BPM – La Banque Populaire de Mauritanie , à travers son service Bankily , a mis en place un partenariat avec Orange Money Europe afin que la diaspora mauritanienne résidente au sein de pays européens puisse disposer d’un service de transfert d’ argent rapide et facile vers la Mauritanie.
Tout mauritanien ou résident en France, Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Belgique, Luxembourg ou les Pays Bas, pourra transférer de l’argent en quelques minutes sur un compte Bankily en Mauritanie.
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Le service clientèle de la Banque Populaire de Mauritanie est joignable au 45 20 17 17 et via le numéro whatsapp + 222 36 37 68 00
• De nombreux Mauritaniens recourent à la médecine prophétique, une thérapie basée essentiellement sur les hadiths et les pratiques du prophète (PSL), pour soigner plusieurs pathologies. Des services prodigués par des cliniques spécialisées.
La médecine prophétique est une thérapie basée essentiellement sur les hadiths et les pratiques du temps du prophète (PSL), pour traiter plusieurs pathologies dont le rhumatisme, la sciatique, la constipation, les hémorroïdes…
Grâce à des conseils de traitement et d’hygiène, des spécialistes parviennent à guérir de nombreuses maladies et soulager bien de souffrances.
Au niveau de la clinique de Nouakchott, située au carrefour Madrid, un quartier d’Arafat, commune de la banlieue Sud de la capitale mauritanienne, Yaghoub Abdallahi El Kory, propriétaire de la clinique, retrace l’itinéraire de son cursus scolaire et revient sur son parcours professionnel. Il signale d’emblée que la pratique de la médecine traditionnelle ne relève pas d’un héritage familiale. Il s’agit plutôt d’une science apprise en Mauritanie et surtout dans de nombreux autres pays: Sénégal, Gambie, Libye, Syrie et plusieurs autres pays arabes et musulmans.
Le spécialiste évoque ses nombreux domaines d’intervention et les pathologies traitées grâce à la technique des ventouses, les différentes formes de massage… La clinique emploie une dizaine de personnes.
Aly Coulibaly, employé depuis 2014, explique les différentes tâches qu’il accomplit dans le domaine du massage.
Aissata Alassane Bâ, patiente, raconte les conditions de son arrivée à la clinique, souffrant de maux de tête terribles, après avoir subi des examens IRM et scanner effectués ailleurs. Le diagnostic sur son cas a révélé une sinusite. Après des soins, sa situation, dit-elle, s’est nettement améliorée et n’est plus sujette aux maux de tête et aux voies nasales obstruées au réveil.
Heurté par une pirogue, Mohamed Guèye a été blessé à la jambe. Il affirme retrouver progressivement l’usage de sa jambe au bout de trois séances de massage.
Dr Ghais Arabia, spécialiste syrien en huiles, énumère les variétés d’huiles qu’il fabrique et leurs différentes vertus.
Une candidate à l’examen du baccalauréat en Mauritanie a été inculpée et écrouée, mercredi 26 juillet, pour avoir rendu une copie jugée blasphématoire contre le prophète Mahomet, selon le parquet de Nouakchott. Une copie rédigée au mois de juin lors de l’épreuve en éducation religieuse. La jeune fille est également accusée d’avoir utilisé ses réseaux sociaux pour véhiculer ses idées.
La jeune lycéenne de 19 ans, étudiante à Atar, a été écrouée mercredi 28 juillet dans la soirée à la prison des femmes de Nouakchott. Selon le dernier communiqué publié par le parquet de Nouakchott, elle a été inculpée pour « offense et médisance envers le prophète » mais aussi pour « usage des réseaux sociaux pour nuire aux principes fondamentaux et sacrés de l’islam ».
Le parquet ne précise pas les écrits en arabe de la lycéenne, mais le dernier communiqué du ministère de l’Éducation nationale dénonce « une insulte à la sacralité du prophète ».
L’affaire avait été rendue publique début juillet lorsqu’un correcteur du baccalauréat avait publié sur les réseaux sociaux la copie de la jeune fille, à l’époque encore anonyme. La copie était devenue virale sur les réseaux sociaux et de nombreux oulémas, érudits et imams avaient alors organisé des manifestations et des sit-in pour exiger la révélation de l’identité de l’auteur et que des poursuites soient immédiatement lancées à son encontre.
Selon la loi, le blasphème envers le prophète est puni de la peine de mort sans recours possible, mais cette sentence n’est plus appliquée depuis 1987 en République islamique de Mauritanie.
En attendant l’enquête et la décision du juge d’instruction, la jeune lycéenne a été placée en détention provisoire. Selon la déclaration de son frère, elle souffrirait de problèmes psychologiques. Si elle est reconnue coupable, elle encourt la prison à vie.
Le Calame – Lancée début Juillet, la décision de reconsidérer le cas de ceux qui n’avaient pas réussi à se faire enrôler à ce jour fait renaître l’espoir chez les citoyens en attente de papiers d’état-civil ; pour certains, depuis le début de l’enregistrement biométrique (2010-2011), soit plus de deux décennies. Si l’opération de rattrapage se passe bien, ces citoyens « apatrides » pourraient enfin recouvrer leur «mauritanité ».
Selon le ministère de l’Intérieur, ses démembrements et le commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la Société civile, il s’agit là de « fermes instructions » du président de la République. Comme jadis celles de l’ex-président Ould Abdel Aziz… ce qui n’avait pas empêché bon nombre de citoyens de continuer à courir derrière leurs pièces d’identité. Un véritable calvaire…
Toujours est-il que l’actuel Raïs semble accorder une grande importance à cette opération. Aussi le ministre de l’Intérieur a-t-il demandé aux citoyens concernés de se mobiliser et aux autorités administratives de s’impliquer pour sa réussite.
De son côté, le commissaire aux droits de l’Homme a lancé une caravane de sensibilisation, rappelant que « l’état-civil est un droit et offre des droits ». Des droits dont beaucoup de familles ont été délestées depuis le démarrage du recensement qui suscita et suscite encore des controverses et des protestations. Plusieurs partis politiques et organisations de défense des droits des victimes, notamment « Touche pas à ma nationalité » (TPMN), ne cessait de dénoncer un « génocide biométrique ».
De déportations aveugles…
Une qualification en référence à la déportation de milliers de citoyens négro-mauritaniens vers le Sénégal et le Mali à partir d’Avril 1989, sous le magistère d’Ould Taya dont le régime était phagocyté par des nationalistes arabes partisans de la « dénégrification de la Mauritanie ». Tous ces bannis avaient perdu leurs papiers d’état-civil parfois déchirés ou brûlés sous leurs yeux. Depuis, TPMN aura mené plusieurs manifestations à Nouakchott et à l’intérieur du pays dont l’une – en 2013 à Maghama – se solda dramatiquement par la mort du jeune Lamine Mangane, suite à un coup de feu tiré par un gendarme.
Les recalés n’ont donc cessé de protester et le gouvernement de tenter, bon an mal an, de « gérer » la situation à travers l’ANRPTS. Une première tentative en 2017 mit en place une commission présidée par l’ex-ministre des Finances, Thiam Diombar, conseiller à la Présidence. Elle fit long feu, faute de rapports cordiaux avec l’agence de tutelle : obstructions et lenteurs en ont eu raison.
Second acte en 2022, lors de la visite à Kaédi du président Mohamed Cheikh El Ghazwani : en réunion avec les cadres locaux de son administration, il les engageait « à régler rapidement les problèmes d’accès à l’état-civil, en se mettant tout de suite au travail ». On attendait depuis la traduction en actes de cette instruction sans équivoque.
… en CAC vraiment accueillants ?
Et voilà que les Centres d’Accueil des Citoyens (CAC) « nouvelle mouture » sont depuis début-Juillet à pied d’œuvre ! Les populations intéressées se mobilisent, rassemblent leurs fonds de dossier et ceux qui n’en disposent pas peuvent à bon droit s’interroger. Car il y a bel et bien du nouveau : même ceux-ci pourraient se faire enrôler grâce au simple témoignage de notables de leur village. Chaque CAC comporte un chef de village, deux membres de chaque localité, deux membres du conseil municipal et un membre de l’administration locale.
Les obstacles sont quelque peu aplanis :au début de l’enrôlement, on exigeait tout un tas de paperasses et qui n’en disposait pas devait présenter un groupe de « notables » de son village d’origine pouvant certifier son identité ainsi que celle de ses parents et leur situation matrimoniale. On comprend ici les difficultés des citoyens ne vivant pas en leur lieu natal dont la CAC était souvent fermée ou très éloignée…
Outre cet obstacle, les fréquentes absences du personnel des CAC en commune rurale, le doute sur la citoyenneté de certains requérants, la jeunesse des chefs de CAC, leur manque d’expérience et de courtoisie, le rejet parfois de dossiers bien ficelés avec des jugements de cadis absents eux aussi de leur lieu d’affectation, le tout couronné par le peu ou prou d’implication des maires et députés sur le terrain pour accompagner les opérations… Conséquences, de très nombreux mauritaniens devenus des « apatrides » en leur propre pays, d’autres dans l’impossibilité de voyager, des enfants interdits d’aller ou poursuivre leurs études à l’école…
Avec cette nouvelle opération, l’Administration se rapproche des citoyens, on exige moins de documents. Un simple témoignage suffirait à se faire recenser, alors qu’un chef de CAC pouvait naguère décider du sort de toute une famille, privant ainsi tous ses membres des plus élémentaires droits à l’enseignement, la libre circulation, la santé et autres services sociaux.
Comme on le sait, l’état-civil était encore très peu ancré en certaines contrées au début de ce troisième millénaire. Exiger de leurs habitants des documents inconnus ou indisponibles à leurs parents : actes de naissance, certificat de mariage, recensement de 1998,etc. ;relève pour eux de la quadrature du cercle et ils peinent à obtenir des jugements établis par des cadis trop souvent absents de leur lieu d’affectation ou que les responsables des CAC pouvaient ignorer.
Aujourd’hui, les équipes de recensement peuvent se déplacer dans les villages, suivant un calendrier tournant établi avec la mairie, à la condition toutefois que ces localités disposent d’électricité. Dans le cas contraire, ce sont les citoyens qui se déplacent. Ils n’hésiteront pas, eux qui ont déjà passé des semaines – voire des mois – à se rendre dans les chefs-lieux de département pour tenter de se faire enrôler. Longtemps en vain. Avec enfin une chance aujourd’hui d’obtenir gain de juste cause ?
À nouveau tous ensemble ?
Question non moins pertinente : quand le gouvernement mauritanien se décidera-t-il à rapatrier les milliers de réfugiés mauritaniens encore au Mali et au Sénégal qui attendent leur retour au pays depuis 2007 ? Ils avaient cru à la volonté de feu le président Sidioca de rapatrier ceux du Sénégal avant ceux du Mali. Ould Abdel Aziz étouffa leur espoir par son coup de force d’Août 2008. Et ils attendent depuis.
À en croire diverses sources, la détérioration de la situation au Mali pousseraient certains à se rapprocher de la frontière avec la Mauritanie. Rien n’est simple en notre environnement saharo-sahélien contemporain, tout se complique… Mais, bon, retenons simplement ici qu’une réelle volonté de simplifier le recensement de nos concitoyens est en cours d’ouvrage en Mauritanie. N’aurait-elle qu’une seule chance de s’imposer, soutenons-la ! Tous ensemble enfin !
~Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil
Depuis le 12 juillet 2023, les tuks-tuks, véhicules à trois roues populaires et bon marché, sont interdits au cœur de la capitale mauritanienne. Une mesure diversement appréciée à Nouakchott. Les autorités assurent qu’il s’agit notamment d’une question de sécurité.
C’est un changement radical dans les rues du centre-ville de Nouakchott : les tuk-tuks, ces véhicules à trois roues populaires, sont désormais interdits à la circulation dans l’hypercentre de la capitale depuis le 12 juillet.
Cette décision fait suite à une réorganisation des modes de transports, une réforme mise en place par le ministère de l’Équipement et des transports. Officiellement, ces véhicules, qualifiés de complémentaires, « ne remplissent pas les conditions de sécurité ».
« Une décision qui met au chômage des milliers de jeunes » Dans une rue très commerçante de Tevragh Zeïna, un quartier central de Nouakchott, l’agitation a ainsi laissé place à un calme peu habituel. Avec l’interdiction des tuk-tuks, il s’agit pour le ministère de l’Équipement et des transports de désengorger les routes, limiter les accidents et la conduite sans permis. Une mesure discriminante selon Chérif Mahmoud, propriétaire d’une douzaine de tuk-tuks depuis trois ans. « C’est une décision qui met au chômage des milliers de jeunes et qui pose des problèmes à des milliers d’investisseurs, lance-t-il. D’un coup, sans nous prévenir, on nous interdit le centre-ville, le centre névralgique de Nouakchott où il y a tous les grands marchés, où il y a tous les ministères, tous les hôpitaux. »
Un changement d’habitude aussi pour les usagers du centre-ville. Désormais, pour se rendre au travail, Ramata doit prendre le bus. « Le tuk-tuk, c’est plus rapide que le bus, affirme-t-elle. Le tuktuk, ça goûte 100 ouguiyas, le taxi c’est 200. Nous, on n’a pas cet argent ».
Le gouvernement veut donner un cadre juridique à ce type de transport La décision du ministère ne signifie pas que les tuk-tuks ne circuleront plus à Nouakchott. Le gouvernement veut donner un cadre juridique à ce type de transport en immatriculant ces véhicules mais aussi attribuer des licences pour leur permettre de circuler dans trois grandes zones bien définies en dehors de l’hypercentre. Les tuk-tuks devront même avoir une couleur spécifique selon leur zone.
En 2022, selon les statistiques communiquées par le ministère des transports, 89% des accidents matériels impliquaient un tuk-tuk.
Le Quotidien de Nouakchott – « L’autorité suprême de la presse et de l’audiovisuel « Hapa » ordonne la suppression du discours d’un député parlementaire qui a suscité une large controverse depuis hier soir.
Dans le même contexte, la chaîne parlementaire, détentrice des droits exclusifs de diffusion des séances parlementaires, a interrompu la diffusion en direct de la session de débat sur le programme gouvernemental, au cours de laquelle le député a pris la parole.
La chaîne parlementaire a interrompu sa diffusion en direct samedi soir, quelques heures avant la publication de la décision de l’autorité, datée du 23 juillet 2023, qui l’obligeait à supprimer « le passage offensant ».
Le député Mohamed Bouy Ould Cheikh Mohamed Fadel a déclaré dans un post sur son compte Facebook que l’autorité suprême l’a obligé, par sa décision numéro 040/2023, à supprimer son intervention et à présenter ses excuses à ses abonnés pour avoir « partagé du contenu offensant envers le Prophète Mahomet, que la paix soit sur lui ».
De son côté, la chaîne parlementaire s’est contentée de publier une image de la décision de la commission sur son compte Facebook, jusqu’à six heures du soir aujourd’hui, dimanche.
Dans son discours, ce samedi, le député parlementaire Mohamed Bouy Ould Cheikh Mohamed Fadel a évoqué une insulte proférée par une candidate au baccalauréat, en remplaçant les noms dans l’insulte par des termes donnant l’impression qu’elle était dirigée contre le régime et son président Mohamed Ould Ghazouani.
Ould Cheikh Mohamed Fadel a considéré que son intervention était une « dénonciation » dont le but était de mettre en évidence le niveau de l’insulte et le danger du silence à son égard, ainsi que la complaisance à punir l’élève concernée. »
Toutes les langues sont des créatures et aussi des miracles du Divin. Il est ainsi versé par un signe coranique : « Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. » S 30 V 22. Alors, c’est un biais notable pour nous servir de postulat délesté d’une quelconque politisation ourdie d’emblée. Les langues servent naturellement à des besoins pour nous. Elles sont généreuses et très hospitalières entre elles (traductibles et emprunts) dans un environnement prédisposé à la paix sociale et à l’entente citoyenne. Donc qu’on y accorde notre volonté et notre sincérité (la notion de la VRAITUDE). Dans cet avant-propos, je réitère ma position (toutes nos langues méritent d’être érigées langues officielles) de modeste citoyen averti sur les données sociales et politiques de notre nation à multiples communautés. Encore j’ose convoquer un passage du Texe – mère de notre commune Ressource spirituelle (l’islam) : « O hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » S49 V13 . Ainsi dire que notre diversité culturelle et linguistique à entretenir peut être référencée en acte de foi pour nous, le pays de Chinguitty (Bilad Chinguetti). La ville éponyme serait la 7ème ville sainte de l’islam. Si on arrêtait de complexifier nos imaginaires bellicistes qui agressent nos réalités sociales et politiques, rien que l’entretien académique et intellectuel de notre diversité peut être un profond vivier professionnel sécurisé pour caser confortablement plusieurs personnes . Comme il est utile et nécessaire pour construire et aménager les espaces d’un pays (établissements fonctionnels et diverses infrastructures…), des projets et financements, il en va de même pour normer et entretenir notre cohésion sociale et politique. Pour se faire, libérons notre VRAITUDE pour promouvoir et accompagner sereinement l’hospitalité naturelle de nos langues, de toutes nos langues, y compris le français. Cette langue est un butin commun de l’intelligentsia trans-communautaire dans notre pays par la rencontre aléatoire avec l’ordre colonial français. Un système impérialiste venu d’horizons lointains, qui, si on se mettait sous un registre purement de fatalisme explicatif, on dirait c’était du mektoub (décret divin)… et on serait tenté d’en exploiter une certaine « sagesse ». Une réalité historique qui a eu logiquement ses conséquences bien réelles sur nous (nos pensées) et nos espaces. La langue française est un véhiculaire qui joue le rôle d’un aimant social et intellectuel entre beaucoup de mauritaniens aujourd’hui. Une socialité n’est nullement le fait d’un forcing francisant qui serait néo-colonial ou néo impérialiste. Elle est pur fruit à la fois de la généreuse hospitalité des langues et l’appropriation fonctionnelle par ses locuteurs. Cette langue peut jouer grandement un relais support neutre (pourquoi pas provisoirement) d’équilibre entre nos autres langues dans nos différents paysages (sociaux, administratifs, judiciaires…). À différencier entre remontrances idéologiques contre la France coloniale d’antan et la langue purement Lanque (un miracle divin) . N’est-ce pas l’ordre colonial français qui aurait été soft et peu instrusif avec nos notabilités tribales concernant l’esclavage rudement pratiqué sur des ascendants de certains de nos concitoyens…!?
Oui, sous nos cieux il existe une forme de brutalisme ethno-nationaliste qui se permet d’exploiter des langues et leur usage à des fins bellicistes. Un chauvinisme ethno-racial inconséquent d’un côté et un communautarisme ethno-nationaliste emprunté de l’autre. Les velléités d’arabisation globale en refusant l’officialité des autres expressions linguistiques, ne concourent pas à la promotion d’une cohésion nationale et contredisent l’esprit philosophique très aéré des 2 versets cités plus haut S30 V22 et S49 V13. L’arabe comme langue par son hospitalité est également dans notre espace celle qui détient l’originalité de base véhiculaire de nos savoirs spirituels. Et sans une idéologisation ethno-raciste, elle composerait volontiers par vitalité et ouverture avec toute autre langue. Malheureusement aujourd’hui dans nos sables mouvants, des réseaux puissants la rendent agressive et revêche par pire chauvinisme. Ce qui sent un autre impérialisme suprémaciste au nom d’une certaine arabité, à ne pas confondre aucunement avec l’islamité. Ici l’arabe mobilisé sous une certaine vision n’est pas innocent dans les frictions sociales et politiques qu’a connu notre pays dans le passé et les mêmes racines secouent son présent. Les porteurs zélés de ces turbulences se trouvent comme biais allergique et repoussoir de la langue française, un exclusivisme politique de l’officialité pour l’arabe. L’arabe d’exclusion massive de certains citoyens des rouages de la haute gouvernance politique, sécuritaire et judiciaire. L’inconséquence du flanc dans cette affaire arabesque, c’est quand une certaine élite qui en profite « collectivement », passe par la qualité de l’enseignement de l’école française de l’intérieur pour l’ouverture du monde extérieur pour leurs enfants. En rappel pour certains chauvins, l’arabe fut la langue maternelle de certains suppôts orientaux de la chrétienté aux temps des croisades… comme quoi, autour de cette langue, se joue surtout une affaire d’hégémonie ethno-raciale.
De l’autre bord, acceptons les phases d’évolution de nos langues nationales (notamment sooninké, poular et wolof) sans brûler les étapes. Ces langues ne supporteraient pas des poussées démagogiques d’un certain ethno-nationalisme bancal. Cet ethno-nationalisme agissant par réactions hystériques comme expression contestataire stérile et idéologisation étroite. Un genre de reflet miroir de fixation en répliquant à l’ambiance chauvine d’en face. Le développement nécessaire pour la mise à jour académique, politique et administrative de ces langues, ne se ferait pas dans une conflictualité par un autre absolutisme militant. Ainsi la langue française par l’alphabet latin, est un espace linguistique naturalisé pour le cheminement progressif de nos langues. Et il serait d’une grande confusion voire d’une tromperie évidente, quand certaines voix s’alignent à la tentation d’éradication du français de notre espace politique, croyant le libérer pour nos langues pour le coup. On le répètera, les langues sont des signes-miracles du Divin, et elles sont intrinsèquement hospitalières entre elles. La langue de Molière est aujourd’hui une langue très fonctionnelle entre mauritaniens et pour mauritaniens, elle fera vie harmonieuse avec nos autres langues. Si j’ose convoquer mon exemple personnel qui serait loin d’être peu commun, mon relationnel en matière communicationnelle (écrit et oral) avec mes compatriotes hors sooninkés passe par le français. Ainsi dire, elle est une langue forte de sociabilisation parmi nous, et aujourd’hui dans l’arène politique, son utilité est une évidence notable.
À notre élite trans-communautaire d’AIMER réellement ce pays trait-d-union entre l’ensemble arabo-berbère et l’Afrique subsaharienne occidentale, pour faire une nation heureuse de sa diversité culturelle. Il suffit d’une politique débarrassée des imaginaires bellicistes des uns et des autres. Nos langues sont innocentes de nos vaines distractions porteuses de désunion perpétuelle. La personnalité sociale, culturelle, intellectuelle et politique de la Mauritanie ne saurait rimer avec étroitesse de fond ni de forme.
Senalioune – Les données obtenues par les autorités officielles sur la réponse à l’examen d’éducation islamique aux épreuves du baccalauréat 2023 se rapportant à une offense au Saint Prophète Paix et Salut sur Lui (PSL) auraient mené vers une fille candidate au Bac Technique, toujours libre en dépit de son identification formelle, indiquent des sources généralement bien informées.
Les autorités officielles se concertent, à des niveaux élevés, sur les mécanismes et les moyens de traiter la question source de vive polémique.
Le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel Dah Ould Sidi Amar Taleb a été instruit par le gouvernement de mettre la lumière sur le sujet le lundi soir 17 juillet courant, au studio de la chaine TV El Mouritaniya, quelques heures après le refus du ministre de la Justice, Mohamed Mahmoud Cheikh Abdallahi de s’appesantir sur l’identité de l’auteur de l’article incriminé.
Les services de sécurité n’ont pas arrêté jusqu’à présent l’auteure de l’insulte précitée, qui avait été pourtant identifiée depuis plusieurs jours, indiquent les sources précitées, selon lesquelles les autorités judiciaires n’ont pas non plus annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’affaire, qui a suscité un vaste élan de colère.
Le président du Conseil suprême des fatwas et des recours gracieux, le professeur Isselmou Ould Sidi El Moustaph aurait présenté son avis aux autorités officielles sur l’affaire, disant que son caractère judiciaire fait qu’elle ne relevé pas des compétence dudit Conseils, dés lors où il s’agit d’une affaire pénale, demandant à transférer le sujet à la justice et à appliquer la loi d’Allah le Tout-Puissant sur son auteur.
L’affaire a commencé le 3 juillet courant, après la découverte des correcteurs du baccalauréat d’une feuille d’examen contenant des insultes au Prophète PSL,
De nombreux Oulémas, érudits et imams ont organisé des manifestations et des sit-in au cours des derniers jours pour exiger la révélation de l’identité de l’auteur de l’offense faite au Prophète PSL et de lui infliger des peines maximales.
Des marches et des manifestations ont été également organisées à Nouakchott et Nouadhibou ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur
LA loi sur l’apostasie modifiée et adoptée
L’Assemblée nationale mauritanienne avait adopté en avril 2018 un projet de loi abrogeant et remplaçant certaines dispositions du code pénal.
Selon les nouvelles dispositions, est considéré comme apostat celui qui commet un outrage contre Allah, ses anges, ses Prophètes et ses livres.
Ce dernier sera puni de la peine de mort et, même s’il se repent, il écopera d’une amende allant de 50.000 à 600.000 ouguiyas.
Le texte abrogé stipule : » tout musulman coupable de crime d’apostasie, soit par parole soit par action de façon apparente ou évidente, sera invité à se repentir dans un délai de trois jours.
S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat et ses biens seront confisqués au profit du trésor public. S’il se repent avant l’exécution de cette sentence, le Parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits ».
Les autorités mauritaniennes expliquent cette révision par le fait que les anciennes dispositions se sont avérées en contradiction avec »la doctrine malikite » qui est celle de l’Etat mauritanien.
Ce samedi, 15 juillet 2023, s’est tenue une rencontre littéraire avec l’éminent poète et essayiste mauritanien, Ethmane Sall alias KaÏlcédrat Sall, à la maison Assalam aleykum sise à cité plage. Celle-ci a été organisée par l’inlassable barde et enseignant, Kiiɗe Suleymaani qui ne ménage aucun effort pour faire entrer les mots de ses frères de plume en résonance avec l’esprit et l’intellect de ses élèves. Nous lui devons amitié et reconnaissance !
L’objectif de ce rendez-vous avec Monsieur Ethmane Sall était la présentation de son essai critique intitulé « La transatlanticité francophone » et comme sous-titre : Résilience, solidarité et déterritorialisation chez E. Glissant, M. Condé, D. Laferrière et A. Mabanckou publié chez Harmattan France en avril 2023.
Dans la quatrième de couverture, Ethmane Sall nous rappelle que « si l’espace atlantique est le lieu des souvenirs de la violence de l’esclavage et du bouillonnement du colonialisme, il est aussi un objet d’élaboration théorique et conceptuelle qui met en valeur des cultures politiques transnationales et extracontinentales. » Pour sa part, la transatlanticité se définit comme l’expression d’une identité résiliente… Malgré les exactions de l’époque du commerce triangulaire, les abus dans les sordides cales négrières qui étaient alors des geôles à ciel ouvert, malgré toutes ces blessures qu’évoque l’Atlantique, il argumente le fait qu’il y a eu tout de même des résistances culturelles. Ces pratiques spirituelles, congréganistes et autres relatives à la culture des deportés ont survécu au temps et aux douleurs. Ce sont celles-là qu’il met en évidence en créant ce néologisme “transatlanticité” afin de la conceptualiser, selon ses dires, et la valoriser dans le cadre universitaire. « La transatlanticité m’a permis d’exprimer à quel point les apports de Senghor, de Césaire et de Damas ont été déterminants sur les questions liées à l’Atlantique », a-t-il déclaré.
Après la présentation brillantissime de chaque point essentiel de l’essai, la discussion portait sur l’œuvre d’E. Glissant. Sous la croûte épaisse des propos de l’auteur de « Les promesses de folie »nous pouvons en déduire des idées fulgurantes exhortant l’établissement, du point de vue de la Mauritanie, un récit, je dirais même un miroir dans lequel toutes les entités pourront s’y reconnaître ; ainsi nous engage-t-il à œuvrer pour la mise en œuvre d’une « philosophie de la relation », pour reprendre un des titres de Glissant ; et une volonté pure qui sera accompagnée voire propulsée par un pragmatisme qui nous permettra de joindre la parole à l’acte.
Il a démonté par la force de son verbe, ô combien la lecture d’E. Glissant est plus qu’essentielle pour une agglomération aussi plurielle telle que la nôtre dont les politiques s’escriment inutilement à métamorphoser la diversité culturelle en une culture monolithique ; et se battent les flancs pour la démolition de sa forteresse culturelle ! Or Glissant nous met en garde contre ce procédé visant à phagocyter toute différence et en invitant les “ minorités ” à s’intégrer, à se fondre comme glace au soleil dans l’humus d’une quelconque culture qui n’est point la leur ou tout simplement de se dissoudre dans celle du dominant. Il nous avertit également du danger de l’enfermement identitaire auquel il oppose la créolité, le métissage ; et attire notre attention sur la menace de la “la racine unique”. En ce sens, l’auteur du « Tout-monde », affirme que « la racine unique tue tout ce qu’il y a autour d’elle… et encourage à “remplacer l’idée de racine unique par l’idée de l’identité-relation ou rhizome. ” Nous pouvons en déduire par là à quel point l’arabisation de notre système éducatif et de nos institutions constitue une perdition incommensurable pour notre Patrie. Celle-ci ne peut survivre que grâce à la « politique de la relation », c’est dans cette perspective que le modérateur, le professeur Ndiaye Kane Sarr, grand admirateur d’Edouard, avançait que la cohabitation ne peut pas s’opérer sans « Relation ».
Parler du vivre-ensemble tout en méprisant la culture de l’autre suppose une ignorance absolue. Sans ouverture, aucune cohésion sociale n’est possible. Voilà pourquoi, dans la page 56 de La transatlanticité francophone, Ethmane Sall écrit ce qui suit à propos de la quête d’une nouvelle individuation : « […] il ne s’agira plus de s’enfermer dans les frontières de l’identité substantielle mais de se constituer une identité relationnelle qui s’accomplira dans l’ouverture au monde et dans la relation à l’autre ». Ce sont toutes les sociétés multiculturelles qui en ont besoin pour la maintenance d’un climat fraternel et convivial.
Le poète et essayiste, Ethmane Sall alias Kaïlcedrat Sall, appelle aussi la société mauritanienne à la mise en évidence de la créolisation au sens glissantien du mot. Si nous prenons en compte la définition du théoricien de ce concept selon lequel « […] la creolisation est le métissage des cultures qui produit de l’inattendu… » compte tenu de notre contexte cela constituerait un rehaut de l’âme de cette patrie qui courbe l’échine sous le faix des morgues identitaires. Oui, triste est de constater que l’écrasante majorité des mauritaniens vivotent dans leur propre patrie tels d’éternels exilés.
Pour finir, je tiens à vous dire sincèrement que la lecture de La transatlanticité francophone est plus qu’absolue pour ceux qui aspirent à un monde sérieux surtout pour les Kumbien.e.s afin de faire renaître Kumbi de ses cendres. Je vous remercie !
Nous souhaitons attirer votre attention sur le cas urgent de Fagnouma Diarra, né le 21 Mai 1995, qui a été hospitalisé dans le service de l’hôpital national de Nouakchott en décembre 2022. Fagnouma souffre d’une dysphagie totale d’origine caustique, qui est le résultat de l’ingestion d’une teinture à l’âge de 5 ans. Son état est extrêmement grave, et nous sollicitons votre soutien pour l’aider à obtenir le traitement dont il a désespérément besoin.
Lors de son admission, Fagnouma présentait plusieurs symptômes préoccupants, tels qu’une aphasie, une déshydratation extracellulaire modérée et une maigreur importante (indice de masse corporelle de 15 kg/m²). Des examens approfondis, notamment une endoscopie et une TOGD (transit œso-gastro-duodénal), ont révélé la présence de trois zones de sténose annulaires dans l’œsophage cervical, ainsi qu’une sténose serrée, longue et centrée du tiers moyen de l’œsophage thoracique jusqu’au cardia.
Dans le cadre de son traitement, Fagnouma a déjà subi une dilatation partielle aux bogies de Savary au cours de son hospitalisation, mais malheureusement, les résultats n’ont pas été suffisants pour résoudre son problème. Trois mois plus tard, il a dû bénéficier d’une gastrostomie pour pouvoir s’alimenter.
Malheureusement, étant donné la quasi-impossibilité pour Fagnouma de se nourrir par la bouche, son seul espoir de rétablissement réside dans une œsophagoplastie, une intervention chirurgicale complexe qui n’est actuellement pas disponible dans notre pays. Par conséquent, nous vous recommandons vivement de soutenir l’évacuation de Fagnouma à l’étranger, plus précisément en France, où il pourra recevoir la chirurgie nécessaire.
Nous lançons donc une collecte de fonds pour financer cette évacuation et le traitement vital dont Fagnouma a besoin. Chaque contribution, grande ou petite, nous rapprochera de notre objectif de lui offrir une chance de retrouver une vie normale et de guérir de cette affliction débilitante.
Pour faire un don, vous pouvez utiliser l’une des options suivantes :
Masrvi : 47617698 Bankily : 47617698 Click : 47617698 Nous vous remercions chaleureusement pour votre générosité et votre soutien indéfectible envers Fagnouma. Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence dans sa vie et lui offrir l’espoir d’un avenir meilleur. Vos dons contribueront à financer son traitement et son voyage en France pour subir une œsophagoplastie.
Nous vous tiendrons régulièrement informés de l’état de santé de Fagnouma et de l’avancement de la collecte. Votre solidarité et votre bienveillance sont infiniment précieuses. Merci d’être là pour Fagnouma dans cette période difficile.
Sincères salutations !
Engagement à toute épreuve
• Par le journaliste Ousmane Hamed Doukouré, Coordinateur de l’initiative
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