● Notre Espoir : Faisons vivre Honneur, Fraternité et Justice
🇲🇷28 NOVEMBRE 1960 – 28 NOVEMBRE 2020🇲🇷 MAURITANIE
OUI, CÉLÉBRATION D’UN DÉPART D’IL Y A 60 ANS QUI NOUS DONNAIT UNE EXISTENCE LÉGALE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE DANS CE MONDE DE L’APRÈS- 2ÈME GUERRE MONDIALE.
OUI, LA POLITIQUE EXTRÉMISTE AU SENS GLAUQUE ET HÉGÉMONIQUE A CAUSÉ DES ÉNORMITÉS ET DES CRIMES DANS NOTRE JEUNE HISTOIRE, ET IL FAUT VRAIMENT D’AUTRES HORIZONS POLITIQUES DE COURAGE ET D’HUMANISME POUR DIRE OFFICIELLEMENT ET RECTIFIER NÉCESSAIREMENT AU NOM DE NOTRE MAURITANIE COMMUNE.
AU NIVEAU DE LA CONSCIENCE, LE STATUT D’UN BOURREAU EST PLUS PERTURBANT QUE CELUI DE VICTIME.
QU’ON S’ENTRAIDE EN TOUTE FRATERNITÉ, C’EST POSSIBLE…!
L’ÉTAT PROFOND PEUT INITIER L’AFFAIRE ET Y MENER HUMAINEMENT CONCORDE SOCIALE ET COHÉSION NATIONALE…!
Tout est dans l’intitulé (TOUNKA LEEMOU KAFFO) de leur association foncièrement exclusiviste , ils s’arrogent du titre (suprême) de royauté, pour chapoter et défier tout, y compris les autorités comme s’il s’agirait d’un état d’exception ou l’instauration d’une principauté autonome calquée sur la volonté de nos capricieux féodaux aigris et nostalgiques. Dans certains cas, plusieurs municipalités de ces régions concernées, sont infeodées, acquises à la cause féodale et vouant une allégeance totale à ces autarcies qui discriminent les citoyens à travers les missions de solidarité de l’Etat, des collectivités territoriales ou des ONG humanitaires destinées aux populations des communes. Il peut s’agir de fonds de solidarité ou de prestations sociales destinés aux populations nécessiteuses. Ces aides sociales sont souvent accaparées par les agents locaux souvent complices qui induisent en erreur les prestataires ou les destinataires au profit de gens qui adhérent à leur idéologie en fournissant des listes biaisée et tronquées de nécessiteux ayant-droits droits. Sur le seul critère douteux de suiveurs féodaux et en excluant les insoumis à l’ordre féodal.
Donc ils n’ont que faire de tout le reste des composantes du corps social qui ne sont à leurs yeux que des citoyens de seconde zone du simple fait de ne pas épouser leur idéologie d’ascendance filiale nobiliaire. Ils sont donc perçus comme des vulgaires suiveurs à la merci et en marge de la gestion des affaires sociales des villages et de simples exécutants du »contrat social » hérité dont les féodaux sont les seuls privilègiés d’une telle structure sociale. Ils veulent ériger en règle absolue ce mode de gestion archaïque et anachronique pour réguler nos rapports sociaux (code social) avec toutes les iniquités qui vont avec.
Toute leur idéologie se drape autour de leur égo mal placé s’articulant foncièrement autour d’une prétendue »noblesse » héritée à laquelle était soumise passivement et sans condition ni discussion possible de ceux issus des autres couches de la société. Comme il s’agit d’un ordre filial hérité, il n’y a pas de réforme qui soit possible. Cette obsession de vouloir se mettre sur un piédestal et soumettre son prochain à ses caprices de nostalgiques légendaires les rend schizophrénes. Nous, on ne s’est jamais caché qu’on souhaite en finir avec ces pratiques archaïques qui inhibent. Ce »machin » d’association (TOUNKA lemou kafo) n’est qu’un outil de résistance à ce qu’on combat. Avouez-le comme on le crie partout, vos principes ne s’imposent à personne ou du moins à nous en tout cas. Par contre la citoyenneté et l’égalité qu’on promeut dans la société va être respecté de gré ou de force par la seule force de la loi. Sans quoi, la défiance que vous incarnez ce n’est pas nous que vous défiez mais l’Etat.
D’ailleurs la supposée »noblesse » que vous revendiquez, cela ne se reflète nullement dans vos faits et gestes. Puisque, ça ment, tronque et maquille les faits aussi bien dans les médias et devant les instances publiques (tribunaux, commissariats…). Ca veut relater la réalité tout en jouant aux fossoyeurs ou gymnastes »intellos ». Mais les faits sont têtus ainsi que vos motivations réelles sont malveillantes et ça n’échappe à aucun citoyen averti. Vous prétendez relater les violences tout en omettant sciemment d’écrire une ligne sur les événements de Djandjoume qui est le paroxysme de la violence lié à la cause que vous défendez. C’est-à-dire leur seul crime est dû au fait du refus de se soumettre à ce même ordre féodalo-esclavagiste.
Admettons même, que le problème de fond ne soit pas sur l’esclavage ou la servitude comme vous le dites , il faut expliquer aux bonnes consciences auprès de qui vous voulez vous faire du crédit, en défendant votre idéologie féodale méprisante que vous pronez n’est en aucun cas un modèle social qui régule la société qu’aucune société nous envie.
Sachez que vous n’êtes pas les seuls promoteurs de belles valeurs de soninkara. Il y a les valeurs et les privilèges. Et Ce que vous défendez c’est plutôt vos privilèges quand à nos valeurs, les vraies on les connaît. Que dire du principe de citoyenneté qui ne vous flaire même pas au nez, tant vous voyez vos concitoyens en »sous-hommes » et que tout doit tourner autour de vous (TOUNKA lemou) « XAR NOLAB SIRI ? ».
Vous voulez nous faire croire que vous véhiculez des valeurs républicaines en créant un groupuscule faisant la promotion de vos seules familles régnantes ( XAR XA HAXILO LO MINE): avez-vous perdu toute votre lucidité ?
Quand vous écrivez, êtes êtes-vous conscients que vous vous adressez à des esprits consciencieux ?
Je ne vois aucune noblesse sur le fait d’affirmer une chose le matin et infirmer le contraire l’après midi sur convocation d’une quelconque brigande ou devant une audience au tribunal.
La capitale régionale du Guidimagha reçoit en visite officielle le président mauritanien Mohamed Cheikh El-Ghazouani. C’est une première dans cette région Sud mauritanien depuis son élection à la tête du pays en juin 2019.
Selon certaines sources médiatiques, il y passera la nuit et s’attelera dans la journée du vendredi à l’inauguration des infrastructures publiques, comme le nouveau bâtiment du tribunal régional et certains logements sociaux nouvellement bâtis.
Dans le public accueillant le cortège présidentiel, nous y constatons la présence des banderoles d’AMEES (Association Mauritanienne pour L’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles) dénonçant les problématiques liées à l’esclavage par ascendance dans la région notamment au sein de la communauté soninké. Les militants abolitionnistes soninkés de la région interpellent régulièrement les autorités publiques sur les agissements discriminatoires et les harcèlements récurrents venant des cercles féodaux s’accrochant aux mentalités esclavagistes d’antan.
Depuis quelques années, ces citoyens parmi la communauté soninké sont mobilisés pacifiquement pour se défaire des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans les localités villageoises et demandent l’application effective des lois.
Lancement ce matin lundi 16 novembre 2020 de notre formation de para-juristes sur les droits humains, l’esclavage par ascendance et l’esclavage contemporain, sous la présidence du Ministre de l’enseignenent supérieur et de la recherche scientifique, Pr Amadou KEITA, à la Faculté de droit public de Bamako.
La cohorte de 28 parajuristes, 14 hommes et 14 femmes des 7 cercles de la région de Kayes sera formée pendant deux semaines au LERDDL sous le parrainage Mr Aguibou Bouaré, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).
Ces parajuristes seront déployés ensuite dans les 7 cercles de Kayes pour sensibiliser les populations à la question de l’esclavage.
Bon vent à eux et surtout du courage à la tâche pour que cette noble cause de la lutte contre l’esclavage au Mali et à Kayes en particulier puisse enfin faire un grand bond en avant grâce à notre programme et au soutien de nos partenaires locaux et internationaux.
Rencontre Biram Dah Abeid – Représentants des organisations des réfugiés mauritaniens au Sénégal. Dans la demeure du président et député Biram Dah Abeid à Dakar, une réunion d’information a eu lieu en présence du coordinateur des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal Aldiouma Cissokho, de Abdourahmane Sy président de l’Usermovs (Union d’entraide pour la solidarité des réfugiés mauritaniens veuve et orphelins au Sénégal), Mohamed Lamine Ba membre de la Coordination, Abou Amodou Dia membre de l’Usernovs) et Mohamed Ould Lemrabet président de Ira-Senegal. Le président d’Ira-M Biram Dah Abeid a informé les personnes présentes, partenaires dans le combat d’Ira, sur les perspectives de l’apaisement entre le courant Ira-Rag, représenté par BDA et le pouvoir mauritanien dirigé par son Exellence Mohamed Ould Cheikh Elghazouani. Du point de vue du député Biram Dah Abeid, cet apaisement est important en ce sens qu’il permet aux mauritaniens de dégager par la concertation un processus qui aboutirait aux règlements des problèmes de fond qui handicapent et menacent l’existence de la Mauritanie comme la question des réfugiés, des morts, des veuves et des orphelins, de l’esclavage, de la démocratie.., Une conférence de presse sur le sujet va avoir lieu au cours des jours qui suivent avant la fin du séjour du président d’Ira à Dakar.
Lundi 9 novembre 2020 à Selibaby, la capitale régionale du Guidimagha, plusieurs militants abolitionnistes dirigés par de membres de la commission Droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, ont manifesté devant l’enceinte de la Justice régionale.
Des responsables Iraouis comme Moussa Bilal et Abdallahi Abou Diop et d’autres militants anti-esclavagistes issus de la communauté soninké, sont venus de Nouakchott pour dénoncer les pratiques administratives et judiciaires injustes qui frappent des citoyens qui refusent l’esclavage statutaire dans les localités villageoises soninkés . Ainsi plusieurs militants anti-esclavagistes sont partis de différents villages pour participer à cette manifestation de Selibaby.
Pour rappel les coutumes esclavagistes et féodales sont vivaces dans les communautés soninkés notamment dans cette région du Sud mauritanien. Avec l’éveil abolitionniste en cours depuis quelques années, les cercles réactionnaires féodaux s’activent à travers des plaintes fallacieuses auprès de la justice pour contrer les militants abolitionnistes. Tous les citoyens qui osent se défaire du système féodalo-esclavagiste soninké incarné le laada ou ladalenmaxu, sont visés et ostracisés socialement et les autorités publiques régionales laissent faire et prennent même la défense des tenants de la féodalité. Depuis quelques mois 3 militants (2 de Bouanze et 1 de Diogountouro) sont abusivement incarcérés à Selibaby à l’issue de procédures troublantes.
Cette manifestation marque une phase dans la défense des Droits humains, surtout contre cet esclavage statutaire qui sévit dans la communauté soninké.
Mention spéciale aux militants abolitionnistes IRA Mauritanie ayant parcouru plus de 800 kilometres depuis Nouakchott pour organiser et assister cet événement historique contre des pratiques injustes.
● Rendre un Témoignage juste vaut mieux qu’une alliance de circonstance de mauvaise foi !
Il s’appelle Adama Madi waly Bathily, soninké en vrai et originaire de Lany dans le gadiaga (Région de Kayes) au Mali.
L’homme se conjugue au COURAGE ET à la SINCÉRITÉ dans l’éveil GANBANAAXU contre les problèmatiques liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké. Humaniste convaincu, il s’est libéré de toutes les pesanteurs sociales qui transforment certains lettrés et instruits en tenants de double-discours et d’autres en hypocrites complexés autour de certaines fausses fiertés du système féodalo-esclavagiste intracommunautaire.
Il a le mot percutant qui dévoile et confond les discours gymnastiques des uns et les fuites en avant des autres qui essaient de donner une humanité à des mentalités moyenâgeuses et dépassées par tous les civilisés au 21 ème siècle. Dans ses différentes communications, cet esprit ouvert laisse entendre que l’irruption de cet engagement anti-esclavagiste est venu à point nommé pour démystifier les prétentions trompeuses que la société serait solidaire et fraternelle en état.
On reconnaît en lui un panafricain investi d’une grandeur morale et un visionnaire averti qui explique que les clans féodaux dominants se sont laissés piéger par des ignorants orgueilleux (leurs proches) qui vont les mener dans un gouffre de la déchéance multiforme à la face du monde entier. Et on y est presque… hélas !
DU 05 AU 06 Novembre 2020, le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a eu l’immense honneur de participer au forum régional sur la revue sécuritaire : Etat de Droit et Extrémisme Violent organisé par AFRIKAJOM dont Mr Alioune Tine est le fondateur en partenariat avec FONDATION KONRAD ADENAEUR, ONU FEMMES ET L’UNFPA.
Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme était représenté par son Président Mr N’Djim Boubacar et a fait des recommandations qui sont les suivantes :
De faire de l’Etat de droit une réalité au Mali ; Le retour immédiat de l’administration dans les zones délaissées Mali ;
De procéder au désarmement des milices et groupes armés qui menacent la cohésion sociale du sahel plus particulièrement ceux du Mali ;
De faire barrage à l’impunité et l’injustice sociale qui se trouvent être les maux des pays du sahel ;
D’éviter la stigmatisation de certaines communautés au profit d’autres communautés au Mali ;
Faire de la question de l’esclavage par ascendance une priorité dans les pays du sahel notamment celui du Mali qui d’ailleurs peut être considérée comme une sève de l’extrémisme violent ;
Une collaboration active et étroite des pays du sahel en matière de défense des droits de l’homme.
Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’homme seront violés en quelque partie du monde que ce soit.
• Jeudi 6 novembre 1986 ma première nuit dans la prison .
Palais de justice de Kaëdi, Jeudi 6 novembre 1986, notre première nuit en prison, une date et une histoire.
Après une semaine de garde à vue, d’interrogatoire et de tortures physiques et morales dans les locaux de la gendarmerie, un matin du 6 novembre 1986, à 5 jours de mon anniversaire de naissance, nous voilà réveillés très tôt menottés et enchainés comme des criminels ou des petits terroristes. Nous sommes embarqués dans des voitures de marque Land Rover et amenés devant le juge d´instruction et le procureur du palais de justice de Kaëdi, tous deux beydanes (maures blancs, un frère musulman et un baathiste) qui n’avaient même pas hésité à nous expédier illico-presto à la prison civile de Kaëdi (camp de la garde) après quelques petites questions sur les PV. Ils nous inculpèrent avec des chefs d’accusation de : » trouble à l’ordre public, participation à une manifestation non autorisée et membres d´une association illégale et non reconnue… » (le ridicule ne tue pas). Dix neuf prisonniers dont une femme notre cousine Ramata Mamadou Siba Sow, seront inculpés et les autres libérés. Sortis du palais, on voyait tous nos parents, amis, camarades, des ressortissants de Jowol à Kaëdi, élèves et autres Kaëdiens venus nous soutenir devant le batiment et on les saluait de loin par des poignées de main avec des V de la victoire. On voyait de loin des femmes pleurer avant que notre camion militaire ne s´éclipsa en vitesse pour se diriger vers le camp de la garde de Kaëdi, notre futur lieu de détention.
Une fois le portail de la prison civile ouvert et franchi, on est accueilli par des centaines de prisonniers de droit commun, qui nous attendaient apparemment; tous noirs à part deux maures blancs écroués pour vol de chameaux. Entourés par une vingtaine de gardes pénitenciers bien arméé, ils nous ont souhaité la bienvenue dans cette « maison des Hommes « nous disaient-ils. Saisi par un sentiment de révolte et de colère aussitôt j’ai regardé mon frère, compagnon de fortune et complice Ousmane Toure et j´ai entonné à haute voix notre chant anti-apartheïd écrit par notre poète Amadou Samba Dembele et il a répondu au refrain avec un autre camarade Aliou Mamadou Sow qui était à nos côtés et les autres camarades nous ont suivi en choeur :
1.O dunya jamfiima heewɓe
Won jaloo6e kono won woyooɓe
Aduna jamfiima heewɓe
Nde ƴellitaare roondii boomaare
So gooŋɗi tan ko konngol joom doole
Ndeen goonga jom goonga yoolee
Min cikkatno waawde ko waawande
Min mbaɗno tan baawɗo ko balloowo
ndeke wona ɗum baawɗo ko baroowo
Min njanngiino e defte maɓɓe
Waawi wara ko majjere moƴƴaani 12.Nanngu- war ina duñtee ñifaani
Gila laamu Wosteer e Botaa
Cañi apartaayd ɓaleeɓe njootaa
To faggudu e dawrugol e janngde
Winndere woytiima, hoohooɓe kaalii
Winndooɓe e yimoove ndeƴƴaani
Nanngu war ina duñtee nyifaani
Jaambareeɓe men njantinaani
Mandela ko yeru burɗo laabde
Mandela ko yeru burɗo laabde
Bikkittooɗo hannde e geƴƴelle
Kalifaandi wonaa ndi callalle
Halfatee ko ɓernde e hakkille
Halfatee ko ɓernde e hakkille
Ɗum noon woori jaambareeɓe.
O dunya jamfiima heewɓe
Won jaloove kono won woyooɓe
TRADUCTION:
Ce monde a beaucoup déçu,
Certains rient tandis que d’autres pleurent
Ce monde déçoit beaucoup
Si le progrès est confondu avec la calamité (le massacre)
Si seuls ont raison les plus forts
Alors le droit des faibles sera à jamais bafoué (noyé)
Pour nous, le plus valeureux est celui qui est plus utile, celui qui donne aux autres ce qu’ils ne peuvent pas avoir.
Dans notre entendement, le plus fort aide les faibles
Or ici, le plus fort est celui qui tue les autres
Nous avons bien lu dans leurs livres, la maxime selon la quelle:
« La raison du plus fort relève de l’obscurantisme. »
Alors que dans la réalité ils attisent le feu du massacre.
Depuis que WOSTER et BOTHA sont au trône (allusion faite au règne de Mouawiya et les siens).
Et ont tissé le système d’apartheid, tout a manqué aux noirs
Dans les domaines économique, politique et éducationnel
L’univers s’est plaint, les personnes de renommé se sont prononcés
Les chanteurs et les écrivains ne se sont jamais tus
Mais eux, ils continuent à attiser le feu du massacre
Nos combattants n’ont jamais baissé les bras
Mandela est l’exemple le plus patent
Mandela est l’exemple le plus patent
Il se débat actuellement dans sa prison
La domination n’est pas engendrée par des chaines
La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
ce ci n’est jamais le cas de nos combattants
Ce monde a beaucoup déçus,
Certains rient tandis que d’autres pleurent.
Ce chant de révolte en pulaar était un réquisitoire contre le pouvoir raciste mauritanien et je me souviens aussi que pendant notre interrogatoire à la gendarmerie, ils m’ont trop demandé sur le sens et la signification de ce poème parce qu´ il a été aussi repris en choeur pendant notre grande manifestation contre le pouvoir de Taya à Jowol dans la nuit du 27 octobre 1986 et c’est moi qui chantait et les autres manifestants le reprenaient appuyés par les échos des collines du village et du fleuve pendant la nuit. En reprenant ce chant engagé on voulait défier le pouvoir sur son propre terrain (la prison) pour lui dire qu´on était prêts à payer le prix et » ko kalifaandi wonaa ndi callalle, halfatee ko bernde hakkille » autrement « on ne peut soumettre quelqu´un par des chaînes mais par la domination mentale ». Nos gardes étaient médusés par notre provocation et notre « culot ». Certains de nos geôliers négro-africains ne cachaient pas leur sympathie à notre égard et nous réconfortaient par des mots très encourageants. » Wallaahi ko on ngenndiyankoo6e, wallaahi ko on jaambaree6e, woto kulee woto kersee » (.vous- êtes des vrais patriotes, vous- êtes des héros, n’ayez pas peur, ni honte de votre emprisonnement on est ensemble). C´était une petite page dans cette histoire et dans cette longue lutte contre le Système. 6 novembre, je me souviens toujours, j’avais 18 ans et qui faisait de moi, pour la petite histoire, le premier plus jeune prisonnier politique du colonel ould Taya. 34 ans après nous continuons la lutte avec la même conviction et la même détérmination sans prendre rides.
Nous y reviendrons un jour plus largement avec plus de détail inchaallah dans un livre à paraître. (presque prêt).
On me demanda pourquoi ce système porteur d’humiliations sociales qui assignent les gens en esclaves et en X ou Y toujours 21ème siècle, a pu tenir si longtemps dans l’espace et dans le temps ? Et qu’il a su se muter en joug sociétal par des symboles hermétiques même dans nos diasporas notamment vivant en Occident.
• Quelques données de réflexion de sur une certaine structuration dans la communauté soninké.
Je dirais que l’affaire tenait/tient relativement à 4 points :
1 – l’ordre faisait une socialisation particulière destinée aux éléments- esclaves conditionnés à s’autocongratuler dans leur statut d’esclave, ainsi maintenir leur soumission sociale comme subalternes partout et en tout. En grands enfants, ces éléments inhibés intellectuellement ont besoin d’un paternalisme coutumier imagé dans la personne de leur maître. Et allant jusqu’à se considérer comme faisant partie de la famille de ce dernier.
2 – la pratique d’un isolement sociétal sur les personnes ou les familles qui osent interroger les choses, généralement cette tâche de garde est confiée aux gens encartés subalternes en mission pour alimenter les divisions au sein de l’ensemble lésé et relégué.
3 – le complexe honteux qui nuit à l’esprit anticonformiste et éveillé qui n’accepte jamais ces humiliations qui affectent sa lignée mais essaie de s’y soustraire de l’intérieur tout en jouant l’effacement un peu maniéré avec ses relations hors de la communauté. Ainsi ne pas pouvoir assumer ouvertement un passé accidentel de descendant des personnes esclavagisées en osant fièrement se lever pour changer les choses et initier une nouvelle page historique, un héritage social honorable pour sa descendance de demain. Et en sortir de ce conflit avec soi, il suffit de penser à un Martin Luther King ou un Malcolm X pour comprendre qu’un passé aussi abject que le vécu de l’esclavage, doit affecter moralement et humainement les descendants des esclavagistes d’hier mais pas toi. L’échelle des valeurs présentables aujourd’hui est en ta faveur en tous lieux.
4 – la fumeuse « religiosité » par du fatalisme, même versé dans les sciences religieuses poussées, ce type se verra inoculer une soumission psychologique et sociale distillée insidieusement par certains tenants lettrés coutumiers apparentés aux dominants. On peut étrangement louer tes comportements et ta moralité partout mais toujours en t’opposant avec une fine fourberie à d’autres personnes appartenant à ton clan social dit inférieur. Une fois que tu commences à questionner la magouille, ceux qui te jetaient les fleurs vont te dire que finalement ils croyaient que tu étais un tel plein de bonté et de valeur mais tu veux te « gâter inutilement ». Malheureusement ce mors invisible tient toujours efficacement certaines âmes pieuses ou en quête sincère de sens transcendant.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.