Tout d’abord, à toutes les citoyennes et tous les citoyens du Sénégal, nous vous adressons nos vœux les plus chaleureux à l’occasion de votre fête d’indépendance, célébrée le 04 avril en commémoration de la proclamation de la souveraineté de la République sénégalaise. Que cette journée soit remplie de fierté, de célébration et de réflexion sur les réalisations passées et les aspirations futures de votre nation. Qu’elle soit un point de départ pour le nouveau gouvernement, dirigé par Son Excellence M. Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, et son Premier Ministre, M. Ousmane Sonko, pour consolider l’unité de la grande nation sénégalaise, ainsi que pour la mise en place du Projet national auquel les sénégalaises et sénégalais ont adhéré.
Par ailleurs, nous souhaitons rappeler qu’en douze ans de pouvoir, l’ancien régime n’a accordé aucune audience à ces « damnés de la terre ». Des Mauritaniens de cœur vivant dans la souffrance depuis plusieurs années sont abandonnés à leur sort. Malgré quelques initiatives prises par de bonnes volontés ab hoc et ab hac , aucune n’a réussi à les aider à apaiser leurs souffrances. Certains pourraient considérer que c’est prématuré, mais nous sollicitons votre diligence, Excellence, pour aider à mettre en place des structures et des moyens permettant de répondre aux besoins primaires de ces personnes, au nom de l’humanisme.
Le Premier Ministre, M. Ousmane SONKO, a déjà tenté de prendre contact par le passé, mais il n’a trouvé personne pour prendre en compte les inquiétudes. Aujourd’hui, il est nécessaire d’affirmer que nous devons converger nos efforts pour venir en aide aux réfugiés mauritaniens au Sénégal.Ils sont confrontés à des défis considérables qui menacent leur sécurité, leur dignité et leur avenir. La communauté internationale est témoin de la crise humanitaire persistante que vivent ces réfugiés. Leur arrivée au Sénégal a été marquée par des conditions précaires, une insécurité alimentaire et un accès limité aux services essentiels tels que l’éducation et les soins de santé. Nous appelons votre Excellence et votre futur gouvernement à agir de toute urgence pour venir en aide à ces réfugiés mauritaniens.
C’est assez inédit de se retrouver avec « deux premières dames ». Le palais présidentiel accueille, pour la première fois de son histoire, « deux maîtresses de maison ». Il s’agit des épouses du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, le nouveau locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.
À propos de ces deux dames dont il est question, Seneweb en sait un peu plus sur leur profession.
Rappelons que Bassirou Diomaye et Marie Khone Faye, tous deux originaires du même village (Diaganiao) ont officialisé leur union, il y a de cela 15 ans. Mère de quatre enfants (trois garçons et une fille) tous issus de ce mariage, Marie Kh. Faye a marqué sa carrière professionnelle dans le domaine de l’assurance.
La seconde, Absa Faye, dont les souvenirs du mariage sont encore frais, est spécialiste en genre et coordonnatrice de projets au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
D’après nos sources, elle est originaire de Diakhar et a vécu un certain temps en Europe. Absa Faye et Bassirou Diomaye se sont dit oui en février 2023, un mois avant l’arrestation du bras droit d’Ousmane Sonko.
Certaines langues disent même que le mariage n’est pas encore consommé.
Et pourtant, les enfants naturels, appelés vulgairement en Soninké « Dianga lèmu » qui veut dire « bâtards » sont nés comme tous les autres enfants du monde, la rencontre d’un spermatozoïde et d’une ovule.
Mais seulement, on leur reproche d’être venus au monde alors que leurs parents n’étaient pas unis selon les usages religieux et traditionnels.
Durant toute leur existence, ces enfants, même devenus adultes sont rappelés constamment à leur naissance quels que soient leurs mérites.
A la moindre occasion, ils sont rabaissés, humiliés tantôt avec des messages voilés tantôt explicites pour leur faire comprendre qu’ils sont «illégitimes» .
Ils sont considérés injustement comme impurs et malpropres par ce qu’ils seraient porteurs de souillure et même de malédiction dans de nombreuses sociétés traditionnelles africaines et en particulier chez les Soninké.
Même les damnés de la société, les esclaves pourtant stigmatisés eux-mêmes et traités comme des sous-hommes se moquent de ces malheureux enfants, condamnés à payer pour la forfaiture de leurs parents.
Dans nos sociétés, ces enfants sont sources de honte pour la famille qui n’hésite pas à s’en débarrasser à la moindre occasion pour préserver son image.
Enfanter en dehors du lien de mariage est un crime imprescriptible. La femme qui a eu le malheur de donner naissance dans ces conditions était frappée d’ostracisme, aujourd’hui encore dans une moindre mesure.
Pendant longtemps, ces pauvres enfants étaient clandestinement assassinés dès la naissance, par ce que nos sociétés redoutent plus la honte que la culpabilité. En d’autres termes la responsabilité qui voudrait que chacun réponde de ses actes est une contre valeur. L’honneur de la famille, de la lignée n’a pas de prix même s’il faut commettre un assassinat.
La religion qu’on prétend défendre et qui interdit toutes relations entre un homme et une femme en dehors du lien sacré du mariage ne peut autoriser le meurtre fut-il celui d’un nouveau-né.
Ceux qui avaient (les nouveaux-nés) la chance d’échapper à une strangulation mortelle devaient apprendre à vivre avec leur malédiction, un handicap qui les rend différents des autres enfants de leur âge.
Une fois devenus adultes, ils sont confrontés à d’autres épreuves : celle du mariage. Les hommes et les femmes «enfants illégitimes» rencontrent souvent des difficultés lorsqu’ils doivent choisir un partenaire ou une partenaire. Leur demande de mariage fait beaucoup jaser du fait que selon les croyances, ils sont nés d’une union maudite.
Cette étape franchie, vient ensuite un autre obstacle, disposer d’un lopin de terre pour construire un toit notamment pour les hommes. Or ne peut hériter du père que les enfants bien nés dit-on.
Si l’enfant n’a pas été reconnu par son géniteur, généralement il porte le nom de famille de sa mère et aura grandi à la charge de ses oncles qui lui auront offert Amour et hospitalité en essayant de combler l’absence du père.
Et puis, un jour c’est le summum de la crise, l’enfant découvrira la vérité. Certains se suicident alors que d’autres sont meurtris à vie et acceptent le sort implacable.
Il y a en a qui choisissent de partir, de disparaître dans la nature surtout lorsqu’ ils sont issus d’une double illégitimité : enfant nés hors mariage et issus de parents de castes différentes (noble et esclave). Au cas où le père a accepté de baptiser l’enfant, il lui confère une paternité et une personnalité sociale.
Cependant dans les deux cas, l’enfant est stigmatisé et souffre d’une manière ou d’une autre de reconnaissance et de légitimité : il ne peut hériter de son père. Alors que les autres enfants issus cette fois-ci d’un mariage peuvent prétendre à l’héritage et à occuper une partie de la concession paternelle.
Esclave et enfant naturel, deux destins quasi identiques
Tous les deux sont stigmatisés chez les Soninké. Cependant, l’esclave jouit d’une reconnaissance sociale, communautaire et familiale liée à son statut précaire, servile et de misère conférée par la société.
En revanche, l’enfant naturel le plus souvent est considéré comme un « enfant sans père », on lui reconnaît juste une mère. L’impureté qu’on lui reproche est différente de celle de l’esclave du fait que le premier est frappé de malédiction, de souillure congénitale, le résultat d’une transgression alors que le second est réduit aux sales besognes qui lui sont réservées dans la société.
En Mauritanie, au plan administratif, l’esclave dispose d’un état civil, ce qui n’est pas forcément le cas de l’enfant naturel à condition de contourner les règles établies en faisant établir un faux certificat de mariage. En effet, le fondement du droit mauritanien étant musulman, il n’ y a point de naissance en dehors du mariage, tel est l’esprit de la loi.
Dans certains cas, l’enfant naturel a un avantage certain sur l’esclave, son statut social est celui de sa mère, dans le cas où le père a refusé de le reconnaître. Ainsi avec le temps, on finira toujours par oublier les conditions de sa naissance. Les enfants issus d’un père «enfant naturel» par exemple peuvent échapper à la stigmatisation sociale. On aura tourné la page, le père fautif aura purgé sa peine, sa progéniture n’en souffrira point le temps aura effacé la souillure.
Cependant pour le pauvre esclave, il est marqué au fer. Il est esclave et le demeurera ad vitam æternam, lui ainsi que ses ascendants et descendants de toutes les générations.
La stigmatisation de naissance hors mariage serait plus cruelle si elle était l’apanage des castes déjà socialement discriminées. C’est une réalité qui concerne toutes les classes sociales même si elle est différemment regardée selon les cas de figures; par exemple l’union hors mariage d’un homme et la femme de caste – « esclave et noble » – donne naissance à un enfant, la sanction sociale est plus grave du fait que le couple aura transgressé la logique des castes en plus du lien en dehors du mariage.
La justice dans nos sociétés africaines à la lumière du procès fait à l’esclave et à l’enfant naturel.
Combien d’enfants dans nos sociétés ont été traumatisés et n’ont pas eu droit à une enfance heureuse à cause de cette perception du monde?
Impossible pour ces enfants d’échapper au regard moqueur, inquisiteur et blâmable de toute une communauté. Ont-ils choisi de venir au monde ? Pour quoi sont-ils victimes d’un procès inique pour une faute qu’ ils n’ont pas commise ? Le crime serait-il héréditaire ? L’enfant a-t-il des droits dans nos sociétés ?
Et pourtant dans la plupart de nos pays, il est officiellement reconnu que l’enfant a des droits et qu’il mérite d’être protégé en raison de sa fragilité. En Mauritanie par exemple, il existe un ministère des Affaires Sociales, de I’Enfance et de la Famille qui a signé toutes les conventions internationales relatives aux droits de l’enfant. Mais, la tradition, cette loi non écrite qui privilégie toujours les classes dominantes et féodales prime toujours en silence sur la Loi (les textes juridiques, les conventions internationales relatives) produite et signée pour tromper les partenaires extérieurs.
Le viol accepté et l’amour chahuté
Et pourtant, souvent les enfants naturels sont nés d’une union consentie et d’un amour franc entre un homme et une femme. Alors que ceux qu’on appelle très affectueusement, «enfants bien nés» ou « légitimes » sont parfois nés d’un viol : un mariage forcé organisé avec la complicité de la société pour perpétuer une tradition en déphasage avec les nouvelles réalités.
Deux absurdités sur lesquelles, on ferme les yeux : le premier concerne cet enfant qui paie pour être né d’une union hors mariage, et le second, c’est un descendant d’esclave qui doit s’appeler esclave pour toute son existence parce que son père a eu le malheur de croiser le chemin d’hommes plus forts qui l’ont réduit à la servilité.
Quelle est la faute de l’un et de l’autre ? D’être venu au monde, ce qui relève de la puissance de dieu, de la contingence. Notre appréhension de la justice ne manque- t- elle pas de justesse et de bon sens ?
Je suis fasciné par la justice des autres qui protège les enfants et stipule que la responsabilité pénale est individuelle.
Idem en Islam, notre référénce. Dieu n’ a-t-il pas dit que le jour du jugement dernier, chacun répondra de ses actes . Le père ne paiera point pour le fils ou la fille, la mère répondra, elle-même de ses actes…
Dès lors pour être en harmonie avec notre spiritualité (l’islam) ne faut-il pas oser rompre avec certaines de nos pratiques héritées d’un passé paganiste sources d’humiliation pour une partie de la communauté, même si elles ont encore la dent dure.
Ainsi l’homme qui sera investi 5ème président de la Nation Teranga a 44 ans. Âgé d’à peine un an plus que l’américain John Kennedy élu à 43 ans en 1960 et 5 ans de plus que l’actuel président français E. Macron élu à 39 ans en 2017. Président élu et son compagnon politique M. Ousmane Sonko ont été libérés de prison le 14 mars dernier.
Victimes depuis quelques années d’un autoritarisme politico judiciaire du régime finissant de M. Macky Sall, les 2 leaders politiques souverainistes du parti Pastef boostent l’élan populaire d’espoir de changer de cap dans la vie politique sénégalaise. Ce lundi 25 mars 2024, les tendances lourdes affluent dans le même sens comme hier soir; une victoire nette du jeune quadra qui surclasse le candidat de la Coalition du pouvoir sortant M. Amadou Ba. Celui qui est considéré comme le plan B (après l’élimination abusive de la candidature de M. Ousmane Sonko) pour porter le Projet politique du camp souverainiste, va devenir le 5ème président du Sénégal. Historique moment de cap politique pour le pays qui va connaître un nouvel ordre de gouvernance démocratique. Temps de mettre en place une nouvelle manière d’exercer les affaires publiques et répondre aux attentes populaires avec justice et transparence. Après la Coalition Diomaye Président qui signe ce succès, le nouveau président et ses Team vont devoir être « Grand » pour réparer un paysage social et politique tellement fracturé par des poussées despotiques d’un homme (MS) qui ne voulait jamais partir si n’est acculé par l’activisme pressant et téméraire Sonkiste plusieurs années durant. Belle réussite politique qui doit être une source d’inspiration pour d’autres mouvements et personnel politique ailleurs.
Bonne gouvernance à lui pour un Sénégal réconcilié et prospère 🤲🏾. Ameen
L’invité du jour de la plate forme Citizen lab Mauritanie est Mountagha Adama Sall . A 35 ans il est président de l’Association ADVEM (Association pour le défense de la voix des enfants en Mauritanie). Une organisation qui a comme objectif aussi d’améliorer les conditions de vie des enfants de famille démunis et favoriser, une association mobilisé aussi pour la participation citoyenne aux efforts de construction des attentes de la communauté.
● Citizen lab Mauritanie : Parlez- nous de l’Association pour la défense de la voix des enfants en Mauritanie
MAS : L’Association pour la Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie-ADVEM est située à Nouakchott dans la commune de Riyad PK 11. C’est est une organisation à but non lucratif qui s’engage dans la lutte contre la précarité en Mauritanie .
● Citizen lab Mauritanie : En tant que jeune quelles sont les actions que vous menez depuis votre création ?
MAS : Elle mène des actions concrètes pour répondre aux besoins essentiels des populations en termes d’accès à l’éducation, à la nourriture et à la santé.
● Citizen lab Mauritanie : Quelle est l’importance de la participation citoyenne ?
MAS : Pour nous la participation citoyenne, c’est agir concrètement pour l’avancement des intérêts de sa communauté en interaction et en collaboration avec tous les acteurs concernés au sein des processus décisionnel.
● Citizen lab Mauritanie : Quelles sont vos zones d’intervention ?
MAS : Nos zones d’intervention sont Riyad, Arafat, El Mina .
● Citizen lab Mauritanie : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant que jeune et leader d’association?
MAS : Nous rencontrons comme difficultés, le manque de financement ; la mobilisation des bénévoles ;un besoin en gestion administrative ; Renforcer La communication et la visibilité de l’Association.
● Citizen lab Mauritanie : Comment améliorer les conditions de vie des enfants talibés?
MAS : Pour nous il faut une insertion éducation ou aux métiers adaptés à leur besoins pour leur offrir une seconde chance.
● Citizen lab Mauritanie : une loi pour la protection des enfants maltraités en Mauritanie ?
MAS : Oui il y a une loi dans ce sens.
● Citizen lab Mauritanie : Quelels sont les actions humanitaires que vous menez durant ce mois du ramadan ?
MAS : Nos actions humanitaires de ce mois béni consistent à offrir durant les ruptures de jeûnes des repas gratuits dans des écoles coraniques mais faire aussi des distributions de denrées alimentaires pour des familles vulnérables. Merci à citizenlab Mauritanie.
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 20 mars 2024, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Conseil a examiné et approuvé le Projet de loi portant création du Tribunal Spécialisé de lutte contre l’Esclavage, la Traite de Personnes et le Trafic de Migrants.
Ce projet de loi vise à atteindre un ensemble d’objectifs et de principes, ayant trait à la bonne administration de la justice et à assurer plus d’efficacité dans le traitement des affaires d’esclavage, de traite de personnes et de trafic de migrants, et ce à travers l’introduction des réformes sur le nombre, la composition et le fonctionnement des cours spécialisées de lutte contre l’esclavage, instituées par la loi n° 2015-031 en date du 10 septembre 2015, portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes.
En effet, l’application de cette loi, depuis plus de huit ans, a révélé la nécessité de combler certaines lacunes, afin de surmonter les difficultés et obstacles qui handicapent son effectivité et réaliser les objectifs suivants :
‐ Harmoniser la réponse judiciaire nationale face aux phénomènes en question. En effet, les infractions d’esclavage, sont restées jusque-là, de la compétence de trois tribunaux spécialisés de lutte contre l’esclavage, au moment où la traite de personnes et le trafic illicite de migrants relevaient d’autres tribunaux ordinaires et non spécialisés ;
‐ Professionnaliser le traitement judiciaire des crimes d’esclavage, de traite des personnes et de trafic des migrants ;
‐ Renforcer la protection des droits de l’homme, conformément à la Constitution et aux engagements issus des instruments internationaux ratifiés en la matière ;
‐ Rapprocher la justice pénale des citoyens et des victimes de tels actes en particulier.
Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :
‐ Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office National de Normalisation et Métrologie.
‐ Projet de décret portant nomination du Président du Parc National d’Awleigatt.
Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
‐ Inspectrice à Inspection Générale Interne : Zeinebou Mint ABDEL KADER, précédemment Cheffe du Service Règlement au Département Comptable au Ministère de la Défense.
Administration Centrale
Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique
‐ Direction des Études, de la Règlementation et de la Coopération
Directeur Adjoint : Mohamed Ahmed OULD SIDI MOHAMED BIYA, Inspecteur Principal, Précédemment cadre à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique.
Ministère de l’Éducation Nationale et de la Réforme du Système Éducatif
Cabinet du Ministre
Président de la Commission de Passation des Marchés Publics : Idrissa KEBE.
Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Énergie
Cabinet du Ministre
Président de la Commission de Passation des Marchés Publics : Dah OULD KHOUMBARA, Précédemment au même poste au Ministère de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Éducatif.
RFI-Afrique – La junte au pouvoir au Niger a dénoncé, le 16 mars dernier, l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis, il y a douze ans. Un revers pour Washington qui possède une base aérienne de premier plan à Agadez. Détails.
Après les Français, les militaires américains pourraient à leur tour être chassés du Niger. Le régime des généraux au pouvoir à Niamey depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 a dénoncé le 16 mars 2024, « avec effet immédiat », l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis en 2012, affirmant que la présence américaine était « illégale ».
Un revers de taille pour les autorités américaines qui possèdent une base aérienne de premier plan à Agadez qui leur permet de surveiller l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.
Jusqu’au bout, les États-Unis ont pensé pouvoir sauver leurs installations militaires, installations stratégiques puisque les bases américaines en Afrique sont plutôt rares. L’US Africom, c’est essentiellement une empreinte à Djibouti et une au Niger à Agadez avec la base aérienne 201.
Sur le millier de militaires américains déployés au Niger, 700 sont présents sur cette base où les moyens aériens sont importants. Selon les derniers décomptes, il y a aujourd’hui sur les tarmacs deux avions de renseignement électro magnétiques, deux hélicoptères de manœuvres et surtout une dizaine de drones MQ 9 Reaper. Format qui peut gonfler avec des pics de 15 à 20 machines en cas de crise.
Les drones Reaper permettent à l’armée américaine d’avoir un regard sur l’ensemble du Sahel et en particulier sur la Libye qui est la voie d’accès vers la Méditerranée et d’y faire planer une menace armée.
Quel plan B ?
Ce départ contraint est donc un immense revers pour Washington qui, jusque-là, s’était montré très conciliant avec la junte. Ils ont cru, note un officier français de haut-rang, pouvoir « faire ami-ami » avec le Général Barmou, chef d’état-major des forces armées nigériennes (FAN), formé aux États-Unis.
Les États-Unis vont désormais devoir trouver un plan B. « Peut-être seront-ils motivés pour trouver une solution avec nous ? », laissent entendre les militaires français, car le Tchad serait la destination la plus logique, mais cela relève encore d’une feuille blanche.
Dans le propos de Madiambal Diagne, directeur du journal Le Quotidien à la recherche d’une porte de Salut, il faut noter ses quelques points :
1. Propagande partisane et manipulation de l’information: le texte est clairement orienté politiquement, critiquant le président Macky Sall et son entourage de manière partiale. Il utilise un langage chargé pour dépeindre la situation négative sans fournir de preuves tangibles pour étayer ses affirmations.
2. Absence de sources fiables : ses affirmations avancées comme à l’accoutumée après a s’être empressé à sortir un tweet sur X (anciennement Twitter) concernant la sortie des deux leaders de Pastef (pastèque amère dans sa gorge), dans le texte ne sont pas dit pour dévoiler une information. C’est pour redorer l’image du journaliste (un mercenaire de la plumedepuis belle lurette compte tenu de son journal inféodé au régime). Il est important de s’appuyer sur des données vérifiables pour soutenir toute déclaration. Et il ne s’est pas trompé une fois. Ou gouré.
3. Manipulation de l’opinion publique : Le texte tente de manipuler l’opinion publique en présentant des opinions personnelles comme des faits incontestables. Il cherche à induire en erreur en présentant une vision biaisée et partiale de la situation politique. Un peu d’objectivité n’aurait pas tourner la terre au Sénégal. Loin de là, il est dans son jusqu’au-boutisme contre ces jeunes politiques qui lui ont volé la vedette… Lui, Yerim (monsieur « Iri » par force)et tous ces talents ou ex talents qui envient « l’ex Pastef » comme ils se plaisent à le dire.
4. Utilisation de l’émotionnel : Le texte utilise des termes émotionnels forts pour susciter une réaction chez le lecteur (surtout chez un adulte sincère qui lit entre les lignes de façon « neutriotique » (j’appelle « neutriotes » les personnes qui ne sont pas nées de la dernière pluie, mais s’efforcent de ne pas communiquer sur l’actualité politique), mais cela ne remplace pas un argumentaire solide et factuel. Il est important de maintenir un discours rationnel et objectif dans toute discussion politique. D’ailleurs, soit on est politique ou journaliste.
Pour faire simple, en toute modestie, son présent écrit présente plusieurs failles dans sa construction et son argumentation, ce qui le rend peu fiable en tant que source d’information objective sur la situation politique au Sénégal. Que faire cher ami pour s’informer quand le patron de la presse est le toutou du palais ?
Tunisie Numérique – Jusqu’ici le Niger est le seul pays ouest-africain qui produit de l’uranium (il est le deuxième plus gros producteur en Afrique et le septième mondial). Il faudra bientôt compter avec la Mauritanie, une manne minière qui viendra s’ajouter aux recettes du gaz et du pétrole dès cette année.
Le FMI avait prédit que Nouakchott afficherait le meilleur taux de croissance sur le continent en 2025, avec 14,3%, l’affaire commence à sentir très bon… Le marché très juteux de l’uranium d’ici 2026, c’est ce qui agite l’australien Aura Energy, propriétaire du projet mauritanien Tiris.
La compagnie a fait savoir ce lundi 18 mars qu’elle a levé 16,2 millions de dollars australiens (10,6 millions $) pour financer les projets précédant construction de la mine. Prochaine étape : Le bouclage de l’investissement cette année pour lancer la production dès 2026.
Pour atteindre ce palier Aura Energy devra collecter 230 millions $, c’est le capital initial déterminé par l’étude d’ingénierie de base (FEED) publiée en février 2024. Le même rapport table sur des recettes de 2,25 milliards de dollars sur 16 ans à Tiris, pour un prix de vente de l’uranium à 80 dollars la livre avec quelque 30,1 millions de livres d’uranium produites durant cette période.
Tous les regards sont tournés vers la demande mondiale, qui enfle déjà et atteindra des sommets dans les prochaines années.
En effet de nombreux pays ont manifesté leur intention de doubler ou tripler leur production d’énergie nucléaire pour fermer progressivement l’ère des énergies fossiles, très polluantes. C’est déjà le cas de la France, depuis des décennies, des pays tels que le Maroc ont fait des annonces dans ce sens…
Pour la Mauritanie l’uranium est une belle à carte à jouer pour gonfler les recettes minières. Le secteur minier est porté par l’exploitation du minerai de fer et de l’or, qui pèsent plus de 70% dans les exportations de la Mauritanie en 2022 et 24% de son PIB.
A noter que le premier producteur africain d’uranium, la Namibie, est le troisième dans le monde (après le Kazakhstan et le Canada). Nouakchott peut rêver du même destin. Tiris est peut-être le début d’une grande histoire dans un pays dont le sol est sous-exploité.
Ces dernières semaines plusieurs familles subsahariennes, notamment mauritaniennes, maliennes et sénégalaise, pour ne citer que ces nationalités des candidats à l’émigration irrégulière, sont traumatisées, endeuillées par les mauvaises nouvelles qui circulent sur le sort de bateaux de migrants à destination de l’Europe.
Les réseaux sociaux ont largement diffusé des corps sans vie de subsahariens pêchés ou repêchés par des gardes côtés, ou encore des pêcheurs.
Des images terrifiantes et abominables qui interpellent la conscience humaine, nos gouvernants en premier lieu, nos sociétés entières dans tous leurs segments.
Des dizaines de personnes sont encore portées disparues. Leurs proches sont rongés, accablés et terrifiés par les informations qui circulent concernant le naufrage de bateaux sur l’Atlantique.
Pour certaines familles l’angoisse est totale, bientôt un mois ou plus, qu’elles n’ont pas eu le moindre signe de vie de leur fils, d’un cousin, un frère, un oncle ou une tante etc. qui s’est lancé dans cette aventure périlleuse.
Les plus chanceux sont ceux dont l’embarcation a été interceptée par les gardes-côtes mauritanien ou marocain, généralement sur le point de s’échouer à cause du mauvais temps, à cause de la fatigue des capitaines qui se sont probablement égarés.
Ces infortunés, selon un rescapé, ont parfois passé plusieurs jours cherchant vainement la terre ferme, sans vivres, sans moyens de communication mais surtout d’orientation.
Ils se lancent au gré des vagues sans possibilité de lancer un sos pour être entendu et secouru: ils cherchent désespérément un campement, une bourgade, peu importe.
Et lorsqu’ils rencontrent les gardes-côtes même de l’enfer, c’est la délivrance. Et chacun réalise sa bêtise et qu’il est passé à côté du trépas, du suicide. Si certains jurent par tous les saints de ne plus recommencer, d’autres sont hantés par le syndrome de l’Atlantique. Ils sont prêts à récidiver. Notre rescapé est de ceux-là. Nous l’appellerons Sidi, c’est un nom d’emprunt. Il totalise cinq tentatives pour rejoindre le vieux continent, toutes se sont soldées par un échec cuisant, une prise de risque maximale, des économies dilapidées doublé de traumatisme.
Cette fois-ci, Sidi le multi-récidiviste de l’Atlantique, nous confie qu’il a la poisse. Loin de renoncer à son projet de voyage, désormais, il est à la cherche d’un autre moyen moins risqué, selon ces mots pour aller en Europe.
Nous assistons à un suicide collectif et notre complicité est établie à tous les échelons. Il est clair, que cet exode mortel de la jeunesse africaine est un revers pour nos dirigeants. Un échec patent de leurs politiques de développement et de la gouvernance à tous égards. Mais ce drame interpelle aussi nos leaders d’opinions, de ce qui reste de la chefferie traditionnelle, les marabouts, les intellectuels, la société civile et les médias.
Une mort stupide, insensée et absurde.Un suicide pour une cause indéfendable. Or, cette jeunesse pouvait mourir en martyr, si elle acceptait de se dresser devant nos dictateurs, devant les balles des forces anti émeutes, les coups de ceinturons et en essuyant les gaz lacrymogènes pour réclamer : justice, égalité, meilleures conditions économiques, sociales, sanitaires, et un partage équitable et juste des richesses .
Cette témérité à affronter les démons de l’océan, en défiant l’inconnu, l’invisible aurait servi à changer de gouvernance dans nos États. En effet, ce courage jusqu’à l’inconscience, l’insouciance, au renoncement à la vie peut déloger plus d’une dictature. Au moins, ces jeunes seraient morts pour une cause juste, mort en héros, et ils auraient eu des funérailles dignes, une sépulture.
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