● France | Nicolas Sarkozy jugé pour les soupçons de financement libyen de sa campagne à compter de ce lundi 6 janvier [Le HuffPost avec AFP]


Le procès de l’ancien chef de l’État pour corruption s’ouvre à Paris. Il risque jusqu’à 10 ans de prison si les preuves d’un pacte noué avec Mouammar Kadhafi sont avérées.

JUSTICE – Nouvelle épisode judiciaire pour Nicolas Sarkozy. Les affaires se suivent mais ne se ressemblent pas pour l’ex-chef de l’État, condamné définitivement dans l’affaire Paul Bismuth et qui retourne sur le banc des accusés ce lundi 6 janvier. Cette fois pour répondre des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007.

Reconnu coupable le 18 décembre dernier de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes, l’obligeant à porter un bracelet électronique pendant un an pour purger sa peine de prison ferme, l’ancien président français va devoir s’expliquer sur ses liens avec l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. La justice soupçonne ce dernier d’avoir offert plus de 6 millions d’euros au candidat à la présidentielle en échanges de services.

Un pacte avec le dictateur libyen
Dans cette affaire, qui s’ouvre devant le tribunal judicaire de Paris, Nicolas Sarkozy est ainsi accusé d’avoir noué, via ses proches, un « pacte de corruption » avec le dictateur. Il sera jugé jusqu’au 10 avril pour corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Des chefs d’accusations qui pourraient lourdement aggraver le cas de l’ancien dirigeant français. S’il est reconnu coupable, il risque 10 ans de prison et 375 000 euros d’amende, ainsi qu’une privation des droits civiques (donc une inéligibilité) allant jusqu’à 5 ans.

Comme souvent dans les affaires où Nicolas Sarkozy est impliqué, il s’avance confiant avant d’entamer ces quatre mois d’audience. Questionné sur le fond de l’affaire, son avocat Me Christophe Ingrain a assuré que son client attendait le procès « avec détermination » pour « combattre la construction artificielle imaginée par l’accusation ».

« Il n’y a aucun financement libyen de la campagne », a ajouté le conseil de Nicolas Sarkozy, tandis que ce dernier évoque, depuis plusieurs années déjà, une « fable ». D’après lui, il ne s’agit que d’une « vengeance » libyenne à son soutien aux rebelles libyens au moment du printemps arabe. Un événement qui avait fini par provoquer la chute et la mort du colonel Kadhafi en octobre 2011.

12 prévenus, dont plusieurs anciens ministres
Mais que reproche-t-on vraiment à Nicolas Sarkozy dans cette nouvelle affaire ? Pour le comprendre, il faut revenir sur les dix ans d’investigation qui ont conduit, à l’été 2023, les deux juges à renvoyer l’ancien président de la République et plusieurs anciens ministres devant la justice.

Parmi les 12 hommes convoqués à partir de lundi, Brice Hortefeux, Claude Guéant ou Éric Woerth. D’autres noms connus, comme ceux de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri et du Franco-Libanais Ziad Takieddine − aujourd’hui en fuite au Liban− figurent également parmi la liste des prévenus.

Dans ce dossier, tout débute fin 2005, lorsqu’une rencontre entre le colonel Kadhafi et Nicolas Sarkozy est organisée à Tripoli. Officiellement, il s’agissait d’aborder la question de l’immigration irrégulière. Nicolas Sarkozy est alors ministre de l’Intérieur. Selon l’accusation, c’est là qu’un « pacte » aurait été conclu. Une accusation qui s’appuie sur les déclarations de sept anciens dignitaires libyens, sur les déplacements discrets, avant et après, de Claude Guéant (alors directeur de la campagne présidentielle du candidat de l’UMP) et de Brice Hortefeux (fidèle de l’ex-président), mais aussi sur les carnets de l’ex-ministre libyen du Pétrole Choukri Ghanem, retrouvé noyé dans le Danube en 2012.

En 2016, Ziad Takieddine affirmera également, dans une vidéo publiée par Mediapart, avoir remis 5 millions d’euros en liquide provenant de Libye, à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant en 2006 et 2007. Il fera un spectaculaire volte-face en 2020… avant de revenir sur sa version initiale l’année suivante.

Un pacte qui aurait permis de remettre la Libye au centre de l’échiquier internationale, comme en témoignait son accueil en grande pompe à Paris, peu de temps après la victoire de Sarkozy. Mais aussi la signature de gros contrats et un coup de main judiciaire à Abdallah Senoussi, directeur des renseignements libyens condamné à perpétuité en son absence en France pour son rôle dans l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989, qui avait coûté la vie à 170 personnes dont 54 Français.

• Lien média https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/nicolas-sarkozy-juge-pour-les-soupcons-de-financement-libyen-de-sa-campagne-a-compter-de-ce-lundi-6-janvier_244388.html

● Guinée | Arrestation d’un homme d’affaires mauritanien sur fond d’un présumé blanchiment d’or [RIMNOW]

RIMNOW /// Les forces de sécurité en Guinée-Conakry ont arrêté le partenaire des miniers et des pétroliers actifs au Sahel, le patron de MSS Security et de Global Aviation, l’homme d’affaires mauritanien Yacoub Ould Sidiya, à la suite de la disparition de quantités d’or.

Ils ont lancé également une enquête sur ce qu’elles suspectent être un présumé trafic de l’or au profit de l’ancien Président guinéen Apha Condé.

Sidiya avait formellement démenti en aout dernier voir des liens avec un quelconque blanchiment de l’or ou de réseaux opérant dans ce domaine, se décrivant comme étant « l’un des entrepreneurs régionaux exerçant une activité modeste dans le domaine du transport de l’or ».

J’ai des contrats avec les banques centrales dont la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), avait-il déclaré.

Yacoub investit dans le domaine de la vente et du transport de l’or en Afrique de l’Ouest et dispose de contrats dans ce domaine avec plusieurs sociétés internationales, rappelle-t-on.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=779806

● D’après Africa Intelligence, Sidi Ould Tah sera le candidat de la Mauritanie à la présidence de la BAD

EN BREF | Cridem – D’après le média en ligne Africa Intelligence, le président Ghazouani a porté son choix sur la candidature du directeur général de la Badea, Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD).

« Alors que l’ancien vice-président de la Banque africaine de développement, Ousmane Kane, faisait figure de favori, le chef de l’État mauritanien devrait décider de choisir un autre économiste pour porter la candidature de Nouakchott. […] », indique Africa Intelligence.

Pour rappel, Sidi Ould Tah est le Directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) depuis juin 2015.

Avant d’être nommé à ce poste, il était ministre des Affaires économiques et du Développement de la Mauritanie.

Par la rédaction | CRIDEM.ORG

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=779555

🔴 Suite et 2ème  partie de brève chronique judiciaire : verdict de la  CA de Kiffa,  suppresion de la peine de mort et condamnation à 10 ans de reclusion… Par Dr BA Boubou

L’Appel est une voie de recours ordinance  comme les autres voies de recours ordinaires et extraordinaires permettant de critiquer une décision judiciaire. Hier, la Cour d’appel de kiffa ( CAF) a rendu sa sentence après une longue plaidoirie des avocats et le procureur sur une affaire qui n’a pas toujours fini de surprendre l’opinion publique et les magistrats eux mêmes.  La Cour a cassé la décision rendue par la première instance. Par la suite elle a abrogé la peine de mort et condamné les 4  mis en cause à 10 ans de reclusion criminelle avec de dommages et intérêts…

A- Pourquoi la CAF a supprimé la peine capitale prise par la première instance  ?

Les éléments constitutifs :

Pour rappel la cour criminelle a condamné un des mis en cause à la peine capitale en avril 2024 après 2 jrs d’audience sans que l’accusation n’arrive à apporter les preuves matérielles et morales. A l’issue de ces 2 jrs d’audience la cour a fait recours au serment en demandant aux frères de la victime de venir prêter 50 serments sur le Coran.

Les frères de la victime se sont portés comme les héritiers masculins potentiels pour prêter serment à la place des héritiers majeurs potentiels de la victime en induisant la Cour en erreur et en disant à celle-ci que la victime n’a pas des fils ou encore ses fils ne sont pas  majeurs pour prêter serment. Or, c’est faux ! Ce qui relève de la manipulation et du parjure. C’est à travers ces manoeuvres dolosives des frères et l’entourage de Balla G que la cour a proclamé la peine capitale.

En effet, la victime a deux garçons qui étaient majeurs et saints d’esprit au moment du verdict de la Cour criminelle.  L’un est né le 12 sept 1998 à Ghabou et l’autre le 12 mars 2000 à  Ghabou. Sauf que ces deux garçons sur leur etat civil (acte de naissance) apparait un faux père immigré résidant en Espagne (demi frère de la victime) prenommé Fousseynou dit Tidjani G. Ce qui constitue un crime à l’etat civil biometrique mauritanien punit par les textes en vigueur. On trouve sur l’acte de naissance de ces garçons le faux père Fousseynou et leur mère Meima S (l’epouse et veuve de la victime ). Seul le faux père le sait pourquoi cette fraude à l’état civil ? Et à quelle fin ? Et pour quel dessein  ?

Après l’enquête menée par les avocats depuis l’Espagne, Nouakchott jusqu’à Diogountouro, ils ont constitué un dossier avec tous les actes de naissance des enfants de la victime et  actes de mariage mais aussi ceux  du faux père et sa famille pour demontrer à la CAF que la peine capitale a été obtenue sur la base des manipulations et des manoeuvres frauduleuses alléguées par les frères de la victime. C’est en ce sens que la Cour d’appel a annulé la peine capitale. Elle a par la suite condamné les mis en cause à 10 ans de reclusion avec un dommage et intérêt de 2millions MRU.

Sur ce point les avocats ont déposé une plainte contre les frères de la victime et tous ceux qui ont contribué à manipuler la cour criminelle de près ou de loin pour fraude à l etat civil et faux et usage de faux. Ils comptent aussi saisir les autorités espagnoles sur les agissements du faux père des enfants biologiques de la victime car cela revele de leur profession de foi.

B- Sur la condamnation de 10 ans de reclusion

Faisons un syllogisme judiciaire: majeur, mineur et conclusion.

Si le majeur tombe, il n y peut avoir pas lieu de condamnation du mineur. Par conclusion le verdict est la relaxe ou l’acquittement…Mais hélas  !

A mon sens cette  décision est une décision politique qui n’engage que la CAF rendue sur la base d’aucun élément de preuve probante. La Cour a tout simplement partagé la poire en deux entre les parties à l’instance. En l’absence d’aucune preuve materielle et morale elle rend quand même sa propre décision ; et dire que si vous n’êtes pas contents vous vous rendez devant l’instance suprême (la cour suprême de Nouakchott) pour qu’elle vous departage. La Cour suprême est le dernier recours qui constitue le juge de droit et non des faits. Les parties disposent un delai de 15 jours pour former leur pourvoi en cassation et 30 jours à partir de la notification de l’arrêt pour déposer leur memoire selon les dispositions de l’article 460 et suivants du code de procédure penale mauritanien.

En espérant que le droit sera respecté et dit par la Cour suprême ( la plus haute instance judiciaire du pays)

Dr  BA

Depuis le Palais de justice de Bobigny-France

Le 14 nov 2024

La partie 1 ici https://ecrit-ose.blog/2024/11/12/%f0%9f%94%b4%f0%9f%87%b2%f0%9f%87%b7-justice-breve-chronique-dun-feuilleton-judiciaire-de-diogountouro-selibaby-kiffa-par-dr-ba-boubou/

● Coupe du monde 2034 : « La FIFA a un sentiment d’impunité et n’écoute personne » Par Jean-Michel De Waele [RTBF Sport]

À un mois de l’attribution officielle des Coupes du monde 2030 et 2034 de football, Jean-Michel De Waele, professeur en sciences politiques à l’ULB, a tiré la sonnette d’alarme au micro de Quentin Weckhuysen.

Ce lundi, Amnesty International a publié un communiqué pour dénoncer les problèmes de droits humains en Arabie Saoudite où la Coupe du monde 2034 devrait être organisée mais aussi en Espagne, au Maroc et au Portugal, qui devraient accueillir l’édition précédente. Selon notre interlocuteur, l’édition prévue dans le Moyen-Orient remet la lumière sur des problèmes déjà connus. « Cela pose des questions fondamentales à l’étique du sport, commence-t-il. L’Arabie Saoudite viole à peu près tous les droits humains possibles et imaginables et soutient des mouvements peu recommandables. Comme au Qatar, il y a des questions du droit des travailleurs car il va falloir construire de très nombreux stades. Des travailleurs seront sans doute importés et on sait bien que ces pays ne se distinguent pas par leur respect des droits sociaux. Des questions concernant l’environnement se posent également. C’est assez aberrant. Malgré la différence que l’on peut avoir, par exemple, entre l’Europe et les États-Unis, en termes de valeurs, personne ne peut défendre l’idée que l’Arabie Saoudite est recommandable et un exemple. Faire cela, c’est aider l’une des dictatures les plus sinistres qui soient. »

Selon lui, les responsables de ces décisions sont tout désignés. « Les grandes organisations sportives comme la FIFA ou l’UEFA n’écoutent strictement personne. Des joueurs demandent à diminuer le nombre de matches par an, elles ne les écoutent pas. Il y a des questions environnements qu’elles n’écoutent pas tout comme les problèmes de corruption. Certes, il y a eu des doutes et des protestations mais le Mondial au Qatar s’est déroulé sans équipe qui aurait refusé d’y aller ou de joueur qui serait sortie du terrain. Cela a renforcé le sentiment d’impunité totale. La FIFA et l’UEFA peuvent violer tout ce qu’elles veulent sans réellement y avoir de prix à payer. »

Pour Jean-Michel De Waele, l’édition 2022 au Qatar pourrait, en quelque sorte, aider l’Arabie Saoudite à ne pas s’inquiéter outre-mesure du respect des droits humains. « Au Qatar, on s’est beaucoup inquiété du sort des travailleurs. Est-ce que quelqu’un et allé voir si le pays a tenu ses promesses ? On nous a un peu endormis en disant qu’il y a des progrès mais qu’en est-il désormais ? Malheureusement, on ne revient pas dessus, ce qui est regrettable car cela mettrait la pression sur les organisateurs en leur montrant qu’on serait toujours attentifs par la suite. Il y a un besoin de mobilisation des personnes qui considèrent ces enjeux comme extrêmement importants. »

Pourtant, la FIFA avait mis en place un règlement dans lequel un certain respect des droits humains était indispensable pour organiser un tel événement. « Ces règlements sont faits pour se donner bonne conscience, pas pour être respectés. Si on voulait respecter l’éthique du sport et ces valeurs que peut transmettre le sport, il ne serait pas organisé de cette manière. C’est devenu du business, seule la rentabilisation compte. On montre aussi des images du championnat en Arabie saoudite, ce qui est très choquant de mon point de vue. Il n’intéresse pas grand monde mais l’argent fait foi. »

Malgré cette situation difficile, tout n’est pas noir pour autant selon lui, même s’il sera difficile de changer le cours des choses. « Je reste optimiste car je pense que les amateurs de sport ouvrent de plus en plus les yeux. On voit bien que ce n’est plus possible de tenir un discours très naïf qui présenterait le sport et la politique comme étant des éléments différents, on l’a vu avec la sanction du CIO envers la Russie. Les supporters ont une grande capacité de mobilisation mais c’est plus difficile pour les équipes nationales. En club, les clubs de supporters se voient et sont organisés, ce qui est moins le cas en équipes nationales. Dans certains pays, le sentiment de fierté nationale finit par l’emporter par rapport à la défense des droits humains. Il faut vraiment intervenir, agir et envoyer des messages très clairs. C’est un peu désespérant de voir que c’est toujours Amnesty qui doit sonner la cloche pour dire que ça ne va pas et pas les joueurs ou les fédérations nationales. Nous sommes dans une société où l’argent achète tout, y compris les consciences humaines. »

• Lien média https://www.rtbf.be/article/coupe-du-monde-2034-la-fifa-a-un-sentiment-d-impunite-et-n-ecoute-personne-11462000?fbclid=IwY2xjawGfUPtleHRuA2FlbQIxMQABHbapiJOdC_cp5TVM92HEjXAL03pT6TxlR8aUWnjJyUrTUAX1kdKV7ft5nw_aem_AhTL2A-bO8x65vl4vRutTQ

● Tchad : la riposte aux attaques djihadistes tourne à la déroute [Ouest France]

Plusieurs militaires tchadiens ont été tués et d’autres blessés lors d’un « accrochage » samedi entre l’armée et des miliciens du mouvement islamiste Boko Haram.

Fin octobre, une attaque du groupe djihadiste Boko Haram contre une base militaire de la région du lac Tchad avait fait une quarantaine de morts parmi les militaires tchadiens. En riposte, le président Déby avait « personnellement » lancé une opération baptisée « Haskanite », qu’il a dirigée depuis la province du lac Tchad pendant deux semaines.

Samedi, lors d’un accrochage et après quelques heures de combat, « plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés » selon l’état-major tchadien.

« Plusieurs haut gradés sont tombés »
Mais l’accrochage qui a eu lieu vers 15 h locales sur l’île de Karia, au nord-ouest de Kaigakindjiria, dans la province du lac Tchad, a tourné à l’avantage des djihadistes qui ont infligé des pertes aux forces gouvernementales.

Samedi dans la soirée, plusieurs médias locaux ont relayé des listes de noms de militaires tchadiens, pour certains de haut gradés tués (dont deux généraux) ou blessés (dont deux autres généraux).

Ce dimanche, des pages Facebook liées à l’ethnie zaghawa – à laquelle appartient le président Déby – ont annoncé la mort d’une dizaine d’officiers de leur communauté dans ces combats. « Plusieurs haut gradés sont tombés. D’autres ont été blessés et évacués à la garnison militaire de N’Djamena », a indiqué un officier de l’état-major sous couvert d’anonymat.

Pour sa part, dans un communiqué diffusé samedi avant son départ pour l’Arabie saoudite, le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a rendu hommage aux « martyrs » tombés samedi, sans donner des précisions.

• Lien média https://www.ouest-france.fr/monde/tchad/tchad-la-riposte-aux-attaques-djihadistes-tourne-a-la-deroute-6331a3f2-9f53-11ef-84c9-4bebe8d0c332?fbclid=IwY2xjawGd8OFleHRuA2FlbQIxMQABHVkF00w0_fiz7E0GVu_OgZ5IXUdttlaghpd2OITWMdLgAwuYo6gCu-C7ug_aem_5-dHZCpmoTLA0-Ag2gl3Jg

● Mauritanie : l’afflux de réfugiés a atteint un « seuil critique » (ministre)

Malijet – L’afflux en Mauritanie de réfugiés fuyant l’insécurité au Sahel a atteint « un seuil critique » et intensifie la migration clandestine vers l’Espagne et l’Europe, a déclaré lundi le ministre mauritanien de la Défense Hanena Ould Sidi.

Selon un récent rapport de l’agence dédiée de l’ONU (UNHCR), 275.000 réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent actuellement en Mauritanie, pays d’environ 4,9 millions d’habitants.

Ils sont concentrés principalement dans le sud-est à la frontière avec le Mali, dont 112.000 enregistrés dans le seul camp de Mbera, saturé, dit l’agence. La majorité viennent du Mali, où ils ont fui l’insécurité et la faim, dit-elle.

La Mauritanie s’est signalée ces dernières années par sa stabilité par rapport au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où prospèrent des jihadistes et autres groupes armés.

« Le flux des réfugiés sur le territoire mauritanien a atteint un seuil critique » en raison de la situation sécuritaire au Sahel qui « continue de se détériorer », a déclaré le ministre mauritanien de la Défense, qui recevait à Nouakchott son homologue espagnole Margarita Robles.

« La détérioration des conditions sécuritaires dans la région entraîne une intensification du flux de migrants irréguliers traversant la Mauritanie vers l’Espagne », a-t-il ajouté.

La Mauritanie est située sur la route maritime empruntée par des dizaines de milliers d’Africains pour tenter de gagner l’Europe via l’Atlantique. L’archipel espagnol des Canaries représente sur cette route la première porte sur l’Europe.

Au 15 octobre, 32.878 migrants irréguliers étaient arrivés aux Canaries par la mer, contre 23.537 au cours de la même période l’année dernière, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Le gouvernement espagnol s’emploie auprès des pays ouest-africains à endiguer le flux.

L’afflux de réfugiés « constitue une forte pression économique, sociale et sécuritaire sur les régions d’accueil » de la Mauritanie, a dit le ministre mauritanien. Face à cette situation, Nouakchott « souhaite renforcer ses programmes de coopération avec l’Espagne et l’Europe en général, en matière de migration sûre, ordonnée et régulière », a-t-il ajouté.

Nouakchott et Madrid se sont engagés fin août à coopérer pour lutter contre les passeurs de migrants illégaux vers l’Europe et favoriser la migration légale, lors d’une visite dans la capitale mauritanienne du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.

Source : AFP

• Lien média  https://cridem.org/C_Info.php?article=778415

● Mali | Assimi Goïta, le bon despote au firmament. Par M. Balla CISSÉ

Capitaine dans l’armée française puis officier supérieur dans la Centrafrique indépendante, Jean-Bedel Bokassa affermit sa dictature en 1972, honoré par ses soins du titre de maréchal… Sergent de la force militaire congolaise, Joseph-Désiré Mobutu parvient à se faire nommer général un peu avant de prendre le pouvoir par la force en 1965 ; vingt ans plus tard, à la tête d’un pays qu’il a renommé « Zaïre », il reçoit le bâton de maréchal et choisit une devise : « Toujours servir ». Invraisemblable carrière d’un homme incapable de stratégie militaire… Sergent dans la légion étrangère ensuite colonel de l’armée guinéenne, Mamadi Doumbouya est nommé général de corps d’armée début 2024, deux ans après le coup d’État qui l’a porté au palais présidentiel… Le 16 octobre dernier, un nouvel uniforme est remis au colonel Goïta ; cinq étoiles sont cousues sur ses épaulettes : il faut remercier le bon despote pour son engagement. Cette mesure met en évidence la pâleur de la récompense, inconvenante (I), la mégalomanie et la stratégie politique de la junte (II), et l’affaiblissement de l’institution militaire (III), donc de l’État, au profit d’une poignée.

Des étoiles sans éclat

Le 16 octobre 2024, un communiqué du conseil des ministres informe que le colonel Goïta est nommé général d’armée. Ses compagnons de lutte contre feu Ibrahim Boubacar Keïta, Malick Diaw, Sadio Camara, Ismaël Wagué et Modibo Koné, obtiennent le grade de général de corps d’armée. Les cinq hommes qui composaient le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) le 19 août 2020 lors de leur premier coup d’État sont récompensés de leurs efforts… Proche de ce cercle, Abdoulaye Maïga est désigné général de division.
Cette décision pose problème parce qu’elle est populiste en apparence, c’est-à-dire qu’elle consiste à « se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes » :  ce passage sans transition d’un grade à un autre, sans fondement légitime, est motivé par la douzième recommandation des conclusions du Dialogue inter-Maliens (DIM) – qui a été manipulé par la junte – et va même plus loin, puisque la soixante-quatorzième suggestion s’en tenait à leur attribuer le grade un peu inférieur de général de division. Mais cette mesure est surtout illégale, parce que les six hommes profitent d’un avancement de carrière « à titre exceptionnel » non conforme à l’ordonnance n° 2023-015/PT-RM du 21 mars 2023 portant statut général des militaires : normalement, l’obtention d’un grade est impossible si le grade inférieur n’a pas été atteint ; et, jusqu’à sa nomination au rang le plus élevé de l’armée de Terre, Assimi Goïta ne disposait que de galons de colonel.

Généraux mégalomanes et stratèges

La décision a été prise en conseil des ministres ; elle procède donc d’arrangements, de combines. Elle n’aura aucun effet tangible : colonel ou général d’armée, Assimi Goïta reste le chef des armées, comme l’indique la Constitution de la IVe République ; mais elle vise à satisfaire l’orgueil d’un homme qui, en quatre ans, a réussi à s’imposer, malgré les échecs militaires contre les islamistes et malgré l’inféodation des Forces armées maliennes au groupe paramilitaire russe Wagner. Sa promotion vise à renforcer le chef qu’il est devenu en le plaçant au sommet de la hiérarchie militaire. Son salaire lui donnera davantage de confort et d’assurance ; son autorité politique ne peut en être que plus grande, surtout face au capitaine Traoré, du Burkina Faso, et au général Tiani, du Niger, les deux autres membres dirigeants de la Confédération des États du Sahel. Prestige personnel et prestige militaire, même factice, se confondent : le général Goïta et ses acolytes entrent un peu plus dans l’histoire de leur pays et de l’Afrique de l’Ouest. Ils affaiblissent les généraux déjà en place. Sur son site internet, Radio France internationale indique ainsi que le nom d’Oumar Diarra, général de division et chef d’état-major des armées, est absent de la liste des promus, contrairement à son adjoint, le général Kéba Sangaré.

La fusion des domaines militaire, politique et culturels

En 2008, dans un article intitulé « la Place des militaires dans les régimes post-transition d’Afrique subsaharienne : la difficile resectorisation », Céline Thiriot relevait le « mélange des genres entre politique et militaire », c’est-à-dire la « politisation des forces armées », et ajoutait que, dans ce continent, « la “culture militaire” reste superficielle et ne contrebalance pas d’autres données culturelles inhérentes à ces sociétés. » Si les putschistes restent les hommes forts du Mali, il est possible que leur promotion n’engendre des tensions au sein même de l’armée : au Niger, le général Tiani a renversé le Président Mohamed Bazoum à cause de quelques changements qu’il désapprouvait dans la garde présidentielle et dont il subissait les effets.
En tout cas, en admettant que le général Goïta se retire officiellement – ce qui n’est pas probable – de la vie politique, étant donné que l’élection présidentielle doit voir la restitution du pouvoir aux civils, sa nomination annonce son influence certaine, sinon décisive, dans le régime à venir : s’il a lieu un jour, le désengagement de l’armée dans la politique se fera par étapes, avec lenteur. En effet, ses camarades et lui profitant d’une pension aisée, ils contraindront peut-être l’armée à se montrer loyale à l’égard des civils, en manière de reconnaissance. Telles sont quelques-unes des interprétations possibles de ces promotions inédites dans l’histoire militaire du Mali.
Il est tentant de tirer les leçons de l’implication des militaires dans la politique. Une étude un peu ancienne de Mattei Dogan, datant de 1961, « les Officiers dans la carrière politique (du maréchal Mac-Mahon au général de Gaulle) », signale que, sous la IIIe République, « durant leur carrière militaire, on […] recommandait [aux officiers] de se tenir loin de l’agora et leur avancement dépendait bien souvent de leur conduite apolitique ». C’est une coutume tout à fait contraire qui est implantée au Mali : cela est plus que regrettable. Dans la même étude, Mattei Dogon écrit aussi que « l’importance du rôle des officiers dans la vie de la nation vient, sans doute, beaucoup plus du fait qu’ils contrôlent l’armée, que de la pertinence de leurs opinions en matière de défense nationale » et, ajoutons pour le Mali, de leurs opinions en matière d’éducation, d’instruction, d’économie, ou de tout autre sujet politique… À bon entendeur…

Fin 2023, un reportage de l’ORTM annonçait la nationalisation de la confection des uniformes de l’armée. Depuis le 16 octobre 2024, les membres de la junte malienne soutiennent cette manifestation de la souveraineté recouvrée de l’État grâce à leur abject passe-droit qui les oblige à porter un uniforme adapté à leur nouveau grade. C’est le seul bienfait de leur injuste et dangereuse promotion.

Balla CISSÉ, docteur en droit public
Avocat au Barreau de Paris 
Diplômé en Administration électorale

● De la rectification à la clarification : la gouvernance rhétorique. | Par M. Brehima Sidibe

« L’essentiel de l’action des politiques passe par le discours […] le discours politique, loin d’être un épiphénomène de la politique, pourrait donc, à l’inverse, être finalement le tout de l’activité politique des hommes politiques. » Cette assertion d’Elderman sied bien à la transition en cours en République du Mali.
En effet, au cours de ces trois dernières années, nous assistons à l’usage, et cela de manière harmonieuse telle une chorale, des certains mots ou expressions par les autorités de transition. Loin d’être que du verbe, ces mots permettent en réalité au gouvernement de diriger le pays en ayant l’adhésion d’une bonne partie de la population jusqu’ici. Cet article vise à édifier l’opinion publique sur comment des mots ou expressions comme : rectification ; abandon en plein vol ; souveraineté retrouvée ; l’art de se dribler tout en gardant le ballon ; A bon entendeur tant pis ! ; clarification ont permis à la transition de diriger le pays en ayant une relative popularité. Aussi, posons-nous la question des limites de ce qu’on pourrait appeler une gouvernance rhétorique.
Pour mieux édifier le lecteur, chaque mot ou expression sera placé dans son contexte spatio-temporel. Cela permet de mobiliser les circonstances de production ainsi que les effets politiques subséquents.

                    ~ Rectification
Nous sommes en mai 2021, après un séjour à Paris, hasard de calendrier ou non, le président de la transition d’alors, Bah N’DAW a procédé à un remaniement du gouvernement. Deux poids lourds du CNSP à savoir Sadio CAMARA et Modibo KONE sont éjectés. Il n’aura fallu que quelques heures pour que le colonel Assimi Goita, à l’époque vice-président, ne fasse arrêter Bah N’Daw et son premier ministre. Désormais seul maitre à bord, il prête serment le 07 juin 2021 et nomme dans la foulée Choguel Maiga, président du comité stratégique du M5-RFP, comme premier ministre. Débute alors la rectification de la trajectoire de la transition (pour être plus complet).
Ce mot sera employé dans tous les discours officiels pour expliquer voire justifier les événements de mai 2021. Mais en regardant de près, on constate que ce mot relève de ce qu’on appelle la présupposition en analyse du discours. En effet, on rectifie une erreur, une faute. C’est donc une manière subtile de dire que la première partie de la transition—qui va d’aout 2020 à mai 2021—a été marquée par la mauvaise gouvernance. Il faut également souligner que le M5-RFP, considéré comme le mouvement à l’origine du soulèvement contre le régime IBK, a été écarté des sphères du pouvoir sur cette période. Le mot rectification pourrait également signifier que cette « erreur » est corrigée.
En tout état de cause, l’opinion publique malienne a semblé bien accueillir cette rectification puisque des décisions majeures seront prises sur plusieurs plans notamment sécuritaires.

           ~ Abandon en plein vol
Lors de la 76è session de l’assemblée générale des Nations Unies, la voix du Mali sera portée par le premier ministre Choguel Kokalla MAIGA. Dans un discours qui restera l’un des moments forts de la transition, Choguel accusera la France d’abandon en plein vol. Il faut dire que les relations entre les deux pays n’étaient plus au beau fixe depuis l’avènement de la rectification. Quelques mois plus tard, les troupes françaises, qui interviennent au Mali depuis 2013, ont été contraintes de quitter le pays. Ce pays ayant décidé de coopérer avec la Russie. Voilà le contexte spatio-temporel.
Sur le plan rhétorique, nous avons là un exemple de « petite phrase » construit à l’aide de métaphore aéronautique. L’efficacité rhétorique des petites phrases réside dans le fait qu’elles sont reprises assez facilement par les médias, ce qui permet de faire une large diffusion. Conséquence, un discours de près d’une heure est résumé à une seule expression. Cependant, la portée n’en demeure pas moins importante. En effet, c’était l’une des rares fois qu’un responsable malien de haut niveau s’exprime ainsi sur la France et de surcroit à la tribune de l’ONU, haut lieu de la diplomatie mondiale. Certains salueront le « courage politique » du premier ministre. Cette petite phrase sonnera le glas de la courtoisie diplomatique entre le Mali et la France. Mais ce ne sera pas la seule brouille diplomatique.

          ~ Souveraineté retrouvée
Après la rectification, le gouvernement de transition a initié les assises nationales de la refondation de l’Etat. A l’issue de ces travaux, le chronogramme préalablement établi en accord avec la CEDEAO (qui fixait la durée de la transition à 18 mois) a été abandonné. En lieu et place, le gouvernement proposera une transition de cinq ans. Dès lors, commence un véritable bras de fer avec la CEDEAO. Lors d’un sommet ordinaire le 09 janvier 2022, des sanctions d’une rare gravité ont été prises contre le Mali. Le vendredi 14 janvier, une grande manifestation était organisée à Bamako et dans les capitales régionales à l’appel des autorités. Les sanctions dureront huit mois. Ainsi, pour saluer cette mobilisation du peuple malien, la date du 14 janvier fut retenue comme journée de la souveraineté retrouvée. Voilà le contexte.
Dans un article publié en janvier 2023, nous soulignions le caractère contradictoire entre le 14 janvier (journée de souveraineté retrouvée) et le 22 septembre (fête de l’indépendance). Nous évoquions alors une confusion sémantique aux conséquences politiques floues. En effet, souveraineté retrouvée suppose que le Mali avait perdu sa souveraineté. Si tel est le cas, doit-on toujours célébrer la date du 22 septembre ? Mais au fond, l’usage de cette expression permet aux autorités de transition de s’afficher comme les « véritables » défenseurs contre la soumission ou la domination. Il faut dire que ce narratif a un écho favorable au sein de l’opinion publique.

       ~ L’art de se dribler tout en gardant le ballon
On retourne à la tribune des Nations Unies. A la faveur de la 77e  session de l’assemblée générale, le colonel Abdoulaye, premier ministre par intérim, connu pour sa rhétorique provocatrice, portera la voix de notre pays. Cette intervention se passe en pleine crise avec la Cote d’Ivoire suite à l’arrestation de 49 « mercenaires » ou « missionnaires » ivoiriens à l’aéroport de Bamako. Auparavant, la Côte d’Ivoire était en première ligne lors de l’adoption des sanctions contre le Mali. Ces circonstances aggravantes n’étaient pas de nature à apaiser la situation. Faisant fi de tout protocole diplomatique, le colonel Abdoulaye Maiga, en référence au 3e mandat d’Alassane Ouattara, dira que c’est l’art de se dribler tout en gardant le ballon.

Là encore nous avons affaire à une petite phrase construite par la métaphore footballistique. Comme on pouvait s’y attendre, elle sera reprise par les médias mais aussi par des internautes. Si la Côte d’Ivoire ne réagit pas officiellement, nul doute que cette petite phrase a contribué à dégrader les relations entre les deux pays voisins.
Le même Abdoulaye MAIGA revient à la charge à la 79e session de l’ONU mais cette voici contre l’Algérie. En effet, depuis la reprise de la ville de Kidal par le Mali en novembre 2023, les ex rebelles de la CMA ont élu domicile en Algérie. Cette situation a conduit notamment à la dénonciation de l’accord d’Alger signé en 2015 et dont l’Algérie était en quelque sorte le parrain. Autant de facteurs qui ont contribué refroidir les relations entre les deux pays. Ainsi, à la tribune de l’ONU, le Colonel MAIGA rappellera que l’accord d’Alger est bien mort qu’en bon entendeur tant pis ! Ici il y a la transposition d’une expression commune, avec une connotation positive, « en bon entendeur salut !» qui exprime un conseil, par une expression pour le moins sarcastique.

        ~ Les limites de la gouvernance rhétorique  
Comme nous l’avons vu tout au long de l’article, le gouvernement de transition s’appuie sur un certain nombre de mots ou expressions pour diriger. Et il faut dire que cela leur a réussi plus au moins jusqu’ici (ici nous parlons d’opinion favorable). Mais à mesure que la transition se prolonge, on assiste à une certaine fatigue de la gouvernance rhétorique. En effet, bien que l’essentiel de l’activité politique passe par le discours, ces discours doivent être suivis d’effet d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’énoncés performatifs dans les exemples que nous avons cités dans cet article. La particularité des énoncés performatifs et que leur seule énonciation suffit pour accomplir l’acte. Mais tel n’est pas le cas ici. C’est peut-être pourquoi le premier ministre Choguel MAIGA parle de clarification…

Brehima SIDIBE, Doctorant en Analyse du discours politique 

● L’Église catholique reconnaît ses torts dans la traite esclavagiste.

Dans un acte historique, le 2 octobre 2024, le pape François a reconnu la complicité de l’Église catholique dans les systèmes ayant favorisé l’esclavage et le colonialisme. Ce message, lu lors du sommet sur l’avenir de l’Église, marque un moment clé de repentance et de reconnaissance des torts du passé.

⚖️ « Nous avons été complices de systèmes qui ont bafoué les droits des peuples autochtones et des esclaves » — Une étape essentielle vers la réconciliation.

Alors que l’Église anglicane a créé un fonds de réparation en 2023, cette déclaration du pape François appelle à une réflexion mondiale sur les actions à entreprendre pour réparer les injustices historiques. Quelles devraient être les prochaines étapes selon vous ? 💭

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