Questions sociales et explosion de la violence en pays soninké, Par Aliou Kissima Tandia

🔹️Par Aliou Kissima Tandia

Les soninkés ont la réputation d’être un peuple paisible mais les explosions de violences qui traversent cette communauté depuis quelques temps sont en train de lui donner une face hideuse. Les derniers affrontements intracommunautaires à Laani au Mali, Moodibugu en Mauritanie, Koyina en Gambie, dans le Kingui et ailleurs que nous avons suivi de loin interpellent la conscience de tous et de toutes. Ils sont la suite logique et l’expression d’une accumulation de rancœurs et de frustrations, d’un manque de dialogue et de communication entre membres d’une même communauté. La nature ayant horreur du vite, l’avènement des réseaux sociaux a brusquement libéré la parole et établi le contact entre acteurs dont la plupart n’étaient ni intellectuellement ni psychologiquement préparés et prêts pour un débat d’idées. Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans la société soninké, il serait important d’apporter quelques éclairages historiques.

● Éclairages historiques

Comme toutes les sociétés qui vivent dans la bande sahélo-saharienne, la société soninké est une société très hiérarchisée composées de groupes qui se subdivisent à leur tour en sous-groupes.
Les structures sociales et politiques donnent la prééminence à certains clans (tunkanlenmu) pour l’exercice du pouvoir à l’échelle d’un village (debe) ou pays (jamaane). C’est un droit de commandement qui se base sur le droit du premier occupant du sol ou l’usurpation du pouvoir qu’on acquiert par la naissance.
C’est ainsi que suivant les régions ou pays, on peut rencontrer des patronymes qui jouent un rôle prépondérant dans la vie politique et sociale (Traore au Xanaaga, Baccili Gajaaga, Jaawara dans le Kingi etc.
Les différents groupes entretenaient et entretiennent encore des relations complexes marquées par le maarenmaaxu (parenté), le jonganlemaaxu (alliance codifiées par des serments comportant une séries d’obligations réciproques engageant les parties contractantes et leurs descendants), le laadanlemaaxu (alliances codifiées par les coutumes aux termes desquelles les différents groupes se rendent mutuellement services contre des gratifications symboliques et le kalungooraxu (cousinage à plaisanterie). Tous ces niveaux d’alliance ont pendant longtemps permis et permettent encore de cimenter le vivre ensemble dans la solidarité et ont créé les conditions d’une résilience sociale et économique.

● Contestations de l’ordre ancien

Aujourd’hui même si la taxinomie employée pour désigner les différents groupes sociaux existe toujours, la société soninké n’a pas été épargnée par l’évolution en cours dans toutes les sociétés africaines.
L’ordre ancien qui a commencé à être contesté depuis les premières années de nos indépendances par des intellectuels et anciens combattants d’extraction servile a trouvé aujourd’hui un terreau fertile à travers notamment le combat d’Elhor, de SOS esclaves et tout récemment du mouvement IRA Mauritanie et de l’ARMEPES-France : (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles). Si les premières organisations citées plus haut ont réussi à faire bouger les lignes concernant la lutte pour l’émancipation des harratines et pour plus de justice et d’équité en Mauritanie qui fait de leur leaders des acteurs clés sur l’échiquier politique et social en Mauritanie, le second fondé essentiellement pour ne pas dire exclusivement par des ressortissants du Guidimakha mauritanien a pour ambition d’opérer des transformations sociales profondes dans la société soninké en ayant comme objectif premier « de débarrasser notre Soni Karaa de toutes ses tares liées à la féodalité, au système de castes, à la hiérarchisation statutaire entre personnes ayant vécu ensemble depuis de tant d’années »[i]
Le succès ARMEPES-France Ganbanaaxu Fedde, a favorisé le lancement d’un mouvement transnational couvrant non seulement la Mauritanie mais aussi le Mali, la Gambie, le Sénégal et toute la diaspora soninké à travers le monde et avec comme devise l’égalité en dignité et en droits dans les communautés soninkés respectives.
L’utilisation de Whatsapp pour redynamiser et faciliter la communication entre les membres du mouvement et la vulgarisation de ses idéaux a non seulement permis de tisser et de renforcer des liens entre ses sympathisants mais aussi favorisé l’éclosion de courants supposés opposés à toute transformation sociales en pays soninké ou à la démarche utilisée par Ganbaaxu Fedde. Ainsi démocratie islamique, Hooron da in baana, Kingui contre Ganbaana, TGV contre Ganbaana ont été créés et sont vite allés en guerre contre Ganbaana feddé. Suivant les camps, les deux courants ont utilisé les réseaux sociaux pour légitimer ou condamner le combat de Ganbanaaxu ou questionner ses méthodes de lutte en puisant très souvent leurs arguments du coran et de sunna du prophète.
La virulence de certains propos et la manière de tourner l’adversaire en dérision étaient souvent d’une rare violence et manquaient de décence.
Cette liberté d’expression offerte par les réseaux sociaux s’est révélée être à la fois une opportunité et un piège pour notre communauté car la plupart des personnes qui s’invitaient dans ces débats d’idées et de société n’étaient pas toutes intellectuellement et psychologiquement à la hauteur. Ils ont plutôt créé une cacophonie qui a brouillé le message authentique de Ganbaanaaxu et rendu inaudible la voix des progressistes de toutes extractions sociales, exacerbant ainsi la résurgence du phénomène de l’esclavage dans beaucoup de contrées.
Par leurs capacités de filmer, d’enregistrer, de transférer des audios et images en temps réel, d’archiver et même de manipuler des faits, les nouvelles technologies de la communication ont, dans le cadre de ce combat intracommunautaire, contribué à exacerber les tensions entre familles et clans en faisant émerger beaucoup plus de faucons que de colombes.
Face à cette situation, des bonnes volontés ont tenté des médiations qui se sont soldées par des échecs. Quant aux états, ils ont brillé par leur inaction qui peut se traduire par une manière subtile de laisser la situation pourrir.

Explosions de violences

Les conflits latents et la guerre fratricide qui en a résulté a déjà fait couler beaucoup de sang, endeuillé des familles et augmenté la vulnérabilité d’autres, les rapports de forces n’étant pas toujours les mêmes partout. La violence dans les rapports humains est tout simplement inacceptable, particulièrement entre personnes unies par des liens historiques et multiformes, c’est pourquoi nous sommes tous interpellés par les cris de détresse et les sanglots des blessés et des victimes des différentes explosions de violences. Nous le sommes autant que nos états qui doivent se doter d’institutions fortes et impartiales qui créent les conditions d’une paix sociale et la garantissent.
Il faut condamner la violence et les injustices d’où qu’elles puissent venir et les corriger après une analyse froide de ces évènements douloureux. Cela permettra d’éviter l’amalgame et les conclusions hâtives sous l’effet de l’émotion.

● Conclusions

À l’image de ce qui se passe chez les peuples voisins, les transformations sociales sont, en milieu soninké déjà là, elles sont à la fois visibles, subtiles et complexes. Il faut les ancrer dans notre vécu au quotidien, les accompagner et sachant que les protagonistes considèrent qu’ils sont d’égale dignité et le sont conformément aux différentes lois fondamentales des pays concernés. Cette période que nous vivons est une transition vers une nouvelle ère. C’est une tendance irréversible. Il nous faut une intelligence situationnelle pour sauvegarder l’essentiel et chacun dans son contexte local et son vécu connait l’essentiel. Il faut orienter les radios mille collines vers la promotion de la paix et la réconciliation par le respect des aspirations légitimes de tous ceux qui, dans notre cohabitation se sentent lésés.
Ce conflit est appelé à être dépassé avec ses souvenirs douloureux d’où la nécessité de dialoguer dès maintenant, de dialoguer sincèrement et sans tabous pour ne pas mettre en péril notre vivre ensemble qui doit être au-dessus de tout. Ce malaise profond doit être traité à l’échelle globale mais surtout au niveau local, chaque jamaane et debe ayant ses spécificités héritées du passé qui ne sont pas forcément celles des autres.
En sachant qu’ils seront interpellés devant les tribunaux de l’histoire sur leur gestion de notre patrimoine commun qu’est le soninkara, la diaspora, les cadres vivant dans nos différentes capitales et autres grandes villes, les oulémas, les élus et tous qui constituent les éminences grises et des références incontournables pour leurs Co-villageois ou contrées sont appelés inventer des mécanismes pour ramener la paix des cœurs et des esprits de façon durable.

Aliou Kissima Tandia
Ndjamena, le 11Avril 2020

[i] Gaye Traore, interview accordée à Calame le 29 Mars 2018.

©️ Crédit source: https://initiativesnews.com/questions-sociales-et-explosion-de-la-violence-en-pays-soninke/

Note d’information : Terreur sur des militants abolitionnistes au Mali.

Depuis plusieurs années, des groupes violents d’esclavagistes Soninké ressortissants de pays suivants : Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie et les deux Guinées ce sont formés dans le but de terroriser toute personne qui prône l’abandon de l’esclavage coutumier au sein de cette communauté. Des militants regroupés autour de Ganbanaaxu Fedde qu’on peut traduire ainsi : (nous sommes tous pareils, semblables ou égaux) sont ciblés dans les villages. La plupart sont victimes de l’esclavage par ascendance dans le milieu Soninké depuis plusieurs générations. Ces groupuscules Soninké s’activent de l’étranger, mobilisent beaucoup de fonds en Europe, Etat Unis, Afrique Centrale, Afrique de l’Ouest, les Pays du Golf, l’Asie, le Maghreb et le Moyen-Orient. Ils encadrent et arment des jeunes illettrés, les incitent à s’attaquer par surprise aux villageois qui rejettent l’esclavage coutumier. On peut citer des groupes comme : (Democratia Islamique, Horo-ditanbaana, Kingui contre Ganbanaa, TGV contre Ganbanaa etc…..)  Le 05 Avril 2020, ils font une descente extrêmement violente au village de Lany dans le cercle de Kayes, sur le territoire de la république du Mali. A cause de l’impunité qu’ils jouissent dont seules les autorités Maliennes ont le secret, le bilan est très lourd. Le responsable de la jeunesse de Lany membre organisateur de la bande qui a semé la terreur terroriste est mort sous les coups perdus de ses complices, comme une balle perdue qu’un soldat ramasse dans une guerre, plusieurs blessés graves sont évacués, des maisons sont incendiées. Nous attirons l’attention des Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la communauté internationale sur le comportement des états suivants: Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie, qui laissent des populations vulnérables à la merci d’esclavagistes terroristes, qui massacrent impunément depuis plusieurs années. Nous exhortons les ONG des droits de l’homme à rompre le silence. Même si le Mali est dans une situation d’instabilité, nul ne doit garder silence sur le génocide en cours contre des militants abolitionnistes. Nous exhortons l’état Malien d’arrêter les organisateurs, planificateurs et incitateurs de tels massacres dans les villages Soninké. Nous demandons à l’état Malien de mettre en place une loi qui réprime l’esclavage et ses séquelles.

🔹️Cliquez sur la vidéo des images insoutenables : https://www.youtube.com/watch?v=A23bjBmHV_8&feature=youtu.be  

©️ Crédit source: http://guidumakha.com/index.php/14-sample-data-articles/318-note-d-information-terreur-sur-des-militants-abolitionnistes-au-mali

Réflexion – Tribune : La fraternité dans le mensonge est-ce de l’hypocrisie ou une peur déguisée ? Par Souleymane Sidibé

Aujourd’hui, le lynchage de personnes dans la région de Kayes (Mali) précisément dans le village Lany de Gadiaga montre comment la culture de l’ignorance crée des monstres animés de fantasmes sanguinaires et féodaux. Les personnes disent ne plus respecter un ordre de caste établi, et ils subissent le lynchage par des coups et l’animosité flagrante . Les autorités maliennes ne sont pas dans les lieux pour y mettre un terme. Dans un vocal lu et vu sur Facebook, un des tenants de la barbarie ici en France disait que les autorités ne les tueraient point mais les mettraient juste en prison après cette haine déversée! Il est urgent de porter plainte contre cet individu.

L’indignation doit être primordiale dans cette situation écoeurante. Les intellectuels Soninkés sont divisés. Tous remarquent bien les faits mais certains ne réagissent pas, sûrement pour se recroqueviller encore dans leurs nids d’illusions. Il y’a urgence de créer la citoyenneté, et de se débarrasser de ces statuts de chefs de village à famille de marabouts par ascendance et « esclaves » en Afrique de l’Ouest.
Le rôle de tout État est de protéger sa population. L’Etat doit garantir ces trois choses que sont la sécurité, l’ordre et la paix, s’il le faut par l’usage de la force. Machiavel dit de la force qu’elle est l’essentiel du pouvoir politique. L’expression raisonnable et légitime de la force nationale malienne est plus que nécessaire face à ces barbares et sadiques qui osent déshabiller une femme, une maman au vu et au su du monde (avec les internautes sans mot). Sans oublier les coups et blessures très graves infligés à une multitude de personnes. Les fondements sociaux de cette bêtise humaine étaient les laada(s). Ce sont des accords culturels hégémoniques de certains vis-à-vis d’autres. Cela explicite le rôle social minimisant pour certaines franges dans les cérémonies comme dans toute autre activité sociale même dans l’exercice de la foi . Il faut noter par ailleurs que c’est là le socle de l’inégalité et de l’injustice. C’est le rappel des réflexes de subordinations. Les castes sont la matérialisation de la culture et l’identité culturelle. C’est odieux!
Avec Gambanaxu ou le réveil de Soni kara (la communauté des Soninko), les esprits même les plus faibles ont compris comment sont régis les mécanismes culturels. De nos jours, ce mouvement citoyen a déclenché l’émancipation des mentalités, et surtout le détachement de l’ignominie et de l’ignorance. Le « noble » n’est en rien supérieur à celui appelé « esclave », le soi-disant «marabout» par ascendance est un faux arc social (faux fondement), les dits griots et forgerons ne sont pas des sous humains dont l’essence de la vie serait de faire des éloges ou des bijoux continuellement jusqu’à la fin des temps.
Allah dans le saint coran nous dit: « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. » Coran 49.13
Le messager de Dieu, Mohamed (Saws) dit : « Dieu ne regarde ni vos formes ni vos corps mais Il regarde vos coeurs et vos actions. »

« N’est pas des nôtres celui qui prône le racisme, ni celui qui se bat ni celui qui meurt pour une cause raciste »

Il a réaffirmé ces principes lors de son discours d’adieu :

« Ô gens votre Dieu est Un et votre ancêtre est un. L’Arabe n’a aucun mérite sur le non Arabe, ni le blanc sur le noir, sauf par la piété… « Ô gens, vos sangs, vos biens, vos honneurs sont inviolables jusqu’à la rencontre de votre Seigneur, aussi inviolables que ce jour-ci, en ce mois-ci dans ce lieu-ci. ».
Il est important de rappeler que la religion est le ciment de nos sociétés. Elle est dans la main de parfait manipulateur, si l’on ne se trompe. Ils ont fait fi de la parole d’Allah et son message et de la raison (lumière naturelle) comme du bon sens.
Les textes des droits humains nous rétorquent: « Tous les Hommes naissent libres et égaux ».
Quand un individu dit qu’il est supérieur socialement et humainement mieux élaboré, c’est de l’ignorance. Les dits intellectuels de certaines couchent Soninkés ont inoculé le vaccin anti traitement de tares. Les individus de sens communs quant à eux ont en tête le mode de vie nostalgique érigé en outil de valorisation et de survie. Une chose est sûre, il faut retenir que la bêtise humaine n’a pas de limite. « Elle insiste toujours» comme affirmait Albert Camus. Ainsi, tout ce qui est appelé à disparaître n’insistera plus.
Face à la reconnaissance des droits élémentaires qui émanent de la dignité et la revendication, certains esprits enchaînés se sont déchaînés par la haine sur les pauvres villageois comme eux. À l’Etat malien de faire son travail actuellement, aux associations de la société civile libre d’agir, aux radios internationales de parler, et à l’humanité de se ressaisir.
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots
Martin Luther-King

#je_suis_soninke_et_contre_la_bêtise

©️ Crédit source: Post FB de l’auteur

Mauritanie/Politique : le président du parti RAG indexe les contradictions pratiquées dans le pays.

Par cette brève réflexion, je voudrais simplement attirer l’attention de certains hauts cadres de notre pays et à travers eux l’attention de ceux qui nous gouvernent, sur des formes de contradictions pratiquées chez nous, contradictions on ne peut plus flagrantes et qui dénotent une politique de sélection grave à tous les niveaux de la vie nationale. À ce propos, l’exemple le plus éloquent, le plus récent, le plus frappant et qui atteste cette assertion est celui que nous enseigne l’émission Tada’iyate où l’invité Biram Dah Abeid, Parlementaire de la République, en même temps leader de l’association Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, choisi par la chaîne de télévision privée Alwataniya après dures négociations, devrait se prononcer sur la situation du pays et surtout sur les voies et moyens pour vaincre, chez nous, la pandémie du Covid-19 qui fait des ravages sans précédents dans le monde.
À la dernière minute, voilà que la télévision Alwataniya n’était pas au rendez-vous pour l’émission retenue en commun accord avec le député Biram Dah Abeid. Ce recul de la télévision Alwataniya, dans une conjoncture où la contribution de tous en général et particulièrement de voies représentatives telles que celle de Biram Dah Abeid qui, à l’issue des dernières élections présidentielles a obtenu, malgré les obstacles nombreux et variés, des résultats le plaçant en deuxième position, ce recul donc est inexplicable compte tenu de l’enjeu circonstanciel, des difficultés rencontrées par la chaîne pour obtenir l’accord de BDA et de la contribution que celui-ci peut apporter à la lutte nationale contre le Coronavirus.
Ce recul révèle une contradiction fondamentale. En effet, hier seulement, des voies autorisées se sont levées pour reprocher au Président BDA d’avoir tenu certains propos en dehors du pays, et , aujourd’hui, ce même BDA est catégoriquement empêché de se prononcer sur les voies et moyens qui pourraient être les mieux pour mener une lutte efficace contre le Coronavirus.
Cette énigme ne signifie-t-elle pas une volonté manifeste de museler complètement le Président, député de la République Biram Dah Abeid ?


Oumar Yali,
Ancien Ministre
Président du parti Radical pour une Action Globale (le RAG).
Nouakchott le 06/04/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE et RAG (Parti Radical pour une Action Globale)

Mauritanie  – Covid-19 : le député Biram Dah Abeid tire la sonnette d’alarme

Senalioune – On sait désormais pourquoi l’annulation illico-presto par la chaine télévision Elwataniye qui avait sollicité avec insistance l’intervention du député Biram Dah Abeid le jeudi 02 avril 2020 sur les questions brulantes de l’heure. Les journalistes disent avoir subi de fortes pressions de milieux influents du système raciste et esclavagiste qui gouvernent le pays pour annuler l’émission comme le fut avec la chaine Chinguity TV récemment. La gestion chaotique de cette crise mondiale sanitaire qui s’est soldée par un cas de décès COVID 19. La défunte n’a pas eu accès aux soins ni avoir subie les tests du dépistage avait stupéfait l’opinion. Elle n’a été dépistée qu’après son décès, donc, médecin après la mort. Dès le début de cette pandémie, le ministre de la santé nous disait des choses incohérentes, la prise en charge de personnes confinaient du vol air France le 16 mars, n’était pas au top. Le vieil homme de 74 ans avait dit clairement qu’il n’a subi aucun test COVID-19. Le cas de la ville Kaédi, le ministre avait défendu que l’individu a été appréhendé par les forces de l’ordre à la frontière sénégalaise alors que ce n’était pas vrai. En bref, le gouvernement Mauritanien tente de camoufler ses graves insuffisances. Message du député à la population « Moi Biram Dah Abeid, je vous salue à partir de Bruxelles, je suis ici confiné comme tous les Belges à cause de cette pandémie, mais, je vous rassure que ma santé est bonne. Le médecin m’a déjà libéré depuis le 18 mars, depuis lors, il n’y a pas d’avion. Je compatis avec les mauritaniens, surtout les Kaédiens, je ressens ce qu’ils ressentent, les jours ne sont pas actuellement faciles, il y a la maladie qui pointe à l’horizon, qui menace, mais aussi la mauvaise gestion des autorités n’a pas facilité les choses. Je compatis avec tous ces foyers dont les chefs qu’ils soient des pères ou des mères, vivaient et faisaient vivre leurs enfants au jour le jour à travers leur travail quotidien. J’imagine la détresse dans la quelle se trouve ces foyers qui n’ont plus de quoi à nourrir leurs enfants. C’est dommage que les autorités Mauritaniennes n’ont pas pris en compte la note d’alerte que nous avons fait, nous IRA dès les premiers jours. Parce-que tous les pays du monde ont confiné leur population mais en contre partie ils ont donné la nourriture sur le compte de l’état, sur les dépenses de l’état. La Mauritanie a bien les moyens de le faire et des ressources pour sa population. Malheureusement ce n’est pas le cas et sa plonge les citoyens dans des difficultés imprévisibles………… »

🔹️Le lien audio du président BDA : https://youtu.be/6o_wkPxqV_U

©️ Crédit source: reprise via www.cridem.org

À Lany au Mali, ce coronavirus féodal et esclavagiste soninké dans ses actes criminels (en images)



Images reçues du terrain tard dans la nuit du 6/4/2020

Dans la journée du dimanche 5 avril 2020, un groupe de plusieurs jeunes venus de 3 villages (lany modi, lany tounka et lany takhoutala), a attaqué les membres de la communauté GANBANAAXU du village.

Du terrain de foot jusqu’à dans certaines maisons, un déchaînement d’une violence inouïe a visé systématiquement des personnes identifiées comme étant membres du mouvement anti-esclavagiste et anti-féodal dans le village. Un véritable guet-apens haineux et criminel causant plusieurs blessés graves et mise à feu dans des demeures. Gourdins et armes blanches, tout a servi pour sévir contre des paisibles gens (femmes, vieux et jeunes) dont leur seul tort, c’est d’avoir osé dire « Nous ne sommes pas esclaves ». Une honteuse bizarrerie sur les terres africaines aujourd’hui au 21ème siècle entre Noirs d’un même groupe sociolinguistique. Quand l’actualité mondiale est marquée par la menace de la pandémie Covid-19 , certains milieux soninkés ratés de l’Histoire contemporaine se trouvent comme priorité existentielle, la défense des coutumes moyenâgeuses qui discriminent, humilient et agressent. Triste RÉALITÉ !

On se demande s’il est nécessaire encore de pointer le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de pouvoirs publics au Mali face aux extrémistes féodalo- esclavagistes soninkés dans certaines localités. Depuis 3 ans au Mali, le régime coutumier soninké basé sur la hiérarchisation sociale s’est muté par endroits, en ordre agressif d’une violence inédite à l’encontre de personnes qui refusent les humiliations sociales de l’esclavage statutaire.

©️ Sources recueillies : Ganbanaaxu Mali

🔹️Par KS pour le BLOG

Mauritanie : La coronacensure, souche mutante du Covid-19

Oumar Ould Yali, ancien ministre, Président du parti Radical pour une action globale (Rag)

Biram Dah Abeid, parlementaire et leader de l’association non-autorisée Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) a été choisi, par la chaîne de télévision privée Alwataniya, pour animer le 2 avril 2020 à 22h30 mn, l’émission de débat, Tada’iyate. Auparavant, bien au fait des manipulations d’usage dans le milieu, l’invité réitéra, à mainte reprise, ses conditions ; à cet égard, il reçut, en réponse, quelques assurances, des plus explicites.  Or, 3 heures avant le début de la diffusion, prévue en direct grâce à la messagerie Skype, le journaliste se démenait à la convocation de mille prétextes ; il s’échinait, alors, à justifier l’annulation du rendez-vous. Devant l’évidence de la dérobade de dernière minute, Biram Dah Abeid suggérait, à Alwataniya, de produire un message d’explication à l’endroit de son public. Là aussi, l’engagement fut pris, sans suite, comme de bien entendu. Il s’agit d’une entorse supplémentaire au pluralisme, laquelle vient confirmer nos multiples alarmes sur la concentration ethnique des pouvoirs. Il en résulte la partialité intrinsèque de l’audiovisuel de Mauritanie, d’ailleurs produit des ententes exclusives que confère la consanguinité. A l’image de tous les leviers d’influence, y compris l’Etat, l’ensemble des radio et télévisions privées appartient à la communauté des Bidhanes, soudée par la défense d’une hégémonie de quelques siècles. In fine, dans un tel univers, priver, de parole, le détracteur du système, s’avère aussi aisé que prévisible. Ainsi, l’objet de la présente communication tient-il moins de l’étonnement que de l’indignation. Biram Dah Abeid, député et candidat au scrutin présidentiel de juin 2019, représente, par le nombre des suffrages issu des chiffres du tripatouillage, l’unique alternative à la médiocratie des tribus. Il fallait donc le faire taire, encore et toujours, sans donner l’impression de lui appliquer le musellement frontal. Il convient de le souligner, ici, Biram Dah Abeid, en visite à Bruxelles où il suivait des soins, y a été surpris par la pandémie du Cocid-19, sujet de l’entretien avec Alwataniya. Retenu donc malgré lui hors du pays, il acceptait, néanmoins, de se prononcer sur le degré d’efficience de la riposte du gouvernement, ses dysfonctionnements éventuels et la pertinence de la mieux adapter aux enjeux multidimensionnels de la crise. Le propos attendu de Biram Dah Abeid s’inscrit en droite ligne des deux notes d’alertes de l’Ira-M, dont les liens s’affichent dessous. Chacune, au moment où les autorités cédaient à l’improvisation, portait des propositions, pressentait les failles et avertissait contre le laxisme ambiant. Peu de jours après, le gouvernement démontrait l’ampleur de son incompétence, ponctuée de fraude et de désinformation. Si l’on devait se souvenir des précédents toujours impunis, les mesures d’exception humanitaire en faveur des pauvres, risquent de se dissoudre entre détournement, surfacturation et revente parallèle. Depuis des décennies, l’histoire de la corruption en Mauritanie renseigne, assez, quant au désastre d’une gouvernance de la prédation. L’occasion nous commande d’inviter le gouvernement mauritanien à protéger la liberté d’expression et la diversité des opinions ; l’exhortation s’adresse, d’abord à la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa), que nous saisissons, ici, d’une requête, pour obtenir, de Alwataniya, la reprise du programme différé. D’autres médias violent, allègrement, la déontologie et l’éthique, souvent aux motifs inavoués de racisme. Enfin, l’Ira-M réitère son appel à raffermir le front intérieur, la solidarité et la concorde des mauritaniens, face à une vague de mort sans thérapie probante, qui défie le privilège de naissance, la préséance linguistique, la nationalité, les frontières et la religiosité.

🔹️Liens médias d’alerte :

– 18 mars 2020 http://biramdahabeid.org/archives/6532

– 23 mars 2020 https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Coronavirus-En-attendant-la-therapie-Note-de-mise-en-garde_a18517.html

Nouakchott, le 04 avril 2020

©️ Crédit source : https://www.chezvlane.com/Mauritanie-la-Coronacensure-souche-mutante-du-Covid-19_a18773.html

Flash – Ira Nouadhibou : le président BDA refusé sur les médias privés sous des pressions.

La chaine de télévision Elwataniye qui avait demandé avec insistance une intervention à 22h30mn hier jeudi 02 04 2020 du Président Biram Dah Abeid sur les questions de l’heure, a subi de de fortes pressions de certains milieux influents du système raciste et eclavagiste afin d’annuler l’émission comme ce fut le cas avec la chaine Chinguity Tv récemment.
La tentative vaine de baillonnenmrnt de la voix du Président Biram Dah Abeid est contre productive et révèle une mainmise dangereuse de ces milieux sur les médias mêmes  » Privés « 
Mais en guise de rappel à ceux qui ont de courtes mémoires : le président Biram Dah Abeid et son courant national, populaire, droitdel’hommiste et politique, avait était astreint à l’exclusion des medias publics et privés mauritaniens, de la légalisation, de la liberté d’action, de mouvement et de paroles pendant toute une decennie, mais tous ces obstacles n’ont pu empécher sa victoire eclatante pendant les élections présidentielles de juin 2019 contre toutes les coalitions des partis politiques qui avait l’apanage de la legalisation, des financements et de l’utilisation des médias.
Enfin , pourquoi le système et ses suppôts ont si peur de Biram Dah Abeid ?

Cellule de communication
Ira Nouadhibou le 03 04 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Acte 3 – le dénouement : Des concertations jaillit la lumière. Par Pr Mamadou Kalidou Ba

Chers compatriotes

Je voudrais porter à votre connaissance que ce jour, 31 mars 2020, j’ai reçu la visite d’un des conseillers du ministre de l’équipement et des transports, président de la commission interministérielle chargée du suivi des confinés du covid 19.

Les échanges que nous avons eus ont permis d’élucider les contours scientifiques du prolongement d’une semaine de notre confinement et de situer les responsabilités dans le déroulement regrettable des événements d’hier après-midi.

Les autorités ont promis dorénavant de nous informer de tout ce qui est susceptible de toucher à notre confinement et de traiter les confinés avec égard et respect.

En conséquence, je vous informe que j’ai abandonné mon intention de faire une grève de la faim. Je remercie les très nombreux mauritaniens qui se sont solidarisés d’avec nous dans un élan qui force le respect. Je crois que la citoyenneté mauritanienne est bien en construction.

Pr Mamadou Kalidou BA

Nouakchott le 31 mars 2020.

《Les séquestrés d’Etat ou la conséquence d’une incompétence notoire》, la suite du témoignage du Pr Mamadou Kalidou BA

Chers compatriotes


Hier soir lundi 30 mars j’ai signé un court récit de notre aventure sous le titre « Du confinement à la séquestration ». Dans cet écrit paru sur cridem, Al Akhbar et dans de nombreuses autres plateformes d’information, je relatais les faits qui m’ont amené à déclarer que tous nos droits élémentaires étaient foulés au pied par ceux-là mêmes qui devaient les garantir en la matière, en l’occurrence le ministère de la santé et celui de l’intérieur.
Aujourd’hui je vous propose une analyse pour aider les uns et les autres à comprendre ce qui se serait passé et qui a aboutit à notre séquestration. Je rappelle encore à ceux qui n’auront pas lu mon texte d’hier que je suis arrivé à Nouakchott en même temps qu’un groupe de mauritaniens le 16 mars 2020 à bord d’un vol d’air France. Nous avons été isolés dans plusieurs hôtels de Nouakchott pour s’assurer que nous étions indemnes ou pas de toute contagion au covid 19. J’étais évidemment très content d’être soumis à cette mesure préventive pour ne pas être un éventuel nouveau cas dans notre pays.
Selon la majorité des spécialistes qui se sont exprimés sur cette question, le virus du corona 19 avait un temps d’incubation dans le corps humain de 10 à 14 jours maximum. C’est pourquoi, il a été décidé que notre isolement préventif devait durer 14 jours. Puisque notre isolement total a commencé le 16 mars, il devait donc se terminer logiquement le 29 mars 2020.
Pendant le temps que dura notre isolement les seuls visites que nous avions étaient ceux de l’infirmier et du médecin. Le premier passait avec son thermomètre pour prendre, matin et après-midi, la température de notre corps et le premier pour nous poser toujours la même question « aywa ça va ? » et d’ajouter « alhamdoulihahi ». Un jour je déclarais au médecin que j’étais enrhumé et que je toussais un peu le matin. A ma grande surprise, il ne me consulta point. Lorsque le surlendemain, j’insistais auprès de la réception de l’hôtel notre médecin se décida malgré lui à me consulter pour que je n’ameute pas tout le monde. Il conclut que c’était juste un petit rhume et me promit de m’apporter « tout à l’heure » des médicaments. Jusqu’aujourd’hui, j’attends toujours ces médicaments. L’ordonnance aurait été déposée au ministère pour être achetée … Et les gens du ministère de la santé trop occupés à élaborer un plan de dépense des de 2 des 5 milliards annoncés, ont dû oublier par inadvertance mon ordonnance. Après trois jours d’attente, je me suis rappelé le remède de ma mère et demandé au livreur de repas de m’apporter du Laï. Je me suis traité avec succès en mâchant du Laï pendant les repas. Si un(e) autre confiné(e) a connu la même négligence, si en plus cette personne a le malheur de trainer une quelconque maladie chronique diabète, hypertension artérielle, obésité… alors il n’est pas étonnant que son cas ait abouti à des complications aux conséquences irréversibles. Est-ce le cas de cette compatriote qui vient de perdre la vie ? On ne le saura jamais puisque dans notre pays, la transparence lorsqu’elle est proclamée, est souvent destinée à faire effet de discours. Rappelez-vous le vocal de ce médecin de Kaédi rétablissant la vérité sur un mensonge déroutant de nos autorités et que le ministre de la santé a menacé de sanction dans son allocution d’hier. Transparence ne rime jamais avec musellement Messieurs les ministres !
Toujours est-il que le 30 mars, de 8h à 18h l’envoyé du ministère de la santé nous a donné plus de 4 rendez-vous pour nous libérer de notre isolement. Tous se sont avérés être de vulgaires mensonges. Lorsque « notre » médecin consent enfin à se présenter devant l’accueil de notre hôtel où il trouva déjà beaucoup parmi les confinés prêts à partir, n’attendant que lui, il nous délivra nos « attestations de sortie ». Nous devrions juste attendre que les véhicules de la commission soient là puisque le couvre-feu a commencé…
C’est à, que nous vîmes les signes d’un retournement spectaculaire de la situation : l’hôtelier ferma la porte d’entrée à clef alors que la gendarmerie se mettait en position visible pour nous faire comprendre que nous n’étions pas autorisés à sortir. Interrogeant le propriétaire de l’hôtel, celui-ci nous dit qu’il venait d’avoir « des instructions fermes » » selon lesquelles, nous devrions remonter dans nos chambres. Jamais je ne me suis senti aussi infantilisé de ma vie ! « Montez dans vos chambres » ! C’est tout ! Le même ministère de la santé qui venait de nous délivrer des attestations de sortie (que j’ai toujours en ma possession) vient nous enfermer une minute après ! C’est pire que de l’incompétence c’est de l’amateurisme à moins que ce ne soit l’habitude de dire et de se dédire. Aucune explication ! Ceux qui furent intimidés par le changement de la situation montèrent. Moi je répondis que je ne montais point! Et que la gendarmerie n’avait qu’à m’y conduire de force ou mieux encore, en prison, comme savent bien le faire nos bidasses !
Des coups de fils passés ça et là ont fini par nous apprendre qu’une compatriote qui serait venue dans le même vol que nous, mais confinée ailleurs, serait brusquement décédée après son séjour de confinement. D’autres nous diront qu’elle a été testée, après sa mort, au covid 19.
Ainsi donc, c’était à nous, qui nous sommes conformés en tout aux mesures de nos autorités, de payer pour leur incompétence caractérisée qui a causé la mort de notre concitoyenne. Pourquoi a-t-on attendu qu’elle soit morte pour lui faire faire un test qui était déjà disponible ? Comment est-ce que les médecins chargés de son suivi pendant les 14 jours de son confinement n’ont pu détecter le moindre signe de son infection ? Qui a choisi ces médecins entre des centaines d’autres ? Ces médecins sont-ils des spécialistes de maladies infectieuses ? Y’aurait-il eu, comme on en a l’habitude, du népotisme, du favoritisme et tous les autres « ismes » qui gangrènent notre pays, dans le chois du personnel de suivi de cette épidémie pour laquelle, rappelons-le, des milliards sont agités ?
Moi qui pensais que nous avions une petite longueur d’avance sur la pandémie ! Ce que je puis affirmer c’est que tout le système est honteusement grippé. Et je ne suis pas d’accord de subir les conséquences de l’incompétence des autres et des tares qui plombent la gouvernance de notre pays. Je ne suis pas d’accord de me retrouver, du jour au lendemain, l’otage d’un Etat qui n’assume pas ses responsabilités.
Oui, chers concitoyens, mes voisins et moi de l’hôtel Ziwanya et d’ailleurs, sommes devenus depuis ce lundi 30 mars les séquestrés de nos autorités qui nous retiennent contre notre gré sans daigner nous fournir une explication en tout cas scientifique, du moins rationnelle. Aujourd’hui c’est nous qui subissons le revers, mais demain ce sera un de vous autres.
Peut-être que mon internet sera rompu, mon téléphone confisqué ou subirai-je d’autres formes de répressions, ce qui est certain, c’est que je ne me coucherai pas ! Et si demain vous ne me lisez pas, comprenez que je suis muselé, car totalement à leur merci.
Une rumeur, car personne ne s’adresse officiellement à nous, nous apprend que notre isolement serait prolongés. Si aucune explication valable ne m’est donnée, à partir de mercredi, je m’engagerai dans une grève de la faim pour mettre fin à ma détention arbitraire ou mourir. Car il est grand temps que dans notre pays on arrête de traiter les citoyens comme de vulgaires pillons.


Nouakchott le 31 mars 2020.
Pr Mamadou Kalidou BA

©️ Crédit source: post FB 31/03/20 (Brahim bilal Ramdhane)