● Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entérinent leur alliance au sein d’une « confédération » [TV5Monde]


Les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont entériné leur alliance au sein d’une « confédération » lors de leur premier sommet à Niamey, une décision qui acte leur rupture avec le reste du bloc ouest-africain.

Les chefs d’État des trois pays, des militaires arrivés au pouvoir par des putschs, « ont décidé de franchir une étape supplémentaire vers une intégration plus poussée entre les États membres », indiquent-ils dans le communiqué final du sommet.

« À cet effet ils ont adopté le traité instituant une confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger dénommée Confédération des Etats du Sahel (AES) », est-il précisé dans le texte.

Les trois pays de l’AES avaient annoncé en janvier leur départ de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), une organisation qu’ils jugent instrumentalisée par la France, ex-puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture.

La création de cette confédération vient confirmer ce divorce. « Nos peuples ont irrévocablement tourné le dos à la Cedeao », a lancé le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire nigérien, en ouverture du sommet.

Les relations AES-Cedeao se sont considérablement détériorées à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023 ayant porté le général Tiani au pouvoir.

La Cedeao avait alors pris de lourdes sanctions économiques contre le Niger et menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, dans ses fonctions. Les sanctions ont depuis été levées, en février, mais les relations entre les deux camps restent glaciales.

La Cedeao doit tenir dimanche un sommet de ses chefs d’État, à Abuja, où la question des rapports avec l’AES sera au menu des discussions. Les pays de l’AES ont formé en mars une force commune pour lutter contre les jihadistes qui attaquent régulièrement leurs territoires.

Samedi, ils ont également souhaité « mutualiser leurs moyens », dans des secteurs jugés stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie ou encore les transports. Ils ont aussi demandé que les langues locales soient davantage utilisées dans les médias publics et privés de leurs pays.

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● Post-électorale en Mauritanie : les manoeuvres du pouvoir pour isoler Biram Dah Abeid | Par Thomas Magassa.


L’histoire retiendra que, Outouma SOUMARÉ est le premier qui a semé la cacophonie au sein des candidats ayant participé à la présidentielle du 29 juin 2024. En effet, il sera le premier à soutenir à la face du monde que ses PV « correspondent parfaitement » aux résultats de la CENI. Cette sortie inattendue du Pr Outoumou Soumaré a été mal appréciée par certains de ses soutiens, parmi lesquels, la député Kadiata Malick Diallo, qui a parlé de trahison. 

Alors que, les autres candidats notamment Biram Dah Abeid, arrivé deuxième, accuse la Commission Électorale Nationale Indépendante d’avoir orchestré un hold-up électoral.

C’est donc au coeur de la contestation post-électorale, au moment où la police a assassiné, au moins trois jeunes à  Kaedi, que le candidat Soumaré a fait cette sortie: une manière de discréditer l’argumentaire de fraude évoqué et développé  par Biram Dah Abeid.

Plus tard, c’est autour du candidat de Tawassoul, parti islamiste, Hamadi Sid’El Mokhtar Mohamed Abdy qui avait pourtant vertement contesté ses résultats à la suite de la proclamation des résultats provisoires de la CENI,  en parlant de mascarade électorale, de faire volte-face, en  reconnaissant  la victoire du président Ould Ghazouani.

Les autorités travaillent dans une logique de mettre Biram Dah Abeid dans une espèce d’isolement, en amenant les autres protagonistes à  accepter par des déclarations publiques leurs résultats ( ceux proclamés par la CENI). Une manoeuvre de dédouaner la CENI de toute fraude et partant de crédibiliser le scrutin du 29 juin.

Ainsi, Biram sera isolé et prêchera  dans le désert comme un homme politique atteint de  schizophrénie.

Ces conciliabules avec le pouvoir, contre la personne de Biram,  montrent que même ceux qui s’auto proclament  opposants politiques, ici et là, ne sont pas prêts au  changement de système. Tous ont peur des idées du leader Biram qui entend s’attaquer aux tares de la société mauritanienne de tous ordres : sociétal, social,  religieux, politique et même historique etc.

Le pouvoir continue en douce de démarcher les candidats malheureux à la présidentielle et même certaines personnalités politiques indépendantes, en perspective de la validation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

Une manière sournoise d’accabler Biram, de montrer l’absurdité de la fraude de la CENI, et des contestestations post- electorales ayant fait au moins trois morts. Comme pour dire, ils sont morts pour rien, en jetant la faute sur le candidat, Biram.

Thomas Magassa

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● Encore du sang versé, le sang des innocents. | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Le sang de la jeunesse, une jeunesse désemparée, victime jour après jour, année après année, comme nos hommes politiques plus dévoués pour défendre le peuple, le bas peuple de l’usage détourné, dévoyé de la démocratie.

Notre marche forcée vers la démocratie, la vraie démocratie,  loin des slogans, celle qui assure la liberté d’expression, une citoyenneté égalitaire pour tous, la justice sociale, la méritocratie est malheureusement  un chemin jalonné de morts.

Il y a ceux qui sont connus et ceux qui ont été dissimulés. Des morts anonymes.

Que de familles endeuillées, des mères meurtries à  jamais, qui ne pourront jamais comprendre l’usage disproportionné de la force publique pour tuer.

La haine de la république prend naissance dans ce genre de situation où votre frère, votre ami, votre fils ou fille trouve la mort par ce qu’ il est sorti pour manifester, protester pacifiquement dans son pays.

Ça devient trop. Et le pire, aucune enquête ne sera diligentée pour comprendre les circonstances exactes de la mort de ces jeunes manifestants. On assiste à la banalisation des bavures policières où des forces de sécurité et de défense se livrent à des actes de violence meurtrière . Or, pendant ce temps, nous voyons la mobilisation pour soutenir et pleurer les morts en Palestine.

On voit l’intérêt et la compassion des Autorités mauritaniennes, jusqu’au plus haut niveau pour les victimes palestiniennes.

Des communiqués de condamnation sont émises, des appels à manifester sont lancés, et des protestations de tout genre fusent pour accabler l’Etat Israélien.

En revanche, lorsqu’un citoyen mauritanien est tué par nos forces de défense et de sécurité, on essaie de justifier ….On ne condamne pas. On n’ouvre aucune enquête.

Au contraire, on cherche vaille que vaille à cribler, à charger les victimes et les siens pour les présenter comme des ennemis de la république, des monstres …

En vérité, en Palestine, en Mauritanie ou ailleurs qu’est ce qui met les gens ( la jeunesse ) dans les rues pour manifester?
C’est incontestablement L’INJUSTICE. Le manque de justice dans une société est une bombe à retardement qui ne profite à personne.  Il sème la haine . Il est conflictogène par essence.

Toute ma compassion et mes condoléances pour les familles explorées. 

Seyré SIDIBE

🔴Mauritanie ~ 2 juin 2024 | quelques points marquants de la conférence de presse du candidat Biram Dah Abeid à Nouakchott

● Présentation de condoléances aux familles de jeunes manifestants morts ces dernières heures du côté de la ville de Kaedi. Et une ferme dénonciation et mise en cause des pratiques policières du régime en place. Le député appelle à la libération de tous détenus sur l’ensemble du territoire national.

● la cellule chargée des opérations électorales autour du candidat a donné brièvement des éléments d’irrégularités relevées lors du vote et dans les données de la CENI.

● Le candidat BDA réaffirme qu’une crise s’est installée à l’issue du scrutin frauduleux du 29 juin et qu’il refuse de reconnaître les résultats qui en sont issus. Et il dit disposé au dialogue avec les autorités afin de la régler. Il a dénoncé les arrestations dont sont victimes ses partisans et ceux de ses partenaires de la Coalition BDA 2024 ayant porté sa candidature. Il a botté en touche les accusations par la propagande visant à salir ses partenaires (en citant Samba Thiam et Bakary Tandia) dans une certaine opinion publique arabophone.

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🖋KS pour le BLOG

● Mauritanie | L’élection présidentielle du 29 juin 2024 : Bilan de l’instant !



Le scrutin présidentiel dans ce pays ouest-africain s’est soldé par la reconduction du président sortant selon les résultats provisoires publiés par la CENI (la commission électorale nationale indépendante). Données faisant l’object d’une ferme contestation exprimée par la coalition qui porte la candidature du leader abolitionniste mauritanien, le parlementaire M. Biram Dah Abeid. Lors de différentes sorties médiatiques, celui qui est arrivé deuxième avec 22,10% selon le bilan CENI, laisse entendre qu’un travail est en cours pour matérialiser les éléments prouvant la mise en cause des données sous le contrôle de la CENI. Ainsi, une évolution éventuelle en terme de recours est à suivre avant la proclamation officielle par le conseil constitutionnel. Du côté du Raïs annoncé réélu, il s’est exprimé dans la journée du 1 juin 2024 dans un élément vidéo prenant acte de la confiance renouvellée par le peuple à son égard dit-il.

Pour rappel, lors des élections générales de l’année dernière, son parti Insaf et ses alliés avaient largement dominé avec une majorité écrasante à l’assemblée nationale et 13 conseils régionaux conquis.

Ci-après quelques données clés provisoires du scrutin reccueillies sur la plateforme de la CENI :

Corps électoral de base :  1 939 342 inscrits

Taux de participation 55,39 %

Nombre des bureaux 4 503

1 – Mohamed Cheikh El-Ghazouani 56,12%

2 – Biram Dah Abeid 22,10%

3 – Hamadi Mohamed Abdi 12,78%

4 – El Id M’Bareck 3,57%

5 – Mamadou Ba 2,39%

6 – Outma Antoine Soumare 2,06%

7 – Mohamed Lemine El Wafi 0.98%

• Lien de source https://res-myceni.org/

Du côté de l’opposition sur les 3 dernières présidentielles (2014, 2019 et 2024), le leader antiesclavagiste BDA est en progression constante et s’est positionné comme le premier challenger des candidats de l’état profond. En effet, il y a 10 déjà, il était arrivé deuxième avec un score de 8,67% loin derrière l’ex président Ould Abdel Aziz, en 2019, il avait reccueilli 18,59% face à l’actuel président réélu.

L’arène politique dans ce pays reste à revoir en matière de gestion électorale. Les oppositions doivent se réinventer politiquement et enclencher d’autres stratégies visionnaires sur le long terme. Les échéances prochaines…2028 et 2029, respectivement attendues les générales et la présidentielle.

Ce jour, nous apprenons que les réseaux internet mobiles sont suspendus dans le pays. Ce qui rend confuse la situation actuelle postélectorale liée aux remous contestataires du scrutin.

Le 2 juin 2024

🖋KS pour le BLOG

● L’éditorial OndeInfo | On s’y attendait, Ould Ghazouani a gagné la présidentielle : qu’est-ce qui va changer ?

Pas grand-chose pour nous autres, parce que nous sommes, ce que nous sommes. Les élections présidentielles en Mauritanie se suivent et se ressemblent. Cette fois-ci encore le peuple, la majorité, celle qui aspire ardemment au changement a rêvé jusqu’ au soir du 29 juin. Au final, c’est un énième désenchantement !

La campagne aura été, comme à l’accoutumée un déversoir, un moment pour les éternels opprimés de se lâcher sans tabou.

La pilule est certes dure à avaler pour le pouvoir, mais il l’a ingurgitée quand-même, non sans difficulté et sans grimace, pour se prêter au jeu démocratique. Le temps d’une campagne est compté, assez court. Le pouvoir constitué, entre autres, d’une oligarchie militaro-esclavagiste- feodalo- affairiste a dû serrer les dents, en fermant les yeux sur ce qu’il considère, en d’autres circonstances comme des écarts de langage, – pratiques courantes-, pour enfreindre à la liberté d’expression.

Ainsi, le pouvoir a laissé faire non pas par principe, mais tout simplement, parce qu’il a peur du jugement de l’extérieur (l’opinion internationale). Le jugement de l’autre le préoccupe tant, au point qu’il oublie celui de (l’intérieur) le peuple souverain.

D’ordinaire, répressif et autoritaire, le pouvoir a fermé les yeux sans vraiment les fermer véritablement pendant la campagne électorale.

En effet, les services des renseignements travaillent à plein régime, sortent leur calepin et notent tout.

Et les premières mesures qui seront prises au lendemain de la réélection d’ Ould Ghazouani  prendront en considération grandement, le  travail abattu par les services de renseignements.

Pour ce faire, les nominations, les limogeages, l’orientation des projets dans les différentes régions du pays, le nombre de ministres par tribu, par communauté, par ethnie ainsi que leur origine sociale et même familiale etc. seront faits sur la base de ces éléments (fiches de renseignements).

D’un côté, il y a ceux qu’il faut abattre parce qu’ils ont osé dénoncer, s’allier avec l’adversaire politique du pouvoir. Ceux-là seront des victimes, même leurs proches ne seront pas épargnés.

Une espèce de règlement de comptes s’installe, à moins de se dédire, se racheter, faire son mea culpa, renoncer à ses convictions politiques, trahir tout simplement, pour acheter la paix et celle des siens.

L’après présidentiel, c’est également un moment de délation, au sein du cercle du pouvoir. Certains sont reclassés, d’autres déclassés, et tombent en disgrâce.

Et bien évidemment, il y a ceux qui seront récompensés, et qui gagneront la confiance du raïs pour s’être investis, souvent avec zèle pour ces derniers, c’est une nouvelle vie qui commence.

Il ne faut pas s’attendre à de grands changements. On reprendra ad vitam aeternam les mêmes. C’est l’éternel recommencement : les mêmes noms de familles vont revenir. Leur père, cousin, oncle ont occupé des postes de responsabilité, eux aussi sont prédestinés à la haute sphère de l’Etat.

Cette « reproduction en fac-similé », des élites issues des mêmes familles, mêmes fratries et tribus de générations en génération, depuis l’indépendance dans la gestion de l’Etat est une triste réalité partagée, – les postes de responsabilité au sein de l’Etat sont devenus, la chasse gardée pour certains- qu’on peut observer dans toutes les composantes sociologiques du pays.

Bien évidemment, chez les Beydane, la réalité est moins visible, du fait qu’ils détiennent la part du lion dans les nominations, alors que chez les autres, il y a en général deux à trois postes prévus. Ce qui fait qu’il est plus facile de remarquer la régularité des mêmes visages, des mêmes noms, des mêmes familles qui sont régulièrement promus. C’est la démocratie par les quotas. 

Le Guidimakha ne fera pas exception à cette tradition, plus forte que les lois et même la Constitution. Les nominations se suivent et se ressemblent, au profit des lignées pour asseoir leur domination et leur hégémonie sur les autres.

Et dans les discours officiels on continuera à mentir, à proclamer » l’égalité des chances, et même l’équité. 

Notre démocratie est grabataire, elle est en fin de vie. Faut-il l’euthanasier ?  A-t-elle encore une chance d’être sauvée ?
Le pessimisme est de mise et semble l’emporter. Les signes sont loin d’être rassurants. Et c’est parti encore pour cinq années d’aventure ou dit moins de mésaventure démocratique. Les mêmes intérêts seront préservés, les mêmes clans et les mêmes seront promus. Et après eux, ce sera le tour de leurs progénitures.

Seyré SIDIBE

● Une élection, c’est une épreuve de sciences exactes

Il n’ y a pas plus angoissant que d’être suspendu à la  délibération, des résultats  d’un concours auquel, vous avez  participé alors que vous avez  des réserves sérieuses, à la fois sur la probité et l’impartialité  des correcteurs et du jury. 
Vous êtes d’autant plus dévasté, à l’idée d’un éventuel échec surtout lorsque vous êtes le meilleur de la classe. Ce que vous avez su  prouver pendant neuf mois à  travers vos notes des contrôles continus. 

Si vous êtes littéraire, et le concours porte sur la  dissertation, par exemple, vous pouvez être
plus indulgent, et comprendre votre échec par le caractère particulier des disciplines littéraires. 

Ainsi, dédouaner plus aisément  les correcteurs et le jury ; en raison du caractère « subjectif » des disciplines littéraires ( les sciences humaines), qui pour autant, obéissent bien entendu à  des règles précises et sont donc loin s’être dénuées de toute logique. 

En revanche, dans un concours où les épreuves sont dans les sciences exactes, il y a peu de place à la subjectivité. On doit pouvoir expliquer l’échec comme le succès. 

En effet, si le jury est transparent et neutre, il doit accepter sans récriminations, les réclamations et contestations des candidats recalés, en vue de les étudier et envisager une nouvelle correction, avec d’autres correcteurs dont les qualités et l’intégralité morales sont avérées, et ce en présence des requérants. 

Par une telle démarche, le jury peut se laver les mains proprement de tout soupçon, de complicité ou connivence. Il y va pour son image en tant qu’institution.

Dans le domaine des sciences exactes, le résultat n’est pas parachuté, inventé et imposé.
Il s’impose par lui-même, de lui-même par la démarche, la méthodologie. Même les plus incrédules, ne peuvent résister, refuser « pendant longtemps »  la vérité scientifique.

Seyré  SIDIBE

● Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa

Née dans un village du sud de la Mauritanie sans électricité, Kadio Niang incarne la réussite, la détermination et l’innovation. Aujourd’hui, elle est à la tête de Solar-Ecobat, une start-up pionnière dans la fabrication de lampes solaires, apportant lumière et espoir aux régions les plus reculées du Sahel.

Un Parcours Inspirant

Kadio a passé son enfance et son adolescence à étudier à la bougie ou à la lampe à pétrole. Très tôt, elle a compris l’importance de l’électricité pour le développement. Devenir ingénieure est alors devenu une évidence. Face à un taux d’accès à l’électricité de seulement 10% en zone rurale contre 72% dans les villes, Kadio est convaincue que l’avenir de l’électrification au Sahel passe par l’énergie solaire.

Une Femme d’Action dans un Monde d’Hommes

Rares sont les femmes dans le secteur de l’énergie solaire, et Kadio Niang se distingue non seulement par son expertise mais aussi par sa volonté de favoriser l’emploi des femmes dans ce domaine. Son engagement va au-delà de la simple fourniture d’électricité; elle cherche à transformer la société en créant des opportunités pour les femmes dans les énergies renouvelables.

Reconnaissance Internationale

Le 21 novembre 2019, Kadio était parmi les dix finalistes à la cérémonie EDF Pulse Africa à Paris, un événement qui récompense les projets les plus novateurs dans le domaine énergétique en Afrique. Sa participation a mis en lumière son travail exceptionnel et son potentiel à changer la donne en matière d’énergie durable.

Votre Soutien Est Crucial

En 2024, Kadio Niang, CEO de Solar-Ecobat, a été sélectionnée comme finaliste régionale aux Global Startup Awards Africa. C’est une reconnaissance de son travail acharné et de son impact significatif sur l’électrification durable en Mauritanie et au-delà.

Kadio Niang est une source d’inspiration pour tous. En votant pour elle, vous soutenez non seulement une innovatrice exceptionnelle, mais aussi une visionnaire qui œuvre pour un avenir durable et inclusif. Ensemble, faisons briller la Mauritanie et tout le Sahel grâce à l’énergie solaire.

Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa et partagez son histoire incroyable avec les vôtres. https://bit.ly/NorthernPV24

La Rédaction

• Lien média RMI-INFO.COM https://rmi-info.com/votez-pour-kadio-niang-aux-global-startup-awards-africa/?preview=true&frame-nonce=bf6e00862c&fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR2MWWJH2MeIn4zxvYsBrG8AhKzD4_x51rjdLEMkXV8r4MGR6iLcjiTPjsw_aem_f-RCV5KApDtrpvagnW4d6g

● Wikileaks : Julian Assange est libre [France Info]

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks qui était poursuivi par les autorités américaines pour avoir divulgué des centaines de milliers de documents confidentiels, a retrouvé la liberté, mardi 25 juin.
D’un pas déterminé, Julian Assange gravit les quelques marches qui le séparent de sa liberté. Un avion le mène vers le territoire américain, où il sera jugé. Le fondateur de Wikileaks est relâché après 1 901 jours de prison et 14 ans d’une saga judiciaire hors normes. C’est l’épilogue d’une longue bataille pour sa famille et ses proches.

Une liberté acquise grâce à un accord de plaider coupable avec la justice américaine. L’Australien encourrait 175 ans de prison aux États-Unis pour avoir rendu publics plus de 700 000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines. Réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres pendant sept ans, puis incarcéré au Royaume-Uni en 2019, il avait obtenu des soutiens dans le monde entier.

Une peine déjà purgée ?
Son pays se félicite aujourd’hui de sa libération. Il doit comparaître mercredi 26 juin devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, un territoire américain du Pacifique. Il devrait être condamné à 62 mois de prison, peine déjà purgée en détention provisoire.

• Lien média https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/assange/wikileaks-julian-assange-est-libre_6625443.html

● La diabolisation comme arme de destruction politique 

On entend ici et là, que le candidat à la présidentielle de juin, Biram Dah Abeid ne peut pas diriger la Mauritanie.  On lui reproche de tenir un discours extrémiste, violent, pourfendeur et dézingueur qui détruit tout, y compris de l’unité nationale.

Ce sont ces mêmes personnes qui ont diabolisé des années durant, le leader charismatique de la cause négro mauritanienne, Samba Thiam en le taxant de raciste, d’anti Beydane pour le rendre épouvantable et infréquentable.

Idem pour Ibrahima Moctar SARR  de l’AJDM/R parce que, lui aussi, a toujours su trouver les mots justes, adéquats et appropriés mais acerbes pour qualifier le système, pour le décrire, le décrypter et le mettre à nu sans complaisance. Les maux ont peur des mots. La dénonciation finira toujours par vaincre l’injustice et la dictature.

Dans une histoire récente, de l’autre côté du fleuve aussi, on a vu des gens de la même espèce tenir les mêmes propos contre les leaders du Pastef, en l’occurrence Ousmane Sonko, le qualifiant d’extrémiste, dangereux pour le Sénégal. Incapable de diriger ce pays au risque de le conduire vers le chaos. 

En dépit de tout ce qu’on a dit d’Ousmane Sonko et du Pastef, les Sénégalais ont résisté en refusant de se faire manipuler. La page, Macky SALL et ses acolytes est tournée de la plus belle des manières par les urnes : l’alternance dans sa forme la plus achevée et complète. La rupture est désormais effective avec à la clé un changement générationnel, un nouveau Sénégal est en gestation. 

En vérité, ceux qui tiennent de tels propos, ici et ailleurs, ont quelque chose en commun. Ils sont soit au pouvoir, proches du pouvoir ou bénéficient des avantages du pouvoir (du système) qu’ils entendent préserver à tout prix, y compris par la diabolisation, la mystification, la calomnie, la manipulation…

Quant aux victimes de ces campagnes obscènes et diffamatoires, elles présentent généralement les mêmes similitudes : elles s’opposent à un système mafieux, à un pouvoir discrédité, souvent à la dérive, et qui entend éliminer par toutes sortes de méthodes déloyales et anti démocratique ses adversaires.

Ainsi, les véritables challengers sont traqués, combattus, souvent par « la main représailles » du pouvoir : les forces de défense et de sécurité. Et comme ces genres de pouvoirs ont pour slogan et morale  » la fin justifie les moyens « , ils mettent en branle toutes sortes de stratégies, de plans machiavéliques et macabres pour arriver à leurs fins.

Il ressort de ces deux exemples que pour déboulonner un système politique arbitraire, discriminatoire, autocratique et inique, il faut des mots forts, un discours virulent. Une telle attitude est une réponse à la violence et ne saurait être considérée comme de la violence. Il n’y a pas plus de violence que les violences policières, l’usage disproportionné des grenades lacrymogènes etc. Quid de la corruption qui compromet l’avenir des générations futures en contribuant grandement à la paupérisation.

Il n’y a pas plus violent qu’un système politique mafieux qui détruit et exclut systématiquement tous ceux qui ne sont pas du sérail, du clan, du cercle fermé, un univers constitué exclusivement de quelques privilégiés, qui sont aux commandes du pays depuis l’indépendance. 

Si bien que l’égalité des chances n’est qu’un vain mot. L’école ne sert plus à grand-chose. D’ailleurs, elle a cessé d’être un ascenseur social depuis qu’elle a été décrétée Républicaine. Les diplômes, la compétence et les études ne sont plus considérés comme des vecteurs de réussite sociale. Il vaut mieux décliner le nom de son père, son patronyme : Ould Velanne, de telle tribu…

Pour briser ce système oligarchique (militaro-féodalo- tribalo-raciste), une telle véritable  machine à fabriquer les inégalités, la corruption, les injustices de toutes sortes, en contradiction avec l’Etat de droit, la république, la démocratie et de l’islam, il va bien falloir « dégainer » des mots forts, des « missiles » en dénonçant avec force et vigueur. 

Dans cet exercice de diabolisation, on joue sur les peurs et elle prend toutes les formes. On va fouiller dans les origines sociales, familiales, dans le parcours scolaire, académique où professionnel de l’opposant pour chercher la petite bête. Si tout est clean. C’est rarement le cas d’ailleurs, en effet qui cherche finira toujours par trouver.
Ainsi, vous conviendrez avec moi, que Biram est victime d’un faux procès du genre : « il va déstabiliser le pays, il va le vendre au diable, il n’a point d’expériences dans la gestion de État » etc. Cependant, en dépit des nombreuses campagnes de déstabilisation, de coups bas, et toutes sortes de stratégies utilisées, depuis l’ère Mohamed Ould Abdel Aziz pour éliminer l’homme, il résiste vaillamment.

Et comme requinqué plus que jamais, il donne du fil à retordre au pouvoir en créant une situation inédite dans le pays où la réélection du président sortant fait douter plus d’un.

A mesure qu’on s’approche du scrutin du 29 juin, le scepticisme est de mise quant à la victoire du pouvoir ; à en croire les échos de la campagne et la mobilisation des citoyens plutôt favorables au changement, à la mise à mort du système politique en place depuis plusieurs décennies.

Mais, en Afrique, l’issue d’une élection est toujours mystérieuse. Que d’acteurs visibles mais surtout invisibles interagissent pour faire basculer le suffrage des électeurs du côté qu’ils n’ont souvent pas choisi. La sécurisation des votes est dès lors essentielle et constitue tout l’enjeu de cette présidentielle.

Seyré SIDIBE

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