L’éditorial Cri Osé : Contrer l’esclavage et toutes ses manifestations chez nous : déracialiser l’approche en toute sincérité

En Mauritanie, j’écrivais que presque chaque communauté développe en son sein les germes de l’ordre inique et injuste dénoncé sur l’échelle nationale. Par exemple, quand certains parlent d’un état raciste et esclavagiste, ils font semblant d’ignorer que leur communauté est aussi discriminatoire et esclavagiste à un certain niveau. Chez nous, la victime d’un racisme peut être aussi cet esprit communautariste foncièrement esclavagiste de mentalité ici et là. Espérons que l’état se mette à combattre véritablement les racistes et les esclavagistes de tous bords. Il n y a pas plus louche et fourbe que celui qui dirait qu’ indexer les méfaits de l’esclavage statutaire chez les populations noires, dédouanerait l’esclavage subi par une partie de nos frères haratines. Ainsi la cohérence et la sincérité nous intiment d’embrasser large dans nos engagements militants et politiques. Aujourd’hui parmi certaines voix militantes, le racisme d’état se dénonce avec chiffrage à l’appui mais l’esclavage et ses différentes manifestations sont abordés furtivement avec une subtilité qui trouble.

Bref c’est un peu du « mauritanien » militant à la carte. Le code esclavagiste dit hérité du rite malikite, tient une place importante dans la littérature sociale et religieuse chez tous tenants de clergés communautaires (Noirs et Blancs) . Dénoncer l’esclavage au Guidimagha (Sud mauritanien) ne donnerait pas un ouf de soulagement à la conscience d’un esclavagiste dans l’Inchiri. La donne purement cutanée et binaire de l’affaire, est une arnaque intellectuelle quasi scandaleuse. Je dirais chez nous, tous les esclaves et assignés socialement comme tels, sont à 99,9% Noirs et les féodalo-esclavagistes sont Noirs et Blancs. Dans l’aspect purement communautaire, l’esprit esclavagiste et le féodalo-esclavagiste sont complices d’une manière implicite. L’un et l’autre ne pense DROIT que sous le prisme de leur hégémonie respective, sociale en intra d’abord et politique à l’échelle nationale. Oui TOUS ensemble, dénonçons avec le président Biram Dah Abeid l’apartheid de fait dans l’arabisation forcée de l’expression de l’état, mais il en faut autant sur ce qui couve depuis toujours dans les communautés noires. Ce système rétrograde et moyenâgeux qui humilie et ostracise socialement, appelé gentillement système de castes pour partage des tâches sociales. Faux et usage du faux socialement et intellectuellement aujourd’hui, par ce système de castes, les gens ne vivent pas ensemble mais séparés et liés par un certain utilitarisme sociétal déséquilibré fait de subordinations et d’obligations. Dans nos communautés noires dites de castes, il y a 2 ensembles à mon avis, l’ensemble des esclaves statutaires et les autres. C’est une évidence chez les soninkés avec l’éveil abolitionniste et anti-esclavagiste GANBANAAXUN FEDDE initié par les composantes castées esclaves, l’autre ensemble hormis quelques JUSTES PROGRESSISTES, a formé une coalition réactionnaire très agressive dans divers endroits. Par exemple dans le Guidimagha mauritanien, pour cause de problématiques liées à l’esclavage, dans des villages, des Noirs tentent d’exproprier les biens (foncier) d’autres Noirs. Des familles vivent une quarantaine sociale parcequ’ils refusent les assignations sociétales esclavagistes. Et apparemment ces violations récurrentes ne tiennent pas l’attention d’un certain type de militant qui racialise à outrance TOUT au point qu’on présume que sa socialisation serait à l’origine de son positionnement à sens unique. Cette socialisation qui formate hermétiquement les mentalités féodalo-esclavagistes dans nos communautés. Concernant la gênante question du mariage, qui, de mon point de vue semble très marginale par rapport à l’éveil citoyen et antiféodal, mais peut être un curseur d’évaluation d’une certaine mauvaise foi. Le gars qui est prêt à se marier avec une femme Fidjienne, dirait que sa caste l’empêcherait d’épouser une autre femme dans le même groupe sociolinguistique partageant la même religion au passage. Et lui qui irait dénoncer un racisme blanc ailleurs lié à un mariage mixte Blanc/Noir. Si on revenait aux castes, dire qu’elles symbolisent le partage de tâches pour l’harmonie sociale, j’ai souvent constaté une omission pas innocente dans le discours de certains défenseurs de cette « chose » et qui atténuent son caractère esclavagiste . Ces gens acculés quand les secousses du phénomène déborde autour d’eux, essaient de citer toutes les castes liées à des fonctions ou métiers identifiés mais glissent subrepticement sur une, comme pour entretenir davantage le déni légendaire. Il est urgent qu’on revoie nos logiciels d’engagement et de militantisme pour l’avènement d’un véritable état de droit dans notre pays. Les afrikaners se sont inspirés de leur droit coutumier racialiste pour appliquer l’apartheid contre les Noirs sud-africains, et également nos droits coutumiers ont des germes socialisées d’un apartheid sociétal qu’on essaie d’ériger en valeurs sociales. Ne pas en avoir conscience pour un militant universaliste, revient à une superficialité criante et l’ignorer devient une incohérence sinistre doublée de mauvaise foi.

🔹️Par KS pour le BLOG

COMMUNIQUÉ- IRA/ NOUADHIBOU : Affaire audio mensonger de Aminetou Mint El mokhtar Présidente de AFCF (Association des Femmes Chefs de Familles )

Suite au discours historique et mémorable du lauréat du prix du Courage ,le Président Biram Dah Abeid , obtenu devant un parterre de grandes organisations mondiales de défense des droits de l’homme le 18 février 2020 à Genève, le système esclavagiste, exclusioniste, raciste et d’apartheid s’est senti profondément sonné .
Pour donner suite aux diatribes acerbes du défenseur des droits humains Biram Dah Abeid , proférées depuis la salle des Nations Unies , reprises par la Presse du monde entier , le système en place n’a trouvé de réponse à ses vérités crues que de lancer ses seconds couteaux de tireurs embusqués sans conviction pour apporter la réplique maladroite aux problèmes graves de violations des droits de l’homme cités dans le discours inoubliable du Député et Président Biram Dah Abeid :

● l’esclavage qui est un crime contre l’humanité qualifié dans la loi 031/2015

● le passif humanitaire qui continue d’endeuiller et de hanter des milliers de nos compatriotes .

● l’exclusion de la majorité de la population de toutes les sphères décisionnelles de l’état, de l’économie, du bien-être social de l’éducation et de la santé.

● la non reconnaissance inexplicable et illégale de l’organisation Ira Mauritanie et le Parti Rag dont son candidat député élu depuis la prison, s’est placé deuxième aux élections Présidentielles de juin 2019 malgré les fraudes avérées et l’attitude hautement patriotique et historique qu’avait adoptée le Président Biram Dah Abeid en évitant au pays de sombrer dans le chaos imminent que certains esprits extrémistes ,racistes chauvins , voulaient installer.

● le racisme d’état , érigé en système , banalisé ,et , en dernière trouvaille comme pour atteindre le paroxysme , l’apartheid visuel à l’oeil nu ou le sous-développement séparé version République Islamique de Mauritanie.
Apre avoir donc échoué dans l’envoi des hommes de premier plan qui étaient sensés défendre le droit au front du désespoir , du mensonge éhonté , de la faiblesses de l’argumentaire , de la contrevérité et de la falsification des faits avérés et connus , qui ont fini par se rendre à l’évidence et ravaler leurs intentions , voila que surgit , une vieille dame Aminetou Mint Mokhtar comme pour venir en rescousse désespérée aux laudateurs perdus, mandatée , depuis les officines du système qu’elle affirme bien connaître et fréquenter jusqu’au plus haut sommet, qui, dans un audio , prête à l’honorable Biram Dah Abeid President des réseaux Ira de par le monde , une amitié avec son bourreau ,son geôlier et adversaire le plus irréductible de plus d’une décennie depuis la création de Ira : l’ex Président Mohamed ould Abdel Aziz
Ridicule et nauséabonde accusation , sans aucune preuve, trop mesquine et mal intentionnée.

Cette dame , Vice-présidente de Arem , d’ailleurs , avait été convoquée par la sûreté de L’état suite au problème de AREM ( Alliance pour la Refondontation de L’état Mauritanien) était effarouchée et contrainte à jouer un rôle pour aider le pouvoir à se défendre vainement.
Son effarouchement l’a d’ailleurs enfoncé pour toujours car, ni le pouvoir en place, ni l’opinion nationale et encore moins l’opinion internationale ne sont dupes pour accorder le minimum de crédibilité aux propos et arguments démentiels qu’elle a avancés .

Et donc cette accusation mensongère que l’histoire retiendra de la part de la Présidente de l’association AFCF Aminetou Mint El Mokhtar s’empilera avec les autres qui l’ont précédées qui ont toutes finies par mourir de leur belle mort : le mensonge fait vivre une nuit , mais , la vérité toujours et , qui contracte une dette a le mensonge en croupe.

A cet effet , nous , militantes,,militants et sympathisants de la section de Ira Nouadhibou , exigeons de Aminetou Mint El Mokhtar d’exhiber les preuves qu’elle détient .
Et enfin, nous dirons, que , certaines personnes préfèrent le mensonge à la vérité, la fuite à l’affrontement car , en plus d’être lâche, elles ont choisi la voie la plus facile : être malhonnête « 

La lutte continue
La vérité triomphe toujours.


Ira/Dakhlet Nouadhibou


Le 07/03/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Sélibaby 6 mars 2020 contre  l’esclavage en Mauritanie : Retour en photos d’une journée GANBANAAXU de sensibilisation et de conscientisation. 



En Mauritanie, la journée du 6 mars de chaque année marque une date consacrée  à la lutte contre l’esclavage et ses séquelles. Cette année 2020, le mouvement d’éveil citoyen, humaniste et anti-esclavagiste GANBANAAXUN FEDDE a organisé un événement de sensibilisation à Sélibaby dans le Guidimagha. L’association UVDS – Ganbanaaxu (Union de Volontaires pour le Développement de Soninkara) et L’ARMEPES – Ganbanaaxu, ont animé cette journée avec un grand public venu de différentes localités de la région. Les présidents Gaye Traoré et Yakhoub Bakhayokho, nos doyens Wali Diallo et Diaguily Traoré et d’autres éminents membres de la mouvance abolitionniste GANBANAAXUN FEDDE, ont rappelé la nécessité d’un éveil citoyen pour s’extirper  des pesanteurs discriminatoires de l’ordre féodalo-esclavagiste qui persiste dans nos communautés notamment chez les soninkés. Parmi chaque délégation villageoise, il y a eu un-e intervenant-e pour témoigner des divers harcèlements provocateurs venant de certains tenants extrémistes des coutumes féodalo-esclavagistes. Des membres de la communauté Ganbanaaxu sont lésés dans leurs droits légitimes tant au niveau sociétal que citoyen. Le cas de la grande mosquée de Kininkoumou, où une minorité sociale (féodaux aux mentalités esclavagistes) s’est accaparée de la gestion exclusive au détriment de l’écrasante majorité considérée d’ascendance esclave, et avec la complicité des autorité publiques qui traînent les dossiers. Un cas similaire est relevé à Coumba Daw . Dans le domaine du foncier, diverses menaces d’ expropriations sont signalées ici et là. Plusieurs dossiers judiciaires ont été ouverts comme à Dafor,  mais les autorités étatiques ne bougent presque pas . Tous ces remous ont une seule origine ; celles et ceux qui refusent les coutumes féodalo-esclavagistes (ladani) dans la communauté, sont systématiquement visés par les réactionnaires féodaux en complicité tacite avec certains cadres soninkés introduits dans les rouages étatiques. Ces cadres fonctionnaires ou politiciens tiennent un langage contradictoire selon s’ils sont à Nouakchott auprès de hautes autorités ou dans leurs villages au Guidimagha . Ainsi ce 6 mars 2020, l’occasion a été d’exposer ces réalités criantes liées à l’esclavage coutumier par ascendance foncièrement nuisible à la paix sociale. 

À l’État et ses organismes publics, de faire  régner le régalien dans nos contrées villageoises où discriminations et ségrégations sont érigées en norme de vie féodale digne du moyen-âge. L’arsenal juridique avec les dispositions de la Loi 031 – 2015 sur les pratiques esclavagistes et de la Loi 023 – 2018 portant sur les discriminations, doit être appliqué d’une manière effective pour mettre fin sérieusement à ce déficit d’état de droit en Mauritanie et particulièrement à ce niveau. 

Sélibaby  7 mars 2020

©️ Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE

Restitution conférence-débat Université de Bordeaux Montaigne De « L’Oubli Volontaire, pour un nouveau contrat social en Mauritanie ».

Tout d’abord, je remercie le Collectif de chercheurs arabesque de m’avoir offert l’opportunité de m’exprimer dans ce lieu de culture et de savoir.

J’ai eu l’occasion, ce 04 mars 2020, de m’exprimer sur plusieurs questions notamment celle de la problématique des langues nationales , la situation des droits humains, le déséquilibre communautaire et éthnique etc.
Il fallait enfin proposer des solutions et perspectives.

La question linguistique étant à mes yeux celle qui bloque l’unité nationale, je vous propose mes analyses sur cette question.

I– Sur la question linguistique en Mauritanie

1– la langue, comme facteur d’intégration

La Mauritanie est un pays multicurel et pluriethnique. Chaque éthinie constitue une communauté spécifique. L’ensemble des communautés forme la communauté nationale. Le peuple Mauritanien.

Les langues nationales sont : le pulaar, le wolof, le soninké, le Bambara et l’arabe. L’arabe est la langue officielle du pays selon la constitution. Le français, une langue administrative.

Cependant, le fait d’utiliser la langue arabe comme langue de juré (officiellement reconnue par la loi fondamentale comme telle) constitue un obstacle majeur à l’intégration des autres communautés ethnique comme les WOLOFS, LES PEULS, LES SONINKES ET LES BAMBARAS.

  • L’ intégration

L’intégration d’un groupe d’individus dans un pays donné passe d’abord par la promotion et la protection de la langue utilisée par ce groupe. Or, en Mauritanie, les langues nationales ne sont pas enseignées afin de permettre à ceux les utilisent de se sentir concerné et impliqué dans les affaires publiques, administratives et sociales.

Ce déficit ne peut donc provoquer qu’un sentiment d’exclusion.

2– la langue, comme facteur d’exclusion

Il est clair que dans tout type de société, lorsqu’un individu ne travaille pas avec sa langue, n’etudie point dans celle ci et ne peut donc ni produire du savoir ni en acquérir à travers l’usage de sa langue , il est appelé à ne pas être totalement impliqué dans la gestion de la cité.

Prenons l’exemple du wolof en Mauritanie. Il parle essentiellement wolof et utilise le français comme langue administrative. Si on lui impose l’arabe, comme langue enseigné à l’école en plus du français qui n’est pas sa langue maternelle, il aura beaucoup de mal à s’intégrer pleinement dans la société.
Il en est ainsi pour le soninké, le bambara et le peul.

Toutefois, toutes ces éthinies apprennent l’arabe à l’école. D’une part parce qu’elles n’ont pas le choix, d’autres part, parce que l’école Mauritanienne étant bilingue, les élèves sont dans une obligation de partir de cette base. Il faut souligner tout de même que le choix d’apprendre uniquement l’arabe existe.

Le citoyen peul qui ira à l’école aura donc deux défis à surmonter : apprendre deux nouvelles langues étrangères (Arabe, Français).

Il est également important de souligner que ni l’arabe ni le français ne sont ses langues maternelles. Il n’est donc absolument pas préparé depuis le cercle familial à en faire usage.

Un enfant peul parle peul à la maison. Mais à l’école, il doit se débrouiller à acquérir des connaissances dans des langues qui lui sont totalement étrangères.

Ce fait constitue à mon avis un facteur élémentaire d’exclusion. Je propose que les autorités Mauritaniennes prennent en compte ce facteur dans leur projet politique.

  • L’exclusion :

Il s’agit là de mettre l’accent sur la question de de l’exclusion d’un groupe dans une société donnée.

Un individu ou un groupe d’individus peut être exclu de différentes manières mais l’exclusion par l’usage de la langue est plus profonde.

On ne peut nier le fait que parler et travailler dans sa langue maternelle est beaucoup plus utile que le faire dans une langue étrangère.

L’apprentissage est ici ralenti, et l’individu apprenant un autre mode linguistique de communication se voit complètement retardé par les années qu’il passera à cet apprentissage.

Le système éducatif Mauritanien doit alors urgemment se lancer dans des réformes profondes afin de promouvoir les langues des autres Mauritaniens et leur permettre et d’étudier et de travailler dans leurs propres langues.

L’usage de l’arabe comme langue officielle constitue donc un élément fondamental d’exclusion qu’il aurait fallu corriger il y a déjà plusieurs décennies.

3– L’usage des langues pour favoriser le bien vivre ensemble : l’unité nationale.

Solutions et perspectivesSolutions :

● Solutions

1– Former les formateurs (enseignants) dans les 5 langues nationales,

2– Imposer le choix d’au moins deux langues nationales aux élèves à l’école au primaire ( les 2 premières années du primaire) et les trois autres (les 3 dernières années du primaire) ainsi de suite jusqu’au collège et au lycée.

Ce choix imposé permettra aux jeunes élèves, collégiens et lycéens de partir sur des bases égalitaires.

3– Faire des langues nationales les langues de travail et de communication dans l’administration.

4– Le français, à mon avis, devrait être la seule langue officielle. Aucun Mauritanien n’a le français comme langue maternelle. Alors aucun Mauritanien ne pourra prétendre être favorisé si tel était le cas.

Les Maures sont plus à l’aise avec la langue arabe. Le hassanya parlé n’est rien d’autre qu’un dialecte arabo-berbère. Ils ont alors plus de chance de réussir et s’intégrer dans la société Mauritanienne qu’un Wolof, un Peul, un Soninké ou un Bambara.

● Perspectives :

1– Des réformes profondes pour la promotion et la protection des langues nationales,


2– Des révisions ou modifications constitutionnelles dans ce cadre,


3– Un dialogue national inclusif

Pour l’unité nationale, pour l’amour de mon pays, pour le bien vivre ensemble.

Mohamed Lam,
Bordeaux, le 05/03/2020.
Restitution intervention Université Bordeaux Montaigne.

Crédit photo : Aurelien, Photographe ( contact : aurelien.fays88@gmail.com)

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur, l’écrivain Lam Mohamed.

Mauritanie : l’honorable député Ogo Coulibaly donne son avis sur la polémique actuelle.

Je tiens en premier lieu à féliciter notre compatriote et collègue député pour sa haute distinction du prix du courage. Au-delà de la polémique qui a prévalu après sa déclaration à Genève, nous devons tout simplement en tirer que toute contradiction d’idées engendre au final des solutions pour notre vivre-ensemble. C’est dans cet esprit que je salue cette dynamique collective soucieuse de bâtir de consensus forts pour renforcer notre expérience démocratique et aller encore plus loin. S’attarder au libellé du principe, c’est privilégier la forme au détriment du fond. Mais la vraie question demeure la pertinence de sujets abordés. Le député Biram dénonce à juste titre des pratiques malheureusement encore existantes dans notre cher pays :

– l’ethnicisme à ce sujet, le premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir (UPR) Docteur Abdallahi Ould Nem a fait une sortie médiatique appelant à sa déconstruction.

– De même pour l’esclavage, le quatrième vice-président du parti au pouvoir (UPR) Khalil Ould Teyib affirme sans détour que l’esclavage existe bel et bien en pratique et en séquelle – Le passif humanitaire qui a connu des tentatives de règlements dont celui du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui avait suscité beaucoup d’espoirs, brutalement interrompu par le coup d’état du 06 août 2008 qui nous a  valu la fameuse prière de Kaedi. La perception que se font certains de nos concitoyens qu’une seule composante est insérée au niveau des instances de décision de l’état, de la fonction publique, du commandement militaire, du milieu des affaires a été explicitement décrite et en toute honnêteté intellectuelle par le professeur Abdoul Weddoud Ould Cheikh sur les ondes de RFI, en ces termes. Qu’un mouvement s’est amorcé depuis le début des années 80 où on observe une régression très forte de la présence des communautés noires dans les hautes sphères de l’état et que l’expatriation de beaucoup des hauts cadres noirs témoignent aussi de la rétraction du marché de recrutement dans l’administration et d’un travail d’exclusion qui s’est accentué de façon très forte à partir des événements 89. Les inégalités avérées, visibles par tous au niveau de tous les pans de notre société n’ont-ils pas incité le Président de la République Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani lors de sa quête des suffrages des électeurs à choisir le symbole de la balance qui traduit une réelle volonté politique de réconcilier les mauritaniens. Son programme présidentiel « Mes Engagements » exécutés dans le respect strict de son contenu ne devrait-il pas mettre en place :

– Des institutions fortes qui mettront fin au particularisme, pour laisser la place à la république

– Une école républicaine où la pluralité culturelle en serait le levier d’actions, pour servir des passerelles d’inclusion entre toutes les composantes de notre nation.

– Une justice égalitaire et punitive pour en finir avec le passe-droit, la seule voie pour établir une citoyenneté

– Une politique sociale inclusive pour lutter contre la pauvreté, voire l’éradiquer Ainsi, considérant tous ces constats précités, je m’interroge beaucoup plus sur les raisons profondes qui ont mené à temps d’engouements suscités par cette déclaration qui pourtant résume en partie une situation observable et palpable par tous les bords politiques et tous les honnêtes observateurs. En ce qui concerne l’unité nationale, ceux qui sont dans les instances de l’état doivent inclure la diversité dans toutes les prises de décisions, pour que les générations futures puissent la recevoir avec fierté en héritage, alors les efforts ne seront plus accusateurs mais plutôt complices au tour de cette référence que nous avons en commun qui est ce grand pays la Mauritanie.

©️ Crédit source: http://www.cridem.org

TRIBUNE : MAURITANIE, PAYS D’APARTHEÏD OU PAYS À PART? Par Kaaw Touré

L´actualité mauritanienne, du mois de février, qui coïncide avec le 54ème anniversaire du ”manifeste des 19”, est dominé par un débat sur la question nationale et sociale ou autrement le problème de la cohabitation en Mauritanie. Ce débat a été suscité par la sortie du président Biram Dah Abeid à Génève sur la nature de l´Etat raciste et esclavagiste du pays.
Aussitôt la classe politique ou l´intelligentsia arabo-berbère dans sa majorité et une partie de la presse électronique ont repris en choeur le discours officiel de l´Etat mauritanien au nom d´un soi-disant sacro-saint devoir de protection de l´image du pays. A travers cette prise de position apparait clairement la volonté de cet establishment de maintenir le statu quo et les acquis (la dénégrification) de la politique du fait accompli, celle de l’exclusion à fondement raciste.
En effet, dès que le Système est désigné du doigt, les divergences s´estompent. On tient coûte que coûte à garder les privilèges qui en découlent. Protèger l´image du pays n´est qu´une excuse, un prétexte pour masquer l´essentiel. L´essentiel c´est qu´au delà des divergences et des contradictions, il y a la volonté de dénégrifier le pays ou tout au moins de réduire les Noirs à la soumission et au silence par justement le maintien de l´esclavage en l’état et par une politique radicale d´exclusion systématque de la composante négro-mauritanienne de tous les secteurs de la vie nationale.
Touchés au vif, courroucés, irrités, tous sont montés au créneau pour construire leurs échafaudages théoriques sur la situation politique du pays et surtout pour défendre la patrie du complot, un complot international, un de plus ourdi par les ”éternels nationalistes étroits et ennemis” de la Mauritanie cherchant à discréditer l´angélique République” Islamique” de Mauritanie. Ils veulent transformer leurs victimes en bourreaux. Quand un voleur crie au voleur, imaginez l´hilarité des passants.
Certains scribouillards accusent les Mauritaniens de la diaspora d´être derrière cette campagne contre la sainte Mauritanie et ajoutent que nous sommes loins des réalités mauritaniennes. Il faut leur rappeler que les exilés que nous sommes, avons tous laissé derrière, des frères, des soeurs, un père, une mère, un village, un hameau bref, une famille et des rêves et tout ce qui touche à leur dignité, citoyenneté et intégrité nous concerne aussi.
Cette Mauritanie est un pays particulier où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, la « Mauritanité », et à partir de leur position de simples citoyens, comme tous les autres, dictent pourtant aujourd´hui celui qui est mauritanien et celui qui ne l´est pas; celui qui est patriote et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens ce que veut dire « le patriotisme », ce que veut dire la « Mauritanité », qu´ils confondent souvent avec « mauritude ». Ils veulent nous imposer leur discours, la ligne à ne pas franchir et la posture à tenir.
Dénoncer le racisme et l´esclavage, les injustices ne veut pas dire que nous n´aimons pas notre pays. Nous refusons seulement que le mensonge et l´hypocrisie soient les fondements de notre vivre ensemble. Nous aimons notre pays comme la prunelle de nos yeux mais nous l´aimons aussi avec un amour critique.
Sans m´attarder sur des débats sémantiques, je signe et persiste, comme nous l´avons toujours soutenu: il y a des similitudes effarantes entre le Système d´Apartheid sud-africain et le Système de gestion politique en Mauritanie. Aujourd´hui il faut-être d´une malhonnetêté intellectuelle notoire et de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre le racisme d´Etat en Mauritanie. Au-delà de l´évidence, il y a la réalité disait un grand philosophe. La réalité est que le racisme d´Etat existe en Mauritanie. Cette réalité n´est pas le fruit de « l´imaginaire fertile et débordant  » de Kaaw Touré, du président Biram Dah Abeid, ou encore moins du président Samba Thiam ou du président Ibrahima Moctar Sarr et de Dr Alassane Dia. Nul effort n’est besoin de déployer pour découvrir derrière les pouvoirs et les avoirs, le racisme le plus hideux, l’exclusion la plus brutale et l’esclavage le plus primaire.
Comment qualifier un Système qui déporte, qui viole, qui vole, qui assassine, qui spolie, qui marginalise, qui discrimine ses propres citoyens du seul fait de leur appartenance sociale, ethnique ou raciale? Si ce n’est pas de l’Apartheïd de l’Afrique du Sud en tout cas ça en a les mêmes effets. Selon nos contradicteurs, la notion de l´Apartheïd est en l´occurrence inopérante en Mauritanie parce que nous vivons dans les mêmes quartiers, allons dans les mêmes écoles et prions dans les mêmes mosquées. Cette présentation schématique et manichèenne feint d’ignorer la substance et la finalité de l’apartheid que le sinistre Hendrik Verwoerd, ancien premier ministre d´Afrique du Sud, en 1963, présentait devant le parlement de son pays comme : « …réduit à sa simple expression, l´Apartheid ne peut se présenter que sous la forme suivante : nous entendons garder blanche l´Afrique du Sud, la garder blanche ne peut vouloir dire qu´une chose, assurer la domination des blancs, non leur direction, non leur tutelle, mais leur commandement, leur suprématie ».
Quels autres objectifs le système politique mauritanie pousuit-il sinon de perpétuer la domination exclusive et irréversible d’une communauté raciale sur la vaste majorité noire? Les faits sont têtus, les résultats sont là, indéniables!
Depuis l’indépendance, nos chefs politiques incapables de se départir de l’esprit partisan, tous issus du milieu maure, se sont attelés sans relâche à developper, tour à tour, des politiques qui, loin de forger la Nation encore inexistante, ont conduit à des crises cycliques, répétées,(1966, 1979, 1986, 1989, 1990,1991) à une déchirure profonde entre les deux communautés. Par ces politiques nocives développées au fil des années et des régimes que guidait un systéme inique, on mit en place un APARTHEID DÉGUISÉ. Je dis déguisé car on le chercherait en vain dans les textes institutionnels alors qu’il existe partout, pour peu qu’on observe.

Qui ose en douter encore ? Et encore, convient-il de souligner qu´en Afrique du Sud le pouvoir blanc, tout raciste qu´il était, n´est pas allé jusqu´à déporter les Noirs du pays, se contentant, si l´on peut dire, de les parquer dans les Bantoustans et au mieux dans des townships.
Si en Afrique du Sud le pouvoir raciste pouvait permettre à un Nelson Mandela de vivre 27 ans en prison, en Mauritanie les Tène Youssouf Guèye et Djigo Tapssirou ont été assassinés en moins de 2 ans de détention. Comme vous voyez le régime raciste de Nouakchott est plus cruel que son cousin germain de Prétoria. Il faut trouver un autre nom plus approprié à ce Système ethno-génocidaire qui dépasse l’Apartheïd.
Si en Afrique du Sud les militants de l´ANC ont pu être détenus et sortir vivants après plus de 20 ans de détention, en Maurtanie, plus de 500 supposés militants et sympathisants des Flam ont été assassinés en moins d´un mois dans les camps d´exterminations du régime de Nouakchott à Inal, Djreïda, Nbeyka, Azlat, sans parler des milliers des civils abattus dans la vallée, ni des charniers qui essaiment partout dans le sud du pays. Et comble de l´horrreur, l´Etat n´a pas trouvé une idée plus géniale que de pendre 28 Noirs dans la nuit du 28 novembre, fête de l´indépendance. Il fallait faire offrande à l´Etat chauvin de cadres négro-africains, 28 Noirs sont pendus. Des citoyens qui n´avaient commis aucun crime, pas même le moindre délit. Ils étaient Noirs et c´était suffisant comme crime aux yeux du régime et ses sbires.
Tous ces crimes contre l´humanité restent impunis, les veuves, les ayants droit, les orphelins continuent à exiger la justice. En bons marchands, ils veulent vider l´abcès, le contentieux national comme on vide les stocks. On veut nous imposer une omerta, de l´amnésie, de l´amnistie forcée, de l´oubli et de l´impunité.
Certains contempteurs, pour banaliser le fait raciste dont est exclusivement victime la composante noire, invoque une prétendue « exclusion transversale ». Suffisons que certaines franges de la communauté arabo-berbère soit également touchée par des injustices sociales et économiques, il n’en demeure pas moins évident que seuls les Négro-africains sont violentés dans ce qu’ils ont de plus cher: leur culture, leur identité, leur intégrité et leur citoyenneté en un mot leur dignité.
Le contrôle de l´État par certains éléments racistes et surtout l’absence de légitimité de celui-ci vis-à-vis de toutes les communautés nationales nous obligent à opérer une séparation entre l’État raciste et la communauté beydane. D’ailleurs, cela fut toujours le cas depuis malgré notre diabolisation par le régime de Taya et ses valets auprès de nos compatriotes arabo-berbères.
Nous ne souhaitons pas le surgissement de problèmes raciaux ou ethniques en Mauritanie. C´est l´existence effective de ces problèmes qui explique la naissance de nos organisations politiques et mouvements citoyens, notre engagement et notre combat. Ce dont nous sommes coupables, c´est d´avoir osé toucher du doigt les pourritures de la nation mauritanienne à ce stade actuel de son évolution en projetant une lumiére crue sur l´ensemble des mécanismes qui sont conçus, orientés et exécutés de manière à ce que le pays soit sous le contrôle effectif d´une seule nationalité racio-culturelle au détriment des autres.
Ma question est aussi où sont les progressistes arabo-berbères du pays?
Si par ailleurs, des blancs risquèrent leur vie ou se firent pendre aux U.S.A avec l’UNDER-GROUND ou en Afrique du Sud comme les Joe Slovo, Bram Fischer pour la cause des faibles, ce ne fut pas le cas en Mauritanie pendant les années de braise et actuellement avec la politique radicale de l’exclusion systématique des communautés noires. Comme ils sont bien rares, ceux de l’autre côté, à faire montre d’un engagement éprouvé contre les discriminations raciales! Au contraire, tous ou presque, en chorus, reprennent le discours officiel avec hypocrisie et mensonges et parlent de la fictive « unité nationale » menacée ou de l’Islam qui nous unit dont ils violent et bafouent les fondements et principes élémentaires. Or, j’ai toujours eu le sentiment que l’intellectuel ressemblait davantage à Zola qu’à Gobineau ou Goebbels, et qu’il ne pouvait rester sans rien faire, sans rien dire devant l’injustice.
Ce que nous faisons est en conformité avec notre religion qui nous dit à travers un hadith du messager : « Quiconque d’entre vous voit un mal qu´il le change par sa main. S’il ne le peut pas qu’il le dénonce. S’il ne le peut pas qu’il le désapprouve en son cœur car c’est la plus faible expression de la foi”.
Et comme disait un adage ”lorsque le sage montre la lune, l´imbécile regarde le doigt. Sur nos pages, nos murs et nos espaces sur les réseaux virtuels et sur le réseaux réels ce sont des plages des préjugés et de déchirures profondes.
Les mauritaniens habitent ensemble mais ne cohabitent pas. Ils se croisent mais ils ne se voient pas. Ils se parlent mais ils ne communiquent pas.
Nous sommes ensemble dans les marchés mais point de commerce entre nous. Nous sommes ensemble dans les mosquées mais ce n’est pas évident que nos prières et souhaits soient les mêmes. Certains prient pour leurs frères « moudjahidines » en Palestine et en Syrie et d’autres pour leurs frères et soeurs déportés, leurs veuves et orphelins de la vallée.
Nous avons les mêmes langues mais nous ne parlons pas le même langage. Et pourtant nous devons construire des ponts de coeurs et détruire en choeur ces murs des déchirures et barrages d’inculture. Il est temps de se ressaisir! Il est encore temps de se surpasser pour outrepasser l’impasse. Encore une fois ce ne sont pas les intimidations, les diatribes, la terreur policière ou la terreur intellectuelle qui nous feront taire. Nous continuerons à dire la vérité à temps et contre temps pour guérir nos maux.
Il est manifeste que la politique d’évacuation et de dissimulation des questions sensibles n’a jamais aidé à les résoudre. Il importe que les formations politiques et des patriotes sincères comprennent que l’édification d’une Mauritanie prospère et stable passe nécessairement par la lutte contre les préjugés nuisibles à l´unité nationale et au developpement de tous. Ils doivent comprendre tant que les problèmes de fond à savoir le racisme d´Etat et l´esclavage ne seront pas identifiés et débattus, tout projet démocratique restera une utopie.
Au delà du racisme, ils verront nos visages:
Au delà de leurs peurs, la réconciliation:
Justice et égalité pour tous, c’est là notre avenir.
Je ne peux terminer sans faire appel à Jaures et m´approprier ses propos:
‘’ Nous ne subirons pas la loi du mensonge triomphant ,
Nous ne plierons pas ,
Nous ne nous tairons pas,
Nous ne nous irons pas en silence ,
Nous ne nous coucherons pas …”


Et la lutte continue!

Kaaw Touré

©️ Crédit source: post FB de l’auteur (2/3/2020)

IRA – ITALIE : AFCF et sa Presidente s’engagent à côté du régime mauritanien contre Biram Dah Abeid

■Communiqué de IRA-Italie

~ AFCF et sa Presidente s’engage à côté du régime mauritanien contre Biram Dah Abeid

Encore une fois, Ira-Italie est très préoccupée par la campagne violente de lynchage et de dédiabolisation, engagée officieusement par le pouvoir en Mauritanie, contre le défenseur des droits humains, le député et homme politique mauritaniens, président des réseaux Ira dans le monde, Biram Dah Abeid, depuis sa consécration comme lauréat du Courage du Sommet de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme le 18 février 2020. En effet, le discours constant et véridique du lauréat des Nations-Unies pour la Cause des Droits de l’Homme (2013), a causé un effet de séisme politico-sociale et populaire en Mauritanie. Se cherchant face à des vérités crues, des données immuables et des positions sans équivoque, le pouvoir en place à Nouakchott, cherche à alimenter des attaques et des dénigrements contre BDA en procurant des seconds coteaux, parmi la classe politique mauritanienne, la société civile et les blogueurs.
Mais hélas pour le système de l’apartheid déguisé et implanté en Afrique de l’Ouest. Une seule personne s’est détachée du lot de toutes les organisations des droits humains mauritaniennes constituées au sein du Fonadh (forum des organisations nationales des droits de l’homme en Mauritanie), la présidente de l’Afcf (Association des femmes chefes de familles), Aminetou mint Almokhtar. Cette dernière vint répondre aux avances du pourvoir des generaux et oligarques, tortionnaires, esclavagistes et gabegistes: elle vient de lancer son premier faux témoignage public contre le nouveau lauréat du prix Courage, toujours retenu en Belgique par ses médecins bruxellois pour des soucis de santé. Aminetou a tardivement fait ses révélations sur ce qu’elle a appelé le participation du prisonnier politique emblématique durant la dernière décennie en Mauritanie, au pillage et détournement des richesses du pays en connivence avec, tenez vous bien, son ennemi public numéro 1 durant cette décennie en l’occurence l’ancien president mauritanien Mohamed ould Abdelaziz. La présidente de l’Afcf a précisé avoir des preuves materielles irréfutables pouvant ses graves accusations contre le député et défenseur des droits humains internationalement reconnu et respecté.
Les médias, blogueurs et activistes politiques proches du gouvernement mauritanien, se sont donnés à coeur-joie de distribuer en boucles, en ligne et sur tous les reseaux sociaux, le témoignage frais et sans aucune preuve réelle jusqu’à présent, de la presidente l’Afcf contre l’éternelle cible d’attaques officiels ou officieuses du pouvoir politique en Mauritanie et des groupes dominants gravitant autour.
Ira-Italie appelle Ira-Mauritanie mére et toutes les autres Ira existant dans les pays de droit, à déposer des plainte devant la justice, pour que Aminetou mint Almokhtar réponde de ses propos devant un tribunal impartiale.


🔹️Pour Ira-Italie


Le président Yacoub Diarra

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie – Tribune : Cette polémique suscitée autour du mot ‘’Apartheid’’ que révèle-t-elle ? Par Thiam Samba

● DÉBAT SUR L’APARTHEÏD.

Cette polémique suscitée autour du mot ‘’Apartheid’’ que révèle-t-elle ?

Primo, que la culture du débat intellectuel ne s’installe toujours pas chez nous, loin s’en faut ; on diabolise, voire on insulte et on continue… A travers un lynchage médiatique qui frise le terrorisme intellectuel, on cherche à maintenir une dictature au nom d’une majorité, instaurée par une oligarchie, ( si, bien entendu , toute la frange haratine se reconnaissait dans l’identité arabe), en perdant de vue que toute majorité ne tire sa légitimité que dans le respect des droits des minorités.

Ne pas céder à l’intimidation , surtout pas …

Deuxio, elle révèle un état d’esprit, manifestement, largement partagé dans cette jeunesse arabo-berbère, qui traduit un manque notoire et flagrant d’objectivité et de recul, dès que le pays est touché dans ses péchés sensibles ; c’est épidermique ! Cette réaction est aussi, hélas, perceptible chez une partie de l’élite politique et intellectuelle adulte. En somme, beaucoup de progressistes, mais des progressistes de circonstance, dirons-nous…

Tiertio enfin, que dans cette conception de ‘’l’Apartheid’’ tout n’était pas que négatif, à tout peser ; en effet les Blancs-blancs se gouvernaient et laissaient les Blacks se gérer et gérer leurs bantoustans, tout au moins !et puis, toutes proportions gardées, le système d’apartheid était quand même moins indigne, plus respectueux de l’homme que l’esclavage … Enfin et surtout, cet apartheid là était lui, non pas officieux, sournois et hypocrite , mais codifié et déclaré, et chacun savait donc à quoi s’en tenir …

Ces jours-ci il circule un audio d’un résident, probablement de Rosso, qui dénonçait le blanchissement appliqué de l’administration de cette ville ; du gouverneur au préfet , en passant par le commandant de brigade, le commissaire de police , le chef de la base militaire , jusqu’au juge et cadi, dit-il . L’auteur n’a pas compris que le mal est général et ne sévit pas qu’à Rosso, mais partout dans le Sud , sans épargner Nouakchott avec ses trois gouverneurs . Ceux qui, aujourd’hui montent au créneau, vocifèrent sous l’ indignation, feinte, en entendant le mot ‘’apartheid’’ constatent pourtant, tous les jours, cette réalité triste, sur laquelle ils ferment les yeux, sans rien dire…
Seule une infime minorité courageuse de cadres s’insurge …

Rappelons, pour ceux qui semblent l’oublier, que l’idéologie afrikaner avait pour soubassement « d’utiliser la force numérique et la force de travail des Noirs pour les transformer en instruments , sans qu’aucune possibilité ne leur soit laissé de sortir de cette situation’’. En notre âme et conscience aucune résonnance, aucune similitude avec ce qui se passe chez nous ? Si ce que nous vivons n’est pas de l’Apartheid stricto sensu, ça lui ressemble, au moins par métaphore…

Ma suggestion est celle-là : puisque ceux qui nous gouvernent se dérobent à l’idée d’organiser un dialogue inclusif, sans compenser cette rebuffade par des mesures fortes d’apaisement, que les médias nationaux se saisissent donc de cette polémique qui fait rage dans les réseaux sociaux comme d’une opportunité, pour organiser un débat… civilisé. Pour notre part nous sommes preneurs …

Samba Thiam
Président des FPC.

Nouakchott le 28 -02-2020

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur

Tribune – Racisme d’état en Mauritanie : Et des mots pour le dire… Par Bocar Oumar BA

La violence n’est pas dans le propos mais dans les faits. Nos vierges effarouchées devraient davantage s’indigner du fait que des tortionnaires, des assassins, des violeurs, des spoliateurs circulent librement que de mots choisis pour décrire cette violence.

Le diktat de l’émotion feinte ne nous fera nullement abandonner nos convictions, encore moins les mots pour les dire.

Nous parlons de racisme d’état et continuerons à en parler car ce qui se joue est du fait de l’état et des politiques publiques. Que cela ne se reflète pas dans les textes, ça ne traduit qu’une évidence: l’hypocrisie et la duplicité comme mode gestion des affaires de l’état. La constitution, ni aucune loi ne légalise le détournement des deniers publics, mais qui peut de bonne foi en nier le caractère systémique dans ce pays? Le racisme d’état est du même ordre. Le dénoncer est un devoir pour qui veut le vrai changement dans ce pays. Vouloir le nier au motif de mauvaises comparaisons historiques, c’est s’en accommoder au prix de bons mots et de nuances forcées.
De même, nous rabâcher à chaque dénonciation de notre part de cette ségrégation ignoble la stigmatisation de la communauté maure dans son ensemble, c’est là aussi un subtile jeu d’échos pour couvrir la voix des victimes.
Nous parlons de racisme d’état, ceux qui y voient la communauté maure sont les premiers à l’accuser dans son ensemble, car ils la confondent avec l’Etat…

©️ Crédit source : post FB de l’auteur (27/2/2020)

Flash – info : Monsieur Silly Gassama intronisé Référent traditionnel de GANBANAAXU/Armepes en France.

Dimanche 23 février 2020, une délégation dirigée par Demba Coulibaly, s’est rendue aux Mureaux pour une cérémonie de présentation chez notre notre honorable doyen choisi.

Basant sur les critères du droit d’aînesse, sa désignation est d’une symbolique d’ordre fraternel et citoyen. Mr Gassama est originaire du village de Nieliba dans le Guidimagha.

Aucune ségrégation ou discrimination patronymique et statutaire, ne fait partie de nos valeurs de respect et de considération à l’endroit des personnes âgées. Nos règles sociales sont en phase avec les principes fondamentaux qui régissent l’ordre républicain et démocratique prévu et promu par les institutions publiques dans nos pays. Les humiliations symboliques subies dans l’ancien régime féodalo-esclavagiste soninké , n’affecteront plus notre DIGNITÉ HUMAINE.

🔹️Notre devise aujourd’hui : Ni maîtres de personne, ni esclaves de personne aussi.

Nous vivons en citoyens DIGNES et AVERTIS.

Vive la COMMUNAUTÉ FRATERNELLE GANBANAAXU!

25/2/2020

©️ Communaution GANBANAAXU/ Armepes France