ENCORE UN CAS D’ESCLAVAGE SUR MINEURE EN MAURITANIE: De l’obstruction à la dissimulation.

L’initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie IRA – Mauritanie vient d’achever un travail d’investigation qui se conclut, le 1er septembre 2019, à Arafat, commune populaire de Nouakchott la capitale, par la dénonciation d’un crime d’esclavage et de trafic humain sur mineure. La victime, Ghaya mint Mohamed Salem, est âgée de 14 ans et native de Bassiknou, à l’extrême sud-est du pays. Elle était maintenue en état de servitude héritée, chez sa maitresse Lalla mint Ahmed Jidou Ould Cheikh, de la tribu des Oulad Daoud. Dès le lendemain 2 septembre, illustration d’une célérité inhabituelle, les autorités se saisissent de l’affaire. Alors, la machine rodée du faux se met en branle, suivant une articulation bien familière aux militants et activistes de l’égalité.

🔹️I. Une réaction prévisible

A l’annonce du scandale, les vieux réflexes de déni puis d’occultation se mettent à l’œuvre, sous le ressort séculaire de la solidarité au sein de la tribu, le fameux esprit de corps qui soude les contrevenants devant l’adversité du droit. La pression unanime vise, comme d’usage constant, à arracher la rétractation de l’enfant, grâce à l’insistance de ses parents esclaves. D’expérience, peu de personnes résistent au déploiement d’une dissuasion où se conjuguent chantage religieux à l’enfer, complicité des agents de l’Etat et promesses de cadeaux, au bénéfice de témoins souvent voués à la misère. De nombreuses situations du genre se diluent ainsi, à mi-parcours, entre le procès-verbal de police et l’audition chez le juge. Il arrive même que des auxiliaires de justice se chargent de dissuader le plaignant, dès le début de la comparution. En l’occurrence, il n’ya aucune exception.
Ainsi, le procureur du tribunal de Nouakchott-Sud Ethmane Ould Cheibani, s’empresse d’entendre Ghaya Mint Mohamed. Dans la vidéo de l’entretien avec El Hadj Ould El Id, coordinateur local de IraM, celle-ci reconnait recevoir un salaire mensuel de 10 mille anciennes ouguiya, soit 24, 5 euros. Concernant la question relative à son désir de rejoindre les siens, elle dit subir des maltraitances ; deux molestations en présence de membres de la famille n’y suscitèrent nulle interposition. D’après sa version, la correction physique répondait à son désir de quitter l’employeur.
La nuit venue, la commissaire responsable de la « brigade des mineurs en conflit avec la loi », Madame Aichetou Mint Soueid’Ahmed, confie l’adolescente à un officier de l’armée, membre de la tribu susnommée. Mohamed Lemine Ould Aboubecrine se charge d’approcher la jeune Ghaya pour user de son autorité manifeste, aux fins d’obtenir, d’elle, le retrait de la plainte et la disqualification des parties civiles. Tous les soirs, en dehors des heures de travail de la police, il s’entretenait à huis clos avec la victime. Là, il usait de ses facultés d’intimidation, lesquelles s’avèrent évidentes en pareille circonstance : détenteur d’une parcelle d’autorité martiale, parent de la dame esclavagiste, comme elle issue de l’ethnie titulaire de la préséance historique, il dispose des atouts pour convaincre ; d’autres sources suggèrent l’implication discrète du Ministre de la défense, le Général Hanena Ould Sidi, précédent commandant du G5 Sahel, lui aussi natif de Bassiknou et cousin de Lalla Mint Ahmed Jiddou.

🔹️II. L’enjeu

Compte tenu de la dévolution tribale du pouvoir en Mauritanie, un esclavagiste trouve toujours, à son secours, l’influence d’un haut fonctionnaire, d’un magistrat, d’un policier. En face, Ghaya, fille, mineure et née et grandie dans l’infériorité de la race, ne pèse presque rien, dès lors que la force légitime ne la protège. Or, en République islamique de Mauritanie, les normes légales se retournent contre les humbles, aussitôt leur promulgation acquise. Destinées à la consommation extérieure, elles ont, pour finalité, de rassurer les diplomates accrédités, les organisations internationales et les investisseurs. La qualification de l’esclavage en « crime contre l’humanité », depuis le 13 aout 2015, correspond au paroxysme de la parodie. Jusqu’ici, nul auteur présumé n’a été condamné selon les prescriptions du nouveau texte.

🔹️III. Leçons

Le gouvernement mauritanien devrait éradiquer tentatives, en cours, pour museler la plaignante ; en vertu de ses engagements extérieurs et des lois internes dont il prétend garantir la jouissance, il est tenu d’assurer la tenue d’un procès équitable, au titre de la compétence universelle. L’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité requiert le jugement par une Cour de portée mondiale. Nos tribunaux, hélas, ne satisfont aux critères d’impartialité et d’équité. Au-delà de leurs degrés élevés de corruption et d’incompétence, le monopole ethnique en reste, à la fois, l’huile et le rouage.
IRA – Mauritanie, association toujours interdite sur instruction du pouvoir, invite les nouvelles autorités, à réviser et assainir, en profondeur, le rapport de la justice à la citoyenneté. Pour réhabiliter et affermir la fondation de la paix dans un pays si vulnérable, la raison impose de se montrer vigilant et d’une forte exigence, sur le sentiment de confiance des gens, envers les tribunaux. La pénalisation de l’esclavage et du racisme offre l’opportunité d’une résolution que les mauritaniens justes ne manqueraient d’applaudir ni de conforter.

Lien de la vidéo : https://www.facebook.com/100014198280265/videos/666718537144750/?t=14

Nouakchott, le 03/09/2019
La commission de communication

©️Crédit source : réseaux IRA-MAURITANIE

Événement- Diaspora : Invitation a une rencontre de remerciements avec le Président Biram Dah Abeid à Paris.

La coordination Biram Dah Abeid 2019 en France, convie tous les ressortissants Mauritaniens (militants politiques et/ou associatifs et partenaires de la société civile) ainsi que les amis de la Mauritanie, à une rencontre publique de remerciements, en présence du Président Biram Dah Abeid, le Samedi 21 septembre 2019. La rencontre aura lieu à partir de 15h à L’Institut Curie situé au 12, rue Lhomond 75005 – Paris (Station RER B: Luxembourg – sortie 2 Gay-Lussac). Ce sera l’occasion pour le leader abolitionniste et candidat à la dernière élection présidentielle en Mauritanie, de remercier et de saluer la mobilisation militante et l’expression citoyenne de la Diaspora Mauritanienne en Europe lors du scrutin du 22 juin 2019.
En marge de l’événement, et au nom de son Président, Biram Dah Abed, la Coordination en France déclare être vivement préoccupée par la situation qui fait suite aux inondations ayant sinistré plusieurs régions de la Mauritanie et particulièrement celle du Guidimakha, compatit à la douleur des familles éplorées et appelle tous les Mauritaniens ainsi que toutes les bonnes volontés à soutenir les victimes de la catastrophe.

Puisse Allah leur venir en aide

🔹️Pour toute information, contactez : +33 7 51 30 42 88 / +33 6 49 49 95 93
ou +33 7 58 85 41 11

©️La coordination BDA France 2019

IRA – Mauritanie auprès des populations sinistrées du Guidimakha

NOTE D’INFORMATION

Du 29 au 30 août 2019 IRA – Mauritanie a dépêché de Nouakchott une mission au Guidimakha dans le but de s’enquérir de la situation des populations sinistrées, leur exprimer la solidarité de l’ensemble des membres de l’organisation mais également présenter ses condoléances les plus attristées – au nom de sa direction avec à sa tête le président Biram Dah Abeid – aux familles éplorées.
La délégation a été reçue à Sélibaby par le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mohamed Ould Jidehlou. Dirigée par le doyen Oumar Ould Yali et composée de Balla Touré, Mokhtar Ibrahima Cissé et Samba Diagana, elle a débuté sa mission par une visite au Wali du Guidimakha Mr Mohamed Ould Mohamed Lemine Ould Belamach auquel, après les salutations d’usage, elle a exprimé sa compassion à la douleur des populations sinistrées de la région. Le Wali, en réponse, a remercié les membres de la délégation pour la démarche entreprise et a tenu à les rassurer sur le fait que les autorités sont conscientes du niveau du sinistre et qu’elles s’emploient à créer des conditions optimales pour venir en aide aux populations.
La délégation a également rendu visite au Maire de la Commune de Sélibaby Mr Mohamed Vall Ould Mek’halla à travers lequel, le chef de la mission Mr Oumar Ould Yali a exprimé toute sa solidarité avec les populations de Sélibaby ; il a également remercié monsieur le maire pour la promptitude de son soutien aux sinistrés. Mr Ould Mek’halla, après avoir remercié les membres de la délégation pour la visite de solidarité, a dit espérer l’apport d’une aide rapide aux populations de sa commune.
Suite aux visites aux autorités régionales et communales, le tour était de rendre visite aux familles qui ont enregistré des pertes en vies humaines dans la ville de Sélibaby. Ainsi, les membres de la délégation accompagnés du coordinateur régional ont rendu visite aux Hel Méchinou qui ont perdu le jeune Sghair Ould Méchinou âgé de 20 ans puis la délégation s’est rendue à la famille du jeune Baba Ould Cheibany âgé de 18 ans, mort noyé. La famille du jeune El Hacen Ould Selkou, âgé de 21 ans, mort par noyade, a également reçu la visite des membres de la délégation. Lors des visites, la délégation a pu apporter un soutien moral et matériel aux familles éplorées.
Les visites dans les quartiers ont permis aux membres de la délégation de constater l’ampleur des dégâts. Des centaines de concessions ont été rasées par les eaux. Elles étaient occupées, dans la plupart des cas, par des familles pauvres. Le nombre important de cas de femmes seules élevant des enfants dit long sur le caractère très urgent et catastrophique de la situation.
La délégation s’est rendue au village de Samba Kandji à 25 kilomètres de Sélibaby, dans la commune de Gouraye où les eaux ont emporté quasiment tout dans deux quartiers du village. Plus un seul bâtiment debout. Ici, la délégation a été reçue par le Chef du village Mr Samba Keita, entouré de plusieurs notables, auxquels, elle a exprimé la solidarité d’IRA – Mauritanie avec les habitants du village. Mr Keita, prenant la parole, a dit ni lui, ni ses amis qui l’accompagnaient ne sont étonnés par ce geste de générosité et de solidarité de la part du groupe dirigé par le président Biram Dah Abeid connaissant l’engagement de son leader en faveur des faibles. Le Chef du village a promis d’informer l’ensemble des populations du village du soutien moral et matériel qu’IRA – Mauritanie leur a apporté. Suite à cela, Mr Keita a guidé le groupe dans la visite de ce que fût le quartier Sud du village qui a été totalement rasé par les flots. « Le pire, dira Mr Idrissa Konaté – un notable du village, est que tout ce que les habitants de ces maisons possédaient de matériel est enseveli sous les décombres ».
Le grand nombre des carcasses d’animaux morts jonchées derrière le village renseigne sur les pertes subies par le village dans le cheptel.
Au niveau de la réaction des autorités, au lendemain du sinistre, le village a reçu la visite du Maire de la Commune et du Chef de la Brigade de gendarmerie de Gouraye mais, pour le moment, il n’a reçu aucune visite de la part des autorités administratives et aucune aide n’est parvenue, selon un groupe de notables interrogés.
En effet, cette visite a renseigné, de façon détaillée, la direction d’IRA – Mauritanie sur l’ampleur des dégâts et des pertes provoqués dans la région du Guidimakha par les pluies diluviennes survenues durant la semaine écoulée. La délégation ministérielle dépêchée par le gouvernement devrait être également suffisamment informée sur la situation de détresse des populations. Il se trouve que les actions menées, jusque-là, par les autorités sont bien en deçà des énormes besoins des populations en termes d’habitats, de soins médicaux et de besoins alimentaires.
La tâche est énorme, IRA – Mauritanie appelle à la responsabilité des autorités, au soutien des partenaires de la Mauritanie mais aussi à la générosité de l’ensemble des mauritaniens.

Fait à Nouakchott, le 01 septembre 2019
La commission de communication

©️ Crédit source : IRA-MAURITANIE

Je suis Noble et tu dois m’obéir ! Par Babagalle Kide

Les castes constituent un obstacle majeur à la naissance d’une Nation forte et solide. Dans une stratification socialement injuste, certains éléments de la caste des « Nobles », pour on ne sait quelle raison, piétinent impunément les droits et les libertés des occupants de la caste dite intermédiaire et de la caste « inférieure ». D’ailleurs, quel rituel avez-vous accompli pour vous nommer Nobles ? Ceux qui se réfugient dans la bravour et le courage de leurs ancêtres pour se jeter des fleurs doivent se plonger dans l’histoire de l’invention des castes. Pour faire simple, la division du travail social est nécessaire pour le développement et la diversité des métiers. Par contre, pour ceux qui se disent « Nobles » Gila Dawaa Dawi, rappelons leur, à titre d’exemple, que la caste des Torrobes est à la base un regroupement de savants de toutes les couches sociales pour former la Nouvelle République théocratique du Fouta après la chute des deniankobes. En ce sens, un Torroodo est tout individu qui possède la connaissance et la vertu imposées par les révolutionnaires. Historiquement, voilà le processus et les conditions de naissance de la caste des Savants. Comme toute construction sociale, les castes ne sont exemptes d’instrumentalisation et de dérives dangereuses. C’est cette instrumentalisation qui maintient des milliers de familles dans les mains de la Classe Noble mauritanienne. Dans des villages avec un même peuple, les morts ne se valent guère. Les enfants forgerons n’oseraient même songer à courtiser une femme noble. L’individu en situation de servitude, bien qu’il soit un savant hors pair, n’aurait jamais la prétention de diriger la prière sous les yeux d’un Noble. Le cimetière des nobles est totalement prohibé aux autres castes dans certains villages. Nous voulons nous débarrasser de la domination culturelle des berbères tout en infligeant la même violence aux nôtres. Quel paradoxe!

Il est indigne et abject de se comporter de la sorte pour un peuple qui a conquis et civilisé l’humanité. Nous avons été les bâtisseurs des Pyramides, nous avons révélé à Platon l’essence de l’intelligence humaine, nous avons transmis le langage de la Nature à Pythagore et regardez où nous en sommes et dites- moi ce que vous voyez? Mettons de côté cette fierté millénaire et entamons le processus de refondation de la société africaine en général et celle de la Mauritanie en particulier. Nous pouvons, pour la justice et l’équité, pour la liberté et la fraternité, reléguer au rang de symbole notre appartenance « castique  » pour célébrer notre humanité et notre Unité. Pour rendre hommage à nos ancêtres qui, pour la stabilité de notre société, ont pensé à mettre en place un système social diversifié, pensons à faire évoluer la stratification sociale des communautés mauritaniennes en imposant des nouvelles règles et des nouveaux codes plus justes et plus égalitaires.

Tant que nous nous tairons devant la barbarie de l’homme, tant que nous nous plongerons dans le déni devant la violence et l’injustice, tant que nous nous sentirons indifférents à la souffrance des opprimés et des « mal-nés », nos enfants nous trainerons dans le tribunal des lâches et des complices directs de la misère des pauvres et de la souffrance des innocents enfants.

Babagalle kide

©️Post Facebook de l’auteur du 31/8/19

L’éditorial: Guidimakha, la sinistrose

Le Guidimakha, à l’instar du reste du territoire national avait besoin d’eau. Le manque de pluies en cette période hivernale augurait pour cette région, la plus arrosée du pays, des lendemains inquiétants pour la vie et l’existence du bétail et des champs de culture.
C’était la sécheresse qui s’annonçait ; ce qui, partout ailleurs en Mauritanie, était source d’inquiétude des citoyens.
Alors le Guidimakha comme le reste du pays s’est mis à implorer Dieu pour la pluie. ALLAH a répondu par des averses sur le Guidimakha. La région a été réellement arrosée, pour ne pas dire noyée.

Avec des pluies de 36 voire 72 heures sans discontinuer dans certaines localités. L’atténuement de l’effet de la sécheresse sur cette terre a été finalement catastrophique à des degrés divers selon les localités.

On parle de 21 victimes humaines dans toute la région et les dégâts matériels sont énormes. De N’Diewo à Sansanghé, en passant par Selibaby, Bouly, Gorilakhé, l’ampleur du désarroi déconcerte toute âme sensible…

Le village de Sambakandji, situé au Sud de Selibaby, est en partie entièrement détruit. Des quartiers entiers de plusieurs villages ont été rasés par les eaux. Des champs de culture dévastés, des animaux emportés par les torrents. Plusieurs centaines des maisons (en banco) se sont affaissées et parfois ont fondu. L’eau s’est invitée partout dans les habitations. De mémoire même d’octogénaire, c’est du jamais vu. On dénombre par centaines les populations qui ont tout perdu, et aucune localité de cette région n’a été épargnée…

Le tronçon Kaédi – Gouraye a été coupé en plusieurs endroits et le pont au niveau du village d’Ehel Salem (Touriyimé – la tête de l’éléphant, c’est le nom du marigot) a cédé, coupant Selibaby des villages du Nord et le trafic vers Nouakchott.

Ce même tronçon via Gouraye, qui était déjà dans un piteux état, est également grandement affecté… pour ne pas dire tout simplement détruit dans certains endroits. Guidimakha souffre. Le désastre est sans précédent et sa gestion déplorable.

Guidimakha est sinistré. Un état défaillant avec une gouvernance de l’improvisation. La politisation du malheur des populations était aussi à l’ordre du jour.

Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévenir ?

« Gouverner, prévenir et anticiper »sont-ils des méthodes mauritaniennes? L’actuel tenant du pouvoir et son gouvernement diront sans doute en sourdine qu’ils ont héritée d’une situation chaotique…

Mais est-ce une excuse vis-à-vis d’une population qui a tardé à voir l’Etat à coté d’elle? Ici et là en Mauritanie, on se confond avec le mode épicier, la gestion du jour au jour de nos autorités ces dernières décennies.

Ainsi le Guidimakha s’est noyé et est resté sans secours conséquent, se débattant avec les moyens rudimentaires … des moyens du bord en attendant que les autorités comprennent que gouverner c’est anticiper et jouer sa partition.
Une autorité dépourvue d’un plan de contingence s’est elle-même conviée dans la défaite. Les autorités locales sont restées pantoises et inefficaces.

Le président du Conseil régional (Mr Coulibaly) s’est plu et complu, dans un français hésitant, à rassurer les populations. Quelle légèreté ! Quel déphasage ! Ce responsable qui devrait être sur le terrain dès les premières heures de la catastrophe, est tombé dans la position politico-partisane. Il s’est contenté d’énumérer les intentions d’un gouvernement qui a été défaillant à tout point de vue. Et il s’est adressé aux populations ou à ses collègues via Whatsapp, et on se demande vraiment si les populations de Sambakandji (commune de Gouraye) l’ont écouté et si celles de Mborgo (commune de Dafort) ont seulement « le réseau ».

Mr Coulibaby ne semble pas comprendre ce qui doit être son rôle et surtout langage qu’il doit utiliser en pareille situation de crise. Lui qui est la première victime car président d’une population noyée qui l’a élu. Lui, le principal espoir et interlocuteur de ces populations auprès des autorités. Lui, l’élu a failli. Un élu très différent de l’élu de Tintane.

Il n’a pas trouvé mieux que de dire qu’il a eu le Ministre de l’Intérieur au téléphone et ainsi de suite… Aux questions que notre journal lui a posées, 24 heures après son intervention, il n’avait pour réponse qu’il n’a « aucune idée de la situation ». Pauvre Guidimakha abandonné par ses politiques.

L’autre insulte vient de Ba Ousmane. Lors d’une réunion des cadres de la région pour s’organiser afin de venir en aide aux populations, lui, l’ancien ministre de l’éducation, se félicitait de la rapidité de la réaction du gouvernement pour secourir les sinistrés.

Quelle pitié ! Ce monsieur se moque de qui ? Voici le langage qui a fait perdre Ghazouani au Guidimakha les présidentielles du 22 Juin passé? Dire le contraire de ce que tout le monde sait. Même ses collègues qui participaient à la réunion semblaient être surpris par ces propos.

Heureusement que les actions de la diaspora combinées à la réaction tardive du gouvernement peuvent constituer un début de soulagement des ces populations aujourd’hui dans le dénuement total.

Encore une fois, la fâcheuse habitude des politiques de ce terroir s’est montrée au grand jour ; des politiciens qui ne sont forts que dans l’entreprise de destruction des uns des autres, les divisions, les scissions politique des supposés adversaires.

Pour ces politiciens, la mission qui consiste à atténuer les souffrances des populations historiquement délaissées n’est pas une priorité. Pauvre population que ces politiciens, toutes obédiences confondues, ont fini de transformer en poudrière sociale.

Qu’Allah vienne en aide aux populations du Guidimagha.

Camara Seydi Moussa

©️Lien de l’article : http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1058

Le cas de Youssouph Kamara : le communiqué de CR (Conscience et Résistance)

Le matin du 27 août 2019, à Nouakchott, des ressortissants du Guidimagha se rassemblent devant la Présidence de la République pour exhorter les autorités à un sursaut de mobilisation, au titre de la solidarité avec les victimes des inondations.

Les forces de l’ordre leur intiment de reculer de quelques centaines de mètres, en direction de la Poste, devant l’hôtel Azalaï. Les marcheurs s’exécutent et déploient des banderoles. De nouveau, les policiers interviennent afin de contraindre le groupe de manifestants à libérer le trottoir, en raison d’une gêne à la circulation automobile. Ce faisant, un agent bouscule l’une des dames, d’un certain âge. Le fils de celle-ci, Youssouph Kamara, s’interpose et repousse le responsable du geste. Ce dernier tombe, comme en témoigne l’image animée. Aussitôt, l’escouade se jette sur Youssouph, le roue de coups de bottes et de matraques, avant de l’embarquer à l’arrière d’un véhicule de service, dans l’espace ouvert sur les modèles pick-up. Durant le trajet vers le commissariat du 4ème arrondissement où il sera retenu, les assaillants l’agonisent d’injures à caractère raciste, qu’ils agrémentent de menaces de représailles.

Privé de recevoir la visite des avocats et de la famille, Youssouph Kamara refuse de répondre à l’interrogatoire et passe la nuit aux mains de la maréchaussée. Le lendemain, en présence de ses défenseurs enfin admis à l’entendre, il se présente devant le procureur de la république de Nouakchott Ouest, aux fins de l’audience préliminaire. Le magistrat reçoit, aussi mais sans confrontation, le policier auteur de la plainte pour molestation et outrage à un agent de la force publique dans l’exercice de sa fonction. Ce dernier réclame réparation des coups et blessures que lui aurait valu l’intervention de Youssouph Kamara, lequel récuse l’accusation et argue l’assistance à une personne en danger.

Au terme de l’audition, le Parquet ordonne la prolongation de la garde-à-vue, cette fois dans le commissariat du Ksar. Il convient de relever, ici, l’usage récurrent de la torture, dans les centres de détention préventive de la République Islamique de Mauritanie. Les Noirs, nationaux ou ressortissants de l’Afrique subsaharienne, y risquent le racket, les sévices physiques et l’humiliation. Quelques uns en décèdent et la médecine légale conclue, presque toujours, à une mort naturelle.

Youssouph Kamara, membre du mouvement anti raciste, social-démocrate et laïc Conscience et Résistance (CR) s’expose, en l’occurrence, à une violation de l’intégrité du corps ; l’atteinte à son équilibre mental ne manque, non plus, de crédibilité.

Conscience et Résistance ne réclame, à son profit, aucun traitement de faveur, juste une procédure équitable dont résulterait, sans délai, le bénéfice de la liberté sous caution. Dans la perspective d’un procès, son maintien en détention préventive s’avère sans objet, les hypothèses de la fuite et de la destruction de preuve étant nulles. Youssouph Kamara travaille à Nouakchott et y vit, avec épouse et enfants.

Conscience et Résistance rappelle, au gouvernement que vient de produire une alternance laborieuse, combien les mauritaniens attendent et espèrent l’adoption de mesures de coercition fermes contre les agents de l’Etat, auteurs d’insultes et de voies de fait sur les civils ; le motif de discrimination, liée à la naissance, la croyance ou la nationalité en constitue une circonstance aggravante. La monomanie de l’amnistie au détriment du droit encourage la récidive. De cette impunité découle la frustration, puis la colère et un jour, la révolte.

Conscience et Résistance
Nouakchott, le 28 août 2019

©️Paru via un post Page Facebook du journaliste Hacen Lebatt

ARMEPES – GANBANAAXU : SOS – APPEL AUX DONS EN FAVEUR DES SINISTRÉS DU GUIDIMAGHA EN MAURITANIE.

https://www.helloasso.com/associations/armepes%20france/collectes/apel-aux-dons-pour-les-sinistres-au-guidimakha-en-mauritanie

Ces derniers jours, la région du Guidimagha fait face à un état d’urgence. En effet, des pluies diluviennes ont généré des inondations gigantesques qui ont causé des pertes humaines et d’énormes dégâts matériels. En ces moments de tragédie, Ganbanaaxu Fedde à travers son partenaire associatif ARMEPES-FRANCE lance un appel de dons à toutes les bonnes volontés pour venir en aide aux sinistrés et essayer de juguler les conséquences néfastes et dramatiques de cette catastrophe naturelle.

©️BE – Armepes- France

Communiqué de presse : Appel au secours de Sélibaby

Fondation Sahel pour la defense des droits de l’homme

Depuis lundi 26 août, la ville de Selibaby a connu une des plus grande catastrophe de son histoire ainsi que d’autres villages dans le Guidimakha . Des précipitations sans précédent (parfois plus de 200 mm) ont entraîné des dégâts matériels et des pertes en vie humaines , certaines zones sont dans un isolement complet du reste de la région suite aux graves dommages causés aux ponts et routes . Nous constatons ainsi le déplacement de nombreuses personnes sans toit Certaines familles sont privées des services de base, notamment de l’eau et de l’électricité .
Nous, à La Fondation Sahel, suivons de près l’évolution de la situation désastreuse dans la ville de Sélibaby et dans la région du Guidimakha ainsi que toutes les zones touchées par les intempéries et nous exhortons l’État via les autorités compétentes de :

1- Consoler la douleur des victimes et leurs familles, et nous leur exprimons tout notre soutien , notre inquiétude est grande face à la catastrophe , un plan de prévention contre les épidémies devraient être mis sur pied.

2. Nous appelons les autorités publiques à intervenir immédiatement pour alléger les souffrances des parents à Sélibaby

3 – Nous appelons la société civile et les élus à la nécessité d’intervenir de toute urgence pour effacer les larmes de Sélibaby .

4 – Nous lançons un « appel de secours » aux victimes de Sélibaby , au bénévolat, élus et entrepreneurs, à la nécessité de tout mettre en œuvre pour faire face aux souffrances des habitants de Sélibaby provoquées par la pluie et nous comptons sur vos dons pour lancer un convoi humanitaire au secours des victimes de Sélibaby .
Notre siège est ouvert pour toutes les bonnes volontés

Contact: 34999962.

Nouakchott le 27 août 2019

En exclusivité – Dafort : quelques photos des dégâts causés par les fortes pluies.

Les fortes précipitations qui ont frappé lourdement la région du Guidimagha mauritanien (Sud du pays) durant 2 jours (du dimanche 25/8/19 au lundi 26/8/19 en matinée), laissent des traces dans certains villages. Ainsi à Dafort, le chef-lieu de la commune du même nom, plusieurs bâtiments en banco et en mixtures (ciment et banco) se sont affaissés en partie brutalement. Dans ce billet, vous verrez en exclusivité quelques clichés de dégâts causés par ces pluies diluviennes dont l’abondance n’a jamais été relevée dans le passé selon des témoignages de doyens octogénaires sur place. Selon les dires de notre contact sur place, d’innombrables murs ont été détruits dans l’ensemble du village. Il est à préciser que 4 maisons recensées aujourd’hui ont eu des bâtiments mis à terre. Pour une approche prudente, nous préférons ne pas citer les noms de familles impactées par cette catastrophe naturelle qui a touché pratiquement toutes les localités du Guidimagha. Par certaines sources, il y aurait des décès à déplorer dans certaines zones. Nos condoléances à leurs familles. Ces dernières heures, une communication publique via whatsapp venant Mr Coulibaly Issa, président du conseil régional, assure que les pouvoirs publics seraient mobilisés pour secourir les sinistrés.

Aujourd’hui via les réseaux sociaux en milieux originaires du Guidimagha, un appel à l’organisation urgente d’une manifestation devant la Présidence à Nouakchott est lancé . Nous témoignons de l’audio d’appel reçu dont l’initiative est de Mr Camara Dramane dit sadio singallé.

À rappeler aujourd’hui , sur le terrain, la mobilisation des secours n’est signalée nulle part à notre connaissance. Et jusqu’à QUAND ?

À la lecture de cette subite et forte pluviométrie, alors qu’il y a à peine 2 semaines , tout le monde s’inquiétait d’un hivernage blanc et sec, il est lieu d’oser aborder la question de bouleversements climatiques qui hantent ailleurs. Ainsi sortir d’un certain fatalisme en subissant certains aléas naturels sans une initiative sérieuse d’anticipation et d’adaptation.

©️Crédit Photos, by D . CAMARA à Dafort.

K.S pour le BLOG

✅Des averses diluviennes au Guidimagha : Notre solidarité avec les habitants sinistrés.

Dans la nuit du dimanche 25 août 2019 jusqu’au lendemain lundi 26, des fortes pluies sont tombées dans la région Sud mauritanien, le Guidimagha. Ces précipitations abondantes ont causé un certain nombre de dégâts à cause de remontées des eaux dans les maisons dans plusieurs localités. D’après diverses sources il y aurait eu des décès à déplorer dans ces temps très difficiles pour nos populations. Nos condoléances attristées aux familles.

Ainsi nous, GANBANAAXU FEDDE, exprimons notre solidarité à l’endroit des sinistrés partout sur le territoire national et en particulier au Guidimagha où plusieurs témoignages de terrain révèlent d’innombrables perturbations dans la vie courante ces dernières 72 heures.
Nous espérons que les autorités compétentes prendront toutes les mesures nécessaires afin de porter assistance aux populations impactées durement partout. Nous prenons acte de la communication diffusée via le réseau whatsapp du président du conseil régional, assurant que tout est mobilisé par les pouvoirs publics pour secourir les sinistrés.

27 août 2019

©️Pour la communication GANBANAAXU FEDDE Aile – Mauritanie.