● La Présidence de la République annonce la formation du nouveau gouvernement [AMI]

Le ministre secrétaire général de la Présidence, M. Moulay Ould Mohamed Laghdaf, a annoncé, dans la nuit de lundi à mardi, au cours d’un point de presse à la Présidence, la formation du nouveau Gouvernement.
Ce cabinet reflète la priorité accordée par le Président de la République à la jeunesse, à la formation professionnelle, à l’éducation et au développement local, selon le communiqué que voici :

« Suite à l’élection de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, pour un nouveau mandat, et à la démission subséquente du gouvernement conformément aux exigences de la Constitution, Son Excellence a nommé Mokhtar Ould Diay comme Premier ministre et l’a chargé de former un gouvernement intégré et harmonieux, dont les membres se distinguent par leur compétence, leur expérience et leur expertise, pour mettre en œuvre toutes les dispositions de son programme électoral, qui a été approuvé par la majorité du peuple mauritanien.
La composition du gouvernement reflète la priorité accordée par le Président de la République à la jeunesse, à la formation professionnelle, à l’éducation et au développement local et traduit, dans sa structure, un souci évident de fluidité et d’efficacité du travail gouvernemental, y compris l’élargissement des mandats des secteurs, la fusion d’autres et la création de nouveaux départements, comme l’exige la mise en œuvre harmonieuse et efficace du programme électoral de Son Excellence le Président de la République.
Son Excellence a nommé, sur proposition du Premier ministre, Messieurs et Mesdames dont les noms suivent :

● Ministre chargé du secrétariat général du gouvernement : Lam Al-Housseinou

● Ministre de la jeunesse, des sports et de la fonction publique : Mohamed Abdallahi Louly
● Ministre de la formation professionnelle, de l’artisanat et des métiers : Maalainine Ould Eyih

● Ministre de la justice : Mohamed Mahmoud Boya

● Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur Mohamed Salem Merzoug

● Ministre de la défense et des affaires des retraités et des fils de martyrs : Hanana Ould Sidi

● Ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local : Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine

● Ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel : Sidi Yahya Cheikhna Lemrabott

● Ministre de l’économie et des finances : Sid’Ahmed Bouh

● Ministre de l’éducation et de la réforme de l’enseignement : Houda Babah

● Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Yacoub Moine

● Ministre de la Santé : Abdallahi Wedih

● Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Mohamed Ould Soueidatt

● Ministre de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration : Ahmed Salem Ebode

● Ministre de l’énergie et du pétrole : Mohamed Ould Khaled

● Ministre des Mines et de l’Industrie : Thiam Tidjani.

● Ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires : Fadhili Sidaty

● Ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire : Momme Beibate

● Ministre de l’élevage : Mokhtar Gaguih

● Ministre des domaines, des biens de l’Etat et de la réforme foncière : Mokhtar Ahmed Bousseif

● Ministre du commerce et du tourisme : Zeinebou Mint Ahmednah

● Ministre de la réforme foncière, de l’habitat et de l’urbanisme : Niang Mamadou

● Ministre de l’équipement et des transports : Ely El Veirik

● Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement : Amal Mouloud

● Ministre de la culture, des arts, de la communication et des relations avec le Parlement : Houssein Ould Medou

● Ministre de l’enfance et de la famille : Safiha Ntahah

● Ministre de l’environnement et du développement durable : Massouda Baham

● Ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, de la promotion de la décentralisation et du développement local, chargé de la décentralisation et du développement local : Yacoub Salem Vall

● Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget : Ankimour Kodero Harouna.

Source ami.mr https://ami.mr/fr/archives/251397

● L’échec patent du système éducatif mauritanien : Un appel à la responsabilité

Le Quotidien de Nouakchott – Ce mois de juillet 2024, les résultats du baccalauréat pour la session normale ont été publiés. Le nombre total de candidats admis au premier tour est de 10 422, avec un taux de réussite de 23,7%.

Malgré une légère amélioration, ce chiffre reste extrêmement bas comparé aux standards internationaux et régionaux, et met en lumière les failles profondes du système éducatif mauritanien.

En Mauritanie, comme dans ses pays voisins, les épreuves du baccalauréat se déroulent en juin. Cet examen est crucial car il représente souvent la seule porte de sortie vers une vie meilleure pour de nombreux jeunes Mauritaniens.

Près de 80% des candidats fréquentent l’enseignement public gratuit, soulignant ainsi le manque de moyens financiers des familles pour offrir une éducation de meilleure qualité à leurs enfants.

Pourtant, malgré l’importance de cet examen, les résultats sont désespérément bas, oscillant entre un maigre 8% en 2017 et un record de 44% en 2008.

Une succession de réformes incohérentes

L’histoire récente de l’éducation mauritanienne est marquée par une série de réformes successives et mal étudiées, conduisant à une incohérence totale du système. Les États généraux de l’éducation et le Haut Conseil n’ont apporté aucune solution tangible.

Au lieu de cela, nous avons assisté à des changements fréquents et désordonnés des politiques éducatives, souvent impulsés par des ministres successifs, chacun cherchant à imposer sa vision sans considération pour la continuité et la stabilité nécessaires à une véritable réforme.

Depuis les années 1980, de nombreux ministres ont défilé, chacun promettant des réformes et des améliorations qui n’ont jamais vu le jour. Parmi eux :

– Hasni Ould Didi et Louleid Ould Weddad dans les années 1980 à 2000.

– 2007-2009 : Nebghouha Mint Haba âge d’or du Ministère qui a connu une réorganisation de fond en comble de son fonctionnement.

– 2009-2009 : Ahmed Ould Bah, dont la gestion n’a laissé aucune trace marquante.

– 2009-2010 : Ahmedou Ould Eddi Ould Mohamed Radhi (Éducation de Base) et Ahmed Ould Bahiya (Éducation Secondaire et Supérieure), qui ont supervisé une période de stagnation.

– 2010-2013 : Ahmed Ould Bahiya, en tant que Ministre d’État de l’Éducation Nationale, sans réformes concrètes.

– 2011-2013 : Hamed Hamouni et Dia Mokhtar Malal, qui ont continué sur une voie de médiocrité.

-2013-2014 : Ba Ousmane, Omar Ould Ma’atalal, et Isselkou Ould Izidbih, qui n’ont pas réussi à améliorer significativement le système.

– 2014-2018 : Ba Ousmane et Sidi Ould Salem, qui ont présidé une période de régression.

– 2016-2018 : Iselkou Ould Sidi El Mokhtar, qui a prolongé l’inefficacité.

– 2018-2019 : Naha Mint Hamdi Ould Maknas, sans nouvel élan pour l’éducation.

– 2019-présent : Makfoubla Mint Berdid, Brahim Vall Ould Mohamed Lemine, Mohamed Melaïnine Ould Eyih (2020-2022), et Moctar Ould Dahi (2023-2024), tous incapables d’inverser la tendance.

Un avenir incertain

Le tableau est sombre : une succession de ministres inefficaces, un taux de réussite au baccalauréat désastreux, et une jeunesse désillusionnée.

La cohorte de jeunes laissés sur le bord de la route est une bombe à retardement pour la stabilité de notre nation. Il est impératif que des mesures urgentes et radicales soient prises pour restructurer et revitaliser notre système éducatif. L’avenir de notre pays en dépend.

Les ministres de l’éducation doivent être tenus responsables de cet échec. Il est temps pour eux de répondre de leurs actions. Nous ne pouvons plus accepter la médiocrité comme norme. L’éducation est la pierre angulaire du développement et de la stabilité de toute nation. En tant que tel, il est crucial de la traiter avec la gravité et le sérieux qu’elle mérite.

Une lueur d’espoir

Malgré les résultats déplorables, les candidats au baccalauréat continuent de se battre. Ils sont des milliers à passer des nuits blanches et à se lever à l’aube pour étudier, dans l’espoir de décrocher ce diplôme synonyme d’opportunités futures. Ce dévouement mérite un système éducatif à la hauteur de leurs efforts.

Pour que ces jeunes puissent réaliser leurs rêves, il est crucial de revoir les fondements mêmes de notre système éducatif, de mettre en place des réformes réfléchies et durables, et de garantir une éducation de qualité pour tous. Seul un engagement sincère et concerté pourra transformer le paysage éducatif de la Mauritanie et offrir un avenir meilleur à sa jeunesse.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=776506

● Le décryptage d’une semaine d’actualité en Mauritanie | Par le journaliste Seyré SIDIBE.

Moctar Ould Ndiay, nommé premier ministre au sortir du scrutin du 29 juillet, à l’entame du second mandat de Ould Ghazouani. Ce choix est une contradiction avec le réquisitoire, du président Ould Ghazouani contre la corruption dans son discours d’investiture. 

Le second mandat qui commence sera un remake du premier. Aucun changement n’est envisageable, si l’on continue de reconduire les mêmes personnes. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Ould Ndiay même blanchi faisait partie du banc des présumés accusés du dossier azizien de la décennie, dont le dénouement a surpris plus d’un observateur : une grosse tempête dans un verre d’eau.

On attend, sans suspens, la composition du nouveau gouvernement, les mêmes visages reviendront. Les mêmes quotas, les mêmes logiques et schémas détermineront les castings (arguments de recrutement) : tribalisme, communautarisme voire racisme, féodalisme, prééminence et maitrise de la langue Arabe.

Et enfin, la compétence sera le parent pauvre du mode de recrutement. Curieusement, dans quelques mois, quelques années, on se plaindra du manque de résultats …

Ce que nous sommes, est plus fort que ce que nous voulons être

Si l’on a le loisir de choisir sa diplomatie, de s’afficher avec qui l’on veut, de créer une filiation génétique taillée sur mesure voire factice, on finit toujours par être rattrapé par une réalité plus que têtue, son voisinage. Les États subissent « la loi de la proximité », la géopolitique imposée par leurs frontières. 

Quand on regarde le profil des invités venus honorer, la Mauritanie à l’occasion de l’investiture du président Ould Ghazouani pour un second mandat, on peut y entrevoir sans être brillant analyste politique, le substrat (l’ADN) de notre identité en tant que nation, imposée par notre environnement naturel, identité à laquelle est venue se greffer une autre. Cette dernière ne gêne personne, elle est au contraire source d’enrichissement, tant qu’elle n’entre pas en conflit contre la première pour la liquider.

Cette alchimie dosage, de cette double attraction identitaire, exercice auquel tous les pouvoirs ont échoué faute de volonté réelle est la cause première de l’échec jour après jour du projet Etat-nation souhaité par les participants du Congrès d’Aleg (mai1958).

Finalement, notre environnement naturel que nous valorisons peu s’est imposé.  Au moins les quatre (4) chefs d’Etats du continent ont répondu à l’invitation de la Mauritanie : le président de Guinée-Bissau, le président sénégalais, les présidents de la Gambie et du Tchad. Les autres, pour certains juste à nos frontières se sont contentés de nous envoyer des personnages secondaires, une manière de nous exprimer, le degré de considération qu’ils nourrissent pour nous. Ce que nous valons pour eux. Le message a le mérite d’être clair mais comme toujours, on ne veut rien entendre.

La promesse réitérée de Ould Ghazouani, renouvelée à la jeunesse

» Oui, ce sera un mandat de la jeunesse, parce que la jeunesse est l’espoir de notre nation, sa force, son présent et son avenir, et il n’y a pas d’espoir pour une nation qui ignore sa jeunesse, laissant ses énergies hors des voies de l’éducation, de la formation, de l’intégration et de la participation ». Trop de slogans sans effets. 

La jeunesse a perdu tout espoir à cause de la corruption, du népotisme, du clientélisme et la persistance des pratiques néfastes héritées, qui créent deux jeunesses aux destins séparées. Une première, minoritaire bien née et qui a tous les arguments pour assurer la relève, alors que la seconde est déshéritée, désavantagée et végète pour lutter, échapper à un ordre implacable imposé par une accumulation d’injustices et de discriminations. Or, dans le cadre des politiques visant à promouvoir la jeunesse, c’est encore la jeunesse choyée et sortie de la cuisse de la bourgeoisie qui en profite au détriment de critères objectifs et transparents.

L’émoi d’un « peuple » contre l’assassinat d’Ismael Haniyeh

L’assassinat du leader du Hamas a montré jusqu’où la Mauritanie est un pays traversé par des antagonismes hardis qui ont eu raison de son éclosion en tant qu’Etat-nation.

En effet, contrairement aux autres pays, en Mauritanie, on a l’impression de voir deux peuples sur un même territoire, unis par l’islam (Sunnite Malekite) mais s’appuyant sur des références différentes.  Deux peuples qui ont des logiques, des logiciels, des héros, des martyrs antagonistes.

Alors que l’autre peuple rend hommage de manière ostentatoire au chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, tué à Téhéran, mercredi, 31 juillet 2024, l’autre peuple rend hommage aux victimes de Kaédi à la suite de contestation post-électorale, consécutive à la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 29 juin dernier. Celles-là, n’ont bénéficié d’aucune commisération de l’Etat et de son peuple. Un peuple qui ne célèbre pas les mêmes héros, les mêmes victoires, et qui ne pleure pas les mêmes échecs.

In fine, deux peuples aux grilles de lecture diamétralement opposées, partagent le même espace sans projet de développement commun et viable pour tous. Si bien que le martyr de l’un est un imposteur, un lâche, un bourreau, un criminel, un minable pour l’autre. Les référentiels sont dans une logique qui rappelle celles des droites parallèles distinctes.

Quelle complexité inventée, entretenue et nourrie durant des années par tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis l’indépendance.  Ils sont tous complice et coupable. Chacun a contribué d’une manière ou d’une autre à diviser, à séparer en créant la haine et la zizanie entre les mauritaniens sur la base de la langue, la tribu et la race etc.

La Mauritanie est donc malade dans sa chair, dans son être. Un malaise provoqué par ses dirigeants au lendemain de l’indépendance, en optant pour des choix politiques divisionnistes et hégémoniques, visant à tuer, effacer une partie de la double identité du pays au profit de celle qui plait à l’élite dirigeante dans son projet assimilationniste voire colonisateur.

Malheur à ceux qui ont initié ce projet néfaste qui a fini par compromettre l’unité nationale et le vivre- ensemble en Mauritanie. 

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/le-decryptage-dune-semaine-dactualite-en-mauritanie/?fbclid=IwY2xjawEdi39leHRuA2FlbQIxMQABHWAhJnmU2F7XQEE36x7qSs6Cc59j4_R7aaMgEKa-e_cNB5U_e3ET8JDr6g_aem_SGeV3ppNE38U2wdCR0tVdA

● LA PRÉSIDENTIELLE  2024 | Vision sur notre communauté mauritanienne. Par Cissé-Ibrahima Diallo

Dans le monde actuel, l’unité d’un peuple est souvent mise à mal par des considérations partisanes et égocentriques. Pourtant, l’unité est essentielle pour le progrès et la stabilité d’une société. Malheureusement, certains individus s’acharnent sur leur seul leader charismatique capable de rassembler et de guider. Ceux-ci seraient motivés par la jalousie et la haine gratuite. Cette situation est d’autant plus révoltante que les intellectuels de ce peuple, qui pourraient jouer un rôle crucial, semblent paralysés par la procrastination et la pusillanimité.

Nous préférons malheureusement ériger des obstacles à l’unité par des considérations partisanes et égocentriques. Le plus souvent, les intérêts personnels et partisans prennent le pas sur le bien commun, même lorsqu’il s’agit de s’unir pour défendre des causes justes ! Il est regrettable que ces partis politiques et individus poursuivent des objectifs qui servent leurs propres ambitions plutôt que le bien-être collectif. Ce comportement individualiste empêche l’émergence d’une vision unifiée et partagée par l’ensemble de la communauté. Le tribalisme exacerbe encore ces divisions, chaque groupe cherchant à promouvoir ses propres intérêts aux dépens des autres, entraînant ainsi une fragmentation de notre société.

Dans une lutte, il arrive parfois que l’on cède, pas forcément de manière délibérée, à la jalousie et à la haine : le leader charismatique, souvent perçu comme une menace par ceux qui ne partagent pas sa vision ou qui envient sa popularité, devient la cible d’attaques injustifiées. Ces critiques, motivées par la jalousie et la haine gratuite, sapent sa capacité à rassembler et à inspirer le peuple. Plutôt que de reconnaître les efforts de ce leader pour unir et améliorer les diverses composantes de la société, certains préfèrent le dénigrer, ralentissant ainsi les progrès.

Pourtant, nous sommes tous d’accord sur l’importance d’un leader charismatique, car ce dernier joue un rôle crucial dans la promotion de l’unité. Grâce à sa vision, son charisme et sa capacité à mobiliser, il peut surmonter les divisions et encourager la coopération entre différentes franges de la communauté. Ce leader est souvent le seul à pouvoir inspirer confiance et espoir en l’avenir, et à promouvoir des initiatives bénéfiques pour tous.

Malgré ses efforts, ce leader fait face à une opposition persistante. Les attaques injustes et l’acharnement dont il est victime limitent son impact positif. Cette situation empêche la mise en œuvre de réformes nécessaires et freine la mobilisation collective indispensable pour surmonter les défis sociaux.

Le silence lourd de la plupart de nos intellectuels face à des événements aussi importants qu’une élection présidentielle est préoccupant. S’agirait-il d’un effet de procrastination, de pusillanimité, etc. ? Nos intellectuels, qui possèdent les compétences et la vision nécessaires pour analyser et résoudre les problèmes de notre société, semblent souvent paralysés par la procrastination ou un manque de courage. Leur inaction contribue à la stagnation de la société, car ils n’utilisent pas leur influence pour plaider en faveur du changement et de l’unité auxquels le peuple aspire.

Néanmoins, nous sommes sûrs du potentiel de nos intellectuels. Malgré leur inaction, ils jouissent d’un potentiel énorme pour mobiliser les citoyens. En prenant position et en utilisant leurs connaissances pour promouvoir le dialogue et la compréhension, ils peuvent jouer un rôle clé dans l’unité de nos citoyens, dont la plupart souffrent de l’analphabétisme. Pour cela, il est essentiel qu’ils surmontent leur pusillanimité et assument leur responsabilité sociale.

Enfin, l’urgence de surmonter les divisions pour le bien collectif est plus pressante que jamais. En soutenant le ou les leaders charismatiques et en incitant les intellectuels à s’engager activement, nos citoyens peuvent espérer atteindre l’unité et le progrès. Si ces obstacles sont surmontés, l’avenir peut être prometteur, riche en possibilités de développement et de prospérité pour tous.

C’est mon humble avis.

● Par Cissé-Ibrahima DIALLO

● La loi d’amnistie de 93, l’épine oubliée | Par Bocar Oumar BA.

L’opposition antisystème, comme il convient de le dire maintenant pour signifier les militants politiques qui sont pour un changement structurel de la Mauritanie, si elle est réellement attachée à son idéal d’une Mauritanie où règne la justice, ne peut continuer à négliger, voire ignorer l’épine sur son chemin que constitue la honteuse loi d’amnistie de 1993. Dans une livraison récente, je disais que la lutte pour l’abrogation de cette loi doit être la focale pour tout combat pour la justice dans notre pays.

Comment peut-on continuer à penser qu’une lutte sincère contre l’injustice soit possible dans un pays, sans que ne soit décrétée comme absolument prioritaire, l’abrogation d’une loi encore en vigueur faite justement pour protéger des criminels et narguer les victimes ? Imaginez une seule seconde qu’il subsiste encore dans nos textes une loi qui protège officiellement les maitres d’esclaves, les voleurs, les violeurs, etc. Je vois déjà le sourire de ceux qui s’empressent de me faire remarquer que si la loi ne les protège pas, la pratique le fait. Certes ! Mais l’édification d’une loi n’a pas la même valeur symbolique qu’une pratique qui vise justement à contourner une loi. Quand une assemblée vote une loi pour protéger des criminels là où même dans ses rêves les plus fous elle ne s’autoriserait pas à en voter une pour protéger des voleurs, quand bien même de fait l’état les protège par des pratiques connues de tous, ça dit quand même quelque chose sur le plan symbolique. Quand on sait que la plupart des personnes qui bénéficient de cette amnistie font partie de l’oligarchie arabe de ce pays, et que les victimes des atrocités ainsi niées sont toutes issues de la communauté négro-africaine déjà sous le joug du racisme d’état, la fracture nationale causée par les tenants du système apparait dans toute sa splendeur.

Que les tenants du système et ceux qui les applaudissent au quotidien n’aient pas intérêt à ce que la loi d’amnistie de 1993 ne soit pas dans la centralité du débat public, je le comprends aisément. Mais que ceux qui prétendent se battre pour la justice ne fassent pas de l’abrogation de cette loi le symbole même de leur lutte, j’en comprends moins la logique. Si ce n’est qu’il est facile de mesurer le cafouillis qui caractérise ce qu’on appelle « opposition », qui permet de masquer bien des lignes de fractures idéologiques pourtant essentielles pour mener de manière cohérente le seul combat qui vaille en Mauritanie : celui de faire nation. Le dialogue de l’opposition que nous avons appelé de nos vœux à l’Ajd-mr, sans y mettre, je l’admets, l’énergie que j’espérais, gagnerait pourtant à se tenir pour clarifier les logiques d’alliances qui, pour moi, doivent reposer d’abord sur une commune vision de la construction nationale, bien avant les logiques de stratégies électorales. Et dans cette démarche, le combat pour l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 et l’article 6 de la constitution officialisant la seule langue arabe sont des curseurs incontournables de cette mesure.

Quelle Mauritanie voulons-nous ? Celle qui fait le choix de piétiner des victimes parce qu’elles sont noires et de protéger des criminels, voire les promouvoir, parce qu’ils sont arabes ? Celle qui élève la langue d’une seule communauté nationale au statut de langue officielle et abandonne en rase-campagne les autres langues nationales, accentuant ainsi la discrimination que vivent déjà leurs locuteurs ? Ou voulons-nous une Mauritanie plus juste envers tous ses enfants, leur donnant le même accès à la justice et à la protection de la puissance publique ? Nous pourrions établir ainsi une série de thèmes et de critères pour voir qui de l’opposition est d’accord avec quoi, aussi au regard des textes et déclarations traditionnelles des partis concernés.

S’abandonner à une lutte essentiellement basée sur des slogans désormais plus répétés par habitus que par conviction est la meilleure façon de la banaliser. Les sud-africains ont fait de la libération de Mandela un symbole de lutte n’ont pas qu’ils perdaient de vue l’objectif final qui est celui d’abattre l’apartheid, mais parce qu’ils comprenaient qu’ils avaient tout intérêt à faire de Mandela un totem et un symbole. Free Mandela ! est un slogan bien plus facile à faire passer tout en sachant que la libération de Mandela ne laissera pas indemne le système d’apartheid.  De même, en Mauritanie, si nous arrivons à faire tomber le symbole que constitue la loi d’amnistie de 93, c’est l’idée même de l’impunité, base existentielle de l’injustice, que nous abattrions. Les tenants du système l’ont d’ailleurs parfaitement compris pour y tenir tant quel que soit le régime, ce depuis 31 ans…

Je suis d’ailleurs toujours étonné de l’étonnement des gens quant à la multiplication des meurtres d’innocents par le fait des forces de l’ordre. L’existence d’une loi protégeant des criminels dans le pays, est à elle seule la garantie de la répétition des faits du genre. Comment ne pas comprendre dès lors que ce qui prime c’est d’abattre cette fichue loi qui se moque des victimes et élève les criminels au statut d’intouchables ? 

Bocar Oumar BA

● Mauritanie | Nouakchott – 1 août 2024 | Le président Ghazouani rempile pour un second mandat.

Ce jour, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a été investi pour son second mandat présidentiel débutant demain 2 août 2024 marquant la fin du premier. Ex général issu de la très politisée institution militaire mauritanienne, l’actuel Raïs âgé de 67 ans a été réélu au premier tour lors du scrutin du 29 juin dernier avec 56,12%. Une réélection marquée par des gros remous post électoraux causant la mort de plusieurs jeunes manifestants dans la ville de Kaedi. Le leader antiesclavagiste Biram Dah Abeid, candidat de la Coalition Biram 2024 arrivé 2ème avec 22,10%, a contesté politiquement les résultats annoncés par la CENI et validés par le conseil constitutionnel sans pour autant une procédure juridique de suite devant ces organes officiels. À l’occasion de différentes sorties médiatiques et manifestations publiques, les membres de la Coalition baptisée Antisystème déclarent disposés à un dialogue sérieux avec les autorités pour régler les problématiques qui font l’objet des frictions graves et répétitives dans le pays selon leur constat. À cet effet, une communication reprenant les points clés sous forme d’une feuille de route propositionnelle au dialogue, a été publiée dans la presse il y a quelques jours.

1 août 2024

🖊KS pour le BLOG L’Écrit Osé

● Mauritanie : la justice, le chantier de toutes les priorités, depuis l’indépendance.

Rien n’est immuable. Tout est écoulement, tout change . Le plus puissant ne peut rester indéfiniment sur son petit nuage, regardant sans état d’âme, souvent les autres avec dédain et condescendance.

Le plus puissant peut du jour au lendemain tomber « en disgrâce », cherchant protection et défense .Telle est la condition humaine. Cette dynamique dont les manettes et l’horloge sont la propriété d’un être supérieur ( juste et parfait) rappelle à chacun et aux plus consciencieux que
la vie des hommes et de nos sociétés est précaire. Rien n’est éternel.
Tout est finitude. Tout est périssable au point que le philosophe s’est interrogé avec pertinence si vraiment, cette vie vaut la peine d’être vécue ?

Nous sommes tous faibles

A quelques heures de l’investiture du président Ould Ghazouani pour un second mandat, à l’issue de la présidentielle du 29 juin 2024, marquée par une crise post-électorale, tuée dans l’oeuf, emportant la vie d’au moins cinq jeunes à Kaedi, chacun mesure la force du pouvoir et sa capacité à faire accepter ou même imposer sa volonté.

Le président Ould Ghazouani est réélu, les morts sont morts pour rien. Il n’ y aura ni enquêtes ni coupables et encore moins un procès. On ne saura pas tout sur ces assassinats qui en rappellent d’autres.

La légitimité et la légalité, celui qui est porté au pouvoir dans nos États, peut s’en procurer à tout bout de champ, en actionnant plus d’un levier à sa disposition. La seule vérité qui vaille est celle du pouvoir, de celui qui est au pouvoir. Il devient l’incarnation de la loi et même l’esprit de la loi, la référence pour interpréter chaque mot, chaque paragraphe de la loi. Ce tableau quelque peu caricatural montre à merveille le malaise de notre système judiciaire.

Ould Abdel Aziz : rattrapé par sa propre justice

Sans vouloir, innocenter l’ancien président, Ould Abdel Aziz ou refaire son procès, qui n’a pas été choqué par la descendante aux enfers de l’homme ?

Un tout-puissant que même les mouches craignaient, réduit  » à quémander » un extrait d’acte de naissance, pendant deux semaines dans son projet ubuesque de candidature à la présidentielle, se plaignant ou pleurnichant auprès du président du Conseil Constitutionnel.

Cette image était bouleversante.
Peu importe comment, il est arrivé au pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz a eu l’opportunité de réformer, formater voire réinventer notre système judiciaire. Il n’ y a jamais pensé parce qu’il était « du bon côté », le côté des puissants et de l’impunité. Or, cette justice à deux grandes vitesse ne protège pas pour longtemps.
L’ancien président s’en était servi pour éliminer, écraser, envoyer en prison ou sur le chemin de l’exil certains opposants ou contradicteurs.

Le président Ould Ghazouani va-t-il oser libérer la justice du joug de l’exécutif ?

Le président Ould Ghazouani va être installé, ce 02 août 2024, pour un second mandat. Il est interpellé pour faire de la justice, le premier chantier de son dernier quinquennat.
Cela commence par la promotion de l’excellence, de l’éthique, de la vertu; en mettant courageusement fin aux nominations politiques, jusqu’ ici, seul critère pour accéder à de nombreux postes clés de la haute administration.
Les nominations à coloration purement politique ( par recommandation) créent un sentiment de redevabilité et d’allégeance vis-à-vis d’un vassal politique, qui tire toujours les ficelles.

Voilà le mécanisme par lequel se nourrissent jusqu’à satiété : clientélisme, népotisme, corruption etc. La politique ne doit pas se mêler de tout, et tout n’est pas politique dans une république. En effet, le politique et le technocrate n’ont pas les mêmes grilles de lecture. Si le premier ne peut se laver de tout opportunisme, de la démagogie, de la séduction sur fond de flagornerie, le second est intègre, une qualité que lui impose la science qui se veut universelle et tient un discours intelligible.
La politisation tous azimuts de nos institutions publiques est source de léthargie, de déroute et de faillite: la compétence est sacrifiée sur l’autel de la complaisance et de toutes sortes de logiques qui ne servent pas le mérite et la compétence.

S’il vous plait, épargnez , la haute administration, et tout ce qui a trait à la recherche scientifique, au monde universitaire, à l’expertise, à la justice, à la santé … de la politique politicienne.

Entourez-vous de politiques pour diriger mais pour gouverner, il faut donner plus de place aux technocrates et experts. Ceux-là vous diront que l’eau boue à cent degrés, que le prophète Mahomet PSL est musulman, que le fer est un métal …

Les hommes politiques, chez nous excellent dans le mensonge, la manipulation et la compromission.

La justice est l’alpha et l’oméga

Tous les maux de notre société se résument en une expression : le manque de justice.
Le racisme, l’esclavage, la féodalité, le tribalisme les discriminations de tous ordres, le népotisme, le clientélisme, la corruption, l’impunité, l’extrémisme, la haine et le même la violence dans une certaine mesure, la médiocrité, le manque de patriotisme, l’incivisme, les coups d’État militaire, constitutionnels, tous ces péchés sont la manifestation de l’absence de justice.
Cette crise de la justice, de notre justice commence par l’irrespect de nos propres lois par les autorités, comme elles étaient votées pour être appliquées exclusivement aux plus fragiles ou à certaines personnes.

La jungle est encore préférable à une société humaine où l’injustice règne en maître . En effet, les animaux s’affrontent de manière sauvage et grégaire, et cela loin de tout projet génocidaire et de stigmatisation. La force, comme loi est toujours valable et en toute circonstance au royaume des bêtes où il n’ y a ni médisance, ni manipulation, ni hypocrisie…

Chez les hommes, et particulièrement en Mauritanie, c’est notre hypocrisie qui a atteint des proportions inquiétantes. On vote des lois qu’ on applique jamais. On criminalise des pratiques qu’on soutient en silence.
On essaie même de justifier l’impie par la religion pour plaire au chef, par une interprétation tendancieuse du texte etc.

Ces écarts à la morale sociale et religieuse, aux lois de la république n’ont été possible qu’ en l’absence de justice . La justice doit être la boussole, et seulement la crainte de la justice qui peut canaliser notre façon de vivre, de parler et même notre rapport avec les autres, et même la chose publique.

La justice aurait permis d’assainir notre société, donner à chacun et à tous l’opportunité de se réaliser dans le respect de l’intérêt général. Même notre foi, notre pratique religieuse aurait beaucoup gagné si véritablement, la justice était une préoccupation de nos gouvernants.

Le président Ould Ghazouani a tout intérêt à ce que la justice soit indépendante. En effet, une justice politisée est comme un monstre qu’ on a nourri, élevé sachant qu’ il finira toujours par dévorer son maître.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/mauritanie-la-justice-le-chantier-de-toutes-les-priorites-depuis-lindependance/

● La phase expérimentale de l’enseignement des langues nationales démarre dès la rentrée scolaire 2024 (Ministre)

AMI – Des membres du gouvernement ont commenté, mardi, les résultats du conseil des ministres, qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.

Il s’agit du ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, porte-parole du gouvernement M. Nani Ould Chrougha, des Finances, M. Isselmou Ould Mohamed M’Bady, de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moctar Ould Dahi, de l’Environnement, Mme Lalya Aly Kamara.

Dans son mot introductif, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets, dont ceux relatifs à la simplification du système de rémunération des agents contractuels de l’État, l’introduction de l’enseignement en langues nationales à partir de l’année scolaire 2024 ou encore la protection de la réserve naturelle de la baie de l’étoile.

Il a ensuite invité les différents ministres à apporter davantage de précisions.

A sa suite, le ministre des Finances a présenté les points saillants du projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2023-057 du 15 mars 2023, relatif à la modification de certaines dispositions du décret n° 2016-082, portant sur l’harmonisation et la simplification du système de rémunération des fonctionnaires et agents contractuels de l’État, ainsi que ses établissements publics à caractère administratif.

Concrètement, le texte vise à mettre en œuvre la dernière tranche de l’augmentation des salaires au profit des professeurs des universités, des directeurs de recherche et des professeurs hospitalo-universitaires, a déclaré le ministre, soulignant que la première tranche date de 2022 et la troisième de l’année dernière.

Pour lui, ceci s’inscrit dans le cadre des réalisations du programme Taahoudaty du Président de la République. Le ministre a rappelé que ce dernier œuvre pour le développement du capital humain, d’où l’amélioration des conditions de travail des employés des secteurs de l’éducation nationale, de la santé, des affaires sociales et enfin de l’enseignement supérieur.

En réponse à une question, le ministre a déclaré que son département n’intervient pas dans la gestion des budgets des autres ministères. Ceux-ci sont autonomes à partir du moment où le budget qui leur est alloué couvre les dépenses prévues. Ensuite, il a noté que dans chaque département, des organes de surveillance existent et font leur travail.

De son côté, le ministre de l’Éducation nationale a exposé les grandes lignes du projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2023-058 du 20 mars 2023, instituant une Journée Nationale de l’École Républicaine. Ce lifting, a souligné le ministre, introduit le changement de la date de célébration de la Journée nationale de l’École républicaine. Initialement fixée au 30 octobre de chaque année, elle va désormais avoir lieu tous les 05 décembre.

D’après le ministre, cette modification va permettre aux équipes du ministère de bien préparer et mettre en œuvre la rentrée scolaire et célébrer, juste avant les premières vacances scolaire, ladite journée nationale. Il a aussi signalé que ce travail a été fait en concertation avec le bureau de l’union nationale des parents d’élèves, qui est à l’initiative de l’institution de la Journée nationale de l’École républicaine.

Par ailleurs, le ministre a annoncé que les préparatifs vont bon train pour l’introduction des langues nationales dans le système éducatif, à titre expérimental, à partir de la prochaine rentrée scolaire. Il a déclaré qu’il s’agit d’une exigence de la loi d’orientation du système éducatif national. Selon lui, toutes les dispositions ont été prises, pour que cela se déroule comme souhaité.

Ainsi, il a indiqué que 25 sites ont été identifiés pour l’expérimentation, dont 18 sont réservés aux locuteurs des langues nationales. De plus, des formateurs au niveau du centre en charge des langues nationales, a ajouté le ministre, relevant que dans les écoles normales d’instituteurs, des enseignants ont été préparés à cet effet.

En outre, le ministre a abordé la question de l’uniforme scolaire, qui sera obligatoire pour les 700 à 800 mille élèves qui s’inscriront au fondamental. D’après lui, les écoles publiques, privées, notamment celles qui enseignent un programme étranger sont concernées.

Afin de faciliter la mise en œuvre de cette mesure, le ministre a annoncé que les élèves dont les parents sont inscrits au registre social seront dotés gratuitement d’uniformes scolaires. Pour les autres, le marché sera approvisionné en quantité suffisante, par 4 entreprises ayant l’accord du ministère.

Enfin, il a invité les partenaires techniques et financiers, ainsi que les bonnes volontés, à accompagner cette dynamique afin que chaque enfant aille à l’école avec son uniforme. C’est, selon le ministre, une des valeurs de l’école républicaine et un gage de la cohésion sociale.

S’agissant des résultats des examens nationaux, le ministre a salué une hausse notable, surtout pour le baccalauréat. Il a déclaré que le taux de réussite en session normale 2024 est de 23% contre 15% en 2023. A cela s’ajoute les 16% admis en session complémentaire contre 12% en 2023. Il est attendu qu’au terme de la session complémentaire, que ce taux passe à 37%, a estimé le ministre citant des prévisions. Les résultats sont pour lui, le fruit des efforts fournis par les acteurs de l’éducation nationale avec les professeurs en première ligne.

Pour sa part, la ministre de l’Environnement a exprimé sa satisfaction de voir le projet de décret portant protection de la Baie de l’Étoile être adopté. Il s’agit selon elle, de l’aboutissement d’un processus entamé dans les années 90, pour protéger la réserve naturelle de la Baie de l’Étoile et de sa biodiversité exceptionnelle.

D’après la ministre, la mise en place d’un régime de protection adéquat va avoir une incidence aussi bien écologique qu’économique. Elle a souligné que ceci n’est pas un frein à l’activité, au contraire. La préservation de la Baie, nid naturel de plusieurs espèces, engendrera une bonne reproduction et par conséquent de bonnes captures, mais de façon organisée.

Pour que le texte puisse être correctement mis en œuvre, il est nécessaire que le plan d’aménagement soit réaliste, a indiqué la ministre. Ainsi, elle a rappelé que la Baie est victime des eaux usées et que les nouvelles mesures permettront de traiter ces eaux dans des stations d’épuration.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, interpellé sur la situation au Mali, a déclaré qu’elle est suivie de près. Quoique inquiétante, il a souhaité au pays voisin et frère de retrouver la paix et la sérénité.

S’agissant du prix du ciment, il a rappelé que ce produit a été ajouté à la liste des denrées dont les prix sont administrés. Depuis lors, une commission travaille pour mettre en place les mécanismes d’application effective et de suivi de la mesure.

En ce qui concerne l’investiture du Président élu, le porte-parole du gouvernement a affirmé que tous les pays voisins, ainsi que plusieurs autres seront représentés à Nouakchott. C’est pour lui, une illustration du leadership assumé du Président de la République et du crédit que lui accorde ses pairs à travers le monde.

● Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=776411

● Nouakchott : L’océan Atlantique rejette des corps de migrants et des objets

Essahraa – Des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des corps rejetés par l’océan Atlantique sur les plages de la capitale mauritanienne Nouakchott, probablement ceux de migrants clandestins.

Les images obtenues par Essahraa Online montrent également des effets personnels, des conserves de nourriture et des barils pour garder l’eau.

Aucun commentaire officiel n’a encore été publié jusqu’à l’instant où nous mettons sous presse sur le sujet ni sur le nombre des corps rejetés par la mer.

La mer rejettera les corps de plusieurs migrants irréguliers portés disparus après le naufrage d’une barque au large de la capitale Nouakchott, avaient laissé dernièrement les garde-côtes mauritaniennes, rappelle-t-on.

Au moins 25 personnes avaient péri dans le naufrage d’une pirogue partie de Gambie avec, à son bord, près de 300 passagers qui ont passé sept jours en mer avant de chavirer près de Nouakchott, le 22 juillet 2024.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=776360

● Le Grand Entretien du BLOG | En exclusivité avec l’entrepreneure Amina Habib.

Le Grand Entretien du BLOG vous revient avec une invitée d’une prodigieuse vitalité intellectuelle, en la personne de Madame Amina Habib. Une compatriote mauritanienne, entrepreneure, écrivaine et conseillère socio-économique (pas seulement) qui a accepté gentiment la sollicitation pour cette rubrique du Blog à l’heure estivale. Nos vifs remerciements à elle et lui souhaitons plein succès dans ses différentes activités.

• Son profil officiel Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=61556744987462

• Ci-après l’intégralité de l’interview :

1- Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Amina Habib : Je suis Amina Habib, entrepreneure, présidente d’une ONG dédiée à l’autonomisation et au leadership féminin, auteure et conférencière. Depuis plusieurs années en parallèle de mes activités professionnelles, je me consacre à promouvoir le leadership féminin et à soutenir les femmes dans leur parcours vers l’indépendance économique et personnelle.

2 – Active dans l’entrepreneuriat, pouvez-vous nous présenter votre champ (vos champs) d’investissement ? Et également une présentation de vos livres…

AH : Mon champ d’investissement se concentre principalement sur l’éducation, la formation professionnelle, le business conseil et l’accompagnement des chefs d’entreprises dans la structuration de leurs business. En tant qu’auteure, j’ai publié 2 livres, le premier relatait mon parcours personnel et le second sur l’entrepreneuriat, je partage des conseils pratiques pour surmonter les échecs et réussir sur ses projets personnels.

3 – Ainsi, dans ce cadre, si on ose aborder le prisme du genre, quels écueils avez-vous eus à faire face comme entrepreneuse dans le milieu ?

AH : En tant qu’entrepreneuse, j’ai souvent dû faire face à des préjugés de genre et à des scepticismes concernant mes capacités. Il a parfois été difficile de trouver des investisseurs et des partenaires qui prennent au sérieux les projets menés par des femmes. Cependant, ces défis m’ont également motivée à travailler plus dur et à prouver que les femmes peuvent réussir dans des domaines traditionnellement dominés par les hommes.

4 – Concernant l’environnement de l’influence par les canaux réseaux sociaux, quelles analyses faites-vous du phénomène dans notre pays ? conseils ou mises en garde éventuellement pour le public…

AH : Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans la diffusion de l’information et l’influence des opinions. En Mauritanie, ils offrent une plateforme pour que les voix marginalisées puissent être entendues. Cependant, il est important de consommer l’information de manière critique et de vérifier les sources pour éviter la désinformation. Je conseille également aux utilisateurs de réseaux sociaux de maintenir un équilibre entre leur vie en ligne et hors ligne pour préserver leur santé mentale.

5 – Les espaces réseaux sociaux via différents supports semblent évoluer séparément entre arabophones et francophones en Mauritanie, selon vous que faut-il faire pour tempérer voire éliminer cette frontière invisible ?

AH : Pour réduire cette frontière, il serait bénéfique de promouvoir des initiatives bilingues qui encouragent l’inclusion et la compréhension entre les communautés arabophones et francophones. Organiser des événements en ligne et hors ligne où les deux groupes peuvent interagir et collaborer peut également aider à créer des ponts et à favoriser un dialogue plus inclusif. C’est quelque chose qui peut se faire, il faudra juste de la volonté de part et d’autre.

6 – Notre pays sort d’une élection présidentielle (29 juin 2024), avez-vous quelques observations sur son déroulé et sur les événements post-électoraux ?

AH : En tant que citoyenne engagée, j’ai suivi de près le déroulement des élections. Toutefois, il est crucial de continuer à observer attentivement les développements post-électoraux afin de s’assurer que l’intérêt de l’ensemble des citoyens sera bien pris en compte et que les promesses électorales seront aussi respectées.

29 juillet 2024

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