● KS, Militant droit-de-l'hommiste et Blogueur - Mes opinions ne sont pas sacrées, elles sont assumées sans zèle.
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Lors de son discours vendredi soir, à la Nation, à l’occasion de l’anniversaire du 60e anniversaire de l’indépendance nationale, le président Mohamed Cheikh El Ghazouani a fait 10 annonces. Ces annonces touchent « les secteurs des services de base » à savoir l’éducation, la santé, la retraite. Le président Ghazouani a expliqué que ces annonces ont pour effet d’« assurer une répartition équitable du revenu national et une mise à niveau des ressources humaines ». Dans son allocation ce vendredi soir, Mohamed Cheikh El Ghazouani s’est exprimé sur les détails de ces 10 annonces inédites.
À partir du 1er janvier, voici ce qui va changer pour certains mauritaniens.
1 : augmenter la pension de base de cent pour cent pour tous les retraités.
2 : doubler la pension des veuves retraitées et leurs prestations d’assurance maladie.
3 : le paiement mensuel des pensions de retraite.
4 : généraliser l’allocation de craie pour inclure tous les directeurs d’écoles primaires et secondaires et l’octroyer sur une période de douze mois au lieu de neuf mois précédemment,
5 : augmenter la prime d’éloignement,
6 : augmenter l’indemnité d’encadrement des inspecteurs de l’enseignement de base, secondaire et technique d’un montant de 10 000 ouguiyas anciennes.
7 : augmenter les salaires des agents de santé de trente pour cent et généraliser la prime de risque à tous les personnels de santé.
8 : augmenter de cinquante pour cent la prise en charge des patients insuffisants rénaux et des personnes vivant avec handicap et l’octroi à leur profit de transferts mensuels en espèces de 15 000 ouguiyas anciennes,
9 : l’assurance maladie pour les personnes vivant avec handicap,
10 : versement de transferts financiers mensuels d’un montant de 20 000 ouguiyas anciennes pour les enfants polyhandicapés.
À la douloureuse occasion du décès de l’ex président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, je présente mes condoléances à la nation mauritanienne, à la famille et aux proches du défunt. Qu’Allah lui accorde le paradis. J’ai connu l’homme et sa famille bien longtemps avant qu’il ne préside aux destinées de la Mauritanie, sa disparition est une grande perte pour la Mauritanie. Imam, guide religieux, patriote, notre ex président a été rappelé à Allah alors que la Mauritanie traverse une crise multiforme.
En effet, investi à la présidence de la république le 1er août 2019, le chef de l’Etat Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est au pouvoir depuis bientôt seize mois. Pendant la campagne présidentielle, l’on se rappelle «Mes engagements» – son projet de société pour la Mauritanie. L’on se rappelle également, après son installation, l’euphorie suscitée suite aux rencontres qu’il a eues avec les principaux leaders politiques du pays qui ont apprécié chez lui sa «franchise», son «sens de l’écoute » et, surtout, ses promesses de rupture avec les anciennes pratiques de gouvernance.
Les mauritaniens ont espéré et attendu ; les cents premiers jours sont passés. Les mois se succèdent et les mauritaniens, las d’attendre les changements tant espérés, expriment de plus en plus leur découragement et même leur inquiétude pour l’avenir. Bien sûr l’on nous rétorquera que la pandémie du coronavirus est passée par là. Justement, pour commencer, revenons sur un aspect de la gestion catastrophique de la pandémie par les autorités nationales.
En effet, par un formidable élan de solidarité, plus de quinze milliards d’anciennes ouguiya ont été collectés pour alimenter le fonds qui était destiné à aider les plus vulnérables à supporter les conséquences des mesures de restriction prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation de la pandémie. Pour parler des seules distributions de denrées alimentaires, nous avons été parmi des populations pauvres à Nouakchott et à l’intérieur du pays et nous avons fini par nous demander à qui les aides alimentaires sont parvenues ? Tout le pays a eu les échos des dérives qui ont été signalées dans l’achat des produits désinfectants, des équipements d’hygiène et matériel roulant (tricycles). L’indignation quasi générale a provoqué une réaction des autorités qui ont annoncé l’imminence d’une inspection par l’IGE (inspection générale de l’Etat) de la gestion des fonds par la commission qui en avait la charge. Qui est ce qui est advenu de cette décision d’inspection ? Plus de nouvelles. Les mauritaniens veulent savoir comment près de quinze milliards d’ouguiya ont été dépensés sans que cela laisse de traces. Le blocage pendant quelques semaines des importations de fruits et de légumes a mis à rude épreuve le panier de la ménagère mauritanienne et nous a éloquemment montré le niveau de vulnérabilité de notre économie nationale mais aussi l’incapacité des autorités compétentes à venir en aide aux populations dans de pareilles situations.
Les tentatives de création d’emplois pour résorber le chômage qui affectent surtout les jeunes sont à l’état de balbutiement. Ce ne sont pas les micro-projets financés au profit de cinq cents jeunes qui viendront à bout du chômage dont le taux avoisine les 31% de la population active, selon l’organisation Internationale du Travail. Le rythme est bien lent au goût des nombreux jeunes que nous rencontrons. Les mauritaniens ont de plus en plus peur pour leur santé et sont inquiets pour l’éducation de leurs enfants ; ils ne voient pas de prémisses d’amélioration à l’horizon ; aucun signal positif. Sur la question de l’esclavage, notre déception en tant que abolitionnistes est grande. Rien n’a changé, les abolitionnistes continuent à être réprimés et emprisonnés alors que les magistrats et les responsables de la police judiciaire se complaisent à décharger les personnes poursuivies pour pratiques esclavagistes ou actes associés. Où sont passées les promesses de rupture ? Au moment où les organisations de rescapés et d’ayant-droits des massacres extra judiciaires des années 89-91 se préparent à commémorer les 27 et 28 novembre pour dire NON à l’oubli des évènements tragiques de cette nuit de 1990 où 28 jeunes vies ont été arrachées sur l’autel du racisme d’Etat, les autorités nationales restent sourdent aux sollicitations de la veuve, de l’orphelin, du rescapé militaires et du peuple mauritanien. La demande d’audience des représentants des collectifs auprès du cabinet du président de la république est restée encore lettre morte. Pourquoi ? Que dire du dossier sur les présumés malversations dont l’ex président Mohamed Ould Abdel Aziz et ses proches se seraient rendus coupables pendant une décennie de mal gouvernance ? Que dire encore du maintien à de hauts postes de responsabilité de personnes citées pour des faits de malversation très graves dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire ? Mais surtout, des nouvelles nominations d’anciens hauts responsables accusés par la commission d’enquête parlementaire de malversations de très grandes dimensions ? Le peuple mauritanien a de sérieux doutes sur cette procédure. A Son excellence Monsieur le président de la République et à ceux qui pensent que sa politique tient la route, je dirais que seize mois sont passés, cela est peut être peu mais très suffisant pour donner des signaux qui rassurent et alimenteraient notre espoir. Monsieur le président, s’il vous plait, revenez à «vos engagements», revoyez votre copie avant qu’il ne soit trop tard, je pense sincèrement que vous pouvez mieux faire !
Coumba Dada Kane Vice – présidente d’IRA Mauritanie Députée à l’Assemblée nationale
Sahara Médias – Les mauritaniens se sont rendus par centaines, dès les premières heures de la matinée à la mosquée Ibn Abass pour prendre part à la prière mortuaire organisée sur le corps de l’ancien président Sidi Mohamed O. Cheikh Abdallahi, décédé dans la nuit de dimanche à lundi, des suites d’un malaise cardiaque. Des centaines de mauritaniens ont afflué des différents quartiers de la capitale pour rendre un dernier hommage à leur premier président civil élu. Dans l’enceinte de la mosquée il y avait également des membres du gouvernement et des personnalités politiques connues, alors que la sécurité présidentielle et la police fermaient les routes menant à la mosquée. La prière a eu lieu en présence du président de la république Mohamed O. Cheikh Ghazouani et des membres de la famille du défunt. L’enterrement doit avoir lieu dans le cimetière de la famille du défunt dans la localité de LEMDEN, wilaya du Brakna, où il était né et a grandi il y a plus de 80 ans. Un deuil de trois jours a été déclaré par la présidence de la république. Le défunt, né en 1938 dans la wilaya du Brakna, dans le sud de la Mauritanie, est titulaire d’un diplôme universitaire de l’université de Grenoble, en France, et avait occupé d’importants postes de responsabilité, dont le ministre d’état, ministre de l’économie, ministre de l’équipement et de l’énergie puis ministre des pêches et de l’économie maritime, et avait également entrepris une expérience internationale comme conseiller au fonds koweitien de développement. Sidi Mohamed O. Cheikh Abdallahi avait annoncé sa candidature aux élections présidentielles en juillet 2006, puis a été élu à la magistrature suprême au deuxième tour de ces élections avec 52,89% des voix exprimées avant d’être investi président de la république le 19 avril 2007. Il sera mis fin à son pouvoir, après un coup d’état le 6 août 2008, à l’issue duquel le pays entrera dans une crise politique aigue, qui connaitra son épilogue avec l’accord conclu à Dakar en juin 2009, mais signé seulement à Nouakchott. Le défunt avait prononcé son dernier discours politique lors de la signature de cet accord, à l’issue duquel il avait annoncé son retrait de la scène politique et choisi de s’installer à LEMDEN, loin des projecteurs de l’actualité. Il ne se manifestera que l’année dernière quand il adressera un message de félicitation au président élu, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, le jour de son investiture, et salué les grandes lignes de son programme électoral. Dans une lettre adressée au président Ghazouani, Sidi Mohamed O. Cheikh Abdallahi s’est déclaré convaincu que « les nobles valeurs que porte celui-ci et qu’il a eu l’occasion de découvrir de près, constitueront un appui important sur cette voie ».
Notre pays, la Mauritanie, n’échappe pas aux conséquences du débat protéiforme et aux amalgames liés aux caricatures itératives sur le Prophète de l’Islam, par un journal satirique français. Ce débat devenu inévitable sur ce qui relève de la satire, de la liberté d’expression, de la provocation, de l’insulte, de l’islamophobie ou du blasphème, se fait dans un contexte de dérives violentes jusqu’à l’assassinat des auteurs ou relais de ces caricatures. Il est aussi en lien avec des guerres injustes et un terrorisme étendu au monde entier, se revendiquant de toutes confessions et idéologies confondues.
Le Président de la République française a été perçu récemment, non seulement par la communauté musulmane internationale mais également par le monde anglo-saxon, comme étant à l’origine d’une surenchère dangereuse lors d’une prise de parole officielle, en « assimilant » ces caricatures, blasphématoires aux yeux de l’Islam, comme une simple manifestation du droit, intangible, à la liberté d’expression. Ce qui lui est reproché c’est d’avoir occulté dans son allocution la nécessaire contingence à la liberté, du respect de l’autre et du sens de la responsabilité dans tout acte, quel qu’il soit, en particulier s’il comporte le risque d’offenser son prochain. Son manque de discernement a privé son pays, de la pondération clairvoyante nécessaire à un chef d’État, pour rassembler tout son Peuple dans un moment aussi grave et solennel. En n’évoquant pas, avec la même insistance, les principes d’égalité et de fraternité, indissociables de la liberté, il en oublie que ces valeurs nées dans la douleur de la Révolution française et affirmées dans la France des Lumières doivent être au service de tous.
Ce même contexte est alourdi par une réactivation de la polémique sur ces caricatures à l’occasion du procès des terroristes ayant décimé la rédaction du journal satirique français, ainsi que, de l’assassinat abject d’un professeur d’histoire. Ce dernier a persisté à s’appuyer sur le support de ces caricatures qui, à l’évidence et a posteriori, ont plus suscité l’émoi qu’ils n’ont servi l’esprit critique, pour illustrer un cours sur la liberté d’expression, malgré le recadrage de l’inspection académique d’éducation, suite aux contestations de certains parents d’élèves auprès de la direction du collège.
Évidemment rien ne justifie ni ne peut légitimer le terrorisme mais lorsque l’Homme y est confronté, il se doit, par honnêteté intellectuelle et afin de se donner les moyens de bien le circonscrire, en faire une évaluation rigoureuse et holistique.
Le positionnement du chef de l’État français, controversé et critiquable, inédit à ce niveau de responsabilité, s’est révélé à la suite d’un discours récent se portant en héraut d’un projet de loi sur le séparatisme sans en définir la généralité des principes et des concepts. Invoquant le renforcement de la laïcité, il s’est limité à réduire la portée de son projet de loi à un séparatisme qualifié par lui-même d’islamiste, alors même que plusieurs spécialistes de la loi sur la laïcité, ont estimé que l’arsenal juridique déjà disponible était suffisant. Le niveau de responsabilité du Président de la République française engage à plus de vigilance dans le choix des termes employés qui doivent servir une rhétorique aussi précise que mesurée, à la hauteur de l’importance et de la sensibilité de la thématique mais aussi du statut. Cette précaution de langage dans son discours aurait permis ainsi d’éviter toute tentative et possibilité d’amalgame, entre la communauté musulmane française, plus nombreuse que la population de bien de pays musulmans dont la Mauritanie, et, les terroristes.
Les attentats, dans le paysage médiatico-politique français, sont taxés « instantanément » et systématiquement d’islamistes avant même d’avoir pris la peine et la précaution de vérifier l’authenticité d’éventuelles revendications et les réelles motivations des actes terroristes. En effet, il ne faut pas occulter la possibilité, sachant que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les sujets entre 15 et 24 ans, d’un raptus, ultime manifestation d’une détresse humaine, qui pourrait être lié à des difficultés personnelles ou socio-professionnelles, sur un terrain de fragilité mentale, nourrie par l’ignorance, la misère ou l’exclusion. Un assassinat quel qu’en soit sa motivation ou sa cause n’en demeure pas moins condamnable mais soigner les maux d’une société et lutter contre le terrorisme ne relève pas de la même nature.
Nous avons pu constater pendant cette récente période dramatique et confuse en France, mais avec une couverture médiatique moins tapageuse, que deux femmes voilées ont été agressées au couteau à Paris, un activiste d’extrême droite a été confondu par la police avec un « djihadiste » à Avignon, un homme par dépit amoureux a blessé par balles un prêtre orthodoxe à Lyon, et, deux personnes ont été tuées par arme blanche à Cholet par un individu qui a revendiqué un motif religieux non islamique. Dans la même verve, des actes terroristes commis par des individus se réclamant de l’Islam et pouvant s’autoproclamer, ad hoc, sur les réseaux sociaux quelques instants avant leur forfait, de quelque organisation terroriste islamiste, jusqu’alors inconnus comme tels par leur entourage, ni par la police, devraient a priori être classés dans la rubrique des faits divers et être traités ainsi jusqu’à la preuve du contraire. Le label « d’islamiste » estampillé à tout acte criminel commis par un musulman se fait avant même d’attendre des éléments probants de l’enquête judiciaire. Cette rigueur dans la procédure judiciaire n’implique pas nécessairement qu’en terme de sécurité tout ne soit pas mis en œuvre pour prévenir un « sur-attentat » mais elle est une nécessité de l’État de Droit et permettrait de ne pas blesser, gratuitement et de façon récurrente, la première communauté religieuse aujourd’hui dans le monde, pacifiste par essence, ainsi que dans sa quasi totalité.
Afin d’illustrer la relativité toute factuelle et à géométrie variable du brandissement du principe « sacro-saint » de la liberté d’expression face à la contestation d’un « droit au blasphème », nous souhaitons évoquer deux affaires aujourd’hui rappelées au souvenir de l’opinion publique par l’actualité. La première concerne les circonstances de la dissolution par décision de justice de l’ancêtre de l’hebdomadaire satirique, qui s’était « suicidé », c’est vrai il y a une cinquantaine d’années, à travers un crime de « lèse-Présidence », à la mort d’un ancien président de la France, quelque peu sacralisé par l’Histoire et occupant une place privilégiée dans le cœur des citoyens français, victime post-mortem d’une caricature satirique. Depuis, après avoir changé immédiatement de dénomination, et se parant du camouflage de l’équidistance dans ses attaques contre toutes les religions et contre toutes les opinions, ce journal mène depuis plusieurs années une escalade islamophobe obsessionnelle dont la partialité a été démasquée par l’affaire qui l’a opposé à un de ses caricaturistes vedettes, il y a juste une dizaine d’années. Pourtant la caricature en cause dans cette deuxième affaire ne constituait en soi, ni un crime de « lèse-Présidence » puisqu’elle mettait en cause le fils du président en exercice de l’époque objet de la satire, ni une atteinte à la sacralité religieuse. Comment alors espérer que les citoyens, discriminés dans « la ghettoïsation de la République », ne s’interrogent sur ces attitudes trop systématiques du « deux poids deux mesures » ?
Ainsi de manière caricaturale, la personnalité de ce jeune technocrate, sans grande expérience politique, devenu Président en exercice de la France dans des circonstances très particulières, se rapprocherait plus d’un Charles MARTEL fantasmé ou d’un Nicolas SARKOZY voulant « karchériser la racaille » des banlieues, que, d’un VOLTAIRE des lumières, d’un Napoléon BONAPARTE ambitieux bâtisseur de grandes institutions, d’un Alphonse de LAMARTINE, d’un Victor HUGO, d’un Émile ZOLA, d’un François MITTERRAND ou d’un Jacques CHIRAC pour ne citer que ceux-ci.
La dimension d’un Homme est une question de substance. Elle n’est relative ni à la fonction ni à l’époque à travers lesquelles il aspirerait y laisser son empreinte.
En tant que musulmans inspirés par une conception coranique « du juste milieu », nous devons nous positionner au-delà des images avilissantes à l’égard de notre vénérable Prophète dont la vie exemplaire et hors du commun, reconnue avec objectivité scientifique par les plus grands historiens, transcende tous les blasphèmes. Derrière les objectifs affichés de leurs auteurs, se cachent en réalité des intentions non avouables et dépassant le cadre de la satire journalistique. Leurs tentatives doivent rester vaines et ne devraient susciter aucune réaction disproportionnée pour ceux qui se conforment aux prescriptions coraniques. Cette islamophobie apparemment partagée officiellement par une certaine classe politico-médiatique française décomplexée, prend ainsi une envergure internationale, au-delà de la division de la Nation française elle-même. Elle est aussi à l’origine de dissonances au sein de la communauté musulmane sur l’attitude à tenir, qui devrait amener tout citoyen mauritanien, en particulier l’élite religieuse et celle issue de l’instruction académique plus générale, à s’impliquer davantage dans le débat public pour ne pas laisser le champ libre aux populistes qui tentent de susciter divisions et confrontations. Ceci ne peut se faire sans référence au Coran pour méditer sur la réaction la plus appropriée.
•LE TEXTE CORANIQUE RELATIF AU COMPORTEMENT À ADOPTER EN SITUATION D’OFFENSE À NOTRE SAINTE RELIGION L’ISLAM
L’Islam reconnaît un droit à la mesure et à la proportion en réciprocité dans la réaction à une agression, enjoint à ne pas réagir de manière disproportionnée pour ne pas être soi-même agresseur à son tour, et, magnifie la préférence de l’élévation spirituelle consistant à pardonner dans la quête de la récompense divine. En effet, Dieu est le meilleur et ultime juge en définitive pour établir la responsabilité des actes commis par chacun, que ce soit de son propre chef, sous l’influence de quelqu’un ou entrainé par un mouvement de masse. Il recommande la conciliation, l’humilité et la bienveillance également envers les non-croyants et nous prescrit de nous éloigner de toute polémique stérile en se référant à la signification du sens des Signes du Saint Coran à ce sujet :
Mois sacré pour mois sacré et dans toutes choses sacrées la réciprocité. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression équivalente. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec ceux qui le craignent.
Une offense reçue appelle en effet une riposte de nature équivalente. Mais quiconque privilégie le pardon et la conciliation trouvera sa récompense auprès d’Allah. Certes, Il n’aime point les injustes.
Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.
Et si vous punissez, infligez [à l’agresseur] une punition équivalente au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez avec patience, cela est certes meilleur pour les patients endurants.
الَّذِينَ يُنْفِقُونَ فِي السَّرَّاءِ وَالضَّرَّاءِ وَالْكَاظِمِينَ الْغَيْظَ وَالْعَافِينَ عَنِ النَّاسِ ۗ وَاللَّهُ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ Et obéissez à Allah et au Messager afin qu’il vous soit fait miséricorde.
Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Paradis vaste comme les cieux et la terre, aménagé pour les gens pieux,
ceux qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui et Allah aime les bienfaisants.
Dis : « Chercherais-je un autre Seigneur qu’Allah, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? » Toute âme n’acquiert ce qu’elle acquiert qu’à son propre détriment et personne ne portera la charge (responsabilité) d’autrui. Puis c’est vers votre Seigneur que se fera votre retour et Il vous informera de ce en quoi vous étiez en désaccord.
• Coran : Sourate 39 ; Signe 46.
قُلِ اللَّهُمَّ فَاطِرَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ عَالِمَ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ أَنْتَ تَحْكُمُ بَيْنَ عِبَادِكَ فِي مَا كَانُوا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ Dis : « Ô Allah, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de tout ce que le monde ignore comme de ce qu’il perçoit, c’est Toi qui jugeras entre Tes serviteurs ce sur quoi ils divergeaient ».
Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : « établissez la religion ; et n’en faites pas un sujet de division ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur parait énorme. Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.
Ils ne se sont divisés qu’après avoir reçu la connaissance et ceci par rivalité entre eux. Et si ce n’était une parole préalable de ton Seigneur pour un terme fixé, on aurait certainement tranché entre eux. Ceux à qui le Livre a été donné en héritage après eux sont vraiment à son sujet, dans un doute troublant.
Appelle donc (les gens) à cela ; reste droit comme il t’a été commandé ; ne suis pas leurs passions ; et dis : « Je crois en tout ce qu’Allah a fait descendre comme Livre, et il m’a été commandé d’être équitable entre vous. Allah est notre Seigneur et votre Seigneur. A nous nos œuvres et à vous vos œuvres. Aucun argument [ne peut trancher] entre nous et vous. Allah nous regroupera tous. Et vers Lui est la destination ».
Voilà ceux qui recevront deux fois leur récompense pour leur endurance, pour avoir répondu au mal par le bien, et pour avoir dépensé de ce que Nous leur avons attribué ;
et quand ils entendent des futilités, ils s’en détournent et disent : « A nous nos actions, et à vous les vôtres. Paix sur vous. Nous ne recherchons pas les ignorants ». Tu (Mohamed) ne diriges pas celui que tu aimes : mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés.
Quand tu vois ceux qui ergotent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes.
Il n’incombe nullement à ceux qui sont pieux de rendre compte pour ces gens-là. Mais c’est à titre de rappel. Peut-être craindront-ils [Dieu].
Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix »,
• POUR CONCLURE
Nous jugeons les caricatures du Prophète de l’Islam comme blasphématoires et nous proposons en réaction à l’islamophobie grandissante et décomplexée de nous référer naturellement et directement à notre saint Coran qui se décrit par essence comme un message clair et devant interpeller nos consciences en plus de nous appeler à méditer, notamment en faisant référence à la signification du sens des Signes :
Voici le Livre qui sans aucun doute est un guide pour les gens pieux.
1 de la Sourate 12 ; الر ۚ تِلْكَ آيَاتُ الْكِتَابِ الْمُبِينِ
Alif-lam-ra, tels sont là des signes du Livre explicite.
17 de la Sourate 54 ; وَلَقَدْ يَسَّرْنَا الْقُرْآنَ لِلذِّكْرِ فَهَلْ مِن مُّدَّكِرٍ
En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour le rappel. N’y a t-il donc personne pour en bénéficier ?
29 de la Sourate 28 ; كِتَابٌ أَنزَلْنَاهُ إِلَيْكَ مُبَارَكٌ لِّيَدَّبَّرُوا آيَاتِهِ وَلِيَتَذَكَّرَ أُولُو الْأَلْبَابِ
[Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent !
Nous retenons ainsi de manière explicite à travers le Coran qu’il nous est préférable d’adopter une attitude du « juste milieu » en faisant un effort sur soi-même (الأكبر الجهاد) vers une meilleure maîtrise de son ego (النفس) dans la recherche de l’élévation spirituelle par le pardon sans rien attendre en retour d’autre que la satisfaction divine et en dehors de toute surenchère ou polémique futile afin de nous éloigner de toute discorde (الفتنة) dans notre communauté et au sein de toute l’humanité (الأمة).
Pour illustrer concrètement une réaction qui nous semblerait appropriée à propos des caricatures du sceau des Prophètes et sans nous même utiliser la représentation de notre Prophète, il faudrait s’inspirer du dessin qu’a commandé à un spécialiste en illustration journalistique la Reine Rania AL-YASSIN de Jordanie. Elle fait réponse à une autre caricature de ce même journal satirique ignoble représentant un enfant syrien mort noyé sur une plage turque en septembre 2016, rappelant un fait divers de l’époque qui aurait impliqué des réfugiés syriens dans des agressions sexuelles en Allemagne. Cette caricature suggérait que ce petit garçon, paix à son âme, serait devenu lui-même un futur agresseur courant derrière les jupes des allemandes, s’il avait grandi.
La réponse inspirée de la Reine Rania AL-YASSIN de Jordanie que nous nous permettons, ici, de reproduire, semble, elle, être prémonitoire si on se réfère à l’actualité de la pandémie de COVID-19. Cette actualité met en avant les chercheurs, comme ce marocain né en Belgique et ayant migré aux Etats-Unis, Monsieur Moncef SLAOUI, ancien dirigeant pharmaceutique ayant capitalisé l’expérience de la supervision du développement de 14 vaccins, nommé conseiller scientifique en chef de l’Opération « Warp Speed », partenariat public-privé initié par l’administration américaine, pour faciliter et accélérer le développement, la fabrication et la distribution de vaccins contre la Covid-19. Ou encore, l’histoire particulière de cette équipe allemande dirigée par un couple, formé de Monsieur Ugur SAHIN né en Turquie et ayant immigré en Allemagne et de son épouse Madame Oclem TURECI née en Allemagne de parents migrants turques, qui a mis au point le premier candidat vaccin qui vraisemblablement est en passe d’être commercialisé. Il n’est pas vain ainsi de rappeler que ces pays d’accueil de migrants profitent de la fuite des cerveaux engendrée par la guerre et la précarité, dont ils sont, d’un point de vue des considérations stratégiques et géopolitiques, en partie responsables.
L’Humanité est une chaîne dont chaque maillon est important et interdépendant. N’ayons pas l’outrecuidance de l’oublier…
Professeur Outouma Soumaré Neurochirurgien des hopitaux
Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani a réaffirmé, lors de sa rencontre avec les cadres de la wilaya du Guidimakha, dans la nuit de jeudi à vendredi, que le principe de la décentralisation est un choix irréversible, afin de créer ce qu’il a appelé « un développement local ».
Le président mauritanien a insisté sur ce qu’il a appelé le rôle important que joue la décentralisation dans le développement local et le rapprochement de l’administration des citoyens.
Selon le président Ghazouani la décentralisation offre des solutions locales aux problèmes posés au niveau des régions et des wilayas et que les hautes autorités du pays sont intéressées par la dynamisation du système de la décentralisation sur lequel elles comptent pour développer le pays et réussir les politiques de développement entreprises.
Le président Ghazouani avait posé la première pierre, au milieu de cette année, pour la construction de sièges pour les conseils régionaux crées en 2017, conformément à une modification constitutionnelle, afin de remplacer le sénat.
Cependant ces conseils régionaux font face à des problèmes en ce qui concerne les prérogatives, le financement et une vision stratégique claire.
Le président Ghazouani a évoqué par ailleurs les problèmes de l’état civil, ajoutant que les habitants de la wilaya du Guidimakha ont l’impression d’être défavorisés, avant de s’engager devant les notables et les cadres de la wilaya de faire tout son possible pour que personne ne soit plus défavorisé.
Il a rassuré les populations de la wilaya que tout sera fait pour que tous les mauritaniens aient leurs documents nationaux, avant d’ajouter que les bureaux de l’agence pour la sécurisation des documents se trouvant à l’intérieur du pays seront redynamisés de même que la commission nationale pour le traitement de tous les cas sur l’ensemble du territoire national.
Evoquant la question de la double nationalité, le président mauritanien a dit qu’il s’agit d’une doléance prioritaire dans la wilaya qui se base beaucoup sur ses ressortissants en Europe et aux Etats Unis.
Il a ajouté que les instances concernées étudient actuellement la possibilité de satisfaire les revendications de nos colonies à propos de la double nationalité et planchent sur les solutions appropriées.
Le chef de l’état a évoqué les problèmes posés par les intervenants, notamment celui de l’enseignement, dont la réforme et la pose des bases d’une école républicaine, se base essentiellement sur l’enseignant et le professeur.
Le président Ghazouani a félicité les professeurs et les enseignants pour leur dévouement et pour les efforts déployés pour la promotion et le développement de l’enseignement, ajoutant qu’il appréciait les sacrifices consentis par la famille pédagogique.
Il s’est engagé à tout faire afin de permettre aux enseignants et aux professeurs pour qu’ils jouent efficacement leur rôle dans toute réforme prochaine.
Tout est dans l’intitulé (TOUNKA LEEMOU KAFFO) de leur association foncièrement exclusiviste , ils s’arrogent du titre (suprême) de royauté, pour chapoter et défier tout, y compris les autorités comme s’il s’agirait d’un état d’exception ou l’instauration d’une principauté autonome calquée sur la volonté de nos capricieux féodaux aigris et nostalgiques. Dans certains cas, plusieurs municipalités de ces régions concernées, sont infeodées, acquises à la cause féodale et vouant une allégeance totale à ces autarcies qui discriminent les citoyens à travers les missions de solidarité de l’Etat, des collectivités territoriales ou des ONG humanitaires destinées aux populations des communes. Il peut s’agir de fonds de solidarité ou de prestations sociales destinés aux populations nécessiteuses. Ces aides sociales sont souvent accaparées par les agents locaux souvent complices qui induisent en erreur les prestataires ou les destinataires au profit de gens qui adhérent à leur idéologie en fournissant des listes biaisée et tronquées de nécessiteux ayant-droits droits. Sur le seul critère douteux de suiveurs féodaux et en excluant les insoumis à l’ordre féodal.
Donc ils n’ont que faire de tout le reste des composantes du corps social qui ne sont à leurs yeux que des citoyens de seconde zone du simple fait de ne pas épouser leur idéologie d’ascendance filiale nobiliaire. Ils sont donc perçus comme des vulgaires suiveurs à la merci et en marge de la gestion des affaires sociales des villages et de simples exécutants du »contrat social » hérité dont les féodaux sont les seuls privilègiés d’une telle structure sociale. Ils veulent ériger en règle absolue ce mode de gestion archaïque et anachronique pour réguler nos rapports sociaux (code social) avec toutes les iniquités qui vont avec.
Toute leur idéologie se drape autour de leur égo mal placé s’articulant foncièrement autour d’une prétendue »noblesse » héritée à laquelle était soumise passivement et sans condition ni discussion possible de ceux issus des autres couches de la société. Comme il s’agit d’un ordre filial hérité, il n’y a pas de réforme qui soit possible. Cette obsession de vouloir se mettre sur un piédestal et soumettre son prochain à ses caprices de nostalgiques légendaires les rend schizophrénes. Nous, on ne s’est jamais caché qu’on souhaite en finir avec ces pratiques archaïques qui inhibent. Ce »machin » d’association (TOUNKA lemou kafo) n’est qu’un outil de résistance à ce qu’on combat. Avouez-le comme on le crie partout, vos principes ne s’imposent à personne ou du moins à nous en tout cas. Par contre la citoyenneté et l’égalité qu’on promeut dans la société va être respecté de gré ou de force par la seule force de la loi. Sans quoi, la défiance que vous incarnez ce n’est pas nous que vous défiez mais l’Etat.
D’ailleurs la supposée »noblesse » que vous revendiquez, cela ne se reflète nullement dans vos faits et gestes. Puisque, ça ment, tronque et maquille les faits aussi bien dans les médias et devant les instances publiques (tribunaux, commissariats…). Ca veut relater la réalité tout en jouant aux fossoyeurs ou gymnastes »intellos ». Mais les faits sont têtus ainsi que vos motivations réelles sont malveillantes et ça n’échappe à aucun citoyen averti. Vous prétendez relater les violences tout en omettant sciemment d’écrire une ligne sur les événements de Djandjoume qui est le paroxysme de la violence lié à la cause que vous défendez. C’est-à-dire leur seul crime est dû au fait du refus de se soumettre à ce même ordre féodalo-esclavagiste.
Admettons même, que le problème de fond ne soit pas sur l’esclavage ou la servitude comme vous le dites , il faut expliquer aux bonnes consciences auprès de qui vous voulez vous faire du crédit, en défendant votre idéologie féodale méprisante que vous pronez n’est en aucun cas un modèle social qui régule la société qu’aucune société nous envie.
Sachez que vous n’êtes pas les seuls promoteurs de belles valeurs de soninkara. Il y a les valeurs et les privilèges. Et Ce que vous défendez c’est plutôt vos privilèges quand à nos valeurs, les vraies on les connaît. Que dire du principe de citoyenneté qui ne vous flaire même pas au nez, tant vous voyez vos concitoyens en »sous-hommes » et que tout doit tourner autour de vous (TOUNKA lemou) « XAR NOLAB SIRI ? ».
Vous voulez nous faire croire que vous véhiculez des valeurs républicaines en créant un groupuscule faisant la promotion de vos seules familles régnantes ( XAR XA HAXILO LO MINE): avez-vous perdu toute votre lucidité ?
Quand vous écrivez, êtes êtes-vous conscients que vous vous adressez à des esprits consciencieux ?
Je ne vois aucune noblesse sur le fait d’affirmer une chose le matin et infirmer le contraire l’après midi sur convocation d’une quelconque brigande ou devant une audience au tribunal.
La capitale régionale du Guidimagha reçoit en visite officielle le président mauritanien Mohamed Cheikh El-Ghazouani. C’est une première dans cette région Sud mauritanien depuis son élection à la tête du pays en juin 2019.
Selon certaines sources médiatiques, il y passera la nuit et s’attelera dans la journée du vendredi à l’inauguration des infrastructures publiques, comme le nouveau bâtiment du tribunal régional et certains logements sociaux nouvellement bâtis.
Dans le public accueillant le cortège présidentiel, nous y constatons la présence des banderoles d’AMEES (Association Mauritanienne pour L’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles) dénonçant les problématiques liées à l’esclavage par ascendance dans la région notamment au sein de la communauté soninké. Les militants abolitionnistes soninkés de la région interpellent régulièrement les autorités publiques sur les agissements discriminatoires et les harcèlements récurrents venant des cercles féodaux s’accrochant aux mentalités esclavagistes d’antan.
Depuis quelques années, ces citoyens parmi la communauté soninké sont mobilisés pacifiquement pour se défaire des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans les localités villageoises et demandent l’application effective des lois.
La direction du lycée français de Nouakchott, «Theodor Monod», a envoyé une lettre aux parents d’élèves ,dans laquelle elle confirme la réponse à leur protestation, contre l’enseignement de cours de laïcité, à leurs enfants.
Le lycée avait proposé des cours à ses élèves de Nouakchott, conformément aux recommandations du gouvernement français visant à consolider les principes de laïcité , suite au meurtre d’un professeur d’histoire en France, par son élève, après qu’il ait montré à ses élèves des caricatures offensantes du prophète Mahomet, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix.
Une lettre de la directrice de l’école, Eveline Briar, reçue par les parents, indique que le lycée a décidé de « suspendre les cours d’éducation morale et physique qui étaient prévus cette semaine et la semaine prochaine, aux niveaux CM1 et CM2, ».
La lettre ajoute: « Nous vous informerons, s’il est décidé de proposer pour vos enfants.,des cours d’éducation morale et physique, sur le thème de la laïcité . »
Le lycée français a été fondé à Nouakchott en 1984 et porte le nom du géologue français Theodor Monod, qui resta longtemps en Mauritanie pour mener diverses recherches, et fut le découvreur du « Guelb Richat » en Adrar, en Mauritanie.
Sahara Medias a appris auprès de ses sources propres que le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani a décidé d’annuler toutes les visites initialement prévues à l’intérieur du pays au cours de ce mois de novembre.
Ces reports seraient dus à la seconde vague du covid-19 évoquée dans les milieux médicaux, la présidence voulant éviter les grands rassemblements.
Le président Ghazouani devait se rendre demain jeudi à Sélibaby et dans les jours qui suivent dans les wilayas de l’est.
L’annonce de l’annulation de ces visites intervient au moment où le conseil des ministres tenait sa réunion hebdomadaire.
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