Mauritanie | communiqué de la direction centrale de lutte contre la criminalité économique

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La direction Centrale de lutte contre la criminalité économique a transmis, le 9 mars 2021, au pole anti-corruption du parquet de la république de Nouakchott ouest les P-V de l’enquête préliminaire et l’enquête financière parallèle ouvertes sur les faits objet du rapport de la commission d’enquête parlementaire.
Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes; des constatations sur les lieux à NKC, NDB, Trarza et Inchiri.
Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés.
L’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur.
D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution.
Et malgré que, certains suspects ont tenté d’entraver le cour de la justice et refuser de coopérer avec les enquêteurs, l’enquête financière parallèle a permis de découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société.
Ces biens sont constitués de sociétés dans divers domaines, des usines, des immeubles et appartements, des parcs de véhicules, des montants en banques, il s’agit là seulement de ce qui a été découvert en Mauritanie jusqu’à présent.
Ces biens gelés sont évalués, sommairement, à plus de quarante et un milliards d’anciens ouguiyas, dont plus de vingt neuf milliards revenant à l’un des suspects ; neuf milliards à un autre suspect qui est

le beau-fils du premier et environ deux milliards sept cents millions saisis avec un ancien directeur général d’une société nationale.
Le pole anti- corruption du parquet a, après avoir entendu les suspects décidé de poursuivre les personnes suivantes :

  1. Mohamed ould abdel aziz
  2. Yahya ould hademine
  3. Mohamed salem ould bechir
  4. Mohamed abdellahi ould oudaa
  5. Taleb ould Abdi Vall
  6. Hacenna ould Ely
  7. Moctar djay
  8. Mohamed salem ould brahim Vall
  9. Mohamed ould Daf
  10. Mohamed ould m’sabou
  11. Mohamed lemine ould boubatt
  12. Mohamed lemine ould aloukay
  13. Mouhyi din Mohamed salek ould bouh
    Des faits qualifiés de :
     Dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, perception
    d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique; intervention dans des actes commerciaux incompatibles avec la qualité de fonctionnaire en recevant et en acceptant des intérêts de contrats et adjudications.
     Octroie d’avantages indus dans des marchés publics; trafic d’influence, abus de fonctions, enrichissement illicite, recel de produit du crime, entrave à la justice, blanchiment d’argent, faits prévus et réprimés par les articles 164,165, 169, 379 du code pénal; les articles 6, 10, 13, 14, 16, 17 et 18 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 02, 36, 37 et 38 de la loi sur le blanchiment à l’encontre du premier prévenu;
     Participation à la dissipation des biens publics, octroie d’avantages indus dans des marchés publics, trafic d’influence,

abus de fonctions, enrichissement illicite, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 164,165, 169, 379 du code pénal à l’encontre des prévenus n° 2, 3 , 4 , 5, 6 et 7;
 Mauvais usage des biens sociaux d’une société nationale, usage des pouvoirs accordés de façon contraire aux intérêts économiques de la société, faits prévus et réprimés par les § 3 et 4 de l’article 688 du code de commerce à l’encontre des prévenus n° 3 , 4 , 5 et 6;
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produit criminel, participation à la commission du délit d’octroi d’avantages indus en matière de marchés publics, faits prévus et réprimés par les articles 6, 10, 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption ; les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 8.
 Dissipation de biens publics immobiliers, Trafic d’influence, abus de fonction, perception d’intérêts d’une vente en enchère sous sa supervision faits prévus et réprimés par les articles 10, 13, 14, 7 de la loi relative à la lutte contre la corruption; les articles 53 , 54, 164, 167 et 169 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 9 ; et la participation à ces fait suivant les articles 53 et 54 du code pénal à l’encontre du prévenu n° 12.
 Trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroie d’avantages indus dans des marches publics, fait prévus et réprimés par les articles 13, 14, 16 et 17 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenue n° 10.
 Recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, entrave à la justice; fait prévus et réprimés par les articles, 53, 54 et 164 du code pénal et les articles 6, et 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 11.
 Participation à la dissipation des biens publics immobiliers, bénéfice de façon indue des pouvoirs et de l’influence de fonctionnaires publics, fait prévus et réprimés par les articles 53, 54 et 164, du code pénal; les articles 6, 10 de la loi relative à la lutte contre la corruption à l’encontre du prévenu n° 13.

Les prévenus ont été déférés dans le dossier RP 001/2021, par devant le pole d’instruction chargé des affaires de corruption avec les réquisitoires :
 D’ouvrir une information à l’encontre des prévenus cités et tout auteur présumé des faits susmentionnés,
 Emettre un mandat d’arrêt contre le prévenu n° 9,
 Et considérant la durée que requiert une bonne instruction et les modalités de recouvrement des biens en question, et la nécessité d’éviter aux instructeurs de travailler sous la pression des aléas de la détention préventive strictement encadrée, le pole du parquet a requis la mise des prévenus restants sous contrôle
judiciaire poussé.
Le classement sans suite a été décidé à l’encontre de quelques suspects pour divers motifs: insuffisance de preuves, défaut de qualification pénale des faits, inopportunité des poursuites après que les intérêts économiques et financiers de l’état ont été garantis.
Il sera procédé sur le champ au transfert des biens gelés et saisis pour le compte de l’Office de gestion des biens gelés, saisis ou confisqués et le recouvrement des avoirs criminels, en vue d’en assurer la gestion prévue par la loi.
Le ministère public accompagnera l’instruction du dossier et introduira les réquisitoires adéquats en vue de, poursuivre toute personne dont la participation aux dites infractions sera révélée par l’instruction, rechercher et recouvrer par tout moyen, y compris les facilités offertes par l’entraide judicaire internationale, des biens frauduleusement acquis.
Le ministère public rappelle ici, que seul le pouvoir judiciaire, a la faculté, de donner aux faits leur qualification légale, d’apprécier les preuves et déduire les effets qui en découlent.
Il met en garde contre, toute publication de commentaire qui aura pour effet d’entraver le bon déroulement de l’instruction ou d’entacher l’indépendance de la justice ; les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par les lois pénales.

Nouakchott, le 11 Mars 2021 Le ministère public.

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/communique-de-la-direction-centrale-de-lutte-contre-la-criminalite-economique/

Mauritanie – Justice | Abdel Aziz sous contrôle judiciaire (Info RMI)

Le parquet général a accusé ce jeudi 11 mars 2021, l’ancien président Mohamed Ould Abdel mauritanien de “corruption, de blanchissement d’argent et enrichissement illicite” en vertu de loi 014/2016 portant sur la lutte contre la corruption.

En effet, le parquet général a ordonné également l’ouverture d’une enquête judiciaire après avoir a requis un contrôle judiciaire à son encontre.

Seulement le dossier de 13 collaborateurs a été transféré auprès d’un juge d’instruction et les autres ont été mis à la disposition de la justice.

À noter jusqu’ici le parquet général n’a émis aucun mandat de dépôt ni de détention préventive.

La rédaction

©️ Crédit source: http://rmi-info.com/abdel-aziz-sous-controle-judiciaire/

HAPA :APPEL POUR L’ACQUISITION DE DEUX LICENCES NOUVELLES : UNE RADIO ET UNE TÉLÉVISION

Dans le cadre de ses prérogatives la HAPA lance un appel pour l’acquisition de de deux licences d’exploitation nouvelles (Une Radio et Une Telévision. ) Ces nouvelles attributions visent à renforcer le champ médiatique et élargir davantage la liberté d’expression.
Lire en dessous l’intégralité de l’appel.

Conformément aux dispositions de l’article 22 de la loi 045/2010 relative à la communication audiovisuelle et suite à la demande officielle, objet des lettres N°s 87 et 88 en date du 02 Mars 2021 du Ministre de la Culture de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel lance à l’attention de tout intéressé un appel à la concurrence pour la création d’une station télévisuelle et d’une station radio privées, commerciales, généralistes, en République Islamique de Mauritanie.

Le retrait des dossiers de candidatures par le demandeur sera possible à partir du jeudi 11 Mars 2021 jusqu’au 31 Mars 2021, les jours ouvrables, auprès du Secrétariat Central de la HAPA, moyennant paiement de 50 000 MRU pour les dossiers de télévision et de 30 000 MRU pour les dossiers de radio, payable au compte de la HAPA.

Les dossiers mis à la disposition des candidats contiennent toutes les informations relatives aux modalités de retrait, de constitution et de dépôt des offres de candidatures.

La date limite de dépôt des dossiers de candidatures est fixée au Vendredi 31 Mars 2021 à 12 heures, date d’ouverture et d’évaluation des offres

Les dossiers non accompagnés d’avis de versement du montant déclaré ne seront pas acceptés.

Pour plus d’informations les porteurs de projet peuvent prendre contact avec la HAPA au numéro 45241088.

Houssein Ould Meddou

Source : HAPA

Parti APP | Communiqué de presse

Au cours de sa session extraordinaire tenue le lundi 8/3/2021, le Bureau exécutif de APP a examiné dans son ordre du jour une note relative à la réunion des partis et forces de l’opposition démocratiques en date du 18/1/2021 à Tevragh Zeina au domicile de Monsieur Messaoud ould BOULKHEÏR, Président de APP et à l’initiative de celui-ci, afin de rassembler les forces de l’Opposition, pour échanger sur les réalités du pays, dégager une commune vision autour d’une feuille de route précise servant de guide aux forces de l’Opposition dans leur rapport avec les visées du Pouvoir dans ce qu’il montre de bonnes dispositions pour un dialogue national sur les questions importantes du pays conduisant à un débat politique sur les principaux thèmes.

Dans ce cadre, le Bureau exécutif :

1) apprécie hautement l’initiative du Président du Parti, Messaoud O/ BOULKHEÏR qu’il qualifie d’historique, et qui vient à point nommé;

2) note avec satisfaction la bonne réaction et unanime rarement relevée à cette initiative, des forces et partis politiques de l’Opposition, dont en témoignent leurs hauts degrés de représentation par les présidents de partis et les hauts cadres dirigeants ;

3) confirme l’attachement de APP au dialogue comme unique recours face aux défis et dangers  qui assaillent le pays ;

4) estime nécessaire que ce dialogue soit un dialogue politique national inclusif où participeraient toutes les composantes politiques, et qu’à son ordre du jour figurent les questions vitales que vivent  les  Mauritanien, notamment :

  1. la révision de la constitution ;
  2. nature du pouvoir politique
  3. démocratie et bonne gouvernance ;
  4. répartition équitable de la richesse et les questions de l’unité nationale ;
  5. l’esclavage, ses séquelles et le passif humanitaire
  6. les questions de Droits de l’Homme en général.

5) recommande la formation d’un comité regroupant les partis et forces de l’Opposition, chargé de préparer la feuille de route précisant la vision de l’opposition par rapport aux points du Dialogue afin de faire converger leurs points de vue sur ces questions.

6) apprécie hautement les convergences de vue notées entre les partis représentés au Parlement, qui figurent au document final à l’issue de leur rencontre en date du 24/2/2021, et recommande d’élargir des contacts à ce propos entre les forces et partis de l’Opposition démocratique pour parvenir à une vision commune.

Le Bureau exécutif

Le 10 mars 2021

©️ Crédit source: Réseaux APP

Vers un transfert temporaire de Ould Abdel Aziz dans une villa placée sous surveillance

Zahraa – La justice transférera temporairement l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz dans une villa gardée relevant de Nouakchott Ouest, où il restera deux semaines, avant d’être placé dans l’une des prisons centrales à l’intérieur du pays, ont révélé des sources généralement bien informées, rapportées par Zahraa Chinguetti.

La première vague des prévenus, y compris l’ex Chef de l’Etat quittera momentanément le palais de justice, le mardi soir en direction de villas louées par le ministère de la Justice, tandis que le sort de la seconde vague sera tranché demain mercredi 10 mars courant, indiquent les mêmes sources.

Il est prévu que l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz soit interné dans la prison de Nbeika, relevant de la wilaya du Tagant, avant le mois béni du Ramadan, indique-t-on.

Article paru sur Zahraa et traduit de l’Arabe par Cridem

http://www.zahraa.mr/node/26475

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=746532

Mauritanie | Voici la liste des personnes soupçonnées de corruption convoquées devant le procureur de la République


Al-akhbar – Identités des 15 principales personnalités appelées à se présenter ce mardi 9 mars 2021 devant le parquet général.

Le procureur de la République près du tribunal régional de Nouakchott Ouest, s’apprête à émettre des accusations contre un certain nombre de personnalités, dans le cadre des dossiers de corruption les plus célèbres de Mauritanie, dont en tête l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ci-après la liste des personnalités les plus en vue devant comparaître devant le parquet ce mardi 9 mars 2021 :

1- l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz,

2- L’ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine,

3- l’ancien Premier ministre Mohamed Salem Ould Bechir,

4- L’ancien ministre des Finances Moctar Ould Diay,

5- L’ancien ministre des pêches Nany Ould Chrougha,

6- L’ancien ministre du Pétrole Mohamed Ould Abdel Vettah,

7- L’ancien ministre Justice Dia Moctar Malal,

8- L’ancienne ministre de l’habitat Amal Mint Maouloud

9 – L’ancien ministre de l’équipement et des transports, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa,

10 – L’ancien ministre du Commerce Ba Ousmane,

11- L’ancien ministre de la Santé Ahmed Ould Jelvoune,

12- L’ancien ministre -secrétaire général du gouvernement, Niang Djibril

13- Le Directeur Général d’ATTM, Ely Ould Veirick

14 – L’ex Directeur Général de la SOMELEC Mohamed Salem Ould Ahmed, dit (Merkhi)

15- Le gendre de l’ancien président Ould Abdel Aziz Mohamed Ould Msamboue.

Article paru sur Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

alakhbar info

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3559939737468086/ – Page Mauritanie

Mauritanie | « D’Elhor à IRA la lutte pacifique des haratine se développe et rassure! » Par Maham Youssouf

Meilleurs voeux au pères spirituels qui ont eu le courage et le génie de créer le 5 Mars 1978 le Mouvement ElHor, que la terre soit fragile pour ceux qui ont rendu l’âme et longue vie à ceux qui vivent encore.
A tout ce beau monde d’alors ( hommes et femmes ) qui ont battu macadam clandestinement bravant dangers et menaces dans les kebba, les adwabas , ports, cités minière, villes et villages, je dis grand merci.
Ces précurseurs du mouvement d’émancipation de la communauté des martyrs doivent s’estimer heureux car la génération montante et consciente assure la relève et porte haut l’étendard qu’ils leur avaient transmis avec fierté et bravoure.
Oui, la relève est assurée avec ces nouvelles associations et organisations élevées de près ou de loin à la sève idéologique des pères fondateurs.
Qu’il me soit permis ici de citer le mouvement dont nous avons l’honneur d’être l’un.de ses sept membres fondateurs : Ira Mauritanie , cette initiative créée en 2008, et qui avec son président Biram Dah Abeid avait révolutionné la lutte pacifique en gagnant la confiance des masses populaires qui aspirent à la justice mais aussi l’esprit des hommes justes issus du segment dominant actif.
Ce mouvement de lumière a tué la peur dans les coeurs des braves.
Oui l’espoir est permis et la lutte pacifique continue.

©️ Crédit source: post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4074121342620956&id=100000693903981

Mauritanie | L’Agence pour la promotion des investissements se dote d’une nouvelle DG

Le Conseil des ministres a nommé, au cours de sa réunion en date de ce jour, mercredi 3 mars courant, Aissata Lam au poste de directrice générale de l’Agence pour la promotion des investissements en Mauritanie.
Mme Lam, titulaire d’un  BBA HEC Montréal et DES Harvard, avait été désignée, il y a quelques mois, représentante des expatriés au sein du comité de contrôle du Fonds anti-Covid en Mauritanie.
Le gouvernement mauritanien avait adopté le 30 décembre 2020, la création d’une agence pour la promotion des investissements.
Etablissement public à caractère administratif, cette institution est destinée à consolider les acquis réalisés en matière de développement de l’investissement privé national et des investissements directs étrangers.
Elle doit également pallier aux insuffisances constatées, à relever les défis à ce niveau, à travers une nouvelle approche s’inspirant des bonnes pratiques pour attirer des investissements massifs afin de créer des richesses et des opportunités d’emplois pour les citoyens.


https://essahraa.net/node/23255

©️ Crédit source: https://www.chezvlane.com/L-Agence-pour-la-promotion-des-investissements-se-dote-d-une-nouvelle-DG_a22097.html

Mauritanie🇲🇷 | Entre Hier et Aujourd’hui, une nécessaire lucidité ferait du bien !

À lire cet élément média https://aidara.mondoblog.org/2017/05/15/de-gouraye-a-nouakchott-lodyssee-dun-indesirable-de-republique/ signé par le journaliste Cheikh Aidara. Une publication de courant mai 2017 sur le traitement scandaleux subi par le président Biram Dah Abeid qui voulait visiter paisiblement le Guidimagha. Arrivé à Gouraye dans la journée du 7 mai, le leader abolitionniste avait été cerné manu militari et expulsé par une escorte de gendarmerie jusqu’à la sortie de la région. Également le même scénario jusqu’à Aleg et finalement mis sous contrôle strict vers Nouakchott.

Dans ce Guidimagha, une délégation RAG- IRA qui voulait initier des implantations de sections, avait été convoquée par les autorités régionales et finalement expulsée aussi. Certains coalisés anti-biram d’aujourd’hui qui considèrent qu’il se serait rallié au régime actuel, étaient silencieux sur ce que lui arrivait et il y en a même qui étaient contre sa visite dans nos localités où la question féodalo-esclavagiste faisait beaucoup de bruit entre les militants abolitionnistes soninkés et les défenseurs d’un statu quo sociétal.

À l’époque, le régime voyait la mouvance militante droit-de-lhommiste et politique comme un ennemi officiel du pays à éradiquer méthodiquement. Aujourd’hui des choses ont changé sensiblement par rapport l’approche du pouvoir actuel sous la direction du président Mohamed Ould Cheikh El–Ghazouani. Le reconnaître sincèrement et ouvertement fait partie d’une maturité dans la mobilisation revendicative pour tout militant doté d’une certaine vision patriotique et pragmatique. L’adaptation dans des nouvelles circonstances ne signifie pas un renoncement sur les principes fondamentaux.

L’édification d’un véritable État de droit dans un pays ne se fait pas comme la construction d’une villa en quelques semaines. Il en faut plus, un processus cadré de concertations sincères en mettant toutes les cartes sur la table entre fils de la Nation. Et le dialogue qui s’annonce pourrait être une occasion historique pour l’instauration d’un Nouveau pacte Républicain où la Confiance mutuelle au sein du Peuple sera l’anse indestructible par la Grâce d’Allah.

– En attendant Confiance et Patience.

• Par KS pour le BLOG

Mauritanie | Interview Exclusive avec Biram Dah Abeid (Par Le Rénovateur)


« Selon les échanges que j’ai eus avec les hautes autorités politiques du pays, il y aura dans moins d’une semaine, une proposition de dialogue et de concertation par thématique »

Le Rénovateur : Après les élections présidentielles de 2019, votre mouvement continue-t-il sur la même dynamique de contestation et de dénonciation des violations des droits de l’homme en Mauritanie ?


Biram Dah Abeid : Je vous remercie infiniment. En effet , notre mouvement IRA -MAURITANIE est toujours animé des mêmes objectifs et de manière inlassable, objectifs qui sont : la fin du racisme domestique et d’ Etat, la fin de l’esclavage , la rupture avec les violations de droits de l’homme et avec tous les anachronismes, tous les restes de l’arbitraire au sein de l’appareil d’Etat mauritanien. Donc nous restons sur cet objectif, sur ce programme, sur cette ligne. Néanmoins, le pouvoir a changé de fusil d’épaule. Comment le pouvoir a changé de fusil d’épaule ? : Du temps d’Aziz c’était l’attaque frontale, la violente physique morale politique et sociologique contre les défenseurs des droits de l’homme que nous sommes, contre le parti Rag.
Depuis son arrivée au pouvoir, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a adopté une nouvelle approche dans ses rapports avec nous. Il dit mettre fin aux campagnes de diabolisation dont son prédécesseur faisait tous azimuts contre IRA et contre le parti Rag. IRA n’est plus traité dans le discours officiel comme ennemi de la République, de l’islam, de la nation, un valet des juifs et des impies, comme 5ème colonne de l’occident. IRA et le parti Rag , leurs dirigeants et leurs militants ne sont plus traités et considérés comme des pyromanes , des racistes, des violents, des criminels, dans le discours officiel . Il l’a été mis fin aux arrestations, aux harcèlements, à la torture des gens de IRA du moins jusqu’à présent, jusqu’à preuve du contraire. Il a été mis fin à la privation de IRA, du parti Rag, et de leurs militants de se réunir , du droit de contact avec leurs partisans à Nouakchott et à l’intérieur du pays. Comme vous le savez, nous étions interdits de déplacement à l’intérieur du pays sous l’ancien régime, sauf pendant les moments d’élections. Maintenant IRA et le parti RAG se réunissent au grand jour , tiennent leurs conférences de presse au grand jour où ils veulent et quand il veulent ; ceci tranche beaucoup avec le temps de l’arbitraire ; Et aussi nous sommes entrés dans une phase de règlement des tares de la gouvernance démocratique et en concertation avec le pouvoir. C’est pourquoi on a discuté avec le pouvoir et on a réussi à obtenir le système déclaratif pour les associations. Désormais il n’y aura plus d’organisations non reconnues dès que cette loi qui a déjà passé par le parlement, entre en vigueur. Avec la même démarche, on va apporter au régime des partis politiques la même dose et le même apport pour normalise la situation de tous les groupes et mouvements politiques et des droits de l’homme. Donc cette phase va inaugurer le règlement et la normalisation de la situation de tous les partis et mouvements qui étaient interdits ou non autorisés ou non reconnus.


Le Rénovateur : Par rapport à ce que vous venez dire au sujet de cette reconnaissance dont vous vous réjouissez, est ce qu’on a espoir que bientôt IRA , Rag et toutes les autres organisations politiques , associations non reconnues pourront l’être très bientôt ?


BDA : Ah oui très bientôt, avec le système déclaratif qui a été voté en faveur des associations, IRA, ne touche pas à ma nationalité et toutes les autres associations des veuves, des rescapés, d’orphelins vont profiter de cette reconnaissance de fait et vivre désormais dans un cadre cadre légal. Et après cette phase, on va attaquer une autre phase de discussions avec le pouvoir sur le règlement de la situation des partis politiques comme le Rag et le FPC et d’autres pour qu’ils trouvent aussi dans cette nouvelle phase de gouvernance plus démocratique, sous ce nouveau régime législatif, une nouvelle vie dans l’apport militant et la compétition politique. Dans ce cadre de normalisation de l’Etat de droit, notre situation qui n’est plus une situation de confrontation physique et juridique avec le pouvoir. Le pouvoir d’avant Ould Ghazouani était dans une logique de confrontation physique et juridique avec nous, maintenant la situation tant vers l’apaisement, la concertation et le respect réciproque. Avant on n’avait pas le droit de se réunir, c’est la répression de toutes les réunions, de toutes les manifestations, la tendance même à éradiquer notre existence physique. Et maintenant ce n’est plus le cas. Notre confrontation avec le pouvoir en place, s’inscrit dans une confrontation d’idées et de programme politique comme en toute démocratie; Mais il faut dire que sur les questions de fond , le pouvoir actuel n’a pas encore bougé sur les questions de l’esclavage , du racisme domestique et d’Etat sur le passif humanitaire , la situation des déportés au Sénégal, au Mali , l’état de la diaspora mauritanienne constituée surtout de negro-mauritaniens qui ont quitté la Mauritanie sous le poids des pesanteurs, contraintes et menaces du racisme d’Etat pendant les années de braise et d’exclusion. Ces situations requièrent l’application des remèdes importants proposés dans notre programme politique, dans notre projet de société pour la Mauritanie de demain.
Donc sur la question de la forme de la démocratie nous sommes en train de normaliser nos relations avec le pouvoir et ses rapports toutes les autres communautés politiques et des droits de l’homme qui étaient en conflit avec le régime précédent et dont les droits d’existence étaient mis en cause , de même que leur sécurité.


LR : Tout récemment certains milieux politiques ont prêté au Président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani une offre de dialogue social au lieu d’un dialogue politique. Si oui, pensez vous que le jeu en vaut la chandelle ?

BDA : Ecoutez, une voix autorisée du pouvoir du président Mohamed Ahmed Cheikh El Ghazouani a récusé ce terme de dialogue social en se défendant que le régime en est l’instigateur de cette formule. Néanmoins le président avait évoqué avec nous un dialogue par thématique, une concertation thématique plutôt. Il récuse le mot dialogue … Pour notre part , on n’y voit pas d’inconvénients dès lors que toutes les thématiques importantes et déterminantes soient inclues telle que la thématique de l’unité nationale, à savoir l’esclavage et ses séquelles, la cohabitation et le passif humanitaire y compris la question des déportations, les disparitions forcées, les expropriations des biens notamment terriens …
On peut néanmoins escompter de manière imminente selon les échanges que j’ai eus avec les hautes autorités politiques du pays qu’il y aura une proposition de dialogue et de concertation par thématique qui inclut non seulement la gouvernance démocratique : c’est a dire le recensement, la liste électorale , le code électoral, le découpage électoral , la commission électorale nationale indépendante etc… Mais aussi une autre thématique qui concerne l’unité nationale, la question des passifs et actifs lourds, constitués des disparations forcées , des déportations , des expropriations des terres, de la problématiques des langues etc, il y aura aussi des thématiques sur l’indépendance de la justice, sur l’environnement, l’écologie , les industries extractives , les richesses du pays , l’extraction et la distribution des richesses . Bientôt de manière très imminente, dis- je, dans moins d’une semaine il y aura le déclenchement d’une proposition en ce sens.

LR : Combien de fois aviez été reçu par le président de la République depuis son arrivée au pouvoir et sur quoi ont porté vos discutions ?


BDA : J’ai été reçu trois fois par le président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani. La première fois après son installation, deux ou trois mois après son investiture je me rappelle bien avoir fait une conférence de presse pour rendre compte aux médias. Mais après cette rencontre, (le chat échaudé craint le froid), j’ai cru déceler la continuité de la même gouvernance arbitraire exclusionniste raciste, sectariste anti-droit de « l’hommiste » et anti-démocratique. C’est pourquoi les 17 et 18 février 2020 à Genève lorsque je recevais le prix du courage de la conférence de Genève sur les droits de l’homme et la démocratie, j’ai attaqué de manière acerbe le pouvoir et son développement à mes yeux qui représentaient un redéploiement du racisme d’Etat qui se conjuguent avec l’apartheid. Après cette véhémente sortie qui vient du cœur, sans calcul, le contact a été renoué entre le Président de la République et moi. On s’est beaucoup expliqué et le Président m’a démontré qu’il veut faire des pas en avant concernant la déconstruction de l’arbitraire dans le domaine démocratique. Evidemment, ma principale revendication n’est pas que le président Ghazouani substitue mon projet de société au sien. Loin s’en faut ! Ma revendication majeure est que la compétition démocratique entre nous et eux , entre nous en tant qu’opposition de principe , opposition de programme à ce pouvoir soit garantie pour que nous ayons aussi des partis et des organisations reconnues qui peuvent competir légalement, mais aussi que les institutions d’arbitrage de la démocratie soient revues et refondées comme le recensement des populations, le recensement électoral, le code électoral, la CENI, le conseil constitutionnel le découpage électoral … Si on obtient à refonder tous ces paliers sur lesquels se greffe l’arbitraire démocratique, si on réussit à lessiver tous ces niveaux de la chaine de l’arbitrage démocratique, pour en faire de véritables institutions d’arbitrage, personnellement, je pense que dans une compétition légale et démocratique, nous allons gagné et nous allons prendre le pouvoir de manière démocratique par les urnes. Donc c’est sur ces points que nous nous sommes focalisés dans nos échanges et nos négociations avec le pouvoir au lieu de se focaliser sur les questions des programmes politiques des uns ou des autres. De toutes les façons notre programme et le leur sont opposés et sommes sûrs que le notre aura la victoire si on fait une compétition sur un terrain de neutralité démocratique ouvert. En prenant l’exemple de Mandela qui a exigé du pouvoir de l’Apartheid d’accepter d’introduire un principe majeur :« un homme une voix », l’ANC balaya le pouvoir ségrégationniste sans coup férir.


LR : Tout dernièrement vous avez qualifié de non événement la dissidence d’un groupe au sein de votre mouvement pourquoi une telle qualification ?


BDA : En vérité ça ne constitue pas un événement au sein de IRA parce que vous pouvez bien vous rappeler en tant que journaliste que le premier président du parti Rag a fait défection avec son secrétaire général en 2014. Est- ce que cela a diminué les forces d’IRA dans les compétitions démocratiques qui ont suivi ?
Plusieurs présidents , vice –présidents de IRA, dans l’histoire militante de notre mouvement, ont fait défection et ont apporté de l’eau au moulin de Aziz dans les temps forts de sa compétition avec nous, de son acharnement contre nous. Vous pouvez les compter ils sont plus de 4 ou 5. Est ce que ça a diminué la force de IRA? son rayonnement à l’intérieur et à l’extérieur ? où jusqu’ en 2020 chaque année IRA récolte un ou deux grands prix internationaux! et en 2019 la mouvance IRA/RAG a battu toutes les coalitions des partis dans la consultation électorale présidentielle . Imaginez vous le parti Tawassoul, un parti d’envergure au parlement avec toute son audience nationale et internationale. Vous savez que le candidat du partit RAG et de IRA ont battu à plate couture tous les candidats des différentes coalitions de l’opposition et mis en échec le candidat du pouvoir!!! Des coalitions qui sont soutenues par les plus grands argentiers du pays, par tous les mouvements de gauche, les mouvements identitaires ou de revendications citoyennes comme, Elhor, Flam, Touche-Pas-Ma-Nationnalite, le Manifeste Hratin, les grands partis politiques historiques: Rfd, Ufp, App, Ajd-Mr, toutes ces grandes coalitions ont été dépassées et parfois de très loin par la force charismatique, populaire et organisationnelle de Ira-Rag! Donc il est ridicule que nous nous attardions à répondre à de petites manigances insignifiantes d’un argentier ivre de de soif du pouvoir et de maladresses juvéniles mortelles. Est ce que les tâtonnements amateurs de Bouamatou peuvent constituer un événement plus que les coups fourrés de son cousin Aziz ?quand les départs de IRA se comptent par dizaines, de grands dirigeants ? C’est moins et plus maigre que du déjà vu , c’est un non événement.

LR : Aujourd’hui est-ce vous pensez que la bipolarisation politique, c’est-à-dire le pouvoir contre l’opposition, l’opposition contre le pouvoir, s’est effritée depuis l’arrivée du président Ghazouani ?

BDA : Moi je considère que c’est une veillée d’arme. Je pense qu’il y a partis d’opposition et partis d’opposition donc les oppositions ne sont pas les mêmes; Il y a des partis qui étaient d’opposition mais opposition par rapport à quoi ? Beaucoup de partis d’oppositions ne sont pas des ’oppositions de programme politique. J’avais toujours dit que la majeure parti des formations d’opposition sont des cousins germains du parti au pouvoir parce que leur opposition est une opposition dans le système mais ce n’est pas une opposition contre et en dehors du système. Nous et peut être un autre courant, nous sommes une opposition contre le système et en dehors du système. Mais la majorité des partis d’opposition épousent les mêmes principes, les mêmes dogmes que le système. Par exemple cette opposition qui n’est pas contre l’esclavage, qui ne sent pas qu’il y a du racisme en Mauritanie, une opposition qui s’émeut de l’incinération des livres comme s’en émeut le pouvoir. Une opposition qui considère le discours anti-esclavagiste et le discours anti-raciste comme un appel a la guerre comme un appel au racisme comme de l’extrémisme gratuit. Donc cette dernière opposition qui est cousine germine du pouvoir elle s’est effritée bien sûr parce qu’elle ne dira pas mieux que ce que dira Ould Gazouwani et les gens qui sont avec lui. C’est pourquoi elle n’est plus une opposition. Mais notre opposition à nous et l’opposition de notre courant sont des oppositions de principe, d’idées, de programme, de vision opposés au pouvoir en place. Je considère que nous sommes dans une veillée d’armes, dans une période de concertation et d’accord sur les questions de la démocratie et de la forme de la démocratie. Nous nous concertons avec le pouvoir, sur les outils l’arbitrage démocratique. Mais quand on revient aux questions de fond, il y aura une confrontation politique entre nous et le pouvoir en place, parce que nous sommes pas d’accord sur les questions de fond .

LR : Vous pensez qu’aujourd’hui comme vous venez de le dire le pouvoir ne s’est pas encore réellement attaqué a ces questions de fond l’esclavage, avec tout l’arsenal juridique qui est mis en place , le racisme , les inégalités dans l’emploi , les disparités sociales ….toutes ces questions demeurent entières ?

BDA : Toutes ces questions de fond comme la question de l’esclavage et de ses séquelles, la question du racisme et du passif humanitaire, la question des disparités sociales, la question de l’injustice sociale, la question de l’exclusion économique, l’exclusion de l’emploi. Ces questions restent en l’Etat sauf de légères avancées dans la question de l’emploi des jeunes déshérités qui commencent à bouger. D’ailleurs avec nos incessantes demandes et propositions et nos incessants appels et tentatives d’avancer. Sur ce point, il y a de légères avancée sur la question de l’emploi des jeunes des communautés exclues mais toutes les autres grandes questions restent en l’Etat .Je pense que le pouvoir ne s’est pas encore attaqué à ça et je doute que le pouvoir va exceller dans le règlement de ces questions. Mais le fait d’ouvrir le champ de la compétition démocratique nous permettra de prendre le pouvoir et de les régler.


LR : une certaines opinion dit que ces derniers temps vous n’êtes pas trop loquace vous ne parlez pas beaucoup, vous ne voyagez pas beaucoup, qu’en est-il ?

BDA : C’est vrai que je ne voyage pas beaucoup notamment à cause du covid 19 et la difficulté des déplacements des voyages internationaux, la fermeture des aéroports internationaux. Mais ce qui est en jeu maintenant est une situation qui requiert de l’avancement sur le chantier de la reconstruction de la confiance entre les partis, entre les différents segments politiques du pays qu’ils soient celui du pouvoir ou celui de l’opposition et je pense qu’à notre niveau, nous sommes en perpétuelles échanges et discussions avec les autorités du pays. Donc nous devrions être ici dans le pays pour suivre et pour pousser les choses à l’avant par notre présence, par nos interventions par les discussions que nous animions avec les autres, Euh, je pense aussi que cette période est une période d’expérimentation d’une autre posture qui n’est pas la posture de confrontation systématique avec le pouvoir pendant la décennie passée. IRA et RAG et nous-mêmes, avons excellé dans la confrontation systématique avec le pouvoir jusqu’a ce que les mauvaises langues disaient : « les gens de IRA ne peuvent être utiles que dans le domaine de la confrontation. » Dans le cadre de l’apaisement ils n’ont pas d’idées ils sont limités. Des mauvaises langues, c’est- à- dire toutes ces personnes qui sont en échec toujours dans leur vie et qui sont incapables de créer eux- mêmes autour d’eux une existence politique , une existence publique réelle et qui s’adonnent aux ragots et aux médisances, aux critiques, ils ont déjà avancé a plusieurs reprises cette critique. Et Bien, nous, nous sommes capables de bien vivre et de bien tiré notre épingle du jeu dans toutes les postures que ce soit dans la posture de la confrontation parce que nous somme courageux, nous sommes déterminés et nous sommes animés de l’esprit de sacrifice nécessaire. Nous pouvons aussi tirer notre épingle du jeu dans les situations d’apaisement et de dialogue, parce que nous sommes intelligents parce que nous sommes subtiles, nous avons les idées, l’esprit de création et l’esprit de proposition.


LR : Autrement c’est un changement de stratégie ?


BDA : C’est un changement de stratégie face aux stratégies du pouvoir. Nous ne pouvons pas rester dans le carreau, le pouvoir ne peut pas être subtil et élégant devant une opinion publique nationale et internationale, et nous, nous restons, et nous démontrons notre idiotie et notre manque de créativité ! Il faut à chaque situation, sa réponse qui lui est conforme.

LR : Si vous avez à comparer Ghazouani et Aziz, quels sont les critères sur lesquels vous allez vous fonder pour établir cette comparaison ?

BDA : Je pense que Aziz était un dictateur il ne donne le pouvoir ni a la police ni aux juges ni aux ministres ni aux directeurs des sociétés d’Etat, il intervenait dans tout, décidait de tout à tous les échelons ; je pense que Ghazouani est tout a fait le contraire. Il laisse à tout un chacun dans chaque secteur, qu’il soit ministre ou autre fonctionnaire, il leurs laisse la liberté de gérer, de décider et d’agir. Et c’est la une différence fondamentale. L’autre différence est qu’Aziz utilisait dans sa gestion quotidienne le principe que celui qui n’est pas soumis à moi est contre moi et je suis contre lui ; je vais le charger et l’enfoncer. C’est pourquoi Aziz passait tout son temps à charger tout le monde, à mettre les bâtons dans les roues pour tout le monde. Il se créait des ennemis partout ; il ne peut pas souffrir qu’il a un adversaire et que cet adversaire n’est pas un ennemi. Aziz ne peut pas souffrir ça, il ne peut pas supporter ça. Contrairement à Aziz, Ghazouani pense que ses adversaires ne sont pas ses ennemis. Il pense que ses adversaires politiques n’ont aucun problème personnel contre lui et il n’a aucun problème personnel contre eux, Il n’a pas à se venger d’eux…


• Propos récueillis par Hawa Oumar Dém et CTD

©️ Crédit source: Post FB du député BDA – 27/02/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1156992874745260&id=100013036740236