Rétro | Interview du Dr Koné Makan (Dates courant 2010 – 2011)

OCVIDH: Bonjour Docteur Koné Makan Djibril, pouvez-vous vous présenter aux mauritaniens, et partenaires intéressés par la vie sociale et politique de notre pays ?

KONE MAKAN: Bonjour et merci pour l’occasion que vous m’offrez. Cependant, il est difficile de parler de soi. Bon ! Je suis natif de Sélibaby -Guidimaka, où j’ai fait l’école primaire et le collège de cette ville, puis le lycée de Kaédi, le baccalauréat au lycée national de Nouakchott et mes études universitaires en Algérie. Dans ce pays frère, j’étais le correspond et « le référent » de la génération des étudiants mauritaniens de la fin des années 1980 à 2002. Certains compatriotes se reconnaîtront et leurs faits un petit signe de la main.

En France depuis 2002, j’ai milité dans le parti AC puis APP et dans des associations comme l’AVOMM, ARSEF, etc…

OCVIDH : Comment évaluez-vous la persistance de l’esclavage en Mauritanie ?

KONE MAKAN: Je l’évalue par un seul critère qui, à mes yeux paraît fondamental à savoir un manque de volonté politique allié à la culture de nos différentes communautés mauritaniennes. Le premier s’accommodant parfaitement de ces dernières parce qu’elles constituent souvent des ressorts hégémoniques dans le cadre de la domination politique et économique à la fois…voilà pour les faits. Face à cela, il me semble que le problème de l’Esclavage en Mauritanie a été jusqu’à une date récente circonscrit, et dénoncé uniquement en milieu maure et occulté dans les autres milieux négro-africains. En cela, le combat a été mené partiellement même si en milieu maure, l’Esclavage est plus visible en quelque sorte.

Dans la communauté Négro-africaine, on ne trouve évidemment pas les mêmes formes d’esclavage originel que chez les Maures, ni les mêmes logiques historiques spécifiques.

Ainsi, le dépassement de l’organisation sociale communautaire de type segmentaire et lignagère va se traduire par le passage au système esclavagiste. Ce système a été d’un « apport » non négligeable dans la constitution de l’identité négro-africaine dans la mesure ou, sans compter l’enrichissement proprement ethnique, on doit aux esclaves d’avoir permis un développement considérable de l’agriculture, par le défrichement de plaines entières et de l’expansion de la métallurgie du fer.

Chez les Soninké, qui forment en Afrique de l’Ouest une communauté connue par son dynamisme, l’attachement à la tradition et le sens de ses valeurs fondamentales dont la plus importante est sans doute la solidarité. Ils ont bâti, où contribué à fonder, les ensembles territoriaux les plus vastes et les plus prestigieux qu’ait connu la sous région sahélienne. Tous ces ensembles souvent admirablement dirigés et administrés ne le furent cependant que dans le cadre d’un système esclavagiste totalitaire et rigoureux dans le respect des traditions et, sous l’égide, de siècles durant de leurs seigneurs (Tunka Lemmu), avant tout grands propriétaires d’esclaves.

C’est grâce à cette maîtrise d’une grande quantité d’esclaves que les Tunka Lemmu ont pu défricher de grandes étendues de terres de cultures, s’octroyant ainsi un droit de la hache leur donnant pour longtemps une primauté foncière incontestable reconduite de génération en génération.

OCVIDH. Vous venez de créer l’A.R.M.E.P.E.S. Pourquoi ce besoin ?

KONE MAKAN: Contre les forces centrifuges en Mauritanie, les moyens pour les abattre ne sont pas de trop et je pense qu’il faut les diversifier. Ce cadre a pour vocation de combler un vide dans ce combat contre l’esclavage qu’une majorité de mauritaniens mène. Notre association pense apporter sa pierre à l’édifice à travers cette initiative en la formalisant par la constitution de l’A.R.M.E.P.E.S pour lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes, promouvoir les droits humains, lutter contre les inégalités sociales, vulgariser les thèmes d’intérêts communs et promouvoir des œuvres socioculturelles.

OCVIDH: Comment jugez-vous la persistance de l’esclavage chez les Hratines qui font parler beaucoup d’eux en ce moment à travers leur leader Biram Dah Abeid?

KONE MAKAN: Biram Ould Abeid s’inscrit dans une filiation de l’élite Hratine qui a pris à bras le corps le combat contre l’esclavage. Je voudrais saluer ici son combat et dénoncer en même temps le verdict de la parodie de procès dont lui et ses camarades sont victimes. Sa condamnation ne fait que justifier si besoin est, l’engagement de tout un chacun contre la violation des droits élémentaires de l’homme et elle fera que notre mobilisation soit de plus en plus importante contre l’esclavage en Mauritanie. Nous disons aux hautes autorités qu’on ne peut bâillonner les militants des droits de l’homme par des mises en scènes où l’impunité et la protection des tortionnaires de la police sont la règle! Notre association demande sa libération sans condition et la reconnaissance officielle de l’IRA, comme structure d’utilité publique.

OCVIDH: Est-ce vous ciblez en priorité une communauté particulière, en l’occurrence Soninké ?

KONE MAKAN: Je n’aime pas ce terme « en priorité » ! Tout combat juste a vocation à être universel. Pour ce, on ne doit pas hiérarchiser le mal en général et les victimes en particulier. En même temps l’environnement militant en Mauritanie donne un sens à votre question en cela que l’esclavage en milieu Soninké n’a pas suscité une mobilisation officielle à l’image du Mouvement El Hor, de SOS Esclaves, de l’IRA et d’autres organisations de Défense de Droits Humains ou partis politiques. En milieu Soninké, l’esclavage est encore plus vicieux et les membres de cette communauté s’en sont bien accommodés à commencer par certains « intellectuels organiques » pour reprendre un concept de GRAMSCI. Cette situation m’interpelle et retient mon attention dans le cadre de l’initiative d’A.R.M.E.P.E.S, je vous l’avoue !

OCVIDH : Quels sont les objectifs à court et long terme de l’ARMPES ?

KONE MAKAN: A court et long terme, l’objectif est la promotion des Droits Humains. De ce fait la lutte contre les inégalités sociales qui s’incarnent de façon insidieuse dans la pratique de l’Esclavage en est la pierre angulaire, comme définit précédemment.

OCVIDH: Comment se caractérise la persistance de l’esclavage chez les Soninkés, les peulhs, les wolofs, dont on entend moins parler par rapport aux Hratines ?

KONE MAKAN: La pratique dans son essence est la même quelque soit la communauté retenue. Cependant, dans la société Soninké que je connais mieux l’esclavage n’a pas «connu d’abolition»! L’esclavage participe du fonctionnement, de la structure même de la société Soninké, quand bien même que sa cosmogonie n’appréhende pas son existence sans « ses esclaves ». Comme la plupart des sociétés africaines ici l’Avoir n’affecte pas l’Etre ; en d’autres termes on nait avec un statut social et on le demeure à vie.

Le statut détermine la place, le rôle et la fonction de l’homme. Il y a peu de temps encore dans certains villages de la région du Guidimakha, l’occupation de l’espace géographique procédait du statut des individus. Les conflits fonciers récurrents dans cette région procèdent de cette situation. Je rappelle, ici, les litiges fonciers récents de Diaguily et de Coumba NDaw qui ne sont pas des cas isolés en Mauritanie. En effet, dans plusieurs localités soninkés du Guidimakha et du Gorgol (Bouanze, Diaguily, Diadjibiné, etc.), le statut social et la question foncière se posent avec beaucoup d’acuité, sans une réponse politique et sociale juste.

Malgré l’évolution trompeuse des villages et l’urbanisation, la société soninké dans cette région reste arc-boutée à ce fonctionnement d’un autre âge qui est même transposé en Europe, et en particulier en France dans les foyers des travailleurs immigrés d’origine ouest africaine. Ce qui caractérise l’esclavage dans la société Soninké c’est l’idéologie du silence qui l’entoure et son intériorisation par tous les acteurs de la société !

OCVIDH: Que répondez-vous aux esclavagistes maures qui comparent le phénomène avec le système de castes dans les communautés noires ?

KONE MAKAN: Les esclavagistes dont vous parlez veulent éviter d’avoir mauvaises consciences ! Mais poser ainsi le problème c’est le dénaturer en grande partie, c’est l’escamoter, c’est même rire de la misère morale et matérielle des millions d’être humains en Mauritanie. L’esclavage pour ce qu’il est, c’est-à-dire une institution sournoise et insidieuse, un anachronisme social, un complexe d’œdipe de toutes les sociétés, un crime qu’il faut combattre où qu’il se trouve et par tous les moyens. En Afrique en général, on naît toujours prince ou guerrier ou chasseur ou pêcheur ou paysan ou éleveur ou bûcheron ou sorcier ou forgeron ou guérisseur ou griot ou marabout ou vannier ou zenaga ou boisselier ou assimilé ou affranchi…ou esclave, de telle tribu, de telle lignée, de tel clan, de telle région, etc.

L’esprit communautaire, l’harmonie du groupe, sa tranquillité, sa solidarité, n’existent que dans le respect scrupuleux des limites imposées à chaque sous groupe. Transgresser cette règle c’est porter atteinte à la quiétude de la société, c’est offenser les dieux c’est déclarer la guerre…

A tous les niveaux, le particularisme et la différence sont entretenus depuis la tendre enfance; pour éviter toute confusion. Que cela s’appelle le système des castes ou esclavage tout court, ce qui importe c’est que c’est l’humain qui est dénié de son humanité, piétiné et réduit au rang de bête !

OCVIDH: Il y a des préconisations de l’IRA d’après lesquelles pour sortir décisivement de l’esclavage, les Hratines au moins, voire les autres communautés noires, doivent quitter l’armée. Qu’en pensez-vous ?

KONE MAKAN: Quitter l’armée ? Pour aller où et faire quoi ? Dans le combat contre l’esclavage et les inégalités de toutes sortes, on peut avoir le même diagnostic et avoir des divergences sur les prescriptions ! Je ne connais pas les détails de ces préconisations, mais il me semble que pour avoir une certaine crédibilité, il faudra éviter les propositions farfelues qui relèvent plus du populisme qu’autre chose. Il faut prendre de la hauteur quand on prétend œuvrer à changer les choses. S’agissant de l’armée, la question qui doit se poser doit être relative aux modalités de son intégration et son rôle. L’armée ne doit pas être le monopole d’un groupe, sa composition doit refléter le visage de la Mauritanie. Pour ce, l’institution d’un service militaire obligatoire peut contribuer à amortir les déséquilibres et renforcera son rôle républicain…

OCVIDH: Quelles sont, d’après vous, les questions urgentes qui doivent être réglées pour sortir la Mauritanie du tiraillement racial, d’esclavage et d’apartheid ?

KONE MAKAN: Il faudra se méfier du poids des mots si nous voulons être audibles et crédibles pour nos concitoyens et partenaires : Certains mots comme apartheid ont un poids et ne prennent pas un sens opératoire quand il s’agit de la Mauritanie. On peut décrire la réalité sans la référence à l’émotion ! Toujours est-il qu’il y a un dénominateur commun aux mots que vous employez : l’humanité bafouée, et cela m’est inacceptable au-delà des adjectifs.

Ceci étant pour sortir la Mauritanie de sa situation actuelle, la seule chose qui vaille est de s’armer d’un volontarisme politique aux risques de l’impopularité parmi les siens et le traduire en actes. La Mauritanie compte aujourd’hui beaucoup de compétences humaines inexplorées et inexploitées.

OCVIDH. Il y a le débat sur ce que certains appellent « passif humanitaire », d’autres « crime contre l’humanité » et qui créée une vraie dissension ente les Arabo-berbères et les Négro-africains, comment qualifiez-vous l’affaire et quel est le positionnement de l’ARMEPES ?

KONE MAKAN: Là aussi, il faudra dépasser le stade du débat et des dissensions ! Les faits et les témoins sont là, ce n’est pas une invention de l’esprit. Je pense aussi, qu’il faut sortir de cette opposition entre les Arabo-berbères et les négro-africains, même si cela contribue à donner des arguments aux partisans de cette bipolarisation.

A un moment de l’histoire de notre pays, au-delà des mots, un génocide à été pensé mis en œuvre et exécuté. Certains de ses auteurs sont connus quand bien même ils figurent sur des listes détenues par des Organisations de Défense de Droits Humains comme la vôtre. Dans de pareilles circonstances la seule position qui vaille est que Justice soit rendue aux victimes sans frilosité aux risques de repousser à plus tard une confrontation. Mais en ce moment, je crains que les autorités qui dirigent la Mauritanie ne soient à la hauteur de cette nécessité.

OCVIDH: Qu’en est-il de la nostalgie du pays et la nécessité de confronter les réalités des injustices vécues par les Noirs en Mauritanie ? Vous vous rappelez de vos incursions en vélo avec le président de l’OCVIDH, Mamadou Youssouf Diagana ?

KONE MAKAN: Je pense qu’il faut éviter d’être nostalgique dans la vie, même si cela peut aider à s’indigner. Si la nostalgie peut aider à attiser en nous la flamme de la révolte qu’elle soit la bienvenue…Les moments que vous évoquez avec Mamadou Youssouf Diagana ont contribué à façonner nos parcours et trajectoires respectifs…. Rire. Je lui rappelle ses premiers coups de pédale sur mon vélo venant de France.

OCIVDH: Quel dernier message adressez-vous aux Mauritaniens ?

KONE MAKAN: Mon message aux Mauritaniens s’inspire de celui inscrit dans l’actualité par Stéphane HESSEL intitulé « indignez-vous ».

Entretien réalisé par,
FALL Moctar, Porte parole ocvidh
Président IRA France.
http://www.ocvidh.org

Source: http://www.ocvidh.org

©️ Crédit source : https://m.boolumbal.org/Interview-du-Docteur-Kone-Makan_a6135.html

LA RÉVOLUTION TORODO DE 1776 AU FOUTA, Par Kaaw Touré

RÉVOLUTION ET MAUSOLÉE: C’est ici à Dieriyel Toumbéré (Djingué Mauritanie) non loin de Jowol que se repose Thierno Souleymani Baal le guide de la révolution Torobbe de 1776 au Fouta.





Thierno Souleymane Ball de Bodé, Tafsir Amadou Amath Couro Wane de Mboumba, Thierno Mollé Mamadou Ly de Thilogne, Abdel Kader Kane de Kobilo, El Fécky Agne de Gawol, Abdou Karim Daf de Séno Palel …et quelques autres érudits proclamèrent la République en 1776 au Fouta et rédigèrent la Constitution la plus avancée, pour leur époque.
Les historiens admettent volontiers que le révolutionnaire haïtien Anne Alexandre Sabès dit “ Pétion ” dans son discours à la constituante en 1790 cite cette révolution du Fouta en exemple précurseur.
: « Ils refusèrent les présents des compagnies négrières et interdirent la traite et le passage de toute caravane d’esclaves à travers leur pays ” a témoigné Pétion devant l’Assemblée constituante érigée par les révolutionnaires de 1789. Baron Roger en prit ombrage certainement qui ironisait sur cette antériorité démocratique d’un peuple noir :
“ Rien ne pourrait ôter de l’idée des peulhs, qu’en interdisant la traite des noirs, les Européens ont été déterminés par leur exemple. Ils sont fiers de nous avoir distancés dans la carrière de la raison et de l’humanité… ”

Les recommandations directives de Ceerno Suleyman Baal étaient les suivantes :

1°) – « Choisissez un homme savant, pieux et honnête qui n’accapare pas les richesses de ce bas monde pour son profit personnel ou pour celui de ses enfants » ;
2°) – « Détrônez tout Imâm dont vous verrez la fortune s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens » ;
3°) – « Combattez-le et expulsez-le s’il s’entête »;
4°) – « Veuillez bien à ce que l’Imâmat ne soit pas transformé en une royauté héréditaire où seuls les fils se succèdent à leurs pères »;
5°) – « Choisissez toujours un homme savant et travailleur ; »
6°) – « Il ne faut jamais limiter le choix à une seule et même province » ;
7°) – « Fondez-vous toujours sur le critère de l’aptitude ». »


La lutte continue!


Kaaw Touré.

©️ Crédit source : Post FB – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158185926860544&id=731995543

Mauritanie | Une radio dénommée Reendo soumise à la Hapa

Le président de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (Hapa), Houssein Ould Meddou a tenu une réunion au cours de laquelle il a dévoilé la soumission d’une radio dénommée Renndo.

La Hapa a reçu deux demandes de licences Tv : Samko et Medina et 3 demandes de stations radio: Ecomedia, Renndo et Medina.

Sans plus de précisions, Ould Meddou a déclaré que les dossiers vont être étudiés pour leur éligibilité à l’octroi d’une licence de radio.

Rappelons que par les prérogatives de la Hapa c’est de veiller au respect du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion, de l’identité culturelle.

La Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) a été créée en 2006 par l’ordonnance n° 34-2006 du 26 Octobre 2006.
La loi 026-2008 relative à la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel et la loi 045-2010 relative à la communication audiovisuelle fixent le statut et les missions de la HAPA.

La rédaction (RMI-Info)

©️ Crédit source : http://rmi-info.com/une-radio-denommee-reendo-soumise-a-la-hapa/

Réflexion | Ces freins coutumiers au mariage chez ces Soninkés, Par Bano Coulibaly

Bonjour à tous !

Je voulais poster ce post depuis bien longtemps; depuis que ma chère Mauritanie s’est qualifiée à la CAN pour la deuxième fois de suite. félicitations aux Mourabitounes !!!

Mais je me suis dit que ce n’était pas le moment, vu la ferveur que cette qualification a suscitée.

Bon, maintenant que les choses se sont calmées , je me permets de m’adresser à tous ceux qui veulent se marier avec un(e) soninké, afin de leur donner quelques règles « d’or » avant qu’ils ne s’engagent.

1) D’abord, faites en sorte qu’il ou elle soit du même pays que vous. Et ceci, même si vous êtes à l’étranger et qu’il n’y a qu’une chance sur 1 000 000 que vous alliez vivre dans votre pays d’origine.

2) Ensuite, si vous pouvez avoir le même nom de famille que la/le prétendant(e), vous marqueriez des points (aux yeux des parents et donc de la communauté )

3) Mais attention !!! tous les noms de familles ne se valent point, en fonction de votre pays d’origine; d’où la règle 1. ( ouii ouii je sais que c’est compliqué ) et ce n’est que le début.

4) Si vous êtes sûr de RESPECTER toutes ses règles, alors bravo !

5) Mais gare à vous si vous avez le malheur de ne pas remplir les « critères », alors on dira que c’est la religion qui les guide. Mais si vous poussez le bouchon un peu trop fort, on vous avouera que ça n’a rien avoir avec la religion et l’argument que vous auriez, la voici: « CE N’EST PAS DANS NOS COUTUMES ».

À toi futur prétendant(e), es-tu prêt à relever le défi ?
Si ta réponse est oui alors permets moi de te dire en avance ce invocation prophétique: بارك الله لكما وبارك عليكما وجمع بينكما في الخير !!!

Moralité de l’histoire:

J’aime ma communauté plus que tout; mais quand les règles de ma communauté sont contraires aux règles DIVINES, alors NON.

À toutes ces jeunes filles de France et d’ailleurs (mais surtout de France) qui ont la vingtaine, la trentaine, voir même la quarantaine, prenez votre courage à deux mains ! Sachez faire comprendre à vos parents que dans un mariage, c’est l’intérêt de la fille qui prime.
Bien que les coutumes existent (et toutes les coutumes ne sont pas à bannir , bien au contraire ) mais elles doivent d’être complément de quelque chose et non LA RÈGLE.

À toutes ces jeunes filles (de France) sachez dire à vos parents: Pourquoi accepteriez vous que je j’épouse un portugais ou un souraxé (ce n’est guère péjoratif ) dont vous ignorez tout, plutôt qu’un garçon dont les parents sont « vos amis » et vos connaissances proches dans la communauté ?

À tous ces parents coutumiers, ne voyez vous pas la souffrance de vos filles ? sacrifierez-vous leur vie pour satisfaire un système qui ne dit pas son nom ?

Alors continuons, continuons de défendre l’indéfendable, Allah éclatera la vérité le jour des ténèbres.

• Par Bano COULIBALY

©️ Crédit source : repris de l’auteur via RS.

Aïta MAGASSA , l’entrepreneure immobilière qui vous aide à investir en Afrique en toute sécurité !

Aïta MAGASSA est une jeune entrepreneure de 36 ans originaire de la Mauritanie. Mariée et mère de 4 enfants, elle habite à Cergy (95). Suite à un constat personnel, elle a décidé de mettre à profit ses 12 années d’expérience dans la gestion immobilière pour fonder Nawali, une agence immobilière destinée aux africains de la diaspora qui souhaitent acheter en Afrique. Après l’obtention de son Baccalauréat secrétariat, elle a effectué un BTS PME-PMI en alternance. Pendant ces 2 années, elle occupa un poste d’assistante de gestion des logements sociaux. C’est le moment où elle découvre le domaine de l’immobilier qui deviendra ensuite une passion. Aujourd’hui, elle cumule 13 années d’expérience dans la gestion immobilière.

C’est en 1995 que Aïta se rend pour la première fois dans son pays d’origine, la Mauritanie. À l’époque, son père évoquait souvent un rêve qui lui tenait à cœur : construire une maison dans son pays natal. Mais n’étant pas sur place pour suivre l’évolution, il a été malheureusement victime de plusieurs arnaques. Mais il est resté déterminé et a pu réaliser son rêve. Inspirée par lui, Aïta rêvait aussi d’avoir son patrimoine immobilier. Mais elle s’est vite rendue compte qu’en raison des intérêts bancaires, ce désir ne pouvait se concrétiser en France. Après plusieurs voyages en Afrique et la naissance de ses enfants, elle a compris qu’elle devait suivre les pas de son père et investir dans son continent d’origine.

Sa volonté principale était de laisser un héritage à ses 4 garçons. Ainsi, il y a environ 5 ans, c’est avec la tête pleine d’étoiles qu’elle se rend en Mauritanie avec sa famille pour des vacances mais surtout pour concrétiser ce rêve d’enfant. Malheureusement, au fur et à mesure qu’elle visitait les agences et rencontrait des gens du milieu, la joie fait rapidement place à la déception et elle se résout à rentrer en France bredouille. Dès son arrivée en France, Aïta questionne son entourage et effectue un sondage sur les réseaux sociaux. Face aux retours d’expériences ratées de son entourage et des personnes interrogées en matière d’achat immobilier en Afrique, ainsi qu’à l’inexistence d’agences immobilières pour la diaspora, elle prit la décision d’en faire son combat. C’est ainsi que l’agence Nawali voit le jour en janvier 2018 avec pour objectif d’être la référence pour les investisseurs de la diaspora au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Gambie. Son principal but est de permettre à la diaspora de pouvoir investir en toute sécurité.

Avec ses 2 000€ d’économies, elle a commencé par la vente de terrains en nouant des partenariats avec des personnes qui étaient directement sur place, en Afrique, qui procédaient aux vérifications et contrôles nécessaires, toujours dans le but de prôner la sécurité. Pour donner suite à l’engouement et à la demande dont elle faisait face, elle a eu l’idée de mettre en place des systèmes de financements plus souples : des tontines immobilières avec des paiements étalés sur plusieurs mois pour faciliter les acquisitions à ses clients. La troisième activité qu’elle souhaitait mettre en place est la construction de maisons. Lors du confinement, en mars 2020, elle a découvert la BTC (Brique de Terre Crue) et depuis propose la construction écologique, qui colle parfaitement avec son état d’esprit. En effet, la BTC est un excellent isolant thermique qui ne favorise pas l’apparition de moisissures et la décondensation dans le logement. Il s’agit aussi d’un matériau recyclable qui peut absorber l’humidité.

« Aujourd’hui NAWALI est bien plus qu’une agence immobilière : c’est un engagement car nous prônons la récupération de nos terres par le biais de l’investissement sûr. Je pense qu’il est important de lutter contre l’accaparement de nos terres qui a longtemps perduré et qui nous empêche une émancipation complète du continent. » conclut Aïta. .

CONTACTS : +33 1 76 54 76 92 (France) +221 78 601 75 97 (Sénégal)

ADRESSES : Siège social Sénégal (Dakar) :               8 Villa Cité Fidak proche immeuble Uno               Liberté 6 Sud Foire Bureaux

France (uniquement sur RDV) :               12 rue des Chauffours               95 000 Cergy

SITE WEB : www.nawali-group.com

©️ Crédit source : https://askan.co/2021/04/aita-magassa-lentrepreneure-immobiliere-qui-vous-aide-a-investir-en-afrique-en-toute-securite/

🔴 Le député Biram Dah ABEID critique l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS)

Le député mauritanien, Biram Dah ABEID, a vertement critiqué l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS). Biram Dah ABEID donnait ce jeudi 01 avril une conférence de presse, quelques heures après un déplacement au centre d’enrôlement de Toujounine.

Il s’est dit « choqué » par l’ampleur de la privation de milliers de mauritaniens de leur droit d’obtenir leurs pièces d’état-civil. Il a également dit avoir noté lors de ces déplacements aux centres d’enrôlement de Sebkha, Toujounine et Teyarett une « exclusion » sur le terrain qui corrobore que « seuls les noirs et les harratines sont victimes de cette situation gravissime ».

L’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS) « doit être une agence qui appréhende la situation de chaque citoyen mauritanien et non se fonder sur des préjugés qui ne tiennent pas la route. Ce n’est pas innocent et on doit s’en affranchir », a affirmé Biram Dah ABEID.

Le leader abolitionniste a dit espérer « du fond de son cœur que le président Mohamed Cheikh Ghazouani qui a donné de l’espoir [et] posé des actes importants dans la gouvernance pacifique et apaisée va abolir cette gouvernance raciale, raciste et ethniciste » au niveau de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS).

« C’est un chantier très important et urgent comme le chantier de la lutte contre l’esclavage, le retour des déportés, l’abolition de la loi d’amnistie de 93, le passif humanitaire », a encore dit le député Biram Dah ABEID.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 01/04/2021

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4616078108410677&id=100000256018105