immédiatement allés en renfort. Le Colonel est monté à bord d’un blindé. Je suis resté avec d’autres dans une Pick Up armée. Nous avons subi une rafale continue de l’ennemi, en plein centre-ville. Notre voiture a fait un accident. J’ai été très gravement blessé. Je ne pouvais plus bouger. Mes camarades ont repoussé l’attaque. Le lendemain, j’ai été évacué vers Kampala, en Ouganda, dans un avion spécial des Nations Unies. J’y ai été opéré. J’ai passé trois mois de réanimation à Kampala avant d’atterrir à l’hôpital militaire de Nouakchott début mars. Le médecin Ougandais qui me suivait m’a établi un rapport recommandant mon évacuation vers l’Espagne pour des soins plus appropriés. J’ai passé sept mois à l’hôpital militaire de Nouakchott avec essentiellement des calmants. Sur conseil d’un infirmier, j’ai été au CNORF (centre national d’orthopédie et de rééducation fonctionnelle) de Nouakchott. C’est dans cette structure de rééducation que le Docteur feu Aboubacar Sidibé m’a établi une demande d’évacuation vers l’Espagne, confirmant les recommandations du médecin de Kampala.

Au lieu de l’Espagne, j’ai été finalement évacué en Tunisie avec une couverture de la caisse nationale d’assurance maladie, CNAM. J’y ai passé 08 mois. J’y ai subi des séances de kinésithérapie qui ont légèrement amélioré ma situation. Mais, Mes médecin ont eux aussi estimé que je devais être dans une structure adaptée à mon cas qui n’est pas irréversible. Je suis revenu à Nouakchott, chez moi, au PK 11, entouré de ma famille. Je passe mes journées allongé ou sur une chaise roulante. Je suis incapable de faire les gestes les plus simples comme tenir un verre de thé et le boire. Ce qui me maintien encore, c’est le soutien de mon entourage et cet immense espoir de retrouver un jour, ma mobilité. En Ouganda, en Mauritanie et en Tunisie, mes médecins traitant ont en effet donné le même avis : mon cas n’est pas irréversible à condition que je sois traité dans une structure spécialisée.
Monsieur le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Chef suprême des armées, Monsieur le secrétaire général de Nations Unie, Antonio Guterres, à travers cet écrit je vous interpelle.
C’est avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que j’ai fait le voyage de Bangui avec mes frères d’armes pour être acteur du maintien de la paix dans un pays frère. Une attaque violente, suivi d’un accident, m’a cloué au sol. Aidez-moi à me relever. Aidez-moi pour que je puisse serrer mes deux enfants de bas âge dans mes bras. »

Lamine Fofana,
Gendarme, Marechal des logis

©️ Crédit source: https://initiativesnews.com/lamine-fofana-casque-bleu-mauritanien-blesse-en-centrafrique-a-monsieur-le-president-mauritanien-et-au-secretaire-general-des-nations-unies/

Nouakchott, le 08/08/2020Déclaration suite à la transmission du Rapport de synthèse de la « Commission d’Enquête Parlementaire » au Parquet Général.

L’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH) a suivi les travaux de la « Commission d’Enquête Parlementaire » ou la « CEP » sur « l’enquête parlementaire diligentée au titre des pouvoirs de l’Assemblée Nationale de contrôle de l’action du gouvernement tels que prévus à l’article 72 de la Constitution de la République Islamique de Mauritanie du 20 juillet 1991 modifiées ».

L’AMDH a noté avec intérêt le Rapport de synthèse, ses conclusions et recommandations des résolutions n°1 et n°2 et n°3, ainsi que sa transmission au ministre de la justice et de son transfert au parquet général.
Dans cette optique l’AMDH exige :

  1. Au parquet général d’entamer la procédure judiciaire dans le plus bref délai et sans aucune restriction et avec professionnalisme.
  2. La restitution des biens spoliés au peuple et la punition des auteurs des crimes à la hauteur de leurs actes. En attendant la décision de la justice.
  3. L’interdiction à l’ex-président, aux ministres et aux personnalités citées dans le rapport de quitter le pays avant d’être entendu par la justice.
  4. La désignation des magistrats connus pour leur honnêteté, capables de lire le droit pour que tous les corrupteurs et les corrompus répondent de leurs actes dans le respect des droits.
  5. Le limogeage de toute personne occupant un poste de responsabilité dont le nom est cité dans le rapport de la CEP pour quelque motif que soit.
  6. Que les parlementaires ayant soutenus ou participé au pillage des biens publics répondent de leurs actes aux mêmes pieds que les ministres, les directeurs centraux et les secrétaires généraux ou toute personne citée pour implication directe ou indirecte dans la corruption, la gabegie et le pillage des biens du peuple.
  7. Approfondissement de l’enquête pour déterminer l’implication d’autres acteurs ayant contribué et/ ou participé au pillage des biens et ressources du pays.
  8. L’ouverture d’une enquête sur la gestion du dossier du passif humanitaire, l’esclavage, de torture et toute autre forme de violation des droits humains.
  9. Suggérons l’implication des organisations des droits de l’homme dans la gestion de ce dossier de corruption surtout à l’intérieur du pays.

Le Bureau exécutif

©️ Crédit source: post FB AMDH- https://www.facebook.com/127021642346/posts/10158269261007347/

Mauritanie – Biram D. Abeid : La démission de O. Cheikh Sidiya est logique

ALAKHBAR (Nouakchott)- La démission du gouvernement de Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya est logique parce qu’il n’a pas pu avancer dans des questions cruciales de la Mauritanie et beaucoup de ses membres sont accablés par le rapport de la CEP sur la gabegie, selon l’opposant Biram Dah Abeid, qui était interrogé ce jeudi par Alakhbar.

Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya a démissionné de son post de premier ministre quelques heures après la transmission du rapport de la commission d’enquête parlementaire à la justice dans lequel il est cité dans en que signature d’une convention douteuse.

©️ Crédit source: Réseaux FB

Mauritanie – politique : Reconnaissance des partis politiques RAG et FPC pour le renforcement de la scène politique (Forum)

Tawary – Les participants au forum organisé, à Nouakchott, ce dimanche 02 Août 2020, ont demandé aux autorités de reconnaitre les partis politiques RAG et le FPC pour le renforcement de la scène politique nationale.

Selon l’ancien président du parti Tawassoul, M.Mohamed Jemil Mansour, l’ouverture du dialogue politique exige la reconnaissance de tout parti politique qui a une représentation populaire et un projet politique qu’il veut exploiter.

La reconnaissance des deux formations politiques dont leurs dossiers ont été déposés au ministère de l’intérieur et de la décentralisation encourage la décrispation de la scène politique, a-t-il expliqué.

Pour sa part, le député du RFD, Me El Id Ould Mouhameden, a dit qu’il est nécessaire d’autoriser les deux partis politiques (RAG et FPC). Il a aussi souligné qu’il est important de tenir un dialogue inclusif pour résoudre les problèmes liés à l’esclavage tels que ses séquelles.

Me El Id a jugé opportun de revoir la situation politique, économique et social du pays afin d’y apporter des solutions adéquates et définitives.

Au cours de cette rencontre, plusieurs participants ont exposé des sujets allant dans le sens du renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans le pays.

Nous rappelons que ce Forum tenu sous le slogan « Paysage politique mauritanien de la rupture au partenariat compétitif » a été organisé après la fin de la première année du quinquennat du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir.

©️ Crédit source: post Fb Page Mauritanie https://www.facebook.com/Mauritanie28111960/photos/a.297528047042621/2958795040915895/?type=3

Allocution de l’honorable députée Coumba Dada Kane lors de la plénière du 27 juillet 2020 à l’assemblée nationale de Mauritanie.



La Haute cour de justice qui a pour compétences de juger, le président de la république a disparu de l’architecture juridique du pays par la volonté de beaucoup d’entre nous ici présents.

Monsieur, le président et chers collègues députés!

Dans cette auguste Assemblée siègent encore des élus qui ont défendu lâchement et sans état d’âme la suppression de cette juridiction.
C’était pour faire plaisir à l’ancien Président de la République qu’ils croyaient éternel et qu’ils avaient présenté comme le messie, le sauveur du peuple mauritanien, le bâtisseur jamais égalé dans l’histoire politique de notre nation.

Ces personnes sont connues. Elles n’ont pas besoin d’être nommées. D’ailleurs, nos regards se croisent en ce moment même dans la salle. Ils ont aujourd’hui le courage et l’audace de demander le rétablissement de la Haute Cour de justice.
Ces élus-là font honte à la République et déshonorent notre prestigieux statut consacré par le pouvoir législatif, un maillon essentiel de notre système démocratique.
Il y a quelques mois seulement, ces mêmes gens défendaient contre vents et marées le troisième mandat de l’ancien Président de la république, Mohamed Ould Abdel Aziz.
Ils rivalisaient d’ardeur pour mobiliser et manipuler les foules afin d’inciter Mohamed Ould Abdel Aziz à violer sans coup férir la constitution.
Quelle hypocrisie ! Quel désaveu et quelle couardise !
Un député, c’est un élu du peuple sous d’autres cieux .C’est un représentant du peuple fort de sa légitimité.
Cette fonction honorable est incompatible avec le mensonge, la recherche efreinée du gain mal acquis et l’opportunisme. Un élu du peuple est une caution morale qui exige de la hauteur, de la retenue et de la responsabilité d’une part mais aussi de la redevabilité d’autre part.
Notre vocation, faut-il le rappeler, c’est de défendre l’intérêt du peuple. C’est un sacerdoce.
Nous ne sommes ni des ennemis du Gouvernement ni les amis du Gouvernement mais un train d’union entre l’Etat et le peuple avec un certain penchant pour le peuple souverain qui a besoin de connaitre la vérité sur la gestion de ses ressources.

Mes chers collègues députés! Supprimer la Haute cour de justice puis la rétablir, cela est caractéristique d’un enfantillage et de la faiblesse de nos institutions à la merci de nos gouvernants.
Le rétablissement de la Haute Cour de Justice, qui cristallise les débats à l’Assemblée nationale et même au-delà ne réglera pas pour autant l’impunité et le manque de justice que connait notre pays depuis plusieurs décennies.
Notre système judiciaire protège les plus forts et écrasent les plus faibles ou les stigmatise.
C’est une justice aux ordres, partiale, accusatrice et broient sans pitié les plus vulnérables.
La Haute cour de justice pour quoi la rétablir ? Juste pour juger l’ancien Président de la république ? Cela ressemble fort à un règlement de comptes entre deux individus. Mais où se situe alors l’intérêt du peuple mauritanien ? C’est à mon avis le plus important.
Que dalle !
Pour caricaturer, le jour où les deux personnes en hostilité arriveront à aplanir leur différend, le peuple si enthousiaste pour un procès de l’ancien chef de l’Etat comprendra qu’il a été dupé pour la énième fois. C’est une supercherie !
D’ailleurs, certains juristes de haute facture pensent que l’ancien Président est un citoyen ordinaire et donc un justiciable comme un autre. Il ne peut être jugé que par une Haute Cour de justice en cas de haute trahison.

Je laisse ce débat aux Hommes du droit. Mais une chose est sûre.
Le peuple mauritanien a déjà fait le procès de tous ceux qui l’ont dépouillé de ses richesses et semé la haine en son sein pour briser son harmonie et sa concorde ,toutes choses qui occasionnent sa fracture, sa désunion pour servir des desseins démoniaques et machiavéliques.
Monsieur le président et chers collègues députés!
Le mal de notre justice est plus structurel que conjoncturel.
Redonner vit à la Haute Cour de Justice ne saurait être la solution.
Notre système judiciaire notamment dans ces textes et lois est cosmétique pour faire plaisir à l’Occident.
Souvent inadaptés, incompatibles d’avec nos réalités socio culturelles, nos textes ne sont jamais appliqués. Or une loi n’a de sens et d’existence que lorsqu’elle est effective.
Si non à quoi bon de voter des lois, alors que tout le monde ,y compris le législateur, laisse volontairement des voies de contournement comme pour inciter à violer la loi.
Ainsi alors, le débat sur le rétablissement de la Haute cour de Justice est celui du procès de notre système judiciaire qui manque de soubassement, pêche par son inconstance et son manque de vision et de perspectives.

Mme Coumba Dada KANE
Vice-présidente IRA-MAURITANIE
Députée à l’Assemblée Nationale Mauritanie

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Tribune – Médias audiovisuels en Mauritanie (public et privé): GANBANAAXUN FEDDE est-il frappé d’une censure ourdie ?

Le mouvement citoyen et humaniste connu sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE qui milite pour des réformes sociales dans la communauté soninké, a été initié par des ressortissants mauritaniens. Il comprend plusieurs associations dont 3 composées principalement des mauritaniens soninkés (Amees, Uvds et Armepes). Depuis de nombreuses années, l’engagement de ce mouvement populaire vise l’éradication des coutumes féodalo-esclavagistes qui nuisent à la cohésion communautaire et même nationale. Aujourd’hui il n’y a quasiment aucune famille soninké où le débat GANBANAAXUN ne s’est pas introduit d’une manière ou d’une autre. Ainsi les clivages qui en découlent ne sont que logiques et inévitables à cause de la sensibilité de la question abordée ayant trait à L’ESCLAVAGE et ses séquelles. De mon constat sur la médiatisation de ce phénomène inédit de masse, je dirais que les médias classiques de certains pays (le Mali, le Sénégal et la Gambie) ont été jusqu’à là plus accessibles aux activités de sensibilisation de GANBANAAXUN FEDDE. Du côté mauritanien, pourtant où cet éveil citoyen et humaniste a prouvé à plusieurs occasions une force mobilisatrice sans précédent chez les soninkés autour d’un IDÉAL pour l’égalité citoyenne et contre les hiérarchies sociales discriminatoires, le compte n’y est pas médiatiquement. À dire que certains milieux médiatiques se seraient passés le mot d’ordre d’une censure systématique contre le Message porté par les membres de GANBANAAXUN FEDDE. D’ailleurs lors d’une interview sur notre plateforme whatsapp Ganbanaaxu il y a quelques mois, le journaliste soninké de radio Mauritanie Gorgol, Issa Ndongo en répondant à nos remarques à ce sujet, avouait courageusement à demi-mot qu’il y aurait un lobbying anti Ganbanaaxu au sein des milieux médiatiques officiels. Pas très surprenant, on verrait très difficilement que certains soninkés accepter que le président Yakhoub Bakhayokho trouve l’occasion médiatique à ce niveau d’expliquer les objectifs louables et clairs du mouvement. Cet ordre de censure peut être considéré comme un parti pris et participe à l’entreprise de diabolisation de mauvaise foi. Si certains peuvent dire qu’ils évitent d’alimenter les tensions, on leur répondra qu’ils le font d’ailleurs en procédant par cette indifférence qui rime clairement complicité. À observer depuis quelques années, les invités et les contenus des émissions des uns et des autres, on se rend compte que l’évitement est savamment orchestré. On préférerait réaliser un élément médiatique sur l’odeur de l’eau du fleuve, que d’oser braquer les projecteurs sur les remous sociaux liés à cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté. Ce silence audiovisuel classique s’apparente même à une couverture des actes illégaux commis (Expropriations, embargo social, plaintes fallacieuses et diverses intimidations) par les milieux féodaux à l’encontre de personnes castées esclaves qui s’affirment abolitionnistes et se sont libérées du joug social des coutumes rétrogrades et discriminatoires (ladalenmaxu) dans nos contrées villageoises. Pourtant il est fréquent d’entendre sur les antennes de certains de ces médias en émissions soninké, que l’actuel Président Ghazouani est engagé à corriger les injustices sociales dans le pays, mais ils ne nomment jamais les injustices sociales qui sévissent dans la communauté soninké. Comme s’il y a des injustices sociales acceptables et d’autres inacceptables, et nous espérons que les hauts responsables de ces entités audiovisuelles (public et privé) s’intéressent davantage aux contenus médiatiques notamment en langues nationales (soninké surtout) , pour qu’ils ne soient pas l’expression exclusive d’une catégorie privilégiée de citoyens au détriment d’une autre. Et surtout la déontologie et le professionnalisme qui devraient y présider face aux actualités et aux maux de la Nation. Je finirais par l’exemple parlant d’une censure évidente, le président Gaye Traoré, l’initiateur du Forum Ganbanaaxu FEDDE venait de passer plusieurs mois en Mauritanie, et il n’a été invité par aucun média. Alors que nous avons vu passer des émissions soninké où il y a divers invités ici et là même parfois un artiste batteur de djembé au nom de la promotion d’une certaine vision réactionnaire de soninkaxu. Le danseur et chanteur folklorique qui fera l’éloge des coutumes féodales est mieux loti qu’un intellectuel visionnaire qui défend l’ordre citoyen et les valeurs d’égalité et d’équité sociales. Heureusement que les voi(es)x libres des réseaux sociaux existent, et notre Message y passe amplement et pacifiquement auprès du Peuple . L’objet de ce mot consiste à indexer une situation pas anodine qui mérite remarques pour l’Histoire . Notre crédo: Persévérance et Patience.

KS

MAURITANIE: Esclavage, viol de mineure et immunité de la police judiciaire

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

● Note d’alerte

Le 13 juillet 2020, le Président de la chambre correctionnelle près la Cour Suprême, Mohamed Ghaith Oumar, ordonne la libération de son cousin, membre de sa tribu, Ahmed Taleb Ould Elmokhtar Ould Cheikh dit Ahmed Taleb Mohamed, officier de gendarmerie, chef de la police judiciaire de la commune de Twil, accusé de viol et écroué depuis plusieurs semaines; le prévenu était convaincu d’abus sexuel et d’exploitation de mineure, sur une fillette de 12 ans, Toutou Mint Kaber, descendante d’esclave, issue de la communauté servile. Il sort provisoirement de prison, grâce à une caution de 40000 ouguiya nouvelle, soit 900 euros.

L’honorable Mohamed Ghaith Oumar dirige les délibérations d’une instance en charge de surveiller l’exécution de la loi; en l’occurrence, il enfreint les règles d’usage, s’agissant du régime de la liberté conditionnelle: en sont exceptés les auteurs d’infractions graves, tels le viol, la maltraitance physique, le travail des mineurs. L’esprit du droit, y compris la jurisprudence, consiste à empêcher la récidive et les tentatives d’intimider les victimes ou de faire disparaitre des preuves. Ici, aucune des précautions sus-énoncées ne s’applique à Ahmed Taleb Mohamed, en dépit de ses aveux, lors de l’enquête.

Pire, le juge d’instruction du tribunal d’Aïoun (Hodh occidental) a refusé de le lui accorder le privilège. Le Président de la Cour d’appel de Kiffa (Assaba) confirma le rejet. Tous semblent avoir pris la mesure des suspicions d’antécédents de viol, jusqu’ici sans suite, à cause de la solidarité tribale dont bénéficierait le susdit. De facto, la décision de la Cour suprême les dessaisit du dossier au moment opportun. Au regard de la culture locale de l’impunité, l’infériorité raciale et statutaire de la plaignante, explique les faveurs consenties à son agresseur. Il n’est pas incident de souligner que l’appareil de justice, l’administration territoriale et le commandement des forces de sécurité ne cessent, même s’ils sen défendent, d’illustrer l’inégalité de naissance face aux normes légales. Le noir – mauritanien et étranger – craint les commissariats et les magistrats. A ce titre, il s’efforce de les éviter. Malgré le désenchantement et la peur, les prisons de Mauritanie comptent une majorité nette d’origine subsaharienne. Nombreux y croupissent, en détention préventive, durant des années, parfois à la suite de larcins. Ceux-là n’oseraient prétendre à une liberté conditionnelle.

Un an après une transition au sommet du pouvoir qui promettait une gouvernance de l’équité et de l’éthique, les pratiques d’indulgence et de préférences basées sur la race et l’influence sociale continuent de saper le fondement théorique de l’Etat de droit. Ainsi, IRA-Mauritanie ne cesse de les dénoncer, expliquer et combattre. Le cas de Ahmed Taleb Mohamed, de la petite Toutou Mint Kaber et du magistrat Mohamed Ghaith Oumar démontrent, à qui en douterait encore, combien la Mauritanie demeure une république des tribus et le terrain d’échanges illicites, entre parentèles, au sein d’une même ethnie.

Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie).


18 juillet 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam

● Déclaration conjointe

IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam

Dans la soirée du 10 au 11 juillet, le président des Forces Progressistes du Changement (FPC) Monsieur Samba Thiam, a été victime d’une agression. Sa résidence a été attaquée avec une violence inouïe dont l’objectif apparent était d’intimider. Les malfrats se sont attaqués au câble électrique reliant sa maison au réseau SOMELEC ce qui a endommagé le mur de l’édifice et pouvait provoquer un incendie dans le domicile par un court-circuit électrique.

Une attaque qui a tout d’une opération commanditée et téléguidée. Qu’est-ce que les promoteurs d’une telle violence reprocheraient-ils au camarade Samba Thiam ? Le courage de ses idées ? Son refus du compromis et de la compromission dans son combat pour toutes les causes justes ?

IRA – Mauritanie et le Parti Radical pour une Action Globale, attachés aux valeurs universelles des droits humains :


– Expriment, en ce moment difficile, leur solidarité avec le Président Samba Thiam,


– Condamnent avec vigueur l’agression honteuse dont il a été victime,


– Exigent des autorités nationales l’ouverture d’une enquête pour trouver les responsables de cet acte gravissime, tant les simples exécutants que les possibles commanditaires,


– Et enfin, exigent du pouvoir d’assurer, tel qu’il se doit, la sécurité des mauritaniens en générale et en particulier, celle des opposants.

Nouakchott, le 12 juillet 2020

– IRA – Mauritanie
– Parti Radical pour une Action Globale