✓Réflexion | « Chacun cherche ce qu’il n’a pas »



J’entends autour de moi, certains soutenir avec certitude que le mouvement Ganbanaxu est mal inspiré en posant un problème qui n’existe pas au Guidimakha ou encore, on ne sait pas ce que veut ce mouvement.

Je suis tenté de dire que tous les problèmes  de l’humanité résultent du fait que chacun juge l’autre sans se mettre dans sa peau pour le comprendre.
Il est de la nature humaine de ceux à  qui dieu a voulu leur offrir une once de son pouvoir –  un pouvoir  fragile, éphémère et contestable, d’ignorer les récriminations, les protestations et les revendications de l’autre, par  la banalisation, la diabolisation ou même en  niant en bloc les motifs de  sa grogne, par ce que jugé hâtivement et à tort .

Dès lors, la sagesse voudrait qu’on accepte de se prêter au jeu de rôle pour comprendre l’autre avant de le juger.
Cela  contribuera sans doute à la réduction des conflits, en créant une atmosphère moins conflictuelle et plus saine .

En Mauritanie, par exemple où l’on cherche désespérément, depuis des décennies une panacée  pour venir à  bout de l’unité nationale, ce jeu de rôle, peut  ainsi aider à la consolidation de la cohésion nationale fragilisée par la poussée de l’extrémisme de tous bords.

Chacun cherche ce qu’il n’a pas

Le blanc vient se bronzer sous le soleil  Africain pour avoir  la peau mate .
Les Africains se depigmentent la peau pour ressembler au blanc.
Certains sont apatrides et cherchent vaille que vaille,  une patrie quelle qu’elle soit alors que d’autres veulent renoncer à leur nationalité pour multiples raisons.

Les contradictions ne manquent pas. Chacun à  ses raisons qui lui sont propres.
La France, c’est la merde pour certains.  Pendant ce temps  les plages de la méditerranée deviennent des tombeaux à  ciel ouvert , pour de nombreuses personnes qui ne rêvent  que de l’Europe et de l’hexagone : un Eldorado pour elles.
Si la hantise de certains est  d’accéder à la noblesse, la noblesse est  sans intérêt pour d’autres qui y sont  parvenus sans formalités.
Chacun d’entre nous est tiraillé par une obsession, elle n’est jamais fortuite et fantaisiste. Elle est l’expression d’un manque et d’un désir de satisfaction souvent de quelque chose que la société nous refuse. 
Pour d’aucuns, ce complexe est  ailleurs : retrouver une famille, être reconnu et accepté ou avoir une légitimité paternelle, juste un nom de famille, sans doute un superflu pour d’autres.

Voyez-vous ! Les exemples ne manquent pas, nos  préoccupations ne sont pas les mêmes.

Dès lors, vous comprendrez jusqu’à quel point nos priorités et préoccupations sont différentes.
A chaque fois qu’on franchit un stade, on est animé par d’autres ambitions, c’est la nature humaine.
Certains ont la chance d’être en bonne santé mais se plaignent de la pauvreté, ils vont jusqu’à souhaiter abréger leur vie alors que certains richissimes, sont cloués sur un lit d’hôpital attendant désespérément. Ceux-là préférent dans ces conditions être à la place du pauvre : indigent mais dans la plénitude de la santé.
Le  souci du mouvement Ganbanaxu, c’est  de combattre l’esclavage et dérivés  en permettant ainsi à tout le monde d’accéder au statut enviable et respecté, synonyme de privilégies en milieu Soninké : la noblesse. Pas plus !

Une ambiguïté ressort des propos de certaines personnes  qui s’interrogent sur le bien-fondé du combat  qui est celui de Ganbanané  allant jusqu au point de nier en  bloc l’existence  de l’esclavage coutumier au Guidimakha, sous quelques formes que ce soit.
La pratique serait disparue selon elles, ce qui relève d’une cécité volontaire les empêchant  de voire les chaînes invisibles mais trop visibles, qui sont dans les mots, dans le rapport avec les autres,  avec la terre et avec « la chose communautaire « .
Pour ces derniers, le mouvement d’émancipation s’attaque aux traditions, us et coutumes ; en menaçant le patrimoine et la mémoire de la société voire son existence.

Or, ces traditions, dans certaines de leurs manifestations réduisent certains groupes sociaux au rang de complément, si elles ne les stigmatisent pas , en les présentant  comme des bouffons, des courtisans, bons pour faire rire la galerie et maintenus dans un carcan social sans perspectives de sagesse et de respectabilités réelles.

Cette  analyse ne passe pas chez ceux qui ont hérité  de la noblesse et  ceux qui trouvent leurs compte dans cette stratification sociale.  C’est un jeu d’intérêts. Ils crient au scandale et au complot.

Mais pour comprendre, la posture de l’autre qui veut être rebaptisé à  travers un pacte social plus solidaire et plus égalitaire dans une communauté où les tous membres sont logés dans la même enseigne, il faut un surpassement de soi.
Pour cela, il faut accepter de changer de place, de se prêter au fameux jeu de rôle,  ne ce serait qu’en portant un « nom d’esclave  » pendant une journée, puisque  formellement,  il n’y a rien qui vous différencie. Et vous comprendrez les souffrances de l’autre.
Cette permutation de statuts et de rôle social, qui semble anecdotique, si elle est faite de manière sincère  est une invitation à la découverte.

Cet esprit de discernement et de prise de  hauteur qui manque à la plupart d’entre nous  est un rempart contre l’infamie.
La crise actuelle de nos sociétés est celle de l’aveuglement volontaire, sur fond de silence coupable consistant à  tout ramener à soi, dans un élan d’égoïsme sans précédent. 
Le premier acte de la paix se construit dans la capacité à écouter l’autre,  en ne l’intégrant pas  dans votre propre définition mais en lui laissant lui-même, le soins de se définir et de se présenter tel qu’il veut être ou paraître.

Le Maure réclame son arabité mais pour quoi, voulez-vous qu’il soit autre chose alors qu’il n’en veut point.
Vouloir toujours, ramener l’individu à  ses origines, à une histoire, à  un passé dévalorisant et  peu reluisant,  somme toute des souvenirs qui rappellent échecs et humiliations, ne participe pas à  la construction de la paix et du vivre-ensemble .

« Je veux être toi » parce que tu es l’échelle des valeurs, tu es la référence sociale, tu es le sommet de la pyramide.
Je dois avoir tes encouragements parce que je t’honore et je t’augmente. 
Mais,  la réponse est pour le moins cruelle et étonnante. Comment peut-on expliquer le refus de l’autre, celui qui aime dire  » nous sommes des frères,  nos sommes égaux » .
Tu restes » toi et moi, je reste moi. »  C’est un rejet insultant d’une partie de soi, cela ne contribue point  au rapprochement et à  l’entente.
 
« Nous sommes des frères » ça ne semble plus convaincre personne.  Cela relève n’est-ce pas d’une construction fictive au mieux utopique et d’une stratégie de diversion.  « Je veux être toi », n’est nullement ta négation, au contraire c’est une duplication de ton image, de toi pour une communauté plus fraternelle et même fusionnelle.

Une société plus juste et égalitaire, c’est  le combat du mouvement Ganbanaxu,  qui peut se tromper dans la mise en œuvre de son projet . En effet, aucune œuvre humaine n’est parfaite .

Cependant, la justesse et la pertinence de son désir, d’œuvrer  pour l’émancipation des « groupes damnés »  dans la société Soninké est une idée plus noble que n’est la noblesse, elle-même  qui se barricade derrière des theories suprémacistes, en fermant ses portes devant ses propres frères.
Or, la noblesse est pour nous, avant tout  hospitalité, grandeur, honneur , bienveillance dans la mesure où  elle veut promouvoir l’humanité vers l’excellence.


                   Souraghé (Auteur anonyme)

✓Le «Laada Lemaaxu» dénote tout simplement, ce que nous appelons, l’esclavage coutumier | Par le militant droit-de-lhommiste Diabé MAGASSA

• Affaire Maimouna Cissokho,

En complément des échanges sur ce sujet, Il est important de noter deux choses pour mieux cerner la question de l’esclavage en milieu Soninké: le «Laada» en Soninké qui représente la coutume a mis en place le «Laada Lemaaxu» qui est à son tour le résultat d’un projet de stratification sociale voulue, déterminée, et contrôlée par le « Laada » ou coutume. Donc le «Laada Lemaaxu » est une conséquence du « Laada ». Dans le sens de notre lutte contre l’esclavage, le « Laada Lemaaxu » dénote tout simplement, ce que nous appelons, l’esclavage coutumier.

Sauf erreur de ma part, le « Laada Lemaaxu » se pratique toujours entre un « fo lémmé » qui signifie (personne de rang social inférieur) et c’est un euphémisme, et une personne de statut social supérieur (noble).

Personne n’est contrainte aujourd’hui par des chaines comme cela fut le cas à l’époque de la traite négrière mais je pense que mes notes en disent long sur les dessous des pratiques nées du « Laada Lemaaxu » en ce qui touche la question de l’esclavage, du rang social et des privilèges accordés aux personnes en fonction de leur caste. C’est la réalité en milieu soninké.

Maintenant, la question est :

-Quand-est ce que la société Soninké va s’accorder à reconnaitre la légitimité de la lutte contre l’esclavage ?

– Quand-est ce que la société Soninké va s’accorder à reconnaitre que le « Laada Lemaaxu » ou l’esclavage coutumier existe bel et bien en son sein et que c’est tout à fait de l’esclavage sous une autre forme ?

– Quand-est ce que la société Soninké va s’accorder à reconnaitre que s’attaquer à une pratique de façon générale et coutumière de façon particulière est une action légitime en soi ?

– Quand-est ce que la société Soninké va accepter, enfin, qu’elle a tort de s’opposer à l’opposant légitime ? tort de s’opposer à celui-là justement, qui dit ne plus se retrouver libre dans ces pratiques moyenâgeuses ?

Pour l’affaire concernant Maimouna Cissokho: j’ai écouté avec le plus grand soin les audios WhatsApp qu’elles a réalisés. Son seul tort est d’avoir exprimé ouvertement son opposition à l’esclavage et à ceux qui le pratiquent sans nommer ni personne ni un village. Il n’y a pas qu’elle qui s’exprime ainsi à Diaguily. Mais du fait de ses origines maliennes, les choses ne sont malheureusement pas en sa faveur. J’espère que la justice, elle, sera juste.

Nous devons trouver des solutions pour régler nos problèmes. Soninkara est en totale perdition. Nous réfutons toutes les perspectives préconisées même par nos guides spirituels qui tentent de nous orienter. Est-ce une malédiction qui s’abat sur nous ? Qu’Allah vienne en aide au peuple de Wagadu. Amine

©️ Crédit Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=7589744717720821&id=100000561042491

✓Les remous sociaux liés à l’esclavage par ascendance au Guidimagha : Les graves implications du député de l’UPR Sidney Sokhna [Détails]



Les membres et les familles Soninkés qui se libèrent des coutumes discriminatoires de l’esclavage par ascendance au Guidimagha, subissent depuis bientôt 6 ans d’innombrables pressions sociales, administratives et judiciaires. Dans la communauté soninké, un ordre féodalo-esclavagiste y règne avec de graves violations à l’encontre de citoyens qui n’aspirent que vivre dignement sans les anachronismes sociaux d’une époque révolue.

Ainsi notre engagement pacifique d’éveil humaniste et citoyen est contré par diverses manœuvres fallacieuses ourdies par les milieux réactionnaires défenseurs d’un statu quo sociétal inégalitaire et injuste.

Parmi ces milieux féodaux mobilisés qui sapent l’État de droit et la dynamique manifestée solennellement par le président de la République son excellence Monsieur Mohamed Ould El-Ghazouani lors de son discours de Ouadane et celui du président de l’Assemblée nationale Monsieur Ould Baya, au Guidimagha il y’a ceux qui font l’apologie d’esclavage via les réseaux sociaux et leurs soutiens cadres dans les rouages de l’État.
Par cette sortie nous indexons directement le député et cadre de l’UPR Sidney Sokhna. Les soupçons font légion à son sujet depuis le début notre engagement massif et populaire contre les humiliations sociales de l’esclavage par ascendance dans nos localités villageoises. Ces derniers temps, 2 audios diffusés par ses proches dans les groupes WhatsApp, le mettent en cause dans 2 affaires étrangement manipulées à Diogountourou et à Diaguily.

1 – le cas Diogountourou, courant février 2022, un monsieur dénommé Balla Gandega avait été retrouvé grièvement blessé en état comateux aux environs du village. Une agression dans des circonstances mystérieuses et floues vu les tensions autour de lui avec ses proches selon divers faisceaux d’indiscrétion, dont il n’a pas survécu finalement décédé le 1 avril dernier à Nouakchott (Paix à son âme). Le nom du député Sidney Sokhna apparaît dans l’affaire avec un audio disant que lui, il demande une coordination pour qu’ils ne s’échappent pas en nommant nos frères et militants, dans l’objectif étrange de les impliquer aussitôt sans enquête. Un autre vocal de 21 secondes surgit dans la foulée qu’ils croyaient attribuer à l’un de nos camarades mis en cause. Tout a l’air d’une manipulation en cours d’orchestration pour trouver des coupables faciles. 5 pères de famille sont ainsi vus, mis dans une enquête administrative et judiciaire à charge avec beaucoup de légèreté et d’approximations. Au Guidimagha au sein des méandres de la justice locale jamais lisible, ceux qui peuvent se prévaloir d’un bras long depuis Nouakchott font foi et loi au détriment de la rigueur et de la déontologie nécessaires pour trancher et décider entre les citoyens. Ici dans cette affaire, ce député et haut cadre de l’UPR y est pour beaucoup.

2 – À Diaguily, autour de l’affaire de madame Maimouna Cissoko, ressortissante malienne vivant depuis presque 30 ans sur place, une hystérie haineuse d’extrémistes féodalo-esclavagistes s’est levée contre elle. Son seul tort, avoir dénoncé les coutumes esclavagistes dans la communauté soninké. Sa maison a été cernée et ses alentours incendiés, et les autorités se sont impliquées avec beaucoup de partialité manifeste. Ce 30 avril 2022, après son retour au village pour célébrer la fête auprès de ses jeunes enfants et son mari avec autorisation, les milieux féodaux se sont attaqués à elle une fois encore provoquant une rixe violente dans le marché entre les militantes qui la défendent et les éléments extrémistes féodaux. Finalement elle a été transférée à Gouraye par les autorités. Le lendemain un vocal est diffusé émanant d’un ressortissant du village appartenant au groupe féodal. Encore le nom du député Sidney Sokhna est cité, on y apprend qu’il a appelé les défenseurs des coutumes féodales pour les rassurer du sort définitif de madame Maimouna Cissoko qui serait bannie du village. Cela démontre son implication explicite en coulisses auprès des autorités dans cette affaire également. Une femme musulmane et africaine est ainsi séparée injustement de sa famille dans le même groupe sociolinguistique soninké.

La face sombre du personnage de ce député est insaisissable. Surtout pour l’opinion publique nationale et internationale qui ignore tout sur les mentalités insidieuses de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Étrangement il est membre participant comme cadre de l’UPR, aux activités préparatoires des concertations nationales inclusives voulues par le président de la république. Au nom de quel mérite aurait-il sa place dans pareilles démarches convergentes pour l’instauration d’une vie sociale et politique de paix et d’entente dans notre pays ?




Alliance Ganbanaaxu Mauritanie

✓Évolution de la conscience de l’esclavage interne au Mali

Dr Marie Rodet and Mariam Coulibaly, member of project partner NGO Donkosira, discussing project activities for schoolchildren with Waly Traoré, Bouillagui primary school teacher, Mali. Photo by Moussa Kalapo

Les recherches menées par le Dr Marie Rodet ont sensibilisé à l’histoire de l’esclavage interne au Mali, transmis une histoire autrefois perdue entre les aînés et les jeunes générations, et exposé la discrimination persistante à l’encontre des populations ayant le statut de descendants d’anciens esclaves.

Le projet de recherche a aidé les membres de la communauté et les écoliers du Mali à se confronter à cette histoire par le biais de projections de films, de concours de chant, de danse et d’éloquence. La recherche a également donné aux militants anti-esclavagistes les outils nécessaires pour relancer le travail sur la criminalisation de l’esclavage moderne au Mali, et cela a conduit à une décision sur une demande d’asile américaine en faveur du demandeur malien.

Les recherches du Dr Rodet se sont concentrées sur le patrimoine culturel principalement transmis oralement des populations autrefois esclaves de Kayes et comment, une fois libérées, elles ont réussi à former des communautés indépendantes au Mali, comme les Diambourou.

La collecte et l’examen de l’histoire spécifique des villages rebelles de la région de Kayes ont révélé comment les populations autrefois asservies ont réussi à reconstruire des communautés autonomes et des réseaux sociaux, et ainsi à surmonter les héritages de l’esclavage par le souvenir de l’auto-libération à leurs propres conditions.

Après avoir recueilli de 2008 à 2009 plus de 150 témoignages sur l’histoire de l’esclavage par des descendants de populations autrefois asservies, en 2010 les communautés ont commencé à raconter directement leur histoire à travers la réalisation d’un film documentaire Le résultat fut un documentaire de 23 minutes, Le Diambourou , sorti en 2014.

Les recherches du Dr Rodet ont profité aux communautés de la région de Kayes au Mali ainsi qu’à une ONG malienne locale, Donkosira, en fournissant de nouveaux outils aux militants anti-esclavagistes au Mali, en créant des outils pédagogiques, en influençant l’issue d’une demande d’asile aux États-Unis et en sensibilisant sensibilisation à l’histoire de l’esclavage interne au Mali et à l’international.

Hawa Sakiliba telling the story of the village foundation at the primary school in Bouillagui, Mali. Photo by Moussa Kalapo

La production d’outils pédagogiques et de sensibilisation s’est également prolongée sous la forme d’un webdocumentaire intitulé Bouillagui – Un village libre https://bouillagui.soas.ac.uk/#Boucle_de_d%C3%A9part. Le webdocumentaire a été projeté à Bouillagui en novembre 2020 et est utilisé à l’international comme outil pédagogique au niveau universitaire. »

©️ Crédit source : lien originel en anglais https://www.soas.ac.uk/research/research-at-soas/our-impact/case-studies/slavery-in-mali.html

✓Le discours intégral du député Biram Dah Abeid auprès de la communauté Ganbanaaxu Coumbadaw [12-4-2022] | Vidéos

•Éléments médias sources par le blogueur Samba Diagana

🟩- Terrain Vif – le député BDA et sa délégation à Coumba ndaw

Après avoir épluché les différentes communications sur le différend autour de la gestion d’une mosquée, je dirais à ce niveau en tte franchise que le leader abolitionniste a été sincère et franc à l’endroit des uns et des autres. Des belles vérités ont été dites, j’espère que l’exigence de rigueur et d’approche conseillée aux militant.e.s notamment ceux-celles de Ganbanaaxu par rapport aux problématiques posées ici et là, sera entendue en toute humilité. L’engagement droit-de-lhommiste surtout concernant cet esclavage par ascendance et ses subtilités insidieuses, n’est pas un long fleuve tranquille… Nous en sommes très conscients et encore davantage avec ces missions de confrontation face aux réalités.

À rappeler entre descendants d’anciens esclaves et descendants d’anciens maîtres dans une société attachée aux coutumes féodales, seul l’ordre régalien étatique impartial peut tout RÉGLER pour de bon par l’égalité citoyenne à imposer par la LOI.

✍🏾KS pour le BLOG

✓ Biram – Ganbanaaxu | Ce dont je suis convaincu !

L’assainissement d’une RELATION peut se faire d’une phase de turbulences à une autre. J’ose croire par ma petite voix personnelle que nos certitudes communes sont plus importantes que quelques couacs intempestifs. Ainsi ma conscience est mon témoin circonspect, dans cette Mauritanie où le clanisme socialisé par les statuts de naissance et l’élément racial, l’alliage naturel entre ce qu’incarne socialement et politiquement ce leader abolitionniste et les valeurs d’égalité prônées par l’éveil Ganbanaaxu en milieux soninkés, va au-delà d’un quelconque supposé intérêt électoraliste. Le président d’IRA Mauritanie et le mouvement populaire Ganbanaaxu anti système féodalo-esclavagiste sont dans ce camp politico-social actif pour l’émergence d’un véritable état de droit. Ce camp qui se reconnaît dans les discours du président Ghazouani à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale Ould Baya. Et ce camp est très mal perçu par les défenseurs de l’immobilisme dans nos différentes communautés où le statut de naissance discrimine dans l’être et dans l’avoir. L’éveil militant Ganbanaaxu s’épaissit en phénomène sociologique dans la communauté soninké aujourd’hui, et l’écho politique qui peut en germer dérange énormément différentes chapelles pour de motifs divers. Je vous renvoie à une contribution datant du 7 janvier 2016 dont le titre était « En mauritanien » chaque communauté a ses haratines finalement : Haratine, une fierté https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/07/en-mauritanien-chaque-communaute-a-ses-haratines-finalement-haratine-une-fierte/ . Le féodalisme negre et l’esclavagisme maure sont 2 sœurs jumelles qui s’évitent en public, les milieux éveillés d’ascendance servile ont saisi cette arnaque depuis quelques années. Concernant le cas Biram – Ganbanaaxu, ceux qui essaient de profiter du moindre soubresaut relationnel, ne lésinent sur rien pour diaboliser les uns pour les autres dans un seul but, les affaiblir.

Chers frères et camarades, restons sereins et lucides, la perfection est de l’ordre du Divin. Les malintentionnés motivés socialement et politiquement qui haïssent BIRAM l’antiraciste et l’anti-esclavagiste n’accepterons pas l’élan abolitionniste Ganbanaaxu Fedde contre l’esclavage par ascendance chez eux.

✍🏾KS pour le BLOG

✓Point de presse : L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de mort sur la personne du leader abolitionniste Biram Dah Abeid.

تحالف غنباناخو

🔴Point de presse : L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de mort sur la personne du leader abolitionniste Biram Dah Abeid.

Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde) viennent de recevoir avec une grande inquiétude quelques audios WhatsApp d’incitation à attenter à la vie du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid. L’auteur de vocaux haineux se nomme Foussenou Camara alias Donald Trump, un soninké originaire du village de Dafor dans la région du Guidimakha et vivant en France. Un personnage virulent qui fait partie des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Mis en examen en fin d’année 2019 et condamné pour propos de l’apologie d’esclavage, il s’était échappé de la Mauritanie au mois de mars 2020, bénéficiant des complicités administratives et judiciaires évidentes, alors qu’il était sous contrôle judiciaire. À Lire https://cridem.org/C_Info.php?article=734160

Arrivé en France, il continue les mêmes provocations haineuses par des insultes et des diffamations caractérisées à l’encontre de nos membres et nos familles qui refusent les assignations féodalo-esclavagistes dans les milieux soninkés.

Ces dernières heures, il s’en est pris violemment au président d’IRA Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid qui entame une visite de terrain dans la région du Guidimakha à partir de ce 11 avril 2022. Cet individu se servant d’allégations mensongères, a appelé clairement dans ses propos à l’élimination physique de Monsieur Biram Dah Abeid.

Face à cette situation gravissime d’appel ouvert à tuer l’honorable député lors de son voyage, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser le député et sa délégation dans leur parcours.

Nous exprimons notre soutien résolu au président d’IRA et à ses proches. Nous précisons que ce Monsieur qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha. Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Fabandi Taxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.

Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.

Nouakchott, le 11 avril 2022

Alliance Ganbanaaxu Mauritanie.

✓Lalya Camara, Ministre de l’Emploi, une nomination mal vue par la gérontocratie au Guidimagha | Par Cheikh Aidara

La nouvelle ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mme Lalya Camara, n’est pas n’importe qui. Elle est la fille de l’ancien ministre et actuel député à l’Assemblée Nationale, Camara Aly Guéladio. Mais c’est une « petite fille » que le Président Ghazouani et son Premier ministre Ould Bilal ont coopté sans leur assentiment, aux yeux de la féodalité masochiste et gérontocratique du Guidimagha, encore arc-boutée sur le pouvoir des anciens.

La nomination de cette Soninké bien née, ne répondrait pas seulement au dosage tribalo et ethno régionaliste, comme il est courant dans la formation de tous les gouvernements mauritaniens, mais résulte d’une compétence avérée. Diplômée de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales avec un master en Finance d’Entreprises en poche, Lalya Camara est aussi une experte dans le domaine de l’Audit, de l’investissement et de l’entreprenariat au niveau national, international et régional, notamment dans la région du Sahel. Elle a mené des études pour le compte de la Banque Mondiale et de l’Union européenne, et a travaillé au siège de l’ASECNA à Dakar comme chargée de mission et analyste financière. Elle a aussi une bonne expérience de la société civile en tant que présidente du Réseau Femmes Actives en Mauritanie (FAM).

Des échos provenant de son Darfor natal et de son Guidimagha ancestral parlent d’une nomination bien saluée par les populations locales qui y voient un mérite renouvelé à la gent feminine et un encouragement à sa participation aux postes clés de décision. Une nomination qui tend à résorber des survivances d’us et de coutumes rétrogrades et désuètes, en total déphasage avec l’évolution du monde et les exigences de développement.

Beaucoup d’observateurs voient dans la nomination de Lalya Camara et de toutes ces femmes qui font leur entrée dans le gouvernement, un acte symbolique de la part du président Ghazounani et de son Premier ministre, Mohamed Ould Bilal, qui tend à gommer les considérations de classe et de genre, ainsi qu’une certaine stratification figée par les siècles dans une région comme le Guidimagha. Les premières manifestation d’allégresse qui ont accompagné la nomination de Lalya Camara dans sa région natale, par plusieurs villages dans la diversité de leurs communautés, sonnent comme une marque de reconnaissance à cette décision. Les populations y voient enfin l’amorce d’un changement substantiel et un espoir réel pour les jeunes et les femmes de la région.

La nouvelle ministre de l’Emploi est décrite comme proche des populations, équidistante de toutes les communautés, par-delà les clivages ethniques et politiques, des dissensions desquelles se nourrissaient les caciques locaux.

Pour beaucoup de cadres et intellectuels du Guidimagha, une certaine gérontocratie politique au Guidimagha serait sans doute la seule frange à percevoir à travers cette nomination, une menace réelle à sa suprématie séculaire en proie à l’usure du temps.

Cheikh Aidara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2022/04/07/lalya-camara-ministre-de-lemploi-une-nomination-mal-vue-par-la-gerontocratie-au-guidimagha/

✓Réforme de l’éducation : le projet de la loi d’orientation inquiète les associations Pulaar, Ouolof et Soninké

Le Calame – Dans une conférence de presse qu’elles ont tenue le jeudi 24 mars 22 à la Socogim PS, les associations pour la promotion des langues Pulaar, Soninké et Ouolof expriment leur préoccupation par rapport à la loi d’orientation consécutive à des journées de concertations nationales, elles ont marqué leur désaccord avec le libellé de plusieurs titres, chapitres et articles de celle-ci.

En effet, après avoir pris connaissance de son contenu, les représentants de ces associations considérèrent même qu’elle signe un net recul, voire même une contraction avec les recommandations des journées de concertations sur le système éducatif mauritanien.

En effet, ces organisations qui se battent depuis des années pour l’officialisation et l’introduction des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof dans le système éducatif mauritanien relèvent beaucoup d’anomalies dans ce projet expliqué, il y a quelques semaines aux partenaires techniques et financiers par le ministre.

Ainsi au niveau des finalités liées à l’instruction, les associations estiment que la diversité culturelle et linguistique du pays n’est pas respectée, l’équité des langues nationales est foulée au pied par des formulations pernicieuses.

Comme au tire II et tire III et V. Dans ce dernier, on peut lire au chapitre 2 – « Des langues, il est écrit: « instaure une nouvelle politique linguistique nationale instituant l’enseignement du Pulaar, du Soninké et du Wolof, en tant que langues nationales renforçant l’enseignement de l’arabe en tant que langue nationale et officielle ».

Or, selon le rapport général, « toutes nos langues nationales s’équivalent au regard de notre devise nationale : honneur, fraternité, justice ».

Autre contradiction relevée, la section I du tire V : de l’enseignement des langues nationales », stipule que « l’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation aussi bien dans les établissements publics que privés d’éducation et d’enseignement » et que « l’enseignement des autres langues nationales, (Pulaar, Soninké et Ouolof) est introduit, promu et développé dans le système éducatif en fonction de la demande exprimée pour chacune de ces langues, le cas échéant ».

Les représentants des associations culturelles nationales ont observé que l’arabe a la primauté même au niveau de l’enseignement des adultes et du préscolaire ; une chose inadmissible dans la mesure où cela consacre la supériorité de cette langue sur les autres, faisant fit de l’importance pour l’enfant de commencer l’enseignement par sa langue maternelle et oubliant -à dessein peut-être – que pour consolider l’unité nationale, tous les enfants mauritaniens doivent apprendre au moins une autre langue nationale en plus de leur langue maternelle. Les journées de concertations ne devraient-elles éveiller nos décideurs ?

Face à une loi qui apparait comme discriminatoire, les associations ont rapidement saisi le ministre de l’éducation pour attirer son attention sur les contractions flagrantes contenues dans la loi d’orientation et leurs conséquences fâcheuses sur l’avenir des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof et sur l’unité nationale.

Elles ont formulé plusieurs amendements à introduire dans la loi d’orientation pour redresser les insuffisances qu’elle porte. Pourtant beaucoup de spécialistes avaient exprimé leur scepticisme à la lecture des recommandations des journées de concertations.

Le président des Forces Progressistes du Changement (FPC), M. Samba Thiam avait trop tôt exprimé ses craintes. « Les journées de concertations se sont déroulées dans un flou complet et leurs recommandations sont loin d’être consensuelles », avait-il dit.

Parole d’un inspecteur de l’enseignement. L’école Républicaine, un des engagements du président de la République passera-t-elle par perte et profit pour ces 3 autres « langues nationales ».

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=755150

✓Colloque sous-régional G5 Sahel des ONG et entités associatives de lutte contre l’esclavage. | La déclaration contributive de l’alliance Ganbanaaxu Fedde MAURITANIE

La déclaration contributive de l’alliance Ganbanaaxu Fedde MAURITANIE

• Présentation :

L’alliance Ganbanaaxu Fedde RIM est composée des associations suivantes : AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles), UVDS (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara), ARMEPES-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles) et Ganbanaaxu Fedde. Notre mouvement abolitionniste émane et évolue dans le groupe sociolinguistique soninké. Notre engagement pacifique s’inscrit dans le sillage droit-de-l’hommiste et universaliste pour la promotion des valeurs humanistes et citoyennes selon les principes généraux légaux en vigueur dans notre pays à savoir la Loi n° 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes :
Article premier : Fort des valeurs de l’islam et de leurs objectifs destinés à libérer l’homme et lui garantir sa dignité, et conformément aux principes constitutionnels et aux conventions internationales y afférentes et, en vue d’incarner la liberté de l’homme de sa naissance à sa mort, la présente loi a pour objet de définir, incriminer et réprimer les pratiques esclavagistes.
Article 2 : L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible.
Est interdite toute discrimination, sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne considérée comme esclave.
Une journée nationale est consacrée à la lutte contre les pratiques esclavagistes.
La détermination de la journée et les modalités de sa célébration seront définies par décret.
Ainsi que dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 qui stipule dans ses articles 1 et 3 à 5.
Article1 : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4 : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

• La problématique :

L’esclavage par ascendance et sa pratique chez nous :
Comme dans d’autres communautés, la société soninké est basée sur un système des hiérarchies sociales au sein duquel une composante sociale est assignée statutairement comme esclave. Cette composante sociale subit d’innombrables problématiques sociétales par des discriminations et des privations de jouissance aux biens publics matériels et immatériels. Se faisant nos membres et nos familles sont relégués comme des citoyens de seconde zone notamment dans nos contrées villageoises au Guidimakha et au Gorgol. Les militants et sympathisants de notre engagement sont intimidés, harcelés, agressés, expropriés de leur foncier et mis en quarantaine socialement par endroits, parce qu’ils refusent le système de domination sociale du « lada » esclavagiste soninké. Ce système coutumier interdit aux descendants d’esclaves diverses positions honorifiques dans la communauté (imamats, droit d’aînesse, propriété foncière…). Les complicités administratives et judiciaires dans nos zones sont souvent signalées à l’encontre de nos familles engagées pour se libérer de ce joug sociétal. Des plaintes et des accusations fallacieuses sont portées injustement contre nos militants. À titre d’exemple, 2 militants de nos familles du village de Diogountouro sont en prison en Sélibaby depuis quelques semaines à cause d’une plainte mystérieuse suite à un Monsieur agressé dans des circonstances toujours floues au sein du village et une autre famille a été victime d’incendie volontaire à Diaguily.

• Notre engagement et nos objectifs :

Nos associations qui composent l’Alliance Ganbanaaxu Fedde qui datent de nombreuses années pour certaines, visent l’éradication de l’esclavage par ascendance et la promotion des valeurs citoyennes et humanistes dans notre communauté. Nous menons une sensibilisation militante au sein de la communauté à l’endroit de toutes les voix progressistes. Nos doléances sont adressées aux hautes autorités de notre pays pour que l’ordre régalien s’impose réellement dans nos localités où les défenseurs des coutumes ségrégationnistes et féodales narguent les lois. Nous voulons que les autorités prennent sérieusement les dispositions nécessaires pour assurer la paix sociale et la dignité de chacun. Le discours du président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani de Ouadane et la communication du président de l’Assemblée Nationale Cheikh Ould Baya, qui ont suscité un réel espoir pour nos membres et familles relégués comme couches inférieures, doivent être suivis d’une véritable dynamique d’action sur le terrain pour enrayer le régime discriminatoire et ségrégationniste de coutumes moyenâgeuses dans nos communautés.
Ainsi les initiatives de développement multidimensionnel pourraient être entreprises avec efficience. Nous voulons vivre en citoyens consciencieux et avertis avec l’ensemble de nos concitoyens.



Nouakchott, le 15 mars 2022
La commission de communication