● Ndieo, dans le Guidimakha : un patrimoine culturel à l’abandon. | Par M. Seyré SIDIBE

Jamais un désintérêt pour le patrimoine n’a atteint un tel niveau. Un paradoxe qui mérite d’être souligné. Un deux poids, deux mesures. Autant, les autorités sont engagées pour la réhabilitation du patrimoine historique et culturel des cités anciennes (Chinguitti, Ouadane, Tichitt et Oualata) à travers l’institutionnalisation du festival annuel des Cités du patrimoine, autant elles ne font rien pour la promotion d’autres patrimoines culturels et historiques non moins importants.

Le patrimoine de Ndiéo, concentré autour de la montagne mythique de ce village Soninké, dans la moughtaa de Ould Yengé, est justement victime de cette politique, qui peine à traiter de manière juste et équitable toutes nos cultures. Alors que le caractère multi-ethnique et multi-raciale de la Mauritanie est bien inscrit dans le marbre de la Constitution de la République Islamique de Mauritanie. 

La montagne de Ndiéo et ses peintures rupestres, ces pierres taillées, ses sépultures qui selon certaines sources, sont les témoignages d’un village appelé autrefois, GANGARA. Tous ces vestiges qu’on ne trouve nulle part, sont des trésors qui surprennent et fascinent plus d’un visiteur.

La source de Ndiéo est également un autre miracle. Elle est révélatrice du poème de Beaudelaire,  » *Correspondance*  » où il dit : _ »La Nature est un temple où de vivants piliers. Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L’homme y passe à travers des forêts de symboles_ ». Le site est féerique, extraordinaire : tout y est symbole, ésotérisme et signification.

Des animaux rares dans cette partie du pays, parmi lesquels des primates, une végétation en voie de disparition cohabitent dans ce lieu de grande curiosité patrimoniale.

Lorsque vous êtes sur le site, vous êtes apostrophé, hélé, interpellé de toute part, par des voix profondes et mystérieuses, suscitant curiosité et admiration. Ce sont des cris de détresse d’un pan de notre patrimoine historique et culturel délaissé, assurément se plaignant de sa condition et du sort qu’on lui a réservé. 

Et pourtant, ce site est une mine de secrets, de vérités et d’histoires inépuisables. Il suffit que les autorités s’y intéressent, décident de le promouvoir pour qu’il nous livre tous ses trésors cachés.

Il n’est jamais trop tard. Les autorités peuvent se ressaisir pour faire connaître le patrimoine de Ndiéo et l’inscrire au patrimoine culturel national. Une reconnaissance symbolique, qui constitue une étape importante dans la réconciliation avec une partie de notre histoire. 

Elles doivent également faire de sorte que historiens, archéologues, chercheurs et universitaires nationaux et étrangers s’intéressent à cette partie de patrimoine ; en accordant des facilités de toutes natures à tous ceux qui s’intéressent à la culture, et en particulier à ce site patrimonial.

Le ministère de la Culture, doit encourager la presse à aller à la découverte du site, en y consacrant toutes sortes de productions journalistiques ; à travers (reportages, interviews, émissions etc.), avec des personnes ressources locales et nationales.

A long terme, il s’agira de sortir Ndiéo de son enclavement pour le relier aux capitales régionales Selibaby et Kiffa par une route goudronnée. Ensuite, œuvrer pour que le tourisme y soit développé en raison de son potentiel touristique extraordinaire. Ce qui ne peut se faire qu’avec une volonté politique réelle des autorités : en effet l’industrie touristique exige de moyens énormes, de la planification et de l’investissement notamment pour réaliser des  infrastructures touristiques et hôtelières.

Par M. Seyré SIDIBE

● AES-CEDEAO : Chronique d’une rupture idéologique. | Par M. Brehima Sidibe .

Enfin le divorce ! Ce mercredi 29 janvier 2025, le divorce est enfin acté entre l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans une annonce fracassante le 28 janvier 2024, les trois pays de l’AES : Mali, Burkina Faso et Niger ont affirmé leur volonté de quitter l’organisation sous régionale. Mais il a fallu un an pour que ce retrait soit effectif conformément aux textes de la CEDEAO. Au cours de ces douze derniers mois, on l’a assisté à une série d’actions de part et d’autre. On pourrait ainsi qualifier la relation entre l’AES et la CEDEAO de Je t’aime, moi non plus !
Sans revenir sur les faits qui ont conduit à la rupture entre l’AES et la CEDEAO, sur lesquels nous nous sommes exprimés dans des écrits par le passé, nous nous focalisons sur les conséquences de cette rupture en mettant en exergue les perspectives sur les plans politique et économique.

● Sur le plan politique

Force est de constater que la création de l’AES en septembre 2023 a permis de rééquilibrer les rapports de force avec la CEDEAO. En effet, avant la création de cette entité, la CEDEAO avait une posture très hostile envers les pays en transition. Les sanctions contre le Mali et le Niger et surtout la menace d’intervention militaire dans ce pays en sont des parfaites illustrations. Depuis la création de l’AES, il faut dire que le ton a changé. Les discours au ton belliqueux ont laissé place au langage diplomatique. Les dirigeants de l’AES, s’appuyant sur une volonté souverainiste, ont su avoir l’adhésion d’une bonne partie de l’opinion publique ouest africaine.
Cette posture souverainiste contraste avec celle de la CEDEAO jugée à tort ou à raison d’être un syndicat des chefs d’Etat. Il y a donc là une véritable différence sur le plan politique et surtout idéologique. D’un côté, les dirigeants de la CEDEAO, du moins dans les textes, estiment que la « démocratie » doit être la seule mode de gouvernance et que toute prise de pouvoir hors cadre constitutionnel est illégale. De l’autre côté, les dirigeants de l’AES pensent que la défense de la « souveraineté » doit être la boussole dans la conduite des affaires publiques. A terme, cette situation pourrait conduire à une redéfinition de nos grilles d’évaluation en matière de gouvernance. Néanmoins, il faudrait observer la situation politique dans l’espace AES. La défense de la « souveraineté » sera-t-elle une manière de se maintenir au pouvoir ? L’autre question sur laquelle les deux entités seront jugées est la suivante : le développement précède-t-il la démocratie ? Ce qui nous conduit au volet économique.

● Sur le plan économique 

Sur le plan économique, il faut dire que l’incertitude demeure. Si la confédération de l’AES a annoncé dans un communiqué début décembre qu’il n’y aura pas de visas avec la CEDEAO, cette dernière reste pour l’instant silencieuse sur ses intentions. En effet, les conséquences économiques ne peuvent être évaluées que lorsque la CEDEAO affichera sa position. Il y a donc lieu de s’interroger sur ce silence diplomatique. Est-ce le signe que le sujet ne fait pas consensus parmi les pays membres ? Le prochain sommet ordinaire de l’organisation sous régionale est prévu en juillet prochain lors duquel la décision des chefs d’Etat pourrait être connue. Mais il n’est pas exclu qu’un sommet extraordinaire soit convoqué d’ici là.  En tout état de cause, en prenant la décision d’assurer la libre circulation des personnes et des biens, l’AES espère la réciprocité. De notre point de vue, c’est l’hypothèse la plus probable. Cela pour deux raisons. Primo, il n’est pas assuré que les dirigeants de la CDEAO puissent décider à l’unanimité d’imposer le visa aux ressortissants de l’AES et d’augmenter les tarifs douaniers sur les marchandises. Il suffit de constater la posture du Togo et celle toute récente du Ghana pour s’en convaincre. Secundo, une telle décision aura inévitablement des répercussions sur l’économie dans différents pays de la CEDEAO eu égard aux volumes d’échanges entre ces deux entités. C’est ainsi que certains reprochent à l’AES de vouloir une CEDEAO à la carte, en se débarrassant des contraintes politiques tout en maintenant les avantages économiques. 
En somme, nous pouvons dire que cette rupture entre l’AES et la CEDEAO est avant tout idéologique. 

Brehima SIDIBE
Doctorant à CY Cergy Paris Université.

● Habibatou Thiam : Une Pionnière dans l’Histoire de la Mauritanie – [kassataya]

Habibatou Thiam est entrée dans l’histoire en devenant la première femme à atteindre le grade de colonel en Mauritanie. Médecin colonel de profession, elle incarne un modèle de détermination, de compétence et de leadership pour les jeunes femmes du pays.

Son parcours est un témoignage de résilience et de mérite, dans un domaine souvent dominé par les hommes. En plus de ses responsabilités militaires, Habibatou Thiam a contribué de manière significative à la médecine et à la santé publique au pays mettant ses compétences au service de la nation.

Ce grade, jamais attribué à une femme en Mauritanie, représente une avancée majeure pour l’inclusion des femmes dans les hautes sphères des institutions militaires.

Habibatou Thiam devient ainsi un symbole d’émancipation et une source d’inspiration pour les générations futures.

En brisant ce plafond de verre, elle ouvre la voie à davantage de femmes pour qu’elles s’affirment dans des rôles de leadership, que ce soit dans l’armée ou dans d’autres secteurs clés du pays.

Souleymane Hountou Djigo
Journaliste, blogueur

• Lien média https://kassataya.com/2025/01/23/habibatou-thiam-une-pionniere-dans-lhistoire-de-la-mauritanie/?fbclid=IwY2xjawH-8rVleHRuA2FlbQIxMAABHSnTUBMjxV8LNI79UkDmZZdOKKCp0xNTE4yBeuyTILP-_hS9CLq6n21XSw_aem_cINqjMLDcuqprodIYLRdDA

● Guinée | Arrestation d’un homme d’affaires mauritanien sur fond d’un présumé blanchiment d’or [RIMNOW]

RIMNOW /// Les forces de sécurité en Guinée-Conakry ont arrêté le partenaire des miniers et des pétroliers actifs au Sahel, le patron de MSS Security et de Global Aviation, l’homme d’affaires mauritanien Yacoub Ould Sidiya, à la suite de la disparition de quantités d’or.

Ils ont lancé également une enquête sur ce qu’elles suspectent être un présumé trafic de l’or au profit de l’ancien Président guinéen Apha Condé.

Sidiya avait formellement démenti en aout dernier voir des liens avec un quelconque blanchiment de l’or ou de réseaux opérant dans ce domaine, se décrivant comme étant « l’un des entrepreneurs régionaux exerçant une activité modeste dans le domaine du transport de l’or ».

J’ai des contrats avec les banques centrales dont la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), avait-il déclaré.

Yacoub investit dans le domaine de la vente et du transport de l’or en Afrique de l’Ouest et dispose de contrats dans ce domaine avec plusieurs sociétés internationales, rappelle-t-on.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=779806

🔴-Déclaration d’un collectif des organisations abolitionnistes sur l’affaire Balla Gandega (paix à son âme)

Depuis Février 2022, 4 ressortissant du village de Diougoutouro sont arbitrairement arrêtés et séquestrés à la prison de Seilibaby suite à une nébuleuse affaire de coups et blessures survenue nuitamment sur la personne de Balla Gandéga représentant du chef de village. Cette regrettable attaque contre la personne du maire a intervenu suite à la réception par ce dernier en tant que représentant du chef de village d’un lot de matériel et de médicaments offert par des ressortissants du village proches du Mouvement abolitionniste Ganbanaxu en présence du Hakem.
Déjà quand le lot est arrivé certains membres du village se réclamant de la notabilité s’étaient opposés à sa réception pour signifier leurs différents avec le mouvement Abolitionniste. Monsieur Balla Gandega connu pour son esprit de paix et de concorde a lui décidé contre l’avis de plusieurs de ses parents de recevoir le lot de matériel et de médicaments en présence du Hakem.  A cette occasion Balla Gandega prononcera un discours de remerciement à l’endroit des généreux donateurs. Deux jours plus tard, Monsieur Balla Gandega sera retrouvé battu et abandonné hors du village.
Depuis cet incident malheureux et regrettable qui a finalement couté la vie à notre magnanime frère Balla Gandega , les autorités ont procédé à l’arrestation de 4 ressortissants du village tous membres du mouvement abolitionniste Ganbanaaxu. Suite à cette affaire aux relents de règlement de compte  sur base d’une fausse et honteuse accusation  contre des citoyens innocents, le collectif des associations de lutte contre l’esclavage qui s’est réuni ce Jeudi 14 Novembre à l’hôtel AZALAI sous l’impulsion de SOS Esclaves, dénoncent avec fermeté  ces arrestations arbitraires et totalement absurdes de ces jeunes innocents dont le seul tort c’est d’avoir osé remettre en cause le système d’esclavage par ascendance qui prévaut dans l’ensemble des communautés negro africaines et particulièrement dans  la communauté Soninké.
A cet effet, le collectif des organisations de lutte contre l’esclavage en Mauritanie exige :
La libération immédiate et sans conditions de l’ensemble des détenus ainsi que
La conduite d’une enquête indépendante et juste pour déterminer les véritables assassins qui ont lâchement ôté la vie à notre honnête compatriote Gandega
                                                                                 Fait à Nouakchott, le 14 Novembre 2024
Les Organisations Signataires :
SOS-Esclaves
AMCM
AMP
AFCF
AMEES
USD
Sana For Development and Human Rights
Fondation Sahel
IRA
CLODH
Forum NKTT Nord
Armepes-France

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

● La Mauritanie adopte une nouvelle loi sur l’immigration et crée un tribunal spécialisé en la matière

Senalioune – La nouvelle loi réglementant l’immigration en Mauritanie est entrée en vigueur après sa publication au Journal officiel, avec une loi créant un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants.

La nouvelle loi numéro : 038 – 2024, qui a été publiée dans le numéro du JO 1568, prévoit des peines allant de six mois à deux ans de prison pour quiconque utilise des documents avérés faux ou falsifiés, ou obtient ces documents avec un fausse identité ou utilisant des données d’état civil falsifiées, ainsi que toute personne ayant falsifié un visa consulaire, une fausse garantie de retour au pays, une dispense de sûreté, un faux contrat de travail ou une fausse carte d’identité étrangère.

La loi punit également de la même peine quiconque contrefait l’un de ces documents authentiques, ou utilise l’un des documents ci-dessus artificiels ou falsifiés.

Ladite loi prévoit que tout étranger qui commet une des violations de la législation mauritanienne réglementant l’immigration et le séjour sera automatiquement expulsé du territoire national, et interdit d’entrée pour une durée allant d’un (1) à (10) ans, sur la base du pouvoir discrétionnaire de l’autorité administrative compétente.

La loi punit également d’une amende de 500 mille anciens ouguiyas à 5 millions, et d’un emprisonnement de deux (2) à six (6) mois, ou de l’une de ces deux peines, quiconque entre sur le territoire national sans passer par l’un des passages officiels spécifiés par les autorités compétentes, ou réside dans le pays d’une manière violant les dispositions de la réglementation sur l’immigration, en particulier celles liées à la résidence.

Cette loi incrimine et punit de la peine précédente toute personne qui prête aide et assistance à toute personne en vue d’entrer ou de séjourner dans le pays de manière frauduleuse, en sa connaissance.

Cette mesure s’applique également à toute personne qui ne respecte pas les exigences sanitaires stipulées dans les dispositions en vigueur, en plus des étrangers qui ont violé l’interdiction d’entrée ou de séjour dans des zones ou des lieux déterminés, ou qui ont statué sur l’expulsion des mêmes zones ou lieux, sans préjudice des procédures d’expulsion qui peuvent être prises à l’encontre de tout étranger dont la présence ou l’activité est susceptible d’entraîner un trouble à l’ordre public.

La loi punit aussi des mêmes sanctions les étrangers qui enfreignent l’une des dispositions de la réglementation sur l’immigration liées à l’exercice d’une activité professionnelle.

La loi relative à la création d’un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants prévoit quant à elle la création d’un tribunal de première instance à compétence nationale basé dans la wilaya de Nouakchott Ouest, composée de deux formations dont une collective de trois juges, et la seconde est individuelle, comprenant le président du tribunal ou son délégué.

Cette loi stipule dans son article : 11 que les tribunaux de première instance abandonnent les affaires en cours portées devant eux et qui relèvent de la compétence de ce tribunal, dès l’entrée en vigueur de la loi, et que les affaires sont déférées au nouveau tribunal par le ministère public compétent.

La première loi a été signée par le président Mohamed Ould Ghazouani, son Premier ministre Mokhtar Ould Diay et le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, tandis que la seconde a été signée par le Président, son Premier ministre et son ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Boya.

NB : Traduction non officielle des parties du texte relative à la loi non encore accessible dans sa version française

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=778746&fbclid=IwY2xjawGhcOdleHRuA2FlbQIxMQABHex_zDlEl9XW3r2-BydHC19RHl8RpFCzzgiqOjDNTK2nl0hyIi4EB670kw_aem_RMlIsmMJW1kSsFQxSei6bQ

● Tchad : la riposte aux attaques djihadistes tourne à la déroute [Ouest France]

Plusieurs militaires tchadiens ont été tués et d’autres blessés lors d’un « accrochage » samedi entre l’armée et des miliciens du mouvement islamiste Boko Haram.

Fin octobre, une attaque du groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire de la région du lac Tchad avait fait une quarantaine de morts parmi les militaires tchadiens. En riposte, le président Déby avait « personnellement » lancé une opération baptisée « Haskanite », qu’il a dirigée depuis la province du lac Tchad pendant deux semaines.

Samedi, lors d’un accrochage et après quelques heures de combat, « plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés » selon l’état-major tchadien.

« Plusieurs haut gradés sont tombés »
Mais l’accrochage qui a eu lieu vers 15 h locales sur l’île de Karia, au nord-ouest de Kaigakindjiria, dans la province du lac Tchad, a tourné à l’avantage des djihadistes qui ont infligé des pertes aux forces gouvernementales.

Samedi dans la soirée, plusieurs médias locaux ont relayé des listes de noms de militaires tchadiens, pour certains de haut gradés tués (dont deux généraux) ou blessés (dont deux autres généraux).

Ce dimanche, des pages Facebook liées à l’ethnie zaghawa – à laquelle appartient le président Déby – ont annoncé la mort d’une dizaine d’officiers de leur communauté dans ces combats. « Plusieurs haut gradés sont tombés. D’autres ont été blessés et évacués à la garnison militaire de N’Djamena », a indiqué un officier de l’état-major sous couvert d’anonymat.

Pour sa part, dans un communiqué diffusé samedi avant son départ pour l’Arabie saoudite, le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a rendu hommage aux « martyrs » tombés samedi, sans donner des précisions.

• Lien média https://www.ouest-france.fr/monde/tchad/tchad-la-riposte-aux-attaques-djihadistes-tourne-a-la-deroute-6331a3f2-9f53-11ef-84c9-4bebe8d0c332?fbclid=IwY2xjawGd8OFleHRuA2FlbQIxMQABHVkF00w0_fiz7E0GVu_OgZ5IXUdttlaghpd2OITWMdLgAwuYo6gCu-C7ug_aem_5-dHZCpmoTLA0-Ag2gl3Jg

● Mauritanie : l’afflux de réfugiés a atteint un « seuil critique » (ministre)

Malijet – L’afflux en Mauritanie de réfugiés fuyant l’insécurité au Sahel a atteint « un seuil critique » et intensifie la migration clandestine vers l’Espagne et l’Europe, a déclaré lundi le ministre mauritanien de la Défense Hanena Ould Sidi.

Selon un récent rapport de l’agence dédiée de l’ONU (UNHCR), 275.000 réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent actuellement en Mauritanie, pays d’environ 4,9 millions d’habitants.

Ils sont concentrés principalement dans le sud-est à la frontière avec le Mali, dont 112.000 enregistrés dans le seul camp de Mbera, saturé, dit l’agence. La majorité viennent du Mali, où ils ont fui l’insécurité et la faim, dit-elle.

La Mauritanie s’est signalée ces dernières années par sa stabilité par rapport au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où prospèrent des jihadistes et autres groupes armés.

« Le flux des réfugiés sur le territoire mauritanien a atteint un seuil critique » en raison de la situation sécuritaire au Sahel qui « continue de se détériorer », a déclaré le ministre mauritanien de la Défense, qui recevait à Nouakchott son homologue espagnole Margarita Robles.

« La détérioration des conditions sécuritaires dans la région entraîne une intensification du flux de migrants irréguliers traversant la Mauritanie vers l’Espagne », a-t-il ajouté.

La Mauritanie est située sur la route maritime empruntée par des dizaines de milliers d’Africains pour tenter de gagner l’Europe via l’Atlantique. L’archipel espagnol des Canaries représente sur cette route la première porte sur l’Europe.

Au 15 octobre, 32.878 migrants irréguliers étaient arrivés aux Canaries par la mer, contre 23.537 au cours de la même période l’année dernière, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Le gouvernement espagnol s’emploie auprès des pays ouest-africains à endiguer le flux.

L’afflux de réfugiés « constitue une forte pression économique, sociale et sécuritaire sur les régions d’accueil » de la Mauritanie, a dit le ministre mauritanien. Face à cette situation, Nouakchott « souhaite renforcer ses programmes de coopération avec l’Espagne et l’Europe en général, en matière de migration sûre, ordonnée et régulière », a-t-il ajouté.

Nouakchott et Madrid se sont engagés fin août à coopérer pour lutter contre les passeurs de migrants illégaux vers l’Europe et favoriser la migration légale, lors d’une visite dans la capitale mauritanienne du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.

Source : AFP

• Lien média  https://cridem.org/C_Info.php?article=778415

● Non à l’impunité, justice pour Lamine Mangane – Lettre ouverte TPMN

Monsieur Le Président,

Le 27 septembre 2011, à Maghama, la gendarmerie a ouvert le feu sur des manifestants pacifiques de Touche pas à ma nationalité qui ne demandaient rien d’autre que la citoyenneté pleine et entière pour tous les Mauritaniens au delà de leur appartenance raciale, ethnique ou tribale.

Le bilan est particulièrement lourd : Lamine Mangane, adolescent de seize ans est tué sur le coup, tandis que 8 autres enfants sont grièvement blessés et marqués à vie. Treize ans après cette tragédie, aucune enquête n’a été diligentée pour situer les responsabilités et les coupables courent toujours, s’ils n’ont été promus pour leur forfait.

Une plainte a pourtant bien été introduite par la famille du jeune homme assassiné, mais elle n’a été suivie d’aucun effet, bloquée par une justice aux ordres d’un système étatique fondé sur le racisme et l’esclavagisme.

La tragédie de Maghama est en effet une suite logique du permis de tuer du noir délivré aux représentants les plus zélés du système raciste et esclavagiste à travers la promulgation de la loi d’amnistie protégeant les auteurs des crimes contre la communauté noire pendant les années de braise.

Touche pas à ma nationalité ose espérer que vous vous ressaisirez, après un premier mandat qui n’a fait que creuser davantage le fossé entre les Mauritaniens, et que vous aurez le courage d’affronter les vrais problèmes qui minent l’existence de notre pays. Nous vous rappelons que l’unité nationale ne peut se construire sur le déni de justice et exigeons :

– L’ouverture d’une enquête interne visant à situer les responsabilités de la tragédie de Maghama

– L’indemnisation de l’ensemble des victimes

– La levée des obstructions empêchant le traitement de la plainte introduite par la famille Mangane ;

– L’abrogation de la loi d’amnistie de 1993, cadre légal de toutes les exactions à l’endroit des Noirs de Mauritanie.

En espérant que vous mettrez les intérêts de la Mauritanie au-dessus de toutes les autres considérations, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations distinguées.

Nouakchott le 27 septembre 2024

Pour le Bureau Exécutif,

Le Président Alassane DIA

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=777662

● La puissance effective se prouve plus qu’elle ne se clame ! | La poisse inédite liée aux matériels de communication.

L’attaque spectaculaire (bipeurs et talkie-walkie explosés) que subit le hezbollah libanais ces derniers jours, nous montre la fragilité de certains milieux dans ce monde cybernétique. Si hier une certaine hégémonie technique a joué un rôle pour assoir la domination coloniale, aujourd’hui certaines nations disposent d’une haute technologie cybernétique pouvant leur permettre de déshabiller à distance un État dépendant et faiblard en technologie de pointe. À imaginer qu’on puisse faire exploser à distance tous les équipements informatiques militaires et civils d’un clic… et le bazar organisationnel et la panique générale qui vont en être provoqués. Un dénuement matériel propice à une autre domination…coloniale ou de grande dépendance. Il faut avoir les moyens matériels de sa souveraineté politique et militaire… sinon on se la joue avec moins d’arrogance.

Lire davantage https://www.huffingtonpost.fr/international/article/liban-les-talkies-walkies-qui-ont-explose-n-etaient-plus-produits-depuis-10-ans-alors-que-les-bipeurs-etaient-neufs_239807.html

• KS pour le BLOG