● ARMEPES-Ganbannaaxun a tenu ce samedi 26 mars 2025 une assemblée générale (AG).

Cette première AG depuis l’entrée en fonction d’un nouveau bureau a été l’occasion pour le nouveau président d’ARMEPES*, Monsieur Abdoulaye TRAORE, de rendre un vibrant hommage à son frère et prédécesseur Monsieur Gaye TRAORE. En effet, le président sortant a su faire preuve d’abnégation pour l’Ideal Ganbannaaxun à un moment où la question de l’égalité était très épineuse et inconcevable dans le milieu Soninké.
En dépit des nombreux obstacles et pendant près de dix ans, Monsieur Traore Gaye et son équipe ont géré avec courage, fermeté et sans complexe le Mouvement Ganbannaaxun Féddé porté par l’association ARMEPES.
Le président entrant n’a pas manqué d’exprimer toute sa reconnaissance en son nom, au nom des différentes structures militantes et au nom de tous les épris de justice sociale au sein de la communauté Soninké à travers le monde.

Plusieurs autres points étaient également à l’ordre du jour. Entre autres, la présentation du bureau entrant, quelques révisions sur les modalités d’adhésion et la redynamisation des différents organes.
L’accent a également été mis sur les projets à venir et les perspectives.

Cet évènement a permis de réitérer l’engagement de l’ARMEPES en faveur de l’égalité en droit et en dignité, de la justice et de l’équité dans la communauté Soninké et au-delà.


Paris le 26/04/ 2025

L’équipe de communication

*ARMEPES : Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles

● Note de présentation de l’ONG Sah’Elles | Une Vision Puissante pour le Sahel


Mariam Coulibaly, fondatrice et présidente de l’ONG Sah’Elles, a initié une révolution dans le leadership féminin au Sahel. Originaire de Mauritanie, elle fonde Sah’Elles pour répondre à des besoins criants dans une région en proie à l’instabilité politique et aux inégalités de genre. Avec plus de 60 millions de femmes dans la région, Sah’Elles met l’accent sur l’autonomisation des femmes à travers la participation active en politique et dans les affaires.


Contexte et Défis du Sahel
Instabilité Politique
Le Sahel souffre de crises politiques récurrentes qui affectent directement la participation des femmes dans la prise de décision.

Disparités Économiques
La région connaît une distribution inégale des ressources économiques, avec peu d’opportunités pour les femmes de participer à l’économie formelle.

Inégalités de Genre
Malgré leur nombre, seulement une minorité de femmes occupe des postes décisionnels ou accède aux services financiers formels.

Mission de Sah’Elles
Changer la Politique
Sah’Elles vise à transformer les structures politiques en promouvant une plus grande participation des femmes aux processus décisionnels.

Influencer les Affaires
Nous encourageons les femmes à devenir des leaders dans le monde des affaires par le biais de programmes d’élaboration de compétences.

Célébrer le Leadership
L’objectif est de rendre le leadership féminin un élément essentiel et valorisé du paysage sociopolitique du Sahel.

Approche et Initiatives
Formations et Mentorat
Des ateliers pratiques et des sessions de mentorat sont mis en place pour développer les compétences professionnelles et personnelles des femmes leaders.

Programmes Complets
Nous proposons des programmes diversifiés couvrant des domaines essentiels tels que la gestion, la finance et la prise de parole en public.

Événements et Réseautage
Les événements organisés par Sah’Elles favorisent le partage de connaissances et le réseautage entre femmes dirigeantes.

Ressources et Soutien
Centres de Ressources
Des centres dédiés fournissent à nos participantes les informations et outils nécessaires pour réussir.

Accès à la Technologie
Nous mettons l’accent sur la technologie pour faciliter l’accès à l’information et aux opportunités économiques.

Soutien Financier
Sah’Elles aide les femmes à obtenir les financements nécessaires pour lancer et développer leurs propres initiatives.

Impact Mesurable
Représentation Égale
Augmentation du nombre de femmes dans les organes de décision politicos

Politiques Diversifiées
Élaboration de politiques prenant en compte la diversité et l’inclusion

Entreprises Équilibrées
Promotion des entreprises dirigées par des équipes équilibrées en termes de genre

Expérience et Partenariats
Partenariats Stratégiques
Des alliances avec des leaders influents maximisent l’impact de nos initiatives à travers le monde.

Portée Internationale
Nos partenaires en Afrique, en Europe et aux États-Unis étendent notre portée et notre influence.

Ressources Multiples
Nous utilisons les ressources globales pour soutenir nos programmes et initiatives locales.

Inspiration à Travers le Monde
Conférences Inspirantes
Les leaders de Sah’Elles partagent leur vision lors de conférences internationales, inspirant des changements positifs à l’échelle mondiale.

Rencontres Collaboratives
Des rencontres entre femmes leaders propulsent les projets innovants et solidifient les partenariats stratégiques.

Projets Locaux
Les initiatives locales de Sah’Elles démontrent comment le changement peut se produire au niveau communautaire.

Vision de l’Avenir
Égalité et Justice Sociale
Nous aspirons à un avenir où l’égalité des sexes est la norme, offrant des opportunités égales à tous.

Changement Durable
Investir dans les femmes leaders est essentiel pour des changements durables au Sahel et au-delà.

Société Inclusive
Nous construisons une société inclusive où chaque voix compte dans la prise de décision.

Conclusion : Le Rôle Catalyseur de Sah’Elles
En conclusion, Sah’Elles se positionne comme une force de changement et de progrès dans le Sahel. Notre engagement à renforcer les capacités de leadership des femmes est non seulement une question de justice sociale mais également un investissement judicieux pour l’avenir. Par l’autonomisation des femmes, nous visons à apporter un changement profond et durable, renforçant leur rôle dans le développement économique et les processus décisionnels. Notre réseau mondial et notre vision innovante nous permettent de relever ces défis critiques avec détermination et passion.

Contacts et accès RS :

contact@sahelles.com

http://www.sahelles.com

Insta et Facebook : sahelles



COULIBALY Mariam

Présidente de l’ONG Sah’Elles

Entrepreneur en France

©️ Source média : La présidente

● France – Soninkara – Soninké | Le « makhzen » associatif soninké sous la direction de M. Ousmane Diagana, encore rattrapé par les ambiguïtés sur l’esclavage coutumier !



Le vendredi 25 avril 2025, la France et une certaine opinion internationale sont sidérées par l’attaque meurtrière dans une mosquée (La commune La Grand-Combe – Le Gard). La victime est un jeune malien appartenant au groupe sociolinguistique soninké appelé Aboubakar Cissé. Ce dernier a été affreusement poignardé à mort par un individu censé venu apprendre comment faire la prière. Plutôt un haineux islamophobe qui ne laisse aucune chance au jeune fidèle musulman dont les actes et comportements sont hautement loués parmi les fréquentations de la mosquée. Je tiens à réitérer mes fraternelles condoléances à sa famille et à l’ensemble de la communauté musulmane. Paix éternelle à son âme. Ameen. Que la justice française mette tous les moyens nécessaires pour mener l’enquête et punir l’assaillant (arrêté en Italie).

Ce 1er Mai 2025 correspondant à la Fête du travail, une manifestation a été organisée à Paris pour protester contre cet acte horrible, interpeller les autorités publiques françaises et soutenir les proches de la victime. Une certaine France politique est complice avec un narratif de xénophobie particulièrement islamophobe dans les discours publics notamment dans les médias.
La communauté soninké de l’Hexagone s’est jointe valablement à cette sortie publique pour dénoncer cet assassinat et compatir avec la famille du jeune Cissé. Ainsi l’appel dans un élément vidéo lancé par M. Ousmane Diagana de l’APS (Association pour la promotion de la langue soninké), a fait écho parmi l’arène RS 2.0 en milieux soninkés notamment au sein de la diaspora en France. C’est très alerte comme démarche de sa part et à saluer vivement ce réflexe citoyen et humaniste. Quand notre commune humanité est touchée par une telle horreur, l’indifférence devient immorale et basse.

Et… pourtant, j’ose reprocher à M. Diagana et sa suite communautariste sous couvert d’une association, de bruyantes indifférences lorsque l’esclavage par ascendance dans l’intra-communautaire soninké a tué, humilié, déporté, exproprié, affamé et assoiffé dans nos terroirs ouest-africains. Le cadre associatif qu’il dirige est un nébuleux support des activités ambiguës liées aux coutumes intégristes et discriminatoires dans l’ensemble féodalo-esclavagiste soninké.

Parmi leurs indifférences les plus abjectes, on peut citer entre autres ; l’affaire de 4 pères de famille (Mountagha Diarisso, Gossi Cissoko, Youssou Cissoko et Hamet Cissoko) lynchés à mort à Djandioumé (village soninké dans la région de Kayes – Mali) dans la nuit du 1 septembre 2020 https://news.un.org/fr/story/2020/09/1076872 et le cas en juillet 2022 de la vielle dame Diogou Sidibé (70 ans) enlevée, assassinée et mise en sac dans le village de Lany https://www.dw.com/fr/mali-diogou-sidib%C3%A9-esclavage-par-ascendance-kaye/a-62903536 .

À ce jour à propos de ces drames liés au refus de la soumission aux pratiques féodalo-esclavagistes, nous n’avons pas eu écho d’un moindre mot de dénonciation et de soutien émis par le cadre institutionnel de son association. Dans leur giron communautaire, on y promeut malheureusement l’immobilité sociale autour d’un pilier principal : la royauté dans les imaginaires pour les uns et la subordination assignée pour les autres.

En France, dans les milieux associatifs diasporiques, ils portent un habillage culturel avec les facilités matérielles à gratter occasionnellement et politiquement encartés pour beaucoup dans les partis de Gauche. Ces partis politiques qui occupent le spectre idéologique où les valeurs d’ouverture et de tolérance sont très expressives à l’endroit de la diversité en France et aux étrangers résidents.

M. Diagana et ses camarades se classent schématiquement dans l’aile suprémaciste de l’écosystème sociétal soninké. Ils évoluent dans des dispositions mentales qui n’admettent pas l’égalité sociale et citoyenne dans l’enclos communautaire. Douchés et piégés à volonté dans des héritages hiérarchisants par la naissance, leurs ambiguïtés sont d’une certaine acuité à l’occasion de ces événements graves par lesquels ils savent allier opportunisme et commerce social devant les opinions publiques.

Ainsi ma brève lecture sur un magma politico-sociétal composé de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké et d’un canal associatif en guise d’écran de fréquentabilité partenariale.

Paix éternelle aux victimes de la barbarie et de la haine, qu’elles soient islamophobes ou féodalo-esclavagistes soninké.

Bonne Fête du travail à tous.

1 mai 2025

KS, Militant d’Armepes-France.

● Armepes-France et moi | J’y suis désormais un militant simple comme par le passé.

Un exercice remémorant peut tenir lieu d’un utile témoignage pour notre communauté militante d’appartenance ainsi qu’à l’endroit de l’opinion publique. L’Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage ses Séquelles (ARMEPES-France) a compté amplement dans mon cheminement militant pour la défense des droits humains. J’avais assisté courant 2011-2012 pour la première fois à une réunion d’information et de sensibilisation de l’association au sein d’un foyer parisien (Rue de la Fontaine au roi ou rue desargues). Impératif professionnel oblige, je n’avais pas pu rester jusqu’à la fin, mais ce jour et les échanges observés et entendus entre les responsables initiateurs et l’assistance m’ont touché à fond. J’y avais détecté un matching idéologique idoine (une correspondance) avec des idéaux enfouis en moi depuis ma jeunesse. Les hommes présents âgés pour beaucoup de plus de 45 ans, très motivés, prêchaient pour l’égalité sociale et une prise de conscience collective à l’endroit de la communauté soninké. L’objectif clé :  il faut oser aborder nos tares sociales et les éradiquer. Ainsi, un tabou était brisé publiquement et surtout collectivement pour un monde des tabous (soninkara) au sein duquel les pratiques et les comportements doivent être imités, mimés, suivis et surtout transmis pour perpétuer une structure sociale globale qui allie insidieusement interdépendance, fonctionnalité et subordination. En résumé, un conditionnement bien tenu qui a un génie coriace d’être même voyageur avec les éléments sociaux. Les Hommes ne se valent pas au village et ici dans les foyers à Paris ou à Barcelone… on y tâche de reproduire les mêmes schémas. Donc… la révolte ou l’élan révolutionnaire était attendue le temps passant, l’initiative associative avec la création d’Armepes-France en 2010 fut le déclic collectif qui allait marquer à jamais la communauté soninké…notamment avec la massification militante enclenchée par le Forum-mouvement Ganbanaaxun Fedde (créé le 5 octobre 2016 par M. Gaye Tene Traoré, à l’époque SG d’Armepes-France).

Et, avant cette occasion pionnière pour moi, un grand-frère et compatriote originaire du Guidimagha, M. Moussa Traoré m’avait parlé brièvement de cette association lors d’un événement militant de la diaspora à Paris (une manifestation ou un sit-in). Je tiens à manifester ma fraternelle reconnaissance à lui et à d’autres frères et camarades connus dans le sillage de cet engagement humaniste. Dans ce réseau social Facebook, notre contribution s’était inscrite courageusement dans une dynamique de communication et de sensibilisation pour un changement de mentalités dans nos communautés. Avant 2016, je ne tenais aucune position attitrée dans l’instance dirigeante de l’association Armepes, mes activités étaient logées dans le registre d’un militantisme électron-libre et passionné par la chose ou la sauce médiatique. Notre première contribution diffusée en septembre 2013 avait été signée avec la mention membre de l’Armepes-France… lire http://www.soninkara.com/societe/organisation-sociale/contribution-la-fierte-soninkaxu-en-questions.html. Un élément qui avait été repris en format papier dans « La Nouvelle Expression » (Numéro 190 du 30 septembre 2013) du journaliste mauritanien M. Seydi Moussa Camara qui se distingue par une plume engagée et progressiste.

Par la suite l’option d’un Blog https://ecrit-ose.blog/ s’est opérée très naturellement courant 2014. Une plateforme d’apprentissage qui m’était devenue nécessaire et dédiée à communiquer et à faire passer avec nos moyens (qui restent perfectibles) les contenus d’un plaidoyer militant à l’opinion publique la plus large possible.

Mon intégration à l’instance exécutive de l’association a débuté en novembre 2016 parmi l’équipe chargée de la communication, et mon interview en 2020 chez RMI-info.com https://rmi-info.com/entretien-de-rmi-avec-koundou-soumare-de-ganbanaaxun-fedde/, est un élément de référence liée à la fonction occupée.
De 2016 à 2024, j’ai apprécié et beaucoup appris humainement et intellectuellement au sein d’une belle équipe dirigeante dynamique et motivée avec nos facilités et nos limites pour une grande et laborieuse Mission. Cette Cause humaniste pour l’égalité sociale et citoyenne au sein de nos communautés et par extension dans nos pays. La vedette étant et restant la CAUSE, mon approche est la suivante : tâchons d’accepter en toute modestie notre ancrage comme un maillon d’une frise temporelle d’un cheminement militant. Sans le Tout dans sa globalité et aussi dans sa complexité, l’élémentaire devient dérisoire et peu porteur au final.

Le 8 décembre dernier, nous avons choisi un nouveau président, mon frère et camarade M. Aboulaye Traoré, voir https://ecrit-ose.blog/2024/12/08/%e2%97%8f-lassemblee-generale-darmepes-france-lelection-dun-nouveau-president/. Ce samedi 26 avril 2025, lors d’une assemblée générale, la nouvelle équipe exécutive a été dévoilée et j’attendais cette étape importante franchie pour diffuser la présente communication en guise d’un testament militant d’étape. Mon choix de prise de recul et de recentrage sur sur d’autres champs, avait été compris par notre nouveau président. À qui et à sa nouvelle équipe, je leur souhaite un fructueux mandat pour la poursuite et la réalisation de nos objectifs visionnaires d’utilité sociale et communautaire pour l’avenir d’un vivre-ensemble soninké autre qu’un suprémacisme social foncièrement nuisible, intégriste et conflictogène.

Et, militant, je le suis… je le resterai désormais en simple élément parmi la vaillante communauté militante.
Je m’autorise un brin d’humour en annexe, à ces personnes qui ont l’habitude d’exploiter les contenus du Blog et nos noms in texto auprès des services de l’asile, elles doivent faire gaffe….parce que nous changeons également. Les confessions et les indiscrétions ne manquent pas venant de ce milieu à services en coulisses. Comme ce ressortissant soninké du Guidimagha me disant, grand « j’ai cité ton nom lors de mon entretien à l’Opfra« . Et ces services administratifs passent occasionnellement faire quelques courses dans nos données en ligne.

Le BLOG https://ecrit-ose.blog/, notre Blog reste ouvert comme un portail communicationnel avec responsabilité et crédibilité au besoin de la CAUSE.

Ci-joint, l’entretien avec le président M. Aboulaye Traoré https://ecrit-ose.blog/2025/02/18/%e2%97%8f-le-grand-entretien-du-blog-avec-le-president-de-lassociation-armepes-france-m-aboulaye-traore/


27 avril 2025

Koundou SOUMARE, militant d’Armepes-France.

● Mauritanie | ÊTRE NÉGRO-AFRICAIN ET SANS PAPIERS CHEZ SOI… Par M. Lô Gourmo

La police doit le savoir: ne pas détenir de pièces d’état-civil n’est ni un crime ni un délit. Ce n’est pas un défaut de citoyenneté ou de nationalité.  Surtout lorsque, dans la plupart des cas, c’est par la faute de l’administration elle même qu’une telle désagréable situation est imposée aux citoyens, surtout les plus démunis, spécialement les négro-africains. Car alors, l’amalgame est vite faite: un citoyen négro-africain qui ne peut présenter ses pièces, est forcément un étranger, forcément  » sénégalais »,  » malien » etc. Même si tout le quartier, y compris bien sûr les membres de sa famille, atteste du contraire. A la fin des années 80, les déportations ont emporté des dizaines de milliers de mauritaniens vers des terres étrangères ,  et parfois à jamais pour les victimes, pour la même sale raison de l’amalgame et du doute de nationalité qui pèsent potentiellement dans ce pays, sur tout négro-africain, à cause de sa langue et de sa couleur de peau. Que ceux qui doutent du calvaire du doute de nationalité se griment en négro-africain. Ils vivront l’espace d’un instant la réalité terrifiante et sombre d’un autre monde  que celui qui leur est familier. Ils comprendront pourquoi pour un négro-africain la pire terreur est celle d’être sans papiers et d’être entre les mains de la police. D’une certaine police l’espace d’un seul instant.

Gourmo Lô, 23 avril 2025

Par M. Gourmo Abdoul Lô

● Présentation du Centre Socioéducatif et Culturel de l’ADVEM

Le Centre Socioéducatif et Culturel de l’ADVEM est une structure communautaire créée par l’Association pour la Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie (ADVEM), dans le but de répondre aux besoins croissants d’encadrement, de formation, d’écoute et d’accompagnement des enfants, des jeunes et des familles dans les quartiers vulnérables, en particulier dans la commune de Riyad à Nouakchott.

Dans un contexte où les défis liés à l’éducation, à la pauvreté, à la marginalisation, au décrochage scolaire, à la violence et au manque d’espaces sûrs pour les jeunes sont omniprésents, le centre se positionne comme une réponse concrète, humaine et durable. Il constitue un véritable lieu d’accueil, d’espoir et de résilience pour celles et ceux qui sont souvent laissés pour compte par les structures publiques classiques.

Notre vision :
Construire une société où chaque enfant et chaque jeune a la possibilité de s’épanouir, d’accéder à ses droits fondamentaux, de développer son potentiel et de contribuer activement au développement social, éducatif et culturel de sa communauté.

Notre mission :
Offrir un espace ouvert, inclusif et dynamique qui favorise l’éducation, la culture, la formation, la participation citoyenne et l’autonomisation à travers des activités concrètes, participatives et adaptées aux réalités locales.

Axes d’intervention :

1. Éducation et accompagnement scolaire :

Cours de soutien pour les élèves en difficulté scolaire.

Alphabétisation pour les enfants non scolarisés et les femmes.

Sensibilisation à l’importance de la scolarisation, en particulier des filles.

Mise à disposition d’une bibliothèque communautaire.

2. Culture, loisirs et créativité :

Ateliers artistiques : théâtre, chant, peinture, écriture, danse traditionnelle.

Organisation de spectacles, de festivals et d’expositions pour valoriser les talents locaux.

Activités sportives encadrées pour renforcer l’esprit d’équipe et la discipline.

3. Développement personnel et citoyenneté :

Formations en leadership, prise de parole en public, développement de l’estime de soi.

Clubs de jeunes pour la promotion des droits de l’enfant, la culture de la paix et la citoyenneté active.

Espaces de dialogue intergénérationnel et de médiation sociale.

4. Appui aux femmes et aux familles :

Sessions de formation professionnelle (couture, artisanat, cuisine, gestion).

Accompagnement psychosocial des femmes victimes de violences.

Sensibilisation sur la santé maternelle, l’hygiène, les droits des femmes et la parentalité positive.

5. Plaidoyer et partenariats :

Actions de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des droits des enfants et des jeunes dans les politiques publiques.

Collaboration avec les écoles, les ONG, les institutions étatiques et les partenaires techniques et financiers.

Implication des jeunes dans les processus décisionnels les concernant

Nos valeurs :

Solidarité : Nous croyons en la force du collectif et de l’entraide.

Équité : Chaque enfant, chaque femme, chaque jeune mérite les mêmes chances.

Respect : Des cultures, des personnes, des diversités.

Engagement : Nous travaillons avec passion pour des résultats concrets.

Participation : Les bénéficiaires sont au cœur de nos actions et décisions.

Impact et rayonnement :
Depuis sa création, le Centre a accueilli des centaines d’enfants et de jeunes, organisé de nombreuses activités éducatives, culturelles et sociales, et formé plusieurs dizaines de femmes. Il a permis à de nombreux enfants de renouer avec la scolarité, à des jeunes de découvrir et développer leurs talents, et à des familles de se reconstruire dans la dignité.

Le Centre Socioéducatif et Culturel de l’ADVEM est bien plus qu’un simple lieu d’activités : c’est un foyer d’espoir, une fabrique de talents, un moteur de changement. Il incarne la vision d’une Mauritanie inclusive, solidaire et respectueuse des droits humains.



#ADVEM
#CENTRESOCIOÉDUCATIFETCULTUREL

● Biram présente ses excuses au PM et appelle à une journée de prière générale, en déclarant : « La Mauritanie, noirs et blancs, m’a épuisé. »

Taqadoumy — Le député et président de l’IRA, Biram Dah Abeid, a présenté officiellement ses excuses au Premier ministre Mokhtar Ould Djay pour une déclaration faite par le député Ghamou Achour, qualifiant l’incident d’insulte inappropriée. Il a déclaré : « Je présente mes plus sincères excuses au Premier ministre Mokhtar Ould Djay, à sa famille immédiate, à ses enfants, à ses partisans et à ses proches. »

Biram a vivement critiqué les juges et les officiers de police judiciaire, affirmant qu’ils « ne se soucient pas de l’honneur des citoyens, et se soucient seulement que personne ne dise du mal du Président ».

Il a appelé à l’unification des libertés, à l’instauration de l’égalité et à la fin de la sélectivité dans l’application de la justice. Il a ajouté : « Je demande à ce régime d’avoir pitié du peuple et de permettre à chacun de concourir pacifiquement sous un système judiciaire équitable.

Sur un ton humain, Biram a déclaré : « La Mauritanie m’a fatigué et écœuré, m’a rendu malade. Noirs, comme blancs, je vous pardonne à tous. » Il a indiqué qu’il lui arrive de « se mettre en colère », mais il croit en la nécessité de l’unité et de l’esprit de tolérance.

Il a conclu en appelant à une « journée universelle sur la place Ibn Abbas », réunissant tous les Mauritaniens sans exception, avec la présence d’oulémas « qui n’ont jamais participé à des conflits et sont inconnus » afin de prier pour la nation et son unité, dans une démarche symbolique qui, a-t-il dit, favoriserait la réconciliation nationale et remettrait les pendules à l’heure.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=782904

● Biram Dah Abeid honoré à l’occasion de la Journée de l’Égalité Universelle

Communiqué de presse, 16 avril 2025

Le 12 avril 2025, à l’occasion de la Journée de l’Égalité Universelle, Biram Dah Abeid a été honoré en qualité d’acteur majeur du changement, par Ambedkar International Mission et le Forum Mondial des Communautés Discriminées sur la Base de l’Ascendance et du Travail (GFoD–CDWD). La distinction a été décernée à l’initiative du GFoD, en présence de Monsieur Paul Divakar Namala, militant indien de renommée mondiale et coordinateur international des actions pour l’égalité des droits des CDWD.

La Journée de l’Égalité Universelle, célébrée chaque année le 14 avril, marque la naissance du Dr B.R. Ambedkar (1891–1956), principal rédacteur de la Constitution de l’Inde et figure emblématique de la lutte contre les discriminations fondées sur la caste. Au travers de l’évènement, les organisations partenaires œuvrent à la promotion de l’égalité, de la justice sociale et de la dignité humaine.

La longue liste de reconnaissances emblématiques du combat mené par Biram Dah Abeid sur la voie de l’universalisme et de la non-violence témoigne d’une notoriété fortement ancrée dans l’éthique :

Prix des droits de l’homme de la Fondation James Lawson (2019)

Prix du Courage Civil de la Train Foundation (2016)

Prix des Nations Unies pour les droits de l’homme (2013)

Prix Front Line Defenders pour les défenseurs des droits humains (2013)

Prix Anti-Slavery International (2008)

En 2017, Biram Dah Abeid figurait parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde selon Time Magazine.

Il sera sélectionné, à plusieurs reprises, au Prix Nobel de la Paix, en hommage à sa lutte de promotion de la dignité humbles en Mauritanie. Sa proposition comme candidat au prix Zakharov pour la liberté de l’esprit a été contrariée, à cause de l’acharnement du gouvernement mauritanien. La presse et les lanceurs d’alerte ont révélé, en décembre 2022, les dessous de cette fameuse affaire de corruption au Parlement européen que la police et la justice belges mettront des mois à démêler.

La cérémonie du 12 avril réunissait des intervenants et des participants venus de nombreux pays et continents, notamment la Gambie, la Mauritanie, le Cameroun, le Niger, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, la Lituanie, la Tanzanie, la Somalie, la Polynésie, l’Inde, le Pakistan, la Roumanie, le Soudan du Sud…

• Lien média https://www.ira-mauritanie.org/2025/04/biram-dah-abeid-honore-a-loccasion-de-la-journee-de-legalite-universelle/?fbclid=IwY2xjawJtIIVleHRuA2FlbQIxMQABHlJHAdWdFI7JO1DTiuy3-ZLKjUnLbTQjfoJQSV4kCx4-9wxHV5RsLCOpehmP_aem_yJjDMvN6lOogpbEgAI6URw

● Ce qui s’est passé à Sélibaby…le jour où l’humanité s’est tue. | Par M. Souleymane Sidibé

Il est des scènes si violentes qu’elles suspendent le temps. Non pas le temps des horloges, mais celui, plus profond, de l’humain. Face à elles, les mots viennent lentement. Il faut du courage pour en parler. Une forme de dignité aussi.

Le 7 avril 2025, à Sélibaby, en Mauritanie, un homme a été exhumé, traîné, insulté, lapidé. Ce n’était plus un vivant. C’était un mort. Et même la mort, ici, ne protège plus.

Il ne s’agit pas d’un simple débordement. C’est un effondrement moral. Ce jour-là, quelque chose d’irréversible s’est produit : la dignité humaine a été écrasée sous les yeux de tous.

Le savant Cheikh Anta Diop disait : « La barbarie n’est pas le monopole d’un seul peuple. » Il avait raison. Ce que nous avons vu à Sélibaby n’est pas un fait divers, mais le symptôme d’un mal plus profond : une société rongée par la haine, la hiérarchie sociale, l’humiliation ordinaire.

Quand une société perd le respect de ses morts, elle perd tout : sa mémoire, sa dignité, sa part d’humanité. Ce n’est pas seulement un cadavre que l’on a traîné. C’est une civilisation que l’on a humiliée.

Hannah Arendt parlait de « la banalité du mal » : cette horreur née de l’obéissance, de l’indifférence. C’est cela, le plus effrayant : notre capacité à faire le mal sans même en avoir conscience.

Le sacré n’a plus de place. La honte ne freine plus. La douleur de l’autre n’émeut plus. Nous avons cessé de ressentir. De résister. C’est une guerre déclarée contre l’humain lui-même.

Ce drame doit nous pousser à interroger l’État. Ce qui s’est passé à Sélibaby va laisser une blessure collective, un sentiment d’abandon irréversible.

Le maire de la ville, Oumar Hammady dit Ama Ba, était incapable de faire quoi que ce soit face à une foule déchaînée. La force publique, pourtant présente, n’a pas bougé. Où est le droit quand ceux qui doivent le faire respecter détournent le regard ?

Ubi societas, ibi jus — là où il y a société, il doit y avoir du droit. Sinon, nous sommes livrés à la loi du plus fort. Le juriste Sadio Dapha posait la question suivante: « Les auteurs iront-ils en prison pour profanation de tombe, mutilation de cadavre ? » Quelle justice pourrait encore réparer cela ?

Les vidéos de cette profanation ne sont plus des alertes. Ce sont des preuves. Les archives d’un désastre moral. On ne les regarde plus pour comprendre, juste pour s’indigner… Et puis oublier ?

« L’enfer, c’est les autres. » Mais parfois, l’enfer, c’est nous. Ce que nous tolérons. Ce que nous taisons. Ce que nous laissons faire.

Sous la pression, les autorités ont lancé une enquête. Des responsables régionaux ont été suspendus. C’est un début. Mais cela suffit-il à réparer l’irréparable ?

Nous devons savoir que la barbarie n’est pas un accident. Cette barbarie-là, surtout, est un choix de société. Et aujourd’hui, des barbares vivent parmi nous. Ils parlent nos langues. Marchent dans nos rues. Mais ils n’ont plus rien d’humain.

Il y a des gens sans cœur, sans âme. Des êtres qu’on ne peut plus nommer. Et c’est peut-être là, le drame ultime.

𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐒𝐢𝐝𝐢𝐛𝐞́

● Mauritanie | Un après-midi très spécial pour moi : Une rencontre inspirante avec le doyen Mohamed Yahya Ould Ciré

Un savoir sûr est surtout une affaire d’information vraie et sourcée. J’ai eu l’honneur d’une rencontre auprès d’un éminent intellectuel tenant lieu d’une fructueuse source-ressource, en la personne de l’ancien diplomate mauritanien, Docteur Mohamed Yahya Ould Ciré. Notre première rencontre a eu lieu furtivement en 2013 lors d’une conférence qu’il avait co-animée avec le journaliste M. Seydi Moussa Camara à Massy. Et, nos échanges sporadiques ces derniers temps pour les préparatifs de son article https://ecrit-ose.blog/2025/01/01/%E2%97%8F-lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes-par-dr-mohamed-yahya-ould-cire-a-h-m-e/, ont abouti à cette visite de courtoisie qui a été un grand moment studieux et inspirant pour moi. Très au fait de la substance historique et sociale des problématiques liées à l’esclavage en Mauritanie, l’homme est d’une grande générosité et d’ouverture pour converser et renseigner avec finesse et promptitude sur les données et les nuances qui s’y adjoignent. L’un des membres inspirateurs du mouvement El-Hor dès 1974 et membre fondateur de l’association AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe).

● Ma brève conclusion : En Mauritanie, nous devons migrer de « chaque communauté, ses abolitionnistes et progressistes en militants reclus vers une forte synergie trans-communautaire à l’échelle nationale pour un engagement global contre toutes les formes d’injustices ».

Longue vie et santé à lui. Ameen.

• Lien vers sa thèse https://theses.fr/112388582

• Lien Amazon de son ouvrage https://www.amazon.fr/Mauritanie-Mohamed-Yahya-Ould-Cir%C3%A9/dp/2343029415

Région parisienne, 15 avril 2025

KS pour le BLOG
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🔴  🇲🇷 #موريتانيا | أمسية خاصة جداً بالنسبة لي!

إن المعرفة السليمة هي قبل كل شيء مسألة معلومات صحيحة ومصدرها المصدر. وقد تشرفت بلقاء مثقف مرموق يمثل مصدراً مثمراً ومورداً مثمراً، في شخص الدبلوماسي الموريتاني السابق، الدكتور #محمد_يحيى ولد #سيري. التقينا لأول مرة لفترة وجيزة في عام 2013 في مؤتمر شارك في استضافته مع الصحفي سيدي موسى كامارا في ماسي. وتوجت تبادلاتنا المتقطعة في الآونة الأخيرة، في إطار التحضير لمقاله https://ecrit-ose.blog/2025/01/01/%E2%97%8F-lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes-par-dr-mohamed-yahya-ould-cire-a-h-m-e/، بهذه الزيارة المجاملة التي كانت لحظة دراسية وملهمة بالنسبة لي. فالرجل على دراية كبيرة بالجوهر التاريخي والاجتماعي للقضايا المرتبطة بالعبودية في موريتانيا، وهو رجل كريم جدا ومنفتح على الحوار والإحاطة ببراعة وسرعة بالمعطيات والفروق الدقيقة التي تنطوي عليها. وهو أحد الأعضاء الملهمين في حركة الحور منذ عام 1974 وعضو مؤسس لجمعية الحراطين الموريتانيين في أوروبا (AHME).

● استنتاجي الموجز: في موريتانيا، نحن بحاجة إلى الانتقال من « كل مجتمع ومناضليه والتقدميين في موريتانيا من النشطاء المنزوين إلى تآزر قوي عابر للمجتمعات على المستوى الوطني من أجل التزام عالمي ضد جميع أشكال الظلم ».