✔️Biram Dah Abeid : « Je pense que la volonté de changement de Ghazouani est plus forte que celle de ceux qui travaillent à ramener le pays en arrière »

Le député et président de l’Initiative pour la Résurgence d’un Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), Biram Dah Abeid, a organisé, ce lundi 13 juin 2022, au siège central de l’ONG anti-esclavagiste, une conférence de presse dans laquelle il a abordé trois points essentiels, considérés par lui comme les véritables « problèmes » de la Mauritanie : une démocratie « prise en otage » depuis son soi-disant avènement, suite au fameux Discours de la Baule de François Mitterrand (20 juin 1990), une corruption (gabegie) endémique et une unité nationale toujours « en danger de mort ».

Mélangeant critiques acerbes d’un système qui refuse de mourir et éloges d’un président qui a eu le mérite de s’ouvrir à l’opposition, en mettant fin à une pratique dévoyée de la démocratie (avec moi ou contre moi) fortement exacerbée par Aziz durant la décennie 2009-2019, Biram Dah Abeid, rappelle ses positions de principes à ceux qui croient, à tort ou à raison, qu’il a dévié du chemin qu’il s’était tracé en se lançant d’abord dans le combat des droits de l’homme puis dans la mare de la politique. « Je n’ai jamais affirmé que tout est bien dans le meilleur des mondes possibles, sous Ghazouani, mais j’ai dit, et je le répète, qu’il a le mérite d’avoir levé l’embargo qui pesait sur les libertés publiques », a dit en essence le président d’IRA. Oui, au niveau des libertés, il n’y a pas de comparaison possible entre la décennie d’Aziz et ces trois premières années du pouvoir de Ghazouani, même s’il y a, quelque part, des formes de « résistance », à ce changement notoire de la part de clans politiques voulant maintenir le statu quo ante et d’une administration aux réflexes grégaires, poursuit l’ancien candidat à la présidentielle arrivé deux fois second, en 2014 et en 2019, ce qui lui donne la force morale de s’afficher comme le vrai leader de l’opposition.

En ce qui concerne la corruption, BDA n’y va pas avec le dos de la cuiller. « La gabegie est en train de faire école et pousse à choisir les voies détournées pour arriver sans effort, à ce que d’autres ont obtenu. Aussi, les jeunes, choqués par ce qu’ils voient comme rabaissement du savoir et « considération » accordée à ceux qui réussissent par le vol, la corruption et la triche, cèdent au découragement. Les Mauritaniens gagneraient à comprendre que la corruption (gabegie) est le Mal et que rien ne peut marcher tant que l’Etat n’a pas réussi à en limiter considérablement les effets, à défaut d’y mettre un terme. Déplaçant le curseur de l’appréciation de la question des libertés vers celui de la gabegie, Biram Dah Abeid dira qu’en voyant ce qui se passe actuellement, on a l’impression que rien n’a vraiment changé, « parce que le système (celui qui soutenait Aziz et réclamait pour lui un troisième mandat) est encore là, faisant la pluie et le beau temps pendant ces trois premières années de quinquennat de Ghazouani mais risquant, également, de jeter sur lui le même opprobre que celui qui poursuit aujourd’hui son prédécesseur, glorifié durant une décennie mais voué aux gémonies aussitôt « dégagé » du pouvoir ! Il s’agit là d’une « corruption morale » qui fait autant de dégâts que la corruption ayant mis à terre l’économie du pays, dira le président de l’ONG IRA.

Abordant le troisième point, celui de l’Unité nationale et de la cohésion sociale, BDA, dira qu’il n’est pas contre la criminalisation du discours de haine mais dénonce de vive voix la « politique des deux poids, deux mesures. »

« L’application de cette loi ne doit pas revêtir un caractère ségrégationniste, comme on le voit actuellement dans le traitement que le ministère des Affaires islamiques réserve aux imams et muezzins Hratin qui ne sont pas logés à la même enseigne que leurs collègues maures », dira Biram Dah Abeid

En ce qui concerne le dialogue (ou concertation), le président d’IRA réfute les accusations faisant porter à l’opposition la responsabilité de son échec. « Ce sont ceux qui ont investit dans la crise, qui vivent de la tension entre le pouvoir et l’opposition qui ont un intérêt certain à ramener Ghazouani à la case départ », laisse-t-il entendre. Ainsi la crise est une situation qui fait vivre ses hommes au sein de la majorité qui la considère comme une « marchandise ».

Répondant à une question relative à la reconnaissance du parti RAG, BDA révèle une récente rencontre entre le ministre de l’Intérieur, Mohamed Lemine Ould Mohamed Ahmed, et le président de cette formation en quête de récépissé, l’ancien ministre Oumar Ould Yali, et estime que l’espoir est permis. Il s’agit, en dehors de la reconnaissance de notre formation, de mettre de l’ordre dans une véritable pagaille politique suscitée par Aziz quand il a ouvert la porte à des partis qui n’existent que de nom et servaient à des manipulations de toutes sortes, comme, par exemple, servir de tremplin à des candidats du pouvoir n’ayant pas pu se présenter à partir de l’UPR.

Se prononçant sur le « dossier de la décennie », BDA dira que l’inculpation d’autrui ne le réjouit aucunement. « Que tous soient libérés, s’ils sont innocents ; je ne suis l’ennemi de personne mais seulement le concurrent honnête de ceux qui ont des programmes politiques susceptibles de les porter au pouvoir », conclut le président d’IRA.

©️ crédit source : http://courrierdunord.com/node/5155

✔️Conférence internationale à Alger sur la diplomatie du sport | La contribution de notre compatriote, l’expert médias Lassana Camara (Le Quotidien de Nouakchott)


Jeudi 9 juin 2022, s’est tenue à Alger la Conférence Internationale sur la Diplomatie du Sport organisée par le Forum Algérien pour la Citoyenneté et la Modernité (FACM). De nombreux experts Algériens et étrangers dont notre compatriote Lassana Camara y ont pris part.

Après le mot de bienvenue du Président du Forum Algérien pour la Citoyenneté et la Modernité, Amine SBIA, il y a eu les allocutions des représentants du Ministère des Affaires étrangères et celui de la jeunesse et des Sports d’Algérie. Après ce fut, les interventions du Président du Comité Olympique Algérien Abderrahmane Hammad et de Mustapha Larfaoui, ex président de la Fédération Internationale de Natation (FINA), membre Honoraire du Comité Olympique International (CIO), avant le début des travaux du forum.

Des communications ont été ensuite, développées par les différents intervenants (Abderrahmane Belmoctar- ex directeur général MAE, ancien Ambassadeur, Dr Slimane Aradj- Recteur de la Faculté des Sciences Politiques, à l’Université d’Alger 3, Saïda Brahim- Secrétaire Générale du FACM- ex Parlementaire, Walid Bouchenafa – Consultant International du Sport et Lassana Camara- Expert Média CAF.

Il y avait à la modération : Chérif Oudjani, Dr Nasredine Guemriche et Oussama Iferah respectivement ancien footballeur Algérien et Conseiller International en Sport, Coordinateur de la Commission Ministérielle du Suivi et Evaluation de l’Elite Sportive, Laboratoire de la Politique et de la Commission Sociale.

La diplomatie sportive est devenue un élément stratégique au service du rayonnement de l’Algérie. C’est ce qu’ont affirmé les nombreux experts ainsi que des responsables Algériens ayant occupé des postes au sein des instances sportives internationales, présents à ce forum.

Le Mauritanien Lassana Camara, expert Media à la Confédération Africaine de Football (CAF), a mis en exergue l’importance de la coordination entre les ministères de la Jeunesse et des Sports et celui des affaires étrangères dans la promotion du sport.

Selon lui, l’Algérie a toujours été une passerelle pour les joueurs africains qui veulent faire une carrière professionnelle en Europe. ‘’L’Algérie n’a pas besoin de publicité comme beaucoup de pays africains pour faire la promotion du sport, mais il faut juste l’exploiter à travers la mise en place d’une diplomatie effective’’, a fait savoir l’expert Média Mauritanien.

Cette conférence internationale sur « la diplomatie sportive, soft power au service du rayonnement de l’Algérie », aura été l’occasion pour établir une série de recommandations visant à mettre en place une stratégie pour faire valoir les atouts de l’Algérie en matière de diplomatie sportive.

Hachim

Le Quotidien de Nouakchott
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Encadré

Communication de notre compatriote : Jeudi 09 juin 2022 – ALGER

De nos jours, il est largement répandu que le sport est un puissant vecteur de lien entre les Hommes, les Institutions et même les États. Un outil de développement sur lequel peuvent s’appuyer des politiques, à conditions qu’il existe une cohérence entre les valeurs véhiculées.

par le sport et les organisations qui s’en réclament. Nombreux sont les exemples d’événements sportifs qui ont permis à des États de rayonner sur une période ou une zone donnée, le temps d’une compétition ou de projets sur le long terme. La Coupe d’Afrique des nations de football en est la parfaite illustration à l’échelle de notre continent africain.

Par exemple : La Mauritanie qui n’existait pas sur la scène sportive internationale, grâce à la vision sportive et diplomatique de son Président Ahmed Yahya a propulsé le pays vers sommets avec des arguments solides à la hauteur de ses ambitions, une révolution du foot mauritanien, au pas de course. Pourtant il s’était retrouvé devant le désert aride, une équipe à la dernière place du classement mondial, exclu des compétitions internationales, pas d’entraineurs salariés, pas d’administration réelle. Parti de zéro, Ahmed Yahya entreprend un véritable travail de titan, redore le blason et Nouakchott devint une destination pour parler football (Sommets de la FIFA, Cérémonie FFRIM Awards, les présidents de la FIFA et de la CAF ont visité le pays, plusieurs fois…).

Le Rwanda avec ses contrats de Marchandising avec le PSG. Un autre grand pays qui a mis une place, une politique de diplomatie industrielle autour du sport en signant des partenariats avec plus d’une vingtaine de Fédérations, ce pays est devenu une base arrière des nations qui n’ont pas de stades aux normes internationales. Une référence absolue en matière de synchronisation de diplomatie sportive, économique et diplomatique avec des résultats gigantesques.

A tel point que parvenir à rayonner en s’associant aux valeurs positives telles que le fair-play et le respect de l’autre, le dépassement de soi ou encore la solidarité est devenue un enjeu crucial pour créer un lien avec l’opinion publique mondiale. Et pour cause, le sport crée des conditions propices à la conduite des relations internationales. Il peut être d’un grand appui pour acter des réformes, susciter des innovations ou encore introduire de nouvelles approches dans les diplomatiques …

©️ Élément médias Post Facebook https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10227216245335644&id=1343830013

Baccalauréat : l’Éducation nationale met à la disposition des candidats les épreuves des années passées

Alakhbar – Pour aider nos candidats au baccalauréat 2022, le ministère de l’Éducation Nationale et de la Réforme du Système Éducatif, en coopération avec la Direction des Projets Éducation et Formation et l’Agence Française de Développement, met à la disposition des candidats les annales des épreuves du baccalauréat des années précédentes, solutionnées par des professeurs qualifiés.

Cliquez ici pour accéder aux annales :


https://drive.google.com/drive/folders/1Wf7KrgOXrYPufKE055NTsBMtSCakwQCI?usp=sharing

~Via https://cridem.org/C_Info.php?article=757193

🔴 l’esclavage par ascendance en Afrique de l’ouest ! | Le discours du ministre malien de la justice sur le phénomène [vidéo]

© Élément média via ORTM

✓Ici le ministre malien de la Justice, Mamoudou KASSOGUE qui communique ouvertement sur le phénomène sévit dans son pays notamment dans la région de Kayes. L’atmosphère du déni et des tabous s’estompe sérieusement. Très intéressant et rassurant pour les victimes.

Kayes est à une certaine de kilomètres de Selibaby (capitale régionale du Guidimagha Mauritanie 🇲🇷), un autre foyer féodalo-esclavagiste dans les localités villageoises soninkés. Dans chaque village soninké dans notre zone, si tu poses une question s’il y’a de l’esclavage par ascendance, les esprits sincères même pro-coutumes esclavagistes et féodales diront clairement OUI avec différentes déclinaisons sémantiques sur les réalités du phénomène. On pourrait entendre un fond discursif similaire à ce que Pr Tidjani Alou du Niger disait l’autre jour en substance en rapportant les propos des maîtres sur les rapports esclaves-maîtres dans son pays « On ne les tient plus comme esclaves mais ils ne peuvent pas être comme nous« . En gros un mécanisme insidieux d’une domination sociale et politique continue en défiant les lois étatiques. Du côté Mauritanien, les officiels (certains politiques, militants droit-de-lhommistes, institutions publiques spécialisées…) butent toujours à nommer clairement le phénomène présent dans toutes nos communautés.
Les discours du président de la république à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale il y a quelques mois, ont été d’une grande portée communicationnelle mais on a l’impression que les milieux réactionnaires féodaux se sont braqués davantage à maintenir un statu quo sociétal inégalitaire et injuste.

✍🏿KS pour le BLOG

✓Début des examens du brevet de fin d’études du 1er cycle du secondaire sur tout le territoire national


Les examens de fin d’études du premier cycle de l’enseignement secondaire ont commencé aujourd’hui, mercredi, sur l’ensemble du territoire national.

Au niveau national, 71 726 candidats prendront part à ces épreuves, dont 18 696 candidats libres, et 18 609 issus des écoles privées.

Le nombre de filles participant à ces examens est de 37 628, soit 52,46 %. L’examen se déroulera pendant trois jours dans 314 centres, dont 44 à l’intérieur du pays et 70 à Nouakchott, en plus d’un centre à l’étranger à Banjul.

Il convient de noter que le ministère a adopté cette année une nouvelle méthodologie concernant les examens nationaux, en vertu de laquelle le concours d’entrée en première année du collège sera pris en charge au niveau de wilayas s’agissant des questions mais aussi de la correction. En revanche, pour ce qui est du brevet, seule la correction sera prise en charge au niveau des wilayas.

AMI (Agence Mauritanienne d’information) https://fr.ami.mr/Depeche-64849.html

✓Fabrique des « chérifs » | La Famille authentique du Prophète (psl) est sa communauté spirituelle !


Moi, je croyais qu’on est Tous (musulmans) descendants Chérifs spirituels du Prophète (psl) mais apparemment d’autres de très loin territorialement se créent des soucis aujourd’hui en collant des étiquettes de filiation forcée. Dans quel but justement…? Pour tenir une arnaque sociale et politique en utilisant une donnée que les gens Hedjaz (noyau originel) aujourd’hui n’en font pas une priorité existentielle.

Les Al-saoud venus historiquement du Nejd (très révolutionnaires à un sens bien particulier) courant 20 ème, ont éradiqué méthodiquement les derniers vestiges pilosités dits chérifiens de la Mecque, pour assoir leur légitimité politique et idéologique. Leurrés par les britanniques, ces chérifs qui s’attribuent une parenté avec le Prophète (psl) s’étaient trouvé une planque territoriale au sein d’un bancal royaume appelé aujourd’hui la Jordanie. Et si un negroide soudanais dans nos sables mouvants a comme priorité intellectuelle et sociale de se lier coûte que coûte par du forcing aléatoire et sectaire à la famille prophètique… alors que la famille spirituelle est universaliste… On doit s’interroger !

À quel dessein surtout…?

~ un commentaire lié cet article paru dans Cridem sur une histoire insolite devenue un cas judiciaire – https://cridem.org/C_Info.php?article=757138

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Reportage sur l’atelier de la technique du plaidoyer en faveur les victimes de l’esclavage | [Vidéo]

~Réalisé par DH


 
Du 04 au 06 juin 2022, s’est tenu un  atelier important  sur la technique du plaidoyer. L’atelier a été animé par le formateur Illia Djadi avec un programme d’une qualité haute.
L’atelier a été financé par le programme de recherche action EMiFo, qui est dirigé par Dr Marie Rodet de l’Université de la SOAS à Londres en collaboration avec le Professeur Bakary Camara de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako, Dr Lotte Pelckmans de l’Université de Copenhagen au Danemark, et les associations maliennes Donkosira et Temedt.
Nos remerciements à l’université de la SOSAS à Londres pour son engagement à former les militants abolitionnistes qui défendent des victimes en risquant leurs vies. L’esclavage coutumier par ascendance n’est pas une fiction, mais, une triste  réalité terrible qui crève l’œil dans toute l’Afrique de l’Ouest l. Les premières victimes de cette ignominie  sont des enfants et les femmes.
Les intervenants dans notre reportage sont :
Dr Lotte Pelckmans de l’Université de Copenhagen au Danemark ;
-Professeur Tidjani Alou du Niger ;
-Donkosira du Mali ;
-ARMEPES-France ;
-RMFP- sections Mali et France ;
-Les femmes de Ganbanaaxu Feddé
 
©️ Reportage réalisé par  Diko Hanoune SG de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

✓Mali : la junte fixe à deux ans le délai avant un retour des civils au pouvoir

Le Figaro – La junte qui gouverne le Mali s’est donné lundi jusqu’à mars 2024 avant de rendre le pouvoir aux civils, en fixant par décret à deux ans à partir du 26 mars dernier la durée de la période dite de transition.

Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a signé un décret en ce sens lu à la télévision d’Etat et stipulant que «la durée de la transition est fixée à 24 mois, (à) compter du 26 mars 2022».

Cette annonce intervient au surlendemain d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a imposé le 9 janvier au Mali de sévères mesures de rétorsion commerciales et financières pour forcer la junte à présenter un calendrier «acceptable» de retour des civils au pouvoir.

Les colonels qui ont pris par la force en août 2020 la direction de ce pays plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire, politique et humanitaire profonde se sont dédits de leur engagement initial à céder la place à des civils après des élections programmées en février dernier.

En début d’année, ils projetaient même de gouverner jusqu’à cinq années de plus. Avant le sommet de la Cédéao, alors que les sanctions accentuent la crise dans ce pays pauvre et enclavé, ils avaient ramené leurs prétentions à 24 mois, sans les formaliser comme ils l’ont fait lundi. Jusqu’alors la Cédéao a consenti au maximum à 16 mois.

Le Figaro avec AFP

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757142

✓Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage, Folla Mahmoud, 10 ans | [IRA Mauritanie]

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE ABOLITIONNISTE
IRA
RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001




• Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage,
Folla Mahmoud, 10 ans

~ Note d’information, 06 juin 2022

Le 30 mai, de présumés esclavagistes sont déférés au tribunal régional de Aleg, chef-lieu de la région du Brakna, par le procureur Cheikh Baye Seyid Didi ; le magistrat a entendu toutes les parties, avant de les inculper, au grief d’une infraction à la loi 2020-017 du 06 août 2020, portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes ; les éléments liminaires parviennent ensuite au juge d’instruction, avec des mandats de dépôts en prison régionale d’Aleg, à l’encontre de tous les prévenus. Ce dernier, après avoir écouté l’ensemble des protagonistes de l’affaire, décide d’écrouer Chekroud Ahmed Boibou et son esclave, Mahmoud Leije, le père de l’enfant assujetti ; Ensuite, il met, sous contrôle judiciaire, Vatimettou Khattat et Aïchetou Bilal Samba ; la dernière est poursuivie, au motif d’abandon de progéniture mineure.
1. Les maîtres traditionnels, d’ascendance arabe, sont Chekroud Ahmed Boibou, notable de la tribu de Oulad Abdallah âgé de 47 ans, membre de la fraction Iralene et son épouse et cousine Vatimettou Khattat dite Foiti, de 4 ans sa cadette.
2. Le camp des esclaves présumés, subsahariens de naissance, compte Mahmoud Eije 40 ans, Aïchetou Bilal Samba 35 ans et Folla Mahmoud, 10 ans.
A. Genèse
Le Comité des droits humains de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) reçoit des informations concordantes sur des faits de pratiques esclavagistes traditionnelles d’exploitation de l’homme par l’homme, dans la localité de Dar El Barka, au Brakna, à environ 300 kilomètres de Nouakchott, la capitale. L’enquête de l’association conclut à la confirmation des faits alléguées. Aussitôt, une délégation que dirige Abdallahi Abou Diop, en compagnie de Zeine Mohamed Abdallahi, Mohamed Abdel Aziz, Elhadj Elid, Sidi Mohamed, Oumar Cheikh, Abderrahmane Saleh, Moussa Bilal Biram et Hadrami Deymani, atteint les lieux, le 22 mai. Le lendemain, à 9 heures du matin, ils arrivent au commissariat de police, en vue de déposer une plainte écrite, auprès du commissaire Kassem Maham Boubou. Dans un premier temps, la victime et le couple suspecté de pratiques illicites furent convoqués, avant d’isoler le père et la mère de la susdite. Une semaine durant, la famille biologique de l’enfant et celle des auteurs d’abus demeurent en détention. Le géniteur de la fille reconnaît l’avoir « louée» aux anciens maîtres. Folla et sa maman seront relâchées. La mère prétend que le placement de son rejeton a été réalisé contre sa volonté.
B. Contexte
Or, Mahmoud Leije et ses aïeuls naissaient esclaves de Chekroud Ahmed Boibou et des siens et ce, en vertu de la supériorité raciale qui caractérise l’espace et l’identité en Mauritanie, depuis des siècles ; tous les habitants de la localité de Dar El Barka témoignent du lien immémorial et de sa pérennité. Malgré la proximité de l’école, Vatimetou Khattat n’acceptait que la petite servante allât s’y inscrire, comme ses propres filles, d’ailleurs plus âgées : la maîtresse avait besoin de faire travailler Folla.
Les chefs d’inculpation retenus – traite de personne – démontrent l’insouciance débonnaire de la justice, devant une violation aussi limpide des normes internes et des engagements du pays envers ses partenaires sur la répression du crime d’esclavage. Pourtant, quelles que soient les circonstances, tensions et intimidations, Ira-M ne renoncera à la lutte multidimensionnelle pour l’émancipation de l’humanité des esclaves en République islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 06 juin 2022
La commission de communication

✓La justice sévit contre Ould Nah, Gelongal et cie

Le Calame – Statuant en flagrant délit le jeudi 2 Juin, le tribunal correctionnel de Nouakchott-Ouest a condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, Ahmed Mahfoudh ould Nah, Djiby Ba « Gelongal », Domone Camara, Mohamed Salem ould Beïb, le chef du mouvement « Ajaban », et trois autres prévenus.

Ils ont été déclarés coupables « d’incitation à la haine contre une communauté », sur la base de la loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’État et à l’honneur du citoyen. Les voilà tous écroués à la prison civile de Nouakchott.

Après celles sécuritaires, les autorités judiciaires semblent avoir ainsi donné dans l’équilibrisme, en arrêtant et condamnant des individus issus de quatre des cinq principales composantes du pays.

Les dispositions de cette loi prévoient des peines lourdes pour « insulte au prestige de l’État et de ses symboles, atteinte aux principes et au caractère sacré de la religion islamique, à l’unité nationale et au domaine territorial, insulte ou outrage à la personne du président de la République, au drapeau ou à l’hymne national »… ainsi que toute « insulte à la sécurité nationale, violation de la paix civile et de la cohésion sociale ».

Les peines encourues vont de deux à quatre ans de prison et amendes de 200 000 à 500 000 MRU. Le parolier et activiste halpulaar est condamné pour ses propos jugés haineux en réponse à ceux du bassiste contre les Halpulaaren, diffusés sur les réseaux sociaux.

Rappelons que les propos abjects du sieur Mahfoudh ont été vigoureusement et à l’unisson condamnés par des personnalités de tous bords, indignées par ces abominations rappelant les heures sombres de l’histoire de la Mauritanie dont « les plaies ne sont pas encore cicatrisées ».

Selon plusieurs observateurs et organisations de droits de l’hommiste, l’adoption par le Parlement mauritanien de cette nouvelle loi a ouvert des perspectives répressives de la liberté d’expression, notamment sur les réseaux sociaux.

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757123