🔴-Note de presse | Mise en garde contre les propos calomnieux et mensongers de l’imam Bakary Sidi Sokhona connu Mohamed fenda de Tachott – Botokholo Mauritanie 🇲🇷

Lors de son sermon du Vendredi 1 novembre 2024 à Tachott, le dénommé Mohamed Sidi Sokhona semble ignorer les nobles objectifs de cet office religieux. En effet, dans cette localité dont l’actuel vice-président de l’assemblée nationale mauritanienne, Monsieur Sidney Sokhona est originaire, ce prêcheur s’est lancé dans une diatribe d’accusations et de diffamations à l’encontre de notre mouvement d’éveil social engagé contre les discriminations liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Il a nommé notre organisation anti-féodale Ganbanaaxu Fedde dans son discours truffé d’hypocrisie dans le but de nous salir alors que nos principes proclamés et diffusés depuis plusieurs années ont porté une nécessaire demande d’égalité sociale et citoyenne dans nos villages. Mohamed Sokhona et ses partisans ne supportent pas cet éveil pour contrer les discriminations sociales qu’ils entretiennent au nom de leurs coutumes féodalo-esclavagistes intra-communautaires. Ainsi, nous tenons à dénoncer vigoureusement son discours mensonger dans son Khutba du vendredi. C’est une provocation haineuse de sa part visant notre mouvement et la composante sociale Ganbanaaxu locale. Également dans son propos, il a insinué une apologie fourbe de l’esclavage en citant étrangement le cas de Bilal Ibn Rabah, un valeureux compagnon du Prophète (PSL).
Par cette note de presse, nous alertons les hautes autorités étatiques en tête desquelles, le président de la République son excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, sur les graves violations des droits des personnes d’ascendance esclave dans les villages soninkés du Guidimagha. Nos militants comptent s’organiser socialement en citoyens conscients et dignes en refusant les humiliations de l’esclavage statuaire. C’est cette dynamique d’éveil social qui pose problème à monsieur Sokhona et ses partisans d’un régime féodal et esclavagiste.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin à nouveau de cette situation socialement épineuse.
Les pouvoirs publics doivent agir sérieusement pour assurer la quiétude sociale par un respectueux voisinage entre différentes parties.

2 novembre 2024

Ganbanaaxu Fedde Mauritanie, Armepes-France et partenaires.

● La promotion des langues nationales : ce qu’il convient de faire en attendant leur officialisation

Le débat actuel sur la promotion des langues nationales oublie un aspect essentiel, qui ne nécessite pas de sit-in, marche, manifestation, en bravant les grenades lacrymogènes, et s’exposant à la violence policière.

Promouvoir, les langues nationales, ce n’est pas seulement se battre pour leur officialisation, pour qu’ elles intègrent le système éducatif, qu’ elles soient utilisées dans l’administration au même titre que l’Arabe et le Français.

Ce combat est certes légitime, cependant il est loin d’être à portée de main dans le contexte actuel. En effet, la volonté politique déterminera toujours l’avenir des langues nationales, en Mauritanie où personne ne peut se douter que le cœur des décideurs politiques bat fort pour une arabisation à outrance : un impérialisme linguistique.
Il y a ce que veut l’Etat, ce que peut l’Etat, ce qu’ envisage l’Etat pour l’avenir des langues nationales.

Or, il est évident que ce qui relève des autorités, de l’Etat qui n’est pas facile à conquérir ; le chemin est fastidieux et semé d’embûches.

Il y a maintenant quelque chose de simple, qui ne demande rien, si nous avions une vision globale, systémique, et nourrissons un projet holistique pour la promotion des langues nationales.

Cet aspect de la promotion des langues nationales consistera à travailler pour enrichir le lexique du Pulaar, du Soninké et du Wolof, en intégrant de nouveaux concepts qui traduisent et expriment le respect de la dignité humaine.

Ce qui implique, la suppression progressive des termes stigmatisants, dégradants voire insultants dans l’usage quotidien de nos langues. Ce qui nous amènera à corriger, à changer une bonne partie du vocabulaire pour parler des enfants, des femmes, des franges vulnérables, des démunis, des personnes vivant avec un handicap, ou d’origine servile etc.
Voilà quelques pistes à explorer pour aller dans le sens de ma réflexion.

En clair, il s’agit d’adapter notre façon de désigner, de nommer les choses avec des concepts nouveaux, en phase avec notre époque et en harmonie avec les problématiques du genre, des droits humains, etc. C’est une question de dignité et une volonté de « réhabilitation sociale », de tordre le cou aux idées reçues, héritées d’un ordre social révolu.

Cet aspect de la promotion des langues nationales ne semble intéresser personne. Or, c’est par là que tout doit commencer pour débarrasser nos langues des dogmes porteurs d’inégalités. Ce travail doit être porté par les associations et organisations pour la promotion des langues nationales, les linguistes et les intellectuels.

Seyré SIDIBE

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● Soukeyna Boubou DIABIRA marraine des festivités de la journée Internationale de la langue Soninké : le courage au féminin | Par Seyré SIDIBE

Nous sommes à une époque où, par cynisme, on se plaît à braquer les projecteurs sur les choses de l’ordre du sensationnel, du superficiel et même du frivole. Nous sommes dans un monde des paradoxes, où l’exemplarité est peu médiatisée alors que les « bouffonneries », font le buzz, soutenues et encouragées.

Cela est d’autant plus que vrai, quand on observe les productions journalistiques, populaires et orales, communicationnelles en tous genres, en milieu Soninké ; toute une déferlante de supports (sons, images et écrits) autour de la commémoration, du 25 septembre 2024, correspondant au premier anniversaire de la reconnaissance de la langue Soninké par l’UNESCO, on remarque curieusement, le black-out autour de la marraine de l’évènement au siège de l’UNESCO à Paris. Cela ne m’a pas échappé.

La marraine de l’évènement est un évènement à part

Soukeyna DIABIRA, mérite d’être davantage connue et le combat pour la résolution du conflit intra-soninké de cette femme d’exception mis en exergue. C’est l’exception qui nous intéresse, nous autres, la routine est une répétition soporifique. Et ce qui nous amène à parler de cette grande dame.

Cependant, je connais peu de choses sur cette Soninké exceptionnelle à tous égards. Disons, je la connais bien, mais sur un autre aspect(familial), parce que je suis très lié à la famille de son époux. Mais, cette partie relève de la vie privée et ne semble intéresser personne.

Soukeyna Boubou DIABIRA est active dans plusieurs domaines : la société civile, l’éducation, le développement etc.

C’est une femme battante et entreprenante, qui laisse des marques là où peu d’hommes osent s’y aventurer. Soutenir, que ce n’est pas pour rien, qu’elle a été choisie marraine de la cérémonie de commémoration de la langue Soninké, au siège de l’UNESCO à Paris, ce n’est pas de la complaisance. Je ne suis pas dans le secret des dieux. Cependant, une chose est sûre, ce que ce choix est mérité et amplement mérité. En effet, Soukeyna est présidente de l’Association Sironde do kaffo (Réconciliation sociale), qui ose parler de RÉCONCILIATION entre les Soninkés, soit une manière de reconnaître qu’il existe bel et bien une crise socio-politique intra-soninké plombant la cohésion sociale et le développement de tous les « territoires Soninké » de la Mauritanie, au Mali, en Gambie, au Sénégal etc., et même dans la diaspora.

Le sujet est évité par la plupart des intellectuels, de communicateurs, des leaders d’opinions. Le sujet est devenu tabou, gênant, source de honte et crainte. Chacun a peur d’être « démoli par des insulteurs publics » payés par je ne sais qui ?

La crise intra-soninké, pour résumer en quelques mots pour « les autres », est un conflit socio-politique opposant depuis plus de six ans maintenant, partisans de la reproduction et la continuation de l’ordre social traditionnel et hérité à ceux de « la mise à mort » immédiate des aspects socio-culturels, faisant référence à leurs ascendances serviles. La crise, personne ne peut la nier, elle est visible au point de « crever l’œil », même si elle est volontairement évitée dans les manifestations officielles Soninkés, qui ont propension à délecter d’autres sujets.

La société Soninké étant connue pour sa pudeur, veut cacher cette plaie qui est la manifestation d’une maladie honteuse. Or, elle oublie que la parole est thérapeutique, elle peut être pathogène notamment dans un usage indécent et irresponsable. Le silence, comme stratégie adoptée sur les dignitaires et leaders Soninkés est mortifère ou létal. « Au commencement était la parole ! »

Éviter d’aborder la crise inter-soninké, c’est contribuer à son exacerbation ; même s’il est vrai qu’il vaut mieux se taire lorsqu’on n’est pas porteur d’un discours de paix. La paix, c’est aussi oser dire la vérité, situer les responsabilités avec les mots justes.

En dépit de cette situation est délétère, voire irrespirable où même les hommes se méfient de s’afficher, Soukeyna s’est fait distinguer par son courage, à travers des conférences et plusieurs tentatives de résolution de la « crise Soninkara », en sillonnant différents « pays Soninké » pour rapprocher les positions. Certains ont même dit, quelle prétentieuse ! Là où les hommes ont échoué, ce n’est pas une femme qui va réussir. Le malheur, c’est de n’avoir pas essayé.

Je garde encore l’invitation que je n’ai pu honorer, qui m’a été adressée par son association, « Association Sironde do kaffo », pour assister à une manifestation, les 1, 14 et 15 décembre 2022, au Mali, au siège de Guidimakha Danka à Kayes. La rencontre, faut-il le rappeler, était audacieusement intitulée : Conférence sur la crise sociopolitique de la société Soninké.

Et dans le premier paragraphe de cette correspondance pouvait-on lire : « La conférence abordera les défis les plus importants auxquels la société Soninké est confrontée, de la crise socio-politique, les conflits internes et les provocations systématiques entre les individus jusqu’à ce que le sang soit versé et que des centaines soient déplacées de leurs maisons et de leurs villages » .

Au lendemain des crimes d’esclaves dans la région de Kayes, dans un contexte explosif, Soukeyna avait fait le déplacement pour présenter ses condoléances aux familles des victimes.

Ce parcours héroïque mérite d’être connu, et doit inspirer chacun d’entre nous. Qu’il est agréable, facile et inspirant de parler d’un titre mérité !

Seyré SIDIBE

● Entre les lignes, la reconnaissance de la langue Soninké par l’UNESCO | Par le journaliste Seyré SIDIBE

En décrétant, chaque 25 septembre, journée Internationale de la langue Soninké, l’UNESCO envoie un message fort aux Soninké. Message que beaucoup d’entre nous ne cherchent pas à décrypter, à en comprendre la signification et l’implication profondes,  pas à cause de la ferveur et l’enthousiasme que suscite l’événement.

Il est tout à fait normal de jubiler, de célébrer cette journée exceptionnelle et historique, qui honore une communauté, un peuple, une culture, un patrimoine et  une langue. Et dans cette commémoration, il faut associer tous ceux qui parlent Soninké sans être Soninké culturellement, tous les Africains et tous ceux qui aiment les langues du monde. Cette reconnaissance est une satisfaction pour tout ce monde, chacun y trouve sa part de bonheur.

Il y a maintenant, le non dit de cette distinction accordée à la langue Soninké

Cette consécration de la langue Soninké par l’UNESCO, est une invite à la recherche sur notre langue, notre culture etc.,  en vue de mieux la « vulgariser », mieux l’étudier, la comprendre et la développer. Par cette reconnaissance, l’UNESCO lance un message aux Soninké que la langue Soninké, comme toutes les langues du monde, ne sont pas figées.  Idem pour la culture. Ceci étant, l’UNESCO dit de manière à peine voilée aux partisans de l’immobilisme social que rien n’est statique.

La  langue et la culture sont par essence dynamiques. Les changements tant redoutés par certains dans le Soninkara, sont consubstantiels à la culture. La culture fonctionne un peu comme, certains animaux qui font des mues, non pas par fantaisie ou par simple plaisir : cela s’appelle de l’adaptabilité  ou de la résilience.

En clair, toute culture qui ne peut s’adapter, en intégrant la dynamique endogène et exogène est appelée à  mourir. Laissez la culture et la langue Soninké s’exprimer librement, ne lui imposez pas votre diktat ou primes passéistes. Elles sont suffisamment mûres, intelligentes et capables de se défendre.

Cela dit, quelque part, l’UNESCO encourage et met au défi les Soninké à accepter que la dynamique est un critère de vitalité, de créativité et même d’ingéniosité d’une langue. En effet, la langue est comme un fleuve qui charrie la culture ( les cultures),  pour lui (leur) permettre de se développer, de prospérer, et de s’affirmer. L’immobilisme social est donc l’ennemi mortel de la langue et partant de la culture. Laissez-nous vivre, nous épanouir et être en phase avec la philosophie de notre époque, sans bien sûr nous compromettre. C’est possible !

L’autre message sous-entendu de l’UNESCO, le Soninké en tant que langue devient un patrimoine pour tous les hommes (l’humanité). Il cesse d’être la seule propriété de ses locuteurs natifs. Aussi, cette reconnaissance par l’UNESCO nous oblige-t-elle à changer notre regard sur la langue Soninké, qui cesse d’être réduite à une simple fonction vernaculaire.

Dès lors, les Soninké sont invités à  accepter l’ouverture, vaincre notre autarcie habituelle,  méfiance ou condescendance vis-à-vis des autres, pour favoriser le dialogue des cultures et des langues : le métissage. 

Seyré SIDIBE

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● Le portrait d’un dynamique humanitaire | Par Coumba Ndao Info

Boubacar Diakité est appelé Bouba Diakité est l’initiateur et le président de l’association NGC (nouvelle génération de coumbandao).
En dépit de sa quarantaine d’années, il possède déjà plus de 14 ans d’expérience dans le domaine associatif. En 2010, c’est avec les habitants de son village qui vivent en France qu’il a fondé cette association.

Il a également été le créateur de la radio Coumbandao.

L’objectif de cette association est de contribuer au développement de son village dans tous les domaines essentiels à la vie quotidienne.
En 2016, il était membre de l’association L’EED, dont il était l’un des membres principaux. Il a occupé différentes fonctions, notamment en tant que porte-parole et en tant que président du pôle international.

Après 4 ans passés à L’EED, il a démissionné en 2020 et a repris la direction de l’association qu’il a fondée précédemment.
Il a instauré un système d’assistance médicale dans son village natal en Mauritanie en 2022.
Le 3 octobre 2022, il s’est rendu à l’inauguration du système d’assistance médicale au village.
Lors de cette première journée, il a convié les autorités locales, telles que le maire, le préfet, le gouverneur, ainsi que les villages et les membres de l’association.

Depuis le 3 octobre 2022, 103 individus les plus pauvres du village et des environs, au sein des populations locales , bénéficient d’une carte médicale appelée Yonki (la vie), qui leur donne la possibilité de se soigner gratuitement dans les structures de santé.

Selon lui, la santé constitue un droit essentiel, et toute personne, qu’elle soit pauvre ou fortunée, doit se sentir protégée. Lorsqu’elle est malade, elle doit pouvoir se soigner.

Dans son association, il envisage de développer différents aspects tels que l’assainissement, l’agriculture, l’éducation, etc…
Son point de vue est de ne pas attendre davantage de l’État pour développer nos localités, car la diaspora possède une richesse qui, si elle est unie, peut même faire mieux que l’État dans les villages.

Son objectif ultime est que tous les villages adoptent la même approche pour que le développement soit une réalité dans nos régions.
Une nation unie, une nation forte.

En France, il a créé une permanence administrative et sociale avec son équipe pour apporter une aide aux personnes qui rencontrent des difficultés avec la langue française.
La procédure administrative en ligne, etc.
Il est gratuit et disponible pour tous sans frais.

Il considère que sa naissance en Afrique et sa vie en Europe lui permettent de découvrir les deux réalités distinctes.
Vivre en France reste une opportunité pour ceux qui ont déjà vécu en Afrique, plus précisément en Mauritanie, où nous avons pratiquement tout à nos dispositions.
N’est-ce pas que lorsque j’étais scolarisé dans mon village, je n’avais pas de lumière le soir pour faire mes devoirs?

Malgré ce contexte difficile, nous avons réussi à progresser dans nos études grâce à l’assistance de nos parents, notamment ma mère qui a été à la fois ma mère et mon mentor.

Il ne faut pas oublier cela.
Maintenant que nous disposons d’une opportunité et d’une chance d’apporter notre aide à nos familles, il est de ma responsabilité d’apporter mon aide à ma famille et à ma communauté à la hauteur de mes compétences.

D’où mon implication sociale.
Aussi longtemps que je serais en vie et tant qu’il y aura des personnes démunies en Mauritanie, notamment dans mon village, je prodiguerai mon soutien à la hauteur de mes capacités.

Dans le domaine associatif et social, Bouba Diakité est un exemple à suivre, car il a toujours fait preuve de générosité et de dévouement pour les causes justes.

• Par Coumba Ndao Info

● Jeux olympiques Paris 2024 | Un Jour du Blog à la Station Afrique à l’île-saint-denis.

À l’occasion de la grande fête olympique en cours en France, les couleurs africaines ne brillent pas peut-être dans différentes épreuves sportives mais elles sont bien présentes dans cette petite francilienne. L’île-saint-denis abrite la Station Afrique, un espace faisant office de QG géant du continent. Ainsi, ce jour 7 août 2024, nous y avons effectué un bref crochet. On y observe plusieurs stands aux couleurs de différents pays, par exemple ; Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, la RDC (La République démocratique du Congo) et d’autres. À noter l’absence d’un stand pour la Mauritanie, à l’intérieur les visuels de l’emblématique média français RFI très suivie sur le continent, occupent une large signalétique. Nous avons assisté à une riche conférence axée sur les secteurs de l’immobilier, du tourisme et de la bancarisation digitale en République démocratique du Congo. Un show musical congolais et ivoirien rythme l’ambiance intérieure de cet arrière-espace autour de ces XXXIII ème jeux olympiques de l’ère moderne. Pour rappel, Paris fut la ville organisatrice des Jeux en 1924 avant de les accueillir cette année 2024…un siècle après.

• Ci-dessous quelques photos 📷 :

🖊KS pour le BLOG

● La loi d’amnistie de 93, l’épine oubliée | Par Bocar Oumar BA.

L’opposition antisystème, comme il convient de le dire maintenant pour signifier les militants politiques qui sont pour un changement structurel de la Mauritanie, si elle est réellement attachée à son idéal d’une Mauritanie où règne la justice, ne peut continuer à négliger, voire ignorer l’épine sur son chemin que constitue la honteuse loi d’amnistie de 1993. Dans une livraison récente, je disais que la lutte pour l’abrogation de cette loi doit être la focale pour tout combat pour la justice dans notre pays.

Comment peut-on continuer à penser qu’une lutte sincère contre l’injustice soit possible dans un pays, sans que ne soit décrétée comme absolument prioritaire, l’abrogation d’une loi encore en vigueur faite justement pour protéger des criminels et narguer les victimes ? Imaginez une seule seconde qu’il subsiste encore dans nos textes une loi qui protège officiellement les maitres d’esclaves, les voleurs, les violeurs, etc. Je vois déjà le sourire de ceux qui s’empressent de me faire remarquer que si la loi ne les protège pas, la pratique le fait. Certes ! Mais l’édification d’une loi n’a pas la même valeur symbolique qu’une pratique qui vise justement à contourner une loi. Quand une assemblée vote une loi pour protéger des criminels là où même dans ses rêves les plus fous elle ne s’autoriserait pas à en voter une pour protéger des voleurs, quand bien même de fait l’état les protège par des pratiques connues de tous, ça dit quand même quelque chose sur le plan symbolique. Quand on sait que la plupart des personnes qui bénéficient de cette amnistie font partie de l’oligarchie arabe de ce pays, et que les victimes des atrocités ainsi niées sont toutes issues de la communauté négro-africaine déjà sous le joug du racisme d’état, la fracture nationale causée par les tenants du système apparait dans toute sa splendeur.

Que les tenants du système et ceux qui les applaudissent au quotidien n’aient pas intérêt à ce que la loi d’amnistie de 1993 ne soit pas dans la centralité du débat public, je le comprends aisément. Mais que ceux qui prétendent se battre pour la justice ne fassent pas de l’abrogation de cette loi le symbole même de leur lutte, j’en comprends moins la logique. Si ce n’est qu’il est facile de mesurer le cafouillis qui caractérise ce qu’on appelle « opposition », qui permet de masquer bien des lignes de fractures idéologiques pourtant essentielles pour mener de manière cohérente le seul combat qui vaille en Mauritanie : celui de faire nation. Le dialogue de l’opposition que nous avons appelé de nos vœux à l’Ajd-mr, sans y mettre, je l’admets, l’énergie que j’espérais, gagnerait pourtant à se tenir pour clarifier les logiques d’alliances qui, pour moi, doivent reposer d’abord sur une commune vision de la construction nationale, bien avant les logiques de stratégies électorales. Et dans cette démarche, le combat pour l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 et l’article 6 de la constitution officialisant la seule langue arabe sont des curseurs incontournables de cette mesure.

Quelle Mauritanie voulons-nous ? Celle qui fait le choix de piétiner des victimes parce qu’elles sont noires et de protéger des criminels, voire les promouvoir, parce qu’ils sont arabes ? Celle qui élève la langue d’une seule communauté nationale au statut de langue officielle et abandonne en rase-campagne les autres langues nationales, accentuant ainsi la discrimination que vivent déjà leurs locuteurs ? Ou voulons-nous une Mauritanie plus juste envers tous ses enfants, leur donnant le même accès à la justice et à la protection de la puissance publique ? Nous pourrions établir ainsi une série de thèmes et de critères pour voir qui de l’opposition est d’accord avec quoi, aussi au regard des textes et déclarations traditionnelles des partis concernés.

S’abandonner à une lutte essentiellement basée sur des slogans désormais plus répétés par habitus que par conviction est la meilleure façon de la banaliser. Les sud-africains ont fait de la libération de Mandela un symbole de lutte n’ont pas qu’ils perdaient de vue l’objectif final qui est celui d’abattre l’apartheid, mais parce qu’ils comprenaient qu’ils avaient tout intérêt à faire de Mandela un totem et un symbole. Free Mandela ! est un slogan bien plus facile à faire passer tout en sachant que la libération de Mandela ne laissera pas indemne le système d’apartheid.  De même, en Mauritanie, si nous arrivons à faire tomber le symbole que constitue la loi d’amnistie de 93, c’est l’idée même de l’impunité, base existentielle de l’injustice, que nous abattrions. Les tenants du système l’ont d’ailleurs parfaitement compris pour y tenir tant quel que soit le régime, ce depuis 31 ans…

Je suis d’ailleurs toujours étonné de l’étonnement des gens quant à la multiplication des meurtres d’innocents par le fait des forces de l’ordre. L’existence d’une loi protégeant des criminels dans le pays, est à elle seule la garantie de la répétition des faits du genre. Comment ne pas comprendre dès lors que ce qui prime c’est d’abattre cette fichue loi qui se moque des victimes et élève les criminels au statut d’intouchables ? 

Bocar Oumar BA

● Qui était le journaliste panafricain Mohamed Maïga ? | Plume engagée et proche de Thomas Sankara.


J’ai eu écho de son cas récemment lors d’un visionnage d’une émission de la chaîne YouTube OuiHustle, consacrée à sa fille, la talentueuse actrice Aïssa Maïga. Lors de cet entretien fleuve et riche, la réalisatrice du film documentaire « Marcher sur l’eau » a abordé son enfance et la fin tragique de son père il y a 40 ans à Ouagadougou (au Burkina Faso) le 1 janvier 1984. En effet, son papa, à l’époque, jeune journaliste et intellectuel de 34 ans fut empoisonné dans la capitale du pays des hommes intègres aux temps du capitaine révolutionnaire et panafricain résolu Thomas Isidore Noël Sankara. Natif d’Ansongo (Mali) en 1950, Mohamed Maïga est issu de l’ensemble communautaire Songhaï. Journaliste à l’esprit vif et militant sur les dynamiques politiques liées à la cause panafricaniste, il avait travaillé au journal « Jeune Afrique » et pour le magazine « Afrique Asie ». Sa fille assure que l’association https://mohamedmaiga.org/mohamed-maiga qu’ils ont créée en janvier dernier, vise à promouvoir l’héritage intellectuel de son père parti si jeune, si tôt. À la fin de l’émission YouTube Oui Hustle, l’actrice française a donné quelques détails pratiques sur l’espace qu’ambitionne d’occuper l’association portant le nom du journaliste engagé.

L’intégralité de l’émission YouTube https://youtu.be/wKfPiIphpbc?si=jQS78M3vzWWBbzgw

22 juillet 2024

🖋KS pour le BLOG L’Écrit Osé

● Au-delà de l’assassinat de trois jeunes manifestants à Kaédi | Par Seyré SIDIBE

Depuis, le magistère d’Ould Abdel Aziz et dans la continuité, Ould El Ghazouani, il est évident que l’assassinat de manifestants Noirs dans la vallée est devenu un fait divers, qui ne semble outre mesure offusquer personne (les Autorités), se cachant derrière une prétendue sécurité et maintien de l’ordre, accordent le permis de tuer aux forces de sécurité.

Tuer froidement des manifestants désarmés n’est pas acceptable. Le jeu démocratique ne s’accommode pas avec la violence du pouvoir exercée de manière implacable sur le peuple, et de surcroît les plus vulnérables. Ceux qui n’ont pas encore fini de panser les plaies et les traumatismes des événements des années 90.

Le débat n’est plus de savoir si, le scrutin s’est déroulé dans la transparence, si la CENI a été au rendez-vous de l’indépendance, de la neutralité absolue… Désormais ce que l’histoire retiendra : la réélection de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est entachée de sang des jeunes de Kaédi.

Or, en Afrique, la répression des manifestants dans le sang, revêt une symbolique dans l’exercice du pouvoir politique, et n’est pas sans rappeler de souvenirs macabres, (sorcellerie, fétichisme, animisme et magie noire), qui s’invitent au cœur du pouvoir, une réalité qui a fini par inspirer de nombreux écrivains.

Cependant, gardez-vous de verser le sang de certaines personnes. Cela ne vous servira point. Au contraire, vous serez frappé de malédiction. J’entends déjà, quelqu’un dire, « nous ne croyons pas à ces pratiques, nous sommes musulmans à cent pour cent ». Je réponds non sans être gêné, qu’un musulman ne peut ôter la vie à son frère, surtout dans une situation où ce dernier ne constitue pas une menace. 

Cette banalisation de la mort des jeunes négro-mauritaniens pendant les manifestations est quasi similaire au sort que subissent les jeunes Palestiniens désarmés, lançant des pierres aux soldats Israéliens lourdement armés.

Et s’ensuit, une course-poursuite meurtrière ; une réplique disproportionnée des forces israéliennes. Des méthodes que tous les gouvernements mauritaniens ont condamnées, au point que la question palestinienne est devenue l’une des constantes de la politique étrangère de notre pays. Eux ont droit de manifester, d’exprimer leur ras-le -bol face à la politique de colonisation, et lorsqu’ils trouvent la mort, ce sont des martyrs. L’Etat israélien est accablé et accusé de tous les noms d’oiseaux.

En revanche, les négro-mauritaniens lorsqu’ils battent le pavé, – c’est souvent rare-, tellement, nous sommes terrorisés, et pour les rares fois qu’on occupe la rue, nous sommes accusés de planifier des projets insurrectionnels ou conspiratifs. Un paradoxe n’est-ce pas quand on voit, ces mêmes autorités commettre les mêmes crimes, chez elles contre leurs compatriotes Noirs du Sud.

En vérité, les forces de défense et de sécurité ne sont que des boucs émissaires d’un système raciste, pensé et planifié pour tuer, traumatiser et circonscrire toute velléité de contestation, de révolte des populations, surtout lorsqu’elle a pour cadre le sud du pays.

Cela est d’autant plus vrai, que les mêmes forces de l’ordre agissent d’une autre manière pour disperser des manifestants devant le palais présidentiel à Nouakchott sans jamais qu’il n’y ait mort d’homme. Sans exagérer, il semble qu’il existe des pratiques de maintien de l’ordre pour les uns, plus coercitives et pour les autres, plus « soft » selon qu’on soit au nord ou au sud du pays. Comme les meurtriers et les bouchers d’Inal, de Waalata, de Sorimalé…, les tueurs de Kaédi rendront certainement compte devant Dieu, mais jamais, ils ne seront inquiétés, poursuivis par la justice des hommes.

Contestations post-électorales : quelles en sont les causes ?

Vous remarquerez que dans tous les pays où l’opposition crie à la fraude électorale, avec une déferlante de citoyens dans les rues pour contester, au lendemain de la proclamation des résultats, ce qu’il existe une crise de confiance entre le citoyen et les institutions. Cette crise se manifeste par un manque de confiance, une certaine incrédulité voire une méfiance des citoyens vis-à- vis des institutions et ceux qui les incarnent. Or, dans les pays où la neutralité quasi absolue de l’Etat est une conduite, une règle, les citoyens vont accomplir leur devoir citoyen et attendre sans stress la proclamation des résultats.

Chez nous, l’Etat est défaillant, tribal, militaro-ploutocratique et ceux qui gouvernent sont toujours préoccupés par le souci de se pérenniser au pouvoir. Ils sont disposés à faire usage de toutes sortes de méthodes déloyales pour préserver leurs intérêts.

Nous sommes souvent hypocrites.

Mais le temps reste le meilleur juge. Il y a aujourd’hui, parmi ceux qui contestent les résultats de la CENI (présidentielle du 29 juin 2024), des personnalités qui étaient aux affaires sous le régime du prédécesseur de Ould Ghazouani.

En 2019, ceux-là étaient du « bon côté », et clamaient la transparence de la présidentielle et l’indépendance de la CENI, et condamnaient les manifestations post-électorales des partisans du même Biram Dah Abeid. Tombés en disgrâce, ils s’opposent aujourd’hui au régime de Ould Ghazouani et n’hésitent pas à dénoncer sans retenue la gestion du pays, et les institutions qu’ils ont qualifiées hier dignes d’un Etat de droit.

Pour éviter de telles contestations, il va falloir réinventer un nouveau pacte de confiance entre le citoyen et les institutions, choisir des hommes de grandes probités morales : la moralisation de la politique. Pour cela, l’Etat doit lui-même, changer en profondeur en rompant avec ses méthodes et pratiques qui sapent le projet de construction d’une véritable république. Il doit mettre fin au racisme d’Etat, au favoritisme, au népotisme, au tribalisme, à l’esclavage, la féodalité, le clientélisme, au détournement des deniers publics et à l’impunité, les injustices et les discriminations etc.

La violence de l’opposition vs la violence du pouvoir

Quel que soit le système démocratique, l’opposition ou toutes forces politiques constituées légalement, cherchant à conquérir le pouvoir n’ont d’autres choix que la contestation, les manifestations et même l’usage d’un langage parfois excessif pour discréditer ceux qui gouvernent. C’est souvent un droit reconnu par la Constitution. Dans cette confrontation, les deux parties, deux clivages qui prend la forme – pouvoir vs opposition, et ailleurs Gauche vs Droite- etc. se renvoient des insanités et s’accusent mutuellement.

En Mauritanie aussi, on assiste en apparence à la même configuration, avec une opposition en lambeau minée par des querelles intestines et de personnes, qui profitent au pouvoir. Cependant, depuis plus d’une décennie maintenant, l’opposant Biram Dah Abeid s’est imposé comme le véritable opposant non seulement du pouvoir mais mieux du système. Son discours est jugé virulent, destructeur de l’unité nationale, en plus appelle à l’insurrection etc.  Les propos qu’il tient contre les Bydhane, restent quand-même d’une rare violence.

Cependant, la poussée extrémiste en Mauritanie est le résultat des politiques injustes, ségrégationnistes et discriminatoires conduites par les différents régimes pour renforcer l’hégémonie d’une partie des Mauritaniens contre une autre. C’est l’impunité et la supra-citoyenneté accordées aux uns contre la misère, la vassalité et la citoyenneté de seconde zone réservée aux autres qui font les lits des discours haineux.

La violence du discours reste certes, une violence, mais que dire alors de celle qui opprime, qui détruit l’avenir des générations présentes et futures, qui paupérise en mettant sur les routes du Nicaragua des milliers de jeunes mauritaniens, de toutes les communautés nationales ! Que dire de cette violence qui tue, qui endeuille les familles du sud, en arrachant à leur affection un des leurs à la fleur de l’âge, sans aucune forme de procès.

La violence, c’est être considéré comme un moins que rien dans son propre pays ; devenir du jour au lendemain apatride dans son pays, sur la base d’un enrôlement aux critères à géométrie variable. C’est voir l’un de ses parents se faire tabasser, humilier par des forces de sécurité sans pouvoir porter plainte.

Tant que les Autorités ne changent pas de politique et se décident enfin de construire un Etat mauritanien juste et égalitaire pour tous, des extrémistes de tous bords existeront et se nourriront de ce terreau fertile pour créer le chaos. L’Etat est comptable de toutes ces formes de déviance citoyenne qui compromettent l’édification d’un Etat mauritanien viable, qui s’assume sur la base de son histoire, de sa religion (islam) et de sa Constitution.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/au-dela-de-lassassinat-de-trois-jeunes-manifestants-a-kaedi/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0KVy_UXpy8lsRtkqirFcbSvw1x9w2yapw7apdLydgjaAiKIivnXdTSf7g_aem_q7E1_WNSaOSvhDizhMjQiA

● Réponse à la sortie médiatico-politique de Baliou Mamayary Coulibaly | Par M. Souleymane Sidibé

Je souhaite exprimer mon profond désaccord avec les récentes déclarations de Baliou Coulibaly. Elles semblent davantage motivées par des louanges politiques infondées et des calculs stratégiques que par une analyse factuelle et objective. Certes, la campagne présidentielle est un moment d’euphorie, mais il est crucial de garder raison dans son soutien et dans les lauriers que l’on décerne à son candidat.

Il est nécessaire d’apporter des clarifications afin d’éviter toute confusion :

Primo, en ce qui concerne le soutien de Biram Dah Abeid, il est impératif de rectifier les faits. Contrairement aux affirmations de Baliou Coulibaly, dont je pense que l’engagement détaché serait plus utile que cette sortie, Biram Dah Abeid ne l’a pas soutenu lorsqu’il était confronté aux défenseurs du statut quo social inique. En réalité, Biram l’a confronté à l’un des éléments pouvant lui rapporter un électorat, démontrant ainsi l’absence de soutien mutuel dans cette situation.

Deuxio, lors de la première réunion non officielle de l’ARMEPES, l’IRA n’était pas encore fondée. Les insinuations selon lesquelles le courage en milieu sooninké en matière de lutte contre l’esclavage est né avec l’apparition de son « messie » sont non seulement erronées, mais également trompeuses et historiquement inexactes.

Tertio, affirmer que c’est grâce à Biram Dah Abeid que la dénonciation de l’esclavage en milieu sooninké a commencé est une contre-vérité flagrante. De nombreux militants ont travaillé ardemment bien avant l’émergence de figures médiatiques comme Biram, et leurs efforts ne doivent pas être ignorés ou minimisés. Des mouvements comme El Hor ont eu un impact significatif. Dans les milieux où l’on dénonce encore les réflexes de subordination et où des centaines de familles refusent depuis les années 70 le bouclier de protection des tares qu’est le laadalenmaxu, des mouvements comme AMEES ont posé des actions concrètes.

De ce fait, la lutte contre l’esclavage et les injustices sociales mérite une approche rigoureuse et honnête. Les tentatives de récupération politique ne font que diviser et désinformer, trahissant ainsi les efforts de nombreux activistes dévoués.
Pourquoi ne pas miser sur le bon cheval ? Cette question mérite une réponse. À défaut de savoir pourquoi attribuer une « paternité » dans la lutte contre les inégalités sociales à un candidat dont on connaît les mérites, malgré les divergences, et qui n’a pas besoin de cela, voici ma réponse :

Pour nous, la politique est un moyen de discuter des destinées dans un contexte géopolitique et géostratégique. Nous ne soutenons pas un candidat médiocre. Ce sont d’abord le discours et le parcours qui comptent. À cela s’ajoutent le respect et la bienveillance, qualités essentielles pour un leader.

Nous misons sur le bon profil, les compétences et le sérieux. Nous ne sommes pas du genre à nous limiter aux désidératas d’un homme politique. Pour moi, le bon profil c’est quelqu’un qui vit de son savoir, de ses compétences et qui ne se perd pas dans les manœuvres politiques mesquines. La politique est un art, et je veux un leader exemplaire, sans casseroles à traîner. Mon soutien est personnel. Ceux qui sont convaincus continueront avec ceux qui font des calculs stratégiques, et ceux qui ne le sont plus, s’en iront. Notre véritable adversaire, c’est le régime en place.

Je reste engagé à soutenir une cause juste et à collaborer avec tous ceux qui partagent cet engagement, sans opportunisme ni manipulations.

Souleymane Sidibé 
Bordeaux, le 24 juin 2024.