● Mauritanie / affaire « Niofar » | N’est pas investisseur qui veut. Par M. Moussa Khairy

L’affaire dite “Niofar”, qui alimente les débats depuis quelques jours, jette un doute injustifié sur la capacité de notre pays à accueillir les investisseurs. À y regarder de plus près, il s’agit d’une société au capital modeste de 100.000 MRU, sans autre personnel que sa propre directrice, laquelle serait en situation d’irrégularité fiscale selon les premiers éléments de l’enquête.

Peut-on raisonnablement mobiliser un ministère pour une entité aussi fragile, dont la légitimité pose question ? Si elle était véritablement en règle, pourquoi tant de bruit ? Une structure saine n’a rien à craindre de la transparence ni de la justice.

Il est essentiel de ne pas confondre médiatisation et sérieux économique. Notre pays mérite mieux que des polémiques sans fondement. Car oui, il faut le rappeler : ce n’est pas l’étiquette d’investisseur qui fait l’investisseur.

Par M. Moussa Khairy

● La Mauritanie et l’accueil des étrangers  : Un atout pour le développement | Par M. Ibrahima Dioum

La Mauritanie, avec ses vastes étendues et sa position stratégique entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, a toujours été une terre d’échanges et de brassage culturel. Dans ce contexte, l’ouverture aux étrangers constitue un levier essentiel pour son développement économique. En accueillant des travailleurs qualifiés venus d’autres pays africains, notamment du Sénégal et du Mali, la Mauritanie bénéficie de compétences complémentaires qui renforcent divers secteurs clés de son économie.

Un besoin en main-d’œuvre qualifiée

L’un des défis majeurs de la Mauritanie est le manque de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs domaines techniques. Les Mauritaniens, en raison d’un système éducatif encore en construction, ne disposent pas toujours des compétences nécessaires dans des secteurs comme la maçonnerie, la menuiserie, la restauration, la plomberie, ou encore la mécanique. C’est là que l’apport des travailleurs étrangers devient crucial.

Les Sénégalais, par exemple, sont reconnus pour leur expertise en maçonnerie, en restauration et en mécanique, des secteurs indispensables pour soutenir la croissance urbaine et industrielle du pays. Leur présence permet de pallier le manque de techniciens locaux et d’assurer des services de qualité aux entreprises et aux particuliers. Qui peut compter le nombre de maçons sénégalais ayant construit de belles  villas à Tevrag zeina, à  la Cité plage de Nouakchott et à l’intérieur du pays ? Qui connaît le nombre d’ingénieurs et d’architectes sénégalais ayant bâti des stades et des édifices publics en Mauritanie ? Les chefs cuisiniers ne sont-ils pas en nombre dans les maisons et les restaurants Mauritaniens ?

Un pilier du secteur de la pêche

La pêche est un secteur vital pour l’économie mauritanienne, tant pour la consommation locale que pour l’exportation. Or, ce secteur repose en grande partie sur les pêcheurs sénégalais (capitaines de bateaux et « mooles »), qui possèdent un savoir-faire transmis de génération en génération. Lorsque ces derniers retournent au Sénégal pour des fêtes religieuses comme la Tabaski, le daaka et le Maggal, la Mauritanie subit une pénurie de poissons, illustrant leur rôle fondamental dans l’approvisionnement du marché local.

L’intégration de ces pêcheurs dans l’économie mauritanienne est donc un atout stratégique. En favorisant leur installation et en facilitant leur travail, la Mauritanie garantit une meilleure stabilité de son marché halieutique.

Des échanges économiques dynamiques avec le Mali

Le Mali, voisin direct de la Mauritanie, est un partenaire commercial de premier plan. Les échanges entre les deux pays sont nombreux, notamment dans le commerce du bétail, des céréales et d’autres produits agricoles (arachides, mangues, coton…). De nombreux commerçants maliens s’installent en Mauritanie pour faciliter ces transactions, contribuant ainsi à la fluidité du marché et à la disponibilité des produits.

En retour, la Mauritanie bénéficie de la présence de ces acteurs économiques qui dynamisent le commerce et assurent un approvisionnement constant du pays en denrées essentielles.

Une tradition d’immigration réciproque

Si la Mauritanie accueille des étrangers pour répondre à ses besoins économiques, il est important de souligner que de nombreux Mauritaniens ont eux aussi migré vers d’autres pays d’Afrique, notamment la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, le Sénégal, le Mali ou encore le Gabon pour ne citer que ceux-ci. Ces expatriés contribuent à l’économie des pays d’accueil et envoient des fonds à leurs familles en Mauritanie, créant ainsi un cycle économique bénéfique.

Cette réciprocité dans les mouvements de population montre que l’immigration n’est pas une menace, mais plutôt une opportunité d’échange et de développement mutuel.

Une politique d’ouverture nécessaire

Accueillir des étrangers qualifiés en Mauritanie ne doit pas être vu comme une dépendance, mais comme une opportunité stratégique. La complémentarité des compétences permet de combler les lacunes locales et de garantir un développement économique plus dynamique.

En facilitant l’installation des travailleurs étrangers et en valorisant leur contribution, la Mauritanie pourra tirer pleinement parti de son potentiel économique tout en renforçant les liens avec ses voisins africains comme l’a fait le Maroc pour devenir un pays émergent. Une politique d’ouverture bien pensée ne profitera pas seulement aux étrangers, mais aussi à l’ensemble de la population mauritanienne, qui bénéficiera d’une économie plus stable et prospère.

L’immigration n’est pas une menace mais une opportunité pour les Mauritaniens. La Mauritanie a tout intérêt à favoriser et faciliter l’installation et l’intégration des étrangers sur ses dunes et plaines.

Par M. Ibrahima Dioum

• Lien média https://www.facebook.com/share/p/19JRwuwyY1/

● Les essentiels en photos et images de notre visite au Salon International de l’Agriculture de Paris.

Du 22 février au 2 mars, l’édition 61 de l’historique Salon International de l’Agriculture (SIA) de Paris tient la vedette du moment parmi les rendez-vous populaires dans la région parisienne. Cette incontournable rencontre qui expose le spectre de l’agro-pastoralité et ses divers dérivés de la France et pas seulement, connaît un grand succès par les foules intéressées et la diversité des exposants. Cette édition est marquée par la consécration d’un pays à l’honneur, le royaume du Maroc.

Notre visite par quelques éléments médias capturés à l’occasion…permet ce fil photo reportage :

25 février 2025

KS pour le BLOG

● Une israélienne à Nouakchott: Tempête sur Tanit! [La Dépêche]

LA DEPECHE – Une nouvelle polémique enfle encore. On aurait pu s’en passer si l’intruse concernée n’était pas israélienne (de double nationalité) et si son hôte n’était pas une structure publique: le Port de Tanit.

Comment des structures publiques peuvent-elles être si poreuses et si perméables ? Tout n’est sans doute pas un hasard d’agenda peu regardant ou de rencontre fortuite car apparemment notre hôte gênante ne se comportait pas presque comme chez elle. Ce ne serait pas son premier voyage en Mauritanie. Elle s’y pavane à son aise même si elle y séjourne sous le sceau du passeport marocain.

Qui l’a invitée? Pour quelle raison. Silence officiel. Selon nos confrères de Alakhbar, Irit Ovadia, patron d’une entreprise en Israël qui s’appellerait IMS (International Médical Services), est spécialisée dans le secteur de la santé.

C’est en tout cas ce qu’en révèle son siteweb : « IMS est spécialisé dans la réalisation de projets de santé à grande échelle en Afrique et fournit à ses clients des solutions clés, de la planification initiale à la construction en passant par la gestion globale de la qualité des hôpitaux ».

Elle serait pourtant venue en novembre 2024 à Nouakchott, « sur la base d’une invitation qu’elle a reçue en octobre du directeur du port, Ahmed Ould Khatri (…) pour explorer les opportunités d’investissement en Mauritanie” ?

Le DG du port de Tanit soutiendrait encore qu’il aurait jeté son dévolu sur cette femme, à moitié israélienne, sur conseil d’une autre femme marocaine. Fatal. La confusion de genres laisse donc les supputations prendre le dessus pour expliquer les motivations d’une présence «étrange» en dépit de son passeport marocain. Comment expliquer la signature séance tenante d’un accord avec une entité qui vient d’être introduite? Assurément, le DG de Tanit est allé vite en besogne.

D’autant qu’en ces temps qui courent le gouvernement extrémiste israélien s’en donne à cœur joie dans le massacre de civils palestiniens. La présence d’un ressortissant d’Israel -il y a des israéliens qui sont contre le génocide commis en leur nom- en Mauritanie, quel que soit sa couverture, n’est pas la bienvenue.

Ne serait-ce que pour sa propre sécurité. Pire encore, cette affaire est récupérée par nos confrères algériens qui y brodent pour susciter la suspicion entre le gouvernement et le royaume chérifien. Et c’est encore lá une autre dimension de cette visite pour le moins inopinée.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780352

● Ousmane Sonko est arrivé à Nouakchott pour une visite de travail sur l’énergie, les transports, la sécurité et la migration

De l’envoyé spécial de l’APS, Souleymane Faye

Nouakchott, 12 jan (APS) – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche soir à Nouakchott pour une visite officielle de deux jours consacrée essentiellement à l’énergie, aux transports, à la sécurité et à la migration, lundi 13 et mardi 14 janvier, a constaté l’APS.

Pour cette visite également dite d’amitié et de travail, le chef du gouvernement est accompagné de plusieurs ministres, dont Yassine Fall, chargée de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, et Jean Baptiste Tine, celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Birame Souleye Diop, le ministre chargé de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Yankhoba Diémé, celui des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, et Fatou Diouf, la ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, y prennent part.

La délégation conduite par Ousmane Sonko comprend aussi les directeurs généraux de l’Agence nationale chargée de la promotion des investissements et des grands travaux, Bakary Séga Bathily, et de la Société des pétroles du Sénégal, Alioune Guèye.

Elle a été accueillie à l’aéroport international de Nouakchott par plusieurs personnalités mauritaniennes, dont le Premier ministre, Moctar Ould Diay.

« Saisir toutes les opportunités d’investissement »

Des Mauritaniens et des ressortissants sénégalais sont sortis en nombre pour accueillir Ousmane Sonko et les ministres qui l’accompagnent. Des militants de Pastef habillés aux couleurs du parti au pouvoir étaient également présents.

Au cours de sa visite, « le Premier ministre va rencontrer le patronat mauritanien, en présence des acteurs du privé sénégalais, pour les encourager à créer des joint-ventures et à saisir toutes les opportunités d’investissement », indiquent des documents des deux gouvernements.

Il va rencontrer le président mauritanien, Mohammed Ould Cheikh El Ghazouani, au second jour de sa visite, mardi 14 janvier, au palais présidentiel.

M. Sonko « compte aborder avec son homologue mauritanien certains dossiers stratégiques dans les domaines, entre autres, de l’énergie, des transports, de la sécurité et des conditions de séjour et d’établissement », précise la Primature du Sénégal.

Le programme de la visite comprend des réunions ministérielles bilatérales prévues lundi 13 janvier au matin, selon des documents reçus des deux parties.

Ces discussions porteront sur le projet de création d’un secrétariat sénégalo-mauritanien chargé de la coopération et du développement, la migration irrégulière, les conditions de séjour et d’établissement des ressortissants sénégalais et mauritaniens entre les deux pays, et la construction du pont de Rosso.

Des « échanges économiques et commerciaux très modestes »

Un entretien entre Ousmane Sonko et son homologue de la Mauritanie est prévu le même jour, de même qu’une réunion élargie aux ministres des deux pays.

Le programme national de développement « Sénégal 2050 » sera présenté à des investisseurs des deux pays. Seront évoqués aussi « les échanges économiques et commerciaux qui sont très modestes », entre les deux pays, « au regard de l’énorme potentiel de coopération existant de part et d’autre ».

« De 43,1 milliards de francs CFA en 2019, les flux commerciaux entre les deux pays se sont établis à 67,4 milliards en 2023 », indique la Primature du Sénégal.

Elle annonce une rencontre du Premier ministre avec la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie.

Sont attendues de la visite d’Ousmane Sonko en Mauritanie « des retombées positives, qui contribueront au raffermissement des liens d’amitié et de solidarité unissant les peuples sénégalais et mauritanien ».

Un « partenariat stratégique »

« La coopération entre le Sénégal et la Mauritanie […] a connu un net regain de dynamisme depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye », affirme le gouvernement sénégalais.

Il rappelle que M. Faye, élu en mars dernier, a effectué trois visites officielles en Mauritanie, et son homologue mauritanien est allé deux fois au Sénégal au cours de la même période. « De nombreuses visites ministérielles ont également eu lieu durant cette période, parmi lesquelles celles des ministres de l’Agriculture et de l’Élevage, du Pétrole, de l’Energie et des Mines, des Pêches, ainsi que des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens », ajoute le gouvernement.

Le premier forum économique sénégalo-mauritanien s’est tenu les 30 septembre et 1er octobre 2024 à Dakar, une rencontre suivie de la 13e session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays, les 4 et 5 novembre 2024 à Nouakchott.

« Ces différentes visites et rencontres témoignent d’une intensification sans précédent de la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, sous l’impulsion des plus hautes autorités des deux pays », souligne la Primature du Sénégal.

Elle signale que « cette dynamique très positive s’opère dans le cadre du partenariat stratégique autour du gaz et du pétrole, symbolisé par le GTA (le gisement de gaz naturel situé sur la frontière maritime des deux pays), qui demeure un exemple de réussite d’un partenariat Sud-Sud, de surcroît porté par deux pays voisins ».

ESF/AB

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780299

● Guinée | Arrestation d’un homme d’affaires mauritanien sur fond d’un présumé blanchiment d’or [RIMNOW]

RIMNOW /// Les forces de sécurité en Guinée-Conakry ont arrêté le partenaire des miniers et des pétroliers actifs au Sahel, le patron de MSS Security et de Global Aviation, l’homme d’affaires mauritanien Yacoub Ould Sidiya, à la suite de la disparition de quantités d’or.

Ils ont lancé également une enquête sur ce qu’elles suspectent être un présumé trafic de l’or au profit de l’ancien Président guinéen Apha Condé.

Sidiya avait formellement démenti en aout dernier voir des liens avec un quelconque blanchiment de l’or ou de réseaux opérant dans ce domaine, se décrivant comme étant « l’un des entrepreneurs régionaux exerçant une activité modeste dans le domaine du transport de l’or ».

J’ai des contrats avec les banques centrales dont la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), avait-il déclaré.

Yacoub investit dans le domaine de la vente et du transport de l’or en Afrique de l’Ouest et dispose de contrats dans ce domaine avec plusieurs sociétés internationales, rappelle-t-on.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=779806

● Le Grand Entretien du BLOG | En exclusivité avec l’entrepreneure Amina Habib.

Le Grand Entretien du BLOG vous revient avec une invitée d’une prodigieuse vitalité intellectuelle, en la personne de Madame Amina Habib. Une compatriote mauritanienne, entrepreneure, écrivaine et conseillère socio-économique (pas seulement) qui a accepté gentiment la sollicitation pour cette rubrique du Blog à l’heure estivale. Nos vifs remerciements à elle et lui souhaitons plein succès dans ses différentes activités.

• Son profil officiel Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61556744987462

• Ci-après l’intégralité de l’interview :

1- Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Amina Habib : Je suis Amina Habib, entrepreneure, présidente d’une ONG dédiée à l’autonomisation et au leadership féminin, auteure et conférencière. Depuis plusieurs années en parallèle de mes activités professionnelles, je me consacre à promouvoir le leadership féminin et à soutenir les femmes dans leur parcours vers l’indépendance économique et personnelle.

2 – Active dans l’entrepreneuriat, pouvez-vous nous présenter votre champ (vos champs) d’investissement ? Et également une présentation de vos livres…

AH : Mon champ d’investissement se concentre principalement sur l’éducation, la formation professionnelle, le business conseil et l’accompagnement des chefs d’entreprises dans la structuration de leurs business. En tant qu’auteure, j’ai publié 2 livres, le premier relatait mon parcours personnel et le second sur l’entrepreneuriat, je partage des conseils pratiques pour surmonter les échecs et réussir sur ses projets personnels.

3 – Ainsi, dans ce cadre, si on ose aborder le prisme du genre, quels écueils avez-vous eus à faire face comme entrepreneuse dans le milieu ?

AH : En tant qu’entrepreneuse, j’ai souvent dû faire face à des préjugés de genre et à des scepticismes concernant mes capacités. Il a parfois été difficile de trouver des investisseurs et des partenaires qui prennent au sérieux les projets menés par des femmes. Cependant, ces défis m’ont également motivée à travailler plus dur et à prouver que les femmes peuvent réussir dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes.

4 – Concernant l’environnement de l’influence par les canaux réseaux sociaux, quelles analyses faites-vous du phénomène dans notre pays ? conseils ou mises en garde éventuellement pour le public…

AH : Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans la diffusion de l’information et l’influence des opinions. En Mauritanie, ils offrent une plateforme pour que les voix marginalisées puissent être entendues. Cependant, il est important de consommer l’information de manière critique et de vérifier les sources pour éviter la désinformation. Je conseille également aux utilisateurs de réseaux sociaux de maintenir un équilibre entre leur vie en ligne et hors ligne pour préserver leur santé mentale.

5 – Les espaces réseaux sociaux via différents supports semblent évoluer séparément entre arabophones et francophones en Mauritanie, selon vous que faut-il faire pour tempérer voire éliminer cette frontière invisible ?

AH : Pour réduire cette frontière, il serait bénéfique de promouvoir des initiatives bilingues qui encouragent l’inclusion et la compréhension entre les communautés arabophones et francophones. Organiser des événements en ligne et hors ligne où les deux groupes peuvent interagir et collaborer peut également aider à créer des ponts et à favoriser un dialogue plus inclusif. C’est quelque chose qui peut se faire, il faudra juste de la volonté de part et d’autre.

6 – Notre pays sort d’une élection présidentielle (29 juin 2024), avez-vous quelques observations sur son déroulé et sur les événements post-électoraux ?

AH : En tant que citoyenne engagée, j’ai suivi de près le déroulement des élections. Toutefois, il est crucial de continuer à observer attentivement les développements post-électoraux afin de s’assurer que l’intérêt de l’ensemble des citoyens sera bien pris en compte et que les promesses électorales seront aussi respectées.

29 juillet 2024

~Réalisé par KS pour le BLOG

● Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa

Née dans un village du sud de la Mauritanie sans électricité, Kadio Niang incarne la réussite, la détermination et l’innovation. Aujourd’hui, elle est à la tête de Solar-Ecobat, une start-up pionnière dans la fabrication de lampes solaires, apportant lumière et espoir aux régions les plus reculées du Sahel.

Un Parcours Inspirant

Kadio a passé son enfance et son adolescence à étudier à la bougie ou à la lampe à pétrole. Très tôt, elle a compris l’importance de l’électricité pour le développement. Devenir ingénieure est alors devenu une évidence. Face à un taux d’accès à l’électricité de seulement 10% en zone rurale contre 72% dans les villes, Kadio est convaincue que l’avenir de l’électrification au Sahel passe par l’énergie solaire.

Une Femme d’Action dans un Monde d’Hommes

Rares sont les femmes dans le secteur de l’énergie solaire, et Kadio Niang se distingue non seulement par son expertise mais aussi par sa volonté de favoriser l’emploi des femmes dans ce domaine. Son engagement va au-delà de la simple fourniture d’électricité; elle cherche à transformer la société en créant des opportunités pour les femmes dans les énergies renouvelables.

Reconnaissance Internationale

Le 21 novembre 2019, Kadio était parmi les dix finalistes à la cérémonie EDF Pulse Africa à Paris, un événement qui récompense les projets les plus novateurs dans le domaine énergétique en Afrique. Sa participation a mis en lumière son travail exceptionnel et son potentiel à changer la donne en matière d’énergie durable.

Votre Soutien Est Crucial

En 2024, Kadio Niang, CEO de Solar-Ecobat, a été sélectionnée comme finaliste régionale aux Global Startup Awards Africa. C’est une reconnaissance de son travail acharné et de son impact significatif sur l’électrification durable en Mauritanie et au-delà.

Kadio Niang est une source d’inspiration pour tous. En votant pour elle, vous soutenez non seulement une innovatrice exceptionnelle, mais aussi une visionnaire qui œuvre pour un avenir durable et inclusif. Ensemble, faisons briller la Mauritanie et tout le Sahel grâce à l’énergie solaire.

Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa et partagez son histoire incroyable avec les vôtres. https://bit.ly/NorthernPV24

La Rédaction

• Lien média RMI-INFO.COM https://rmi-info.com/votez-pour-kadio-niang-aux-global-startup-awards-africa/?preview=true&frame-nonce=bf6e00862c&fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR2MWWJH2MeIn4zxvYsBrG8AhKzD4_x51rjdLEMkXV8r4MGR6iLcjiTPjsw_aem_f-RCV5KApDtrpvagnW4d6g

● La Mauritanie sera bientôt le 2e producteur ouest-africain d’uranium, un marché qui atteindra des sommets

Tunisie Numérique – Jusqu’ici le Niger est le seul pays ouest-africain qui produit de l’uranium (il est le deuxième plus gros producteur en Afrique et le septième mondial). Il faudra bientôt compter avec la Mauritanie, une manne minière qui viendra s’ajouter aux recettes du gaz et du pétrole dès cette année.

Le FMI avait prédit que Nouakchott afficherait le meilleur taux de croissance sur le continent en 2025, avec 14,3%, l’affaire commence à sentir très bon… Le marché très juteux de l’uranium d’ici 2026, c’est ce qui agite l’australien Aura Energy, propriétaire du projet mauritanien Tiris.

La compagnie a fait savoir ce lundi 18 mars qu’elle a levé 16,2 millions de dollars australiens (10,6 millions $) pour financer les projets précédant construction de la mine. Prochaine étape : Le bouclage de l’investissement cette année pour lancer la production dès 2026.

Pour atteindre ce palier Aura Energy devra collecter 230 millions $, c’est le capital initial déterminé par l’étude d’ingénierie de base (FEED) publiée en février 2024. Le même rapport table sur des recettes de 2,25 milliards de dollars sur 16 ans à Tiris, pour un prix de vente de l’uranium à 80 dollars la livre avec quelque 30,1 millions de livres d’uranium produites durant cette période.

Tous les regards sont tournés vers la demande mondiale, qui enfle déjà et atteindra des sommets dans les prochaines années.

En effet de nombreux pays ont manifesté leur intention de doubler ou tripler leur production d’énergie nucléaire pour fermer progressivement l’ère des énergies fossiles, très polluantes. C’est déjà le cas de la France, depuis des décennies, des pays tels que le Maroc ont fait des annonces dans ce sens…

Pour la Mauritanie l’uranium est une belle à carte à jouer pour gonfler les recettes minières. Le secteur minier est porté par l’exploitation du minerai de fer et de l’or, qui pèsent plus de 70% dans les exportations de la Mauritanie en 2022 et 24% de son PIB.

A noter que le premier producteur africain d’uranium, la Namibie, est le troisième dans le monde (après le Kazakhstan et le Canada). Nouakchott peut rêver du même destin. Tiris est peut-être le début d’une grande histoire dans un pays dont le sol est sous-exploité.

Par Souleymane Loum

• Lien source média https://cridem.org/C_Info.php?article=773338

● Mauritanie : la durée de validité de la carte de séjour pour les étrangers a été fixée à cinq ans au lieu d’un an

EN BREF | Cridem – Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a déclaré, ce mercredi 17 janvier, que la durée de validité de la carte de séjour pour les étrangers a été fixée à cinq ans au lieu d’un an.

Le ministre a expliqué que cette décision a été prise pour tenir en compte de ce qui est en vigueur dans la plupart des pays qui entretiennent des relations avec la Mauritanie dans ce domaine, où la durée de la carte varie d’un an à dix ans.

Ould Mohamed Lemine a fait cette annonce, lors du point de presse du gouvernement.

• Lien https://cridem.org/C_Info.php?article=771702