La lutte contre la corruption en Mauritanie ne peut se contenter de demi-mesures. Elle nécessite une approche holistique, un terme souvent galvaudé dans le cadre des réformes éducatives qui peinent à aboutir. Espérons que cette fois, il soit compris dans toute sa portée. Cette lutte doit intégrer des réformes structurelles profondes, un effort éducatif massif impliquant les éducateurs, les politiques, les influenceurs et bien d’autres acteurs de la société, ainsi qu’une volonté politique indéfectible.
• L’application rigoureuse des lois : la clé du succès
Il est clair que tout commence par une seule et même priorité : l’application rigoureuse des lois. Pour y parvenir, il est crucial de renforcer les institutions judiciaires. Garantir l’indépendance de la justice est primordial pour permettre aux juges d’enquêter et de poursuivre les cas de corruption sans subir de pression politique. À ce jour, bien que certains juges se battent avec intégrité pour mener à bien leur mission, d’autres sont malheureusement corrompus. Ceux-ci doivent être écartés pour laisser place aux magistrats intègres et compétents.
• La barrière de la langue : un obstacle à surmonter
Un défi majeur réside dans la langue utilisée pour rédiger les textes de loi, principalement en arabe, ce qui empêche une grande partie de la population de les comprendre. Il est donc urgent de trouver un équilibre linguistique qui permette une meilleure compréhension des lois par tous les citoyens, favorisant ainsi une véritable justice accessible à tous.
• Transparence et contrôle : les fondements d’une gouvernance saine
La transparence des finances publiques est un autre pilier essentiel. Publier régulièrement les comptes publics et les contrats d’État permettrait une surveillance accrue de la part des citoyens et des journalistes. Les députés, dont le rôle est d’informer l’opinion et de suivre l’action gouvernementale, doivent élargir leurs prérogatives en dénonçant notamment les pratiques de gré à gré qui minent la confiance publique.
• Protéger les lanceurs d’alerte : un impératif moral et juridique
Il est impératif de mettre en place des mécanismes de protection robustes pour ceux qui dénoncent des actes de corruption. Les lanceurs d’alerte, ainsi que les journalistes d’investigation, doivent être protégés pour exercer leur rôle de vigie sans craindre les représailles. Cette protection doit aller au-delà des réseaux sociaux, touchant le terrain où les risques sont réels.
• Sensibilisation et réformes administratives : les outils d’une prévention efficace
Les campagnes d’éducation et de sensibilisation sur les dangers de la corruption et l’importance de l’éthique, notamment auprès des jeunes et des fonctionnaires, sont essentielles. Ces initiatives doivent être accompagnées de réformes administratives visant à simplifier les procédures pour réduire les opportunités de corruption. Des contrôles internes rigoureux doivent également être instaurés pour prévenir les dérives.
• Systèmes électroniques et coopération internationale : des solutions modernes
La gestion électronique des documents et des transactions est un levier efficace pour limiter les manipulations humaines et renforcer la traçabilité. En parallèle, travailler avec des organismes internationaux permettrait à la Mauritanie de bénéficier de leur expertise et de leur soutien dans cette lutte, où la langue reste encore une fois un enjeu crucial.
• Des sanctions sévères pour dissuader la corruption
In fine, l’application de sanctions sévères, à travers des peines strictes incluant la prison et des amendes dissuasives, doit être systématique. Seule une répression ferme des actes de corruption, appliquée sans relâche, pourra instaurer une véritable culture d’intégrité en Mauritanie.
En somme, la lutte contre la corruption en Mauritanie est un combat de longue haleine qui nécessite des réformes globales, une éducation renforcée, une justice indépendante et des sanctions exemplaires. Ce n’est qu’à ce prix que le pays pourra espérer éradiquer ce fléau et construire une société plus juste et équitable.
Chez les Soninké du Guidimakha (Mauritanie), en particulier, la conjugaison de la politique était soumise à des règles strictes, n’admettant pas de verbes irréguliers.
Et pourtant dans le manuel de la grammaire sociale, les verbes irréguliers existent et en constituent l’essentiel. Ce sont les soubassements de l’attelage social, lui conférant visibilité, lisibilité et même une existence ontologique et identitaire.
Cependant, on préfère les employer dans un cadre restreint, intra-social et communautaire. La particularité de ces verbes irréguliers, est que leur emploi et usage sont plus que récurrents, au point de s’arroger le plus gros lot du lexique verbal.
Ainsi, la problématique, la complexité de la pratique politique Soninké en Mauritanie, réside dans l’acceptation des verbes irréguliers dans la règle, dans la mesure où si d’un point de vue diachronique et étymologique, les verbes irréguliers et réguliers sont différents, il est néanmoins, indéniable qu’ils appartiennent à une même catégorie grammaticale, et présentent des manifestations similaires.
D’ailleurs, on peut observer au quotidien dans des circonstances moins marquées et orientées par la représentativité, un usage sans retenue des verbes des deux bords, une manière opportuniste de prouver la richesse et le poids culturels de langue, de sa grammaire et partant de la communauté.
Et si on changeait les règles de la grammaire
Les verbes irréguliers seraient-ils en train d’être réguliers ?
Jusque-là, les chercheurs Soninké ont privilégié dans leurs travaux, la justification d’un trait de caractère, un seul et sur la base duquel, ils ont hâtivement et partiellement fondé les règles de la grammaire sociale, sans toutefois prendre en considération, la variable dynamique de la langue.
Or, ce qui apparaît comme normatif est loin d’être la norme dans l’usage, la pratique de la langue dans toute sa dimension sociale.
Ce qui est perçu, soutenu comme irrégulier, peu conventionnel voire marginal était en réalité la loi, la récurrence.
La nomination d’un ministre Soninké, qui sort de la normalité de la grammaire sociale, fait le buzz. Les règles de la conjugaison réfractaires à toute réforme, à toute révision ont pris un coup qui interpelle les grammairiens, linguistes, intellectuels, les politiques surtout à revoir leur copie.
On a beau étouffer une langue, elle ne s’étiolera pas. Au contraire, elle développera une résistance et une résilience inattendues pour exister avec plus de vivacité, plus d’éloquence en imposant une autre lecture de la normalité, où l’exception est perçue comme une règle dans la règle et non en dehors de celle-ci.
Dans le monde actuel, l’unité d’un peuple est souvent mise à mal par des considérations partisanes et égocentriques. Pourtant, l’unité est essentielle pour le progrès et la stabilité d’une société. Malheureusement, certains individus s’acharnent sur leur seul leader charismatique capable de rassembler et de guider. Ceux-ci seraient motivés par la jalousie et la haine gratuite. Cette situation est d’autant plus révoltante que les intellectuels de ce peuple, qui pourraient jouer un rôle crucial, semblent paralysés par la procrastination et la pusillanimité.
Nous préférons malheureusement ériger des obstacles à l’unité par des considérations partisanes et égocentriques. Le plus souvent, les intérêts personnels et partisans prennent le pas sur le bien commun, même lorsqu’il s’agit de s’unir pour défendre des causes justes ! Il est regrettable que ces partis politiques et individus poursuivent des objectifs qui servent leurs propres ambitions plutôt que le bien-être collectif. Ce comportement individualiste empêche l’émergence d’une vision unifiée et partagée par l’ensemble de la communauté. Le tribalisme exacerbe encore ces divisions, chaque groupe cherchant à promouvoir ses propres intérêts aux dépens des autres, entraînant ainsi une fragmentation de notre société.
Dans une lutte, il arrive parfois que l’on cède, pas forcément de manière délibérée, à la jalousie et à la haine : le leader charismatique, souvent perçu comme une menace par ceux qui ne partagent pas sa vision ou qui envient sa popularité, devient la cible d’attaques injustifiées. Ces critiques, motivées par la jalousie et la haine gratuite, sapent sa capacité à rassembler et à inspirer le peuple. Plutôt que de reconnaître les efforts de ce leader pour unir et améliorer les diverses composantes de la société, certains préfèrent le dénigrer, ralentissant ainsi les progrès.
Pourtant, nous sommes tous d’accord sur l’importance d’un leader charismatique, car ce dernier joue un rôle crucial dans la promotion de l’unité. Grâce à sa vision, son charisme et sa capacité à mobiliser, il peut surmonter les divisions et encourager la coopération entre différentes franges de la communauté. Ce leader est souvent le seul à pouvoir inspirer confiance et espoir en l’avenir, et à promouvoir des initiatives bénéfiques pour tous.
Malgré ses efforts, ce leader fait face à une opposition persistante. Les attaques injustes et l’acharnement dont il est victime limitent son impact positif. Cette situation empêche la mise en œuvre de réformes nécessaires et freine la mobilisation collective indispensable pour surmonter les défis sociaux.
Le silence lourd de la plupart de nos intellectuels face à des événements aussi importants qu’une élection présidentielle est préoccupant. S’agirait-il d’un effet de procrastination, de pusillanimité, etc. ? Nos intellectuels, qui possèdent les compétences et la vision nécessaires pour analyser et résoudre les problèmes de notre société, semblent souvent paralysés par la procrastination ou un manque de courage. Leur inaction contribue à la stagnation de la société, car ils n’utilisent pas leur influence pour plaider en faveur du changement et de l’unité auxquels le peuple aspire.
Néanmoins, nous sommes sûrs du potentiel de nos intellectuels. Malgré leur inaction, ils jouissent d’un potentiel énorme pour mobiliser les citoyens. En prenant position et en utilisant leurs connaissances pour promouvoir le dialogue et la compréhension, ils peuvent jouer un rôle clé dans l’unité de nos citoyens, dont la plupart souffrent de l’analphabétisme. Pour cela, il est essentiel qu’ils surmontent leur pusillanimité et assument leur responsabilité sociale.
Enfin, l’urgence de surmonter les divisions pour le bien collectif est plus pressante que jamais. En soutenant le ou les leaders charismatiques et en incitant les intellectuels à s’engager activement, nos citoyens peuvent espérer atteindre l’unité et le progrès. Si ces obstacles sont surmontés, l’avenir peut être prometteur, riche en possibilités de développement et de prospérité pour tous.
Les passeurs à Nouakchott sont peu nombreux, environ cinq à six individus bien connus.
Leur activité frôle la légalité, bénéficiant souvent de la complicité de certains éléments de sécurité.
Originellement liés à la pêche, ils ont trouvé dans le trafic de migrants une activité bien plus lucrative. Un exemple notable est celui d’un célèbre exportateur de poisson frais qui s’est récemment reconverti en passeur.
Les passeurs opèrent de manière clandestine mais très organisée. Ils recrutent des migrants via des réseaux d’intermédiaires, les transportant secrètement vers des points de rassemblement près des côtes.
Les migrants sont souvent logés dans des maisons abandonnées, des entrepôts ou des camps de fortune, situés à proximité des plages pour faciliter l’embarquement. Le quartier de Kouva à Nouakchott est devenu un véritable bastion de l’immigration clandestine.
𝐏𝐚𝐢𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
Les passeurs exigent un paiement avant le départ.
Le montant était initialement de quatre cent mille MRO, mais avec l’afflux de migrants pakistanais et bangladais, le prix a grimpé jusqu’à 700 mille ouguiya.
𝐂𝐨𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐭𝐬
Les passeurs coordonnent les départs avec des équipes à terre et en mer, utilisant des téléphones portables pour éviter la détection. Les migrants accèdent aux pirogues de nuit, minimisant ainsi le risque de détection par les autorités. Les bateaux partent souvent de plages isolées ou de points moins surveillés. Les départs sont échelonnés pour réduire les risques d’interception.
𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Les capitaines des pirogues sont souvent des pêcheurs sénégalais expérimentés en navigation. Ils restent rarement connus publiquement pour éviter les arrestations. Pour éviter d’être interceptés en pleine mer, ils préfèrent naviguer de nuit et changent fréquemment de routes maritimes pour déjouer les patrouilles des garde-côtes.
𝐄́𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐦𝐛𝐚𝐫𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬
Il y a quelques années, les pirogues transportaient souvent de petits groupes pour éviter d’attirer l’attention. Cependant, face à une demande croissante, on voit de plus en plus d’embarcations transportant des dizaines de personnes à bord.
Depuis, le magistère d’Ould Abdel Aziz et dans la continuité, Ould El Ghazouani, il est évident que l’assassinat de manifestants Noirs dans la vallée est devenu un fait divers, qui ne semble outre mesure offusquer personne (les Autorités), se cachant derrière une prétendue sécurité et maintien de l’ordre, accordent le permis de tuer aux forces de sécurité.
Tuer froidement des manifestants désarmés n’est pas acceptable. Le jeu démocratique ne s’accommode pas avec la violence du pouvoir exercée de manière implacable sur le peuple, et de surcroît les plus vulnérables. Ceux qui n’ont pas encore fini de panser les plaies et les traumatismes des événements des années 90.
Le débat n’est plus de savoir si, le scrutin s’est déroulé dans la transparence, si la CENI a été au rendez-vous de l’indépendance, de la neutralité absolue… Désormais ce que l’histoire retiendra : la réélection de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est entachée de sang des jeunes de Kaédi.
Or, en Afrique, la répression des manifestants dans le sang, revêt une symbolique dans l’exercice du pouvoir politique, et n’est pas sans rappeler de souvenirs macabres, (sorcellerie, fétichisme, animisme et magie noire), qui s’invitent au cœur du pouvoir, une réalité qui a fini par inspirer de nombreux écrivains.
Cependant, gardez-vous de verser le sang de certaines personnes. Cela ne vous servira point. Au contraire, vous serez frappé de malédiction. J’entends déjà, quelqu’un dire, « nous ne croyons pas à ces pratiques, nous sommes musulmans à cent pour cent ». Je réponds non sans être gêné, qu’un musulman ne peut ôter la vie à son frère, surtout dans une situation où ce dernier ne constitue pas une menace.
Cette banalisation de la mort des jeunes négro-mauritaniens pendant les manifestations est quasi similaire au sort que subissent les jeunes Palestiniens désarmés, lançant des pierres aux soldats Israéliens lourdement armés.
Et s’ensuit, une course-poursuite meurtrière ; une réplique disproportionnée des forces israéliennes. Des méthodes que tous les gouvernements mauritaniens ont condamnées, au point que la question palestinienne est devenue l’une des constantes de la politique étrangère de notre pays. Eux ont droit de manifester, d’exprimer leur ras-le -bol face à la politique de colonisation, et lorsqu’ils trouvent la mort, ce sont des martyrs. L’Etat israélien est accablé et accusé de tous les noms d’oiseaux.
En revanche, les négro-mauritaniens lorsqu’ils battent le pavé, – c’est souvent rare-, tellement, nous sommes terrorisés, et pour les rares fois qu’on occupe la rue, nous sommes accusés de planifier des projets insurrectionnels ou conspiratifs. Un paradoxe n’est-ce pas quand on voit, ces mêmes autorités commettre les mêmes crimes, chez elles contre leurs compatriotes Noirs du Sud.
En vérité, les forces de défense et de sécurité ne sont que des boucs émissaires d’un système raciste, pensé et planifié pour tuer, traumatiser et circonscrire toute velléité de contestation, de révolte des populations, surtout lorsqu’elle a pour cadre le sud du pays.
Cela est d’autant plus vrai, que les mêmes forces de l’ordre agissent d’une autre manière pour disperser des manifestants devant le palais présidentiel à Nouakchott sans jamais qu’il n’y ait mort d’homme. Sans exagérer, il semble qu’il existe des pratiques de maintien de l’ordre pour les uns, plus coercitives et pour les autres, plus « soft » selon qu’on soit au nord ou au sud du pays. Comme les meurtriers et les bouchers d’Inal, de Waalata, de Sorimalé…, les tueurs de Kaédi rendront certainement compte devant Dieu, mais jamais, ils ne seront inquiétés, poursuivis par la justice des hommes.
Contestations post-électorales : quelles en sont les causes ?
Vous remarquerez que dans tous les pays où l’opposition crie à la fraude électorale, avec une déferlante de citoyens dans les rues pour contester, au lendemain de la proclamation des résultats, ce qu’il existe une crise de confiance entre le citoyen et les institutions. Cette crise se manifeste par un manque de confiance, une certaine incrédulité voire une méfiance des citoyens vis-à- vis des institutions et ceux qui les incarnent. Or, dans les pays où la neutralité quasi absolue de l’Etat est une conduite, une règle, les citoyens vont accomplir leur devoir citoyen et attendre sans stress la proclamation des résultats.
Chez nous, l’Etat est défaillant, tribal, militaro-ploutocratique et ceux qui gouvernent sont toujours préoccupés par le souci de se pérenniser au pouvoir. Ils sont disposés à faire usage de toutes sortes de méthodes déloyales pour préserver leurs intérêts.
Nous sommes souvent hypocrites.
Mais le temps reste le meilleur juge. Il y a aujourd’hui, parmi ceux qui contestent les résultats de la CENI (présidentielle du 29 juin 2024), des personnalités qui étaient aux affaires sous le régime du prédécesseur de Ould Ghazouani.
En 2019, ceux-là étaient du « bon côté », et clamaient la transparence de la présidentielle et l’indépendance de la CENI, et condamnaient les manifestations post-électorales des partisans du même Biram Dah Abeid. Tombés en disgrâce, ils s’opposent aujourd’hui au régime de Ould Ghazouani et n’hésitent pas à dénoncer sans retenue la gestion du pays, et les institutions qu’ils ont qualifiées hier dignes d’un Etat de droit.
Pour éviter de telles contestations, il va falloir réinventer un nouveau pacte de confiance entre le citoyen et les institutions, choisir des hommes de grandes probités morales : la moralisation de la politique. Pour cela, l’Etat doit lui-même, changer en profondeur en rompant avec ses méthodes et pratiques qui sapent le projet de construction d’une véritable république. Il doit mettre fin au racisme d’Etat, au favoritisme, au népotisme, au tribalisme, à l’esclavage, la féodalité, le clientélisme, au détournement des deniers publics et à l’impunité, les injustices et les discriminations etc.
La violence de l’opposition vs la violence du pouvoir
Quel que soit le système démocratique, l’opposition ou toutes forces politiques constituées légalement, cherchant à conquérir le pouvoir n’ont d’autres choix que la contestation, les manifestations et même l’usage d’un langage parfois excessif pour discréditer ceux qui gouvernent. C’est souvent un droit reconnu par la Constitution. Dans cette confrontation, les deux parties, deux clivages qui prend la forme – pouvoir vs opposition, et ailleurs Gauche vs Droite- etc. se renvoient des insanités et s’accusent mutuellement.
En Mauritanie aussi, on assiste en apparence à la même configuration, avec une opposition en lambeau minée par des querelles intestines et de personnes, qui profitent au pouvoir. Cependant, depuis plus d’une décennie maintenant, l’opposant Biram Dah Abeid s’est imposé comme le véritable opposant non seulement du pouvoir mais mieux du système. Son discours est jugé virulent, destructeur de l’unité nationale, en plus appelle à l’insurrection etc. Les propos qu’il tient contre les Bydhane, restent quand-même d’une rare violence.
Cependant, la poussée extrémiste en Mauritanie est le résultat des politiques injustes, ségrégationnistes et discriminatoires conduites par les différents régimes pour renforcer l’hégémonie d’une partie des Mauritaniens contre une autre. C’est l’impunité et la supra-citoyenneté accordées aux uns contre la misère, la vassalité et la citoyenneté de seconde zone réservée aux autres qui font les lits des discours haineux.
La violence du discours reste certes, une violence, mais que dire alors de celle qui opprime, qui détruit l’avenir des générations présentes et futures, qui paupérise en mettant sur les routes du Nicaragua des milliers de jeunes mauritaniens, de toutes les communautés nationales ! Que dire de cette violence qui tue, qui endeuille les familles du sud, en arrachant à leur affection un des leurs à la fleur de l’âge, sans aucune forme de procès.
La violence, c’est être considéré comme un moins que rien dans son propre pays ; devenir du jour au lendemain apatride dans son pays, sur la base d’un enrôlement aux critères à géométrie variable. C’est voir l’un de ses parents se faire tabasser, humilier par des forces de sécurité sans pouvoir porter plainte.
Tant que les Autorités ne changent pas de politique et se décident enfin de construire un Etat mauritanien juste et égalitaire pour tous, des extrémistes de tous bords existeront et se nourriront de ce terreau fertile pour créer le chaos. L’Etat est comptable de toutes ces formes de déviance citoyenne qui compromettent l’édification d’un Etat mauritanien viable, qui s’assume sur la base de son histoire, de sa religion (islam) et de sa Constitution.
L’histoire retiendra que, Outouma SOUMARÉ est le premier qui a semé la cacophonie au sein des candidats ayant participé à la présidentielle du 29 juin 2024. En effet, il sera le premier à soutenir à la face du monde que ses PV « correspondent parfaitement » aux résultats de la CENI. Cette sortie inattendue du Pr Outoumou Soumaré a été mal appréciée par certains de ses soutiens, parmi lesquels, la député Kadiata Malick Diallo, qui a parlé de trahison.
Alors que, les autres candidats notamment Biram Dah Abeid, arrivé deuxième, accuse la Commission Électorale Nationale Indépendante d’avoir orchestré un hold-up électoral.
C’est donc au coeur de la contestation post-électorale, au moment où la police a assassiné, au moins trois jeunes à Kaedi, que le candidat Soumaré a fait cette sortie: une manière de discréditer l’argumentaire de fraude évoqué et développé par Biram Dah Abeid.
Plus tard, c’est autour du candidat de Tawassoul, parti islamiste, Hamadi Sid’El Mokhtar Mohamed Abdy qui avait pourtant vertement contesté ses résultats à la suite de la proclamation des résultats provisoires de la CENI, en parlant de mascarade électorale, de faire volte-face, en reconnaissant la victoire du président Ould Ghazouani.
Les autorités travaillent dans une logique de mettre Biram Dah Abeid dans une espèce d’isolement, en amenant les autres protagonistes à accepter par des déclarations publiques leurs résultats ( ceux proclamés par la CENI). Une manoeuvre de dédouaner la CENI de toute fraude et partant de crédibiliser le scrutin du 29 juin.
Ainsi, Biram sera isolé et prêchera dans le désert comme un homme politique atteint de schizophrénie.
Ces conciliabules avec le pouvoir, contre la personne de Biram, montrent que même ceux qui s’auto proclament opposants politiques, ici et là, ne sont pas prêts au changement de système. Tous ont peur des idées du leader Biram qui entend s’attaquer aux tares de la société mauritanienne de tous ordres : sociétal, social, religieux, politique et même historique etc.
Le pouvoir continue en douce de démarcher les candidats malheureux à la présidentielle et même certaines personnalités politiques indépendantes, en perspective de la validation des résultats par le Conseil Constitutionnel.
Une manière sournoise d’accabler Biram, de montrer l’absurdité de la fraude de la CENI, et des contestestations post- electorales ayant fait au moins trois morts. Comme pour dire, ils sont morts pour rien, en jetant la faute sur le candidat, Biram.
Le sang de la jeunesse, une jeunesse désemparée, victime jour après jour, année après année, comme nos hommes politiques plus dévoués pour défendre le peuple, le bas peuple de l’usage détourné, dévoyé de la démocratie.
Notre marche forcée vers la démocratie, la vraie démocratie, loin des slogans, celle qui assure la liberté d’expression, une citoyenneté égalitaire pour tous, la justice sociale, la méritocratie est malheureusement un chemin jalonné de morts.
Il y a ceux qui sont connus et ceux qui ont été dissimulés. Des morts anonymes.
Que de familles endeuillées, des mères meurtries à jamais, qui ne pourront jamais comprendre l’usage disproportionné de la force publique pour tuer.
La haine de la république prend naissance dans ce genre de situation où votre frère, votre ami, votre fils ou fille trouve la mort par ce qu’ il est sorti pour manifester, protester pacifiquement dans son pays.
Ça devient trop. Et le pire, aucune enquête ne sera diligentée pour comprendre les circonstances exactes de la mort de ces jeunes manifestants. On assiste à la banalisation des bavures policières où des forces de sécurité et de défense se livrent à des actes de violence meurtrière . Or, pendant ce temps, nous voyons la mobilisation pour soutenir et pleurer les morts en Palestine.
On voit l’intérêt et la compassion des Autorités mauritaniennes, jusqu’au plus haut niveau pour les victimes palestiniennes.
Des communiqués de condamnation sont émises, des appels à manifester sont lancés, et des protestations de tout genre fusent pour accabler l’Etat Israélien.
En revanche, lorsqu’un citoyen mauritanien est tué par nos forces de défense et de sécurité, on essaie de justifier ….On ne condamne pas. On n’ouvre aucune enquête.
Au contraire, on cherche vaille que vaille à cribler, à charger les victimes et les siens pour les présenter comme des ennemis de la république, des monstres …
En vérité, en Palestine, en Mauritanie ou ailleurs qu’est ce qui met les gens ( la jeunesse ) dans les rues pour manifester? C’est incontestablement L’INJUSTICE. Le manque de justice dans une société est une bombe à retardement qui ne profite à personne. Il sème la haine . Il est conflictogène par essence.
Toute ma compassion et mes condoléances pour les familles explorées.
Dans un contexte où l’on s’achemine vers la présidentielle de juin 2024, il est plus qu’ opportun de se poser la question de savoir à quand un Noir mauritanien sera locataire du palais ocre. Après 64 ans d’indépendance, la question est toute légitime et ne manque pas de pertinence au regard de la composition sociologique de la Mauritanie.
Même si certains y verront un réflexe raciste, sans se rappeler qu’un tel ressentiment vient naturellement de quelque part.
Il est l’expression, et la cristallisation des politiques odieuses et nauséabondes mises en place par les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis la naissance de la Mauritanie.
Résultat : la méritocratie n’a plus droit de cité. Désormais, les seuls critères qui vaillent pour les nominations ou cooptations se fondent exclusivement sur l’origine raciale, sociale, tribale, régionale ou encore le clientélisme etc.
Ainsi des quotas sont affectés aux différents groupes communautaires de la république, avec une constante toujours respectée et perpétuée de génération en génération, telle une mauvaise tradition qui a la dent dure, et dont la toile de fond est de privilégier la composante dirigeante (Arabe, arabophone et arabophile) pour asphyxier les autres composantes sociales et linguistiques du pays.
Ce raisonnement fait écho chez tous ceux qui sont victimes d’exclusion, de racisme et de discrimination. Il rassemble tous les déshérités de la république au-delà de la couleur de peau. Si bien que critiquer vertement l’élite Arabe est plutôt bien perçue.
C’est le sport favori de la plupart d’entre nous à chaque fois que l’occasion se présente : dans les colloques, dans les salons, dans nos articles de presse et maintenant surtout sur les réseaux sociaux notamment groupes Whatsapp et Facebook . Nous n’avions d’autres choix que de critiquer, des critiques constructives pour la plupart du temps pour que la situation change positivement.
En réalité, on manque de logique. En effet ceux qui crient au racisme sont eux-mêmes racistes à l’intérieur de leur communauté. Si le fauteuil de président de la république est taillée sur mesure pour la composante Beydane, ce qui est injuste, il faut rappeler tout de même que depuis 1960, chez les Noirs aussi les choix ne se font que dans certaines familles, au sein des mêmes cercles, qu’on peut citer sur les doigts d’une seule main.
Il y a désormais une nouvelle dynamique qui est en train de reconfigurer la société mauritanienne . Celle-ci s’intéresse plus aux injustices subies à l’intérieur des communautés noires, par d’autres noirs. Des questions laissées en rade au profit de la partie visible de l’iceberg : le racisme d’État qui frappe toutes les communautés noires de manière générale.
Ce qui revient à dire que parmi les Noirs, il y a ceux qui sont doublement opprimés et marginalisés. S’ils partagent avec tous les Noirs de Mauritanie les affres et les malheurs du système racial, à l’échelle communautaire, ils sont victimes d’une forme d’ostracisme alors qu’ ils constituent la majorité d’un point de vue démographique. Dans la plupart du temps, ils sont exclus de la propriété foncière, des nominations politiques. Et au plan religieux, ils ne peuvent diriger la prière, et ce quel que soit leur niveau d’instruction à cause de leur origine sociale et parfois des traditions en vigueur.
Le racisme d’État érigé en système de gouvernance en Mauritanie est une realite évidente. Mais qui peut porter ce message en toute cohérence ? Les intellectuels . Quels intellectuels ? L’une des qualités premières d’un intellectuel, c’est la constance, la cohérence et la crédibilité : des principes et des valeurs qui ne peuvent s’écarter de la recherche de la justice et de l’égalité entre les hommes. Et qui ne peuvent être à géométrie variable.
Le palais Ocre sera occupé par un Noir mauritanien, le jour où le Noir comprendra que son ennemi, c’est plus lui-même, son orgueil et sa vanité. Finalement, le procès fait aux Beydanes n’est pas sérieux : on les accuse de développer des politiques hégémoniques qui excluent et dominent et font de nous des citoyens de seconde zône etc., c’est exactement ce que nous faisons à l’intérieur de nos communautés. Nous posons les mêmes actes.
Tant que le Noir mauritanien s’accommode et se satisfait d’être meilleur que son frère sur la base de la naissance, il peut dire adieu à la prestigieuse magistrature suprême. Il ne sera qu’ un faire-valoir ad vitam aeternam.
Le racisme en Mauritanie cache d’autres formes de racismes et de discriminations peu médiatisées et qui ne semblent intéresser personne.
Permettez moi de ne pas passer par les rappels peu pertinents et les déclarations encombrantes, pour ainsi aller droit au but.
Cette note est un appel désespéré à une unité de candidature, à s’entendre sur une voix qui sera portée par une de vos personnalités respectées dans une volonté d’alliance de la part de tous. Nous parlons bien d’une forme de coalition qui, s’il le faut, passera par le désistement de tous sauf un, à savoir le candidat sur lequel vous tomberez d’accord. En plus d’être une réclamation vers laquelle la voix populaire converge peu à peu et de plus en plus fortement, ce scénario est soutenu par des considérations purement objectives et rationnelles.
Car une chose relève d’une certitude presque mathématique (et j’aimerais bien me tromper sur ce point): Si vous y allez tous, vous perdrez tous! Et, non seulement vous perdrez, mais vous perdriez dans une relative insignifiance. Et ce n’est ni être pessimiste, ni être défaitiste, et encore moins être un oiseau de mauvaise augure que de l’affirmer. Vous allez en effet vous obstruer le chemin les uns les autres; car vous empruntez bien un chemin commun. Et par la force des choses, vous vous livrerez à une lutte intestine inévitable, menée par vos lieutenants locaux respectifs; vous vous bloquerez la route dans le désir dont chacun de vos camps sera naturellement animé d’avoir l’avantage sur le reste. Et tout cela, vous le ferez sur la moitié de l’autoroute qui vous sera disponible dans toute son étroitesse; l’autre étant occupée par le convoi du pouvoir chargeant déjà toute la masse acquise à sa cause notamment par des voies bien connues du clientélisme électoral dont il semble jusque là détenir l’ultime secret du fonctionnement.
L’enjeu capital d’une présidentielle mauritanienne est de forcer le parti au pouvoir à un second tour. Ce qui reste un fait d’une grande rareté dans l’histoire électorale du pays. Étant donné le mécanisme décrit ci-dessus, les chances d’y parvenir sont objectivement moindres dans la configuration actuelle, en dehors même des irrégularités du processus à prévoir.
Cependant, vous avez une possibilité sans faille d’acquérir cet objectif en coupant l’herbe sous le pied du pouvoir et choisissant de jouer le deuxième tour au premier tour: c’est ce que l’unité de candidature permet justement de faire. Dans une telle option, vous avez des chances de gagner incomparablement meilleures que celles actuelles; et s’il arrivait que les urnes vous donnent perdant, votre résultat n’en serait en aucun cas similaire au score habituel du candidat malheureux; celui-là qui n’a jamais encore pu faire de son détenteur une force d’opposition prépondérante. Ainsi, votre hypothétique coalition serait, même dans le cas défavorable, en mesure de constituer une force politique conséquente capable de redonner espoir au peuple qui souffre, et de dynamiser les aspirations au changement. Le bilan prévisionnel est donc simple à formuler: Réunis, vous êtes sûrs de gagner – le pouvoir ou la force suffisante à le contrer. Dispersés, vous perdez immanquablement et repartez dépourvus de toute capacité populaire à bâtir un pôle d’actions politiques significatif.
Je mesure parfaitement vos gigantesques investissements personnels respectifs. Je comprends les aventures et les attentes. Mais je fais aussi confiance en vos capacités à faire preuve de réalisme et d’abnégation, et à vous dépasser au bénéfice du bien commun imposé par la situation.
Si je vous écris aujourd’hui, à cinq semaines du jour des urnes, c’est bien par obligation. Je me sens, à l’instar de ces milliers de concitoyens, obligé de vous interpeller. À ce jour précis et ce jusqu’au matin du vote, plus qu’au pouvoir et au système régulièrement dénoncé, les commandes du changement vous appartiennent. Vous pouvez choisir de les utiliser à bon escient, tout comme vous pouvez vous inscrire dans le traditionnel sabordage des opportunités dont les conséquences se résument à des protestations postélectorales assorties d’atteintes physiques et d’arrestations sur des manifestants.
Que ferez-vous de ce pouvoir que vous tenez déjà entre vos mains ? Allez-vous prendre la décision rationnelle qui s’impose, loin des considérations personnelles secondaires? Oserez-vous donner au peuple la chance de pouvoir enfin agir significativement à partir de l’isoloir? Saisirez-vous cette opportunité de réaliser un tel événement historique? Nous sommes nombreux à compter sur votre sagesse.
Veuillez s’il vous plaît recevoir mes salutations distinguées.
1. Le 12 mai 2024 en fin d’après-midi, Mariem Cheikh Samba Dieng, députée de la coalition d’opposition Rag-Sawab, est mise aux arrêts sous la contrainte d’agents de l’autorité publique et conduite dans un cachot de la direction régionale de la police à Nouakchott-Sud.
Mariem est une militante anti-esclavagiste de la première heure dont l’engagement remonte à la naissance de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (ira). Son parcours de blogueuse puis d’élue témoigne d’une certaine familiarité avec les privations de liberté, la maltraitance corporelle et les procès en dissidence.
Déjà, le 24 janvier 2024, à l’intérieur du Parlement, elle avait été molestée, avant son expulsion de l’hémicycle par la sécurité du Président de l’Assemblée nationale, un général à la retraite qu’une loi d’amnistie soustrait aux griefs de torture et d’assassinat en relation avec une entreprise de purification ethnique, de 1986 à 1991.
2. L’arrestation de Mariem Cheikh fait suite à la plainte d’une dignitaire de l’Insaf, la formation au pouvoir, en l’occurrence madame Rabi Aidara. A l’instar de la plupart des notables affiliés à l’Etat profond et en prévision du scrutin présidentiel du 29 juin 2024, la susdite, supervisait une opération d’achat de conscience à l’endroit de compatriotes que leur vulnérabilité expose aux pièges du clientélisme alimentaire.
Ainsi, elle s’acharnait, depuis plusieurs jours, à enrôler des citoyens, dans un bureau de la Commission nationale électorale indépendante (Céni), à Arafat, l’une des communes en périphérie de la capitale. A cette fin, Madame Aidara, ex-maire, épouse d’un général à la retraite et parlementaire du parti de l’Etat, distribuait, ouvertement, des bons de nourriture délivrés par la Délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour, en Arabe). En contrepartie, elle récupérait les reçus d’inscription, préalable au retrait de la carte d’électeur.
3. Les voies de fait contre Mariem Cheikh n’ont épargné, non plus, son frère présent à l’altercation les ayant opposés aux militants zélés de l’Insaf et des membres de la Céni, d’ailleurs complices de la fraude que l’élue dénonçait, en direct, lors d’une diffusion sur sa page Facebook. Les deux se retrouvent en détention préventive, au même titre que deux femmes et un homme, du groupe des agresseurs. Rabi Aidara – il fallait s’y attendre dans la république islamique de l’impunité – continue à jouir d’une entière liberté d’agir auprès de la Céni.
4. Mariem Cheikh ne dispose du minimum de commodité, d’habits de rechange ni d’une nourriture convenable. Comme d’accoutumée tragique (Affaires Soufi Soumaré et Oumar Diop), la police en charge de l’enquête s’apprête à lui imputer, par des témoignages frauduleux et une attestation de médecine légale, la responsabilité de l’incident. L’immunité d’un édile du peuple est ici violée au motif d’un délit d’opinion lié à l’exercice de son devoir civique. De la pression exercée aux dépens de la prisonnière, résulte un risque crédible d’atteinte à son intégrité, d’où la présente alerte.
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