La Dépêche – Il est des trajectoires qui échappent aux grilles binaires du succès et de l’échec, et se laissent lire comme des palimpsestes de civilisation.
Celle d’Adama Ba, footballeur international mauritanien, s’inscrit dans cette catégorie d’itinéraires où le destin individuel se confond avec un récit collectif, discret mais fondamental. Car si le monde l’a connu crampons aux pieds, dribblant sur les pelouses de France et de Turquie, c’est désormais dans le silence aride des terres du Guidimakha qu’il écrit l’acte le plus noble de sa carrière : celui du retour.
Ancien pensionnaire de clubs prestigieux – parmi lesquels Bastia, Auxerre, ou encore le géant turc Göztepe – Adama Ba n’a jamais été un simple athlète de haut niveau. Son style de jeu, fait d’élégance retenue et de déplacements lucides, laissait déjà entrevoir une forme de gravité intérieure, rare dans un univers dominé par la vitesse, l’oubli et la surexposition. Mais ce que beaucoup ont pris pour de la discrétion était déjà le signe d’un attachement profond à autre chose : une terre, une origine, une mémoire.
Après avoir remporté avec le club marocain de la Renaissance Sportive de Berkane le trophée suprême du continent africain, il aurait pu, comme tant d’autres, céder à la tentation du commentaire télévisé, de la reconversion urbaine ou de l’oubli doré. Mais non. Il a choisi de retourner là où tout avait commencé : le Guidimakha. Non pas pour y jouir d’un prestige conquis ailleurs, mais pour y travailler — humblement, concrètement, avec ses mains.
Dans un pays où tant d’anciens héros se contentent de leur propre mythe, Adama Ba est allé au-delà. Il ne cultive pas seulement la terre : il cultive un autre imaginaire mauritanien. Celui d’un retour fécond, d’un enracinement actif, d’une dignité silencieuse. Il rappelle à tous que la souveraineté commence dans l’acte de semer, que le patriotisme véritable ne s’épuise pas dans les drapeaux, mais se traduit dans la capacité à nourrir les siens.
En cela, Adama Ba est bien plus qu’un ancien joueur : il est un modèle éthique. Son geste sans sponsor, est un manifeste. Il appelle, non pas à l’admiration passive, mais à une réorientation de notre politique publique. Car un pays qui ne soutient pas ses héros quand ils deviennent paysans trahit à la fois sa terre et sa mémoire.
L’État mauritanien se doit donc de regarder ce retour non comme une anecdote, mais comme un signal : le mérite n’est pas toujours là où la foule applaudit. Il est parfois dans les marges, dans l’humus, dans l’invisible travail de ceux qui refusent de s’exiler de leur propre sol. Adama Ba n’a pas pris sa retraite : il a simplement changé de terrain.
📸 1️⃣ – 3 cardinaux afro donnés parmi les favoris pour succéder au défunt pape François. Parmi eux, le guinéen Robert Sarah très médiatisé et apprécié par certains milieux chrétiens conservateurs, finalement c’est un états-unien caucasien qui a été élu pape sous le nom LéonXIV lors du conclave. 📸 2️⃣ – Le nouveau chef de l’église catholique et son « bilali » tenant un bâton de croix face aux fidèles au saint siège.
👉🏿Commentaire : On va rassurer nos frères afros recalés pour l’élection papale, dans l’environnement musulman également, si on organisait un conclave d’une élite religieuse pour nous élire un calife, la Umma ne risque aucunement d’avoir un Noir comme dirigeant. On pourrait transposer les mêmes mécanismes dans un espace intra-communautaire au sein duquel sévit un obtus inégalitarisme entre les membres d’une même communauté. À cause d’une hiérarchisation socio-politique par la naissance notamment par le système des castes et le régime féodalo-esclavagiste adjoint en trame. On peut y observer des références ségrégationnistes et discriminatoires concernant des « bien nés » pour Être ou Avoir au détriment d’autres assignés fatalement comme « cadets sociaux » subalternisés et relégués statutairement aux seconds rangs.
Cette problématique réelle ne se situe pas dans le fond originel du christianisme ou de l’islam. Elle est surtout liée à ce qui est construit de rédhibitoire, de suprémaciste et de racialiste voire raciste dans les institutions religieuses et les organisations ethno-raciales.
Le parquet de Nouakchott Ouest a révélé jeudi que le réseau de contrebande et de distribution de pilules hallucinogènes récemment démantelé par la gendarmerie nationale est également actif dans le domaine de la falsification des devises et de la vente d’armes.
Le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête préliminaire, ouverte depuis le 23 avril, s’élève « à ce jour » à 31 personnes, a indiqué le parquet dans un communiqué.
L’enquête a débuté après la « découverte de faux billets de banque étrangers » permettant la découverte d’un « réseau criminel actif dans le domaine de la contrebande et de la distribution de pilules hallucinogènes et de la contrefaçon de devises, en plus des premières indications selon lesquelles certains de ses membres pourraient être impliqués dans des activités liées à la vente d’armes sans autorisation », a déclaré le bureau du procureur.
Le parquet a ajouté : « Ce travail de sécurité qualitatif, effectué le 1er mai 2025, a permis l’arrestation de trente et une (31) personnes – à ce jour – soupçonnées d’appartenir à ce réseau, et la saisie de cinq entrepôts contenant d’importantes quantités de médicaments non autorisés, y compris des pilules hallucinogènes interdites. »
Le parquet a confirmé que les détenus ont été placés « sous la garde de la brigade mixte de la gendarmerie », dans le cadre de « l’approfondissement de l’enquête et de son élargissement à d’autres parties soupçonnées d’être liées à ce réseau ».
« Les autorités sécuritaires et judiciaires continueront, avec toute la fermeté requise, à poursuivre quiconque pense porter atteinte à la sécurité du pays et à la sécurité des citoyens, et n’hésiteront pas à traduire tout suspect devant la justice pour qu’il reçoive la peine prévue par la loi, sans relâche ni retard », a conclu le ministère public.
« Les enquêtes en cours n’en sont qu’à leur stade préliminaire, et le traitement irresponsable de ces affaires par les médias ou les réseaux sociaux peut nuire à la progression de l’enquête, fournir des données susceptibles de profiter à certains suspects et exposer des personnes innocentes à la diffamation, un acte légalement criminalisée ».
« La seule partie autorisée à fournir des informations sur les progrès de l’enquête et les dossiers judiciaires sont les autorités compétentes, à temp opportun et dans des limites qui ne compromettent pas la confidentialité de l’enquête ou l’intérêt public », a conclu le parquet.
J’ai lu avec un vif intérêt, sur les plateformes en ligne, l’entretien accordé à une chaîne sénégalaise par le président Messaoud Ould Boulkheir, figure emblématique de la scène politique nationale et, surtout, précurseur et leader historique incontesté de la cause haratine. Sa vision, ses conseils avisés et son expérience dans la lutte contre l’esclavage demeurent des références légitimes et respectés, en dépit des fractures persistantes au sein de l’élite haratine. Toutefois, et malgré le profond respect que je lui voue, je ne puis m’empêcher de réagir avec une certaine réserve à son analyse concernant la démarcation de la composante haratine. Dans cet entretien, le président Mesaoud Ould Boulkheir fait preuve d’une sagesse et d’un sens de l’équilibrisme politique qui, s’ils s’accordent à la hauteur de son parcours et de sa stature, semblent néanmoins révéler une stratégie de préservation, empreinte d’un conformisme prudent. Ce positionnement, bien que compréhensible à certains égards, paraît aujourd’hui en décalage avec les aspirations profondes et les réalités socio-politiques vécues par la majorité des Haratines. Comme le sait pertinemment le président Messaoud Ould Boulkheir — sans doute mieux que moi —, la légitimité de la question haratine trouve sa source dans le passif esclavagiste, et non dans des considérations d’origine, de langue ou de culture. Il n’ignore pas non plus que le combat des victimes de l’esclavage vise, avant tout, à recouvrer leur liberté, leur émancipation et la pleine reconnaissance de leur dignité humaine, indépendamment de l’identité des sociétés qui les ont réduites à cette condition. Dès lors, il va de soi que l’atteinte effective de ces objectifs passe inévitablement par une forme de démarcation claire vis-à-vis des anciens rapports de domination, afin d’échapper aux pièges persistants de la tutelle, du paternalisme et du conformisme d’inspiration néo-esclavagiste. Être libre, émancipé et digne, c’est pouvoir s’assumer pleinement, se déterminer librement et faire des choix en toute conscience. S’agissant des Haratines, il ne saurait être question de démarcation linguistique ou culturelle, dans la mesure où la langue et la culture de leurs anciens maîtres sont également les leurs – pleinement assumées, et souvent revendiquées avec fierté. En revanche, un clivage réel, d’ordre identitaire, statutaire et socio-économique, persiste et alimente leur aspiration à une démarcation politique. Celle-ci ne relève ni du rejet ni de la rupture gratuite, mais s’impose comme un impératif transitionnel dans le cheminement vers une Mauritanie plus équitable. Tant que perdure le système actuel, fondé sur des rapports de domination structurels, il est naturel que les Haratines s’inscrivent dans une dynamique de changement, tandis que leurs anciens maîtres tendent, pour l’essentiel, à défendre le statu quo et les fondements de l’ordre établi. La revendication récurrente de reconnaître les Haratines comme une cinquième composante nationale s’inscrit dans cette dynamique légitime et fondée, en réponse à la persistance d’un conservatisme néo-esclavagiste qui s’emploie à les cantonner, au sein de la société hassanophone, dans un rôle subalterne — celui d’une communauté auxiliaire, voire accessoire —, perpétuellement exposée à une instrumentalisation politique dévalorisante. Cette exigence de reconnaissance reflète une volonté d’affirmation citoyenne, fondée sur la dignité, la justice et l’égalité des droits. En cherchant, par sa voix hautement autorisée, à désavouer — voire à stigmatiser — les Haratines qui, aujourd’hui, aspirent à rompre avec l’indignité, l’instrumentalisation et l’effacement, au moment même où la question identitaire haratine s’invite dans le débat national, le président Messaoud Ould Boulkheir semble, hélas, conforter une rhétorique aux accents ambigus, parfois perçue comme blessante, notamment par une jeunesse engagée qui peine à comprendre une telle posture. Beaucoup ont été frustrés par sa sagesse et son nationalisme qui, à leurs yeux, tendent à ménager le statu quo, à composer avec un ordre établi où le suprémacisme demeure souvent manifeste — sans pour autant offrir d’espace au dialogue avec ceux qu’il semble considérer comme des voix « égarées ». D’ailleurs, les Haratines ont-ils réellement d’autre choix que de se démarquer, lorsqu’on sait qu’ils demeurent marginalisés sur les plans social, économique et politique, et que leur combat légitime est trop souvent banalisé, méprisé, voire injustement diabolisé ? Ironie du sort, la stature et la notoriété du président Messaoud Ould Boulkheir tirent justement leur force de la singularité de son engagement, qui fut, en son temps, l’expression même de cette volonté de rupture salutaire.
Pourquoi, dès lors, renier aujourd’hui une approche stratégique qui, sans provoquer de heurts, continue de porter les aspirations des Haratines vers plus de liberté et de reconnaissance ? La dénonciation récurrente de prétendus discours de haine ou de replis identitaires relève moins d’une analyse objective que d’une rhétorique d’intimidation, souvent utilisée pour délégitimer des revendications pourtant fondées.
S’il fallait adresser un reproche aux Haratines, ce serait peut-être moins leur radicalité que leur aliénation prolongée, leur fatalisme résigné et leur pacifisme obstiné face à l’injustice. En tout état de cause, si les Haratines s’inscrivent naturellement dans un ensemble linguistique arabophone, leur prétendue « bidhanité » — et c’est là le nœud de la question — apparaît aujourd’hui comme une fiction caduque. Et c’est tant mieux, car cette clarification identitaire ouvre la voie à une évolution salutaire de la société mauritanienne vers un esprit citoyen plus juste, plus inclusif et davantage fondé sur l’égalité des droits.
En conclusion, si je puis me permettre un conseil empreint de respect, ce serait de ne pas diaboliser le combat sincère d’une jeunesse haratine meurtrie par l’exclusion et la discrimination, tout comme l’a été le sien, à l’apogée de son engagement militant mené avec courage et détermination. L’histoire retiendra son apport exceptionnel à la cause haratine, sans pour autant occulter les contradictions et les tensions inhérentes à toute trajectoire de lutte. En toute circonstance, il restera une figure historique majeure du combat pour la dignité, la liberté et l’émancipation des victimes de l’esclavage.
Je lui souhaite, à cette occasion, longue vie et pleine santé.
Le GEB ( Grand Entretien du BLOG) vous revient cette semaine avec une interview accordée par une figure consciencieuse du milieu associatif mauritanien en France. En la personne de M. Boubacar DIAKITE, ancien cadre de l’association l’EED et président fondateur de l’association Nouvelle Génération de Coumbandao (NGC). Il nous a brossé ses vues sur différentes thématiques ouvertes par nos questions. Nos vifs remerciements à son endroit pour la disponibilité et lui souhaitons une fructueuse continuation dans ses projets. Ci-après l’entretien :
● Question 1 : Bonjour monsieur DIAKITE Boubacar, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter sommairement à nos lecteurs ? (Parcours scolaire, académique et professionnel)
Boubacar DIAKITE : J’ai intégré l’école de Coumba Ndao quand j’avais 7 ans. Je suis en scolarité primaire jusqu’à la sixième année. J’ai passé l’examen d’entrée au collège en 1998. J’ai obtenu la deuxième position au niveau de toute la Mauritanie avec une moyenne de 145 sur 150 points.
J’ai commencé mes études au collège à Sélibaby également en 1998. Jusqu’à ma quatrième année, j’ai séjourné à Nouakchott en 2002. Commencer mes études dans le lycée national, puis poursuivre à Diokhmadiya. J’ai passé le baccalauréat en 2007, mais je ne l’ai pas réussi.
Peu après l’échec de mon baccalauréat, je me suis lancé dans une aventure en Espagne en 2007. Arrivé en Espagne, je me suis inscrit à l’Université d’Almería, dans le département de français, pour suivre des cours en diplomatie internationale. Présent en France depuis 2009, je poursuis un CAP au sein de l’établissement sanitaire et social. J’ai axé ma spécialisation sur le développement durable. Je suis présentement gestionnaire de résidence au sein d’un organisme HLM. Président fondateur de l’ONG NGC.
● Question 2 : vous avez été remarqué avec l’équipe de l’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) par le passé, aujourd’hui vous dirigez l’association NGC (Nouvelle Génération de Coumba Ndao), que pouvez-vous nous dire sur son expérience d’acteur associatif ?
BD : Effectivement, c’est en 2016, aux premières heures de L’eed, que j’ai rencontré Waly Diawara, le président fondateur dont vous avez sûrement entendu parler. J’ai déjà occupé le poste de président de l’association NGC, que je préside actuellement. Il m’a persuadé de participer au projet communautaire pour tout le Guidimagha, donc je suis très impliqué dans le développement de cette région. Le projet m’a captivé, je me suis investi pleinement. J’ai occupé le rôle de porte-parole et de président du pôle international jusqu’en 2020, année où j’ai remis ma démission. Le concept était bon, mais hélas, c’est la gestion finale qui posait des difficultés. Je dirais néanmoins que c’était une expérience enrichissante. Malgré la brièveté de mon séjour au sein de l’eed, nous avons réussi à être bénéfiques pour la communauté en général.
● Question 3 : pouvez-vous nous présenter l’association Nouvelle Génération de Coumba Ndao (NGC) et ses activités phares ?
BD : Notre association NGC (nouvelle génération de Coumba Ndao) créée le 06/09/20210 a pour ambition d’œuvrer activement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’environnement etc. il a pour but de rapprocher les jeunes de Coumba Ndao, afin de travailler ensemble pour récolter des fonds et participer au développement du village. C’est-à-dire, contribuer à fournir des matériels agricoles, scolaires, sanitaires et favoriser l’aide au développement sur le plan culturel, sportif, économique et éducatif de Coumba Ndao. Durant ces derniers mois, nos différentes actions ont permis de mesurer l’importance de notre présence au sein de la commune Diogountouro (Mauritanie) comme l’aide médiale YONKI (LA VIE) à Coumba Ndao. Depuis le 3 octobre 2022 nous avons donné une carte santé à 100 personnes les plus vulnérables dans le village de Coumba N’dao (Mauritanie), leurs frais de santé sont désormais pris en charges à 100% par L’ANGC, 38 personnes en situations de handicap 62 personnes, hommes et femmes seul (es) sans aucune ressource. La prise en charges des frais d’accouchements de toutes les femmes dudit village qui a rencontré un vif succès. Dans la suite de notre projet « YONKI » (la vie) nous avons souhaité mettre en avant la prévention et la sensibilisation de la population afin d’adopter les bons comportements pour minimiser certains problèmes de santé courants. Du 26 au 29 décembre 2024, nous avons tenu une caravane médicale qui nous a permis de consulter 1457 personnes. En 2025, une machine d’échographie a été mise en place, accompagnée de l’électrification du poste de santé. Un réservoir d’eau a été consolidé afin de garantir un approvisionnement constant en eau pour le village. Des poteaux solaires ont été mis en place à des endroits clés du village. Ces réalisations font partie du projet Yonki mené par l’ONG NGC.
● Question 4 : le phénomène migratoire est une problématique (notamment les départs massifs et périlleux via des embarcations vers l’Europe) qui touche particulièrement la communauté soninké, avez-vous quelques pistes de réflexion à l’endroit de la population concernée et des décideurs étatiques ?
BD : Nous devons porter une attention spéciale à la question de l’immigration, notamment celle qui est illégale, qui constitue un véritable fléau. Surtout nous, les immigrants, avons notre part de responsabilité : non seulement nous sponsorisons leur départ, mais en même temps nous ne révélons pas la vraie nature de ce que nous vivons ici. Récemment, le Guidimakha traverse une période de deuil à la suite du décès d’un grand nombre de ses membres. En ma qualité d’acteur de la société civile, j’avais suggéré au député de la diaspora de s’occuper d’une salle pour organiser une conférence dédiée à la sensibilisation, hélas.
Par exemple, en France : Selon la loi, un immigrant sans papiers (clandestin) n’a pas le droit de demeurer sur le sol français. Cependant, il peut être trouvé en format cachette en France. Si jamais il a la possibilité de rester ici quelques années, il lui faudra entre 5 et 10 ans pour obtenir une carte de résident.
Nous parlons d’adultes, donc de ceux qui arrivent en France, et qui sont souvent âgés de plus de 30 ans. Que fais-tu dans les dix ans précédant ton arrivée ? Dix années gaspillées. Et c’est à l’âge de 40 ans que tu vas entamer ta carrière professionnelle. Il est indéniable que beaucoup n’ont jamais vécu de circonstances similaires, c’est pourquoi il serait erroné de blâmer l’immigration. Cependant, je reste convaincu que l’immigration ne représente pas une solution viable ! Il s’agit plutôt de l’immigration illégale, tentant de traverser la mer pour rejoindre l’Europe à tout prix en espérant trouver une existence plus favorable que celle que tu as déjà connue. Cela est souvent loin d’être le cas. En Afrique, certains continuent d’ignorer que l’Europe n’est plus le paradis qu’elle était. Ils voient leurs proches, frères, sœurs, cousins, etc., arriver avec de l’argent, bien habillés et propres, menant une vie qui semble enviable. Cependant, ils ne partagent pas les défis et les souffrances qu’ils ont traversés pour parvenir à cette existence « belle ». Combattre l’immigration illégale, il ne suffit pas de parvenir à des accords entre pays ou entre institution et entité, etc. On doit d’abord s’attaquer à la source. Il faut d’abord comprendre pourquoi ces personnes mettent leur vie en péril. En dépit de nombreux décès, cela n’a pas découragé les potentiels candidats. Il y a un souci.
L’éducation devrait être la priorité dans les pays d’origine. Il est indispensable que les écoles soient systématiquement accompagnées de centres de formation pour offrir aux jeunes une perspective et leur faire prendre conscience qu’ils peuvent réussir sur place. Tant qu’il n’y a pas d’espoir ni d’aventure pour la jeunesse. Ils n’ont d’autre choix que de recourir à l’immigration pour aspirer à une vie meilleure qui n’est cependant pas de tout repos.
En ce qui concerne l’aspect économique, un investissement conjoint de la diaspora dans les zones où l’immigration clandestine est la plus probable serait bénéfique. La contribution de la diaspora est considérable si celle-ci se rassemble pour des initiatives communes en vue de créer des postes de travail dans les villages eux-mêmes En matière de placement dans l’agriculture, il est nécessaire d’utiliser des équipements appropriés. L’automatisation de l’agriculture pour créer des emplois respectables et améliorer les conditions de vie. Nous avons une obligation de transparence et de vérité envers nous-mêmes et envers autrui en révélant la réalité. Je me demande, est-ce que ça vaut vraiment le coup de mettre sa vie en péril dans la mer pour se retrouver à galérer encore plus en Europe ? La réponse est non.
Voyagez lorsque c’est nécessaire, explorez le monde, mais pas en cachette. NON À L’IMMIGRATION ILLÉGALE PAR VOIE MARITIME. J’ai écrit un récit donc le titre «Trajectoire d’un immigrant en situation irrégulière».
● Question 5 : La communauté soninké est traversée par une crise sociale latente liée à ce qu’on appelle « l’esclavage par ascendance », quelles seraient selon vous, des pistes de réflexion nécessaires pour gérer et dépasser les frictions qui peuvent en découler ?
BD : Selon eux, l’esclavage héréditaire au sein de la communauté Soninké était une mesure instituée pour assurer une gouvernance efficace de leur communauté à cette époque. Qui n’était pas lié à l’esclavage, conformément aux préceptes de l’Islam. Le temps a changé, les consciences se sont éveillées. Ce système de gouvernance s’est transformé en un moyen de classification sociale, communément appelé classes sociales, qui peuvent être assimilées à des castes, supérieures et inférieures. Il est impératif que chaque individu ne se considère ni inférieur, ni supérieur à autrui. Il faut surtout préciser que nous connaissons les textes sacrés, nous croyons en eux et nous les mettons en pratique, puisque nous faisons références à ces textes. Jusqu’à l’émergence du mouvement ganbanaxu, qui favorise la prise de conscience et la réconciliation entre les êtres vivants, sans se considérer supérieur ou inférieur à autrui. Il nous faut rester unis afin de mettre en œuvre ce qui nous unit et laisser de côté ce qui crée des divisions ou des obstacles entre nous. Un autre courant émerge pour s’opposer au mouvement ganbanaxu, nommée démocratie, avec l’apparition de WhatsApp qui est arrivé à point nommé et a été utilisé par les gens pour engendrer une animosité sans précédent entre des individus cohabitant malgré leurs différences dans le respect. Un conflit a surgi. Une fois qu’un conflit éclate, on peut dire que les esprits sont échauffés. À ce stade, on ne pourrait pas envisager une réconciliation. Cependant, à mon avis, garder le silence serait la meilleure option. Actuellement, on peut envisager une réconciliation à travers un dialogue empreint de respect. Le mouvement ganbanaxu, dont le nom signifie que nous sommes tous semblables, doit être à l’origine de ce débat. Il démontre non seulement que leur mouvement n’est pas destiné à créer des divisions, mais plutôt à promouvoir la communication et l’absence de vengeance. Pour une concordance Il faut faire un compromis. D’après le mouvement ganbanaxu, leurs trois principales revendications sont les suivantes. Il faut savoir que : La chefferie, L’imamat Et l’union entre différentes castes. Comme nous le savons tous, ces pratiques ont existé dans notre vie en société à l’époque. Tout le monde a peut-être été d’accord, soit par ignorance, soit par tolérance, ou même par nécessité. Cependant, dans le contexte actuel, il n’est plus envisageable de persister dans ces pratiques. Le changement est indispensable, mais doit se faire avec douceur, sans violence, rancœur ou haine. Engageons une discussion respectueuse avec des concessions mutuelles pour trouver une solution et sortir notre communauté de cette situation qui nuit à tous.
Dans mon livre « l’aventure inimaginable » j’ai détaillé l’origine de cet esclavage dans le milieu soninké.
📸 Visuel Timbuktu Institute et M. Bakary SAMBE (Directeur général)
Depuis la parution de l’étude « Menace du JNIM dans le zone de trois frontières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal », plusieurs personnes défendant l’esclavage par ascendance ou voulant le justifier par certaines raisons d’ordre « culturel » nous ont contactés pour que la partie du document faisant état de cette pratique d’un autre temps soit ôtée du document ou encore relativisée.
Après ces nombreuses pressions et tentatives infructueuses, les mêmes personnes ont voulu instrumentaliser de manière peu éthique, la courte interview donnée sur Rfi comme une soi-disant preuve que le mouvement Gambana serait lié aux mouvements extrémistes en voulant attribuer à ce rapport scientifique une telle thèse. Ce qui relève d’une vue de l’esprit et d’une volonté de combattre et de stigmatiser, comme dans un passé récent, un mouvement défendant, courageusement, la dignité et les droits humains.
L’étude du Timbuktu Institute ne soutient nulle part et en aucun cas que le mouvement Gambana serait de près ou de loin lié à des mouvements extrémistes religieux et nous réfutons toute allégation allant dans ce sens.
Afin de continuer à justifier une pratique aussi ignoble que l’esclavage par ascendance, ces courants féodaux cherchent, par diverses manipulations de notre rapport, à mettre en mal le Timbuktu Institute et Gambana dont il partage le credo de garantie de la dignité humaine et le rejet de toute pratique allant à son encontre.
Après des échanges d’éclaircissement sur le contenu réel du rapport, avec des responsables de Gambana et ses sympathisants qui luttent quotidiennement pour la noble cause abolitionniste, Timbuktu Institute tient, aussi, à présenter ses excuses pour tout malentendu que veulent entretenir ces antiabolitionnistes et conservateurs et qui cherchent à instrumentaliser notre recherche visant simplement, mettre à nu une pratique condamnable à tout point de vue et productrice d’injustices et de frustrations nuisibles au vivre ensemble et à la cohésion sociale.
Pour une meilleure sensibilisation contre ce fléau, l’Institut s’intéressera de plus près à la problématique de l’esclavage par ascendance à travers des recherches et futures publications scientifiques pouvant alerter davantage les décideurs de la région et la communauté internationale sur le danger que représentent une telle pratique et ceux qui cherchent à la justifier ou la perpétuer.
Avant tout propos, je présente, en mon nom et au nom de notre mouvement, mes sincères condoléances à la famille éplorée. Paix à son âme ! Qu’Allah lui fasse miséricorde et lui ouvre les portes de son vaste paradis. Notre réaction prompte n’est pas synonyme d’oubli du passé. Cependant, nous exprimons notre solidarité en tant qu’humains, musulmans et citoyens face à cet assassinat odieux. C’est en tant que défenseurs des droits humains que nous nous levons contre toutes formes d’injustices et participons aux sit-in de solidarité notamment à la Place de la République ce 1er mai 2025 pour réclamer justice pour Aboubacar Cissé. Par ailleurs, nous sommes indignés de voir certains notables Soninké influents et certains responsables d’organisations associatives Soninké telle que l’APS restés muets face aux injustices sociales dans le milieu Soninké notamment l’esclavage coutumier par ascendance. La lutte contre ces fléaux doit être une priorité collective. Il est urgent de traiter cette question cruciale pour un avenir meilleur pour le Soninkara, un avenir dont le socle est la justice sociale, l’équité et le respect des droits humains. Il faut mettre fin à la mauvaise foi et l’hypocrisie ambiante qui consiste à considérer que tout se passerait bien dans notre communauté, et que l’esclavage coutumier aurait disparu. Sortons du déni ! Pour rappel, l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme stipule que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Pourtant, dans le milieu Soninké, des militants ont subi et continuent de subir les conséquences de l’esclavage par ascendance. Les initiatives en faveur de son éradication sont reçues avec hostilité et les militants contre cette situation sont réprimés et sanctionnés. Nous n’oublierons jamais les assassinats des personnes qui ont refusé leur condition d’esclave. A titre d’exemple, au Mali, 4 pères de famille ont été assassinés à Diandioumé le 01 septembre 2020 et une grand-mère a été assassinée à Lany en juillet 2022, ainsi que bien d’autres victimes. Paix à leurs âmes ! Nous dénonçons le discours ambigu de M. Ousmane Bocar Diagana, président de l’APS, qui a manifesté son indignation face à l’assassinat d’Aboubacar Cissé, mais reste silencieux face aux attaques contre les descendants d’esclaves Soninké. Tous les responsables des différentes organisations de Ganbannaaxun condamnent avec fermeté le comportement de M. Diagana Ousmane Bocar et lui demandent des explications sur son attitude vis-à-vis de Ganbannaaxun, notamment sur son manque d’engagement pour une justice et une paix sociale. Pourtant, Monsieur Diagana, vous êtes la personne la mieux placée pour donner des éléments explicatifs sur la position réelle de Ganbannaaxun et son combat pour une justice sociale et équitable. L’esclavage est une histoire de l’humain. Le silence et le mépris ne sont pas des armes sérieuses ni efficaces pour son éradication et pour assoir une paix durable dans notre communauté avec comme socle l’égalité sociale citoyenne. Le terme Ganbannaaxun est une expression Soninké qui signifie l’égalité en droits et en dignité entre tous les membres de la communauté. C’est un mouvement transnational né en 2016, issu de l’association ARMEPES-France qui a été créée en France en 2010 par des ressortissants Mauritaniens. Nous sommes déterminés à poursuivre ce combat légitime pour la justice sociale, malgré les détracteurs qui nous vouent aux gémonies. Hélas, ce légitime et noble combat pour la justice sociale est discrédité par certains détracteurs qui diabolisent les militants en les comparant à des terroristes afin de semer la discorde, le doute et la haine au sein de la population.
M. Traoré Abdoulaye Président de ARMEPES-FRANCE-Ganbannaaxun Paris le 03/05/2025
Affaire « esclavage » afro vs afro gêne énormément beaucoup de monde intello Noir. Le narratif habituel charge sans filtres les traites extérieures (transatlantique et timidement trans-saharienne). Un certain antiracisme subit relativement ce même process par lequel les xénophobies ethno-raciales entre Noirs sont mises en sourdine avec beaucoup de mauvaise foi et un focus échappatoire va s’intéresser sur la binarité « Blancs méchants contre Noirs victimes« .
Parfois le cas mauritanien est tellement parlant : l’activisme « Che Guevara » de certains à Nouakchott est très loin de leur ancrage sociologiquement suprémaciste et féodalo-esclavagiste dans leurs communautés et dans leurs villages d’origine. Nos compatriotes et frères arabo-berbères sont très renseignés de ces réalités qui nous traversent. Et également… nos frères haratines engagés le savent bien, un leader haratine de dimension politique nationale qui conteste le système avec véhémence sait très bien la représentation qui est faite insidieusement de « l’individu haratine » dans les imaginaires chez les communautés négro-mauritaniennes (hors haratines). Par opportunisme et petits calculs dans l’arène politique, on essaie de faire abstraction provisoirement de ces prismes et on prêche dans l’intra-communautaire un raidissement de positions identitaires foncièrement communautaristes peu avouables publiquement.
Chaque communauté ou milieu n’accepte une révolution pour des droits socialement universels qu’en dehors de ses frontières ethno-raciales. Dans la problématique en termes de carences d’état de droit et d’égalité sociale en Mauritanie, nous y cachons beaucoup de sous- problèmes qui s’avèrent bloquants pour une cohérence militante transversale et intersectionnelle. Ainsi dire, nos militantismes doivent être évalués entre autres par ce qu’on ose revendiquer et proposer de potablement progressiste et juste à l’échelle nationale et d’en faire pareillement dans notre enclos communautaire d’abord. C’est une Mission essentielle. C’est inacceptable la culture d’une hiérarchisation entre les régimes oppressifs, qu’ils soient du fait étatique ou intra-communautaire.
Cette première AG depuis l’entrée en fonction d’un nouveau bureau a été l’occasion pour le nouveau président d’ARMEPES*, Monsieur Abdoulaye TRAORE, de rendre un vibrant hommage à son frère et prédécesseur Monsieur Gaye TRAORE. En effet, le président sortant a su faire preuve d’abnégation pour l’Ideal Ganbannaaxun à un moment où la question de l’égalité était très épineuse et inconcevable dans le milieu Soninké. En dépit des nombreux obstacles et pendant près de dix ans, Monsieur Traore Gaye et son équipe ont géré avec courage, fermeté et sans complexe le Mouvement Ganbannaaxun Féddé porté par l’association ARMEPES. Le président entrant n’a pas manqué d’exprimer toute sa reconnaissance en son nom, au nom des différentes structures militantes et au nom de tous les épris de justice sociale au sein de la communauté Soninké à travers le monde.
Plusieurs autres points étaient également à l’ordre du jour. Entre autres, la présentation du bureau entrant, quelques révisions sur les modalités d’adhésion et la redynamisation des différents organes. L’accent a également été mis sur les projets à venir et les perspectives.
Cet évènement a permis de réitérer l’engagement de l’ARMEPES en faveur de l’égalité en droit et en dignité, de la justice et de l’équité dans la communauté Soninké et au-delà.
Paris le 26/04/ 2025
L’équipe de communication
*ARMEPES : Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles
— Mariam Coulibaly, fondatrice et présidente de l’ONG Sah’Elles, a initié une révolution dans le leadership féminin au Sahel. Originaire de Mauritanie, elle fonde Sah’Elles pour répondre à des besoins criants dans une région en proie à l’instabilité politique et aux inégalités de genre. Avec plus de 60 millions de femmes dans la région, Sah’Elles met l’accent sur l’autonomisation des femmes à travers la participation active en politique et dans les affaires.
• Contexte et Défis du Sahel • Instabilité Politique Le Sahel souffre de crises politiques récurrentes qui affectent directement la participation des femmes dans la prise de décision.
• Disparités Économiques La région connaît une distribution inégale des ressources économiques, avec peu d’opportunités pour les femmes de participer à l’économie formelle.
• Inégalités de Genre Malgré leur nombre, seulement une minorité de femmes occupe des postes décisionnels ou accède aux services financiers formels.
• Mission de Sah’Elles • Changer la Politique Sah’Elles vise à transformer les structures politiques en promouvant une plus grande participation des femmes aux processus décisionnels.
• Influencer les Affaires Nous encourageons les femmes à devenir des leaders dans le monde des affaires par le biais de programmes d’élaboration de compétences.
• Célébrer le Leadership L’objectif est de rendre le leadership féminin un élément essentiel et valorisé du paysage sociopolitique du Sahel.
• Approche et Initiatives • Formations et Mentorat Des ateliers pratiques et des sessions de mentorat sont mis en place pour développer les compétences professionnelles et personnelles des femmes leaders.
• Programmes Complets Nous proposons des programmes diversifiés couvrant des domaines essentiels tels que la gestion, la finance et la prise de parole en public.
• Événements et Réseautage Les événements organisés par Sah’Elles favorisent le partage de connaissances et le réseautage entre femmes dirigeantes.
• Ressources et Soutien • Centres de Ressources Des centres dédiés fournissent à nos participantes les informations et outils nécessaires pour réussir.
• Accès à la Technologie Nous mettons l’accent sur la technologie pour faciliter l’accès à l’information et aux opportunités économiques.
• Soutien Financier Sah’Elles aide les femmes à obtenir les financements nécessaires pour lancer et développer leurs propres initiatives.
• Impact Mesurable • Représentation Égale Augmentation du nombre de femmes dans les organes de décision politicos
• Politiques Diversifiées Élaboration de politiques prenant en compte la diversité et l’inclusion
• Entreprises Équilibrées Promotion des entreprises dirigées par des équipes équilibrées en termes de genre
• Expérience et Partenariats • Partenariats Stratégiques Des alliances avec des leaders influents maximisent l’impact de nos initiatives à travers le monde.
• Portée Internationale Nos partenaires en Afrique, en Europe et aux États-Unis étendent notre portée et notre influence.
• Ressources Multiples Nous utilisons les ressources globales pour soutenir nos programmes et initiatives locales.
• Inspiration à Travers le Monde • Conférences Inspirantes Les leaders de Sah’Elles partagent leur vision lors de conférences internationales, inspirant des changements positifs à l’échelle mondiale.
• Rencontres Collaboratives Des rencontres entre femmes leaders propulsent les projets innovants et solidifient les partenariats stratégiques.
• Projets Locaux Les initiatives locales de Sah’Elles démontrent comment le changement peut se produire au niveau communautaire.
• Vision de l’Avenir • Égalité et Justice Sociale Nous aspirons à un avenir où l’égalité des sexes est la norme, offrant des opportunités égales à tous.
• Changement Durable Investir dans les femmes leaders est essentiel pour des changements durables au Sahel et au-delà.
• Société Inclusive Nous construisons une société inclusive où chaque voix compte dans la prise de décision.
Conclusion : Le Rôle Catalyseur de Sah’Elles En conclusion, Sah’Elles se positionne comme une force de changement et de progrès dans le Sahel. Notre engagement à renforcer les capacités de leadership des femmes est non seulement une question de justice sociale mais également un investissement judicieux pour l’avenir. Par l’autonomisation des femmes, nous visons à apporter un changement profond et durable, renforçant leur rôle dans le développement économique et les processus décisionnels. Notre réseau mondial et notre vision innovante nous permettent de relever ces défis critiques avec détermination et passion.
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