Le schéma sportif de l’instant : la palpitante Liga est sa troisième journée sur 38 prévues, le marathon de la League des champions n’a pas commencé et d’autres challenges périphériques comme la coupe d’Espagne (connue la coupe du Roi) vont arriver également. Ainsi, ici c’est un bref élément d’analyse-bilan d’étape sur le cas du capitaine de l’équipe de France. Transféré cet été dans l’illustre parmi les clubs de football à l’échelle mondiale par sa légende et son palmarès, le natif de Bondy tâtonne à ses débuts chez son club de rêve disait-il lors de sa présentation XXL le 16 juillet dernier à Santiago-Bernabéu. Il reste coincé à 1 but en 4 matchs joués (la finale de la supercoupe d’Europe et 3 journées de la liga). Nous avons l’impression qu’il a perdu son explosivité qui fait son atout maître comme type de joueur. Ce joueur connu pour son sprint ravageur dans l’espace de 30 ou 35 mètres du camp adverse, est perçu aujourd’hui comme manquant d’espace face aux défenses. À 25 ans, K Mbappé a certes de la marge, mais à l’image du niveau global actuel de l’équipe, on s’interroge si sa venue n’a pas désarticulé le système de jeu de l’entraîneur italien ou c’est le football pratiqué en terme d’exigence technique dans le championnat espagnol qui fait lui un joueur « normal ». Ça a été dit, il est ce type de joueur à sa prime phénoménalement intenable en rapidité mais force de constater qu’il n’a pas ce génie naturel d’imprévisibilité qui peut dérouter d’une manière sensationnelle. Il dispose d’une « spéciale » avec son double crochet rentrant-sortant ou vice-versa qui devient de plus en plus prévisible pour une défense intelligente de zone en face. Et, son positionnement actuel dans le système madrilène ne semble pas l’aider non plus, occuper le 9 qui devient un « 9 forcé » d’après les commentaires de certains médias espagnols n’a pas été à la hauteur des attentes. Il ne marque pas et n’arrive pas à faire marquer autour non plus. Son entraîneur, l’italien Carlo Ancelotti tient un discours motivant à son endroit devant les médias, mais la production sur le rectangle vert est peu substantielle à ce jour. En championnat, il perd des points bien prenables face à des équipes modestes. L’attaque du meilleur club du monde reste brouillonne et l’élément clé Vinicius Junior qui étalait une grande aisance l’an passé pour animer et débloquer les situations avec l’appui conséquent de l’anglais Jude Bellingham, n’exprime pas assez le volume offensif qu’on lui connaissait. On se demande si c’est l’attaquant tricolore qui, au lieu de bonifier le secteur offensif, dérégle les automatismes tactiques sur le fond et dans l’occupation des espaces…
En Mauritanie, l’esclavage et ses » dérivées », sont des réalités évidentes, mais peu assumées ou souvent niées, minimisée ou abordées avec beaucoup de mauvaise volonté. En vérité, sans être juriste, j’estime que la convocation des députés en session extraordinaire, le 04 septembre prochain pour discuter de plusieurs projets de lois, dont la création de tribunaux spécialisés de lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants, n’a pas sa raison d’être.
Les tribunaux chargés de juger les crimes d’esclavage existent déjà depuis 2016, l’ère Ould Abdel Aziz : le décret 2016-002 du 1er janvier 2016, fixe le siège et le ressort territorial des cours criminelles spéciales en matière de lutte contre l’esclavage. Les observateurs s’interrogent, sur la pertinence et l’opportunité de ces juridictions d’autant plus qu’ elles ont jusqu’ ici brillé par inaction et inefficacité.
En effet, la lutte contre les injustices et les discriminations sociales est d’abord une question de volonté politique. Ce qui suppose l’exemplarité, comme dans le combat contre la corruption et autres comportements sulfureux .
Point besoin de nouveaux textes sur la question de l’esclavage, un fléau déjà élevé au rang de crime. C’est déjà le summum. Trop de lois tuent la loi. Il suffit juste d’appliquer les lois déjà existantes. Nous sommes dans une République, comme modèle politique et de gouvernement, il est évident que ce choix sous-entend : citoyens et de citoyenneté.
Dès lors, il suffit que nos dirigeants soient sincères pour s’attaquer aux stratifications sociales héritées, qui n’ont pas de place dans une république, et de surcroît islamique : » Tous les humains sont issus d’Adam qui a été créé d’argile. Il n’y a pas de différence entre un Arabe et un non Arabe, si ce n’est par la piété ». « Le plus honorable des hommes auprès d’Allah est le plus pieux ».
Faut-il le rappeler que dans une république, il ne peut y avoir de citoyens et de sous-citoyens. La citoyenneté, c’est d’abord l’égale dignité entre les populations ( les citoyens ), au-delà des origines et appartenances sociales, linguistiques etc., différentes et diverses. Ce qui importe est l’appartenance à une même nation (nationalité ).
L’esclavage se nourrit de l’impunité, de la pauvreté et de l’ignorance. L’Etat est à la fois garant de la justice, de la protection des personnes et de leurs biens et l’épanouissement de tous et de chacun, il dispose de tous les moyens pour faire respecter la loi. Comme, il sait le faire pour disperser les manifestations, et au besoin utiliser la force .
Les députés doivent comprendre que l’esclavage est plus facile à identifier et à combattre que ses « dérivées » : le féodalisme. Encore une fois, le débat stérile qui consiste à soutenir que l’esclavage est plus grave que le féodalisme n’a pas sa raison d’être. On ne compare pas deux maux, on les combat.
Le féodalisme est beaucoup plus subtile et perfide, du fait qu’ il s’exprime sous le manteau de la culture. Ce qui peut rendre complexe sa qualification juridique. Cependant avec la volonté tout est possible. Des juges professionnels, compétents et indépendants peuvent décoder, décrypter les agissements, comportements et expressions féodales dissimulées. C’est une question de dignité, de droit humain pour redorer l’image de la Mauritanie, et consolider la cohésion sociale.
👇🏿Photo d’illustration 📷 fake ou pas, par les échos diffus dans la communauté soninké du Guidimagha côté mauritanien ces temps-ci , un départ massif d’une ampleur inédite des jeunes gens (avec beaucoup de jeunes mamans, filles et fillettes) se fait vers la zone Europe. Concernant la masse masculine, il n’y a pas de grande nouveauté…
Source photo inconnue
Par contre, l’aspect lié à la gent féminine avec une forte jeunesse voire adolescente mérite un regard particulièrement interrogatif à l’ensemble de la communauté . Et si finalement, après plus de 60 ans des mouvements migratoires (résidences régulières et irrégulières, aller-retour,…) au monopole des hommes soninkés, cette gent féminine soninké compte faire une remontada dans le phénomène. Ainsi dire, l’actuel match avec un exode conséquent ou même une déportation volontaire d’une jeunesse voire une adolescence très féminine sur les chemins relativement facilités vers l’Europe, risque de bousculer dans l’avenir les équilibres familiaux et sociétaux dans les terroirs d’origine vidés.
Enfin, les ratés cachés, l’exhibitionnisme pompeux, les affichages bouffons, les arrogances mesquines, les inconséquences ridicules, les camouflages mensongers et d’autres travers… sont dévoilés par les masses féminines qui subissaient un narratif faussement enjoliveur et bluffant de très loin des réalités d’ailleurs vécues par les messieurs.
Par expérience, chaque vague de générations d’arrivés par décennie d’écart, ose raconter une partie de réalités peu reluisantes d’ici (aventures d’immigrés). Ainsi, le cycle faisant son chemin et y advenant le temps historique de réseaux sociaux sans frontières, le fruit du vide est mûr. Et les clichés joliment miroités largués « violemment » sur la face de ceux- celles qui restent aux villages, sont devenus caducs à terme d’une démystification aboutie aujourd’hui. Le rêve tant nourri d’avoir un prétendant francinké (émigré de france) à attendre au village, n’est plus un projet « QG » dans l’environnement socio-évolutif de toute jeune fille. À y ajouter l’écrasement polygamique bien problématique et ses difficiles conséquences dans les familles à long terme dans de nombreux cas, plusieurs digues cèdent peu à peu, les femmes ou bien les filles veulent être là où plusieurs décennies durant les messieurs laissent entendre et paraître avec une certaine cynique superficialité qu’on peut y tirer richesses et facilités. Elles ne partent pas pour fuir une faim ou un dénuement matériel grave, elles quittent ou on (certains parents et proches) les aide à quitter parce que le système qui tenait un certain nombre de mythes, est coincé à force du PARAÎTRE lourdement découvert et de soif de mobilité pour y ÊTRE soi-même pour de bon.
Moi, intellectuel, je ne sais pas si je peux prétendre à ce titre, ô combien prestigieux et lourd à porter, surtout par les temps qui courent.
Tant, l’intellectuel est d’abord un rôle social, un engagement, une posture constante, une conviction, une sinécure qui l’amène à se placer du côté des victimes, des déshérités, des orphelins, des opprimés, des gueux etc. C’est quelque part un renoncement.
Un choix désintéressé, un engagement au service de la vérité, du bon sens et cela contre l’ordre établi : l’Autorité. Ce qui lui vaut répression, misère, harcèlement, menace, excommunication et bannissement.
Je ne le suis pas. Cependant, j’ose ouvrir le bec , prendre mon stylo, utiliser mon clavier pour défendre, ce que j’estime être la normalité, le bon sens, pour que notre société rame dans le sens de l’histoire. Pour lui éviter le piège de l’isolement, de l’autarcie et du narcissisme. Un cloisonnement qui relève d’une mégalomanie autodestructrice, d’une époque révolue qui nous conduit vers le déclin, le chaos .
En revanche, les apprentis sorciers s’essayant maladroitement et perfidement dans le domaine très réservé et distingué de Gustave Lanson, Roland Barthes, Gérard Genette… choisissant l’anonymat, le brouillage, le camouflage dans la presse, dans les réseaux sociaux pour exister par la calomnie par l’usage de la dissimulation que leur procure le clavier, un masque, un pseudo etc.
Ainsi, se croyant à l’abri des regards, ces mercenaires tirent à balle réelle sur les passants. Ce qui n’est pas sans rappeler, les terroristes, connus pour leur mode opératoire emprunt de déloyauté au mépris des codes conventionnels, de l’éthique et la morale.
Comme les terroristes, ces mercenaires agissent dans la clandestinité, dans le monde virtuel, dans le noir pour ne jamais laisser de trace, à travers une fausse identité.
Quelqu’ un qui critique avec un nom d’emprunt, peut-il donner des leçons de courage à celui qui signe, un article de son nom et sa photo ? Aux lecteurs d’ apprécier !
La critique est un art lorsqu’elle est conventionnelle, intellectuelle, objective, loyale et cherche à alimenter la réflexion pour améliorer un problème, une situation liée au vécu en vue de promouvoir un mieux être social, économique ou politique etc.
La clarté de mon verbe n’a jamais fait défaut. Mon style se nourrit de ma personnalité et s’adapte à des contingences tantôt structurelles tantôt pragmatiques. C’est un choix ! Comprendra qui voudra, et qui pourra. Mes thèmes de prédilection sont connus depuis que j’ai décidé de prendre ma plume.
Tous mes articles tentent de critiquer les mentalités rétrogrades, les pratiques sociales surannées ( féodalité, esclavage, mariage forcé…) qui minent la société Soninké. Et ces questions sont une constante, le leitmotiv et la toile de fond de chacun de mes écrits.
Vous prétendez, aimer la société Soninké mieux que nous autres, qui la critiquons pour qu’elle aille de l’avant . Faux !
Imaginez, le paysan, qui n’a d’héritage que son champ, cependant, il est contraint de le brûler à une certaine période de la saison pour le rendre plus productif.
Et pourtant, la terre est sacrée pour ce dernier, sa source nourricière, son identité, un trésor hérité ! Pourquoi, alors se permet-il d’y mettre le feu ?
Moctar Ould Ndiay, nommé premier ministre au sortir du scrutin du 29 juillet, à l’entame du second mandat de Ould Ghazouani. Ce choix est une contradiction avec le réquisitoire, du président Ould Ghazouani contre la corruption dans son discours d’investiture.
Le second mandat qui commence sera un remake du premier. Aucun changement n’est envisageable, si l’on continue de reconduire les mêmes personnes. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Ould Ndiay même blanchi faisait partie du banc des présumés accusés du dossier azizien de la décennie, dont le dénouement a surpris plus d’un observateur : une grosse tempête dans un verre d’eau.
On attend, sans suspens, la composition du nouveau gouvernement, les mêmes visages reviendront. Les mêmes quotas, les mêmes logiques et schémas détermineront les castings (arguments de recrutement) : tribalisme, communautarisme voire racisme, féodalisme, prééminence et maitrise de la langue Arabe.
Et enfin, la compétence sera le parent pauvre du mode de recrutement. Curieusement, dans quelques mois, quelques années, on se plaindra du manque de résultats …
• Ce que nous sommes, est plus fort que ce que nous voulons être
Si l’on a le loisir de choisir sa diplomatie, de s’afficher avec qui l’on veut, de créer une filiation génétique taillée sur mesure voire factice, on finit toujours par être rattrapé par une réalité plus que têtue, son voisinage. Les États subissent « la loi de la proximité », la géopolitique imposée par leurs frontières.
Quand on regarde le profil des invités venus honorer, la Mauritanie à l’occasion de l’investiture du président Ould Ghazouani pour un second mandat, on peut y entrevoir sans être brillant analyste politique, le substrat (l’ADN) de notre identité en tant que nation, imposée par notre environnement naturel, identité à laquelle est venue se greffer une autre. Cette dernière ne gêne personne, elle est au contraire source d’enrichissement, tant qu’elle n’entre pas en conflit contre la première pour la liquider.
Cette alchimie dosage, de cette double attraction identitaire, exercice auquel tous les pouvoirs ont échoué faute de volonté réelle est la cause première de l’échec jour après jour du projet Etat-nation souhaité par les participants du Congrès d’Aleg (mai1958).
Finalement, notre environnement naturel que nous valorisons peu s’est imposé. Au moins les quatre (4) chefs d’Etats du continent ont répondu à l’invitation de la Mauritanie : le président de Guinée-Bissau, le président sénégalais, les présidents de la Gambie et du Tchad. Les autres, pour certains juste à nos frontières se sont contentés de nous envoyer des personnages secondaires, une manière de nous exprimer, le degré de considération qu’ils nourrissent pour nous. Ce que nous valons pour eux. Le message a le mérite d’être clair mais comme toujours, on ne veut rien entendre.
• La promesse réitérée de Ould Ghazouani, renouvelée à la jeunesse
» Oui, ce sera un mandat de la jeunesse, parce que la jeunesse est l’espoir de notre nation, sa force, son présent et son avenir, et il n’y a pas d’espoir pour une nation qui ignore sa jeunesse, laissant ses énergies hors des voies de l’éducation, de la formation, de l’intégration et de la participation ». Trop de slogans sans effets.
La jeunesse a perdu tout espoir à cause de la corruption, du népotisme, du clientélisme et la persistance des pratiques néfastes héritées, qui créent deux jeunesses aux destins séparées. Une première, minoritaire bien née et qui a tous les arguments pour assurer la relève, alors que la seconde est déshéritée, désavantagée et végète pour lutter, échapper à un ordre implacable imposé par une accumulation d’injustices et de discriminations. Or, dans le cadre des politiques visant à promouvoir la jeunesse, c’est encore la jeunesse choyée et sortie de la cuisse de la bourgeoisie qui en profite au détriment de critères objectifs et transparents.
• L’émoi d’un « peuple » contre l’assassinat d’Ismael Haniyeh
L’assassinat du leader du Hamas a montré jusqu’où la Mauritanie est un pays traversé par des antagonismes hardis qui ont eu raison de son éclosion en tant qu’Etat-nation.
En effet, contrairement aux autres pays, en Mauritanie, on a l’impression de voir deux peuples sur un même territoire, unis par l’islam (Sunnite Malekite) mais s’appuyant sur des références différentes. Deux peuples qui ont des logiques, des logiciels, des héros, des martyrs antagonistes.
Alors que l’autre peuple rend hommage de manière ostentatoire au chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, tué à Téhéran, mercredi, 31 juillet 2024, l’autre peuple rend hommage aux victimes de Kaédi à la suite de contestation post-électorale, consécutive à la proclamation des résultats du scrutin présidentiel du 29 juin dernier. Celles-là, n’ont bénéficié d’aucune commisération de l’Etat et de son peuple. Un peuple qui ne célèbre pas les mêmes héros, les mêmes victoires, et qui ne pleure pas les mêmes échecs.
In fine, deux peuples aux grilles de lecture diamétralement opposées, partagent le même espace sans projet de développement commun et viable pour tous. Si bien que le martyr de l’un est un imposteur, un lâche, un bourreau, un criminel, un minable pour l’autre. Les référentiels sont dans une logique qui rappelle celles des droites parallèles distinctes.
Quelle complexité inventée, entretenue et nourrie durant des années par tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis l’indépendance. Ils sont tous complice et coupable. Chacun a contribué d’une manière ou d’une autre à diviser, à séparer en créant la haine et la zizanie entre les mauritaniens sur la base de la langue, la tribu et la race etc.
La Mauritanie est donc malade dans sa chair, dans son être. Un malaise provoqué par ses dirigeants au lendemain de l’indépendance, en optant pour des choix politiques divisionnistes et hégémoniques, visant à tuer, effacer une partie de la double identité du pays au profit de celle qui plait à l’élite dirigeante dans son projet assimilationniste voire colonisateur.
Malheur à ceux qui ont initié ce projet néfaste qui a fini par compromettre l’unité nationale et le vivre- ensemble en Mauritanie.
Dans le monde actuel, l’unité d’un peuple est souvent mise à mal par des considérations partisanes et égocentriques. Pourtant, l’unité est essentielle pour le progrès et la stabilité d’une société. Malheureusement, certains individus s’acharnent sur leur seul leader charismatique capable de rassembler et de guider. Ceux-ci seraient motivés par la jalousie et la haine gratuite. Cette situation est d’autant plus révoltante que les intellectuels de ce peuple, qui pourraient jouer un rôle crucial, semblent paralysés par la procrastination et la pusillanimité.
Nous préférons malheureusement ériger des obstacles à l’unité par des considérations partisanes et égocentriques. Le plus souvent, les intérêts personnels et partisans prennent le pas sur le bien commun, même lorsqu’il s’agit de s’unir pour défendre des causes justes ! Il est regrettable que ces partis politiques et individus poursuivent des objectifs qui servent leurs propres ambitions plutôt que le bien-être collectif. Ce comportement individualiste empêche l’émergence d’une vision unifiée et partagée par l’ensemble de la communauté. Le tribalisme exacerbe encore ces divisions, chaque groupe cherchant à promouvoir ses propres intérêts aux dépens des autres, entraînant ainsi une fragmentation de notre société.
Dans une lutte, il arrive parfois que l’on cède, pas forcément de manière délibérée, à la jalousie et à la haine : le leader charismatique, souvent perçu comme une menace par ceux qui ne partagent pas sa vision ou qui envient sa popularité, devient la cible d’attaques injustifiées. Ces critiques, motivées par la jalousie et la haine gratuite, sapent sa capacité à rassembler et à inspirer le peuple. Plutôt que de reconnaître les efforts de ce leader pour unir et améliorer les diverses composantes de la société, certains préfèrent le dénigrer, ralentissant ainsi les progrès.
Pourtant, nous sommes tous d’accord sur l’importance d’un leader charismatique, car ce dernier joue un rôle crucial dans la promotion de l’unité. Grâce à sa vision, son charisme et sa capacité à mobiliser, il peut surmonter les divisions et encourager la coopération entre différentes franges de la communauté. Ce leader est souvent le seul à pouvoir inspirer confiance et espoir en l’avenir, et à promouvoir des initiatives bénéfiques pour tous.
Malgré ses efforts, ce leader fait face à une opposition persistante. Les attaques injustes et l’acharnement dont il est victime limitent son impact positif. Cette situation empêche la mise en œuvre de réformes nécessaires et freine la mobilisation collective indispensable pour surmonter les défis sociaux.
Le silence lourd de la plupart de nos intellectuels face à des événements aussi importants qu’une élection présidentielle est préoccupant. S’agirait-il d’un effet de procrastination, de pusillanimité, etc. ? Nos intellectuels, qui possèdent les compétences et la vision nécessaires pour analyser et résoudre les problèmes de notre société, semblent souvent paralysés par la procrastination ou un manque de courage. Leur inaction contribue à la stagnation de la société, car ils n’utilisent pas leur influence pour plaider en faveur du changement et de l’unité auxquels le peuple aspire.
Néanmoins, nous sommes sûrs du potentiel de nos intellectuels. Malgré leur inaction, ils jouissent d’un potentiel énorme pour mobiliser les citoyens. En prenant position et en utilisant leurs connaissances pour promouvoir le dialogue et la compréhension, ils peuvent jouer un rôle clé dans l’unité de nos citoyens, dont la plupart souffrent de l’analphabétisme. Pour cela, il est essentiel qu’ils surmontent leur pusillanimité et assument leur responsabilité sociale.
Enfin, l’urgence de surmonter les divisions pour le bien collectif est plus pressante que jamais. En soutenant le ou les leaders charismatiques et en incitant les intellectuels à s’engager activement, nos citoyens peuvent espérer atteindre l’unité et le progrès. Si ces obstacles sont surmontés, l’avenir peut être prometteur, riche en possibilités de développement et de prospérité pour tous.
L’opposition antisystème, comme il convient de le dire maintenant pour signifier les militants politiques qui sont pour un changement structurel de la Mauritanie, si elle est réellement attachée à son idéal d’une Mauritanie où règne la justice, ne peut continuer à négliger, voire ignorer l’épine sur son chemin que constitue la honteuse loi d’amnistie de 1993. Dans une livraison récente, je disais que la lutte pour l’abrogation de cette loi doit être la focale pour tout combat pour la justice dans notre pays.
Comment peut-on continuer à penser qu’une lutte sincère contre l’injustice soit possible dans un pays, sans que ne soit décrétée comme absolument prioritaire, l’abrogation d’une loi encore en vigueur faite justement pour protéger des criminels et narguer les victimes ? Imaginez une seule seconde qu’il subsiste encore dans nos textes une loi qui protège officiellement les maitres d’esclaves, les voleurs, les violeurs, etc. Je vois déjà le sourire de ceux qui s’empressent de me faire remarquer que si la loi ne les protège pas, la pratique le fait. Certes ! Mais l’édification d’une loi n’a pas la même valeur symbolique qu’une pratique qui vise justement à contourner une loi. Quand une assemblée vote une loi pour protéger des criminels là où même dans ses rêves les plus fous elle ne s’autoriserait pas à en voter une pour protéger des voleurs, quand bien même de fait l’état les protège par des pratiques connues de tous, ça dit quand même quelque chose sur le plan symbolique. Quand on sait que la plupart des personnes qui bénéficient de cette amnistie font partie de l’oligarchie arabe de ce pays, et que les victimes des atrocités ainsi niées sont toutes issues de la communauté négro-africaine déjà sous le joug du racisme d’état, la fracture nationale causée par les tenants du système apparait dans toute sa splendeur.
Que les tenants du système et ceux qui les applaudissent au quotidien n’aient pas intérêt à ce que la loi d’amnistie de 1993 ne soit pas dans la centralité du débat public, je le comprends aisément. Mais que ceux qui prétendent se battre pour la justice ne fassent pas de l’abrogation de cette loi le symbole même de leur lutte, j’en comprends moins la logique. Si ce n’est qu’il est facile de mesurer le cafouillis qui caractérise ce qu’on appelle « opposition », qui permet de masquer bien des lignes de fractures idéologiques pourtant essentielles pour mener de manière cohérente le seul combat qui vaille en Mauritanie : celui de faire nation. Le dialogue de l’opposition que nous avons appelé de nos vœux à l’Ajd-mr, sans y mettre, je l’admets, l’énergie que j’espérais, gagnerait pourtant à se tenir pour clarifier les logiques d’alliances qui, pour moi, doivent reposer d’abord sur une commune vision de la construction nationale, bien avant les logiques de stratégies électorales. Et dans cette démarche, le combat pour l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 et l’article 6 de la constitution officialisant la seule langue arabe sont des curseurs incontournables de cette mesure.
Quelle Mauritanie voulons-nous ? Celle qui fait le choix de piétiner des victimes parce qu’elles sont noires et de protéger des criminels, voire les promouvoir, parce qu’ils sont arabes ? Celle qui élève la langue d’une seule communauté nationale au statut de langue officielle et abandonne en rase-campagne les autres langues nationales, accentuant ainsi la discrimination que vivent déjà leurs locuteurs ? Ou voulons-nous une Mauritanie plus juste envers tous ses enfants, leur donnant le même accès à la justice et à la protection de la puissance publique ? Nous pourrions établir ainsi une série de thèmes et de critères pour voir qui de l’opposition est d’accord avec quoi, aussi au regard des textes et déclarations traditionnelles des partis concernés.
S’abandonner à une lutte essentiellement basée sur des slogans désormais plus répétés par habitus que par conviction est la meilleure façon de la banaliser. Les sud-africains ont fait de la libération de Mandela un symbole de lutte n’ont pas qu’ils perdaient de vue l’objectif final qui est celui d’abattre l’apartheid, mais parce qu’ils comprenaient qu’ils avaient tout intérêt à faire de Mandela un totem et un symbole. Free Mandela ! est un slogan bien plus facile à faire passer tout en sachant que la libération de Mandela ne laissera pas indemne le système d’apartheid. De même, en Mauritanie, si nous arrivons à faire tomber le symbole que constitue la loi d’amnistie de 93, c’est l’idée même de l’impunité, base existentielle de l’injustice, que nous abattrions. Les tenants du système l’ont d’ailleurs parfaitement compris pour y tenir tant quel que soit le régime, ce depuis 31 ans…
Je suis d’ailleurs toujours étonné de l’étonnement des gens quant à la multiplication des meurtres d’innocents par le fait des forces de l’ordre. L’existence d’une loi protégeant des criminels dans le pays, est à elle seule la garantie de la répétition des faits du genre. Comment ne pas comprendre dès lors que ce qui prime c’est d’abattre cette fichue loi qui se moque des victimes et élève les criminels au statut d’intouchables ?
Rien n’est immuable. Tout est écoulement, tout change . Le plus puissant ne peut rester indéfiniment sur son petit nuage, regardant sans état d’âme, souvent les autres avec dédain et condescendance.
Le plus puissant peut du jour au lendemain tomber « en disgrâce », cherchant protection et défense .Telle est la condition humaine. Cette dynamique dont les manettes et l’horloge sont la propriété d’un être supérieur ( juste et parfait) rappelle à chacun et aux plus consciencieux que la vie des hommes et de nos sociétés est précaire. Rien n’est éternel. Tout est finitude. Tout est périssable au point que le philosophe s’est interrogé avec pertinence si vraiment, cette vie vaut la peine d’être vécue ?
Nous sommes tous faibles
A quelques heures de l’investiture du président Ould Ghazouani pour un second mandat, à l’issue de la présidentielle du 29 juin 2024, marquée par une crise post-électorale, tuée dans l’oeuf, emportant la vie d’au moins cinq jeunes à Kaedi, chacun mesure la force du pouvoir et sa capacité à faire accepter ou même imposer sa volonté.
Le président Ould Ghazouani est réélu, les morts sont morts pour rien. Il n’ y aura ni enquêtes ni coupables et encore moins un procès. On ne saura pas tout sur ces assassinats qui en rappellent d’autres.
La légitimité et la légalité, celui qui est porté au pouvoir dans nos États, peut s’en procurer à tout bout de champ, en actionnant plus d’un levier à sa disposition. La seule vérité qui vaille est celle du pouvoir, de celui qui est au pouvoir. Il devient l’incarnation de la loi et même l’esprit de la loi, la référence pour interpréter chaque mot, chaque paragraphe de la loi. Ce tableau quelque peu caricatural montre à merveille le malaise de notre système judiciaire.
Ould Abdel Aziz : rattrapé par sa propre justice
Sans vouloir, innocenter l’ancien président, Ould Abdel Aziz ou refaire son procès, qui n’a pas été choqué par la descendante aux enfers de l’homme ?
Un tout-puissant que même les mouches craignaient, réduit » à quémander » un extrait d’acte de naissance, pendant deux semaines dans son projet ubuesque de candidature à la présidentielle, se plaignant ou pleurnichant auprès du président du Conseil Constitutionnel.
Cette image était bouleversante. Peu importe comment, il est arrivé au pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz a eu l’opportunité de réformer, formater voire réinventer notre système judiciaire. Il n’ y a jamais pensé parce qu’il était « du bon côté », le côté des puissants et de l’impunité. Or, cette justice à deux grandes vitesse ne protège pas pour longtemps. L’ancien président s’en était servi pour éliminer, écraser, envoyer en prison ou sur le chemin de l’exil certains opposants ou contradicteurs.
Le président Ould Ghazouani va-t-il oser libérer la justice du joug de l’exécutif ?
Le président Ould Ghazouani va être installé, ce 02 août 2024, pour un second mandat. Il est interpellé pour faire de la justice, le premier chantier de son dernier quinquennat. Cela commence par la promotion de l’excellence, de l’éthique, de la vertu; en mettant courageusement fin aux nominations politiques, jusqu’ ici, seul critère pour accéder à de nombreux postes clés de la haute administration. Les nominations à coloration purement politique ( par recommandation) créent un sentiment de redevabilité et d’allégeance vis-à-vis d’un vassal politique, qui tire toujours les ficelles.
Voilà le mécanisme par lequel se nourrissent jusqu’à satiété : clientélisme, népotisme, corruption etc. La politique ne doit pas se mêler de tout, et tout n’est pas politique dans une république. En effet, le politique et le technocrate n’ont pas les mêmes grilles de lecture. Si le premier ne peut se laver de tout opportunisme, de la démagogie, de la séduction sur fond de flagornerie, le second est intègre, une qualité que lui impose la science qui se veut universelle et tient un discours intelligible. La politisation tous azimuts de nos institutions publiques est source de léthargie, de déroute et de faillite: la compétence est sacrifiée sur l’autel de la complaisance et de toutes sortes de logiques qui ne servent pas le mérite et la compétence.
S’il vous plait, épargnez , la haute administration, et tout ce qui a trait à la recherche scientifique, au monde universitaire, à l’expertise, à la justice, à la santé … de la politique politicienne.
Entourez-vous de politiques pour diriger mais pour gouverner, il faut donner plus de place aux technocrates et experts. Ceux-là vous diront que l’eau boue à cent degrés, que le prophète Mahomet PSL est musulman, que le fer est un métal …
Les hommes politiques, chez nous excellent dans le mensonge, la manipulation et la compromission.
La justice est l’alpha et l’oméga
Tous les maux de notre société se résument en une expression : le manque de justice. Le racisme, l’esclavage, la féodalité, le tribalisme les discriminations de tous ordres, le népotisme, le clientélisme, la corruption, l’impunité, l’extrémisme, la haine et le même la violence dans une certaine mesure, la médiocrité, le manque de patriotisme, l’incivisme, les coups d’État militaire, constitutionnels, tous ces péchés sont la manifestation de l’absence de justice. Cette crise de la justice, de notre justice commence par l’irrespect de nos propres lois par les autorités, comme elles étaient votées pour être appliquées exclusivement aux plus fragiles ou à certaines personnes.
La jungle est encore préférable à une société humaine où l’injustice règne en maître . En effet, les animaux s’affrontent de manière sauvage et grégaire, et cela loin de tout projet génocidaire et de stigmatisation. La force, comme loi est toujours valable et en toute circonstance au royaume des bêtes où il n’ y a ni médisance, ni manipulation, ni hypocrisie…
Chez les hommes, et particulièrement en Mauritanie, c’est notre hypocrisie qui a atteint des proportions inquiétantes. On vote des lois qu’ on applique jamais. On criminalise des pratiques qu’on soutient en silence. On essaie même de justifier l’impie par la religion pour plaire au chef, par une interprétation tendancieuse du texte etc.
Ces écarts à la morale sociale et religieuse, aux lois de la république n’ont été possible qu’ en l’absence de justice . La justice doit être la boussole, et seulement la crainte de la justice qui peut canaliser notre façon de vivre, de parler et même notre rapport avec les autres, et même la chose publique.
La justice aurait permis d’assainir notre société, donner à chacun et à tous l’opportunité de se réaliser dans le respect de l’intérêt général. Même notre foi, notre pratique religieuse aurait beaucoup gagné si véritablement, la justice était une préoccupation de nos gouvernants.
Le président Ould Ghazouani a tout intérêt à ce que la justice soit indépendante. En effet, une justice politisée est comme un monstre qu’ on a nourri, élevé sachant qu’ il finira toujours par dévorer son maître.
Sahara Médias – Le vice-président du parti d’opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul) Mohamed Ould Mohamed M’Bareck, a annoncé sa démission du parti.
Il proteste pour contre ce qu’il a décrit comme « le blocage des institutions et des textes du parti, et la non-application de ceux-ci à ceux qui se sont rebellés contre ses décisions et ses institutions ».
Dans sa démission, Ould Mohamed M’Bareck a souligné son « adhésion à la ligne politique de l’opposition et du rejet du régime corrompu et corrupteur » accusant sa formation politique d’avoir « reconnu les résultats de l’élection présidentielle, objet de fraude généralisée par le biais du vote par procuration dans la capitale et à l’intérieur du pays. »
Il a estimé inacceptable et dangereux « la violation des textes et des institutions qui constituent une menace pour le présent du parti avant son avenir, ajoutant que la reconnaissance des résultats des élections frauduleuses ne sert ni la démocratie ni la paix sociale en Mauritanie.
Le vice-président de Tewassoul a encore dit que toute élection frauduleuse doit être rejetée de manière civile et pacifique, loin des émeutes et des sabotages condamnés et rejetés ».
Il a ajouté que « tout le monde doit appréhender la situation catastrophique et dangereuse que vivent les citoyens à cause des politiques de ce régime et de ce que cela exige en termes de positions fortes contre la corruption et les corrompus et pour la défense du pays et des citoyens ».
En Mauritanie, plus de deux semaines après la présidentielle du 29 juin, le pays est coupé du monde. En effet, les autorités ont trouvé la formule propre aux régimes à poigne ( c’est un euphémisme ) pour isoler le pays du reste du monde.
Une mesure unilatérale qui a un coup économique, un aspect dont se soucient peu les autorités. Plongé le pays dans une telle situation, notamment au-delà d’une semaine devrait être justifié par une situation exceptionnelle : l’état de siège, par exemple.
La première expérience dans cette pratique, consistant à » la déconnexion internet » remonte au régime de Ould Abdel Aziz, c’était encore dans un contexte post-électorale, pour permettre à l’actuel président, Ould Ghazouani d’accéder au fauteuil présidentiel.
Depuis, comme les mauvaises habitudes ressemblent aux mauvaises herbes, elles se ramifient, se développent, se propagent et s’installent vite, cinq ans après on assiste à un remake du contexte post-électorale de 2019, cette fois-ci avec plus de zèle.
Ce « sevrage internet » devient étouffant, absurde, incompréhensible, et relève d’une schizophrénie sécuritaire et autoritaire alors que le contexte national est loin d’être explosif.
Elles ( autorités ) décideront de rétablir la connexion mobile, quand elles voudront, sans explication et sans présenter des excuses au peuple.
Et comme le consommateur n’a aucun droit, comme en 2019, aucune mesure ne sera prise pour dédommager, les usagers d’Internet mobile qui avaient payer à perte des services, à cause de la coupure d’internet imposée par les autorités. Une situation qui va particulièrement affecter les plus indigents, qui végètent pour exiger, à côté d’une minorité richissime, et dont l’origine de la fortune reste un mystère.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.